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Massenet, Jules · opera

Sappho

Sappho Massenet, Jules · opera
Massenet, Jules

Sappho

Full Libretto
Source
Acte I
dans le salon précédant l'atelier. Un orchestre de faux Tziganes fait rage
dans l'atelier au lointain.)
en criant, avec gaîté
LA FOULE
Uneyn
!
deusse
!
(Caoudal, La Borderie, entourés d'amis et de petites femmes travesties,
sortent brusquement de l'atelier, en riant.)
continuant une coversation, avec entrain
CAOUDAL
Ehe
!
jeunesseʒœnɛs
,
regardez-nous
!
avec entrain
QUELQUES LA FOULE
Regardez-le
!
léger et rythmé
CAOUDAL
Le
svieux
sontsɔ̃
maintenantmɛ̃tnɑ̃
lesle
plusply
gias
,
lesle
plusply
fousfu
!
QUELQUES LA FOULE
Lesle
vieuxvjø
sontsɔ̃
lesle
plusply
fousfu
!
cherchant à  s'esquiver
LA BORDERIE
Jeʒə
n'en
puispɥi
plusply
!
avec re, comme une exclamation
TOUS LA FOULE
aha
!
LA BORDERIE
Jeʒə
n'en
puispɥi
plusply
!
Cherʃɛʁ
Maîtremɛtʁ
!
le retenant
CAOUDAL
Tuty
veux
filerfile
peut-êtrepøtɛtʁ
?
en plaisantant La Borderie
LA FOULE
Ilil
n'en
peut
plusply
!
Ilil
n'en
peut
plusply
!
à  La Borderie
CAOUDAL
Allonsalɔ̃
doncdɔ̃k
!
Allonsalɔ̃
doncdɔ̃k
!
montrant ds petites femmes qui écoutent
CAOUDAL
Regardeʁəgaʁd
,
Regardeʁəgaʁd
autourotuʁ
de
toitwa
...
en charge
CAOUDAL
Bayadèrebajadɛʁ
à
l'oeil
noirnwaʁ
,
Colombinekɔlɔ̃bin
charmanteʃaʁmɑ̃t
,
sans respirer
CAOUDAL
Andalouseɑ̃daluz
gentilleʒɑ̃tij
,
Arlequineaʁ.lə.kɛ̃
troublantetʁublɑ̃t
!
léger
CAOUDAL
Andalouseɑ̃daluz
,
Colombinekɔlɔ̃bin
...
Arlequineaʁ.lə.kɛ̃
,
Bayadèrebajadɛʁ
...
Se
donnentdɔn
rendez-vousʁɑ̃devu
chezʃe
moimwa
!
Ohéɔe
!
jeunesseʒœnɛs
!
à  La Borderie
TOUS
Ohéɔe
!
jeunesseʒœnɛs
!
CAOUDAL
Ohéɔe
!
Faisonsfɛzɔ̃
lesle
fousfu
,
amusons-nousa.my.ze
!
Desde
baisersbɛze
cueillonskœ.jɔ̃
lala
caressekaʁɛs
!
LA BORDERIE
Faitesfɛt
lesle
fousfu
,
amusez-vousa.my.ze
!
Mais
laisez-moi
me
sauversove
Avantavɑ̃
que
le
jourʒuʁ
ne
paraissepaʁɛs
!
autour de La Borderie
CAOUDAL
Ohéɔe
!
d'un ton fâché
LA BORDERIE
Nonnɔ̃
!
nonnɔ̃
!
bonsoirbɔ̃swaʁ
!
en charge, en riant et en lui fermant la retraite
CAOUDAL
Empêchez-le
de
se
sauversove
!
comme Caoudal, même jeu, en charge
TOUS
Empêchons-le
de
se
sauversove
!
Ohéɔe
!
Nonnɔ̃
!
Nonnɔ̃
!
tuty
ne
peux
paspa
t'esquiver
!
