Lyric Companion
← Library
Donizetti, Gaetano · opera

La Favorita

La Favorita Donizetti, Gaetano · opera
Donizetti, Gaetano

La Favorita

Full Libretto
Source
ACTE PREMIER
SCÈNE PREMIÈRE
LES RELIGIEUX
Pieuxpjø
monastèremɔnastɛʁ
,
de
tontɔ̃
sanctuairesɑ̃ktɥɛʁ
que
notrenɔtʁ
prièrepʁijɛʁ
montemɔ̃t
versvɛʁ
lesle
cieuxsjø
!
Dansdɑ̃
cettesɛt
chapelleʃapɛl
,
guidégide
parpaʁ
tontɔ̃
zèlezɛl
,
pèlerinpɛlʁɛ̃
fidèlefidɛl
,
viensvjɛ̃
offrirɔfʁiʁ
teste
voeux
.
Frèresfʁɛʁ
,
allonsalɔ̃
prierpʁije
;
lala
clocheklɔʃ
nousnu
appelleapɛl
.
Les moines entrent dans la chapelle: Balthazar va les suivre mais il aperçoit Fernand qui reste immobile absorbé dans ses pensées. Il s'approche de lui.
SCÈNE DEUXIÈME
Balthazar et Fernand.
BALTHAZAR
Ne
vas-tu
paspa
prierpʁije
avecavɛk
euxø
?
FERNAND
Jeʒə
ne
puispɥi
.
BALTHAZAR
Aurais-je
de
tontɔ̃
courkuʁ
devinédəvine
lesle
ennuisɑ̃nɥi
?...
Dieudjø
ne
te
suffitsy.fi
plusply
.
FERNAND
Vousvu
ditesdit
vraivʁɛ
,
monmɔ̃
pèrepɛʁ
;
quandkɑ̃
jeʒə
vais
parpaʁ
desde
voeux
m'enchaîner
sanssɑ̃
retourʁətuʁ
,
je jette malgré moi vers les biens de la terre
FERNAND
unœ̃
regardʁəgaʁ
de
douleurdulœʁ
,
de
regretsʁəgʁɛ
ete
d'amour
.
BALTHAZAR
Parlepaʁl
,
achèveaʃɛv
...
FERNAND
A
l'autel
que
saintsɛ̃
Jacquesʒak
protègepʁɔtɛʒ
ete
que
de
pèlerinspɛlʁɛ̃
unœ̃
peuplepœpl
immenseimɑ̃s
assiègeasjɛʒ
,
Jeʒə
priaispʁijɛ
...
j'invoquais
le
angesɑ̃ʒ
radieuxʁadjø
.
Quandkɑ̃
l'un
d'eux
touttu
à
coupku
vintvɛ̃
s'offrir
à
mesme
yeux
Unœ̃
angeɑ̃ʒ
,
uneyn
femmefam
inconnueɛ̃.kɔ.ny
,
à
genouxʒənu
,
priaitpʁijɛ
prèspʁɛ
de
moimwa
,
ete
jeʒə
me
sentaissɑ̃tɛ
à
sasa
vuevy
frémirfʁemiʁ
de
plaisirpleziʁ
ete
d'effroi
.
Aha
!
Monmɔ̃
pèrepɛʁ
!
Qu'elle
étaitetɛ
bellebɛl
!
Ete
contrekɔ̃tʁ
monmɔ̃
courkuʁ
sanssɑ̃
secourssəkuʁ
c'est
Dieudjø
que
j'implore
...
ete
c'est
elleɛl
,
c'est
elleɛl
!...
que
jeʒə
voisvwa
toujourstuʒuʁ
.
Depuisdəpɥi
qu'en
luilɥi
donnantdɔnɑ̃
l'eau
saintesɛ̃t
,
mama
mainmɛ̃
a
rencontréʁɑ̃kɔ̃tʁe
sasa
mainmɛ̃
,
de
ces
mursmyʁ
franchissantfʁɑ̃ʃisɑ̃
l'enceinte
,
monmɔ̃
courkuʁ
rêveʁɛv
unœ̃
autreotʁ
destindɛstɛ̃
.
A
toustu
mesme
sermentssɛʁmɑ̃
infidèleɛ̃fidɛl
,
ete
dudy
cielsjɛl
cherchantʃɛʁʃɑ̃
le
secourssəkuʁ
,
c'est
Dieudjø
que
jeʒə
priepʁi
,
ete
c'est
elleɛl
qu'en
monmɔ̃
courkuʁ
jeʒə
trouvetʁuv
toujourstuʒuʁ
.
BALTHAZAR
Toitwa
,
monmɔ̃
filsfis
,
mama
seulesœl
espéranceɛspeʁɑ̃s
,
l'honneur
,
le
soutiensutjɛ̃
de
lala
foifwa
...
toitwa
quiki
devaisdəvɛ
à
mama
puissancepɥisɑ̃s
bientôtbjɛ̃to
succédersyksede
aprèsapʁɛ
moimwa
!
baissant la tête
FERNAND
Monmɔ̃
pèrepɛʁ
...
jeʒə
l'aime
.
avec douleur
BALTHAZAR
Aimerɛme
!...
Toitwa
!...
sais-tusɛ.ty
que
devantdəvɑ̃
lala
tiaretjaʁ
s'abaisse
le
sceptresɛptʁ
desde
roisʁwa
?
Que
mama
mainmɛ̃
unityni
ouu
séparesepaʁ
?
Que
l'Espagne
trembletʁɑ̃bl
à
mama
voixvwa
?
FERNAND
Monmɔ̃
pèrepɛʁ
,
jeʒə
l'aime
.
BALTHAZAR
Ete
tuty
croiskʁwa
auo
bonheurbɔnœʁ
que
prometpʁɔmɛ
uneyn
terrestretɛʁɛstʁ
flammeflam
!
Disdi
,
sais-tusɛ.ty
quellekɛl
estɛst
cettesɛt
femmefam
Quiki
triomphetʁijɔ̃f
de
tata
vertuveʁty
?
Cellesɛl
à
quiki
tuty
donnesdɔn
tontɔ̃
âmeam
...
Sonsɔ̃
nomnɔ̃
,
sonsɔ̃
rangʁɑ̃
...
lesle
connais-tu
?
avec passion
FERNAND
Nonnɔ̃
...
mais
jeʒə
l'aime
.
levant les mains au ciel
BALTHAZAR
O
cielsjɛl
!
Perdupɛʁdy
!
Va-t'en
,
insenséɛ̃sɑ̃se
,
témérairetemeʁɛʁ
!
Vava
loinlwɛ̃
de
nousnu
porterpɔʁte
teste
paspa
,
ete
que
Dieudjø
,
plusply
que
moimwa
sévèresevɛʁ
,
que
Dieudjø
ne
te
maudissemo.dis
paspa
!
FERNAND
Idoleidɔl
sisi
doucedus
ete
sisi
chèreʃɛʁ
,
ô
toitwa
quiki
voisvwa
toustu
mesme
combatskɔ̃ba
,
ô
toitwa
!
Monmɔ̃
seulsœl
bienbjɛ̃
sursyʁ
lala
terretɛʁ
,
veillevɛj
sursyʁ
moimwa
,
guidegid
mesme
paspa
.
Balthazar arrête par la main Fernand, prêt à sortir, et lui dit avec émotion
BALTHAZAR
Lala
trahisontʁaizɔ̃
,
lala
perfidiepɛʁfidi
,
ô
monmɔ̃
filsfis
,
vontvɔ̃
flétrirfletʁiʁ
teste
joursʒuʁ
;
parmipaʁmi
lesle
écueilsekœj
de
lala
vievi
,
comprendskɔ̃pʁɑ̃
lesle
dangersdɑ̃ʒe
que
tuty
courskuʁ
!
Peut-êtrepøtɛtʁ
,
brisébʁize
parpaʁ
l'orage
,
tuty
voudrasvudʁa
,
pauvrepovʁ
naufragénofʁaʒe
,
regagnerʁəgaɲe
enɑ̃
vainvɛ̃
le
rivageʁivaʒ
ete
le
portpɔʁ
quiki
t'ont
protégépʁɔteʒe
.
tombant à genoux
FERNAND
Bénissez-moi
,
monmɔ̃
pèrepɛʁ
,
Jeʒə
parspaʁ
.
BALTHAZAR
Va-t'en
,
insenséɛ̃sɑ̃se
,
témérairetemeʁɛʁ
!
Versvɛʁ
nousnu
bientôtbjɛ̃to
tuty
reviendrasʁəvjɛ̃dʁa
.
Dansdɑ̃
sasa
justiceʒystis
ouu
sasa
colèrekɔlɛʁ
,
que
Dieudjø
ne
te
maudissemo.dis
paspa
!
FERNAND
Idoleidɔl
sisi
doucedus
ete
sisi
chèreʃɛʁ
!
O
toitwa
quiki
voisvwa
toustu
mesme
combatskɔ̃ba
,
soisswa
monmɔ̃
seulsœl
bienbjɛ̃
sursyʁ
cettesɛt
terretɛʁ
!
Jeʒə
parspaʁ
,
jeʒə
parspaʁ
,
guidegid
mesme
paspa
.
Fernand sort par la grille du fond, et, de loin, tend les bras à Balthazar, qui détourne la tête en essuyant une larme, et entre dans la chapelle.
SCÈNE TROISIÈME
Inez et Jeunes filles.
LES JEUNES FILLES
Rayonsʁɛjɔ̃
dorésdɔʁe
,
tièdetjɛd
zéphyre
,
de
fleursflœʁ
parezpaʁe
ce
douxdu
séjourseʒuʁ
,
heureuxœʁø
rivageʁivaʒ
quiki
respireʁɛspiʁ
lala
paix
,
le
plaisirpleziʁ
ete
l'amour
.
INEZ
Nousnu
que
protègepʁɔtɛʒ
sasa
tendressetɑ̃dʁɛs
,
esclavesɛsklav
,
parpaʁ
nosno
soinsswɛ̃
discretsdiskʁɛ
,
de
notrenɔtʁ
bellebɛl
maîtressemɛtʁɛs
sachonssaʃɔ̃
payerpɛje
lesle
bienfaitsbjɛ̃fɛ
.
Silencesilɑ̃s
!
Silencesilɑ̃s
!
Lala
mermɛʁ
estɛst
bellebɛl
ete
l'air
estɛst
douxdu
.
C'est
lala
nacellenasɛl
quiki
s'avance
;
voyezvwaje
,
là-baslaba
...
lala
voyez-vousvwa.je.vu
?
Les Jeunes filles s'approchent du rivage et regardent dans le lointain.
INEZ
INEZ
ete
LESle
JEUNESʒœn
FILLESfij
Douxdu
zéphyrzefiʁ
,
soisswa
luilɥi
fidèlefidɛl
,
pourpuʁ
conduirekɔ̃dɥiʁ
sasa
nacellenasɛl
auxo
bordsbɔʁ
u
l'amour
l'appelle
,
à
lala
voilevwal
soisswa
légerleʒe
;
ete
ravisʁavi
sursyʁ
tontɔ̃
passagepasaʒ
,
pourpuʁ
embaumerɑ̃bome
cettesɛt
plageplaʒ
,
le
parfumpaʁfœ̃
quiki
se
dégagedegaʒ
dudy
jasminʒasmɛ̃
,
de
l'oranger
.
SCÈNE QUATRIÈME
Les mêmes; Fernand, paraissant sur une barque, entouré de jeunes filles, et portant sur les yeux un voile qu'on lui enlève.
à la jeune fille qui l'aide à descendre de la barque
FERNAND
Gentilleʒɑ̃tij
messagèremesaʒɛʁ
ete
nymphenɛ̃f
sisi
discrètedis.kʁɛt
,
quiki
chaqueʃak
jourʒuʁ
protégezpʁɔteʒe
dansdɑ̃
ces
lieuxljø
monmɔ̃
arrivéeaʁive
ouu
mama
retraiteʁətʁɛt
,
pourquoipuʁkwa
voilervwale
ainsiɛ̃si
mesme
yeux
?
les jeunes filles détournent la tête et font signe qu'elles ne peuvent répondre
FERNAND
Toujourstuʒuʁ
mêmemɛm
silencesilɑ̃s
!
s'approchant d'Inez
FERNAND
Ete
pourquoipuʁkwa
,
jeʒə
t'en
priepʁi
,
tata
maîtressemɛtʁɛs
sisi
jolieʒɔ.li
persiste-t-elle
à
me
cacherkaʃe
sonsɔ̃
rangʁɑ̃
,
sonsɔ̃
nomnɔ̃
?
