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Donizetti, Gaetano · opera

La Fille du régiment

La Fille du régiment Donizetti, Gaetano · opera
Donizetti, Gaetano

La Fille du régiment

Full Libretto
Source
ACTE PREMIER
CHŒUR DE TYROLIENS
L
ennemiɛnmi
s
avanceavɑ̃s
,
Amisami
,
armons-nous
!
Ete
,
dansdɑ̃
le
silencesilɑ̃s
,
Préparonspʁepaʁɔ̃
nosno
coupsku
.
priant
CHŒUR DE FEMMES
Saintesɛ̃t
madonemadɔn
!
Doucedus
patrone
!
A
teste
genouxʒənu
,
Chacunʃakœ̃
te
priepʁi
!…
Viergevjɛʁʒ
Mariemaʁi
,
Protège-nous
!
à la Marquise
HORTENSIUS
Allonsalɔ̃
,
allonsalɔ̃
,
madamemadam
lala
marquisemaʁkiz
,
Remettez-vous
ete
faitesfɛt
unœ̃
effortefɔʁ
!
LA MARQUISE
Parpaʁ
l
ennemiɛnmi
se
voirvwaʁ
ainsiɛ̃si
surprisesyʁpʁiz
!
Hélasʼelas
!
c
estɛst
pirepiʁ
que
lala
mortmɔʁ
!
Ensemble
CHŒUR DE TYROLIENS
L
ennemiɛnmi
s
avanceavɑ̃s
,
Amisami
,
armons-nous
!
Ete
,
dansdɑ̃
le
,
etc
.
priant
CHŒUR DE FEMMES
Saintesɛ̃t
madonemadɔn
!
Doucedus
patrone
A
teste
genouxʒənu
,
etc.
accourant du fond
UN PAYSAN
Lesle
Françaisfʁɑ̃sɛ
quittentkit
lesle
montagnesmɔ̃taɲ
Nousnu
sommessɔm
sauvéssove
,
mesme
amisami
!
CHŒUR DE FEMMES
Enfinɑ̃fɛ̃
,
lala
paix
revientʁəvjɛ̃
dansdɑ̃
nosno
campagneskɑ̃paɲ
;
Quelkɛl
bonheurbɔnœʁ
pourpuʁ
notrenɔtʁ
payspei
!
Premier couplet
LA MARQUISE
Pourpuʁ
uneyn
femmefam
de
monmɔ̃
nomnɔ̃
,
Quelkɛl
tempstɑ̃
,
hélasʼelas
!
quky
unœ̃
tempstɑ̃
de
guerregɛʁ
!
Auxo
grandeursgʁɑ̃dœʁ
onɔ̃
ne
pensepɑ̃s
guèregɛʁ
Rienʁjɛ̃
n
estɛst
sacrésakʁe
pourpuʁ
le
canonkanɔ̃
!
Aussiosi
,
vraimentvʁɛmɑ̃
,
jeʒə
visvis
à
peinepɛn
Jeʒə
dépérisdepeʁi
,
jeʒə
le
senssɑ̃s
bienbjɛ̃
Jusqu
auxo
vapeursvapœʁ
,
à
lala
migrainemigʁɛn
,
L
ennemiɛnmi
ne
respecteʁɛspɛkt
rienʁjɛ̃
!
Deuxième couplet
LA MARQUISE
Lesle
Françaisfʁɑ̃sɛ
,
chacunʃakœ̃
me
l
assureasyʁ
,
Sontsɔ̃
aussiosi
bravesbʁav
que
galantsgalɑ̃
Pourpuʁ
peu
quky
onɔ̃
aitɛ
de
lala
figurefigyʁ
,
Ilsil
deviennentdəvjɛ̃n
entreprenantsɑ̃tʁəpʁənɑ̃
Aussiosi
,
jeʒə
frémisfʁemi
quandkɑ̃
j
y
pensepɑ̃s
!
Hélasʼelas
!
jeʒə
lesle
connaiskɔnɛ
troptʁo
bienbjɛ̃
Lala
beautébote
,
lesle
mœursmœʁ
,
l
innocenceinɔsɑ̃s
Ces
gens-là
ne
respectentʁɛspɛkt
rienʁjɛ̃
!
UN PAYSAN
Lesle
voilàvwala
loinlwɛ̃
que
votrevɔtʁ
frayeurfʁɛjœʁ
cessesɛs
!
CHŒUR
Ilsil
sontsɔ̃
partispaʁti
!….
quellekɛl
allégressealegʁɛs
!….
LA MARQUISE
Puissent-ils
ne
plusply
revenirʁəvniʁ
!….
CHŒUR GÉNÉRAL
Allonsalɔ̃
,
plusply
d
alarmesalaʁm
!
Viveviv
le
plaisirpleziʁ
!
Le sort de leurs armes
CHŒUR GÉNÉRAL
Bientôtbjɛ̃to
doitdwa
pâlirpaliʁ
.
De
lala
paix
chérieʃeʁi
Goûtonsgutɔ̃
lala
douceurdusœʁ
.
Enfinɑ̃fɛ̃
,
lala
patriepatʁi
Vava
naîtrenɛtʁ
auo
bonheurbɔnœʁ
!
aux paysans
LA MARQUISE
Mesme
amisami
,
mesme
chersʃɛʁ
amisami
entourez-moi
ne
m
abandonnezabɑ̃dɔne
paspa
J
aiɛ
lesle
nerfsnɛʁ
dansdɑ̃
unœ̃
étateta
carkaʁ
,
enfinɑ̃fɛ̃
,
sisi
c
étaitetɛ
uneyn
faussefos
manœuvremanœvʁ
,
s
ilsil
revenaientʁəvənɛ
sursyʁ
leurslœʁ
paspa
ces
soldatssɔlda
ces
terriblestɛʁibl
Françaisfʁɑ̃sɛ
!…
HORTENSIUS
Aussiosi
,
quiki
diabledjabl
pouvaitpuvɛ
penserpɑ̃se
quky
aprèsapʁɛ
avoiravwaʁ
séjournéseʒuʁne
deux
moismwa
sursyʁ
lala
frontièrefʁɔ̃tjɛʁ
,
ilsil
allaientalɛ
se
mettremɛtʁ
enɑ̃
marchemaʁʃ
,
justeʒyst
le
jourʒuʁ
u
madamemadam
lala
marquisemaʁkiz
quittaitkitɛ
sonsɔ̃
châteauʃato
pourpuʁ
passerpase
enɑ̃
Autricheotʁiʃ
LA MARQUISE
Que
fairefɛʁ
?…
que
devenirdəvniʁ
?…
Continuerkɔ̃tinɥe
mama
routeʁut
jeʒə
n
oseoz
paspa
Hortensius
,
j
aiɛ
euy
grandgʁɑ̃
torttɔʁ
de
partirpaʁtiʁ
de
cédersede
à
vosvo
conseilskɔ̃sɛj
mais
vousvu
tremblieztʁɑ̃blje
tanttɑ̃
!…
HORTENSIUS
C
estɛst
que
lala
peurpœʁ
de
madamemadam
m
avaitavɛ
gagnégaɲe
LA MARQUISE
Oho
!
moimwa
,
uneyn
femmefam
c
estɛst
permispɛʁmi
ete
quandkɑ̃
onɔ̃
a
déjàdeʒa
étéete
victimeviktim
de
lala
guerregɛʁ
LES PAYSANS
Vousvu
?…
avec un soupir
HORTENSIUS
Ouiwi
,
mesme
amisami
ouiwi
madamemadam
lala
marquisemaʁkiz
a
étéete
victimeviktim
ilil
y
a
longtempslɔ̃tɑ̃
LA MARQUISE
Dansdɑ̃
cettesɛt
paniquepanik
de
Méran
,
quiki
mitmi
toustu
nosno
villagesvilaʒ
enɑ̃
fuitefɥit
unœ̃
affreuxafʁø
malheurmalœʁ
TOUS
Quoikwa
doncdɔ̃k
?…
bas aux paysans
HORTENSIUS
Silencesilɑ̃s
!
ne
luilɥi
parlezpaʁle
paspa
de
çasa
elleɛl
se
révanouirait
çasa
ne
manquemɑ̃k
jamaisʒamɛ
!…
LA MARQUISE
Ete
lorsquelɔʁskə
jeʒə
songesɔ̃ʒ
à
quoikwa
jeʒə
suissɥi
exposéeɛkspoze
aujourd
huiɥi
!…
moimwa
,
lala
dernièredɛʁnjɛʁ
desde
Berkenfield
sisi
j
allaisalɛ
rencontrerʁɑ̃kɔ̃tʁe
ce
régimentʁeʒimɑ̃
!…
HORTENSIUS
Jeʒə
seraissəʁɛ
la
pourpuʁ
vousvu
défendredefɑ̃dʁ
,
pourpuʁ
vousvu
protégerpʁɔteʒe
LA MARQUISE
Soitswa
!
mais
avantavɑ̃
de
prendrepʁɑ̃dʁ
unœ̃
partipaʁti
,
assurez-vous
s
ilil
n
y
a
plusply
de
dangerdɑ̃ʒe
Jeʒə
vousvu
attendsatɑ̃
la
,
dansdɑ̃
cettesɛt
chaumièreʃomjɛʁ
ete
surtoutsyʁtu
,
veillezvɛje
bienbjɛ̃
sursyʁ
mama
voiturevwatyʁ
ete
quandkɑ̃
jeʒə
pensepɑ̃s
que
monmɔ̃
orɔʁ
,
mesme
bijouxbi.ʒu
,
touttu
estɛst
la
exposéɛkspoze
,
commekɔm
moimwa
,
auo
pillagepijaʒ
Allezale
,
Hortensius
,
ete
surtoutsyʁtu
ne
me
laissezlɛse
paspa
troptʁo
longtempslɔ̃tɑ̃
seulesœl
HORTENSIUS
Nonnɔ̃
,
madamemadam
lala
marquisemaʁkiz
!…
aux paysans
LA MARQUISE
Mesme
amisami
,
jeʒə
ne
vousvu
quittekit
paspa
Jeʒə
vousvu
confiekɔ̃fi
monmɔ̃
honneurɔnœʁ
.
Elle entre avec eux dans la chaumière.
SCÈNE II
HORTENSIUS, puis SULPICE
seul
HORTENSIUS
Quellekɛl
positionpozisjɔ̃
pourpuʁ
unœ̃
intendantɛ̃tɑ̃dɑ̃
calmekalm
ete
pacifiquepasifik
!
se
voirvwaʁ
touttu
à
coupku
transportétʁɑ̃spɔʁte
auo
seinsɛ̃
desde
horreursɔʁœʁ
de
lala
guerregɛʁ
!…
Jeʒə
ne
sais
paspa
sisi
c
estɛst
de
froidfʁwa
,
mais
jeʒə
trembletʁɑ̃bl
horriblementɔʁibləmɑ̃
Allonsalɔ̃
,
allonsalɔ̃
dudy
cœurkœʁ
onɔ̃
estɛst
hommeɔm
,
que
diabledjabl
!…
ete
sisi
jeʒə
me
trouvaistʁuvɛ
facefas
à
facefas
avecavɛk
unœ̃
de
ces
enragésɑ̃ʁaʒe
de
Françaisfʁɑ̃sɛ
,
jeʒə
luilɥi
diraisdiʁɛ
jeʒə
luilɥi
diraisdiʁɛ
Il se retourne et aperçoit Sulpice qui entre.
HORTENSIUS
Monsieurməsjø
,
j
aiɛ
bienbjɛ̃
l
honneurɔnœʁ
de
vousvu
saluersalɥe
!…
entrant sans le voir
SULPICE
Ont-ils
desde
jambesʒɑ̃b
,
ces
gaillardsgajaʁ
la
!…
lesle
voilàvwala
quiki
se
sauventsov
dansdɑ̃
leurslœʁ
montagnesmɔ̃taɲ
,
commekɔm
sisi
nousnu
allionsaljɔ̃
à
lala
chasseʃas
auxo
chamoisʃamwa
Apercevant Hortensius
SULPICE
Aha
!
ilsil
ontɔ̃
oubliéublije
celui-làsə.lɥi.la
!…
saluant de loin
HORTENSIUS
Monsieurməsjø
l
officierɔfisje
SULPICE
Avanceavɑ̃s
à
l
ordreɔʁdʁ
,
fantassinfɑ̃tasɛ̃
Quky
est-ce
que
tuty
fais
iciisi
?…
tremblant
HORTENSIUS
Moimwa
?…
rienʁjɛ̃
!…
jeʒə
passaispasɛ
parpaʁ
hasardʼazaʁ
!…
SULPICE
Ehe
mais
!
onɔ̃
diraitdiʁɛ
que
tuty
asa
le
frissonfʁisɔ̃
!…
HORTENSIUS
Auo
contrairekɔ̃tʁɛʁ
j
étouffeetuf
jeʒə
suissɥi
touttu
enɑ̃
eauo
!…
SULPICE
Aha
çasa
!
ilil
n
y
a
doncdɔ̃k
que
desde
poltronspɔltʁɔ̃
dansdɑ̃
ce
pays-ci
?…
vivement
HORTENSIUS
Jeʒə
n
enɑ̃
suissɥi
paspa
dudy
payspei
Jeʒə
voyagevwajaʒ
avecavɛk
mama
maîtressemɛtʁɛs
uneyn
grandegʁɑ̃d
ete
noblenɔbl
damedam
quiki
vava
partirpaʁtiʁ
,
sisi
vousvu
le
permettezpɛʁmɛte
!…
SULPICE
Sonsɔ̃
âge
?…
HORTENSIUS
Cinquantesɛ̃kɑ̃t
ansɑ̃
!...
SULPICE
Accordéakɔʁde
.
HORTENSIUS
Mercimɛʁsi
,
monmɔ̃
officierɔfisje
!…
vivement
SULPICE
Sergentsɛʁʒɑ̃
!…
A
propospʁɔpo
,
fais-moi
doncdɔ̃k
le
plaisirpleziʁ
de
dirediʁ
à
toustu
ces
trembleurs-là
,
quky
ilsil
peuventpœv
montrermɔ̃tʁe
leurslœʁ
oreillesɔʁɛj
Nousnu
venonsvənɔ̃
mettremɛtʁ
lala
paix
partoutpaʁtu
protégerpʁɔteʒe
lesle
hommesɔm
,
quandkɑ̃
ilsil
vontvɔ̃
auo
paspa
ete
lesle
femmesfam
,
quandkɑ̃
ellesɛl
sontsɔ̃
joliesʒɔ.li
HORTENSIUS
Ouiwi
,
monmɔ̃
officierɔfisje
!…
SULPICE
Sergentsɛʁʒɑ̃
!…
Ete
quantkɑ̃
à
ceux
quiki
s
embusquentɑ̃bysk
dansdɑ̃
leurslœʁ
boisbwa
,
dansdɑ̃
leurslœʁ
montagnesmɔ̃taɲ
,
pourpuʁ
continuerkɔ̃tinɥe
lala
guerregɛʁ
,
puisqu
ilsil
ne
veulentvøl
paspa
êtreɛtʁ
Bavaroisbavaʁwa
ilsil
n
ontɔ̃
quky
à
se
fairefɛʁ
Françaisfʁɑ̃sɛ
C
estɛst
dansdɑ̃
lala
proclamationpʁɔklamasjɔ̃
à
ce
quky
onɔ̃
m
a
ditdi
carkaʁ
jeʒə
ne
l
aiɛ
paspa
luely
ete
pourpuʁ
causekoz
Allonsalɔ̃
!
volte-facevɔltəfas
,
ete
bonbɔ̃
voyagevwajaʒ
!…
HORTENSIUS
Mercimɛʁsi
,
monmɔ̃
officierɔfisje
brusquement
SULPICE
Sergentsɛʁʒɑ̃
!…
à part, étonné
HORTENSIUS
Aha
çasa
!
pourquoipuʁkwa
diabledjabl
m
appelle-t-il
sergentsɛʁʒɑ̃
Ce
sontsɔ̃
de
bravesbʁav
gensʒɑ̃
,
sisi
vousvu
voulezvule
mais
ilsil
ontɔ̃
desde
figuresfigyʁ
SULPICE
Tuty
disdi
?…
HORTENSIUS
Rienʁjɛ̃
,
monmɔ̃
officierɔfisje
rienʁjɛ̃
que
de
trèstʁɛ
flatteurflatœʁ
pourpuʁ
vousvu
Jeʒə
courskuʁ
prévenirpʁevniʁ
madamemadam
lala
marquisemaʁkiz
A part, en sortant
HORTENSIUS
Allonsalɔ̃
voirvwaʁ
sisi
lala
chaiseʃɛz
de
postepɔst
estɛst
enɑ̃
sûretésyʁte
.
Il sort par le fond.
SCÈNE III
SULPICE, puis MARIE
regardant à droite
SULPICE
Quiki
est-ce
quiki
nousnu
arrive-là
?…
lesle
camaradeskamaʁad
!
sanssɑ̃
doutedut
Ehe
!
nonnɔ̃
,
c
estɛst
Mariemaʁi
,
notrenɔtʁ
enfantɑ̃fɑ̃
lala
perlepɛʁl
,
lala
gloireglwaʁ
dudy
vingt-unième
J
espèreɛspɛʁ
que
cettesɛt
figure-là
n
auraitɔʁɛ
paspa
fait
fuirfɥiʁ
lesle
autresotʁ
!...
la voyant arriver
SULPICE
Lala
voilàvwala
!
lala
voilàvwala
mordié
quky
elleɛl
estɛst
gentilleʒɑ̃tij
!…
Est-ilɛ.t‿il
heureuxœʁø
,
le
régimentʁeʒimɑ̃
Quiki
possèdepɔsɛd
uneyn
telletɛl
fillefij
!...
avec transport
MARIE
Monmɔ̃
régimentʁeʒimɑ̃
!…
j
enɑ̃
suissɥi
fièrefjɛʁ
vraimentvʁɛmɑ̃
!
C
estɛst
luilɥi
dontdɔ̃
l
amitiéamitje
sincèresɛ̃sɛʁ
A
veillévɛje
sursyʁ
mesme
jeunesʒœn
ansɑ̃
avec joie
SULPICE
N
est-ce
paspa
?…
MARIE
N
est-ce
paspa
?…
C
estɛst
luilɥi
seulsœl
quiki
m
a
servisɛʁvi
de
pèrepɛʁ
!...
Ete
de
famillefamij
,
ete
de
parentspaʁɑ̃
!…
SULPICE
N
est-ce
paspa
?…
MARIE
N
est-ce
paspa
?…
Aussiosi
,
sanssɑ̃
flatterieflatʁi
,
Jeʒə
croiskʁwa
que
jeʒə
luilɥi
fais
honneurɔnœʁ
!…
la montrant
SULPICE
Ouiwi
,
commekɔm
unœ̃
angeɑ̃ʒ
elleɛl
estɛst
jolieʒɔ.li
!…
avec énergie
MARIE
Ete
commekɔm
unœ̃
soldatsɔlda
j
aiɛ
dudy
cœurkœʁ
!
Auo
bruitbʁɥi
de
lala
guerregɛʁ
J
aiɛ
reçuʁəsy
le
jourʒuʁ
A
touttu
jeʒə
préfèrepʁefɛʁ
Le
sonsɔ̃
dudy
tambourtɑ̃buʁ
;
Sanssɑ̃
craintekʁɛ̃t
,
à
lala
gloireglwaʁ
Jeʒə
marchemaʁʃ
soudainsudɛ̃
Patriepatʁi
ete
victoireviktwaʁ
,
Voilàvwala
monmɔ̃
refrainʁəfʁɛ̃
!
avec orgueil
SULPICE
C
estɛst
pourtantpuʁtɑ̃
moimwa
,
jeʒə
le
confessekɔ̃fɛs
,
Quiki
l
élevaieləvɛ
commekɔm
celasəla
Jamaisʒamɛ
,
jamaisʒamɛ
uneyn
duchessedyʃɛs
N
auraitɔʁɛ
de
ces
manières-là
!
Ensemble
MARIE
Auo
bruitbʁɥi
de
lala
guerregɛʁ
J
aiɛ
reçuʁəsy
le
jourʒuʁ
!…
A
touttu
,
jeʒə
préfèrepʁefɛʁ
Le
sonsɔ̃
,
etc
SULPICE
Auo
bruitbʁɥi
de
lala
guerregɛʁ
Elleɛl
a
reçuʁəsy
le
jourʒuʁ
!…
Ete
sonsɔ̃
cœurkœʁ
préfèrepʁefɛʁ
Le
sonsɔ̃
,
etc
à Marie
SULPICE
Quelkɛl
beaubo
jourʒuʁ
,
quandkɑ̃
lala
Providencepʁɔvidɑ̃s
,
Enfantɑ̃fɑ̃
,
te
jetaʒəta
dansdɑ̃
nosno
brasbʁa
!…
Quandkɑ̃
teltɛl
criskʁi
rompaientʁɔ̃pʁ
le
silencesilɑ̃s
De
nosno
campskɑ̃
ete
de
nosno
bivouacsbivwak
!...
MARIE
Chacunʃakœ̃
de
vousvu
,
enɑ̃
tendretɑ̃dʁ
pèrepɛʁ
,
Sursyʁ
sonsɔ̃
dosdo
me
portaitpɔʁtɛ
gaiementgemɑ̃
!
Ete
j
avaisavɛ
,
fillefij
militairemilitɛʁ
,
Pourpuʁ
berceaubɛʁso
votrevɔtʁ
fourniment
!
SULPICE
u
tuty
dormaisdɔʁmɛ
paisiblementpezibləmɑ̃
MARIE
u
jeʒə
dormaisdɔʁmɛ
complètementkɔ̃plɛtmɑ̃
.
TOUS
Auo
douxdu
bruitbʁɥi
dudy
tambourtɑ̃buʁ
battantbatɑ̃
!
MARIE
Mais
,
maintenantmɛ̃tnɑ̃
que
jeʒə
suissɥi
grandegʁɑ̃d
,
Commekɔm
onɔ̃
a
lala
mainmɛ̃
auo
bonnetbɔnɛ
!
SULPICE
C
estɛst
lala
consignekɔ̃siɲ
onɔ̃
recommandeʁəkɔmɑ̃d
,
À
toustu
teste
pèrespɛʁ
,
le
respectʁɛspɛ
!…
MARIE
Auxo
joursʒuʁ
de
fêtefɛt
ouu
de
ravageʁavaʒ
Onɔ̃
me
retrouveʁətʁuv
auo
champʃɑ̃
d
honneurɔnœʁ
!
SULPICE
Auxo
blessésblɛse
rendantʁɑ̃dɑ̃
le
couragekuʁaʒ
Ouu
serrantsɛʁɑ̃
lala
mainmɛ̃
dudy
vainqueurvɛ̃kœʁ
!
MARIE
Ete
puispɥi
le
soirswaʁ
,
à
lala
cantinekɑ̃tin
,
Quiki
vousvu
ranimeʁanim
parpaʁ
sonsɔ̃
chantʃɑ̃
?…
SULPICE
Quiki
nousnu
exciteɛksit
ete
nousnu
lutinelytin
?
Crédié
!
c
estɛst
encorɑ̃.kɔʁ
notrenɔtʁ
enfantɑ̃fɑ̃
!…
MARIE
Puispɥi
,
auo
régimentʁeʒimɑ̃
,
voulantvulɑ̃
fairefɛʁ
Mesme
preuvespʁœv
de
capacitékapasite
,
Onɔ̃
m
a
fait
passerpase
vivandièrevi.vɑ̃.djɛʁ
.
SULPICE
Nomméenɔme
à
l
unanimitéynanimite
!…
TOUS
Ouiwi
,
morbleumɔʁblø
!
Elleɛl
estɛst
/
jeʒə
suissɥi
vivandièrevi.vɑ̃.djɛʁ
Nomméenɔme
à
l
unanimitéynanimite
!
avec énergie
MARIE
Ouiwi
,
jeʒə
le
croiskʁwa
,
à
lala
bataillebataj
,
S
ilil
le
fallaitfalɛ
,
jeʒə
marcheraismaʁʃəʁɛ
!
SULPICE
Elleɛl
marcheraitmaʁʃəʁɛ
!
de même
MARIE
Ouiwi
,
jeʒə
braveraisbʁavəʁɛ
lala
mitraillemitʁaj
,
Ete
commekɔm
vousvu
jeʒə
me
battraisbatʁɛ
!
SULPICE
Elleɛl
se
battraitbatʁɛ
!
MARIE
Onɔ̃
ditdi
que
l
onɔ̃
tienttjɛ̃
de
sonsɔ̃
pèrepɛʁ
,
Jeʒə
tienstjɛ̃
dudy
mienmjɛ̃
!
avec joie
SULPICE
Elleɛl
tienttjɛ̃
dudy
siensjɛ̃
!
MARIE
Commekɔm
à
luilɥi
,
lala
gloireglwaʁ
m
estɛst
chèreʃɛʁ
!
Jeʒə
ne
crainskʁɛ̃
rienʁjɛ̃
!
SULPICE
Elleɛl
ne
craintkʁɛ̃
rienʁjɛ̃
!
MARIE
Enɑ̃
avantavɑ̃
!
enɑ̃
avantavɑ̃
!
C
estɛst
le
crikʁi
dudy
régimentʁeʒimɑ̃
!
TOUS
Enɑ̃
avantavɑ̃
!
enɑ̃
avantsavɑ̃
C
estɛst
le
crikʁi
dudy
régimentʁeʒimɑ̃
!