CAOUDAL
Ayantajɑ̃
que
le
jourʒuʁ
ne
paraissepaʁɛs
!
Empêchez-le
de
se
sauversove
!
Nonnɔ̃
!
nonnɔ̃
!
tuty
ne
peux
paspa
t'esquiver
!
se débattant
LA BORDERIE
Aha
!
laissez-moi
doncdɔ̃k
m'esquiver
!
Nonnɔ̃
!
nonnɔ̃
!
laissez-moi
!
se récriant
LA BORDERIE
Caoudal
a
vingtvɛ̃
ansɑ̃
!
gaîment, fièrement
CAOUDAL
Nonnɔ̃
!
soixanteswasɑ̃t
printempspʁɛ̃tɑ̃
!
se laissant emmener par un groupe de petites femmes
LA BORDERIE
Jeʒə
n'en
puispɥi
plusply
!
avec pitié, tout en riant
CAOUDAL
Ete
çasa
s'appelle
lala
jeunesseʒœnɛs
!
(Des groupes rentrent dans l'atelier. Jean a paru et se dirige vers la sortie.
Caoudal l'arrête au passage.)
d'un ton de léger raproche, à  Jean
CAOUDAL
Vousvu
aussiosi
,
vousvu
fuyezfɥije
lala
dansedɑ̃s
?
bien chanté et très mesuré
CAOUDAL
Ete
poutant
,
à
votrevɔtʁ
âge
,
onɔ̃
estɛst
pleinplɛ̃
de
vaillancevajɑ̃s
...
très simplement
JEAN
Jeʒə
n'ai
jamaisʒamɛ
dansédɑ̃se
La Borderie va reparaître entouré de petites femmes.
JEAN
Ete
me
senssɑ̃s
touttu
embarrasséɑ̃baʁase
...
sans façon
CAOUDAL
Çasa
vousvu
changeʃɑ̃ʒ
de
lala
Provencepʁɔvɑ̃s
!
avec un triste sourire
JEAN
Aha
!
jeʒə
ne
puispɥi
dirediʁ
combienkɔ̃bjɛ̃
!
qui s'est approché de Jean, en plaissantant
LA BORDERIE
te
monmɔ̃
petitpəti
,
jeʒə
le
voisvwa
bienbjɛ̃
!
CAOUDAL
Allonsalɔ̃
!
couragekuʁaʒ
!
confiancekɔ̃fjɑ̃s
!
d'une voix claire
LA BORDERIE
Le
premierpʁəmje
paspa
estɛst
touttu
,
ete
le
resteʁɛst
n'est
rienʁjɛ̃
.
1erpʁə.mje
&
2d
GROUPESgʁup
(1rs et 2ds Sopranos, quelques petites femmes en passant,
à  l'oreille de Jean)
LA BORDERIE
Rienʁjɛ̃
!
les montrant à  Jean, de bonne humeur
CAOUDAL
Connaissez-vouskɔ.nɛtʁ
ces
bellesbɛl
fillesfij
?
simplement
JEAN
Nonnɔ̃
,
monsieurməsjø
.
CAOUDAL
Commentkɔmɑ̃
lesle
trouvez-vous
?
JEAN
Mais
...
gentillesʒɑ̃tij
.
empressé et jovial
CAOUDAL
Faut-il
vousvu
présentespʁezɑ̃t
?
JEAN
Ellesɛl
riraientʁiʁɛ
de
moimwa
...
1erpʁə.mje
GROUPEgʁup
(1rs Sopranos, quelques femmes du 1er groupe
qui se sont arrêtés pour écouter, entr'elles, en riant)
JEAN
Aha
!
aha
!
vraimentvʁɛmɑ̃
!
moitié souriant
JEAN
Lesle
femmesfam
me
fontfɔ̃
peurpœʁ
!
à  Jean
LA BORDERIE
Pourquoipuʁkwa
?
à  Jean
QUELQUES GEMMES
Pourquoipuʁkwa
?