Quelskɛl
sont-ils
?
souriant
INEZ
Impossibleɛ̃pɔsibl
de
le
savoirsavwaʁ
.
FERNAND
Jeʒə
ne
puispɥi
t'arracher
ce
secretsəkʁɛ
;
ilil
estɛst
doncdɔ̃k
terribletɛʁibl
?
INEZ
C'est
celuisəlɥi
de
lala
señora
.
Jeʒə
l'aperçois
,
elleɛl
vousvu
répondraʁepɔ̃dʁa
.
Léonor entre et fait signe aux jeunes filles de s'éloigner.
SCÈNE CINQUIÈME
Fernand et Léonor.
LÉONOR
Monmɔ̃
idoleidɔl
!
Dieudjø
t'envoie
.
Viensvjɛ̃
,
aha
!
Viensvjɛ̃
,
que
jeʒə
te
voievwa
!
Tata
présencepʁezɑ̃s
fait
mama
joieʒwa
ete
d'ivresse
emplitɑ̃pli
monmɔ̃
courkuʁ
.
FERNAND
Pourpuʁ
toitwa
desde
saintssɛ̃
autelsotɛl
j'ai
brisébʁize
l'esclavage
.
LÉONOR
Ete
depuisdəpɥi
lorslɔʁ
monmɔ̃
pouvoirpuvwaʁ
protecteurpʁɔtɛktœʁ
veillavɛja
sursyʁ
teste
destinsdɛstɛ̃
,
ete
sursyʁ
ce
douxdu
rivageʁivaʒ
conduisitkɔ̃dɥizi
enɑ̃
secretsəkʁɛ
teste
paspa
...
FERNAND
Pourpuʁ
monmɔ̃
bonheurbɔnœʁ
!
LÉONOR
Pourpuʁ
tata
pertepɛʁt
peut-êtrepøtɛtʁ
!
FERNAND
Parpaʁ
pitiépitje
,
fais-moi
connaîtrekɔnɛtʁ
quelkɛl
périlpeʁil
pourpuʁ
nousnu
peut
naîtrenɛtʁ
;
de
tontɔ̃
courkuʁ
sisi
jeʒə
suissɥi
maîtremɛtʁ
,
quelkɛl
malheurmalœʁ
craindrekʁɛ̃dʁ
ici-basisiba
?
LÉONOR
Aha
!
De
monmɔ̃
sortsɔʁ
que
ne
suis-je
maîtressemɛtʁɛs
!
FERNAND
Quiki
doncdɔ̃k
es-tu
?
LÉONOR
Ne
le
demandedəmɑ̃d
paspa
.
FERNAND
J'obéis
...
Mais
unœ̃
motmo
,
unœ̃
seulsœl
!...
Sisi
tata
tendressetɑ̃dʁɛs
à
lala
miennemjɛn
répondʁepɔ̃
,
partagepaʁtaʒ
monmɔ̃
destindɛstɛ̃
ete
dudy
pauvrepovʁ
Fernandfɛʁ.nɑ̃
daignedeɲ
accepteraksɛpte
lala
mainmɛ̃
.
LÉONOR
Jeʒə
le
voudraisvudʁɛ
...
Jeʒə
ne
le
puispɥi
!
FERNAND
Qu'entends-je
,
O
destinéedɛstine
étrangeetʁɑ̃ʒ
!
O
sortsɔʁ
pleinplɛ̃
de
rigueurʁigœʁ
!
à part
LÉONOR
C'est
Dieudjø
...
Dieudjø
quiki
se
vengevɑ̃ʒ
ete
quiki
brisebʁiz
monmɔ̃
courkuʁ
.
à Fernand, lui montrant un parchemin
LÉONOR
Songeantsɔ̃ʒɑ̃
à
toitwa
plusply
qu'à
moi-mêmemwamɛm
,
chaqueʃak
jourʒuʁ
jeʒə
voulaisvulɛ
te
donnerdɔne
cetsɛt
écritekʁi
...
J'hésitais
chaqueʃak
jourʒuʁ
...
FERNAND
Pourquoipuʁkwa
?
LÉONOR
N'as-tu
paspa
ditdi
que
pourpuʁ
tontɔ̃
courkuʁ
l'honneur
étaitetɛ
le
bienbjɛ̃
suprêmesypʁɛm
?
FERNAND
Jeʒə
l'ai
ditdi
.
LÉONOR
J'assurais
parpaʁ
la
tontɔ̃
aveniravniʁ
...
Mais
ilil
t'ordonne
...
FERNAND
Ehe
!
Quoikwa
doncdɔ̃k
?
LÉONOR
De
me
fuirfɥiʁ
.
FERNAND
Jamaisʒamɛ
!
LÉONOR
Ilil
fautfo
m'oublier
ete
partirpaʁtiʁ
.
FERNAND
Que
moimwa
jeʒə
t'oublie
!
Ne
plusply
te
revoirʁəvwaʁ
!
T'aimer
,
c'est
mama
vievi
;
sanssɑ̃
toitwa
plusply
d'espoir
monmɔ̃
courkuʁ
,
quiki
se
brisebʁiz
,
serasəʁa
froidfʁwa
,
monmɔ̃
Dieudjø
!
Avantavɑ̃
qu'il
te
disediz
ce
fatalfatal
adieuadjø
.
Mauditmodi
sursyʁ
lala
terretɛʁ
,
hélasʼelas
!
Soussu
quelskɛl
cieuxsjø
traînertʁɛne
mama
misèremizɛʁ
?
u
puis-jepɥi.ʒə
êtreɛtʁ
heureuxœʁø
?
LÉONOR
Adieuadjø
!
Parspaʁ
!
Oublieubli
tontɔ̃
rêveʁɛv
ete
nosno
voeux
;
l'amour
quiki
nousnu
lieli
nousnu
perdraitpɛʁdʁɛ
toustu
deux
.
Monmɔ̃
âmeam
,
quiki
saignesɛɲ
de
millemil
douleursdulœʁ
,
se
brisebʁiz
ete
dédaignededeɲ
lala
plainteplɛ̃t
ete
lesle
pleursplœʁ
.
Adieuadjø
sursyʁ
lala
terretɛʁ
!
Ete
sisi
jusqu'aux
cieuxsjø
parvientpaʁvjɛ̃
mama
prièrepʁijɛʁ
,
tuty
doisdwa
êtreɛtʁ
heureuxœʁø
!
SCÈNE SIXIÈME
Les mêmes; Inez.
accourant toute tremblante
INEZ
Aha
!
madamemadam
,
madamemadam
.
LÉONOR
Qu'est-ce
doncdɔ̃k
?
INEZ
C'est
le
roiʁwa
!
LÉONOR
O
!
Cielsjɛl
!
surpris
FERNAND
Le
roiʁwa
!
à part
LÉONOR
J'ai
tressaillitʁe.sa.jiʁ
d'effroi
jusqu'au
fondfɔ̃
de
monmɔ̃
âmeam
!
à Inez
LÉONOR
Jeʒə
te
suissɥi
.
à Fernand, lui remettant le parchemin qu'elle lui a montré
LÉONOR
Tienstjɛ̃
,
lislis
,
ete
surtoutsyʁtu
obéisɔbei
.
Adieuadjø
!
Parspaʁ
,
oublieubli
tontɔ̃
rêveʁɛv
ete
nosno
voeux
;
l'amour
quiki
nousnu
lieli
nousnu
perdraitpɛʁdʁɛ
toustu
deux
.
Monmɔ̃
âmeam
,
quiki
saignesɛɲ
de
millemil
douleursdulœʁ
,
se
brisebʁiz
ete
dédaignededeɲ
lala
plainteplɛ̃t
ete
lesle
pleursplœʁ
.
Adieuadjø
sursyʁ
lala
terretɛʁ
!
Ete
sisi
jusqu'aux
cieuxsjø
parvientpaʁvjɛ̃
mama
prièrepʁijɛʁ
,
tuty
doisdwa
êtreɛtʁ
heureuxœʁø
!
FERNAND
Que
moimwa
jeʒə
t'oublie
!
Ne
plusply
te
revoirʁəvwaʁ
!
T'aimer
c'est
mama
vievi
;
sanssɑ̃
toitwa
plusply
d'espoir
.
Monmɔ̃
courkuʁ
,
quiki
se
brisebʁiz
,
serasəʁa
froidfʁwa
,
monmɔ̃
Dieudjø
!
Avantavɑ̃
qu'il
te
disediz
ce
fatalfatal
adieuadjø
.
Mauditmodi
sursyʁ
lala
terretɛʁ
,
hélasʼelas
!
Soussu
quelskɛl
cieuxsjø
traînertʁɛne
mama
misèremizɛʁ
?
u
puis-jepɥi.ʒə
êtreɛtʁ
heureuxœʁø
?
Léonor jette à Fernand un dernier adieu, puis sort avec précipitation.
SCÈNE SEPTIÈME
Fernand et Inez.
qui a retenu Inez, prête à suivre Léonor
FERNAND
Celuisəlɥi
quiki
vientvjɛ̃
lala
chercherʃɛʁʃe
...
INEZ
Oho
!
Silencesilɑ̃s
!
C'est
le
roiʁwa
!
FERNAND
Jeʒə
sais
touttu
:
sonsɔ̃
rangʁɑ̃
,
sasa
naissancenɛsɑ̃s
,
lala
rapprochentʁapʁɔʃ
dudy
trônetʁon
...
ete
moimwa
!
Moimwa
,
malheureuxmalœʁø
,
obscurɔpskyʁ
ete
sanssɑ̃
gloireglwaʁ
...
INEZ
Prudencepʁydɑ̃s
!
elle lui fait signe de se taire et s'enfuit.
SCÈNE HUITIÈME
Fernand.
seul
FERNAND
Jeʒə
ne
méritaismeʁitɛ
paspa
sonsɔ̃
amouramuʁ
ete
sonsɔ̃
courkuʁ
.
il regarde le parchemin que Léonor lui a remis, et pousse un cri de joie
FERNAND
O
cielsjɛl
!
Elleɛl
veut
doncdɔ̃k
que
j'en
deviennedəvjɛn
dignediɲ
!
Ouiwi
...
ce
titretitʁ
,
ce
rangʁɑ̃
ete
cetsɛt
honneurɔnœʁ
insigneɛ̃siɲ
!...
Moimwa
...
Fernandfɛʁ.nɑ̃
!
Capitainekapitɛn
!
Ete
parpaʁ
elleɛl
,
ô
bonheurbɔnœʁ
!
Ouiwi
,
tata
voixvwa
m'inspire
,
ete
soussu
tontɔ̃
empireɑ̃piʁ
,
unœ̃
doubledubl
déliredeliʁ
m'exalte
enɑ̃
ce
jourʒuʁ
;
à
toitwa
jeʒə
me
livrelivʁ
,
l'espoir
vava
me
suivresɥivʁ
,
ete
monmɔ̃
courkuʁ
s'enivre
de
gloireglwaʁ
ete
d'amour
.
Adieuadjø
doncdɔ̃k
,
douxdu
rivageʁivaʒ
,
témointemwɛ̃
de
monmɔ̃
bonheurbɔnœʁ
!
Bientôtbjɛ̃to
soussu
votrevɔtʁ
ombrageɔ̃bʁaʒ
jeʒə
reviendraiʁəvjɛ̃dʁɛ
vainqueurvɛ̃kœʁ
.
Ouiwi
,
tata
voixvwa
m'inspire
,
ete
soussu
tontɔ̃
empireɑ̃piʁ
,
unœ̃
doubledubl
déliredeliʁ
m'exalte
enɑ̃
ce
jourʒuʁ
;
à
toitwa
jeʒə
me
livrelivʁ
,
l'espoir
vava
me
suivresɥivʁ
,
ete
monmɔ̃
courkuʁ
s'enivre
de
gloireglwaʁ
ete
d'amour
.
ACTE DEUXIÈME
Un galerie ouverte, à travers laquelle on aperçoit l'Alcazar et ses jardins.
SCÈNE PREMIÈRE
Le roi et Don Gaspar.