Ensemble
MARIE
Auo
bruitbʁɥi
de
lala
guerregɛʁ
,
J
aiɛ
reçuʁəsy
le
jourʒuʁ
!
A
touttu
jeʒə
préfèrepʁefɛʁ
Etc
SULPICE
Auo
bruitbʁɥi
de
lala
guerregɛʁ
Elleɛl
a
reçuʁəsy
le
jourʒuʁ
,
Ete
sonsɔ̃
cœurkœʁ
préfèrepʁefɛʁ
Etc
MARIE
Ehe
bienbjɛ̃
!
à
lala
bonnebɔn
heureœʁ
,
monmɔ̃
ancienɑ̃sjɛ̃
te
voilàvwala
plusply
gai
quky
hierijɛʁ
!…
SULPICE
Commentkɔmɑ̃
,
plusply
gai
?…
Mais
jeʒə
le
suissɥi
toujourstuʒuʁ
!…
MARIE
Oho
!
toujourstuʒuʁ
!…
j
aiɛ
bienbjɛ̃
vuvy
quky
hierijɛʁ
onɔ̃
essuyaitesɥijɛ
uneyn
larmelaʁm
onɔ̃
passaitpasɛ
sasa
mainmɛ̃
sursyʁ
ces
vieillesvjɛj
moustachesmustaʃ
ce
quiki
estɛst
signesiɲ
d
orageɔʁaʒ
Ilil
y
avaitavɛ
la
dudy
chagrinʃagʁɛ̃
SULPICE
Unœ̃
peu
,
c
estɛst
vraivʁɛ
!…
j
avaisavɛ
le
cœurkœʁ
serrésɛʁe
commekɔm
le
soirswaʁ
d
uneyn
bataillebataj
,
quandkɑ̃
onɔ̃
comptekɔ̃t
lesle
amisami
quky
onɔ̃
a
perduspɛʁdy
Jeʒə
me
rappelaisʁapəlɛ
quky
ilil
y
a
douzeduz
ansɑ̃
,
à
pareilpaʁɛj
jourʒuʁ
,
jeʒə
traversaistʁavɛʁsɛ
ces
mêmesmɛm
montagnesmɔ̃taɲ
avecavɛk
de
bravesbʁav
camaradeskamaʁad
quiki
n
y
sontsɔ̃
plusply
De
ce
temps-là
,
vois-tuvwa.ty
,
Mariemaʁi
,
ilil
ne
resteʁɛst
plusply
que
moimwa
Lui tendant la main
SULPICE
Ete
toitwa
!…
MARIE
Commekɔm
çasa
,
nousnu
sommessɔm
lesle
deux
plusply
vieuxvjø
grenadiersgʁənadje
dudy
régimentʁeʒimɑ̃
!…
SULPICE
Jeʒə
m
y
voisvwa
encoreɑ̃kɔʁ
Lesle
Autrichiensotʁiʃjɛ̃
fuyaientfɥijɛ
devantdəvɑ̃
nousnu
lala
routeʁut
étaitetɛ
couvertekuvɛʁt
de
caissonskɛsɔ̃
brisésbʁize
de
paysanspeizɑ̃
quiki
demandaientdəmɑ̃dɛ
grâcegʁas
!…
touttu
à
coupku
,
dansdɑ̃
lala
fouleful
,
soussu
lesle
piedspje
desde
chevauxʃvo
,
nousnu
apercevonsapɛʁsəvɔ̃
unœ̃
enfantɑ̃fɑ̃
abandonnéabɑ̃dɔne
quiki
semblaitsɑ̃blɛ
nousnu
souriresuʁiʁ
ete
nousnu
tendretɑ̃dʁ
sesse
petitespətit
mainsmɛ̃
MARIE
C
étaitetɛ
moimwa
!…
SULPICE
Mesme
amisami
,
nousnu
criakʁija
unœ̃
vieilvjɛj
officierɔfisje
quiki
étaitetɛ
à
notrenɔtʁ
têtetɛt
Ilil
estɛst
restéʁɛste
à
Eylau
celui-làsə.lɥi.la
!…
«
Mesme
amisami
,
c
estɛst
le
cielsjɛl
quiki
nousnu
donnedɔn
cetsɛt
enfantɑ̃fɑ̃
ilil
serasəʁa
le
nôtrenotʁ
»
ete
ilil
t
élevaiteləvɛ
dansdɑ̃
sesse
brasbʁa
nousnu
agitionsaʒitjɔ̃
nosno
shakosʃa.ko
auo
boutbu
de
nosno
fusilsfyzi
,
enɑ̃
répétantʁepetɑ̃
:
«
Ouiwi
!
ouiwi
!…
notrenɔtʁ
enfantɑ̃fɑ̃
»
ete
le
régimentʁeʒimɑ̃
t
adoptaadɔpta
ete
tuty
fusfy
baptiséebatize
sursyʁ
le
champʃɑ̃
de
bataillebataj
u
nousnu
t
avionsavjɔ̃
trouvéetʁuve
ete
voilàvwala
commekɔm
tuty
esɛ
devenuedəvəny
lala
fillefij
dudy
vingt-unième
.
MARIE
Lala
fillefij
dudy
régimentʁeʒimɑ̃
SULPICE
Élevéeeləve
avecavɛk
nosno
économiesekɔnɔmi
uneyn
retenueʁətəny
sursyʁ
lala
payepɛj
de
chaqueʃak
moismwa
aussiosi
,
l
éducationedykasjɔ̃
estɛst
soignéeswaɲe
,
quoiquekwakə
tuty
soisswa
unœ̃
peu
gâtéegate
,
ete
que
tuty
nousnu
mènesmɛn
commekɔm
le
tambourtɑ̃buʁ
n
importeɛ̃pɔʁt
!
obéissanceɔbeisɑ̃s
passivepasiv
çasa
se
transmettʁɑ̃smɛ
de
grenadiergʁənadje
enɑ̃
grenadiergʁənadje
lesle
soldatssɔlda
s
enɑ̃
vontvɔ̃
,
mais
le
régimentʁeʒimɑ̃
resteʁɛst
ete
lesle
conscritskɔ̃skʁi
quiki
nousnu
arriventaʁiv
te
disentdiz
,
enɑ̃
défilantdefilɑ̃
devantdəvɑ̃
toitwa
,
lala
mainmɛ̃
auo
bonnetbɔnɛ
:
Bonjourbɔ̃ʒuʁ
,
mama
fillefij
!…
faisant le même geste
MARIE
Ete
jeʒə
leurlœʁ
répondsʁepɔ̃
:
Bonjourbɔ̃ʒuʁ
,
monmɔ̃
pèrepɛʁ
!…
SULPICE
Auo
fait
,
tuty
n
enɑ̃
asa
paspa
d
autreotʁ
!…
ilil
n
y
a
paspa
euy
moyenmwajɛ̃
de
découvrirdekuvʁiʁ
tontɔ̃
payspei
,
tata
famillefamij
,
malgrémalgʁe
lala
lettrelɛtʁ
amphigouriqueɑ̃.fi.ɡu.ʁik
que
nousnu
avionsavjɔ̃
trouvéetʁuve
auprèsopʁɛ
de
toitwa
,
ete
quiki
a
passépase
dansdɑ̃
monmɔ̃
sacsak
,
à
postepɔst
fixefiks
MARIE
Monmɔ̃
bonbɔ̃
Sulpice
!…
SULPICE
Aussiosi
,
nousnu
remplironsʁɑ̃pliʁɔ̃
à
tontɔ̃
égardegaʁ
toustu
lesle
devoirsdəvwaʁ
de
lala
paternitépatɛʁnite
Ete
quandkɑ̃
tontɔ̃
cœurkœʁ
auraoʁa
prispʁi
sasa
feuillefœj
de
routeʁut
tontɔ̃
pèrepɛʁ
s
assembleraasɑ̃bləʁa
enɑ̃
massemas
,
ete
s
occuperaɔkypəʁa
de
tontɔ̃
établissementetablismɑ̃
.
MARIE
Oho
!
çasa
ne
pressepʁɛs
paspa
!…
SULPICE
Commekɔm
tuty
me
disdi
çasa
!…
Est-ce
que
,
parpaʁ
hasardʼazaʁ
,
lesle
camaradeskamaʁad
auraientɔʁɛ
raisonʁɛzɔ̃
?…
troublée
MARIE
Lesle
camaradeskamaʁad
l’ examinant
SULPICE
Ilsil
racontentʁakɔ̃t
que
depuisdəpɥi
quelquekɛlkə
tempstɑ̃
,
tuty
sorssɔʁ
seulesœl
de
lala
cantinekɑ̃tin
,
que
tuty
semblessɑ̃bl
lesle
éviterevite
ete
quky
auo
dernierdɛʁnje
campementkɑ̃pmɑ̃
,
ilsil
ontɔ̃
vuvy
quelqu
unœ̃
te
quitterkite
brusquementbʁyskəmɑ̃
,
commekɔm
ilsil
arrivaientaʁivɛ
Mais
ce
n
estɛst
paspa
vraivʁɛ
,
n
est-ce
paspa
?…
MARIE
Sisi
fait
!…
ete
jeʒə
ne
veux
rienʁjɛ̃
te
cacherkaʃe
SULPICE
V
la
que
j
aiɛ
le
frissonfʁisɔ̃
!…
MARIE
Que
veux-tu
?…
onɔ̃
n
estɛst
paspa
maîtremɛtʁ
desde
rencontresʁɑ̃kɔ̃tʁ
Figure-toi
,
quky
unœ̃
matinmatɛ̃
,
jeʒə
m
étaisetɛ
écartéeekaʁte
dudy
campkɑ̃
jeʒə
couraiskuʁɛ
de
rocherʁɔʃe
enɑ̃
rocherʁɔʃe
,
pourpuʁ
me
fairefɛʁ
unœ̃
bouquetbukɛ
Voilàvwala
que
j
aperçoisapɛʁswa
uneyn
fleurflœʁ
Oho
!
lala
jolieʒɔ.li
fleurflœʁ
!…
jeʒə
l
aiɛ
gardéegaʁde
,
elleɛl
estɛst
la
!…
toujourstuʒuʁ
la
Touttu
à
coupku
,
monmɔ̃
piedpje
glisseglis
jeʒə
poussepus
unœ̃
crikʁi
,
ete
jeʒə
tombetɔ̃b
!…
SULPICE
Aha
!
monmɔ̃
Dieudjø
!…
MARIE
Dansdɑ̃
lesle
brasbʁa
d
unœ̃
jeuneʒœn
hommeɔm
quiki
se
trouvaittʁuvɛ
la
.
SULPICE
Dansdɑ̃
lesle
brasbʁa
d
unœ̃
jeuneʒœn
hommeɔm
!…
MARIE
Mais
écouteekut
doncdɔ̃k
!
SULPICE
Uneyn
jeuneʒœn
fillefij
ne
doitdwa
tombertɔ̃be
que
dansdɑ̃
lesle
brasbʁa
de
sonsɔ̃
pèrepɛʁ
.
MARIE
Damdam
!
jeʒə
ne
pouvaispuvɛ
paspa
resterʁɛste
enɑ̃
l
airɛʁ
,
enɑ̃
attendantatɑ̃dɑ̃
le
régimentʁeʒimɑ̃
.
SULPICE
C
estɛst
justeʒyst
!…
Ete
ce
jeuneʒœn
hommeɔm
étaitetɛ
?…
MARIE
Très-gentil
.
SULPICE
J
enɑ̃
étaisetɛ
sûrsyʁ
c
estɛst
toujourstuʒuʁ
commekɔm
çasa
dansdɑ̃
lesle
rencontresʁɑ̃kɔ̃tʁ
Mais
sonsɔ̃
gradegʁad
,
sonsɔ̃
étateta
,
sonsɔ̃
payspei
?…
MARIE
Tyrolientiʁɔljɛ̃
partisanpaʁtizɑ̃
,
à
ce
quky
ilil
m
a
ditdi
depuisdəpɥi
.
SULPICE
Tuty
l
asa
doncdɔ̃k
revuʁəvy
?
MARIE
Est-ce
que
jeʒə
pouvaispuvɛ
fairefɛʁ
autrementotʁəmɑ̃
?
Dès
que
jeʒə
sortaissɔʁtɛ
dudy
campkɑ̃
pourpuʁ
allerale
auxo
provisionspʁɔvizjɔ̃
,
jeʒə
le
trouvaistʁuvɛ
sursyʁ
mesme
paspa
;
le
matinmatɛ̃
,
le
soirswaʁ
,
ilil
étaitetɛ
la
me
suivantsɥivɑ̃
,
me
guettantgetɑ̃
ete
toujourstuʒuʁ
sisi
respectueuxʁɛspɛktɥø
,
le
pauvrepovʁ
garçongaʁsɔ̃
à
peinepɛn
s
ilil
osaitozɛ
me
regarderʁəgaʁde
enɑ̃
parlantpaʁlɑ̃
!
s’ oubliant
SULPICE
Enɑ̃
v
la
unœ̃
imbécileɛ̃besil
!
Se reprenant
SULPICE
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
dudy
touttu
,
auo
contrairekɔ̃tʁɛʁ
C
estɛst
très-bien
c
est-à-dire
,
c
estɛst
très-mal
à
toitwa
de
fréquenterfʁekɑ̃te
unœ̃
ennemiɛnmi
unœ̃
de
ces
mauditsmodi
tirailleurstiʁajœʁ
,
quiki
,
j
enɑ̃
suissɥi
sûrsyʁ
,
s
embusquentɑ̃bysk
dansdɑ̃
leurslœʁ
buissonsbɥisɔ̃
,
ete
nousnu
tirenttiʁ
auo
gîteʒit
commekɔm
desde
lapinslapɛ̃
!
MARIE
Oho
!
quantkɑ̃
à
luilɥi
,
jeʒə
répondraisʁepɔ̃dʁɛ
bienbjɛ̃
quky
ilil
enɑ̃
estɛst
incapableɛ̃kapabl
ilil
a
l
airɛʁ
sisi
bonbɔ̃
,
sisi
honnêteɔnɛt
,
sisi
douxdu
!
SULPICE
Pestepɛst
!
notrenɔtʁ
fillefij
,
commekɔm
tuty
le
défendsdefɑ̃
!…
Tuty
m
asa
jolimentʒɔlimɑ̃
l
airɛʁ
de
passerpase
à
l
ennemiɛnmi
avecavɛk
armesaʁm
ete
bagagesbagaʒ
.
tristement
MARIE
Ne
crainskʁɛ̃
rienʁjɛ̃
c
estɛst
finifini
nousnu
nousnu
sommessɔm
quittéskite
,
ilil
y
a
deux
joursʒuʁ
.
Quandkɑ̃
le
régimentʁeʒimɑ̃
s
estɛst
remisʁəmi
enɑ̃
marchemaʁʃ
,
ilil
m
a
fait
sesse
adieuxa.djø
très-émue
MARIE
Ete
nousnu
ne
nousnu
verronsvɛʁɔ̃
plusply
!
SULPICE
Ehe
bienbjɛ̃
!
tanttɑ̃
mieuxmjø
morbleumɔʁblø
!
Est-ce
que
tuty
esɛ
faitefɛt
pourpuʁ
êtreɛtʁ
aiméeɛme
d
unœ̃
étrangeretʁɑ̃ʒe
,
d
unœ̃
ennemiɛnmi
?…
uneyn
fillefij
commekɔm
toitwa
peut
prétendrepʁetɑ̃dʁ
auxo
plusply
hautsʼo
partispaʁti
.
Quandkɑ̃
onɔ̃
a
l
honneurɔnœʁ
de
posséderpɔsede
unœ̃
pèrepɛʁ
composékɔ̃poze
de
quinzekɛ̃z
centssɑ̃
hérosʼeʁo
d
ailleursajœʁ
,
tuty
ne
doisdwa
épouserepuze
que
l
unœ̃
de
nousnu
unœ̃
bravebʁav
dudy
vingt-unième
,
c
estɛst
promispʁɔmi
.
MARIE
Ouiwi
,
ouiwi
,
c
estɛst
juréʒyʁe
.
Tuty
asa
raisonʁɛzɔ̃
jeʒə
m
y
suissɥi
engagéeɑ̃gaʒe
c
estɛst
bienbjɛ̃
le
moinsmwɛ̃
,
pourpuʁ
reconnaîtreʁəkɔnɛtʁ
vosvo
soinsswɛ̃
,
votrevɔtʁ
affectionafɛksjɔ̃
….
Ete
puispɥi
,
est-ce
que
jeʒə
pourraispuʁɛ
vousvu
quitterkite
?
Allonsalɔ̃
,
n
y
pensonspɑ̃sɔ̃
plusply
Mais
,
c
estɛst
égalegal
c
estɛst
dommagedɔmaʒ
ilil
étaitetɛ
gentilʒɑ̃ti
,
notrenɔtʁ
ennemiɛnmi
.
SULPICE
Quky
est-ce
que
j
entendsɑ̃tɑ̃
la
?
MARIE
Ce
sontsɔ̃
lesle
autresotʁ
quiki
viennentvjɛ̃n
nousnu
chercherʃɛʁʃe
Jeʒə
courskuʁ
enleverɑ̃lve
mama
cantinekɑ̃tin
.
A Sulpice
MARIE
Adieuadjø
,
monmɔ̃
pèrepɛʁ
!…
SULPICE
Adieuadjø
,
mama
fillefij
!...
SCÈNE IV
Les Mêmes, SOLDATS, TONIO.
poussant Tonio
CHŒUR
Allonsalɔ̃
,
allonsalɔ̃
,
marchemaʁʃ
à
l
instantɛ̃stɑ̃
!…
Tuty
rôdaisʁodɛ
prèspʁɛ
de
notrenɔtʁ
campkɑ̃
!
redescendant la scène en apercevant Tonio
MARIE
Quky
ai-je
vuvy
,
grandgʁɑ̃
Dieudjø
!
le
voicivwasi
!
CHŒUR
Quky
onɔ̃
l
entraîneɑ̃tʁɛn
!
MARIE
Quky
onɔ̃
l
entraîneɑ̃tʁɛn
!
Arrêtezaʁete
!…
A Sulpice
MARIE
Quky
onɔ̃
l
entraîneɑ̃tʁɛn
!
Arrêtezaʁete
!…
C
estɛst
luilɥi
!
à Marie
SULPICE
Ehe
quoikwa
!
c
estɛst
l
étrangeretʁɑ̃ʒe
quiki
t
aimeɛm
!…
à part, regardant Marie
TONIO
Aha
!
pourpuʁ
monmɔ̃
cœurkœʁ
quelkɛl
troubletʁubl
extrêmeɛkstʁɛm
!
bas à Tonio
MARIE
Quiki
vousvu
amèneamɛn
parmipaʁmi
nousnu
?…
bas, avec passion
TONIO
Puis-jepɥi.ʒə
y
chercherʃɛʁʃe
d
autresotʁ
que
vousvu
!…
l’ entourant
CHŒUR
C
estɛst
unœ̃
traîtretʁɛtʁ
,
Quiki
,
peut-êtrepøtɛtʁ
,
Vientvjɛ̃
connaîtrekɔnɛtʁ
Nosno
secretssəkʁɛ
Quky
ilil
périssepeʁis
!…
Lala
justiceʒystis
Estɛst
propicepʁɔpis
Auxo
Françaisfʁɑ̃sɛ
!
se précipitant au milieu d’ eux
MARIE
Unœ̃
instantɛ̃stɑ̃
,
mesme
amisami
,
unœ̃
instantɛ̃stɑ̃
,
jeʒə
vousvu
priepʁi
CHŒUR
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
paspa
de
quartierkaʁtje
pourpuʁ
lesle
traîtrestʁɛtʁ
,
lala
mortmɔʁ
!
avec énergie
MARIE
Quoikwa
!
lala
mortmɔʁ
à
celuisəlɥi
quiki
m
a
sauvésove
lala
vievi
!…
CHŒUR
Que
dit-elle
?…
est-ilɛ.t‿il
vraivʁɛ
?…
Ce
motmo
changeʃɑ̃ʒ
sonsɔ̃
sortsɔʁ
.
MARIE
Unœ̃
soirswaʁ
,
auo
fondfɔ̃
d
unœ̃
précipicepʁesipis
,
J
allaisalɛ
tombertɔ̃be
,
sanssɑ̃
sonsɔ̃
secourssəkuʁ
:
Ilil
m
a
sauvéesove
enɑ̃
exposantɛkspozɑ̃
sesse
joursʒuʁ
.
Voulez-vous
encorɑ̃.kɔʁ
quky
ilil
périssepeʁis
?…
LE CAPORAL
Nonnɔ̃
,
vraimentvʁɛmɑ̃
;
s
ilil
enɑ̃
estɛst
ainsiɛ̃si
,
Le
camaradekamaʁad
estɛst
notrenɔtʁ
amiami
!…
tendant la main aux soldats.
A part
TONIO
Jeʒə
le
veux
bienbjɛ̃
!…
Carkaʁ
,
de
cettesɛt
manièremanjɛʁ
,
Jeʒə
puispɥi
me
rapprocherʁapʁɔʃe
de
cellesɛl
quiki
m
estɛst
chèreʃɛʁ
.
SULPICE
Allonsalɔ̃
,
allonsalɔ̃
pourpuʁ
fêterfɛte
le
sauveursovœʁ
De
notrenɔtʁ
enfantɑ̃fɑ̃
,
de
notrenɔtʁ
fillefij
!…
Buvonsbyvɔ̃
,
trinquonstʁɛ̃kɔ̃
,
à
sonsɔ̃
libérateurlibeʁatœʁ
!
Unœ̃
tourtuʁ
de
rhumʁɔm
:
c
estɛst
fêtefɛt
de
famillefamij
.
A Marie, pendant que les soldats s’ apprêtent à boire.
Ensemble
SULPICE
Pauvrepovʁ
enfantɑ̃fɑ̃
,
quellekɛl
ivresseivʁɛs
S
empareɑ̃paʁ
de
sonsɔ̃
cœurkœʁ
!
Cettesɛt
follefɔl
tendressetɑ̃dʁɛs
Doitdwa
fairefɛʁ
sonsɔ̃
malheurmalœʁ
!
TONIO
ete
MARIEmaʁi
Quelkɛl
instantɛ̃stɑ̃
pleinplɛ̃
d
ivresseivʁɛs
!
Aha
!
jeʒə
senssɑ̃s
à
monmɔ̃
cœurkœʁ
,
Que
sasa
seulesœl
tendressetɑ̃dʁɛs
Peut
fairefɛʁ
monmɔ̃
bonheurbɔnœʁ
!
à Tonio
SULPICE
Allonsalɔ̃
!
trinquonstʁɛ̃kɔ̃
à
lala
Bavièrebavjɛʁ
,
Quiki
vava
devenirdəvniʁ
tontɔ̃
payspei
!
avec force
TONIO
Jamaisʒamɛ
!
jamaisʒamɛ
!…
plutôtplyto
briserbʁize
monmɔ̃
verrevɛʁ
!…
CHŒUR
Que
dit-il
?…
TONIO
Que
dit-il
?…
A
lala
Francefʁɑ̃s
!
à
mesme
nouveauxnuvo
amisami
!
CHŒUR
A
lala
Francefʁɑ̃s
,
à
lala
Francefʁɑ̃s
!…
à
teste
nouveauxnuvo
amisami
!
à Marie
SULPICE
Pourpuʁ
que
lala
fêtefɛt
Soitswa
complètekɔ̃plɛt
,
Tuty
vasva
nousnu
dirediʁ
,
monmɔ̃
enfantɑ̃fɑ̃
,
Notrenɔtʁ
rondeʁɔ̃d
dudy
régimentʁeʒimɑ̃
!
entourant Marie
CHŒUR
Écoutonsekutɔ̃
,
écoutonsekutɔ̃
le
chantʃɑ̃
dudy
régimentʁeʒimɑ̃
!
Premier couplet
MARIE
Chacunʃakœ̃
le
sait
,
chacunʃakœ̃
le
ditdi
,
Le
régimentʁeʒimɑ̃
parpaʁ
excellenceɛkselɑ̃s
,
Le
seulsœl
à
quiki
l
onɔ̃
fait
créditkʁedi
Dansdɑ̃
toustu
lesle
cabaretskabaʁɛ
de
Francefʁɑ̃s
Le
régimentʁeʒimɑ̃
,
enɑ̃
touttu
payspei
,
L
effroiefʁwa
desde
amantsamɑ̃
,
desde
marismaʁi
Mais
de
lala
beautébote
bienbjɛ̃
suprêmesypʁɛm
!
Ilil
estɛst
la
,
morbleumɔʁblø
!
Le
voilàvwala
,
corbleukɔʁ.blø
!
Le
beaubo
Vingt-et-unièmevɛ̃.te.y.njɛm
!
répétant
CHŒUR
Le
régimentʁeʒimɑ̃
,
enɑ̃
touttu
payspei
,
L
effroiefʁwa
desde
amantsamɑ̃
,
desde
marismaʁi
Etc
etc
TONIO
Viveviv
le
Vingt-et-unièmevɛ̃.te.y.njɛm
!
Deuxième couplet
MARIE
Ilil
a
gagnégaɲe
tanttɑ̃
de
combatskɔ̃ba
,
Que
notrenɔtʁ
empereurɑ̃pʁœʁ
,
onɔ̃
le
pensepɑ̃s
,
Ferafɛʁa
chacunʃakœ̃
de
sesse
soldatssɔlda
,
A
lala
paix
,
maréchalmaʁeʃal
de
Francefʁɑ̃s
!