à  part: aux femmes, en s'éloignant avec elles
LA BORDERIE
C'est
êtreɛtʁ
unœ̃
peu
naïfnaif
!
à  Jean
CAOUDAL
Venez-vous
?
JEAN
Nonnɔ̃
,
jeʒə
resteʁɛst
!
Tous se sont dirigés vers l'atelier à  l'exception de Jean.
seul, à  lui-même
JEAN
Est-ce
vraimentvʁɛmɑ̃
unœ̃
souge
,
Quiki
troubletʁubl
monmɔ̃
espritɛspʁi
ete
déroutedeʁut
monmɔ̃
coeurkœʁ
?
avec élan
JEAN
Voilàvwala
doncdɔ̃k
ce
qu'on
nommenɔm
ici-basisiba
le
bonheurbɔnœʁ
!
Mensongemɑ̃sɔ̃ʒ
!
au lointain, dnas l'atelier, criant à  tue-tête
TOUS
Silencesilɑ̃s
!
taisez-voustɛʁ
!
Chanteʃɑ̃t
!
chanteʃɑ̃t
!
en tumulte
TOUS
Chanteʃɑ̃t
!
vieille chanson d'atelier, fortement et très rythmé
FANNY
Lala
reineʁɛn
desde
modèlesmɔdɛl
,
(à  l'Opéra-Comique toutes les dames des choeurs reprennent
à  l'unisson à  partir de ce signe jusqu'à  la fin du morceau.)
FANNY
Le
plusply
beaubo
...
en hurlant
TOUS
Le
plusply
beaubo
...
assez long
FANNY
Quiki
posepoz
sanssɑ̃
ficellesfisɛl
,
Cest
Saphosafo
!
toujours de même
TOUS
C'est
Saphosafo
!
FANNY
Zoézɔ.e
,
Paulettepo.lɛt
,
Angèleɑ̃.ʒɛl
,
Lala
grandegʁɑ̃d
Adèlea.dɛl
ete
Rébeccaʁe.be.ka
Sontsɔ̃
d'la
p'tit
,
bièr'
à
côtékote
d'ça
!
Le
plusply
beaubo
,
c'est
Saphosafo
!
LA FOULE
Zoézɔ.e
,
Paulettepo.lɛt
,
Angèleɑ̃.ʒɛl
,
Lala
grandegʁɑ̃d
Adèlea.dɛl
ete
Rébeccaʁe.be.ka
Sontsɔ̃
d'la
p'tit'
bièr'
à
côtékote
d'ça
!
FANNY
Le
plusply
beaubo
...
c'est
Saphosafo
!
Un ban formidible est exécuté par toute la foule.
JEAN
Ce
mondemɔ̃d
que
jeʒə
voisvwa
,
ces
chansonsʃɑ̃sɔ̃
que
j'écoute
,
Touttu
,
dansdɑ̃
ce
balbal
...
me
troubletʁubl
ete
me
déroutedeʁut
...
Aha
!
qu'il
estɛst
loinlwɛ̃
...
monmɔ̃
payspei
!
Aha
!
qu'il
estɛst
loinlwɛ̃
monmɔ̃
payspei
de
clartéklaʁte
,
de
soleilsɔlɛj
,
s'attendrissant
JEAN
qu'il
estɛst
loinlwɛ̃
monmɔ̃
payspei
!
la
!
millemil
fleursflœʁ
odorantesɔdɔʁɑ̃t
Dansdɑ̃
le
conchant
vervmil
Exhalentɛgzal
parpaʁ
lesle
airsɛʁ
leurslœʁ
senteurssɑ̃tœʁ
pénétrantespenetʁɑ̃t
;
très expressif
JEAN
Aha
!
qu'il
estɛst
loinlwɛ̃
monmɔ̃
payspei
!
monmɔ̃
payspei
de
soleilsɔlɛj
...