LE ROI
Jardinsʒaʁdɛ̃
de
l'Alcazar
,
délicesdelis
desde
roisʁwa
Mauresmɔʁ
,
que
j'aime
à
promenerpʁɔmne
soussu
vosvo
vieuxvjø
sycomoressikɔmɔʁ
lesle
rêvesʁɛv
amoureuxamuʁø
dontdɔ̃
s'enivre
monmɔ̃
courkuʁ
!
DON GASPAR
Dudy
vaincuvɛ̃ky
le
palaispalɛ
appartien
auo
vainqueurvɛ̃kœʁ
.
Parpaʁ
vousvu
le
Christkʁist
triomphetʁijɔ̃f
,
Ismaël
fuitfɥi
ete
trembletʁɑ̃bl
.
LE ROI
Ouiwi
,
lesle
roisʁwa
de
Marocmaʁɔk
ete
de
Grenadegʁənad
ensembleɑ̃sɑ̃bl
ontɔ̃
prèspʁɛ
de
Tarifataʁifa
vuvy
tombertɔ̃be
le
croissantkʁwasɑ̃
.
DON GASPAR
À
vousvu
lala
gloireglwaʁ
,
siresiʁ
!
LE ROI
Ouiwi
,
grâcegʁas
auo
brasbʁa
puissantpɥisɑ̃
de
Fernandfɛʁ.nɑ̃
,
ce
hérosʼeʁo
qu'un
seulsœl
jourʒuʁ
fitfi
connaîtrekɔnɛtʁ
,
quiki
ralliaʁalja
l'armée
ete
quiki
sauvasova
sonsɔ̃
maîtremɛtʁ
...
jeʒə
l'attends
à
Sévillesevij
,
ete
jeʒə
veux
dansdɑ̃
mama
courkuʁ
auxo
yeux
de
toustu
honorerɔnɔʁe
sonsɔ̃
couragekuʁaʒ
.
DON GASPAR
Dudy
saint-pèresɛ̃pɛʁ
onɔ̃
annonceanɔ̃s
unœ̃
importantɛ̃pɔʁtɑ̃
messagemesaʒ
.
avec impatience et à part.
LE ROI
De
sonsɔ̃
sceptresɛptʁ
sacrésakʁe
le
poidspwa
devientdəvjɛ̃
troptʁo
lourdluʁ
.
Don Gaspar, à qui le roi fait signe de se retirer, s'incline avec respect et sort.
SCÈNE DEUXIÈME
Le Roi.
seul, regardant don Gaspar qui s'éloigne
LE ROI
Ouiwi
,
toustu
ces
courtisanskuʁtizɑ̃
dévorésdevɔʁe
parpaʁ
l'envie
,
avecavɛk
Romeʁɔm
formantfɔʁmɑ̃
uneyn
liguelig
ennemieɛn.mi
,
ontɔ̃
contrekɔ̃tʁ
monmɔ̃
amouramuʁ
dansdɑ̃
l'ombre
conspirékɔ̃spiʁe
;
mais
moismwa
seulsœl
,
Léonor
!
Seulsœl
jeʒə
te
défendraidefɑ̃dʁɛ
.
Léonor
!
Viensvjɛ̃
,
j'abandonne
dieudjø
,
monmɔ̃
peuplepœpl
avecavɛk
monmɔ̃
trônetʁon
;
que
tontɔ̃
courkuʁ
à
moimwa
se
donnedɔn
!
Rienʁjɛ̃
parpaʁ
moimwa
n'est
regrettéʁəgʁɛte
,
sisi
pourpuʁ
cielsjɛl
ete
pourpuʁ
couronnekuʁɔn
ilil
me
resteʁɛst
tata
beautébote
.
Léonor
!
Monmɔ̃
amouramuʁ
bravebʁav
l'univers
ete
Dieudjø
pourpuʁ
toitwa
;
à
teste
piedspje
,
jeʒə
suissɥi
esclaveɛsklav
,
mais
l'amant
se
relèveʁəlɛv
roiʁwa
!
Rienʁjɛ̃
ne
peut
finirfiniʁ
l'ivresse
de
mesme
joursʒuʁ
liéslje
auxo
tienstjɛ̃
;
pourpuʁ
toujourstuʒuʁ
,
bellebɛl
maîtressemɛtʁɛs
,
pourpuʁ
toujourstuʒuʁ
tuty
m'appartiens
.
à don Gaspar, qui entre
LE ROI
Pourpuʁ
lala
fêtefɛt
,
prévienspʁevjɛ̃
toutetut
mama
courkuʁ
.
Don Gaspar s'incline et sort.
SCÈNE TROISIÈME
Le Roi, Léonor, entrant avec Inez et causant à demi-voix.
LÉONOR
Ainsiɛ̃si
doncdɔ̃k
l'on
raconteʁakɔ̃t
...
INEZ
Qu'il
estɛst
vainqueurvɛ̃kœʁ
ete
glorieuxglɔʁjø
.
avec joie
LÉONOR
Fernandfɛʁ.nɑ̃
!
À
luilɥi
lala
gloireglwaʁ
!
apercevant le roi
LÉONOR
O
cielsjɛl
!
à part
LÉONOR
A
moimwa
lala
honteʼɔ̃t
.
Le roi fait signe à Inez de se retirer, puis il s'approche de Léonor.
LE ROI
Léonor
!
Tristementtʁistəmɑ̃
pourquoipuʁkwa
baisserbɛse
lesle
yeux
?
LÉONOR
Me
croyez-vous
heureuseœʁøz
?
justesʒyst
cieuxsjø
!
Quandkɑ̃
j'ai
quittekit
le
châteauʃato
de
monmɔ̃
pèrepɛʁ
,
pauvrepovʁ
fillefij
abuséeabyze
,
hélasʼelas
!
sursyʁ
cettesɛt
terretɛʁ
jeʒə
croyaiskʁwajɛ
suivresɥivʁ
unœ̃
épouxepu
!...
avec tendresse
LE ROI
Aha
!
Tais-toitɛʁ
!
LÉONOR
Tuty
m'as
trompéetʁɔ̃pe
,
Alphonseal.fɔ̃s
!
Enɑ̃
ce
boisbwa
solitairesɔlitɛʁ
dontdɔ̃
l'ombre
cachekaʃ
malmal
lala
maîtressemɛtʁɛs
dudy
roiʁwa
,
le
méprismepʁi
de
tata
courkuʁ
vientvjɛ̃
encoreɑ̃kɔʁ
jusqu'à
moimwa
.
LE ROI
Oho
!
tais-toitɛʁ
,
tais-toitɛʁ
!
Dansdɑ̃
ce
palaispalɛ
règnentʁe.ɲe
pourpuʁ
te
séduiresedɥiʁ
toustu
lesle
plaisirspleziʁ
;
tuty
marchesmaʁʃ
sursyʁ
desde
fleursflœʁ
;
autourotuʁ
de
toitwa
,
quandkɑ̃
tuty
voisvwa
touttu
souriresuʁiʁ
,
angeɑ̃ʒ
d'amour
,
d'où
viennentvjɛ̃n
teste
douleursdulœʁ
?
LÉONOR
Dansdɑ̃
vosvo
palaispalɛ
,
mama
pauvrepovʁ
âmeam
soupiresupiʁ
,
cachantkaʃɑ̃
sonsɔ̃
deuildœj
soussu
l'or
ete
soussu
lesle
fleursflœʁ
;
dieudjø
seulsœl
le
voitvwa
,
soussu
monmɔ̃
tristetʁist
souriresuʁiʁ
monmɔ̃
courkuʁ
flétrifletʁi
dévoredevɔʁ
bienbjɛ̃
desde
pleursplœʁ
.
LE ROI
Mais
d'où
vientvjɛ̃
doncdɔ̃k
cettesɛt
sombresɔ̃bʁ
tristessetʁistɛs
?
LÉONOR
Vousvu
me
le
demandezdəmɑ̃de
...
à
moimwa
!
Aha
!
Loinlwɛ̃
de
votrevɔtʁ
courkuʁ
,
parpaʁ
pitiépitje
,
parpaʁ
tendressetɑ̃dʁɛs
,
laissez-moi
fuirfɥiʁ
...
LE ROI
Nonnɔ̃
,
comptekɔ̃t
sursyʁ
tontɔ̃
roiʁwa
pourpuʁ
réussirʁeysiʁ
,
ilil
fautfo
me
tairetɛʁ
encoreɑ̃kɔʁ
,
mais
,
avantavɑ̃
peu
,
tuty
saurassoʁa
,
Léonor
,
ce
que
monmɔ̃
courkuʁ
a
méditémedite
pourpuʁ
toitwa
.
LÉONOR
Le
princepʁɛ̃s
ne
peut
rienʁjɛ̃
pourpuʁ
moimwa
.
LE ROI
Quoikwa
!
Monmɔ̃
amouramuʁ
,
stérilesteʁil
flammeflam
,
estɛst
sanssɑ̃
puissancepɥisɑ̃s
pourpuʁ
sonsɔ̃
âmeam
!
Est-ilɛ.t‿il
pourtantpuʁtɑ̃
destindɛstɛ̃
plusply
beaubo
?
Mais
sonsɔ̃
bonheurbɔnœʁ
semblesɑ̃bl
unœ̃
fardeaufaʁdo
.
à part
LÉONOR
O
monmɔ̃
amouramuʁ
!
O
chasteʃast
flammeflam
!
Brûlebʁyl
dansdɑ̃
l'ombre
de
monmɔ̃
âmeam
,
consume-toi
commekɔm
unœ̃
flambeauflɑ̃bo
quiki
luitlɥiʁ
enɑ̃
vainvɛ̃
dansdɑ̃
unœ̃
tombeautɔ̃bo
.
LE ROI
Bientôtbjɛ̃to
j'aurai
brisébʁize
cetsɛt
hymenimɛn
quiki
me
lieli
.
avec épouvante
LÉONOR
Quoikwa
!...
Lala
reineʁɛn
...
LE ROI
Pourpuʁ
toitwa
monmɔ̃
courkuʁ
lala
répudieʁepydi
.
LÉONOR
Ete
l'Église
!
LE ROI
Qu'importe
?
Avantavɑ̃
peu
jeʒə
prometspʁɔmɛ
de
placerplase
sursyʁ
tontɔ̃
frontfʁɔ̃
mama
couronnekuʁɔn
...
LÉONOR
Oho
!
Jamaisʒamɛ
!
LE ROI
Jeʒə
l'ai
juréʒyʁe
parpaʁ
le
sceptresɛptʁ
ete
l'épee
.
Quandkɑ̃
brillerabʁijəʁa
mama
couronnekuʁɔn
à
tontɔ̃
frontfʁɔ̃
,
dansdɑ̃
cettesɛt
courkuʁ
à
te
perdrepɛʁdʁ
occupéeɔkype
teste
ennemisɛnmi
devantdəvɑ̃
toitwa
trembleronttʁɑ̃bləʁɔ̃
.
LÉONOR
Trembleztʁɑ̃ble
aussiosi
,
carkaʁ
le
sceptresɛptʁ
ete
l'épée
soussu
l'anathème
enɑ̃
vosvo
mainsmɛ̃
périrontpeʁiʁɔ̃
.
Ouiwi
,
moimwa
!
Régnerʁeɲe
!
Lala
couronnekuʁɔn
usurpéeyzyʁpe
,
cerclesɛʁkl
de
feu
,
me
brûleraitbʁyləʁɛ
le
frontfʁɔ̃
.
LE ROI
Que
tata
douleurdulœʁ
s'arrête
!
Viensvjɛ̃
auprèsopʁɛ
de
tontɔ̃
roiʁwa
prendrepʁɑ̃dʁ
partpaʁ
à
lala
fêtefɛt
qu'il
ordonnaɔʁdɔna
pourpuʁ
toitwa
.
SCÈNE QUATRIÈME
Le roi, Léonor, seigneurs et dames de la cour, pages et gardes.
Les seigneurs et les dames s'avancent vers le roi et s'inclinent.
Le roi conduit Léonor par la main jusqu'aux places où ils s'asseyent pour présider à la fête. Les seigneurs se rangent.
Des jeunes filles espagnoles et des esclaves maures paraissent et forment les danses.
Dans le moment où la fête est le plus animée, Don Gaspar entre avec agitation.
SCÈNE CINQUIÈME
Les mêmes; Don Gaspar.
DON GASPAR
Aha
!
Siresiʁ
!
LE ROI
Qu'est-ce
doncdɔ̃k
?