Carkaʁ
,
c
estɛst
connukɔny
le
régimentʁeʒimɑ̃
Le
plusply
vainqueurvɛ̃kœʁ
,
le
plusply
charmantʃaʁmɑ̃
,
Quky
unœ̃
sexesɛks
craintkʁɛ̃
,
ete
que
l
autreotʁ
aimeɛm
,
Ilil
estɛst
la
,
morbleumɔʁblø
!
Le
voilàvwala
,
corbleukɔʁ.blø
!
Le
beaubo
Vingt-et-unièmevɛ̃.te.y.njɛm
!
répétant
CHŒUR
Ouiwi
,
c
estɛst
connukɔny
,
le
régimentʁeʒimɑ̃
Le
plusply
vainqueurvɛ̃kœʁ
,
le
plusply
charmantʃaʁmɑ̃
,
Etc
etc
On entend le tambour.
aux soldats
SULPICE
C
estɛst
l
instantɛ̃stɑ̃
de
l
appelapɛl
!…
enɑ̃
avantavɑ̃
!
Ete
ne
plaisantonsplɛzɑ̃tɔ̃
paspa
avecavɛk
le
règlementʁɛgləmɑ̃
.
MARIEmaʁi
ete
TONIO
avec joie
SULPICE
Ilsil
s
enɑ̃
vontvɔ̃
!
à Tonio
SULPICE
Ilsil
s
enɑ̃
vontvɔ̃
!
Toitwa
,
garçongaʁsɔ̃
horsʼɔʁ
d
iciisi
!…
vivement
MARIE
Ilil
estɛst
monmɔ̃
prisonnierpʁizɔnje
,
ete
jeʒə
répondsʁepɔ̃
de
luilɥi
!
entre eux
SULPICE
Moimwa
,
jeʒə
n
enɑ̃
répondsʁepɔ̃
paspa
Allonsalɔ̃
,
suis-les
,
l
amiami
!
Deux soldats font sortir Tonio par le fond.
CHŒUR GÉNÉRAL
Dès
que
l
appelapɛl
sonnesɔn
,
Onɔ̃
doitdwa
obéirɔbeiʁ
.
Le
tambourtɑ̃buʁ
résonneʁezɔn
,
Vitevit
,
ilil
fautfo
courirkuʁiʁ
;
Mais
,
enɑ̃
tempstɑ̃
de
guerregɛʁ
,
Narguonsnaʁgɔ̃
le
chagrinʃagʁɛ̃
Nousnu
ne
sommessɔm
guèregɛʁ
Sûrssyʁ
dudy
lendemainlɑ̃dmɛ̃
!
Sulpice, le Caporal et les Soldats, sortent tous avec Tonio.
SCÈNE V
MARIE, puis TONIO
seule
MARIE
Ilsil
l
ontɔ̃
emmenéɑ̃məne
Moimwa
,
quiki
auraisɔʁɛ
tanttɑ̃
vouluvuly
causerkoze
avecavɛk
luilɥi
Pauvrepovʁ
garçongaʁsɔ̃
!
s
exposerɛkspoze
ainsiɛ̃si
pourpuʁ
me
voirvwaʁ
Quky
est-ce
que
j
entendsɑ̃tɑ̃
la
?…
Apercevant Tonio, qui descend la montagne
MARIE
C
estɛst
luilɥi
!…
aha
!
monmɔ̃
Dieudjø
!
commekɔm
ilil
courtkuʁ
!…
accourant
TONIO
Me
v
la
,
mam
zelle
me
v
la
!…
MARIE
Commentkɔmɑ̃
,
c
estɛst
vousvu
?…
Moimwa
,
quiki
croyaiskʁwajɛ
TONIO
Que
jeʒə
lesle
suivraissɥivʁɛ
!…
J
enɑ̃
aiɛ
euy
l
airɛʁ
mais
,
auo
détourdetuʁ
dudy
boisbwa
,
à
deux
paspa
d
iciisi
,
j
aiɛ
disparudispaʁy
avantavɑ̃
quky
ilsil
aientɛ
tournétuʁne
lala
têtetɛt
.
Nousnu
sommessɔm
agilesaʒil
,
voyez-vousvwa.je.vu
,
mam
zelle
,
dansdɑ̃
ce
pays-ci
d
autantotɑ̃
plusply
,
que
jeʒə
n
aiɛ
paspa
risquéʁiske
de
me
fairefɛʁ
tuertɥe
parpaʁ
vosvo
Françaisfʁɑ̃sɛ
,
pourpuʁ
venirvəniʁ
fairefɛʁ
lala
conversationkɔ̃vɛʁsasjɔ̃
avecavɛk
euxø
Ilsil
ne
sontsɔ̃
déjàdeʒa
paspa
sisi
aimablesɛmabl
le
vieuxvjø
surtoutsyʁtu
,
quiki
vousvu
a
uneyn
figurefigyʁ
que
jeʒə
te
peux
paspa
souffrirsufʁiʁ
MARIE
C
estɛst
monmɔ̃
pèrepɛʁ
!…
TONIO
Le
vieuxvjø
?…
Alorsalɔʁ
,
jeʒə
me
trompaistʁɔ̃pɛ
c
estɛst
le
petitpəti
quiki
étaitetɛ
la
souriant
MARIE
C
estɛst
encoreɑ̃kɔʁ
monmɔ̃
pèrepɛʁ
!
stupéfait
TONIO
Aha
bahba
!…
Alorsalɔʁ
c
estɛst
lesle
autresotʁ
MARIE
C
estɛst
toujourstuʒuʁ
monmɔ̃
pèrepɛʁ
TONIO
Aha
çasa
!
vousvu
enɑ̃
avezave
doncdɔ̃k
unœ̃
régimentʁeʒimɑ̃
?
MARIE
Justeʒyst
!…
le
régimentʁeʒimɑ̃
monmɔ̃
pèrepɛʁ
adoptifadɔptif
jeʒə
leurlœʁ
doisdwa
unœ̃
étateta
,
uneyn
éducationedykasjɔ̃
soignéeswaɲe
Ilil
n
y
paspa
uneyn
fillefij
plusply
heureuseœʁøz
que
moimwa
!…
TONIO
Vraivʁɛ
?…
Oho
alorsalɔʁ
,
mam
zelle
,
ce
sontsɔ̃
de
bravesbʁav
gensʒɑ̃
ete
jeʒə
vais
lesle
aimerɛme
à
votrevɔtʁ
intentionɛ̃tɑ̃sjɔ̃
Mais
c
estɛst
égalegal
sanssɑ̃
vousvu
,
touttu
à
l
heureœʁ
MARIE
Mais
aussiosi
,
pourquoipuʁkwa
veniez-vous
aussiosi
prèspʁɛ
de
notrenɔtʁ
campkɑ̃
puisquepɥiskə
nousnu
nousnu
étionsetjɔ̃
ditdi
adieuadjø
puisquepɥiskə
nousnu
ne
devionsdəvjɔ̃
plusply
nousnu
revoirʁəvwaʁ
TONIO
Hélasʼelas
!
mam
zelle
jeʒə
le
croyaiskʁwajɛ
jeʒə
le
voulaisvulɛ
mêmemɛm
carkaʁ
enfinɑ̃fɛ̃
,
vousvu
êtesɛt
Françaisefʁɑ̃sɛz
,
jeʒə
suissɥi
Tyrolientiʁɔljɛ̃
Mais
hierijɛʁ
,
quandkɑ̃
j
aiɛ
entenduɑ̃tɑ̃dy
votrevɔtʁ
régimentʁeʒimɑ̃
se
mettremɛtʁ
enɑ̃
marchemaʁʃ
quandkɑ̃
j
aiɛ
pensépɑ̃se
que
vousvu
quittiezkitje
le
payspei
peut-êtrepøtɛtʁ
pourpuʁ
toujourstuʒuʁ
jeʒə
n
y
aiɛ
paspa
tenutəny
jeʒə
me
suissɥi
sauvésove
j
aiɛ
courukuʁy
sursyʁ
vosvo
tracestʁas
ete
me
voilàvwala
!…
MARIE
Mais
enfinɑ̃fɛ̃
,
M
.
Tonio
quky
est-ce
que
vousvu
me
voulezvule
?…
quky
est-ce
que
vousvu
venezvəne
fairefɛʁ
iciisi
?
TONIO
Jeʒə
viensvjɛ̃
vousvu
dirediʁ
que
jeʒə
vousvu
aimeɛm
que
jeʒə
n
aimeraiɛməʁɛ
jamaisʒamɛ
que
vousvu
ete
que
jeʒə
mourraismuʁːɛ
plutôtplyto
que
de
vousvu
oublierublije
ouu
de
vousvu
perdrepɛʁdʁ
à Tonio
MARIE
Quoikwa
!
vousvu
m
aimiezɛmje
?…
TONIO
Quoikwa
!
vousvu
m
aimiezɛmje
?…
Sisi
jeʒə
vousvu
aimeɛm
!…
Écoutezekute
!…
écoutezekute
!…
ete
jugezʒyʒe
vous-mêmevumɛm
.
souriant
MARIE
Voyonsvwajɔ̃
,
écoutonsekutɔ̃
!
Écoutonsekutɔ̃
ete
jugeonsʒyʒɔ̃
!…
TONIO
Depuisdəpɥi
l
instantɛ̃stɑ̃
u
,
dansdɑ̃
mesme
brasbʁa
,
Jeʒə
vousvu
reçusʁəsy
toutetut
tremblantetʁɑ̃blɑ̃t
,
Votrevɔtʁ
imageimaʒ
doucedus
ete
charmanteʃaʁmɑ̃t
,
Nuitnɥi
ete
jourʒuʁ
,
s
attacheataʃ
à
mesme
paspa
MARIE
Mais
,
monsieurməsjø
,
c
estɛst
de
lala
mémoirememwaʁ
,
De
lala
mémoirememwaʁ
ete
voilàvwala
touttu
TONIO
Attendezatɑ̃de
attendezatɑ̃de
vousvu
n
êtesɛt
paspa
auo
boutbu
!
A
mesme
aveuxa.vø
vousvu
allezale
croirekʁwaʁ
!…
MARIE
Voyonsvwajɔ̃
,
écoutonsekutɔ̃
!
Écoutonsekutɔ̃
ete
jugeonsʒyʒɔ̃
!
TONIO
Le
beaubo
payspei
de
monmɔ̃
enfanceɑ̃fɑ̃s
,
Lesle
amisami
que
jeʒə
chérissaisʃeʁisɛ
Aha
!
pourpuʁ
vousvu
,
jeʒə
le
senssɑ̃s
d
avanceavɑ̃s
,
Sanssɑ̃
peinepɛn
jeʒə
lesle
quitteraiskitəʁɛ
!…
MARIE
Mais
uneyn
telletɛl
indifférenceɛ̃difeʁɑ̃s
Estɛst
très-coupable
assurémentasyʁemɑ̃
!
avec feu
TONIO
Ete
puispɥi
enfinɑ̃fɛ̃
,
de
votrevɔtʁ
absenceapsɑ̃s
,
Ne
pouvantpuvɑ̃
vaincrevɛ̃kʁ
le
tourmenttuʁmɑ̃
J
aiɛ
bravébʁave
jusqueʒysk
dansdɑ̃
ce
campkɑ̃
,
Le
coupku
d
uneyn
ballebal
ennemieɛn.mi
MARIE
Aha
!
jeʒə
le
sais
ete
c
estɛst
affreuxafʁø
Quandkɑ̃
onɔ̃
aimeɛm
lesle
gensʒɑ̃
pourpuʁ
euxø
,
L
onɔ̃
conservekɔ̃sɛʁv
sonsɔ̃
existenceɛgzistɑ̃s
à part
TONIO
A
cetsɛt
aveuavø
sisi
tendretɑ̃dʁ
,
Nonnɔ̃
,
sonsɔ̃
cœurkœʁ
,
enɑ̃
ce
jourʒuʁ
,
Ne
sait
paspa
se
défendredefɑ̃dʁ
,
Carkaʁ
c
estɛst
la
de
l
amouramuʁ
!
à part
MARIE
De
cetsɛt
aveuavø
sisi
tendretɑ̃dʁ
,
Nonnɔ̃
,
monmɔ̃
cœurkœʁ
enɑ̃
ce
jourʒuʁ
,
Ne
sait
paspa
se
défendredefɑ̃dʁ
,
Carkaʁ
c
estɛst
la
de
l
amouramuʁ
!
à Marie
TONIO
Vousvu
voyezvwaje
bienbjɛ̃
que
jeʒə
vousvu
aimeɛm
!
Mais
j
aimeɛm
seulsœl
MARIE
Mais
j
aimeɛm
seulsœl
Jugezʒyʒe
vous-mêmevumɛm
!
TONIO
Voyonsvwajɔ̃
,
écoutonsekutɔ̃
!
Écoutonsekutɔ̃
,
ete
jugeonsʒyʒɔ̃
!
MARIE
Longtempslɔ̃tɑ̃
coquettekɔkɛt
,
heureuseœʁøz
ete
viveviv
,
Jeʒə
riaisʁijɛ
d
unœ̃
adorateuradɔʁatœʁ
Maintenantmɛ̃tnɑ̃
,
monmɔ̃
âmeam
pensivepɑ̃siv
Sentsɑ̃
quky
ilil
estɛst
unœ̃
autreotʁ
bonheurbɔnœʁ
!
avec joie
TONIO
Très-bien
!
très-bien
!
MARIE
Très-bien
!
très-bien
!
J
aimaisɛmɛ
lala
guerregɛʁ
,
Jeʒə
détestaisdetɛstɛ
nosno
ennemisɛnmi
Mais
,
à
présentpʁezɑ̃
,
jeʒə
suissɥi
sincèresɛ̃sɛʁ
,
Le regardant
MARIE
Pourpuʁ
l
unœ̃
d
euxø
,
hélasʼelas
!
jeʒə
frémisfʁemi
!
TONIO
De
mieuxmjø
enɑ̃
mieuxmjø
.
MARIE
De
mieuxmjø
enɑ̃
mieuxmjø
.
Ete
dudy
jourʒuʁ
pleinplɛ̃
d
alarmesalaʁm
,
u
,
ranimantʁanimɑ̃
mesme
senssɑ̃s
auo
parfumpaʁfœ̃
d
uneyn
fleurflœʁ
,
Jeʒə
lala
sentissɑ̃ti
humideymid
de
vosvo
larmeslaʁm
TONIO
Ehe
bienbjɛ̃
?…
baissant les yeux
MARIE
Ehe
bienbjɛ̃
?…
Lala
doucedus
fleurflœʁ
,
trésortʁezɔʁ
rempliʁɑ̃pli
de
charmesʃaʁm
,
Depuisdəpɥi
ce
jourʒuʁ
n
a
paspa
quittékite
monmɔ̃
cœurkœʁ
.
Ensemble
TONIO
De
cetsɛt
aveuavø
sisi
tendretɑ̃dʁ
,
Nonnɔ̃
,
sonsɔ̃
cœurkœʁ
,
enɑ̃
ce
jourʒuʁ
,
etc
.
MARIE
De
cetsɛt
aveuavø
sisi
tendretɑ̃dʁ
,
Nonnɔ̃
,
sonsɔ̃
cœurkœʁ
,
enɑ̃
ce
jourʒuʁ
.
TONIO
Ouiwi
,
jeʒə
t
aimeɛm
,
Mariemaʁi
Jeʒə
t
aimeɛm
,
ete
pourpuʁ
toujourstuʒuʁ
!
Plutôtplyto
perdrepɛʁdʁ
lala
vievi
Que
perdrepɛʁdʁ
nosno
amoursamuʁ
!
Ensemble
MARIE
Sursyʁ
le
cœurkœʁ
de
Mariemaʁi
,
Tonio
,
comptekɔ̃t
toujourstuʒuʁ
!…
Plutôtplyto
perdrepɛʁdʁ
lala
vievi
Que
perdrepɛʁdʁ
nosno
amoursamuʁ
!
TONIO
Ouiwi
,
jeʒə
t
aimeɛm
,
Mariemaʁi
,
Jeʒə
t
aimeɛm
,
ete
pourpuʁ
toujourstuʒuʁ
!…
Plutôtplyto
perdrepɛʁdʁ
lala
vievi
Que
perdrepɛʁdʁ
nosno
amoursamuʁ
!
SCÈNE VI
Les Mêmes, SULPICE
les surprenant au moment où Tonio embrasse Marie
SULPICE
Aha
!
millemil
z
yeux
!…
quky
est-ce
que
jeʒə
voisvwa
la
encoreɑ̃kɔʁ
le
Tyrolientiʁɔljɛ̃
!…
MARIE
Sulpice
!…
TONIO
Ne
faitesfɛt
paspa
attentionatɑ̃sjɔ̃
,
mam
zelle
puisquepɥiskə
jeʒə
vousvu
aimeɛm
puisquepɥiskə
vousvu
m
aimezɛme
!
prenant Tonio par le bras
SULPICE
C
estɛst
çasa
ne
vousvu
dérangezdeʁɑ̃ʒe
paspa
onɔ̃
a
le
tempstɑ̃
!
MARIE
Ehe
bienbjɛ̃
!
quandkɑ̃
tuty
gronderasgʁɔ̃dəʁa
ce
pauvrepovʁ
garçongaʁsɔ̃
ne
faisaitfɛzɛ
rienʁjɛ̃
de
malmal
,
auo
contrairekɔ̃tʁɛʁ
entre eux
SULPICE
Excusezɛkskyze
unœ̃
baiserbɛze
!…
naïvement
MARIE
Rienʁjɛ̃
quky
unœ̃
!…
SULPICE
Que
çasa
?…
s’ avançant
TONIO
Alorsalɔʁ
,
jeʒə
vasva
enɑ̃
prendrepʁɑ̃dʁ
unœ̃
autreotʁ
!…
l’ arrêtant
SULPICE
Demi-tourdəmituʁ
à
droitedʁwat
,
conscritkɔ̃skʁi
!
TONIO
Mais
,
monsieurməsjø
le
soldatsɔlda
,
puisquepɥiskə
jeʒə
l
aimeɛm
SULPICE
Ete
quky
est-ce
quiki
te
l
a
permispɛʁmi
?…
TONIO
Mais
c
estɛst
elleɛl
!…
SULPICE
Elleɛl
!
çasa
ne
se
peut
paspa
,
morbleumɔʁblø
!
Mariemaʁi
ne
peut
permettrepɛʁmɛtʁ
de
l
aimerɛme
quky
à
unœ̃
desde
nôtresnotʁ
à
unœ̃
bravebʁav
dudy
vingt-unième
,
c
estɛst
convenukɔ̃vny
elleɛl
me
l
a
juréʒyʁe
encoreɑ̃kɔʁ
touttu
à
l
heureœʁ
,
à
moi-mêmemwamɛm
,
enɑ̃
personnepɛʁsɔn
ilil
n
y
a
paspa
à
enɑ̃
revenirʁəvniʁ
!…
TONIO
Commentkɔmɑ̃
,
mam
zelle
ilil
seraitsəʁɛ
vraivʁɛ
?
MARIE
Ouiwi
,
Tonio
j
aiɛ
promispʁɔmi
de
n
épouserepuze
quky
unœ̃
desde
nôtresnotʁ
,
sisi
jeʒə
me
mariaismaʁjɛ
jamaisʒamɛ
mais
rassurez-vous
jeʒə
ne
me
marieraimaʁjəʁɛ
paspa
j
y
suissɥi
décidéedeside
jeʒə
resteraiʁɛstəʁɛ
librelibʁ
ete
commekɔm
çasa
,
personnepɛʁsɔn
n
auraoʁa
rienʁjɛ̃
à
me
reprocherʁəpʁɔʃe
nini
le
droitdʁwa
de
me
rendreʁɑ̃dʁ
malheureusemalœʁøz
!…
TONIO
Dudy
touttu
,
mam
zelle
vousvu
vousvu
marierezmaʁjəʁe
ete
avecavɛk
moimwa
,
encoreɑ̃kɔʁ
!…
SULPICE
Suffitsy.fi
assezase
causékoze
!
courant à elle
TONIO
Oho
!
vousvu
ne
me
ferezfɛʁe
paspa
peurpœʁ
,
vousvu
!…
Laissezlɛse
doncdɔ̃k
,
mam
zelle
ilil
a
beaubo
dirediʁ
,
sisi
vousvu
m
aimezɛme
,
ilil
n
estɛst
paspa
votrevɔtʁ
pèrepɛʁ
à
luilɥi
touttu
seulsœl
ete
sisi
lesle
autresotʁ
me
donnentdɔn
leurlœʁ
consentementkɔ̃sɑ̃tmɑ̃
ilil
serasəʁa
bienbjɛ̃
obligéɔbliʒe
d
enɑ̃
passerpase
parpaʁ
la
Adieuadjø
!
jeʒə
ne
vousvu
disdi
que
çasa
!…
Il sort.
SCÈNE VII
SULPICE, MARIE
SULPICE
Enɑ̃
v
la
,
unœ̃
audacieuxodasjø
!…
me
braverbʁave
enɑ̃
facefas
moimwa
,
Sulpice
Pingot
,
ditdi
le
Grognardgʁɔɲaʁ
que
sasa
majestémaʒɛste
l
Empereurɑ̃pʁœʁ
ete
roiʁwa
a
décorédekɔʁe
dudy
gradegʁad
éminenteminɑ̃
de
sergentsɛʁʒɑ̃
,
sursyʁ
le
champʃɑ̃
de
bataillebataj
.
MARIE
Enɑ̃
touttu
caska
ce
n
estɛst
paspa
pourpuʁ
tontɔ̃
amabilitéamabilite
SULPICE
Onɔ̃
ne
donnedɔn
paspa
de
chevronsʃəvʁɔ̃
pourpuʁ
çasa
!…
mais
quantkɑ̃
à
ce
mauditmodi
Tyrolientiʁɔljɛ̃
,
quiki
veut
t
enleverɑ̃lve
à
tontɔ̃
régimentʁeʒimɑ̃
,
à
teste
amisami
s
ilil
rôdeʁod
encoreɑ̃kɔʁ
parpaʁ
iciisi
arrêtéaʁete
commekɔm
partisanpaʁtizɑ̃
,
ete
fusilléfyzije
incontinentɛ̃kɔ̃tinɑ̃
!…
MARIE
Quellekɛl
horreurɔʁœʁ
!…
c
estɛst
affreuxafʁø
,
ce
que
tuty
me
disdi
la
c
estɛst
d
unœ̃
mauvaismovɛ
cœurkœʁ
d
unœ̃
méchantmeʃɑ̃
soldatsɔlda
SULPICE
Unœ̃
méchantmeʃɑ̃
soldatsɔlda
!…
MARIE
Ouiwi
,
morbleumɔʁblø
!…
d
unœ̃
envieuxɑ̃vjø
d
unœ̃
tyrantiʁɑ̃
ete
sisi
le
régimentʁeʒimɑ̃
pensepɑ̃s
commekɔm
toitwa
ehe
bienbjɛ̃
!
jeʒə
te
quitteraikitəʁɛ
,
jeʒə
vousvu
quitteraikitəʁɛ
toustu
ete
sanssɑ̃
regretʁəgʁɛ
encoreɑ̃kɔʁ
carkaʁ
enfinɑ̃fɛ̃
,
jeʒə
suissɥi
librelibʁ
,
moimwa
!…
SULPICE
Çasa
n
estɛst
paspa
vraivʁɛ
!…
MARIE
Jeʒə
suissɥi
mama
maîtressemɛtʁɛs
!…
SULPICE
C
estɛst
ce
que
nousnu
verronsvɛʁɔ̃
!
MARIE
Ehe
bienbjɛ̃
!
tuty
le
verrasvɛʁa
!
jeʒə
m
enɑ̃
iraiiʁe
jeʒə
changeraiʃɑ̃ʒəʁɛ
de
régimentʁeʒimɑ̃
Ilil
n
enɑ̃
manquemɑ̃k
paspa
dansdɑ̃
l
arméeaʁme
,
Dieudjø
mercimɛʁsi
!…
Ete
jeʒə
suissɥi
sûresyʁ
que
dudy
moinsmwɛ̃
,
j
y
trouveraitʁuvəʁɛ
desde
camaradeskamaʁad
plusply
aimablesɛmabl
,
ete
surtoutsyʁtu
plusply
généreuxʒeneʁø
que
toitwa
!…
la rappelant
SULPICE
Mariemaʁi
!