u
le
Rhôneʁon
bonditbɔ̃di
ete
rouleʁul
impétueuxɛ̃petɥø
,
Sesse
flotsflo
couleurkulœʁ
d'azur
que
jalousentʒaluz
lesle
cieuxsjø
!
doux et soutenu
JEAN
Monmɔ̃
payspei
...
u
le
soirswaʁ
,
dansdɑ̃
lala
vertevɛʁt
oseraieozʁɛ
,
L'on
peut
allerale
rêverʁɛve
sanssɑ̃
que
rienʁjɛ̃
vousvu
effraieefʁɛ
;
u
l'on
entendɑ̃tɑ̃
passerpase
dansdɑ̃
lesle
grandsgʁɑ̃
arbresaʁbʁ
vertsvɛʁ
,
Le
ventvɑ̃
,
chantantʃɑ̃tɑ̃
plusply
fortfɔʁ
,
durantdyʁɑ̃
lesle
courtskuʁ
hiversivɛʁ
...
monmɔ̃
payspei
!
attendri
JEAN
monmɔ̃
payspei
!
monmɔ̃
payspei
u
touttu
ditdi
l'amour
ete
l'espérance
!
très espressif
JEAN
Aha
!
qu'il
estɛst
loinlwɛ̃
de
mesme
yeux
!
qu'elle
estɛst
loinlwɛ̃
mama
Provencepʁɔvɑ̃s
!
qu'elle
estɛst
loinlwɛ̃
!
Hélasʼelas
!
qu'elle
estɛst
loinlwɛ̃
!
(De bruyantes exclamations gaies et prolongédes, mêlées de rires,
éclatent dans l'atelier. Aussitôt, tous entrent en tumulte à  la suite
de Fanny, Caoudal, La Borderie et les hommes, très empressés.)
en suppliant et avec empressement, autour de Fanny
INVITÉS
Unœ̃
baiserbɛze
!
même jou
INVITÉS
Unœ̃
baiserbɛze
!
cherchant à  se fégager de tous les hommes qui l'entourent
FANNY
Nonnɔ̃
!
nonnɔ̃
!
voyonsvwajɔ̃
!
même jou
LA BORDERIE
...
unœ̃
baiserbɛze
!
...
unœ̃
seulsœl
!
même jou
CAOUDAL
...
unœ̃
seulsœl
!
FANNY
Taisez-voustɛʁ
!
voyonsvwajɔ̃
!
nonnɔ̃
!
nonnɔ̃
!
allezale
,
très franc - alerte
FANNY
jolisʒɔli
farceursfaʁsœʁ
,
vraivʁɛ
!
vousvu
me
crânement
FANNY
faitesfɛt
rireʁiʁ
!
riant
FANNY
aha
!
Adorateursadɔʁatœʁ
,
courtisanskuʁtizɑ̃
,
riant
FANNY
aha
!
poètespɔɛt
,
amoureuxamuʁø
,
flatteursflatœʁ
,
médisantsmedizɑ̃
!
riant
FANNY
courtisanskuʁtizɑ̃
,...
flatteursflatœʁ
!
riant
FANNY
amoureuxamuʁø
,...
flatteursflatœʁ
sans respirer
FANNY
cachantkaʃɑ̃
malmal
votrevɔtʁ
jeuʒø
soussu
unœ̃
charmantʃaʁmɑ̃
souriresuʁiʁ
.
aha
!...
suppliants et tout riant
LA BORDERIE
...
unœ̃
baiserbɛze
!
FANNY
...
allezale
!
allezale
!
nonnɔ̃
!
en riant
FANNY
aha
!
enéclatant de rire
FANNY
aha
!
allezale
!
jolisʒɔli
farceursfaʁsœʁ
,
Vraivʁɛ
vousvu
crânement
FANNY
faitesfɛt
rireʁiʁ
!
aha
!
parlé traînard, fort et gouailleur
FANNY
Vraivʁɛ
!
(Mouvements dans les groupes: impression de mécontentement,
de déception et d'indifférences aussi. Tous vont et viennent.