à demi-voix
DON GASPAR
Vousvu
refusiezʁəfyzje
de
croirekʁwaʁ
d'un
fidèlefidɛl
sujetsyʒɛ
lesle
avertissementsavɛʁtismɑ̃
...
Cellesɛl
que
vousvu
comblezkɔ̃ble
de
fortunefɔʁtyn
ete
de
gloireglwaʁ
trahissaittʁaisɛ
enɑ̃
secretsəkʁɛ
sonsɔ̃
souverainsuvʁɛ̃
.
LE ROI
Tuty
mensmɑ̃
!
DON GASPAR
Ce
billetbijɛ
qu'un
esclaveɛsklav
avaitavɛ
remisʁəmi
pourpuʁ
elleɛl
à
sasa
confidentekɔ̃fidɑ̃t
fidèlefidɛl
,
à
cettesɛt
jeuneʒœn
Inez
...
il remet une lettre au roi
DON GASPAR
Siresiʁ
,
avais-je
raisonʁɛzɔ̃
?
éloignant d'un geste les courtisans
LE ROI
Aha
!
Ce
n'est
paspa
possiblepɔsibl
!
à Léonor, lui mettant la lettre sous les yeux
LE ROI
Unœ̃
autreotʁ
oseoz
t'écrire
...
reconnaissant l'écriture; à part
LÉONOR
O
cielsjɛl
!
Fernandfɛʁ.nɑ̃
!
A
peinepɛn
jeʒə
respireʁɛspiʁ
...
LE ROI
Répondsʁepɔ̃
.
LÉONOR
Punissez-moi
:
jeʒə
l'aime
!
LE ROI
O
trahisontʁaizɔ̃
!
Sonsɔ̃
nomnɔ̃
?
LÉONOR
Jeʒə
puispɥi
mourirmuʁiʁ
,
mais
nonnɔ̃
paspa
vousvu
le
dirediʁ
.
LE ROI
Peut-êtrepøtɛtʁ
lesle
tourmentstuʁmɑ̃
t'y
forcerontfɔʁsəʁɔ̃
.
LÉONOR
Aha
!
Siresiʁ
!
SCÈNE SIXIÈME
Les mêmes; Balthazar, entrant, suivi par un moine qui porte un parchemin auquel pend le sceau papal.
A l'apparition de Balthazar, une grande agitation se manifeste parmi les assistants.
LE ROI
Quelkɛl
estɛst
ce
bruitbʁɥi
...
quelkɛl
estɛst
l'audacieux
?
BALTHAZAR
Moimwa
,
quiki
viensvjɛ̃
t'annoncer
lala
colèrekɔlɛʁ
desde
cieuxsjø
.
LE ROI
Moinemwan
,
que
dites-vous
?
BALTHAZAR
Roiʁwa
de
Castillekastij
...
Alphonseal.fɔ̃s
!
Dudy
saint-siègesɛ̃sjɛʒ
ete
dudy
cielsjɛl
j'apporte
lesle
décretsdekʁɛ
;
ne
leurlœʁ
résistezʁeziste
plusply
,
ouu
mama
bouchebuʃ
prononcepʁɔnɔ̃s
l'anathème
vengeurvɑ̃ʒœʁ
quiki
punitpyni
lesle
forfaitsfɔʁfɛ
.
LE ROI
Jeʒə
sais
ce
qu'un
chrétienkʁetjɛ̃
doitdwa
auo
chefʃɛf
de
l'Eglise
;
prêtrepʁɛtʁ
,
n'oubliez
paspa
ce
qu'on
doitdwa
à
sonsɔ̃
roiʁwa
.
BALTHAZAR
Vousvu
voulezvule
pourpuʁ
l'objet
dontdɔ̃
l'amour
vousvu
maîtrisemetʁiz
répudierʁepydje
lala
reineʁɛn
ete
rompreʁɔ̃pʁ
votrevɔtʁ
foifwa
.
LE ROI
Jeʒə
le
voulaisvulɛ
.
TOUS
O
cielsjɛl
!
LE ROI
Telletɛl
étaitetɛ
mama
penséepɑ̃se
.
montrant Léonor
LE ROI
Sursyʁ
sonsɔ̃
frontfʁɔ̃
lala
couronnekuʁɔn
auraitɔʁɛ
étéete
placéeplase
...
quelkɛl
que
soitswa
monmɔ̃
vouloirvulwaʁ
,
jeʒə
suissɥi
maîtremɛtʁ
ete
seigneursɛɲœʁ
,
ete
n'ai
pourpuʁ
jugeʒyʒ
iciisi
que
moi-mêmemwamɛm
.
BALTHAZAR
Malheurmalœʁ
!
Redoutezʁədute
lala
fureurfyʁœʁ
d'un
Dieudjø
terribletɛʁibl
ete
sagesaʒ
;
ilil
punitpyni
quiki
l'outrage
,
ete
pardonnepaʁdɔn
auo
pécheurpeʃœʁ
.
Vousvu
bravezbʁave
lala
tempêtetɑ̃pɛt
,
imprudentɛ̃pʁydɑ̃
!
Ete
sanssɑ̃
voirvwaʁ
planerplane
sursyʁ
votrevɔtʁ
têtetɛt
l'ange
dudy
désespoirdezɛspwaʁ
.
Vousvu
toustu
quiki
m'écoutez
,
fuyezfɥije
cettesɛt
adultèreadyltɛʁ
;
fuyezfɥije
,
carkaʁ
cettesɛt
femmefam
estɛst
mauditemodit
de
Dieudjø
!
LÉONOR
Justeʒyst
cielsjɛl
!
LE ROI
Léonor
!
BALTHAZAR
Fuyezfɥije
!
TOUS
Quittonskitɔ̃
ce
lieuljø
.
avec fureur
LE ROI
Aha
!
De
quelkɛl
droitdʁwa
?
BALTHAZAR
Auo
nomnɔ̃
dudy
cielsjɛl
ete
dudy
saint-pèresɛ̃pɛʁ
!
Anathèmeanatɛm
sursyʁ
euxø
,
sisi
,
bravantbʁavɑ̃
nosno
décretsdekʁɛ
,
demaindəmɛ̃
ilsil
ne
sontsɔ̃
paspa
séparéssepaʁe
pourpuʁ
jamaisʒamɛ
!
LE ROI
Aha
!
Qu'a-t-il
ditdi
?
Parpaʁ
sasa
haineʼɛn
insenséeɛ̃sɑ̃se
notrenɔtʁ
puissancepɥisɑ̃s
estɛst
iciisi
menacéemənase
!
Ete
lala
vengeancevɑ̃ʒɑ̃s
enɑ̃
monmɔ̃
âmeam
blesséeblɛse
sommeilleraitsɔmɛjəʁɛ
quandkɑ̃
jeʒə
commandekɔmɑ̃d
enɑ̃
roiʁwa
!
Aha
!
Que
monmɔ̃
spectrespɛktʁ
enɑ̃
cettesɛt
mainmɛ̃
glacéeglase
plutôtplyto
se
brisebʁiz
ete
périssepeʁis
avecavɛk
moimwa
!
LÉONOR
Aha
!
qu'a-t-il
ditdi
?
Quellekɛl
horribleɔʁibl
penséepɑ̃se
!
Commekɔm
uneyn
infâmeɛ̃fam
ete
banniebani
ete
chasséeʃase
!
Le
cielsjɛl
ordonneɔʁdɔn
,
ete
monmɔ̃
âmeam
insenséeɛ̃sɑ̃se
appelleapɛl
enɑ̃
vainvɛ̃
lala
vengeancevɑ̃ʒɑ̃s
dudy
roiʁwa
.
Aha
!
pourpuʁ
cacherkaʃe
mama
dépouilledepuj
glacéeglase
,
c'est
monmɔ̃
seulsœl
voeu
,
terretɛʁ
ingrateɛ̃gʁat
,
ouvre-toiu.vʁiʁ
!
prenant des mains du moine le parchemin qu'il déroule aux yeux des assistants
BALTHAZAR
Dudy
saint-pèresɛ̃pɛʁ
voicivwasi
lala
bullebyl
!
tout le monde tombe à genoux
BALTHAZAR
Écoutez-moi
:
Ouiwi
,
dudy
Seigneursɛɲœʁ
lala
clémenceklemɑ̃s
estɛst
lasséelase
!
Que
Jézabelʒezabɛl
à
l'instant
soitswa
chasséeʃase
!
Le
cielsjɛl
ordonneɔʁdɔn
,
ete
cettesɛt
âmeam
insenséeɛ̃sɑ̃se
appelleapɛl
enɑ̃
vainvɛ̃
lala
vengeancevɑ̃ʒɑ̃s
dudy
roiʁwa
!
Vousvu
,
fuyezfɥije
toustu
,
carkaʁ
lala
foudrefudʁ
estɛst
lancéelɑ̃se
,
ete
maudissezmo.di.se
ce
palaispalɛ
avecavɛk
moimwa
.
DONdɔ̃
GASPARgaspaʁ
ete
TOUTEtut
LAla
COURkuʁ
Le
cielsjɛl
le
veut
!
Sasa
clémenceklemɑ̃s
estɛst
lasséelase
!
Que
cettesɛt
femmefam
à
l'instant
soitswa
chasséeʃase
!
L'homme
de
Dieudjø
sursyʁ
sasa
têtetɛt
abaisséeabɛse
dudy
châtimentʃatimɑ̃
fait
descendredesɑ̃dʁ
l'effroi
.
Fuyonsfɥijɔ̃
,
fuyonsfɥijɔ̃
,
carkaʁ
lala
foudrefudʁ
estɛst
lancéelɑ̃se
ete
ce
palaispalɛ
vava
croulerkʁule
sursyʁ
le
roiʁwa
.
Léonor sorté perdue, se cachant la tête dans les mains.
ACTE TROISIÈME
Une salle de l'Alcazar.
SCÈNE PREMIÈRE
Fernand.
seul, entrant
FERNAND
Me
voicivwasi
doncdɔ̃k
prèspʁɛ
d'elle
!
Obscurɔpskyʁ
jeʒə
l'ai
quittékite
ete
jeʒə
reviensʁəvjɛ̃
vainqueurvɛ̃kœʁ
.
Lorsqu'en
sasa
courkuʁ
le
roiʁwa
m'appelle
,
d'amour
,
plusply
que
d'orgueil
,
jeʒə
senssɑ̃s
battrebatʁ
monmɔ̃
courkuʁ
.
Cellesɛl
que
j'aime
enɑ̃
ce
palaispalɛ
doitdwa
êtreɛtʁ
,
jeʒə
vais
lala
voirvwaʁ
,
enfinɑ̃fɛ̃
!
ete
lala
connaîtrekɔnɛtʁ
.
apercevant le roi, il se retire modestement
FERNAND
C'est
le
roiʁwa
!
SCÈNE DEUXIÈME
Fernand, à l'écart; Le Roi, entrant tout pensif sans le voir; Don Gaspar suivant le roi.
DON GASPAR
De
sonsɔ̃
sortsɔʁ
avez-vous
décidédeside
?
sans l'écouter, se parlant à lui-même
LE ROI
Auxo
menacesmənas
d'un
moinemwan
ainsiɛ̃si
j'aurai
cédésede
!
DON GASPAR
Le
roiʁwa
se
fera-t-il
justiceʒystis
?
LE ROI
Que
Léonor
viennevjɛn
,
ete
d'Inez
,
sasa
complicekɔ̃plis
,
assurez-vous
.
Don Gaspar s'incline et sort.
apercevant Fernand
LE ROI
C'est
toitwa
,
viensvjɛ̃
,
monmɔ̃
libérateurlibeʁatœʁ
!
Tontɔ̃
roiʁwa
te
doitdwa
sonsɔ̃
salutsaly
.
FERNAND
Ete
l'honneur
m'a
bienbjɛ̃
payépɛje
.
LE ROI
De
tata
vaillancevajɑ̃s
toi-mêmetwamɛm
iciisi
fixefiks
lala
récompenseʁekɔ̃pɑ̃s
;
mama
parolepaʁɔl
de
roiʁwa
te
l'assure
enɑ̃
ce
jourʒuʁ
.
FERNAND
Siresiʁ
!