Mariemaʁi
!…
Avec colère
SULPICE
Donnezdɔne
doncdɔ̃k
de
l
éducationedykasjɔ̃
à
vosvo
enfantsɑ̃fɑ̃
!…
Millemil
z
yeux
!
uneyn
fillefij
que
nousnu
avonsavɔ̃
élevéeeləve
,
quiki
nousnu
appartientapaʁtjɛ̃
!…
elleɛl
nousnu
quitteraitkitəʁɛ
,
l
ingrateɛ̃gʁat
!…
Aha
!
bienbjɛ̃
ouiwi
,
sisi
elleɛl
croitkʁwa
quky
onɔ̃
changeʃɑ̃ʒ
de
pèrepɛʁ
commekɔm
çasa
!…
SCÈNE VIII
SULPICE, LA MARQUISE, HORTENSIUS
montrant Sulpice à la Marquise
HORTENSIUS
Voilàvwala
l
officierɔfisje
françaisfʁɑ̃sɛ
enɑ̃
questionkɛstjɔ̃
N
ayezaje
paspa
peurpœʁ
Ilil
estɛst
fortfɔʁ
laid
,
mais
très-aimable
!…
tremblant
LA MARQUISE
Vousvu
enɑ̃
êtesɛt
sûrsyʁ
,
Hortensius
Rienʁjɛ̃
que
l
habitabi
me
fait
malmal
auxo
nerfsnɛʁ
!…
à lui-même
SULPICE
C
estɛst
pourtantpuʁtɑ̃
ce
blanc-bec-là
quiki
luilɥi
tournetuʁn
lala
têtetɛt
,
quiki
luilɥi
fait
manquermɑ̃ke
de
respectʁɛspɛ
auxo
anciensɑ̃sjɛ̃
Mais
,
auo
fait
,
c
estɛst
unœ̃
insurgéɛ̃syʁʒe
;
jeʒə
le
fais
arrêteraʁete
,
jeʒə
l
envoieɑ̃vwa
à
Inspruck
,
ete
dansdɑ̃
lesle
vingt-quatrevɛ̃tkatʁ
heuresœʁ
,
fusilléfyzije
!…
effrayée
LA MARQUISE
Aha
!
monmɔ̃
Dieudjø
!…
de même, à la Marquise
HORTENSIUS
ll
a
ditdi
:
Fusilléfyzije
!…
Présentant la marquise à Sulpice
HORTENSIUS
C
estɛst
madamemadam
lala
marquisemaʁkiz
quiki
demandedəmɑ̃d
à
vousvu
parlerpaʁle
.
SULPICE
Aha
!
c
estɛst
madamemadam
A part
SULPICE
Ilsil
ontɔ̃
de
drôlesdʁol
de
têtestɛt
dansdɑ̃
ce
pays-ci
!
LA MARQUISE
Ouiwi
,
monsieurməsjø
le
capitainekapitɛn
!…
SULPICE
Mercimɛʁsi
!
A part
SULPICE
Ilsil
me
fontfɔ̃
montermɔ̃te
enɑ̃
gradegʁad
diablementdjabləmɑ̃
vitevit
,
ces
gens-
la
HORTENSIUS
Voicivwasi
ce
que
c
estɛst
,
madamemadam
lala
prenant le milieu
SULPICE
Silencesilɑ̃s
dansdɑ̃
lesle
rangsʁɑ̃
!…
Madamemadam
se
faisaitfɛzɛ
l
honneurɔnœʁ
de
me
dirediʁ
LA MARQUISE
Monsieurməsjø
le
capitainekapitɛn
à part
SULPICE
Elleɛl
y
tienttjɛ̃
!
Haut
SULPICE
Allezale
toujourstuʒuʁ
ilil
n
y
a
paspa
de
malmal
,
auo
contrairekɔ̃tʁɛʁ
!…
LA MARQUISE
J
allaisalɛ
partirpaʁtiʁ
pourpuʁ
continuerkɔ̃tinɥe
mama
routeʁut
HORTENSIUS
Madamemadam
lala
marquisemaʁkiz
ne
faisaitfɛzɛ
que
passerpase
SULPICE
Silencesilɑ̃s
dansdɑ̃
lesle
rangsʁɑ̃
!
LA MARQUISE
Renonçantʁənɔ̃sɑ̃
à
monmɔ̃
voyagevwajaʒ
,
jeʒə
voulaisvulɛ
retournerʁətuʁne
dansdɑ̃
monmɔ̃
châteauʃato
,
u
l
onɔ̃
estɛst
soumissumi
à
lala
Bavièrebavjɛʁ
ete
à
lala
Francefʁɑ̃s
mais
nosno
montagnesmɔ̃taɲ
sontsɔ̃
rempliesʁɑ̃pli
de
soldatssɔlda
ete
j
aiɛ
peurpœʁ
!
SULPICE
Vousvu
êtesɛt
bienbjɛ̃
bonnebɔn
,
madamemadam
lala
marquisemaʁkiz
!
HORTENSIUS
Vousvu
êtesɛt
toustu
desde
bravesbʁav
!
onɔ̃
ne
craintkʁɛ̃
rienʁjɛ̃
de
vousvu
Mais
quelquefoiskɛlkəfwa
!…
SULPICE
Silencesilɑ̃s
dansdɑ̃
lesle
A part
SULPICE
Ilil
estɛst
très-bavard
,
le
vieuxvjø
.
à part
HORTENSIUS
Diabledjabl
d
hommeɔm
!
paspa
moyenmwajɛ̃
de
placerplase
unœ̃
motmo
!…
LA MARQUISE
J
aiɛ
doncdɔ̃k
pensépɑ̃se
que
lesle
Françaisfʁɑ̃sɛ
,
étantetɑ̃
aussiosi
galantsgalɑ̃
que
bravesbʁav
,
vousvu
ne
refuseriezʁəfyzəʁje
paspa
de
me
fairefɛʁ
protégerpʁɔteʒe
,
parpaʁ
quelques-unskɛlkəzœ̃
de
vosvo
soldatssɔlda
,
jusqu
à
monmɔ̃
châteauʃato
.
SULPICE
A
combienkɔ̃bjɛ̃
d
iciisi
?
LA MARQUISE
Uneyn
petitepətit
lieueljø
,
touttu
auo
plusply
De
cettesɛt
montagnemɔ̃taɲ
,
onɔ̃
peut
apercevoirapɛʁsəvwaʁ
lesle
tourstuʁ
de
Berkenfield
.
étonné
SULPICE
De
Ber
HORTENSIUS
Kenfield
!…
surpris
SULPICE
Permettezpɛʁmɛte
,
madamemadam
lala
marquisemaʁkiz
votrevɔtʁ
châteauʃato
,
vousvu
le
nommeznɔme
?
LA MARQUISE
Ehe
!
mais
,
dudy
mêmemɛm
nomnɔ̃
que
moimwa
!
avec éclat
SULPICE
Vousvu
!
sacrebleusakʁəblø
!
ilil
se
pourraitpuʁɛ
!…
Aha
!
pardonpaʁdɔ̃
,
c
estɛst
que
ce
nom-là
Ilil
y
a
desde
chosesʃoz
quiki
coupentkup
lala
respirationʁɛspiʁasjɔ̃
Ber
HORTENSIUS
Berkenfield
!
C
estɛst
unœ̃
beaubo
nomnɔ̃
!…
SULPICE
Ehe
!
que
le
diabledjabl
l
emporteɑ̃pɔʁt
!…
Jeʒə
n
aiɛ
jamaisʒamɛ
pupy
le
prononcerpʁɔnɔ̃se
de
mama
vievi
Mais
jeʒə
l
aiɛ
bienbjɛ̃
retenuʁətəny
C
estɛst
doncdɔ̃k
unœ̃
nomnɔ̃
,
unœ̃
châteauʃato
.
Voilàvwala
ce
quky
onɔ̃
ne
pouvaitpuvɛ
paspa
devinerdəvine
D
ailleursajœʁ
,
commentkɔmɑ̃
supposersypoze
!…
LA MARQUISE
Que
voulez-vous
dirediʁ
?
à lui-même
SULPICE
Ete
puispɥi
,
quelkɛl
rapportʁapɔʁ
entreɑ̃tʁ
ce
nom-là
ete
celuisəlɥi
de
Robertʁɔ.bɛʁ
!
LA MARQUISE
Plaît-ilplɛ.t‿il
?
le
capitainekapitɛn
Robertʁɔ.bɛʁ
?…
SULPICE
Capitainekapitɛn
,
c
estɛst
possiblepɔsibl
!
unœ̃
Françaisfʁɑ̃sɛ
!…
vousvu
l
avezave
connukɔny
?
vivement
LA MARQUISE
Beaucoupboku
,
monsieurməsjø
!…
Se reprenant
LA MARQUISE
C
est-à-dire
,
nonnɔ̃
paspa
moimwa
mais
uneyn
personnepɛʁsɔn
de
mama
famillefamij
!…
SULPICE
Uneyn
cousinekuzin
uneyn
tantetɑ̃t
uneyn
sœursœʁ
?
vivement
LA MARQUISE
Mama
sœursœʁ
ouiwi
,
monsieurməsjø
c
étaitetɛ
mama
sœursœʁ
!
SULPICE
Ete
cettesɛt
sœursœʁ
,
elleɛl
existeɛgzist
encoreɑ̃kɔʁ
?…
LA MARQUISE
Elleɛl
n
existeɛgzist
plusply
!…
Mais
de
sonsɔ̃
mariagemaʁjaʒ
avecavɛk
ce
Françaisfʁɑ̃sɛ
,
ilil
naquitna.ki
unœ̃
enfantɑ̃fɑ̃
vivement
SULPICE
Uneyn
fillefij
!…
LA MARQUISE
Commentkɔmɑ̃
savez-voussɛ.ty
?…
Enɑ̃
effetefɛ
,
uneyn
pauvrepovʁ
enfantɑ̃fɑ̃
que
le
capitainekapitɛn
m
adressaitadʁɛsɛ
avantavɑ̃
de
mourirmuʁiʁ
Ilil
y
a
de
celasəla
douzeduz
ansɑ̃
mais
le
vieuxvjø
serviteursɛʁvitœʁ
à
quiki
elleɛl
futfy
confiéekɔ̃fje
,
surprissyʁpʁi
dansdɑ̃
lala
paniquepanik
de
Méran
,
y
perditpɛʁdi
lala
vievi
Ete
lala
seulesœl
héritièreeʁitjɛʁ
de
mama
fortunefɔʁtyn
ete
de
monmɔ̃
nomnɔ̃
SULPICE
Votrevɔtʁ
niècenjɛs
?
HORTENSIUS
Quiki
seraitsəʁɛ
baronnebaʁɔn
aujourd
huiɥi
LA MARQUISE
Perduepɛʁdy
,
abandonnéeabɑ̃dɔne
,
écraséeekʁaze
dansdɑ̃
lala
fouleful
mortemɔʁt
,
lala
pauvrepovʁ
enfantɑ̃fɑ̃
?
SULPICE
Sauvéesove
!…
sauvéesove
,
madamemadam
de
Krikenfield
!
sauvéesove
!
grâcegʁas
à
nousnu
!…
LA MARQUISE
Ilil
se
pourraitpuʁɛ
!…
Aha
!
monmɔ̃
Dieudjø
!
monsieurməsjø
,
soutenez-moi
!…
SULPICE
Millemil
tonnerrestɔnɛʁ
!…
c
estɛst
que
j
aiɛ
de
lala
peinepɛn
à
me
soutenirsutniʁ
moi-mêmemwamɛm
.
passant à la Marquise
HORTENSIUS
Ete
vousvu
êtesɛt
sûrsyʁ
?…
SULPICE
Sauvéesove
,
vousvu
dis-je
!
parpaʁ
de
bravesbʁav
gensʒɑ̃
,
quiki
n
ontɔ̃
paspa
demandédəmɑ̃de
sisi
elleɛl
étaitetɛ
françaisefʁɑ̃sɛz
ouu
ennemieɛn.mi
quiki
l
ontɔ̃
élevéeeləve
,
nourrienuʁi
,
soignéeswaɲe
,
lala
pauvrepovʁ
petitepətit
!…
LA MARQUISE
Vousvu
lala
connaissezkɔnɛse
doncdɔ̃k
?
SULPICE
Sisi
jeʒə
lala
connaiskɔnɛ
!…
HORTENSIUS
Elleɛl
estɛst
loinlwɛ̃
d
iciisi
?
SULPICE
A
deux
paspa
!…
LA MARQUISE
Aha
!
monsieurməsjø
!
rendez-moi
mama
niècenjɛs
,
monmɔ̃
enfantɑ̃fɑ̃
Conduisez-moi
prèspʁɛ
d
elleɛl
Carkaʁ
vousvu
avezave
lala
preuvepʁœv
,
n
est-ce
paspa
?
SULPICE
Lala
preuvepʁœv
!
Allant ouvrir son sac
SULPICE
Elleɛl
estɛst
la
,
dansdɑ̃
monmɔ̃
sacsak
Uneyn
lettrelɛtʁ
que
jeʒə
n
aiɛ
jamaisʒamɛ
pupy
lireliʁ
Mais
,
lesle
autresotʁ
,
lesle
savantssavɑ̃
prétendentpʁetɑ̃d
quky
avecavɛk
çasa
,
l
onɔ̃
ne
douteradutəʁa
paspa
de
ce
quky
estɛst
notrenɔtʁ
Mariemaʁi
le suivant
LA MARQUISE
Mariemaʁi
!…
Ilil
l
appelleapɛl
Mariemaʁi
!…
Mais
encoreɑ̃kɔʁ
unœ̃
motmo
,
monsieurməsjø
Cettesɛt
enfantɑ̃fɑ̃
est-elle
dignediɲ
de
moimwa
de
sonsɔ̃
nomnɔ̃
dudy
nomnɔ̃
de
Berkenfield
?…
cherchant toujours
SULPICE
De
Berkel
Jeʒə
croiskʁwa
bienbjɛ̃
!…
LA MARQUISE
Elleɛl
a
étéete
élevéeeləve
SULPICE
Parfaitementpaʁfɛtmɑ̃
;
jeʒə
m
enɑ̃
flatteflat
!
HORTENSIUS
Dansdɑ̃
desde
principespʁɛ̃sip
SULPICE
Solidessɔlid
.
Desde
vertusveʁty
ete
unœ̃
tontɔ̃
excellentɛkselɑ̃
!
paraissant au fond
MARIE
Aha
!
corbleukɔʁ.blø
!
ont-ils
soifswaf
,
ces
gaillards-là
!
SCÈNE IX
Les Mêmes, MARIE
à part
SULPICE
Lala
voilàvwala
!
qui a entendu Marie
HORTENSIUS
Commekɔm
çasa
jureʒyʁ
,
ces
femmes-là
!
s’ approchant de Sulpice, qui lui tourne le dos
MARIE
Ilil
me
boudebud
!
mais
,
auo
fait
,
c
estɛst
unœ̃
ancienɑ̃sjɛ̃
,
c
estɛst
à
moimwa
de
fairefɛʁ
lesle
avancesavɑ̃s
Lui tendant la main
MARIE
Sulpice
monmɔ̃
amiami
froidement
SULPICE
Plaît-ilplɛ.t‿il
?…
MARIE
Allonsalɔ̃
,
faisonsfɛzɔ̃
lala
paix
!…
Tuty
sais
sisi
jeʒə
vousvu
aimeɛm
toustu
,
ete
sisi
Mariemaʁi
voudraitvudʁɛ
jamaisʒamɛ
vousvu
quitterkite
LA MARQUISE
Mariemaʁi
,
dit-elle
Mariemaʁi
ce
seraitsəʁɛ
à part
HORTENSIUS
Cettesɛt
fille-là
,
uneyn
baronnebaʁɔn
!…
bas à Sulpice
LA MARQUISE
Lala
lettrelɛtʁ
,
monsieurməsjø
lala
lettrelɛtʁ
!
SULPICE
Lala
voilàvwala
.
La Marquise la lit des yeux.
à Sulpice
MARIE
Ehe
bienbjɛ̃
!
tuty
m
enɑ̃
veux
encoreɑ̃kɔʁ
tuty
détournesdetuʁn
lesle
yeux
SULPICE
Nonnɔ̃
,
monmɔ̃
enfantɑ̃fɑ̃
nonnɔ̃
,
jeʒə
ne
t
enɑ̃
veux
paspa
Mais
tuty
serassəʁa
toujourstuʒuʁ
uneyn
bonnebɔn
fillefij
tuty
ne
nousnu
oublierasublijəʁa
paspa
MARIE
Vousvu
oublierublije
!
moimwa
,
mesme
seulssœl
amisami
!
mama
seulesœl
famillefamij
!…
SULPICE
Tata
famillefamij
tuty
enɑ̃
asa
uneyn
autreotʁ
,
Mariemaʁi
uneyn
grandegʁɑ̃d
,
bienbjɛ̃
noblenɔbl
,
bienbjɛ̃
richeʁiʃ
.
MARIE
Commentkɔmɑ̃
!
j
auraisɔʁɛ
encoreɑ̃kɔʁ
desde
parentspaʁɑ̃
desde
vraisvʁɛ
parentspaʁɑ̃
?…
Aha
!
ne
te
fâchefaʃ
paspa
,
mais
cettesɛt
idée-là
,
vois-tuvwa.ty
c
estɛst
malgrémalgʁe
soiswa
çasa
fait
plaisirpleziʁ
!…
à Sulpice
LA MARQUISE
J
aiɛ
touttu
luly
,
monsieurməsjø
Cettesɛt
lettrelɛtʁ
estɛst
bienbjɛ̃
dudy
capitainekapitɛn
Robertʁɔ.bɛʁ
.
MARIE
Quky
est-ce
que
ditdi
doncdɔ̃k
cettesɛt
damedam
?
SULPICE
Elleɛl
ditdi
elleɛl
ditdi
,
monmɔ̃
enfantɑ̃fɑ̃
que
tuty
esɛ
sasa
niècenjɛs
,
ete
que
voilàvwala
tata
tantetɑ̃t
!…
Il la pousse dans tes bras de la Marquise.
avec explosion
MARIE
Mama
tantetɑ̃t
vousvu
êtesɛt
mama
tantetɑ̃t
!…
Aha
!
sacrebleusakʁəblø
!
j
enɑ̃
suissɥi
bienbjɛ̃
aiseɛz
?…
LA MARQUISE
Aha
!
monmɔ̃
Dieudjø
!
elleɛl
jureʒyʁ
à part
HORTENSIUS
O
cielsjɛl
!
quellekɛl
éducationedykasjɔ̃
!…
SULPICE
Ouiwi
,
madamemadam
lala
marquisemaʁkiz
Mariemaʁi
,
notrenɔtʁ
enfantɑ̃fɑ̃
,
que
nousnu
avonsavɔ̃
adoptéeadɔpte
auo
milieumiljø
de
lala
bagarrebagaʁ
Le
moyenmwajɛ̃
de
retrouverʁətʁuve
sasa
famillefamij
,
avecavɛk
çasa
Enɑ̃
attendantatɑ̃dɑ̃
,
elleɛl
étaitetɛ
orphelineɔʁfəlin
,
abandonnéeabɑ̃dɔne
Ilil
luilɥi
fallaitfalɛ
unœ̃
protecteurpʁɔtɛktœʁ
,
unœ̃
pèrepɛʁ
ete
nousnu
étionsetjɔ̃
la
LA MARQUISE
C
estɛst
bienbjɛ̃
!
vousvu
êtesɛt
de
bravesbʁav
gensʒɑ̃
,
vousvu
ete
vosvo
camaradeskamaʁad
Jeʒə
ne
l
oublieraiublijəʁɛ
paspa
.
MARIE
Jeʒə
vasva
vousvu
présenterpʁezɑ̃te
monmɔ̃
pèrepɛʁ
le
régimentʁeʒimɑ̃
touttu
entierɑ̃tje
Montrant Sulpice
MARIE
Enɑ̃
voilàvwala
déjàdeʒa
unœ̃
échantilloneʃɑ̃tijɔ̃
heinʼɛ̃
…?
ilil
estɛst
gentilʒɑ̃ti
Tirant ses moustaches.
MARIE
Unœ̃
peu
grognardgʁɔɲaʁ
,
pourtantpuʁtɑ̃
!…
LA MARQUISE
Certainementsɛʁtɛnmɑ̃
ilsil
aurontɔʁɔ̃
desde
marquesmaʁk
de
mama
reconnaissanceʁəkɔnɛsɑ̃s
plusply
tardtaʁ
Bas à Hortensius
LA MARQUISE
Ilil
fautfo
l
enleverɑ̃lve
à
ces
gens-là
!…
de même
HORTENSIUS
Le
plusply
vitevit
possiblepɔsibl
!…
LA MARQUISE
Hortensius
,
demandezdəmɑ̃de
desde
chevauxʃvo
à
l
instantɛ̃stɑ̃
ilil
me
tardetaʁd
d
emmenerɑ̃mne
mama
niècenjɛs
dansdɑ̃
le
châteauʃato
de
sesse
ancêtresɑ̃sɛtʁ
MARIE
Commentkɔmɑ̃
!
auo
châteauʃato
!…
ete
mesme
camaradeskamaʁad
ete
mama
cantinekɑ̃tin
?…
LA MARQUISE
Ilil
ne
s
agitaʒi
plusply
de
celasəla
,
monmɔ̃
enfantɑ̃fɑ̃
ilil
fautfo
que
soussu
repreniezʁəpʁənje
désormaisdezɔʁmɛ
le
titretitʁ
ete
le
rangʁɑ̃
quiki
vousvu
conviennentkɔ̃vjɛ̃n
ete
vousvu
allezale
me
suivresɥivʁ
à
l
instantɛ̃stɑ̃
HORTENSIUS
Sanssɑ̃
doutedut
!…
MARIE
Vousvu
suivresɥivʁ
!…
lesle
abandonnerabɑ̃dɔne
mesme
amisami
mesme
bienfaiteursbjɛ̃fɛtœʁ
!…
LA MARQUISE
Jeʒə
le
désiredeziʁ
ete
auo
besoinbəzwɛ̃
,
jeʒə
le
veux
!…
MARIE
Ete
de
quelkɛl
droitdʁwa
,
doncdɔ̃k
,
Madamemadam
?…
avec émotion
LA MARQUISE
De
celuisəlɥi
que
votrevɔtʁ
malheureuxmalœʁø
pèrepɛʁ
m
a
donnédɔne
sursyʁ
vousvu
enɑ̃
mourantmuʁɑ̃
!…
MARIE
Monmɔ̃
pèrepɛʁ
!…
LA MARQUISE
Lisezlize
ce
quky
ilil
m
écrivaitekʁivɛ
ete
songez-y
,
Mariemaʁi
,
unœ̃
pareilpaʁɛj
vœu
doitdwa
êtreɛtʁ
sacrésakʁe
Elle lui donne la lettre.
lisant
MARIE
«
Madamemadam
,
demaindəmɛ̃
onɔ̃
se
batba
demaindəmɛ̃
,
peut-êtrepøtɛtʁ
,
jeʒə
ne
seraisəʁɛ
plusply
jeʒə
remetsʁəmɛ
enɑ̃
vosvo
mainsmɛ̃
mama
fillefij
,
quiki
n
a
que
vousvu
auo
mondemɔ̃d
pourpuʁ
soutiensutjɛ̃
puisse-t-elle
vousvu
payerpɛje
,
enɑ̃
vousvu
obéissantɔbeisɑ̃
commekɔm
lala
plusply
tendretɑ̃dʁ
fillefij
,
de
toutestut
lesle
bontésbɔ̃te
que
vousvu
avezave
euesy
pourpuʁ
moimwa
puisse-t-elle
unœ̃
jourʒuʁ
êtreɛtʁ
dignediɲ
de
sasa
famillefamij
ete
vousvu
fairefɛʁ
oublierublije
lesle
tortstɔʁ
de
sonsɔ̃
pèrepɛʁ
,
quiki
lala
bénitbeni
ROBERTʁɔ.bɛʁ
.
»
Attendrie, à la Marquise
MARIE
Aha
!
Madamemadam
ému, à Marie
SULPICE
Allonsalɔ̃
?
dudy
couragekuʁaʒ
ilil
le
fautfo
!
MARIE
Ehe
bienbjɛ̃
ouiwi
jeʒə
partiraipaʁtiʁɛ
mais
vousvu
viendrezvjɛ̃dʁe
toustu
avecavɛk
moimwa
toustu
!…
HORTENSIUS
Miséricordemizeʁikɔʁd
unœ̃
régimentʁeʒimɑ̃
!…
LA MARQUISE
Ouiwi
,
plusply
tardtaʁ
,
nousnu
verronsvɛʁɔ̃
venezvəne
,
mama
niècenjɛs
MARIE
Oho
!
nonnɔ̃
jeʒə
ne
m
éloigneelwaɲ
paspa
ainsiɛ̃si
jeʒə
veux
lesle
revoirʁəvwaʁ
leurlœʁ
fairefɛʁ
mesme
adieuxa.djø
mais
enɑ̃
ce
momentmɔmɑ̃
jeʒə
n
enɑ̃
auraisɔʁɛ
nini
le
couragekuʁaʒ
nini
lala
forcefɔʁs
!…
Sulpice va au fond parler à un tambour, qui parait.
LA MARQUISE
Venezvəne
,
monmɔ̃
enfantɑ̃fɑ̃
venezvəne
la
,
unœ̃
instantɛ̃stɑ̃
,
dansdɑ̃
cettesɛt
chaumièreʃomjɛʁ
SULPICE
Enɑ̃
attendantatɑ̃dɑ̃
le
retourʁətuʁ
desde
camaradeskamaʁad
ete
tandistɑ̃di
que
le
vieuxvjø
iraiʁa
commanderkɔmɑ̃de
lesle
chevauxʃvo
de
Madamemadam
LA MARQUISE
Hâtez-vous
,
Hortensius
!…
SULPICE
Hâte-toi
,
Hortensius
!…
à part
HORTENSIUS
Ehe
bienbjɛ̃
!
à
lala
bonnebɔn
heureœʁ
ilil
ne
m
appelleapɛl
plusply
sergentsɛʁʒɑ̃
!…
Marie et Sulpice rentrent dans la chaumière, Hortensius sort du côté opposé.
SCÈNE X
LES SOLDATS, accourant de tous côtés au bruit du tambour, dont on entend un roulement prolongé.
Finale
très joyeux
CHŒUR
Rantanplan
!
rantanplan
!