Jean regarde Fanny avec trouble - sa physionomie semble s'éveiller
à  un nouveau sentiment qui l'émeut et la transfigure. Fanny s'approche
de Caoudal et lui désigne Jean.)
à  Caoudal, à  part
FANNY
Quelkɛl
estɛst
ce
beaubo
garçongaʁsɔ̃
?
distraitement
CAOUDAL
Jeʒə
ne
sais
...
FANNY
Tienstjɛ̃
!
malicieusement
FANNY
ilil
fautfo
que
jeʒə
luilɥi
parlepaʁl
!
faisant un signe qui veut dire: «incorrigible.»
CAOUDAL
Bienbjɛ̃
!
allonsalɔ̃
,
toujourstuʒuʁ
Saphosafo
!
(Il s'égloine en riant. Fanny d'abord embarrassée et hésitante,
malgré sa résolution, finit par arriver doucement près de Jean.)
à  Jean
FANNY
Commentkɔmɑ̃
vousvu
nommez-vous
?
un peu interdit
FANNY
De
Provencepʁɔvɑ̃s
?
assez vivement
JEAN
Çasa
s'entend
?
souriante
FANNY
Paspa
beaucoupboku
.
Artisteaʁtist
...
jeʒə
le
penseé
très simplement
JEAN
Nonnɔ̃
,
madamemadam
!
avec un soupir de soulagement
FANNY
Aha
!
tanttɑ̃
mieuxmjø
!
intimement
FANNY
Mais
,
pourquoipuʁkwa
baissez-vousbɛ.se
lesle
yeux
...
Jeʒə
ne
suissɥi
paspa
méchantemeʃɑ̃t
...
JEAN
Vousvu
vousvu
moquezmɔke
de
moimwa
?
avec âme, ses yeux dans ses yeux, bien chanté, très expressif
FANNY
Moimwa
,
me
moquermɔke
de
toitwa
!
Paspa
artisteaʁtist
!
à  volonté, radieuse
FANNY
mais
çasa
m'enchante
!
sortant de l'atelier, bruyant et gai
LA BORDERIE
Le
couvertkuvɛʁ
estɛst
mismi
!
de même
CAOUDAL
Le
couvertkuvɛʁ
estɛst
mismi
!
bas à  Jean
FANNY
...
à
bientôtbjɛ̃to
!
remenant un groupe
LA BORDERIE
ʼe
!
lesle
amisami
!
entraînant les groupes pour rentrer dans l'atelier
CAOUDAL
...
lesle
amisami
!
à
tabletabl
!
joyeusement
CAOUDAL
à
tabletabl
!
en charge, en rentrant dans l'atelier
TOUS
Plaisirpleziʁ
de
lala
tabletabl
,
Bonheurbɔnœʁ
véritableveʁitabl
!
Plaisirpleziʁ
...
imposant silence, en charge
LA BORDERIE
Assezase
!
Tous ont pénétré dans l'atelier.
appelant Fanny
CAOUDAL
Saphosafo
!
Saphosafo
!
haltetante, barrant le passage à  Jean qui veut entrer dans l'atelier
FANNY
N'y
vava
paspa
!
n'y
vava
paspa
!
nonnɔ̃
!
séduisante
FANNY
Viensvjɛ̃
avecavɛk
moimwa
plutôtplyto
!
viensvjɛ̃
doncdɔ̃k
!
viensvjɛ̃
doncdɔ̃k
!
à  part, très troublé
JEAN
J'ai
le
vertigevɛʁtiʒ
...
FANNY
Viensvjɛ̃
te
dis-je
...
JEAN
Aha
!
jeʒə
senssɑ̃s
que
malgrémalgʁe
moimwa
...
comme halluciné
JEAN
jeʒə
vais
...
u
vontvɔ̃
sesse
paspa
!
pressante
FANNY
Viensvjɛ̃
doncdɔ̃k
,
m'ami
!
dans l'atelier
LA VOULE
Le
plusply
beaubo
desde
modèlesmɔdɛl
:
c'est
Saphosafo
!
tendrement, avec un sanglot d'ivresse
FANNY
Aha
!
ardente et décisive
FANNY
Viensvjɛ̃
doncdɔ̃k
!