Auo
fondfɔ̃
de
monmɔ̃
âmeam
,
pauvrepovʁ
soldatsɔlda
,
j'aime
uneyn
noblenɔbl
damedam
;
jeʒə
doisdwa
toustu
mesme
succèssyksɛ
,
mama
gloireglwaʁ
à
sonsɔ̃
amouramuʁ
...
accordez-moi
sasa
mainmɛ̃
.
LE ROI
Jeʒə
le
veux
.
Quellekɛl
est-elle
?
apercevant Léonor qui entre
FERNAND
Aha
!
Jeʒə
l'eusse
nomméenɔme
enɑ̃
disantdizɑ̃
lala
plusply
bellebɛl
!
stupéfait
LE ROI
Léonor
!
SCÈNE TROISIÈME
Léonor, le Roi et Fernand.
frappée de surprise à la vue de Fernand; à part
LÉONOR
Fernandfɛʁ.nɑ̃
!!
Grandgʁɑ̃
Dieudjø
!
Devantdəvɑ̃
luilɥi
paraîtrepaʁɛtʁ
infâmeɛ̃fam
!
froidement
LE ROI
Fernandfɛʁ.nɑ̃
,
de
votrevɔtʁ
amouramuʁ
,
madamemadam
vientvjɛ̃
de
me
fairefɛʁ
iciisi
l'aveu
.
à part
LÉONOR
Dansdɑ̃
sesse
regardsʁəgaʁ
quelkɛl
sombresɔ̃bʁ
feu
!
LE ROI
Pourpuʁ
vousvu
,
quiki
vousvu
taisieztɛʁ
...
d'un
coupablekupabl
silencesilɑ̃s
unœ̃
autreotʁ
roiʁwa
peut-êtrepøtɛtʁ
auraitɔʁɛ
tirétiʁe
vengeancevɑ̃ʒɑ̃s
...
il s'arrête et reprend plus froidement
LE ROI
Fernandfɛʁ.nɑ̃
me
demandaitdəmɑ̃dɛ
à
l'instant
votrevɔtʁ
mainmɛ̃
...
LÉONOR
Que
dites-vous
?
LE ROI
Ete
moimwa
...
moimwa
,
votrevɔtʁ
souverainsuvʁɛ̃
,
jeʒə
lala
luilɥi
donnedɔn
...
LÉONOR
ete
FERNANDfɛʁ.nɑ̃
O
cielsjɛl
!
Vousvu
partirezpaʁtiʁe
demaindəmɛ̃
.
s'adressant à Léonor avec amertume et tristesse
LE ROI
Pourpuʁ
tanttɑ̃
d'amour
ne
soyezswaje
paspa
ingrateɛ̃gʁat
,
lorsqu'il
n'aura
que
vousvu
pourpuʁ
seulsœl
bonheurbɔnœʁ
,
quandkɑ̃
d'être
aiméɛme
pourpuʁ
toujourstuʒuʁ
ilil
se
flatteflat
,
ne
le
chassezʃase
jamaisʒamɛ
de
votrevɔtʁ
courkuʁ
.
LÉONOR
ete
FERNANDfɛʁ.nɑ̃
Est-ce
uneyn
erreurɛʁœʁ
,
est-ce
unœ̃
songesɔ̃ʒ
quiki
flatteflat
l'illusion
que
caressekaʁɛs
monmɔ̃
courkuʁ
?
Que
dansdɑ̃
uneyn
heureœʁ
unœ̃
sermentsɛʁmɑ̃
vousvu
enchaîneɑ̃ʃen
à
l'autel
.
FERNAND
O
monmɔ̃
princepʁɛ̃s
,
à
genouxʒənu
laissez-moi
vousvu
bénirbeniʁ
...
touttu
monmɔ̃
sangsɑ̃
estɛst
à
vousvu
!
bas, à Léonor
LE ROI
Ete
vosvo
sermentssɛʁmɑ̃
pourpuʁ
luilɥi
,
vousvu
lesle
tiendreztjɛ̃dʁe
sanssɑ̃
peinepɛn
.
Vousvu
vouliezvulje
me
trompertʁɔ̃pe
enɑ̃
courtisanekuʁtizan
,
ete
moimwa
...
Léonor
,
jeʒə
me
vengevɑ̃ʒ
enɑ̃
roiʁwa
.
Le roi sort, emmenant Fernand.
SCÈNE QUATRIÈME
Léonor.
seule et tombant dans un fauteuil
LÉONOR
Quiki
,
luilɥi
,
Fernandfɛʁ.nɑ̃
,
l'époux
de
Léonor
!
L'ai-je
bienbjɛ̃
entenduɑ̃tɑ̃dy
!
Touttu
me
l'atteste
,
ete
monmɔ̃
courkuʁ
doutedut
encoreɑ̃kɔʁ
de
ce
bonheurbɔnœʁ
inattenduinatɑ̃dy
.
se levant brusquement
LÉONOR
Moimwa
,
l'épouser
!
Oho
!
ce
seraitsəʁɛ
infâmeɛ̃fam
!
Moimwa
,
luilɥi
porterpɔʁte
enɑ̃
dotdɔt
monmɔ̃
déshonneurdezɔnœʁ
!
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
;
dût-il
me
fuirfɥiʁ
avecavɛk
horreurɔʁœʁ
,
Ilil
connaîtrakɔnɛtʁa
lala
malheureusemalœʁøz
femmefam
qu'il
croitkʁwa
dignediɲ
de
sonsɔ̃
courkuʁ
.
O
monmɔ̃
Fernandfɛʁ.nɑ̃
,
toustu
lesle
biensbjɛ̃
de
lala
terretɛʁ
,
pourpuʁ
êtreɛtʁ
à
toitwa
monmɔ̃
courkuʁ
eûty
touttu
donnédɔne
;
mais
monmɔ̃
amouramuʁ
,
plusply
purpyʁ
que
lala
prièrepʁijɛʁ
,
auo
désespoirdezɛspwaʁ
,
hélasʼelas
!
estɛst
condamnékɔ̃dane
.
Tuty
saurassoʁa
touttu
,
ete
parpaʁ
toitwa
mépriséemepʁize
,
j'aurai
souffertsufɛʁ
touttu
ce
qu'on
peut
souffrirsufʁiʁ
.
Sisi
tata
justiceʒystis
alorsalɔʁ
estɛst
apaiséeapɛze
,
fais-moi
mourirmuʁiʁ
,
monmɔ̃
Dieudjø
!
Fais-moi
mourirmuʁiʁ
!
Venezvəne
,
cruelskʁyɛl
!
Quiki
vousvu
arrêteaʁet
?
Monmɔ̃
châtimentʃatimɑ̃
descenddesɑ̃
dudy
cielsjɛl
.
Venezvəne
toustu
,
c'est
uneyn
fêtefɛt
!
De
bouquetsbukɛ
parezpaʁe
l'autel
.
Qu'une
tombetɔ̃b
aussiosi
s'apprête
!
Ete
jetezʒəte
unœ̃
voilevwal
noirnwaʁ
sursyʁ
lala
tristetʁist
fiancéefijɑ̃se
quiki
,
mauditemodit
ete
repousséeʁəpuse
,
serasəʁa
mortemɔʁt
avantavɑ̃
ce
soirswaʁ
.
SCÈNE CINQUIÈME
Léonor et Inez.
LÉONOR
Inez
,
viensvjɛ̃
.
INEZ
Qu'ai-je
apprisapʁi
?...
Fernandfɛʁ.nɑ̃
!
Ilil
vousvu
épouseepuz
?
LÉONOR
Luilɥi
m'épouser
!...
Lala
fortunefɔʁtyn
jalouseʒaluz
n'avait
paspa
réservéʁezɛʁve
tanttɑ̃
de
bonheurbɔnœʁ
pourpuʁ
moimwa
.
Qu'il
sachesaʃ
touttu
avantavɑ̃
de
m'engager
sasa
foifwa
.
Vava
...
dis-lui
que
jeʒə
fusfy
lala
maîtressemɛtʁɛs
dudy
roiʁwa
...
aprèsapʁɛ
unœ̃
teltɛl
aveuavø
,
s'il
partpaʁ
,
s'il
m'abandonne
,
jeʒə
ne
me
plaindraiplɛ̃dʁɛ
paspa
...
mais
à
monmɔ̃
repentirʁəpɑ̃tiʁ
commekɔm
unœ̃
Dieudjø
s'il
pardonnepaʁdɔn
,
le
servirsɛʁviʁ
à
genouxʒənu
,
l'aimer
ete
le
bénirbeniʁ
,
serasəʁa
troptʁo
peu
.
Pourpuʁ
luilɥi
jeʒə
suissɥi
prêtepʁɛt
à
mourirmuʁiʁ
.
Dis-lui
celasəla
...
que
dudy
moinsmwɛ̃
parpaʁ
moi-mêmemwamɛm
ilil
sachesaʃ
touttu
.
elle sort
INEZ
Ouiwi
,
madamemadam
,
comptezkɔ̃te
sursyʁ
monmɔ̃
zèlezɛl
...
Jeʒə
courskuʁ
sanssɑ̃
retardʁətaʁ
...
SCÈNE SIXIÈME
Inez, Don Gaspar, entrant par la droite avec la Camerera-mayor.
à Inez
DON GASPAR
Arrêtezaʁete
!
Dudy
roiʁwa
l'ordre
suprêmesypʁɛm
veut
qu'à
l'instant
jeʒə
m'assure
de
vousvu
;
madamemadam
,
ilil
fautfo
nousnu
suivresɥivʁ
.
troublée
INEZ
O
cielsjɛl
,
protège-nous
.
Don Gaspar conduit Inez jusqu'auprès de la Camerera-mayor, qui l'emmène.
SCÈNE SEPTIÈME
Don Gaspar, toute la cour, puis le Roi et Fernand.
LE CHOEUR
Déjàdeʒa
dansdɑ̃
lala
chapelleʃapɛl
Dontdɔ̃
lala
voûtevut
étincelleetɛ̃sɛl
,
lala
voixvwa
dudy
prêtrepʁɛtʁ
appelleapɛl
devantdəvɑ̃
Dieudjø
lesle
épouxepu
.
Qu'autour
d'eux
l'on
s'empresse
,
ete
que
pourpuʁ
euxø
sanssɑ̃
cessesɛs
brillentbʁij
gloireglwaʁ
ete
richesseʁiʃɛs
ete
le
joursʒuʁ
lesle
plusply
douxdu
!
entrant avec le roi
FERNAND
Aha
!
de
tanttɑ̃
de
bonheurbɔnœʁ
monmɔ̃
âmeam
estɛst
enivréeɑ̃nivʁe
.
Rêveʁɛv
accompliakɔ̃pli
,
faveurfavœʁ
inespéréeinɛspeʁe
!
De
ces
noblesnɔbl
seigneurssɛɲœʁ
jeʒə
puispɥi
marchermaʁʃe
l'égal
.
à Fernand
LE ROI
Pourpuʁ
qu'on
sachesaʃ
à
lala
courkuʁ
combienkɔ̃bjɛ̃
jeʒə
vousvu
honoreɔnɔʁ
,
vousvu
quiki
m'avez
sauvésove
,
vousvu
le
vainqueurvɛ̃kœʁ
dudy
Mauremɔʁ
,
comtekɔ̃t
de
Zamora
...
marquismaʁki
de
Montréalmɔ̃ʁeal
!
Fernand fait un geste de surprise
LE ROI
À
vousvu
ce
titretitʁ
.
détachant un collier de chevalerie qu'il porte
LE ROI
À
vousvu
cetsɛt
ordreɔʁdʁ
encoreɑ̃kɔʁ
.
Fernand met un genou en terre, et le Roi lui passe le collier autour du cou.
à voix basse, aux seigneurs qui l'entourent
DON GASPAR
Qu'en
dites-vous
,
messieursme.sjø
?
de même
UN SEIGNEUR
Lesle
roisʁwa
sontsɔ̃
généreuxʒeneʁø
.
de même
DON GASPAR
C'est
payerpɛje
enɑ̃
honneursɔnœʁ
lala
honteʼɔ̃t
ete
l'infamie
!
de même
UN SEIGNEUR
Cetsɛt
hymenimɛn
estɛst
doncdɔ̃k
vraivʁɛ
?
de même
DON GASPAR
Le
princepʁɛ̃s
lesle
mariemaʁi
,
entre eux tout est d'accord, et ce place honteux
DON GASPAR
doitdwa
arrêteraʁete
lesle
foudresfudʁ
de
l'Eglise
.