Quandkɑ̃
le
sonsɔ̃
charmantʃaʁmɑ̃
Dudy
tambourtɑ̃buʁ
bruyantbʁɥijɑ̃
Nousnu
appelleapɛl
auo
régimentʁeʒimɑ̃
,
Chaqueʃak
cœurkœʁ
,
à
l
instantɛ̃stɑ̃
,
D
unœ̃
douxdu
battementbatmɑ̃
,
A
ce
roulementʁulmɑ̃
Fait
unœ̃
accompagnementakɔ̃paɲmɑ̃
,
Rantanplan
!
rantanplan
!
Planplɑ̃
!
Viveviv
lala
guerregɛʁ
ete
sesse
alarmesalaʁm
!
Ete
lala
victoireviktwaʁ
ete
lesle
combatskɔ̃ba
!
Viveviv
lala
mortmɔʁ
,
quandkɑ̃
soussu
lesle
armesaʁm
Onɔ̃
lala
trouvetʁuv
enɑ̃
bravesbʁav
soldatssɔlda
!
Rantanplan
!
rantanplan
!
Quandkɑ̃
le
sonsɔ̃
charmantʃaʁmɑ̃
,
etc
.
regardant au fond
LE CAPORAL
Quiki
nousnu
arriveaʁiv
la
?…
ehe
!
c
estɛst
le
jeuneʒœn
paysanpeizɑ̃
de
ce
matinmatɛ̃
uneyn
nouvellenuvɛl
recrueʁəkʁy
unœ̃
nouveaunuvo
soldatsɔlda
!…
SCÈNE XI
Les Mêmes, TONIO, avec la cocarde française à son bonnet.
TONIO
Aha
!
mesme
amisami
,
quelkɛl
jourʒuʁ
de
fêtefɛt
!
Jeʒə
vais
marchermaʁʃe
soussu
vosvo
drapeauxdʁapo
.
L
amouramuʁ
quiki
m
a
tournétuʁne
lala
têtetɛt
,
Désormaisdezɔʁmɛ
me
rendʁɑ̃
unœ̃
hérosʼeʁo
.
Ouiwi
,
cellesɛl
pourpuʁ
quiki
jeʒə
soupiresupiʁ
,
A
mesme
vœux
a
daignédeɲe
souriresuʁiʁ
Ete
ce
douxdu
espoirɛspwaʁ
de
bonheurbɔnœʁ
Troubletʁubl
mama
raisonʁɛzɔ̃
ete
monmɔ̃
cœurkœʁ
!
montrant Tonio
CHŒUR
Le
camaradekamaʁad
estɛst
amoureuxamuʁø
!
TONIO
Ete
c
estɛst
enɑ̃
vousvu
seulssœl
que
j
espèreɛspɛʁ
.
CHŒUR
Quoikwa
!
c
estɛst
notrenɔtʁ
enfantɑ̃fɑ̃
que
tuty
veux
!
TONIO
Donnez-la-moi
,
Messieursme.sjø
sonsɔ̃
pèrepɛʁ
.
CHŒUR
Nonnɔ̃
paspa
elleɛl
estɛst
promisepʁɔmiz
à
notrenɔtʁ
régimentʁeʒimɑ̃
!
TONIO
Mais
j
enɑ̃
suissɥi
,
puisqu
enɑ̃
cetsɛt
instantɛ̃stɑ̃
Jeʒə
viensvjɛ̃
de
m
engagerɑ̃gaʒe
,
pourpuʁ
celasəla
seulementsœlmɑ̃
!
CHŒUR
Tanttɑ̃
pispi
pourpuʁ
toitwa
!
TONIO
Mais
votrevɔtʁ
fillefij
m
aimeɛm
!
CHŒUR
Se
pourrait-il
!…
quoikwa
!
notrenɔtʁ
enfantɑ̃fɑ̃
!
avec passion
TONIO
Elleɛl
m
aimeɛm
,
vousvu
dis-je
iciisi
,
j
enɑ̃
fais
sermentsɛʁmɑ̃
!
Les soldats se consultent entre eux.
CHŒUR
Que
dirediʁ
ete
que
fairefɛʁ
?
Puisqu
ilil
a
susy
plaireplɛʁ
,
Faut-il
enɑ̃
bonbɔ̃
pèrepɛʁ
Iciisi
consentirkɔ̃sɑ̃tiʁ
?
Mais
pourtantpuʁtɑ̃
j
enrageɑ̃ʁaʒ
,
Carkaʁ
c
estɛst
grandgʁɑ̃
dommagedɔmaʒ
De
l
uniryniʁ
avecavɛk
Unœ̃
pareilpaʁɛj
blanc-becblɑ̃bɛk
!
TONIO
Ehe
bienbjɛ̃
?
CHŒUR
Ehe
bienbjɛ̃
?
Sisi
tuty
disdi
vraivʁɛ
,
sonsɔ̃
pèrepɛʁ
,
enɑ̃
ce
momentmɔmɑ̃
,
Avec solennité
CHŒUR
Te
prometpʁɔmɛ
sonsɔ̃
consentementkɔ̃sɑ̃tmɑ̃
avec transport
TONIO
Pourpuʁ
monmɔ̃
âmeam
Quelkɛl
destindɛstɛ̃
!
J
aiɛ
sasa
flammeflam
,
J
aiɛ
sasa
mainmɛ̃
!
Jourʒuʁ
prospèrepʁɔspɛʁ
!
Me
voicivwasi
Militairemilitɛʁ
Ete
marimaʁi
!
Ensemble
CHŒUR
Puisqu
ilil
a
susy
plaireplɛʁ
,
Ilil
fautfo
enɑ̃
bonbɔ̃
pèrepɛʁ
Iciisi
consentirkɔ̃sɑ̃tiʁ
,
etc
.
TONIO
Pourpuʁ
monmɔ̃
âmeam
Quelkɛl
destindɛstɛ̃
!
J
aiɛ
sasa
flammeflam
,
etc
.
SCÈNE XII
Les Mêmes, SULPICE et MARIE, sortant de la chaumière
à Sulpice
TONIO
Elleɛl
estɛst
à
moimwa
!…
sonsɔ̃
pèrepɛʁ
me
lala
donnedɔn
!…
avec humeur
SULPICE
Elleɛl
ne
peut
êtreɛtʁ
à
personnepɛʁsɔn
!
Quky
à
sasa
tantetɑ̃t
,
quiki
vava
l
emmenerɑ̃mne
de
ces
lieuxljø
!
CHŒUR
Emmenerɑ̃mne
notrenɔtʁ
enfantɑ̃fɑ̃
!
que
dit-il
doncdɔ̃k
,
grandsgʁɑ̃
dieuxdjø
!
TONIO
L
emmenerɑ̃mne
loinlwɛ̃
de
moimwa
!…
mais
c
estɛst
unœ̃
rêveʁɛv
affreuxafʁø
!
se rapprochant des soldats
Premier couplet
ROMANCE
Ilil
fautfo
partirpaʁtiʁ
!
Ilil
fautfo
,
mesme
bonsbɔ̃
compagnonskɔ̃paɲɔ̃
d
armesaʁm
,
Désormaisdezɔʁmɛ
,
loinlwɛ̃
de
vousvu
m
enfuirɑ̃fɥiʁ
!
Mais
parpaʁ
pitiépitje
cachez-moi
bienbjɛ̃
vosvo
larmeslaʁm
,
Vosvo
regretsʁəgʁɛ
pourpuʁ
monmɔ̃
cœurkœʁ
,
hélasʼelas
!
ontɔ̃
troptʁo
de
charmesʃaʁm
!
Ilil
fautfo
partirpaʁtiʁ
!
Deuxième couplet
ROMANCE
Ilil
fautfo
partirpaʁtiʁ
!
Adieuadjø
!
vousvu
que
,
dès
monmɔ̃
enfanceɑ̃fɑ̃s
,
Sanssɑ̃
peinepɛn
,
j
apprisapʁi
à
chérirʃeʁiʁ
,
Vousvu
,
dontdɔ̃
j
aiɛ
partagépaʁtaʒe
lesle
plaisirspleziʁ
,
lala
souffrancesufʁɑ̃s
,
Auo
lieuljø
d
unœ̃
vraivʁɛ
bonheurbɔnœʁ
,
onɔ̃
m
offreɔfʁ
l
opulenceɔpylɑ̃s
,
Ilil
fautfo
partirpaʁtiʁ
!
à Marie
TONIO
Ehe
bienbjɛ̃
!
sisi
vousvu
partezpaʁte
,
jeʒə
vousvu
suissɥi
SULPICE
Ehe
bienbjɛ̃
!
sisi
vousvu
partezpaʁte
,
jeʒə
vousvu
suissɥi
Nonnɔ̃
,
vraimentvʁɛmɑ̃
!
N
es-tu
paspa
engagéɑ̃gaʒe
!…
MARIE
N
es-tu
paspa
engagéɑ̃gaʒe
!…
Tonio
!
TONIO
N
es-tu
paspa
engagéɑ̃gaʒe
!…
Tonio
!
Chèreʃɛʁ
Mariemaʁi
!
MARIE
Ce
coupku
manquaitmɑ̃kɛ
à
monmɔ̃
tourmenttuʁmɑ̃
Le
perdrepɛʁdʁ
!…
quandkɑ̃
à
luilɥi
jeʒə
pouvaispuvɛ
êtreɛtʁ
unieyni
!
CHŒUR
O
douleurdulœʁ
!
ô
surprisesyʁpʁiz
!
Elleɛl
quittekit
ces
lieuxljø
!…
Auo
diabledjabl
!
lala
marquisemaʁkiz
Quiki
l
enlèveɑ̃lɛv
à
nosno
vœux
!
Auxo
combatskɔ̃ba
,
à
lala
guerregɛʁ
,
Prèspʁɛ
de
nousnu
,
cettesɛt
enfantɑ̃fɑ̃
Estɛst
l
angeɑ̃ʒ
tutélairetytelɛʁ
De
notrenɔtʁ
régimentʁeʒimɑ̃
!
TONIO
ete
MARIEmaʁi
à part
CHŒUR
Plusply
d
aveniravniʁ
!
plusply
d
espéranceɛspeʁɑ̃s
!
Monmɔ̃
bonheurbɔnœʁ
n
a
durédyʁe
quky
unœ̃
jourʒuʁ
!
Que
fairefɛʁ
,
hélasʼelas
!
de
l
existenceɛgzistɑ̃s
,
Quandkɑ̃
onɔ̃
perdpɛʁ
sonsɔ̃
uniqueynik
amouramuʁ
!
SCÈNE XIII
Les Mêmes, LA MARQUISE, sortant de ta chaumière.
à Marie
LA MARQUISE
Suis-moi
!
suis-moi
quittonskitɔ̃
ces
lieuxljø
!
aux soldats
MARIE
Mesme
chersʃɛʁ
amisami
,
recevezʁə.sə.vwaʁ
mesme
adieuxa.djø
!
Tata
mainmɛ̃
,
Pierrepjɛʁ
!…
Jacquesʒak
,
lala
tiennetjɛn
!
Ete
toitwa
,
monmɔ̃
vieuxvjø
Thomastɔma
!
Ete
toitwa
,
monmɔ̃
bravebʁav
Etiennee.tjɛn
Quiki
touttu
enfantɑ̃fɑ̃
,
me
portaispɔʁtɛ
dansdɑ̃
teste
brasbʁa
Embrasse-moi
,
Sulpice
!
avec indignation
LA MARQUISE
Aha
!
quellekɛl
horreurɔʁœʁ
,
mama
niècenjɛs
!
MARIE
Ilsil
ontɔ̃
prispʁi
soinswɛ̃
de
mama
jeunesseʒœnɛs
De
ces
bravesbʁav
jeʒə
suissɥi
l
enfantɑ̃fɑ̃
!
CHŒUR
C
estɛst
lala
fillefij
dudy
régimentʁeʒimɑ̃
!
aux soldats
SULPICE
Allonsalɔ̃
,
enfantsɑ̃fɑ̃
,
assezase
de
larmeslaʁm
!…
Pourpuʁ
votrevɔtʁ
fillefij
portezpɔʁte
armesaʁm
!
Ete
puispɥi
,
enɑ̃
routeʁut
,
à
lala
grâcegʁas
de
Dieudjø
!
entraînée par la Marquise
MARIE
Adieuadjø
!
adieuadjø
!
adieuadjø
!
adieuadjø
!
CHŒUR
Adieuadjø
!
adieuadjø
!
TONIO
Adieuadjø
,
chèreʃɛʁ
Mariemaʁi
!…
adieuadjø
!
Les tambours battent aux champs. — Les soldats présentent les armes à Marie, commandés par Sulpice qui s’ essuie les yeux.— Marie, au fond du théâtre, leur fait un signe d’ adieu, en pleurant, tandis que Tonio, sur le devant de la scène, rejette sa cocarde et la foule aux pieds avec désespoir. — Tableau.
ACTE DEUXIÈME
Le théâtre représente un salon ouvrant, par trois portes au fond, sur une vaste galerie donnant sur le parc. Portes latérales. A droite, un clavecin. A gauche, une fenêtre et un balcon.
SCÈNE PREMIÈRE
LA MARQUISE, LA DUCHESSE DE CRAKENTORP, elles sont assises ; à gauche, UN NOTAIRE, devant une table, lisant un contrat de mariage.
lisant
LE NOTAIRE
«
Madamemadam
lala
duchessedyʃɛs
de
Crakentorp
cèdesɛd
ete
abandonneabɑ̃dɔn
auo
ducdyk
Scipionsipjɔ̃
de
Crakentorp
,
sonsɔ̃
neveunəvø
,
sonsɔ̃
fieffjɛf
ete
sasa
baronnie
rapportantʁapɔʁtɑ̃
dixdis
millemil
florinsflɔʁɛ̃
de
renteʁɑ̃t
.
»
LA DUCHESSE
Très-bien
!
au Notaire
LA MARQUISE
Écrivezekʁive
que
,
de
monmɔ̃
côtékote
,
j
avantageavɑ̃taʒ
mama
niècenjɛs
de
mama
terretɛʁ
seigneurialesɛɲœʁjal
de
Berkenfield
.
LA DUCHESSE
A
merveillemɛʁvɛj
!…
au Notaire
LA MARQUISE
Nousnu
sommessɔm
d
accordakɔʁ
sursyʁ
lesle
autresotʁ
clauseskloz
faitesfɛt
enɑ̃
sortesɔʁt
,
Monsieurməsjø
le
notairenɔtɛʁ
,
que
le
contratkɔ̃tʁa
de
mariagemaʁjaʒ
soitswa
prêtpʁɛ
à
êtreɛtʁ
signésiɲe
ce
soirswaʁ
Saluant la Duchesse
LA MARQUISE
Jeʒə
ne
veux
paspa
retarderʁətaʁde
l
honneurɔnœʁ
que
madamemadam
lala
duchessedyʃɛs
daignedeɲ
fairefɛʁ
à
mama
famillefamij
LA DUCHESSE
Ajoutezaʒute
que
Sasa
Majestémaʒɛste
le
désiraitdeziʁɛ
ete
que
sasa
volontévɔlɔ̃te
annonçant
UN VALET
Lala
voiturevwatyʁ
de
madamemadam
lala
duchessedyʃɛs
!…
se levant
LA DUCHESSE
A
ce
soirswaʁ
,
madamemadam
lala
marquisemaʁkiz
!…
LA MARQUISE
A
ce
soirswaʁ
,
madamemadam
lala
duchessedyʃɛs
!…
arrêtant la Marquise qui la reconduit
LA DUCHESSE
Jeʒə
ne
souffriraisufʁiʁɛ
paspa
,
madamemadam
lala
marquisemaʁkiz
insistant
LA MARQUISE
Permettezpɛʁmɛte
,
madamemadam
lala
duchessedyʃɛs
!…
lui faisant la révérence
LA DUCHESSE
Madamemadam
lala
marquisemaʁkiz
!…
de même
LA MARQUISE
Madamemadam
lala
duchessedyʃɛs
!…
Elle sort, suivie du Notaire.
SCÈNE II
LA MARQUISE, puis SULPICE
seule
LA MARQUISE
Enfinɑ̃fɛ̃
,
lala
voilàvwala
mariéemaʁje
!…
mariéemaʁje
à
l
unœ̃
desde
plusply
grandsgʁɑ̃
seigneurssɛɲœʁ
de
l
Allemagnealmaɲ
!…
Centsɑ̃
cinquantesɛ̃kɑ̃t
quartierskaʁtje
le
noblessenɔblɛs
!…
Sisi
Mariemaʁi
n
estɛst
paspa
assezase
heureuseœʁøz
avecavɛk
çasa
!…
à la cantonade
SULPICE
C
estɛst
bienbjɛ̃
,
pleurardplœʁaʁ
!…
onɔ̃
y
vava
.
LA MARQUISE
C
estɛst
vousvu
,
Sulpice
!…
SULPICE
Ouiwi
,
madamemadam
lala
marquisemaʁkiz
votrevɔtʁ
vieilvjɛj
intendantɛ̃tɑ̃dɑ̃
m
a
ditdi
que
vousvu
me
demandiezdəmɑ̃dje
.
s’ asseyant à gauche
LA MARQUISE
Approchez-vous
approchez-vous
jeʒə
vousvu
le
permetspɛʁmɛ
.
à part
SULPICE
Cettesɛt
vieillevjɛj
femme-là
m
intimideɛ̃timid
commekɔm
uneyn
premièrepʁəmjɛʁ
bataillebataj
!…
LA MARQUISE
Vousvu
êtesɛt
unœ̃
bravebʁav
hommeɔm
,
unœ̃
bonbɔ̃
soldatsɔlda
,
Sulpice
SULPICE
Jeʒə
croiskʁwa
!
morbleumɔʁblø
!…
Se reprenant
SULPICE
Vousvu
êtesɛt
bienbjɛ̃
honnêteɔnɛt
,
madamemadam
lala
marquisemaʁkiz
!…
LA MARQUISE
Depuisdəpɥi
troistʁwa
moismwa
bientôtbjɛ̃to
que
vousvu
fûtesfyt
blesséblese
dansdɑ̃
l
unœ̃
de
vosvo
affreuxafʁø
combatskɔ̃ba
,
ete
quky
à
lala
prièrepʁijɛʁ
de
Mariemaʁi
,
j
obtinsɔptɛ̃
quky
onɔ̃
vousvu
transportâttʁɑ̃spɔʁta
dansdɑ̃
monmɔ̃
châteauʃato
,
jeʒə
n
aiɛ
euy
quky
à
me
louerlwe
de
vousvu
!
SULPICE
Ete
moimwa
pareillementpaʁɛjmɑ̃
,
madamemadam
lala
marquisemaʁkiz
!…
LA MARQUISE
Mariemaʁi
vousvu
écouteekut
vousvu
avezave
sasa
confiancekɔ̃fjɑ̃s
vousvu
m
avezave
aidéɛde
à
lala
rendreʁɑ̃dʁ
plusply
dociledɔsil
Grâcegʁas
à
mesme
soinsswɛ̃
,
sesse
maîtresmɛtʁ
ontɔ̃
euy
quelquekɛlkə
empireɑ̃piʁ
sursyʁ
elleɛl
sonsɔ̃
tontɔ̃
ete
sesse
manièresmanjɛʁ
soldatesquessɔldatɛsk
ontɔ̃
presquepʁɛsk
entièrementɑ̃tjɛʁmɑ̃
disparudispaʁy
à part
SULPICE
Mercimɛʁsi
,
l
ancienneɑ̃sjɛn
!…
LA MARQUISE
Ete
j
aiɛ
pupy
luilɥi
choisirʃwaziʁ
pourpuʁ
épouxepu
l
unœ̃
desde
plusply
illustresilystʁ
seigneurssɛɲœʁ
de
lala
Bavièrebavjɛʁ
,
le
ducdyk
de
Crakentorp
.
Elle se lève.
SULPICE
Voilàvwala
unœ̃
fameuxfamø
nomnɔ̃
!…
LA MARQUISE
Ilil
y
avaitavɛ
bienbjɛ̃
quelqueskɛlkə
difficultésdifikylte
Lala
vieillevjɛj
duchessedyʃɛs
voulaitvulɛ
retarderʁətaʁde
encoreɑ̃kɔʁ
,
soussu
prétextepʁetɛkst
de
l
absenceapsɑ̃s
de
sonsɔ̃
neveunəvø
mais
j
aiɛ
fait
passerpase
outreutʁ
ete
touttu
estɛst
convenukɔ̃vny
!
SULPICE
Ete
Mariemaʁi
mademoisellemadmwazɛl
Mariemaʁi
?
LA MARQUISE
Elleɛl
a
consentikɔ̃sɑ̃ti
mais
paspa
avecavɛk
cetsɛt
empressementɑ̃pʁɛsmɑ̃
que
j
auraisɔʁɛ
désirédeziʁe
Aussiosi
,
jeʒə
comptekɔ̃t
sursyʁ
vousvu
pourpuʁ
luilɥi
donnerdɔne
dudy
couragekuʁaʒ
Nousnu
signonssiɲɔ̃
ce
soirswaʁ
mêmemɛm
,
iciisi
,
le
contratkɔ̃tʁa
quky
onɔ̃
enverraɑ̃vəʁa
auo
ducdyk
,
à
lala
Courkuʁ
.
SULPICE
C
estɛst
çasa
unœ̃
mariagemaʁjaʒ
auo
paspa
de
chargeʃaʁʒ
!
LA MARQUISE
Mais
ce
n
estɛst
paspa
touttu
!
Lesle
bonnesbɔn
âmesam
dudy
payspei
,
jalousesʒaluz
de
cettesɛt
unionynjɔ̃
,
aprèsapʁɛ
avoiravwaʁ
touttu
fait
pourpuʁ
enɑ̃
détournerdetuʁne
lala
duchessedyʃɛs
,
ontɔ̃
prétendupʁetɑ̃dy
que
Mariemaʁi
étaitetɛ
gauchegoʃ
ete
malmal
élevéeeləve
Ete
jugezʒyʒe
sisi
l
onɔ̃
se
doutaitdutɛ
de
ce
quky
elleɛl
a
étéete
!…
riant
SULPICE
Vivandièrevi.vɑ̃.djɛʁ
,
uneyn
futurefy.tyʁ
duchessedyʃɛs
!…
LA MARQUISE
Silencesilɑ̃s
!
auo
nomnɔ̃
dudy
cielsjɛl
!…
Aussiosi
,
jeʒə
veux
lesle
confondrekɔ̃fɔ̃dʁ
enɑ̃
leurlœʁ
montrantmɔ̃tʁɑ̃
sesse
grâcesgʁas
,
sesse
talentstalɑ̃
Jeʒə
veux
que
lala
voixvwa
charmanteʃaʁmɑ̃t
de
Mariemaʁi
lesle
ravisseʁavis
,
lesle
transportetʁɑ̃spɔʁt
ete
que
sonsɔ̃
futurfytyʁ
lui-mêmelɥimɛm
Silencesilɑ̃s
!
lala
voicivwasi
!…
à part, la voyant entrer
SULPICE
Pauvrepovʁ
fillefij
!…
commekɔm
elleɛl
a
l
airɛʁ
gai
pourpuʁ
unœ̃
jourʒuʁ
de
nocesnɔs
!…
SCÈNE III
Les Mêmes, MARIE
à Marie
LA MARQUISE
Allonsalɔ̃
,
approchezapʁɔʃe
approchezapʁɔʃe
,
monmɔ̃
enfantɑ̃fɑ̃
!
Elle l’ embrasse.
tendant la main à Sulpice
MARIE
Bonjourbɔ̃ʒuʁ
,
Sulpice
!…
LA MARQUISE
Elleɛl
estɛst
charmanteʃaʁmɑ̃t
!…
Que
de
grâcegʁas
!…
de
modestiemɔdɛsti
!…
Quiki
se
douteraitdutəʁɛ
jamaisʒamɛ
quky
ilil
y
a
unœ̃
anɑ̃
,
cettesɛt
enfant-là
J
espèreɛspɛʁ
,
mama
niècenjɛs
,
quky
aujourd
huiɥi
vousvu
allezale
fairefɛʁ
honneurɔnœʁ
à
nosno
leçonsləsɔ̃
,
enɑ̃
présencepʁezɑ̃s
de
toustu
lesle
noblesnɔbl
dudy
voisinagevwazinaʒ
,
que
j
attendsatɑ̃
pourpuʁ
lala
signaturesiɲatyʁ
de
votrevɔtʁ
contratkɔ̃tʁa
.
MARIE
Moimwa
,
mama
tantetɑ̃t
!…
LA MARQUISE
Sanssɑ̃
doutedut
!…
vousvu
chantezʃɑ̃te
déjàdeʒa
fortfɔʁ
bienbjɛ̃
lala
romanceʁɔmɑ̃s
,
surtoutsyʁtu
!
bas à Sulpice
MARIE
J
aimaisɛmɛ
mieuxmjø
nosno
anciennesɑ̃sjɛn
chansonsʃɑ̃sɔ̃
!
de même
SULPICE
Ete
moimwa
,
doncdɔ̃k
!…
LA MARQUISE
Nousnu
allonsalɔ̃
essayereseje
cettesɛt
romanceʁɔmɑ̃s
nouvellenuvɛl
,
d
unœ̃
nomménɔme
Garatɡa.ʁa
,
unœ̃
petitpəti
chanteurʃɑ̃tœʁ
françaisfʁɑ̃sɛ
.
SULPICE
Unœ̃
Françaisfʁɑ̃sɛ
!…
Crédié
!
l
airɛʁ
doitdwa
êtreɛtʁ
bellebɛl
!