Teneztəne
,
c'est
Léonor
...
lala
nouvellenuvɛl
marquisemaʁkiz
.
À la vue de Léonor le Roi sort avec douleur.
SCÈNE HUITIÈME
Les mêmes excepte le Roi; Léonor entrant pâle, vêtue de blanc et entourée de quelques dames.
à part
LÉONOR
Jeʒə
me
soutienssutjɛ̃
à
peinepɛn
!
O
justiceʒystis
desde
cieuxsjø
!
Que
me
réservez-vous
?
Ilil
reçutʁə.sə.vwaʁ
monmɔ̃
messagemesaʒ
,
parpaʁ
Inez
ilil
sait
touttu
...
Jeʒə
n'ai
plusply
de
couragekuʁaʒ
.
apercevant Fernand qui la contemple avec amour
LÉONOR
O
cielsjɛl
!
C'est
luilɥi
!
Versvɛʁ
moimwa
sesse
yeux
se
lèventlɛv
sanssɑ̃
courrouxkuʁu
.
s'approchant de Léonor
FERNAND
L'autel
estɛst
prêtpʁɛ
,
madamemadam
.
LÉONOR
O
monmɔ̃
Dieudjø
!
FERNAND
Vousvu
trembleztʁɑ̃ble
.
LÉONOR
Ouiwi
,
de
joieʒwa
!
aux seigneurs qui l'entourent
DON GASPAR
Aha
!
L'infâme
!
à Léonor
FERNAND
Venezvəne
!
Appuyez-vous
sursyʁ
le
brasbʁa
d'un
épouxepu
.
Fernand sort conduisant Léonor par la main. Les dames et une partie de seigneurs les suivent.
SCÈNE NEUVIÈME
Don Gaspar, et un groupe de Seigneurs.
DON GASPAR
Quelkɛl
marchémaʁʃe
de
bassessebasɛs
!
LES SEIGNEURS
C'est
troptʁo
fortfɔʁ
!
Parpaʁ
mama
foifwa
!
DON GASPAR
Épouserepuze
lala
maîtressemɛtʁɛs
...
LES SEIGNEURS
Lala
maîtressemɛtʁɛs
dudy
roiʁwa
!
DON GASPAR
Venirvəniʁ
de
sasa
provincepʁɔvɛ̃s
...
LES SEIGNEURS
Sanssɑ̃
nomnɔ̃
,
sanssɑ̃
biensbjɛ̃
acquisaki
.
DON GASPAR
Le
roiʁwa
l'a
fait
marquismaʁki
...
LES SEIGNEURS
Messieursme.sjø
,
ilil
serasəʁa
princepʁɛ̃s
!
DON GASPAR
D'Alcantara
luilɥi
donnerdɔne
le
collierkɔlje
ete
desde
trésorstʁezɔʁ
...
LES SEIGNEURS
Unœ̃
rangʁɑ̃
,
de
lala
puissancepɥisɑ̃s
...
TOUS
De
sesse
vertusveʁty
ete
de
sasa
complaisancekɔ̃plɛzɑ̃s
ilil
fallaitfalɛ
bienbjɛ̃
payerpɛje
l'aventurier
.
Les seigneurs sortis avec le cortège reparaissent, les autres vont audevant d'eux et semblent leur demander des détails de la cérémonie.
Le mariage est fait.
Tous les gentilshommes témoignent leur indignation.
TOUS
Aha
!
Que
dudy
moinsmwɛ̃
notrenɔtʁ
méprismepʁi
qu'il
bravebʁav
à
sonsɔ̃
orgueilɔʁgœj
vientvjɛ̃
mettremɛtʁ
uneyn
entraveɑ̃tʁav
,
que
nulnyl
de
nousnu
ne
chercheʃɛʁʃ
sasa
faveurfavœʁ
,
qu'il
resteʁɛst
seulsœl
avecavɛk
sonsɔ̃
déshonneurdezɔnœʁ
!
SCÈNE DIXIÈME
Les mêmes; Fernand.
avec ivresse
FERNAND
Pourpuʁ
moimwa
dudy
cielsjɛl
lala
faveurfavœʁ
se
déploiedeplwa
.
Aha
!
Messeigneursme.sɛ.ɲœʁ
...
Aha
!
Partagezpaʁtaʒe
mama
joieʒwa
!
Soyezswaje
témoinstemwɛ̃
de
monmɔ̃
bonheurbɔnœʁ
.
Elleɛl
estɛst
à
moimwa
cettesɛt
femmefam
adoréeadɔʁe
!
Est-ilɛ.t‿il
unœ̃
bienbjɛ̃
plusply
rareʁaʁ
...
oho
!
ditesdit
?
DONdɔ̃
GASPARgaspaʁ
ete
LESle
SEIGNEURSsɛɲœʁ
froidement
FERNAND
Ouiwi
,
l'honneur
.
L'honneur
!
Sasa
noblenɔbl
loilwa
me
futfy
toujourstuʒuʁ
sacréesakʁe
,
jeʒə
l'ai
reçuʁəsy
pourpuʁ
dotdɔt
enɑ̃
monmɔ̃
berceaubɛʁso
...
Paspa
unœ̃
seulsœl
de
ces
biensbjɛ̃
,
aujourd'hui
monmɔ̃
partagepaʁtaʒ
,
ne
vautvo
cetsɛt
héritageeʁitaʒ
.
LES SEIGNEURS
Ilil
enɑ̃
estɛst
unœ̃
pourtantpuʁtɑ̃
quiki
vousvu
semblesɑ̃bl
plusply
beaubo
.
FERNAND
Qu'avez-vous
ditdi
?
De
cettesɛt
injureɛ̃ʒyʁ
j'aurai
raisonʁɛzɔ̃
!...
Mais
nonnɔ̃
,
j'ai
malmal
compriskɔ̃pʁi
.
Aha
!
jeʒə
vousvu
enɑ̃
conjurekɔ̃ʒyʁ
,
Prouvez-le-moi
...
Votrevɔtʁ
mainmɛ̃
,
mesme
amisami
!
retirant leurs mains
TOUS
Ce
titretitʁ
...
trouveztʁuve
bonbɔ̃
qu'à
l'avenir
...
marquismaʁki
,
nousnu
ne
l'acceptions
plusply
de
vousvu
.
FERNAND
Aha
!
cetsɛt
outrageutʁaʒ
,
vousvu
le
paîrez
.
Ilil
veut
dudy
sangsɑ̃
.
TOUS
Ehe
bienbjɛ̃
,
vousvu
enɑ̃
aurezɔʁe
!
FERNAND
Marchonsmaʁʃɔ̃
!
SCÈNE ONZIÈME
Les mêmes; Balthazar.
BALTHAZAR
u
courez-vous
?
De
cettesɛt
aveugleavœgl
rageʁaʒ
Arrêtezaʁete
lesle
effetsefɛ
,
chrétienskʁetjɛ̃
!
ete
trembleztʁɑ̃ble
toustu
.
Dudy
cielsjɛl
sursyʁ
cetsɛt
hymenimɛn
j'apelle
le
courrouxkuʁu
.
accourant vers Balthazar
FERNAND
Dieudjø
...
Balthazarbaltazaʁ
!
le serrant dans ses bras
BALTHAZAR
Fernandfɛʁ.nɑ̃
!
avec ironie
DON GASPAR
L'époux
de
Léonor
!
se dégageant de ses bras et le repoussant
BALTHAZAR
O
cielsjɛl
!
FERNAND
Qu'ai-je
doncdɔ̃k
fait
?
BALTHAZAR
C'est
toitwa
qu'on
déshonoredezɔnɔʁ
!
FERNAND
Commentkɔmɑ̃
ai-
jeʒə
souillésuje
monmɔ̃
nomnɔ̃
?
Répondez-moi
.
TOUS
Enɑ̃
épousantepuzɑ̃
lala
maîtressemɛtʁɛs
dudy
roiʁwa
!
atterré
FERNAND
Lala
maîtressemɛtʁɛs
dudy
roiʁwa
!
éclatant
FERNAND
Quoikwa
!
Léonor
!...
L'enfer
brûlebʁyl
mama
têtetɛt
!
BALTHAZAR
Ignorais-tu
?
avec une fureur croissante
FERNAND
Lala
maîtressemɛtʁɛs
dudy
roiʁwa
!
Touttu
leurlœʁ
sangsɑ̃
ete
le
mienmjɛ̃
!
regardant au dehors
BALTHAZAR
Arrêteaʁet
!
Ilsil
se
rendentʁɑ̃d
iciisi
.
FERNAND
C'est
bienbjɛ̃
;
jeʒə
lesle
attendsatɑ̃
.
BALTHAZAR
Fuisfɥi
!
FERNAND
Oho
!
Nonnɔ̃
,
jeʒə
prétendspʁetɑ̃
me
vengervɑ̃ʒe
.
BALTHAZAR
Que
vas-tu
fairefɛʁ
?
FERNAND
Dieudjø
seulsœl
le
sait
,
monmɔ̃
pèrepɛʁ
.
TOUS
Quelskɛl
regardsʁəgaʁ
menaçantsmənasɑ̃
!
SCÈNE DOUZIÈME
Les mêmes; le roi, donnant la main à Léonor.
allant au-devant du roi
FERNAND
Siresiʁ
,
jeʒə
vousvu
doisdwa
touttu
,
mama
fortunefɔʁtyn
ete
mama
vievi
;
le
titretitʁ
de
marquismaʁki
...
mama
nouvellenuvɛl
splendeursplɑ̃dœʁ
...
Desde
dignitésdiɲite
...
de
l'or
...
Toustu
lesle
biensbjɛ̃
qu'on
envieɑ̃vi
;
mais
vousvu
êtesɛt
,
monseigneurmɔ̃sɛɲœʁ
,
payépɛje
troptʁo
chèrementʃɛʁmɑ̃
auo
prixpʁi
de
monmɔ̃
honneurɔnœʁ
.
LE ROI
O
cielsjɛl
!...
De
sonsɔ̃
âmeam
,
dansdɑ̃
sasa
loyautélwajote
,
s'indigne
ete
s'enflamme
lala
noblenɔbl
fiertéfjɛʁte
.
Aha
!
L'injuste
outrageutʁaʒ
quiki
flétritfletʁi
sonsɔ̃
roiʁwa
rougitʁuʒi
monmɔ̃
visagevizaʒ
de
honteʼɔ̃t
ete
d'effroi
!
FERNAND
Périspeʁi
,
pactepakt
infâmeɛ̃fam
quiki
m'as
troptʁo
coûtékute
!
Honneurɔnœʁ
,
noblenɔbl
flammeflam
,
rends-moi
mama
fiertéfjɛʁte
!
J'affronte
l'orage
,
jeʒə
connaiskɔnɛ
mesme
droitsdʁwa
quiki
bravebʁav
l'outrage
peut
braverbʁave
lesle
roisʁwa
.
LE ROI
Ecoutez-moi
,
Fernandfɛʁ.nɑ̃
...
FERNAND
J'ai
touttu
apprisapʁi
,
altessealtɛs
...
à part
LÉONOR
Ilil
ne
savaitsavɛ
doncdɔ̃k
paspa
...
FERNAND
C'est
pourpuʁ
uneyn
bassessebasɛs
qu'on
m'a
choisiʃwazi
.
avec colère
LE ROI
Marquismaʁki
!
FERNAND
Ce
nomnɔ̃
n'est
paspa
le
mienmjɛ̃
ete
desde
présentspʁezɑ̃
dudy
roiʁwa
jeʒə
ne
veux
gardergaʁde
rienʁjɛ̃
.
se tournant vers les seigneurs qui l'ont insulté
FERNAND
Messieursme.sjø
,
rendez-moi
votrevɔtʁ
estimeɛstim
...
Du sort, pauvre victime
FERNAND
Jeʒə
parspaʁ
,
ete
n'emporte
d'ici
que
le
nomnɔ̃
de
monmɔ̃
pèrepɛʁ
...
à part, avec égarement
LÉONOR
Inez
,
u
doncdɔ̃k
est-elle
?
à voix basse, à Léonor
DON GASPAR
Inez
estɛst
prisonnièrepʁizɔnjɛʁ
.
accablée
LÉONOR
Oho
!