LA MARQUISE
Sujetsyʒɛ
ravissantʁavisɑ̃
!
ete
d
unœ̃
neufnœf
!…
lesle
amoursamuʁ
de
Cypris
.
de lui-même
SULPICE
Cypris
!…
connaiskɔnɛ
paspa
!
se mettant au clavecin, à droite
LA MARQUISE
M
y
voicivwasi
commençonskɔmɑ̃sɔ̃
!
tristement, à part
MARIE
Chantonsʃɑ̃tɔ̃
!…
s’ asseyant à gauche
SULPICE
Ete
nousnu
,
écoutonsekutɔ̃
!
Trio
MARIE
«
Le
jourʒuʁ
naissaitnɛtʁ
dansdɑ̃
le
bocagebɔkaʒ
,
»
Ete
Cypris
,
descendantdesɑ̃dɑ̃
desde
cieuxsjø
.
»
Venaitvənɛ
,
chercherʃɛʁʃe
soussu
le
feuillagefœjaʒ
»
L
objetɔbʒɛ
sisi
tendretɑ̃dʁ
de
sesse
feux
!
»
bas à Marie
SULPICE
Nosno
chantsʃɑ̃
étaientetɛ
moinsmwɛ̃
langoureuxlɑ̃guʁø
!
Chantant à mi voix.
SULPICE
Rantanplan
!
de même, sur l’ accompagnement de la Marquise
MARIE
Rantanplan
!
C
estɛst
le
refrainʁəfʁɛ̃
dudy
régimentʁeʒimɑ̃
!…
l’ interrompant
LA MARQUISE
Ete
mais
!
quky
entends-je
doncdɔ̃k
?…
avec embarras
MARIE
Pardonpaʁdɔ̃
!
pardonpaʁdɔ̃
!…
c
étaitetɛ
uneyn
distractiondistʁaksjɔ̃
!
Continuant le chant
MARIE
»
Cetsɛt
amantamɑ̃
,
à
quiki
Vénusvenys
mêmemɛm
»
De
lala
valeurvalœʁ
donnaitdɔnɛ
le
prixpʁi
»
Le
plusply
aimableɛmabl
LA MARQUISE
Allezale
doncdɔ̃k
!
MARIE
»
Le
plusply
aimableɛmabl
dudy
payspei
»
Ete
de
lala
beautébote
de
lala
beautébote
»
allant lui souffler la ronde
SULPICE
»
Ete
de
lala
beautébote
de
lala
beautébote
»
Bienbjɛ̃
suprêmesypʁɛm
!
répétant avec distraction
MARIE
Bienbjɛ̃
suprêmesypʁɛm
!
Le
voilàvwala
,
morbleumɔʁblø
!
Ilil
estɛst
la
,
corbleukɔʁ.blø
!
avec force
SULPICE
C
estɛst
le
Vingt-et-unièmevɛ̃.te.y.njɛm
!
avec indignation
LA MARQUISE
Que
dites-vous
!
quoikwa
?
l
amantamɑ̃
de
Cypris
continuant
SULPICE
L
effroiefʁwa
desde
amantsamɑ̃
,
desde
marismaʁi
,
Ete
de
lala
beautébote
bienbjɛ̃
suprêmesypʁɛm
!
Le
voilàvwala
,
morbleumɔʁblø
!
Ilil
estɛst
la
,
corbleukɔʁ.blø
!
C
estɛst
le
Vingt-et-unièmevɛ̃.te.y.njɛm
.
Ensemble
entre eux
LA MARQUISE
Aha
!
quellekɛl
horreurɔʁœʁ
!
Est-ilɛ.t‿il
possiblepɔsibl
De
mêlermele
unœ̃
airɛʁ
sisi
touchanttuʃɑ̃
,
Uneyn
romanceʁɔmɑ̃s
sisi
sensiblesɑ̃sibl
,
Avecavɛk
unœ̃
chantʃɑ̃
de
régimentʁeʒimɑ̃
!
MARIEmaʁi
ete
SULPICE
à part
LA MARQUISE
Hélasʼelas
!
hélasʼelas
!
votrevɔtʁ
airɛʁ
sensiblesɑ̃sibl
Ne
vautvo
paspa
nosno
refrainsʁəfʁɛ̃
vraimentvʁɛmɑ̃
;
Ete
jeʒə
senssɑ̃s
quky
ilil
m
estɛst
impossibleɛ̃pɔsibl
De
lesle
oublierublije
maintenantmɛ̃tnɑ̃
.
à Marie, en retournant au clavecin
LA MARQUISE
Continuonskɔ̃tinɥɔ̃
!
MARIE
Jeʒə
le
veux
bienbjɛ̃
!
Bas, à Sulpice
MARIE
Mais
,
hélasʼelas
!
jeʒə
n
y
comprendskɔ̃pʁɑ̃
rienʁjɛ̃
!
«
Enɑ̃
voyantvwajɑ̃
Cypris
aussiosi
bellebɛl
,
»
Bientôtbjɛ̃to
lesle
échoseko
d
alentouralɑ̃tuʁ
la soufflant
LA MARQUISE
»
De
lala
jalouseʒaluz
Philomèle
MARIE
»
De
lala
jalouseʒaluz
Philomèle
de même
LA MARQUISE
»
Redirentʁədiʁ
lesle
soupirssupiʁ
d
amouramuʁ
!
MARIE
»
Redirentʁədiʁ
lesle
soupirssupiʁ
d
amouramuʁ
!
bas à Marie
SULPICE
A
toustu
lesle
soupirssupiʁ
de
lala
bellebɛl
,
Moimwa
,
jeʒə
préfèrepʁefɛʁ
le
tambourtɑ̃buʁ
.
LA MARQUISE
Mama
niècenjɛs
,
soupironssupiʁɔ̃
commekɔm
elleɛl
!
Tra
lala
,
lala
,
lala
.
répétant
MARIE
Tra
lala
,
lala
,
lala
.
Lala
,
lala
,
lala
,
lala
,
lala
.
LA MARQUISE
Nonnɔ̃
,
ce
n
estɛst
paspa
celasəla
Lala
,
lala
,
lala
,
lala
.
variant
MARIE
Lala
,
lala
,
lala
,
lala
.
Lala
,
lala
,
lala
,
lala
,
lala
.
LA MARQUISE
C
estɛst
troptʁo
brillantbʁijɑ̃
,
celasəla
SULPICE
Tra
lala
,
lala
,
lala
,
lala
,
lala
Mais
c
estɛst
charmantʃaʁmɑ̃
celasəla
MARIE
Tra
lala
,
lala
,
lala
,
lala
,
lala
.
LA MARQUISE
Plusply
fortfɔʁ
!
MARIE
Plusply
fortfɔʁ
!
Lala
,
lala
,
lala
,
lala
.
LA MARQUISE
Plusply
douxdu
!
MARIE
Plusply
douxdu
!
Lala
,
lala
,
lala
,
lala
.
LA MARQUISE
C
estɛst
bienbjɛ̃
!
MARIE
C
estɛst
bienbjɛ̃
!
Lala
,
lala
,
lala
,
lala
LA MARQUISE
C
estɛst
malmal
!…
avec humeur
MARIE
C
estɛst
malmal
!…
Oho
!
mama
foifwa
,
j
y
renonceʁənɔ̃s
Auo
moinsmwɛ̃
auo
régimentʁeʒimɑ̃
Le
chantʃɑ̃
allaitalɛ
touttu
seulsœl
.
LA MARQUISE
Le
chantʃɑ̃
allaitalɛ
touttu
seulsœl
.
O
cielsjɛl
!
quellekɛl
réponseʁepɔ̃s
!
MARIE
Enɑ̃
avantavɑ̃
!
enɑ̃
avantavɑ̃
!
Rantanplan
!
planplɑ̃
,
planplɑ̃
.
C
estɛst
le
refrainʁəfʁɛ̃
dudy
régimentʁeʒimɑ̃
.
SULPICE
ete
MARIEmaʁi
Enɑ̃
avantavɑ̃
!
enɑ̃
avantavɑ̃
!
Rantanplan
!
planplɑ̃
,
planplɑ̃
!
C
estɛst
le
refrainʁəfʁɛ̃
dudy
régimentʁeʒimɑ̃
!
se bouchant les oreilles, avec dépit
LA MARQUISE
Aha
!
quellekɛl
horreurɔʁœʁ
!
Est-ilɛ.t‿il
possiblepɔsibl
De
mêlermele
unœ̃
airɛʁ
sisi
touchanttuʃɑ̃
,
Uneyn
romanceʁɔmɑ̃s
sisi
sensiblesɑ̃sibl
,
Avecavɛk
unœ̃
chantʃɑ̃
de
régimentʁeʒimɑ̃
!
à Marie
LA MARQUISE
Enɑ̃
véritéveʁite
,
mama
niècenjɛs
,
jeʒə
ne
vousvu
comprendskɔ̃pʁɑ̃
paspa
voilàvwala
vosvo
anciennesɑ̃sjɛn
habitudesabityd
,
vosvo
chantsʃɑ̃
de
régimentʁeʒimɑ̃
quiki
reviennentʁəvjɛ̃n
encoreɑ̃kɔʁ
Celasəla
me
met
lesle
nerfsnɛʁ
dansdɑ̃
unœ̃
étateta
Aussiosi
,
Sulpice
c
estɛst
votrevɔtʁ
fautefot
vousvu
l
encouragezɑ̃kuʁaʒe
!
faisant des signes à Marie
SULPICE
Le
fait
estɛst
que
c
estɛst
unœ̃
peu
unœ̃
peu
jovialʒɔvjal
.
bas à Sulpice
MARIE
Commentkɔmɑ̃
!
ete
toitwa
aussiosi
!…
LA MARQUISE
Auo
nomnɔ̃
dudy
cielsjɛl
,
Mariemaʁi
,
ne
soyezswaje
paspa
ainsiɛ̃si
devantdəvɑ̃
votrevɔtʁ
nouvellenuvɛl
famillefamij
!
Vousvu
me
l
avezave
promispʁɔmi
à
moimwa
,
votrevɔtʁ
bonnebɔn
tantetɑ̃t
quiki
vousvu
aimeɛm
tanttɑ̃
Ilil
y
auraitɔʁɛ
de
quoikwa
rompreʁɔ̃pʁ
à
jamaisʒamɛ
votrevɔtʁ
illustreilystʁ
mariagemaʁjaʒ
!…
SULPICE
Certainementsɛʁtɛnmɑ̃
!
c
estɛst
troptʁo
gaillardgajaʁ
pourpuʁ
lala
circonstancesiʁkɔ̃stɑ̃s
!
LA MARQUISE
Aujourd
huiɥi
,
surtoutsyʁtu
,
que
jeʒə
réunisʁeyni
lesle
plusply
noblesnɔbl
têtestɛt
dudy
payspei
desde
têtestɛt
égalesegal
à
lala
miennemjɛn
!
SULPICE
Cré
coquinkɔkɛ̃
!
quelskɛl
chefsʃɛf
de
filefil
!
Un domestique paraît à droite.
LA MARQUISE
Suivezsɥive
mesme
conseilskɔ̃sɛj
,
jeʒə
vousvu
enɑ̃
priepʁi
Jeʒə
suissɥi
obligéeɔbliʒe
de
vousvu
quitterkite
pourpuʁ
fairefɛʁ
encoreɑ̃kɔʁ
quelqueskɛlkə
invitationsɛ̃vitasjɔ̃
dansdɑ̃
lesle
environsɑ̃viʁɔ̃
Soyezswaje
raisonnableʁɛzɔnabl
,
monmɔ̃
enfantɑ̃fɑ̃
.
Allonsalɔ̃
!
embrassez-moi
tenez-voustə.niʁ
droitedʁwat
levezləve
lala
têtetɛt
la
!…
commekɔm
çasa
!…
A
lala
bonnebɔn
heureœʁ
!…
Quellekɛl
jolieʒɔ.li
duchessedyʃɛs
celasəla
ferafɛʁa
!
Embrassez-moi
encoreɑ̃kɔʁ
Sulpice
!
jeʒə
vousvu
lala
confiekɔ̃fi
jusqu
à
monmɔ̃
retourʁətuʁ
!
SULPICE
Suffitsy.fi
,
madamemadam
lala
marquisemaʁkiz
,
onɔ̃
ferafɛʁa
sasa
factionfaksjɔ̃
enɑ̃
consciencekɔ̃sjɑ̃s
!
se retournant au moment de sortir
LA MARQUISE
Elleɛl
estɛst
charmanteʃaʁmɑ̃t
!
Elle sort par le fond.
SCÈNE IV
MARIE, SULPICE
à part
MARIE
Tenez-voustə.niʁ
droitedʁwat
!…
levezləve
lala
têtetɛt
!…
quelkɛl
ennuiɑ̃nɥi
!
quelkɛl
supplicesyplis
!
SULPICE
Parpaʁ
filefil
à
gauchegoʃ
lala
voilàvwala
partiepaʁti
!…
viensvjɛ̃
m
embrasserɑ̃bʁase
!
avec effusion
MARIE
A
lala
bonnebɔn
heureœʁ
,
doncdɔ̃k
!…
jeʒə
te
retrouveʁətʁuv
!…
te
voilàvwala
commekɔm
autrefoisotʁəfwa
!
SULPICE
Est-ce
que
jeʒə
peux
t
aimerɛme
devantdəvɑ̃
lala
vieillevjɛj
elleɛl
me
tienttjɛ̃
enɑ̃
respectʁɛspɛ
avecavɛk
sesse
grandsgʁɑ̃
airsɛʁ
ete
puispɥi
,
sesse
falbalasfalbala
,
sesse
panachespanaʃ
rienʁjɛ̃
ne
m
imposeɛ̃poz
commekɔm
lesle
panachespanaʃ
!
MARIE
Mais
,
moimwa
est-ce
que
jeʒə
ne
suissɥi
paspa
toujourstuʒuʁ
lala
mêmemɛm
pourpuʁ
toitwa
tata
fillefij
lala
fillefij
dudy
régimentʁeʒimɑ̃
?…
SULPICE
Motusmɔtys
sursyʁ
cetsɛt
articleaʁtikl
,
monmɔ̃
enfantɑ̃fɑ̃
te
voilàvwala
grandegʁɑ̃d
damedam
parpaʁ
lala
grâcegʁas
de
Dieudjø
ete
desde
Pirchefeld
tuty
asa
unœ̃
rangʁɑ̃
,
unœ̃
nomnɔ̃
commekɔm
ditdi
l
ancienneɑ̃sjɛn
fautfo
y
fairefɛʁ
honneurɔnœʁ
.
MARIE
Aha
!
monmɔ̃
pauvrepovʁ
Sulpice
,
que
jeʒə
suissɥi
malheureusemalœʁøz
!
SULPICE
Malheureusemalœʁøz
!…
toitwa
,
quiki
vasva
devenirdəvniʁ
duchessedyʃɛs
,
princessepʁɛ̃sɛs
que
sais-je
?
MARIE
Oho
!
ce
mariagemaʁjaʒ
,
Sulpice
ilil
n
estɛst
paspa
encoreɑ̃kɔʁ
fait
SULPICE
Nonnɔ̃
mais
ilil
vava
se
fairefɛʁ
ete
puispɥi
,
sisi
c
estɛst
unœ̃
bravebʁav
hommeɔm
,
tontɔ̃
prétendupʁetɑ̃dy
tuty
l
aimerasɛməʁa
.
MARIE
Jeʒə
ne
croiskʁwa
paspa
SULPICE
Sisi
fait
çasa
viendravjɛ̃dʁa
çasa
vientvjɛ̃
toujourstuʒuʁ
.
MARIE
C
estɛst
que
c
estɛst
venuvəny
pourpuʁ
unœ̃
autreotʁ
!
SULPICE
Nousnu
y
voilàvwala
!
MARIE
Ce
pauvrepovʁ
Tonio
ce
jeuneʒœn
Tyrolientiʁɔljɛ̃
quiki
s
estɛst
engagéɑ̃gaʒe
pourpuʁ
moimwa
SULPICE
Allonsalɔ̃
doncdɔ̃k
!…
est-ce
quky
ilil
pensepɑ̃s
encoreɑ̃kɔʁ
à
toitwa
depuisdəpɥi
quky
ilil
estɛst
desde
nôtresnotʁ
surtoutsyʁtu
ces
soldatssɔlda
,
çasa
mènemɛn
le
sentimentsɑ̃timɑ̃
tambourtɑ̃buʁ
battantbatɑ̃
!…
jeʒə
sais
çasa
parpaʁ
expérienceɛkspeʁjɑ̃s
,
moimwa
!…
unœ̃
amouramuʁ
parpaʁ
étapeetap
.
MARIE
Tuty
croiskʁwa
?
j
enɑ̃
aiɛ
peurpœʁ
aussiosi
,
de
désespoirdezɛspwaʁ
,
j
aiɛ
fait
touttu
ce
quky
onɔ̃
a
vouluvuly
j
aiɛ
promispʁɔmi
de
me
mariermaʁje
à
quiki
?…
jeʒə
n
enɑ̃
sais
rienʁjɛ̃
çasa
m
estɛst
égalegal
.
SULPICE
A
unœ̃
ducdyk
,
monmɔ̃
enfantɑ̃fɑ̃
unœ̃
grandgʁɑ̃
seigneursɛɲœʁ
superbesypɛʁb
!
Unœ̃
ducdyk
,
c
estɛst
toujourstuʒuʁ
magnifiquemaɲifik
c
estɛst
de
l
étateta
.
MARIE
Ete
toitwa
,
jeʒə
ne
te
verraivɛʁɛ
plusply
!
SULPICE
Sisi
fait
,
morbleumɔʁblø
!
dès
que
j
auraiɔʁɛ
unœ̃
brasbʁa
ouu
uneyn
jambeʒɑ̃b
de
moinsmwɛ̃
,
jeʒə
reviendraiʁəvjɛ̃dʁɛ
prèspʁɛ
de
toitwa
unœ̃
peu
dépareillédepaʁeje
.
(
Montrantmɔ̃tʁɑ̃
sonsɔ̃
cœurkœʁ
.)
Mais
de
la
,
toujourstuʒuʁ
completkɔ̃plɛ
ete
à
moinsmwɛ̃
que
tontɔ̃
marimaʁi
ne
veuillevœj
paspa
de
moimwa
!
MARIE
Oho
!
quantkɑ̃
à
çasa
soisswa
tranquilletʁɑ̃kil
,
jeʒə
te
feraifɛʁɛ
mettremɛtʁ
dansdɑ̃
le
contratkɔ̃tʁa
de
mariagemaʁjaʒ
.
SULPICE
C
estɛst
çasa
avecavɛk
lesle
chargesʃaʁʒ
.
SCÈNE V
Les Mêmes, HORTENSIUS
HORTENSIUS
Ditesdit
doncdɔ̃k
,
grenadiergʁənadje
!
SULPICE
Heinʼɛ̃
?
voilàvwala
ce
vieuxvjø
hibouʼibu
d
intendantɛ̃tɑ̃dɑ̃
!…
Quky
est-ce
quky
ilil
y
a
?
HORTENSIUS
Ilil
y
a
,
grenadiergʁənadje
,
quky
onɔ̃
vousvu
demandedəmɑ̃d
.
SULPICE
Quiki
çasa
madamemadam
lala
marquisemaʁkiz
?
HORTENSIUS
Ehe
nonnɔ̃
,
grenadiergʁənadje
!
puisqu
elleɛl
estɛst
partiepaʁti
!
C
estɛst
unœ̃
hommeɔm
quiki
unœ̃
hommeɔm
que
avec ironie
SULPICE
Unœ̃
hommeɔm
quiki
unœ̃
hommeɔm
que
HORTENSIUS
Enfinɑ̃fɛ̃
,
allez-ya.le.z‿i
voirvwaʁ
.
SULPICE
C
estɛst
bienbjɛ̃
onɔ̃
y
vava
!
c
estɛst
étonnantetɔnɑ̃
commekɔm
ilil
estɛst
aimableɛmabl
.
(
A
Mariemaʁi
.)
Allonsalɔ̃
,
fermefɛʁm
!
puisquepɥiskə
lala
vieillevjɛj
le
veut
c
estɛst
pourpuʁ
tontɔ̃
bienbjɛ̃
elleɛl
t
aimeɛm
tanttɑ̃
voyonsvwajɔ̃
unœ̃
peu
de
couragekuʁaʒ
.
tristement
MARIE
J
enɑ̃
auraiɔʁɛ
jeʒə
te
le
prometspʁɔmɛ
.
bas à Sulpice
HORTENSIUS
C
estɛst
unœ̃
soldatsɔlda
avecavɛk
uneyn
épauletteepolɛt
enɑ̃
orɔʁ
.
s’ arrêtant
SULPICE
Aha
bahba
!
se retournant
MARIE
Heinʼɛ̃
?
quky
est-ce
que
c
estɛst
?
balbutiant
SULPICE
Rienʁjɛ̃
!…
rienʁjɛ̃
.
C
estɛst
unœ̃
hommeɔm
quiki
unœ̃
hommeɔm
que
A part
SULPICE
Millemil
z
yeux
!
çasa
m
a
coupékupe
lala
respirationʁɛspiʁasjɔ̃
.
Haut à Marie
SULPICE
Attends-moi
,
monmɔ̃
enfantɑ̃fɑ̃
.
Il sort.
à part
HORTENSIUS
Ouiwi
unœ̃
soldatsɔlda
deux
soldatssɔlda
ete
puispɥi
l
autreotʁ
c
estɛst
uneyn
casernekazɛʁn
que
ce
châteauʃato
!
Il sort.
SCÈNE VI
MARIE seule
MARIE
C
enɑ̃
estɛst
doncdɔ̃k
fait
ete
monmɔ̃
sortsɔʁ
vava
changerʃɑ̃ʒe
,
Ete
personnepɛʁsɔn
enɑ̃
ces
lieuxljø
ne
vientvjɛ̃
me
protégerpʁɔteʒe
!…
CAVATINE
Parpaʁ
le
rangʁɑ̃
ete
parpaʁ
l
opulenceɔpylɑ̃s
,
Enɑ̃
vainvɛ̃
l
onɔ̃
a
crukʁy
m
éblouirebluiʁ
;
Ilil
me
fautfo
tairetɛʁ
mama
souffrancesufʁɑ̃s
Ete
ne
vivrevivʁ
quky
enɑ̃
souvenirsuvniʁ
!…
Soussu
lesle
bijouxbi.ʒu
ete
lala
dentelledɑ̃tɛl
,
Cachonskaʃɔ̃
desde
chagrinsʃagʁɛ̃
superflussypɛʁfly
A
quoikwa
doncdɔ̃k
me
sertsɛʁ
d
êtreɛtʁ
bellebɛl
,
Puisquepɥiskə
hélasʼelas
!
ilil
ne
m
aimeɛm
plusply
!
O
vousvu
à
quiki
jeʒə
fusfy
ravieʁavi
,
Agitato.
CAVATINE
Dontdɔ̃
j
aiɛ
partagépaʁtaʒe
le
destindɛstɛ̃
Jeʒə
donneraisdɔnəʁɛ
toutetut
mama
vievi
Pourpuʁ
pouvoirpuvwaʁ
vousvu
serrersɛʁe
lala
mainmɛ̃
!
Pour ce contrat fatal tout prend un air de fête…
CAVATINE
Jeʒə
vais
signersiɲe
,
hélasʼelas
!
monmɔ̃
malheurmalœʁ
quiki
s
apprêteapʁet
!
Elle va pour sortir, s’ arrête tout à coup, en entendant au loin une marche militaire ; elle écoute attentivement et dit avec joie.
CAVATINE
Mais
quky
entends-je
auo
lointainlwɛ̃tɛ̃
?…
cielsjɛl
!
ne
rêvé-je
paspa
?
Cettesɛt
marchemaʁʃ
guerrièregɛʁjɛʁ
aha
!
voilàvwala
bienbjɛ̃
leurslœʁ
paspa
.
Elle court à la fenêtre, l’ ouvre et agite son mouchoir.
CAVATINE
O
transporttʁɑ̃spɔʁ
!
doucedus
ivresseivʁɛs
!
Mesme
amisami
,
enɑ̃
ces
lieuxljø
!
Souvenirssuvniʁ
de
tendressetɑ̃dʁɛs
,
Revenezʁəvəne
avecavɛk
euxø
!
Salutsaly
à
lala
Francefʁɑ̃s
!
Cabaletta
CAVATINE
A
mesme
beauxbo
joursʒuʁ
!
A
l
espéranceɛspeʁɑ̃s
!
A
mesme
amoursamuʁ
!
Salutsaly
à
lala
gloireglwaʁ
!
Voilàvwala
pourpuʁ
monmɔ̃
cœurkœʁ
,
Avecavɛk
lala
victoireviktwaʁ
,
L
instantɛ̃stɑ̃
dudy
bonheurbɔnœʁ
!
SCÈNE VII
MARIE, SOLDATS entrant tumultueusement de tous côtés et se groupant autour de Marie.
CHŒUR
C
estɛst
elleɛl
!
c
estɛst
notrenɔtʁ
fillefij
!
Notrenɔtʁ
enfantɑ̃fɑ̃
!
quelkɛl
destindɛstɛ̃
!
Teste
amisami
,
tata
famillefamij
,
Te
retrouventʁətʁuv
enfinɑ̃fɛ̃
!
dans leurs bras
MARIE
Mesme
amisami
!
mesme
amisami
!
votrevɔtʁ
mainmɛ̃
!…
dansdɑ̃
vosvo
brasbʁa
!
De
plaisirpleziʁ
,
de
surprisesyʁpʁiz
,
aha
!
l
onɔ̃
ne
meurtmœʁ
doncdɔ̃k
paspa
!
Salutsaly
à
lala
Francefʁɑ̃s
!
A
mesme
beauxbo
joursʒuʁ
!
A
l
espéranceɛspeʁɑ̃s
!
A
mesme
amoursamuʁ
!
Ensemble
MARIE
Salutsaly
à
lala
gloireglwaʁ
!
Voilàvwala
pourpuʁ
monmɔ̃
cœurkœʁ
,
Avecavɛk
lala
victoireviktwaʁ
,
L
instantɛ̃stɑ̃
dudy
bonheurbɔnœʁ
!
CHŒUR
C
estɛst
elleɛl
!
c
estɛst
notrenɔtʁ
fillefij
!
Notrenɔtʁ
enfantɑ̃fɑ̃
quelkɛl
destindɛstɛ̃
!
Teste
amisami
,
tata
famillefamij
,
Te
retrouventʁətʁuv
enfinɑ̃fɛ̃
!
SCÈNE VIII
Les Mêmes, SULPICE, puis TONIO
SULPICE
Lesle
amisami
lesle
camaradeskamaʁad
iciisi
!…
l’ entourant
TOUS
Sulpice
!
Sulpice
!
avec joie
SULPICE
Lesle
voilàvwala
toustu
!…
toustu
prèspʁɛ
de
nousnu
!…
Jacquesʒak
Thomastɔma
Étienne
paspa
unœ̃
ne
manquemɑ̃k
à
l
appelapɛl
!
cherchant des yeux
MARIE
Paspa
unœ̃
paraissant
TONIO
Nonnɔ̃
,
mam
zelle
nonnɔ̃
paspa
unœ̃
de
ceux
quiki
vousvu
aimentɛm
!…
avec joie
MARIE
Tonio
!…
TONIO
Tonio
quiki
lesle
a
guidésgide
dirigésdiʁiʒe
jusqu
iciisi
!…
MARIE
Tonio
monmɔ̃
Tonio
!…
oho
!
celasəla
fait
unœ̃
bienbjɛ̃
quandkɑ̃
onɔ̃
se
croyaitkʁwajɛ
oubliéeublije
À Sulpice
MARIE
Mais
regardez-le
doncdɔ̃k
ilil
a
uneyn
épauletteepolɛt
!…
TONIO
Damdam
!
quandkɑ̃
onɔ̃
veut
se
fairefɛʁ
tuertɥe
,
onɔ̃
avanceavɑ̃s
!
SULPICE
Jeʒə
le
croiskʁwa
parbleupaʁblø
bienbjɛ̃
!…
salutsaly
,
monmɔ̃
officierɔfisje
!…
ete
ces
pauvrespovʁ
camaradeskamaʁad
quiki
sontsɔ̃
toustu
deboutdəbu
,
bienbjɛ̃
fatiguésfatige
ete
bienbjɛ̃
altérésalteʁe
sanssɑ̃
doutedut
ilil
fautfo
lesle
fairefɛʁ
boirebwaʁ
à
tata
santésɑ̃te
TOUS
Bienbjɛ̃
volontiersvɔlɔ̃tje
!…
à Sulpice
MARIE
Ete
mama
tantetɑ̃t
sisi
elleɛl
revenaitʁəvənɛ
!…
SULPICE
Tuty
asa
raisonʁɛzɔ̃
mais
là-baslaba
,
dansdɑ̃
l
orangerieɔʁɑ̃ʒʁi
auo
boutbu
dudy
parcpaʁk
LES SOLDATS
Holàʼɔla
!
quelqu
unœ̃
!
lala
maisonmɛzɔ̃
!
SCÈNE IX
Les Mêmes, HORTENSIUS
HORTENSIUS
Aha
!
miséricordemizeʁikɔʁd
!…
desde
soldatssɔlda
toujourstuʒuʁ
desde
soldatssɔlda
Aha
çasa
!
mais
ilil
enɑ̃
pleutplø
doncdɔ̃k
desde
soldatssɔlda
!…
quky
est-ce
que
c
estɛst
que
çasa
?…
MARIE
Mesme
amisami
mesme
camaradeskamaʁad
à
quiki
tuty
vasva
donnerdɔne
le
meilleurmɛjœʁ
ete
le
plusply
vieuxvjø
vinvɛ̃
de
mama
tantetɑ̃t
HORTENSIUS
Parpaʁ
exempleɛgzɑ̃pl
!…
à Hortensius
SULPICE
Tuty
asa
entenduɑ̃tɑ̃dy
le
motmo
d
ordreɔʁdʁ
marchemaʁʃ
!…
HORTENSIUS
Commentkɔmɑ̃
,
marchemaʁʃ
!…
quky
est-ce
que
c
estɛst
que
ces
manières-là
?
ce
châteauʃato
estɛst
doncdɔ̃k
auo
pillagepijaʒ
?
Nonnɔ̃
!
jeʒə
ne
marchemaʁʃ
paspa
!
jeʒə
me
révolteʁevɔlt
jeʒə
m
insurrectionne
ete
à
moinsmwɛ̃
quky
onɔ̃
ne
m
enlèveɑ̃lɛv
aux soldats
SULPICE
Ehe
bienbjɛ̃
!
enlevez-le
,
vousvu
autresotʁ
!…
se débattant
HORTENSIUS
C
estɛst
uneyn
horreurɔʁœʁ
!…
uneyn
trahisontʁaizɔ̃
uneyn
attentatatɑ̃ta
de
lèse-intendant
!
Les soldats l’ enlèvent et partent en tumulte.
SCÈNE X
SULPICE, MARIE, TONIO
Ensemble
HORTENSIUS
Toustu
lesle
troistʁwa
réunisʁeyni
,
Quelkɛl
plaisirpleziʁ
,
mesme
amisami
!
Quelkɛl
bonheurbɔnœʁ
,
quellekɛl
ivresseivʁɛs
!
Douxdu
instantsɛ̃stɑ̃
de
tendressetɑ̃dʁɛs
!
SULPICE
Douxdu
souvenirsuvniʁ
!
TONIO
Douxdu
souvenirsuvniʁ
!
Beaubo
tempstɑ̃
de
guerregɛʁ
!
MARIE
Aha
!
loinlwɛ̃
de
nousnu
SULPICE
Aha
!
loinlwɛ̃
de
nousnu
Vousvu
avezave
fuifɥi
!
TONIO
Ilil
reviendraʁəvjɛ̃dʁa
SULPICE
Ilil
reviendraʁəvjɛ̃dʁa
Jeʒə
n
y
croiskʁwa
guèregɛʁ
MARIE
Ce
tempstɑ̃
passépase
mais
le
voicivwasi
Prèspʁɛ
de
toitwa
,
Sulpice
,
ete
prèspʁɛ
de
luilɥi
Ensemble
MARIE
Toustu
lesle
troistʁwa
réunisʁeyni
,
Quelkɛl
plaisirpleziʁ
,
mesme
amisami
,
etc
.
Sulpice passe entre eux.
TONIO
Tuty
parleraspaʁləʁa
pourpuʁ
moimwa
!
MARIE
Tuty
parleraspaʁləʁa
pourpuʁ
moimwa
!
Tuty
parleraspaʁləʁa
pourpuʁ
luilɥi
!
TONIO
Tuty
combleraskɔ̃bləʁa
mesme
vœux
!
MARIE
Tuty
combleraskɔ̃bləʁa
mesme
vœux
!
Tuty
le
doisdwa
,
monmɔ̃
amiami
.
SULPICE
Mais
vousvu
ne
savezsave
paspa
écoutez-moi
MARIEmaʁi
ete
TONIO
Ilil
me
fautfo
tata
promessepʁɔmɛs
,
Puisquepɥiskə
j
aiɛ
sasa
tendressetɑ̃dʁɛs
Ete
puisquepɥiskə
j
aiɛ
sasa
foifwa
!
REPRISE DE L'ENSEMBLE
Toustu
lesle
troistʁwa
réunisʁeyni
,
Quelkɛl
plaisirpleziʁ
,
mesme
amisami
!
Quelkɛl
bonheurbɔnœʁ
,
quellekɛl
ivresseivʁɛs
!
Douxdu
instantsɛ̃stɑ̃
de
tendressetɑ̃dʁɛs
!
Nousnu
voilàvwala
réunisʁeyni
.
SULPICE
Mais
lala
tantetɑ̃t
,
mesme
pauvrespovʁ
enfantsɑ̃fɑ̃
lala
terribletɛʁibl
tantetɑ̃t
j
aiɛ
uneyn
peurpœʁ
affreuseafʁøz
quky
elleɛl
ne
viennevjɛn
A Tonio
SULPICE
Aussiosi
monmɔ̃
bravebʁav
,
dudy
couragekuʁaʒ
ete
enɑ̃
routeʁut
!…
TONIO
Lala
quitterkite
!…
quitterkite
Mariemaʁi
,
maintenantmɛ̃tnɑ̃
!…
Oho
!
jamaisʒamɛ
!
rienʁjɛ̃
ne
peut
plusply
m
enɑ̃
séparersepaʁe
;
jeʒə
lala
demanderaidəmɑ̃dəʁɛ
à
lala
marquisemaʁkiz
elle-mêmeɛlmɛm
,
ete
sisi
l
onɔ̃
me
refuseʁəfyz
,
sisi
l
onɔ̃
me
repousseʁəpus
ehe
bienbjɛ̃
!
jeʒə
parleraipaʁləʁɛ
alorsalɔʁ
ete
l
onɔ̃
verravɛʁa
!…
SULPICE
Ete
quky
est-ce
que
tuty
dirasdiʁa
?
TONIO
Jeʒə
diraidiʁɛ
jeʒə
diraidiʁɛ
ce
que
jeʒə
ne
voudraisvudʁɛ
paspa
dirediʁ
ce
que
m
a
confiékɔ̃fje
monmɔ̃
oncleɔ̃kl
le
bourgmestrebuʁgmɛstʁ
de
Laëstrichk
,
chezʃe
quiki
jeʒə
me
suissɥi
arrêtéaʁete
enɑ̃
venantvənɑ̃
iciisi
jeʒə
luilɥi
aiɛ
touttu
contékɔ̃te
monmɔ̃
amouramuʁ
,
monmɔ̃
chagrinʃagʁɛ̃
de
lala
naissancenɛsɑ̃s
de
Mariemaʁi
Oho
!
le
bravebʁav
hommeɔm
!…
ilil
m
a
révéléʁevele
unœ̃
secretsəkʁɛ
quiki
doitdwa
nousnu
rendreʁɑ̃dʁ
toustu
heureuxœʁø
!…
MARIEmaʁi
ete
SULPICE
Unœ̃
secretsəkʁɛ
!
Sanssɑ̃
doutedut
mais
j
aiɛ
promispʁɔmi
à
monmɔ̃
oncleɔ̃kl
de
le
tairetɛʁ
,
à
moinsmwɛ̃
quky
onɔ̃
ne
me
forcefɔʁs
à
parlerpaʁle
ete
grâcegʁas
à
notrenɔtʁ
bonbɔ̃
Sulpice
nousnu
n
enɑ̃
viendronsvjɛ̃dʁɔ̃
paspa
la
nousnu
attendrironsatɑ̃dʁiʁɔ̃
lala
marquisemaʁkiz
.
SULPICE
Ouiwi
avecavɛk
çasa
que
c
estɛst
facilefasil
uneyn
vieillevjɛj
quiki
n
entendɑ̃tɑ̃
paspa
raisonʁɛzɔ̃
sursyʁ
l
articleaʁtikl
mariagemaʁjaʒ
,
surtoutsyʁtu
!…
MARIE
Quiki
sait
!
elleɛl
m
aimeɛm
tanttɑ̃
ete
sisi
monmɔ̃
bonbɔ̃
Sulpice
voulaitvulɛ
luilɥi
parlerpaʁle
pourpuʁ
nousnu
.
SULPICE
Ehe
bienbjɛ̃
!
jeʒə
risqueʁisk
lala
bombebɔ̃b
!…
jeʒə
me
dévouedevu
mais
à
uneyn
conditionkɔ̃disjɔ̃
TONIO
ete
MARIEmaʁi
Laquellelakɛl
?…
C
estɛst
quky
ilil
vava
s
enɑ̃
allerale
ete
que
lala
douairièredwɛʁjɛʁ
ne
le
verravɛʁa
que
plusply
tardtaʁ
,
aprèsapʁɛ
lala
bataillebataj
sisi
nousnu
lala
gagnonsgaɲɔ̃
Jeʒə
lala
connaiskɔnɛ
,
sisi
elleɛl
vousvu
trouvaittʁuvɛ
ensembleɑ̃sɑ̃bl
,
touttu
seraitsəʁɛ
perdupɛʁdy
!
allant à Marie
TONIO
Ouiwi
jeʒə
m
enɑ̃
vais
jeʒə
parspaʁ
!…
SULPICE
Sisi
c
estɛst
commekɔm
çasa
que
tuty
t
enɑ̃
vava
!
Silencesilɑ̃s
!
écoutezekute
MARIE
Quoikwa
doncdɔ̃k
!
SULPICE
Uneyn
voiturevwatyʁ
quiki
s
arrêteaʁet
,
c
estɛst
sanssɑ̃
doutedut
elleɛl
quiki
revientʁəvjɛ̃
Ete
lesle
autresotʁ
quiki
sontsɔ̃
la
à
boirebwaʁ
Ete
lala
famillefamij
desde
Crikentorp
quiki
vava
revenirʁəvniʁ
sisi
lesle
camaradeskamaʁad
voyaientvwajɛ
ces
têtes-là
.
Enɑ̃
v
la
uneyn
rencontreʁɑ̃kɔ̃tʁ
quiki
seraitsəʁɛ
terribletɛʁibl
!
A Tonio
SULPICE
Va-t
enɑ̃
!
va-t
enɑ̃
!
TONIO
Adieuadjø
,
Mariemaʁi
adieuadjø
!…
Il gagne le fond.
le rappelant
SULPICE
Nonnɔ̃
,
paspa
parpaʁ
la
Parpaʁ
lala
petitepətit
portepɔʁt
dudy
parcpaʁk
Allonsalɔ̃
,
demi-tourdəmituʁ
à
droitedʁwat
,
filefil
!…
Il ouvre la porte à gauche pour faire sortir Tonio, la Marquise paraît sur le seuil. A part.
SULPICE
Lala
tantetɑ̃t
?
nousnu
sommessɔm
bloquésblɔke
.
SCÈNE XI
Les Mêmes, LA MARQUISE
LA MARQUISE
Quky
ai-je
vuvy
!…
Unœ̃
soldatsɔlda
iciisi
!…
prèspʁɛ
de
mama
niècenjɛs
!…
Commentkɔmɑ̃
,
Sulpice
,
vousvu
avezave
permispɛʁmi
à part
SULPICE
Voilàvwala
que
çasa
commencekɔmɑ̃s
!
MARIE
Mama
tantetɑ̃t
!…
LA MARQUISE
Taisez-voustɛʁ
!
TONIO
Madamemadam
LA MARQUISE
Quiki
êtes-vous
,
monsieurməsjø
?
Que
voulez-vous
?
Que
venez-vous
fairefɛʁ
iciisi
?
TONIO
Écoutez-moi
,
de
grâcegʁas
!…
ROMANCE
Pourpuʁ
me
rapprocherʁapʁɔʃe
de
Mariemaʁi
,
Jeʒə
m
enrôlaiɑ̃ʁolɛ
,
pauvrepovʁ
soldatsɔlda
,
Ete
pourpuʁ
elleɛl
risquantʁiskɑ̃
mama
vievi
,
Jeʒə
me
disaisdizɛ
dansdɑ̃
le
combatkɔ̃ba
:
Sisi
jamaisʒamɛ
lala
grandeurgʁɑ̃dœʁ
enivreɑ̃nivʁ
,
Cetsɛt
angeɑ̃ʒ
quiki
m
a
susy
charmerʃaʁme
,
Ilil
me
faudraitfodʁɛ
cessersɛse
de
vivrevivʁ
,
S
ilil
me
fallaitfalɛ
cessersɛse
d
aimerɛme
!
Ensemble
LA MARQUISE
Quky
a-t-ila.t‿il
?
quellekɛl
audaceodas
!
Quky
ose-t-il
espérerɛspeʁe
?
De
ces
lieuxljø
quky
onɔ̃
le
chasseʃas
!
Ilil
n
y
peut
demeurerdəmœʁe
!
TONIO
Pardonnezpaʁdɔne
monmɔ̃
audaceodas
!
Que
jeʒə
puissepɥis
espérerɛspeʁe
!
Ce
bonheurbɔnœʁ
,
cettesɛt
grâcegʁas
Que
jeʒə
viensvjɛ̃
implorerɛ̃plɔʁe
!
SULPICE
Pardonnezpaʁdɔne
sonsɔ̃
audaceodas
!
Laissez-leur
espérerɛspeʁe
Ce
bonheurbɔnœʁ
,
cettesɛt
grâcegʁas
,
Quky
ilsil
osentoz
implorerɛ̃plɔʁe
.
MARIE
Pardonnezpaʁdɔne
sonsɔ̃
audaceodas
!
J
aiɛ
permispɛʁmi
d
espérerɛspeʁe
,
Avecavɛk
luilɥi
cettesɛt
grâcegʁas
,
J
oseoz
iciisi
l
implorerɛ̃plɔʁe
.
TONIO
Touttu
enɑ̃
tremblanttʁɑ̃blɑ̃
,
jeʒə
viensvjɛ̃
,
madamemadam
,
Réclamerʁeklame
monmɔ̃
uniqueynik
bienbjɛ̃
!
Sisi
j
aiɛ
susy
lireliʁ
dansdɑ̃
sonsɔ̃
âmeam
,
Monmɔ̃
bonheurbɔnœʁ
estɛst
aussiosi
le
siensjɛ̃
!
Jusqu
à
l
espoirɛspwaʁ
monmɔ̃
cœurkœʁ
se
livrelivʁ
;
Sasa
voixvwa
saurasoʁa
vousvu
désarmerdezaʁme
Ilil
nousnu
faudraitfodʁɛ
cessersɛse
de
vivrevivʁ
,
S
ilil
nousnu
fallaitfalɛ
cessersɛse
d
aimerɛme
!
LA MARQUISE
Enɑ̃
véritéveʁite
!
c
estɛst
d
uneyn
hardiesseʼaʁdjɛs
!…
unœ̃
hommeɔm
de
rienʁjɛ̃
!
unœ̃
soldatsɔlda
!
TONIO
Sous-lieutenantsuljøtnɑ̃
,
madamemadam
….
ete
avecavɛk
dudy
bonheurbɔnœʁ
ete
encoreɑ̃kɔʁ
quelquekɛlkə
bonnebɔn
blessureblesyʁ
!…
SULPICE
Certainementsɛʁtɛnmɑ̃
!…
Uneyn
jambeʒɑ̃b
de
moinsmwɛ̃
,
ete
ilil
ferafɛʁa
sonsɔ̃
cheminʃmɛ̃
;
c
estɛst
commekɔm
çasa
quky
onɔ̃
marchemaʁʃ
à
lala
gloireglwaʁ
chezʃe
nousnu
!…
LA MARQUISE
J
espèreɛspɛʁ
,
auo
moinsmwɛ̃
,
que
cetsɛt
amouramuʁ
n
estɛst
paspa
partagépaʁtaʒe
parpaʁ
mama
niècenjɛs
parpaʁ
l
héritièreeʁitjɛʁ
desde
Berkenfield
.
MARIE
Mama
tantetɑ̃t
LA MARQUISE
Jeʒə
ne
vousvu
demandedəmɑ̃d
rienʁjɛ̃
,
mademoisellemadmwazɛl
jeʒə
ne
veux
rienʁjɛ̃
savoirsavwaʁ
jeʒə
rougiraisʁuʒiʁɛ
troptʁo
de
me
trompertʁɔ̃pe
.
TONIO
Rougirʁuʒiʁ
d
êtreɛtʁ
aiméɛme
d
unœ̃
honnêteɔnɛt
hommeɔm
,
d
unœ̃
bonbɔ̃
militairemilitɛʁ
quiki
a
vouluvuly
se
fairefɛʁ
tuertɥe
vingtvɛ̃
foisfwa
pourpuʁ
se
rendreʁɑ̃dʁ
dignediɲ
d
elleɛl
.
Nonnɔ̃
,
madamemadam
,
nonnɔ̃
,
jeʒə
connaiskɔnɛ
Mariemaʁi
,
elleɛl
ne
rougiraʁuʒiʁa
paspa
plusply
de
moimwa
que
de
sesse
anciensɑ̃sjɛ̃
amisami
,
de
sesse
vieuxvjø
camaradeskamaʁad
MARIE
Quantkɑ̃
à
çasa
,
mama
tantetɑ̃t
,
ilil
a
raisonʁɛzɔ̃
,
monmɔ̃
régimentʁeʒimɑ̃
,
monmɔ̃
pèrepɛʁ
Touchant son cœur
MARIE
Ilil
estɛst
la
,
voyez-vousvwa.je.vu
ete
rienʁjɛ̃
auo
mondemɔ̃d
ne
pourrapuʁa
l
enɑ̃
ôterote
!…
SULPICE
Voilàvwala
parlerpaʁle
,
millemil
z
yeux
!…
sévèrement
LA MARQUISE
Sulpice
!…
A Tonio
LA MARQUISE
Monsieurməsjø
,
mama
niècenjɛs
estɛst
promisepʁɔmiz
dansdɑ̃
uneyn
heureœʁ
onɔ̃
signesiɲ
le
contratkɔ̃tʁa
Vousvu
voyezvwaje
quky
ilil
estɛst
inutileinytil
de
conserverkɔ̃sɛʁve
plusply
longtempslɔ̃tɑ̃
le
folfɔl
espoirɛspwaʁ
quiki
vousvu
amèneamɛn
iciisi
;
ete
jeʒə
vousvu
priepʁi
de
quitterkite
ces
lieuxljø
à
l
instantɛ̃stɑ̃
mêmemɛm
.
TONIO
Ainsiɛ̃si
,
madamemadam
vousvu
me
renvoyezʁɑ̃vwaje
,
vousvu
me
chassezʃase
!
LA MARQUISE
Jeʒə
ne
vousvu
retiensʁətjɛ̃
paspa
,
dudy
moinsmwɛ̃
!…
à part
SULPICE
Çasa
se
ressembleʁəsɑ̃bl
!
TONIO
Ehe
bienbjɛ̃
,
puisquepɥiskə
vousvu
m
y
forcezfɔʁse
puisquepɥiskə
vousvu
m
enlevezɑ̃ləve
Mariemaʁi
….
puisquepɥiskə
vousvu
voulezvule
fairefɛʁ
monmɔ̃
malheurmalœʁ
ete
le
siensjɛ̃
rienʁjɛ̃
ne
me
retientʁətjɛ̃
plusply
Jeʒə
suissɥi
dégagédegaʒe
de
mama
promessepʁɔmɛs
ete
jeʒə
parleraipaʁləʁɛ
!
LA MARQUISE
Que
signifiesiɲifi
?….
TONIO
Çasa
signifiesiɲifi
que
monmɔ̃
oncleɔ̃kl
,
le
bourgmestrebuʁgmɛstʁ
de
Laëstricht
,
quiki
connaîtkɔnɛ
votrevɔtʁ
famillefamij
ete
toutestut
cellessɛl
dudy
cantonkɑ̃tɔ̃
m
a
révéléʁevele
unœ̃
secretsəkʁɛ
quky
ilil
m
avaitavɛ
fait
jurerʒyʁe
de
tairetɛʁ
,
pourpuʁ
votrevɔtʁ
honneurɔnœʁ
,
ete
pourpuʁ
ne
paspa
priverpʁive
cellesɛl
que
j
aimeɛm
de
vosvo
bienfaitsbjɛ̃fɛ
.
Mais
,
maintenantmɛ̃tnɑ̃
,
onɔ̃
saurasoʁa
touttu
!
vivement
LA MARQUISE
Monsieurməsjø
!
TONIO
Le
capitainekapitɛn
Robertʁɔ.bɛʁ
n
a
jamaisʒamɛ
épouséepuze
votrevɔtʁ
sœursœʁ
!…
LA MARQUISE
Monsieurməsjø
MARIEmaʁi
ete
SULPICE
Quky
entends-je
?…
TONIO
Attenduatɑ̃dy
que
vousvu
n
avezave
jamaisʒamɛ
euy
de
sœursœʁ
ete
Mariemaʁi
n
estɛst
paspa
votrevɔtʁ
niècenjɛs
!…
à part
LA MARQUISE
Aha
!
monmɔ̃
Dieudjø
!…
SULPICE
ete
MARIEmaʁi
Que
dit-il
?…
TONIO
Mariemaʁi
estɛst
librelibʁ
!…
elleɛl
estɛst
lala
fillefij
dudy
régimentʁeʒimɑ̃
,
quky
onɔ̃
a
trompétʁɔ̃pe
pourpuʁ
luilɥi
enleverɑ̃lve
sonsɔ̃
enfantɑ̃fɑ̃
d
adoptionadɔpsjɔ̃
Ete
sesse
amisami
,
sonsɔ̃
seulsœl
pèrepɛʁ
ontɔ̃
le
droitdʁwa
d
enchaînerɑ̃ʃene
sasa
volontévɔlɔ̃te
,
de
disposerdispoze
de
sasa
mainmɛ̃
.
courant à la Marquise
MARIE
Madamemadam
!
d’ une voix étouffée
LA MARQUISE
Mariemaʁi
,
monmɔ̃
enfantɑ̃fɑ̃
,
jeʒə
vousvu
enɑ̃
priepʁi
jeʒə
vousvu
enɑ̃
conjurekɔ̃ʒyʁ
ne
croyezkʁwaje
rienʁjɛ̃
de
ce
que
ditdi
cetsɛt
hommeɔm
.