Touttu
m'est
éclaircieklɛʁsi
.
détachant de son cou le collier qu'il a reçu du roi
FERNAND
Ce
collierkɔlje
quiki
payapɛja
l'infamie
,
jeʒə
vousvu
le
rendsʁɑ̃
.
il tire son épée
FERNAND
Cettesɛt
épéeepe
avilieavili
,
quiki
de
nosno
ennemisɛnmi
naguèrenagɛʁ
étaitetɛ
l'effroi
,
jeʒə
lala
brisebʁiz
...
à
vosvo
piedspje
!
Carkaʁ
vousvu
êtesɛt
le
roiʁwa
.
Jeʒə
maudismo.di
cettesɛt
alliancealjɑ̃s
,
jeʒə
maudismo.di
l'indigne
offenseɔfɑ̃s
que
sursyʁ
moimwa
,
pourpuʁ
récompenseʁekɔ̃pɑ̃s
,
vousvu
jetiezʒətje
avecavɛk
de
l'or
.
Roiʁwa
!
Gardonsgaʁdɔ̃
,
vousvu
lala
puissancepɥisɑ̃s
,
moimwa
l'honneur
,
monmɔ̃
seulsœl
trésortʁezɔʁ
.
au roi
LÉONOR
Grâcegʁas
,
ô
roiʁwa
!
Pourpuʁ
sonsɔ̃
offenseɔfɑ̃s
;
sursyʁ
moimwa
tombetɔ̃b
tata
vengeancevɑ̃ʒɑ̃s
!
à Fernand qui la repousse
LÉONOR
Noblenɔbl
courkuʁ
!
De
tata
souffrancesufʁɑ̃s
sursyʁ
moimwa
pèsepɛz
le
remord
;
mais
écouteekut
mama
défensedefɑ̃s
,
ouu
bienbjɛ̃
donne-moi
lala
mortmɔʁ
.
LE ROI
Aha
!
C'est
troptʁo
de
mama
clémenceklemɑ̃s
protégerpʁɔteʒe
tanttɑ̃
d'insolence
!
Trembletʁɑ̃bl
,
ingratɛ̃gʁa
!
Carkaʁ
tontɔ̃
offenseɔfɑ̃s
fait
sursyʁ
toitwa
planerplane
lala
mortmɔʁ
.
Mais
,
nonnɔ̃
...
fuisfɥi
...
carkaʁ
tata
vengeancevɑ̃ʒɑ̃s
estɛst
aussiosi
dansdɑ̃
monmɔ̃
remord
.
BALTHAZAR
Roiʁwa
,
déjàdeʒa
pourpuʁ
vousvu
commencekɔmɑ̃s
dudy
pécheurpeʃœʁ
lala
chuteʃyt
immenseimɑ̃s
sursyʁ
le
trônetʁon
estɛst
lala
souffrancesufʁɑ̃s
,
soussu
lala
pourprepuʁpʁ
estɛst
le
remord
.
à Fernand
BALTHAZAR
Viensvjɛ̃
,
monmɔ̃
filsfis
,
dansdɑ̃
sasa
clémenceklemɑ̃s
,
dieudjø
peut
seulsœl
t'ouvrir
unœ̃
portpɔʁ
.
DONdɔ̃
GASPARgaspaʁ
ete
LE
CHOEURkœʁ
Déjàdeʒa
de
nôtrenotʁ
insolenceɛ̃sɔlɑ̃s
sursyʁ
nousnu
pèsepɛz
le
remord
.
Qu'elle
estɛst
noblenɔbl
,
sasa
vengeancevɑ̃ʒɑ̃s
!
Mais je tremble pour son sort.
Fernand sort, suivi de Balthazar; les seigneurs ouvrent respectueusement leur rangs pour le laisser passer, et s'inclinent devant lui.
ACTE QUATRIÈME
Le cloître du couvent de Saint-Jacques de Compostelle.
A droit, le portique de l'église; en face, une grande croix élevée sur un socle de pierre.
Ça et là des tombes et des croix de bois.
SCÈNE PREMIÈRE
Religieux, Balthazar.
Des religieux sont prosternés au pied de la croix; d'autres, dans l'éloignement, creusent leurs tombes et répètent par intervalles.
LES RELIGIEUX
Frèresfʁɛʁ
,
creusonskʁøzɔ̃
l'asile
u
lala
douleurdulœʁ
s'endort
.
Un religieux introduit des pèlerins qui se dirigent vers l'église et s'arrêtent devant le portique où paraît Balthazar.
BALTHAZAR
Lesle
cieuxsjø
s'emplissent
d'étincelles
;
versvɛʁ
Dieudjø
montezmɔ̃te
avecavɛk
transporttʁɑ̃spɔʁ
,
choeurkœʁ
purpyʁ
desde
pénitentspenitɑ̃
fidèlesfidɛl
,
assisasi
dansdɑ̃
l'ombre
de
lala
mortmɔʁ
.
Les religieux répètent la prière de Balthazar, puis s'éloignent à travers les arcades du cloître; les pèlerins entrent dans la chapelle.
Un seul religieux est resté debout, immobile.
SCÈNE DEUXIÈME
Balthazar et Fernand
s'approchant de Fernand
BALTHAZAR
Dansdɑ̃
unœ̃
instantɛ̃stɑ̃
,
monmɔ̃
frèrefʁɛʁ
,
unœ̃
sermentsɛʁmɑ̃
éterneletɛʁnɛl
vousvu
arracheaʁaʃ
à
lala
terretɛʁ
pourpuʁ
vousvu
lierlje
auo
cielsjɛl
.
FERNAND
Quandkɑ̃
j'ai
quittékite
le
portpɔʁ
pourpuʁ
l'orage
dudy
mondemɔ̃d
,
vousvu
me
l'aviez
bienbjɛ̃
ditdi
:
"
Monmɔ̃
filsfis
,
tuty
reviendrasʁəvjɛ̃dʁa
!"
Me
voicivwasi
;
jeʒə
reviensʁəvjɛ̃
,
cherchantʃɛʁʃɑ̃
lala
paix
profondepʁɔfɔ̃d
ete
l'oubli
que
lala
mortmɔʁ
offreɔfʁ
iciisi
dansdɑ̃
sesse
brasbʁa
.
BALTHAZAR
Dudy
couragekuʁaʒ
,
Fernandfɛʁ.nɑ̃
!
lorsquelɔʁskə
Dieudjø
vousvu
appelleapɛl
,
ne
pensezpɑ̃se
plusply
qu'à
luilɥi
;
votrevɔtʁ
voeu
prononcépʁɔnɔ̃se
entre le monde et vous est un tombeau placé.
Balthazar s'éloigne
FERNAND
Vousvu
me
quittezkite
?
BALTHAZAR
Entrezɑ̃tʁe
dansdɑ̃
lala
chapelleʃapɛl
.
Prèspʁɛ
d'un
novicenɔvis
arrivéaʁive
cettesɛt
nuitnɥi
,
Malademalad
...
jeuneʒœn
encorɑ̃.kɔʁ
...
le
devoirdəvwaʁ
me
conduitkɔ̃dɥi
.
levant les yeux au ciel
FERNAND
Jeuneʒœn
aussiosi
!
BALTHAZAR
Pauvrepovʁ
fleurflœʁ
parpaʁ
l'orage
abattueabaty
.
Quiki
vava
mourirmuʁiʁ
,
peut-êtrepøtɛtʁ
!
FERNAND
Oho
!
ouiwi
,
lala
douleurdulœʁ
tuety
.
Balthazar va prendre les mains de Fernand, comme pour relever son courage, puis il sort.
SCÈNE TROISIÈME
FERNAND
Fernandfɛʁ.nɑ̃
,
seulsœl
.
Lala
maîtressemɛtʁɛs
dudy
roiʁwa
!...
Dansdɑ̃
l'abîme
creusékʁøze
,
Soussu
unœ̃
piègepjɛʒ
infernalɛ̃fɛʁnal
mama
gloireglwaʁ
estɛst
engloutieɑ̃gluti
,
ete
de
monmɔ̃
tristetʁist
courkuʁ
l'espérance
estɛst
sortiesɔʁti
ainsiɛ̃si
que
d'un
vasevaz
brisébʁize
.
Angeɑ̃ʒ
sisi
purpyʁ
,
que
dansdɑ̃
unœ̃
songesɔ̃ʒ
j'ai
crukʁy
trouvertʁuve
,
vousvu
que
j'aimais
!
Avecavɛk
l'espoir
,
tristetʁist
mensongemɑ̃sɔ̃ʒ
,
envolez-vousɑ̃.vɔ.le
,
ete
pourpuʁ
jamaisʒamɛ
!
Enɑ̃
moimwa
,
pourpuʁ
l'amour
d'une
femmefam
de
Dieudjø
l'amour
avaitavɛ
faiblifɛbli
;
Pitiépitje
!
jeʒə
t'ai
renduʁɑ̃dy
monmɔ̃
âmeam
,
Pitiépitje
!
Seigneursɛɲœʁ
,
rends-moi
l'oubli
!
Angeɑ̃ʒ
sisi
purpyʁ
,
que
dansdɑ̃
unœ̃
songesɔ̃ʒ
j'ai
crukʁy
trouvertʁuve
,
vousvu
que
j'aimais
!
Avecavɛk
l'espoir
,
tristetʁist
mensongemɑ̃sɔ̃ʒ
,
envolez-vousɑ̃.vɔ.le
ete
pourpuʁ
jamaisʒamɛ
!
SCÈNE QUATRIÈME
Fernand, Balthazar, les Religieux.
BALTHAZAR
Es-tu
prêtpʁɛ
?
viensvjɛ̃
.
FERNAND
Monmɔ̃
pèrepɛʁ
,
à
lala
chapelleʃapɛl
jeʒə
vousvu
suissɥi
.
BALTHAZAR
Viensvjɛ̃
,
monmɔ̃
filsfis
,
qu'à
toitwa
Dieudjø
se
révèleʁe.ve.le
!
Balthazar et Fernand entrent dans la chapelle, les religieux les suivent en silence.
Léonor parait sous l'habit de novice; elle se place devant le porche de l'église, cherchant à distinguer les traits des religieux qui passent.
SCÈNE CINQUIÈME
Léonor, seule.
LÉONOR
Fernandfɛʁ.nɑ̃
!
Fernandfɛʁ.nɑ̃
!
Pourrai-je
le
trouvertʁuve
?
Ce
monastèremɔnastɛʁ
est-ilɛ.t‿il
l'asile
qu'il
habiteabit
?
Soussu
cettesɛt
robeʁɔb
saintesɛ̃t
,
ô
monmɔ̃
Dieudjø
que
j'irrite
,
jusquesʒyskə
à
luilɥi
permets-moi
d'arriver
.
Parpaʁ
lala
douleurdulœʁ
mama
forcefɔʁs
estɛst
épuiséeepɥize
,
jeʒə
vais
mourirmuʁiʁ
...
ouiwi
!
mercimɛʁsi
de
ce
dondɔ̃
!
Prendspʁɑ̃
monmɔ̃
âmeam
briséebʁize
,
Mais
qu'au
moinsmwɛ̃
de
Fernandfɛʁ.nɑ̃
j'emporte
le
pardonpaʁdɔ̃
.
dans l'église
LES RELIGIEUX
Que
dudy
Très-Hauttʁɛo
lala
faveurfavœʁ
t'accompagne
,
voeu
dudy
fidèlefidɛl
,
adorableadɔʁabl
tributtʁiby
!
Entendez-vousɑ̃.tɑ̃dʁ
dudy
hautʼo
de
lala
montagnemɔ̃taɲ
,
lala
voixvwa
de
l'ange
annonçantanɔ̃sɑ̃
le
salutsaly
?
LÉONOR
Qu'entends-je
?
C'est
unœ̃
voeu
quiki
de
l'autel
s'élève
,
uneyn
âmeam
que
le
cielsjɛl
à
cettesɛt
terretɛʁ
enlèveɑ̃lɛv
!
dans l'église
FERNAND
Jeʒə
me
consacrekɔ̃sakʁ
à
te
servirsɛʁviʁ
,
Seigneursɛɲœʁ
!
Viensvjɛ̃
,
que
tata
grâcegʁas
illumineilymin
monmɔ̃
courkuʁ
.
LÉONOR
Cettesɛt
voixvwa
!
c'est
bienbjɛ̃
luilɥi
!
luilɥi
!
perdupɛʁdy
pourpuʁ
lala
terretɛʁ
.
Angeɑ̃ʒ
,
remonteʁəmɔ̃t
auo
cielsjɛl
!