TONIO
Onɔ̃
le
prouverapʁuvəʁa
!…
ete
nousnu
reviendronsʁəvjɛ̃dʁɔ̃
toustu
iciisi
lala
chercherʃɛʁʃe
,
l
emmenerɑ̃mne
,
sanssɑ̃
que
personnepɛʁsɔn
puissepɥis
s
y
opposerɔpoze
LA MARQUISE
M
enleverɑ̃lve
Mariemaʁi
jamaisʒamɛ
!…
SULPICE
Auo
fait
!
ilsil
enɑ̃
auraientɔʁɛ
le
droitdʁwa
!
avec reproche
LA MARQUISE
Ete
vousvu
aussiosi
,
Sulpice
.
A Tonio
LA MARQUISE
Sortezsɔʁte
,
monsieurməsjø
,
jeʒə
vousvu
l
ordonneɔʁdɔn
.
Quantkɑ̃
à
vousvu
,
Mariemaʁi
,
rentrezʁɑ̃tʁe
dansdɑ̃
votrevɔtʁ
appartementapaʁtəmɑ̃
ete
sisi
vousvu
avezave
quelquekɛlkə
affectionafɛksjɔ̃
pourpuʁ
moimwa
,
vousvu
m
écouterezekutəʁe
,
vousvu
m
obéirezɔbeiʁe
commekɔm
à
lala
personnepɛʁsɔn
quiki
vousvu
aimeɛm
le
plusply
ete
le
mieuxmjø
auo
mondemɔ̃d
:
allezale
,
monmɔ̃
enfantɑ̃fɑ̃
,
allezale
!
à Tonio
SULPICE
Ete
nousnu
,
volte-facevɔltəfas
!…
LA MARQUISE
Restezʁɛste
,
Sulpice
!…
SULPICE
Moimwa
?
Marie sort par la droite et Tonio par le fond.
SCÈNE XII
LA MARQUISE, SULPICE
à part
SULPICE
Aha
!
monmɔ̃
Dieudjø
!
quky
est-ce
quiki
vava
se
passerpase
?
LA MARQUISE
Nousnu
sommessɔm
seulssœl
répondezʁepɔ̃de
:
Croyez-vous
quky
ilsil
auraientɔʁɛ
l
audaceodas
de
venirvəniʁ
iciisi
,
chezʃe
moimwa
me
forcerfɔʁse
SULPICE
Damedam
!
s
ilil
ditdi
lala
véritéveʁite
;
sisi
le
capitainekapitɛn
Robertʁɔ.bɛʁ
LA MARQUISE
Aha
!
ne
prononcezpʁɔnɔ̃se
paspa
ce
nom-là
!…
SULPICE
Sisi
vousvu
n
êtesɛt
paspa
sasa
tantetɑ̃t
avec explosion
LA MARQUISE
Sulpice
!…
S’ arrêtant tout à coup
LA MARQUISE
Écoutez-moi
,
vousvu
êtesɛt
unœ̃
honnêteɔnɛt
hommeɔm
,
vousvu
ne
voudriezvudʁje
paspa
perdrepɛʁdʁ
uneyn
pauvrepovʁ
femmefam
quiki
se
confiekɔ̃fi
à
vousvu
.
SULPICE
C
estɛst
bienbjɛ̃
de
l
honneurɔnœʁ
,
madamemadam
lala
marquisemaʁkiz
.
LA MARQUISE
Ilil
y
a
desde
secretssəkʁɛ
quiki
brisentbʁiz
le
cœurkœʁ
;
vousvu
me
plaindrezplɛ̃dʁe
,
jeʒə
l
espèreɛspɛʁ
,
ete
vousvu
ne
m
abandonnerezabɑ̃dɔnəʁe
paspa
!…
à part
SULPICE
Que
va-t-elle
me
dirediʁ
,
bonbɔ̃
Dieudjø
!
LA MARQUISE
Lala
hauteʼot
noblessenɔblɛs
de
mama
famillefamij
,
sonsɔ̃
désirdeziʁ
de
me
fairefɛʁ
contracterkɔ̃tʁakte
unœ̃
mariagemaʁjaʒ
dignediɲ
monmɔ̃
nomnɔ̃
,
m
avaitavɛ
condamnéekɔ̃dane
auo
célibatseliba
,
bienbjɛ̃
auo
delàdəla
de
l
âge
u
lesle
demoisellesdəmwazɛl
de
monmɔ̃
rangʁɑ̃
se
marientmaʁi
d
ordinaireɔʁdinɛʁ
.
J
avaisavɛ
trentetʁɑ̃t
ansɑ̃
,
ete
quoiquekwakə
bellebɛl
alorsalɔʁ
,
j
étaisetɛ
librelibʁ
encoreɑ̃kɔʁ
à part
SULPICE
Pauvrepovʁ
fillefij
!
LA MARQUISE
Le
capitainekapitɛn
Robertʁɔ.bɛʁ
m
avaitavɛ
vuevy
ete
mesme
faiblesfɛbl
attraitsatʁɛ
luilɥi
inspirèrentɛ̃spiʁɛʁ
desde
penséespɑ̃se
bienbjɛ̃
coupableskupabl
SULPICE
Onɔ̃
ditdi
quky
ilil
étaitetɛ
LA MARQUISE
Charmantʃaʁmɑ̃
!…
jeʒə
l
aimaisɛmɛ
,
jeʒə
ne
m
enɑ̃
défendsdefɑ̃
paspa
ete
malgrémalgʁe
monmɔ̃
horreurɔʁœʁ
pourpuʁ
uneyn
mésalliancemezaljɑ̃s
,
jeʒə
luilɥi
auraisɔʁɛ
donnédɔne
mama
mainmɛ̃
,
sisi
sonsɔ̃
départdepaʁ
pourpuʁ
uneyn
campagnekɑ̃paɲ
nouvellenuvɛl
ne
nousnu
eûty
brusquementbʁyskəmɑ̃
séparéssepaʁe
à
Genèveʒənɛv
,
u
j
avaisavɛ
euy
lala
faiblessefɛblɛs
de
le
suivresɥivʁ
enɑ̃
secretsəkʁɛ
SULPICE
Aha
!
aha
!
LA MARQUISE
Quelquekɛlkə
tempstɑ̃
aprèsapʁɛ
,
jeʒə
vinsvɛ̃
l
attendreatɑ̃dʁ
dansdɑ̃
ce
châteauʃato
mais
j
y
revinsʁəvɛ̃
seulesœl
sanssɑ̃
elleɛl
SULPICE
Elleɛl
!…
quiki
doncdɔ̃k
?
LA MARQUISE
Mama
fillefij
!…
SULPICE
Mariemaʁi
!…
LA MARQUISE
Mama
fillefij
dontdɔ̃
ilil
fallaitfalɛ
cacherkaʃe
lala
naissancenɛsɑ̃s
auo
risqueʁisk
de
me
perdrepɛʁdʁ
à part
SULPICE
Ouiwi
ouiwi
j
y
suissɥi
à
présentpʁezɑ̃
!…
LA MARQUISE
Comprenez-vous
,
maintenantmɛ̃tnɑ̃
,
pourquoipuʁkwa
entouréeɑ̃tuʁe
de
cettesɛt
noblessenɔblɛs
sisi
fièrefjɛʁ
,
sisi
hautaineʼotɛn
jeʒə
trembletʁɑ̃bl
que
monmɔ̃
secretsəkʁɛ
n
éclateeklat
à
toustu
lesle
yeux
comprenez-vous
aussiosi
que
j
aimeɛm
Mariemaʁi
,
ete
que
me
l
enleverɑ̃lve
ce
seraitsəʁɛ
m
arracheraʁaʃe
lala
vievi
SULPICE
Onɔ̃
ne
vousvu
l
enlèveraɑ̃lɛvəʁa
paspa
,
madamemadam
lala
marquisemaʁkiz
,
onɔ̃
ne
vousvu
l
enlèveraɑ̃lɛvəʁa
paspa
!
LA MARQUISE
Ce
mariagemaʁjaʒ
sauvesov
touttu
ilil
donnedɔn
unœ̃
nomnɔ̃
,
unœ̃
rangʁɑ̃
à
cellesɛl
que
jeʒə
ne
puispɥi
avoueravwe
ete
me
permetpɛʁmɛ
de
luilɥi
assurerasyʁe
toutetut
mama
fortunefɔʁtyn
décidezdeside
Mariemaʁi
à
le
contracterkɔ̃tʁakte
ete
j
auraiɔʁɛ
pourpuʁ
vousvu
uneyn
éternelleetɛʁnɛl
reconnaissanceʁəkɔnɛsɑ̃s
!…
SULPICE
Suffitsy.fi
,
madamemadam
lala
marquisemaʁkiz
suffitsy.fi
!
LA MARQUISE
Ete
quantkɑ̃
à
moumu
aveuavø
,
songez-y
,
Sulpice
c
estɛst
mama
vievi
,
monmɔ̃
honneurɔnœʁ
que
jeʒə
vousvu
aiɛ
confiéskɔ̃fje
!…
SULPICE
Fiez-vousfjɛʁ
à
moimwa
,
madamemadam
lala
marquisemaʁkiz
unœ̃
cœurkœʁ
de
soldatsɔlda
çasa
ne
trompetʁɔ̃p
paspa
ete
çasa
ne
trahittʁai
jamaisʒamɛ
!
SCÈNE XIII
Les Mêmes, HORTENSIUS
HORTENSIUS
Madamemadam
lala
marquisemaʁkiz
!…
Ils se séparent avec effroi ; Hortensius recule.
LA MARQUISE
Quky
y
a-t-ila.t‿il
?…
que
me
voulez-vous
?
HORTENSIUS
Lala
sociétésɔsjete
commencekɔmɑ̃s
à
venirvəniʁ
….
le
notairenɔtɛʁ
attendatɑ̃
déjàdeʒa
dansdɑ̃
lala
bibliothèquebiblijɔtɛk
ete
toustu
vosvo
vassauxvaso
s
apprêtentapʁet
à
danserdɑ̃se
devantdəvɑ̃
le
châteauʃato
!…
à part
LA MARQUISE
A
monmɔ̃
Dieudjø
!
dansdɑ̃
quelkɛl
momentmɔmɑ̃
!…
bas à Sulpice
HORTENSIUS
Ete
lesle
autresotʁ
quiki
sontsɔ̃
là-baslaba
,
à
boirebwaʁ
à Hortensius
LA MARQUISE
Ehe
bienbjɛ̃
!
faitesfɛt
entrerɑ̃tʁe
le
notairenɔtɛʁ
c
estɛst
iciisi
que
jeʒə
recevraiʁə.sə.vwaʁ
sortezsɔʁte
!…
Hortensius sort. A Sulpice
LA MARQUISE
Ne
perdezpɛʁde
paspa
unœ̃
instantɛ̃stɑ̃
allezale
trouvertʁuve
Mariemaʁi
allezale
!…
SULPICE
J
y
vais
,
madamemadam
lala
marquisemaʁkiz
j
y
vais
mais
,
teneztəne
,
à
votrevɔtʁ
placeplas
,
moimwa
jeʒə
chercheraisʃɛʁʃəʁɛ
unœ̃
autreotʁ
moyenmwajɛ̃
de
fairefɛʁ
le
bonheurbɔnœʁ
de
Mariemaʁi
ete
jeʒə
rompraisʁɔ̃pʁ
touttu
celasəla
LA MARQUISE
Mais
jeʒə
le
voudraisvudʁɛ
maintenantmɛ̃tnɑ̃
,
que
jeʒə
ne
le
pourraispuʁɛ
plusply
sanssɑ̃
unœ̃
bruitbʁɥi
,
unœ̃
scandaleskɑ̃dal
quiki
éveilleraitevejəʁɛ
peut-êtrepøtɛtʁ
desde
soupçonssupsɔ̃
!…
Ehe
!
teneztəne
,
lesle
voicivwasi
jeʒə
comptekɔ̃t
sursyʁ
vousvu
,
sursyʁ
vousvu
seulsœl
,
monmɔ̃
bravebʁav
Sulpice
lui tendant la main
LA MARQUISE
Monmɔ̃
amiami
!…
SULPICE
Madamemadam
lala
marquisemaʁkiz
!…
A part
SULPICE
Pauvrepovʁ
femmefam
!…
ete
quandkɑ̃
jeʒə
songesɔ̃ʒ
que
depuisdəpɥi
unœ̃
anɑ̃
,
Mariemaʁi
estɛst
la
,
prèspʁɛ
d
elleɛl
ete
quky
elleɛl
n
oseoz
paspa
cré
coquinkɔkɛ̃
!…
mais
moimwa
,
à
sasa
placeplas
,
jeʒə
luilɥi
diraisdiʁɛ
vingtvɛ̃
foisfwa
parpaʁ
jourʒuʁ
enɑ̃
l
embrassantɑ̃bʁasɑ̃
jeʒə
suissɥi
tata
Voyant la Marquise qui le regarde.
SULPICE
J
y
vais
,
madamemadam
lala
marquisemaʁkiz
Il sort vivement.
SCÈNE XIV
LA MARQUISE, UN VALET faisant entrer successivement les personnes invitées. LE NOTAIRE, LA DUCHESSE.
On entend un air de valse sous les fenêtres du château.
à elle-même
LA MARQUISE
J
éprouveepʁuv
unœ̃
troubletʁubl
uneyn
agitationaʒitasjɔ̃
ete
recevoirʁəsəvwaʁ
dansdɑ̃
unœ̃
pareilpaʁɛj
momentmɔmɑ̃
!
Allant à la Duchesse qui entre
LA MARQUISE
Aha
!
madamemadam
lala
duchessedyʃɛs
avecavɛk
quellekɛl
impatienceɛ̃pasjɑ̃s
nousnu
vousvu
attendionsatɑ̃djɔ̃
,
mama
niècenjɛs
ete
moimwa
jeʒə
vais
avoiravwaʁ
l
honneurɔnœʁ
de
vousvu
lala
présenterpʁezɑ̃te
touttu
à
l
heureœʁ
LA DUCHESSE
N
est-elle
pointpwɛ̃
iciisi
?…
LA MARQUISE
Elleɛl
vava
venirvəniʁ
sasa
toilettetwalɛt
quky
elleɛl
finitfini
elleɛl
a
tanttɑ̃
à
cœurkœʁ
de
plaireplɛʁ
à
madamemadam
lala
duchessedyʃɛs
ete
puispɥi
,
vousvu
le
savezsave
le
troubletʁubl
,
l
émotionemosjɔ̃
d
unœ̃
pareilpaʁɛj
momentmɔmɑ̃
!…
développant le contrat
LE NOTAIRE
Touttu
le
mondemɔ̃d
est-ilɛ.t‿il
présentpʁezɑ̃
?…
avec ironie
LA DUCHESSE
Touttu
le
mondemɔ̃d
,
exceptéɛksɛpte
lala
futurefy.tyʁ
ete
à
moinsmwɛ̃
quky
uneyn
indispositionɛ̃dispozisjɔ̃
LA MARQUISE
Sanssɑ̃
doutedut
elleɛl
a
lesle
nerfsnɛʁ
sisi
délicatsdelika
jeʒə
vais
envoyerɑ̃vwaje
savoirsavwaʁ
Apercevant Sulpice, bas
LA MARQUISE
Aha
!
Sulpice
!…
ehe
bienbjɛ̃
!
Mariemaʁi
?…
SCÈNE XV
Les Mêmes, SULPICE
bas à la Marquise
SULPICE
Impossibleɛ̃pɔsibl
de
lala
déciderdeside
à
venirvəniʁ
!…
de même
LA MARQUISE
Aha
!
monmɔ̃
Dieudjø
!
SULPICE
Mesme
instancesɛ̃stɑ̃s
,
mesme
prièrespʁijɛʁ
rienʁjɛ̃
n
a
réussiʁeysi
elleɛl
refuseʁəfyz
LA MARQUISE
Que
fairefɛʁ
?…
que
devenirdəvniʁ
?…
SULPICE
Jeʒə
lala
connaiskɔnɛ
elleɛl
ne
viendravjɛ̃dʁa
paspa
!…
LA MARQUISE
O
cielsjɛl
!…
SULPICE
A
moinsmwɛ̃
,
peut-êtrepøtɛtʁ
,
que
jeʒə
ne
luilɥi
disediz
touttu
!…
LA MARQUISE
Y
pensez-vous
!…
SULPICE
Alorsalɔʁ
,
le
respectʁɛspɛ
,
l
obéissanceɔbeisɑ̃s
vousvu
comprenezkɔ̃pʁəne
elleɛl
n
oseraozəʁa
plusply
!…
La Duchesse se rapproche.
bas
LA MARQUISE
Ehe
bienbjɛ̃
!
s
ilil
fautfo
ce
dernierdɛʁnje
sacrificesakʁifis
allezale
,
ete
quky
elleɛl
viennevjɛn
à
touttu
prixpʁi
!…
Sulpice sort.
SCÈNE XVI
LA MARQUISE, LES INVITÉS, LE NOTAIRE
LE NOTAIRE
M
.
Le
ducdyk
Scipionsipjɔ̃
,
retenuʁətəny
parpaʁ
sonsɔ̃
servicesɛʁvis
,
à
lala
courkuʁ
,
m
a
fait
remettreʁəmɛtʁ
sasa
procurationpʁɔkyʁasjɔ̃
,
parpaʁ
laquellelakɛl
ilil
consentkɔ̃sɑ̃
à
s
uniryniʁ
à
mademoisellemadmwazɛl
Mariemaʁi
avec orgueil
LA MARQUISE
De
Berkenfield
!…
LE NOTAIRE
De
Berkenfield
Toustu
lesle
articlesaʁtikl
dudy
contratkɔ̃tʁa
étantetɑ̃
arrêtésaʁete
entreɑ̃tʁ
lesle
deux
famillesfamij
ilil
ne
resteʁɛst
plusply
quky
à
signersiɲe
!…
avec colère
LA DUCHESSE
Signersiɲe
!…
mais
encoreɑ̃kɔʁ
uneyn
foisfwa
,
madamemadam
lala
marquisemaʁkiz
,
ete
votrevɔtʁ
niècenjɛs
?…
onɔ̃
ne
se
conduitkɔ̃dɥi
paspa
ainsiɛ̃si
avecavɛk
lala
premièrepʁəmjɛʁ
noblessenɔblɛs
dudy
payspei
!
à part
LA MARQUISE
Aha
!
jeʒə
me
senssɑ̃s
mourirmuʁiʁ
!…
SCÈNE XVII
Les Mêmes, MARIE, SULPICE
apercevant Marie
LA MARQUIS
Aha
!
c
estɛst
elleɛl
!…
s’ élançant d’ une voix étouffée
MARIE
Mama
mèremɛʁ
l’ empêchant d’ achever
LA MARQUISE
Mariemaʁi
!…
monmɔ̃
enfantɑ̃fɑ̃
!…
à la Marquise
SULPICE
Prenezpʁəne
gardegaʁd
!…
onɔ̃
a
lesle
yeux
sursyʁ
vousvu
!…
LA DUCHESSE
Enfinɑ̃fɛ̃
,
madamemadam
lala
marquisemaʁkiz
avec effort, passant à la Duchesse
MARIE
Oho
!
maintenantmɛ̃tnɑ̃
,
ce
contratkɔ̃tʁa
donnezdɔne
jeʒə
suissɥi
prêtepʁɛt
On entend du bruit au dehors.
SCÈNE XVIII
Les Mêmes, puis TONIO, LES SOLDATS
Finale
TOUS
Mais
,
ô
cielsjɛl
!
quelkɛl
bruitbʁɥi
!
quelskɛl
éclatsekla
!
paraissant, aux soldats
TONIO
Suivez-moi
!
suivez-moi
!
avec effroi
LES INVITÉS
D
ouu
viennentvjɛ̃n
ces
soldatssɔlda
?
CHŒUR DES SOLDATS
Auo
secourssəkuʁ
de
notrenɔtʁ
fillefij
,
Nousnu
accouronsakuʁɔ̃
toustu
iciisi
,
Ouiwi
,
nousnu
sommessɔm
sasa
famillefamij
,
Ete
nousnu
seronssəʁɔ̃
sonsɔ̃
appuiapɥi
.
Monmɔ̃
enfantɑ̃fɑ̃
,
sèchesɛʃ
teste
larmeslaʁm
,
Plusply
de
craintekʁɛ̃t
ete
plusply
d
alarmesalaʁm
,
Monmɔ̃
enfantɑ̃fɑ̃
,
nonnɔ̃
,
plusply
d
effroiefʁwa
;
Nousnu
voicivwasi
touttu
prèspʁɛ
de
toitwa
.
montrant Marie
TONIO
Ilsil
viennentvjɛ̃n
lala
sauversove
carkaʁ
onɔ̃
lala
sacrifiesakʁifi
;
Onɔ̃
voudraitvudʁɛ
nousnu
ravirʁaviʁ
le
bonheurbɔnœʁ
ete
lala
vievi
;
Ete
d
unœ̃
mariagemaʁjaʒ
odieuxɔdjø
Luilɥi
fairefɛʁ
,
iciisi
,
serrersɛʁe
lesle
nœudsnœd
.
avec force
LES SOLDATS
Jamaisʒamɛ
!
jamaisʒamɛ
!
LES INVITÉS
Expliquez-vous
!…
TONIO
Expliquez-vous
!…
Jeʒə
ne
doisdwa
plusply
me
tairetɛʁ
LES SOLDATS
Mariemaʁi
étaitetɛ
lala
vivandièrevi.vɑ̃.djɛʁ
,
Ete
lala
fillefij
dudy
régimentʁeʒimɑ̃
!
LES INVITÉS
Uneyn
fillefij
de
régimentʁeʒimɑ̃
!
SULPICE
Touttu
estɛst
connukɔny
maintenantmɛ̃tnɑ̃
!
s’ avançant
MARIE
Quandkɑ̃
le
destindɛstɛ̃
,
auo
milieumiljø
de
lala
guerregɛʁ
,
Enfantɑ̃fɑ̃
me
jetaʒəta
dansdɑ̃
leurslœʁ
brasbʁa
,
Ilsil
ontɔ̃
recueilliʁəkœji
mama
misèremizɛʁ
,
Ilsil
ontɔ̃
guidégide
mesme
premierspʁəmje
paspa
!
Ilsil
ontɔ̃
prispʁi
soinswɛ̃
de
monmɔ̃
enfanceɑ̃fɑ̃s
Aha
!
monmɔ̃
cœurkœʁ
pourrait-il
jamaisʒamɛ
Oublierublije
sasa
reconnaissanceʁəkɔnɛsɑ̃s
Quandkɑ̃
j
existeɛgzist
parpaʁ
leurslœʁ
bienfaitsbjɛ̃fɛ
!
se rapprochant d’ elle
LES INVITÉS
Auo
fait
,
elleɛl
estɛst
charmanteʃaʁmɑ̃t
!
Ce
noblenɔbl
aveuavø
,
vraimentvʁɛmɑ̃
,
Prouvepʁuv
uneyn
âmeam
excellenteɛkselɑ̃t
,
Ete
monmɔ̃
cœurkœʁ
le
comprendkɔ̃pʁɑ̃
!
à Marie, avec bonté
LA DUCHESSE
Oublionsublijɔ̃
le
passépase
signonssiɲɔ̃
,
mama
chèreʃɛʁ
enfantɑ̃fɑ̃
!
regardant Marie qui prend la plume
TONIO
Mariemaʁi
,
elleɛl
consentkɔ̃sɑ̃
!
à part
LA MARQUISE
O
cielsjɛl
!
tanttɑ̃
de
douleurdulœʁ
,
Ete
c
estɛst
pourpuʁ
moimwa
sisi
soumisesumiz
ete
sisi
bonnebɔn
,
Courant à Marie qui va signer
LA MARQUISE
Arrêtezaʁete
!
arrêtezaʁete
!
l
épouxepu
que
jeʒə
luilɥi
donnedɔn
,
Aha
!
c
estɛst
l
épouxepu
que
sonsɔ̃
cœurkœʁ
a
choisiʃwazi
Ete
cetsɛt
épouxepu
cetsɛt
épouxepu
le
voicivwasi
!
avec transport montrant la Marquise
SULPICE
C
estɛst
bienbjɛ̃
,
morbleumɔʁblø
!
j
croiskʁwa
que
sisi
j
osaisozɛ
,
Pourpuʁ
ce
trait-la
,
j
l
embrasseraisɑ̃bʁasəʁɛ
!
LAla
DUCHESSEdyʃɛs
,
ete
LESle
INVITÉSɛ̃vite
Quelkɛl
affrontafʁɔ̃
!
ete
quellekɛl
insolenceɛ̃sɔlɑ̃s
.
La Duchesse et les invités sortent.
CHŒUR GÉNÉRAL
Salutsaly
à
lala
Francefʁɑ̃s
!
A
sesse
beauxbo
joursʒuʁ
!
A
l
espéranceɛspeʁɑ̃s
A
nosno
/
leurslœʁ
amoursamuʁ
!
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