Jeʒə
fuisfɥi
ce
cloîtreklwatʁ
austèreostɛʁ
,
mais
...
jeʒə
ne
puispɥi
,
lala
mortmɔʁ
glaceglas
monmɔ̃
sangsɑ̃
.
elle tombe épuisée au pied de la croix
SCÈNE SIXIÈME
Léonor et Fernand.
sortant de l'église avec agitation
FERNAND
Mesme
voeux
sontsɔ̃
prononcéspʁɔnɔ̃se
....
Ete
malgrémalgʁe
moimwa
descenddesɑ̃
,
dansdɑ̃
monmɔ̃
âmeam
inquièteɛ̃kjɛt
,
uneyn
terreurtɛʁœʁ
secrètesəkʁɛt
...
J'ai
fuifɥi
loinlwɛ̃
de
l'autel
.
essayant de se soulever
LÉONOR
Monmɔ̃
Dieudjø
,
jeʒə
souffresufʁ
...
hélasʼelas
!
J'ai
froidfʁwa
.
FERNAND
Qu'entends-je
?
regardant autour de lui
FERNAND
Sursyʁ
lala
terretɛʁ
unœ̃
malheureuxmalœʁø
!
s'approchant
FERNAND
Relevez-vous
,
monmɔ̃
frèrefʁɛʁ
.
LÉONOR
C'est
luilɥi
!
reculant avec horreur
FERNAND
Grandgʁɑ̃
Dieudjø
!
LÉONOR
Ne
me
maudissezmo.di.se
paspa
!
FERNAND
Va-t'en
d'ici
!
de
cetsɛt
asileazil
tuty
troubleraistʁubləʁɛ
lala
puretépyʁte
;
laisselɛs
lala
mortmɔʁ
froidefʁwad
ete
tranquilletʁɑ̃kil
fairefɛʁ
sonsɔ̃
ouvreuvʁ
enɑ̃
libertélibɛʁte
.
Dansdɑ̃
sonsɔ̃
palaispalɛ
tontɔ̃
roiʁwa
t'appelle
pourpuʁ
te
parerpaʁe
de
honteʼɔ̃t
ete
d'or
.
Sonsɔ̃
amouramuʁ
te
rendraʁɑ̃dʁa
plusply
bellebɛl
,
plusply
bellebɛl
ete
plusply
infâmeɛ̃fam
encorɑ̃.kɔʁ
.
LÉONOR
Jusqu'à
ce
monastèremɔnastɛʁ
enɑ̃
priantpʁijɑ̃
j'ai
marchémaʁʃe
...
lesle
roncesʁɔ̃s
ete
lala
pierrepjɛʁ
onɔ̃
meurtrimœʁtʁi
mesme
genouxʒənu
.
FERNAND
Vousvu
quiki
m'avez
trompétʁɔ̃pe
,
de
moimwa
qu'espérez-vous
?
LÉONOR
D'une
erreurɛʁœʁ
sursyʁ
toustu
deux
lala
peinepɛn
,
hélasʼelas
!
retombeʁətɔ̃b
.
J'ai
crukʁy
qu'Inez
pourpuʁ
moimwa
vousvu
avaitavɛ
touttu
apprisapʁi
;
dansdɑ̃
unœ̃
pardonpaʁdɔ̃
j'eus
foifwa
.
Croyez-moi
!
l'on
ne
mentmɑ̃
paspa
auo
bordbɔʁ
de
lala
tombetɔ̃b
.
Monmɔ̃
tristetʁist
aveuavø
ne
putpy
jusqu'à
vousvu
parvenirpaʁvəniʁ
Fernandfɛʁ.nɑ̃
...
faites-moi
grâcegʁas
à
monmɔ̃
dernierdɛʁnje
soupirsupiʁ
.
Fernandfɛʁ.nɑ̃
!
imiteimit
lala
clémenceklemɑ̃s
dudy
cielsjɛl
à
quiki
tuty
t'es
liélje
.
Tuty
voisvwa
mesme
pleursplœʁ
ete
mama
souffrancesufʁɑ̃s
,
écouteekut
lala
pitiépitje
.
Pourpuʁ
moimwa
quiki
traînetʁɛn
iciisi
mama
honteʼɔ̃t
,
lala
terretɛʁ
,
hélasʼelas
!
n'a
plusply
de
prixpʁi
;
mais
que
monmɔ̃
âmeam
auo
cielsjɛl
remonteʁəmɔ̃t
purepyʁ
auo
moinsmwɛ̃
de
tontɔ̃
méprismepʁi
.
FERNAND
Sesse
pleursplœʁ
,
sasa
voixvwa
jadisʒadis
sisi
chèreʃɛʁ
,
portentpɔʁt
le
troubletʁubl
dansdɑ̃
mesme
senssɑ̃s
;
sursyʁ
tontɔ̃
éluely
,
Seigneursɛɲœʁ
,
descendsdesɑ̃
!
Armeaʁm
sonsɔ̃
courkuʁ
parpaʁ
lala
prièrepʁijɛʁ
.
LÉONOR
Entendsɑ̃tɑ̃
mama
voixvwa
jadisʒadis
sisi
chèreʃɛʁ
,
voisvwa
quelkɛl
troubletʁubl
agiteaʒit
mesme
senssɑ̃s
;
ete
dansdɑ̃
lala
nuitnɥi
u
jeʒə
descendsdesɑ̃
ne
repousseʁəpus
paspa
mama
prièrepʁijɛʁ
!
FERNAND
Adieuadjø
!
laissez-moi
fuirfɥiʁ
.
LÉONOR
Désarmedezaʁm
lala
colèrekɔlɛʁ
,
Oho
!
ne
me
laisselɛs
paspa
mourirmuʁiʁ
dansdɑ̃
l'abandon
.
Voisvwa
mesme
pleursplœʁ
,
mama
misèremizɛʁ
...
Unœ̃
seulsœl
motmo
de
pardonpaʁdɔ̃
!
Parpaʁ
le
cielsjɛl
,
parpaʁ
tata
mèremɛʁ
,
parpaʁ
lala
mortmɔʁ
quiki
m'attend
!
FERNAND
Va-t'en
,
va-t'en
!
LÉONOR
Pitiépitje
!
jeʒə
t'en
conjurekɔ̃ʒyʁ
parpaʁ
l'amour
d'autrefois
!
FERNAND
Pourpuʁ
lala
pitiépitje
quandkɑ̃
elleɛl
adjureadʒyʁ
,
touttu
monmɔ̃
amouramuʁ
se
réveilleʁevɛj
à
sasa
voixvwa
.
LÉONOR
Miséricordemizeʁikɔʁd
à
cettesɛt
heureœʁ
suprêmesypʁɛm
,
ouu
soussu
teste
piedspje
écrase-moi
!
elle se jette à genoux
FERNAND
Aha
!
Léonor
!
LÉONOR
Grâcegʁas
!
FERNAND
Relève-toi
Dieudjø
te
pardonnepaʁdɔn
.
LÉONOR
Ete
toitwa
?
FERNAND
Jeʒə
t'aime
!
Viensvjɛ̃
!
jeʒə
cèdesɛd
éperduepɛʁdy
auo
transporttʁɑ̃spɔʁ
quiki
m'enivre
;
monmɔ̃
amouramuʁ
t'est
renduʁɑ̃dy
,
pourpuʁ
t'aimer
jeʒə
veux
vivrevivʁ
.
Viensvjɛ̃
!
j'écoute
enɑ̃
monmɔ̃
courkuʁ
uneyn
voixvwa
quiki
me
criekʁi
:
dansdɑ̃
uneyn
autreotʁ
patriepatʁi
vava
cacherkaʃe
tontɔ̃
bonheurbɔnœʁ
.
LÉONOR
C'est
monmɔ̃
rêveʁɛv
perdupɛʁdy
quiki
rayonneʁɛjɔn
ete
m'enivre
!
Sonsɔ̃
amouramuʁ
m'est
renduʁɑ̃dy
,
monmɔ̃
Dieudjø
,
laisse-moi
vivrevivʁ
!
à Fernand
LÉONOR
Abandonneabɑ̃dɔn
tontɔ̃
courkuʁ
a
lala
voixvwa
quiki
te
criekʁi
:
dansdɑ̃
uneyn
autreotʁ
patriepatʁi
vava
chercherʃɛʁʃe
le
bonheurbɔnœʁ
.
FERNAND
Fuyonsfɥijɔ̃
ce
monastèremɔnastɛʁ
.
avec épouvante
LÉONOR
O
cielsjɛl
!
ete
tontɔ̃
salutsaly
!
on entend le choeur des religieux dans l'église
dans l'église
LES RELIGIEUX
Montemɔ̃t
versvɛʁ
Dieudjø
,
dégagédegaʒe
de
lala
terretɛʁ
,
voeu
dudy
fidèlefidɛl
,
adorableadɔʁabl
tributtʁiby
.
LÉONOR
Entends-tu
leurlœʁ
prièrepʁijɛʁ
?
C'est
Dieudjø
quiki
t'éclaire
.
FERNAND
A
toitwa
j'abandonne
monmɔ̃
sortsɔʁ
.
LÉONOR
Oho
!
le
remordsʁəmɔʁ
m'assiège
,
songesɔ̃ʒ
à
teste
voeux
.
FERNAND
Monmɔ̃
amouramuʁ
estɛst
plusply
fortfɔʁ
,
Viensvjɛ̃
!
pourpuʁ
te
posséderpɔsede
jeʒə
seraisəʁɛ
sacrilègesakʁilɛʒ
.
défaillant
LÉONOR
Nonnɔ̃
,
dudy
cielsjɛl
lala
faveurfavœʁ
te
retientʁətjɛ̃
sursyʁ
l'abîme
...
C'est
lala
mainmɛ̃
dudy
Sauveursovœʁ
quiki
t'épargne
tontɔ̃
crimekʁim
.
Moimwa
,
j'accepte
monmɔ̃
sortsɔʁ
...
Fernandfɛʁ.nɑ̃
,
Dieudjø
me
protègepʁɔtɛʒ
...
Soisswa
sauvésove
dudy
sacrilègesakʁilɛʒ
,
soisswa
sauvésove
parpaʁ
mama
mortmɔʁ
!
FERNAND
Viensvjɛ̃
,
fuyonsfɥijɔ̃
!
LÉONOR
Jeʒə
ne
puispɥi
...
mama
vievi
estɛst
terminéetɛʁmine
.
FERNAND
Monmɔ̃
Dieudjø
!
LÉONOR
Mais
jeʒə
meursmœʁ
pardonnéepaʁdɔne
,
Fernandfɛʁ.nɑ̃
,
jeʒə
te
bénisbeni
.
Adieuadjø
!
dansdɑ̃
le
tombeautɔ̃bo
nousnu
seronssəʁɔ̃
réunisʁeyni
.
elle meurt
FERNAND
Auo
secourssəkuʁ
!
auo
secourssəkuʁ
!
se penchant sur le corps de Léonor inanimée
FERNAND
C'est
mama
voixvwa
quiki
t'appelle
;
rouvreʁuvʁ
lesle
yeux
,
c'est
moimwa
....
tontɔ̃
épouxepu
!
Vainvɛ̃
effortefɔʁ
!
Auo
secourssəkuʁ
!
auo
secourssəkuʁ
!
SCÈNE SEPTIÈME
Léonor, étendue sur la terre;
Fernand, Balthazar, sortant de l'église suivi par les Religieux.
à Balthazar
FERNAND
Venezvəne
,
venezvəne
...
c'est
elleɛl
!
BALTHAZAR
Silencesilɑ̃s
!
il s'approche de Léonor et rabaisse le capuchon sur ses cheveux déroulés
BALTHAZAR
Elleɛl
n'est
plusply
!
FERNAND
Aha
!
aux Religieux
BALTHAZAR
Le
novicenɔvis
estɛst
mortmɔʁ
,
priezpʁije
pourpuʁ
luilɥi
,
mesme
frèresfʁɛʁ
.
FERNAND
Ete
vousvu
prîrez
demaindəmɛ̃
pourpuʁ
moimwa
.
tombant à genoux
LES RELIGIEUX
Dieudjø
dudy
pardonpaʁdɔ̃
,
que
nosno
prièrespʁijɛʁ
portentpɔʁt
cettesɛt
âmeam
jusqu'à
toitwa
!
Text
Tools