Ils s'enfuient.
CRIS DANS L'ATELIER
Saphosafo
!
Saphosafo
!
Saphosafo
!
Rideau.
Acte II
Le logement de Jean Gaussin à  Paris, rue d'Amsterdam
chantonnant, tout en travaillant
JEAN
O
Magalima.ɡa.li
,
mama
tanttɑ̃
amado
,
mete
lala
testo
auo
fenestroun
:
reforçant le chant, tout en travaillant
CÉSAIRE
Escouto
unœ̃
paupo
a
questo
aubado
De
tambourintɑ̃buʁɛ̃
e
de
viouloun
.
à  Césaire
JEAN
Vousvu
vousvu
donnezdɔne
bienbjɛ̃
de
lala
peinepɛn
,
pèrepɛʁ
...
haussant les épaules
CÉSAIRE
Tais-toitɛʁ
!
regardant avec amour un tableau suspendu au mur
JEAN
Notrenɔtʁ
maisonmɛzɔ̃
...
avecavɛk
sesse
boisbwa
de
myrtesmiʁt
dansdɑ̃
lala
plaineplɛn
Ete
sesse
vugbes
à
l'horizon
;
calme et égal
JEAN
Mamanmamɑ̃
Divonne
estɛst
sursyʁ
lala
portepɔʁt
,
tendre
JEAN
Enɑ̃
lala
voyantvwajɑ̃
toujourstuʒuʁ
,
toujourstuʒuʁ
devantdəvɑ̃
mesme
yeux
,
Jeʒə
travailleraitʁavajəʁɛ
mieuxmjø
;
sasa
présencepʁezɑ̃s
me
réconforteʁekɔ̃fɔʁt
.
ému
CÉSAIRE
A
nousnu
tuty
penseraspɑ̃səʁa
souventsuvɑ̃
?
JEAN
Ouiwi
,
pèrepɛʁ
...
à  haute voix changeant de ton
JEAN
Mais
u
doncdɔ̃k
estɛst
mama
mèremɛʁ
?
CÉSAIRE
Auo
couventkuvɑ̃
,
Pourpuʁ
y
chercherʃɛʁʃe
Irènei.ʁɛn
,
l'orpheline
,
notrenɔtʁ
niècenjɛs
.
JEAN
Aha
!
jeʒə
devinedəvin
,
Vousvu
l'emmenez
!
CÉSAIRE
Nousnu
l'adoptons
.
simplement
CÉSAIRE
Elleɛl
nousnu
tiendratjɛ̃dʁa
compagniekɔ̃paɲi
,
Remplaçantʁɑ̃plasɑ̃
le
filsfis
que
nousnu
regrettonsʁəgʁɛtɔ̃
.
envoyant un baiser au tableau en souvenir de Divonne
JEAN
Pourpuʁ
toutestut
vosvo
bontésbɔ̃te
.
mèremɛʁ
,
soyezswaje
béniebeni
.
Divonne apparaît avec Irène.
tout essoufflée encore des courses avec verbiage
DIVONNE
C'est
nousnu
!
toute cette scène avec vivacité et bonhommie
DIVONNE
Jésusʒezy
!
quellekɛl
villasse
que
ce
Parispaʁi
!
que
de
tourstuʁ
ete
de
paspa
!
aha
!
Jésusʒezy
!
Ete
ce
mondemɔ̃d
quiki
passepas
,
quiki
passepas
,
quiki
passepas
!
Ces
gensʒɑ̃
fontfɔ̃
lesle
presséspʁese
!
Toustu
ces
gensʒɑ̃
sonsɔ̃
insensésɛ̃sɑ̃se
!
Que
jeʒə
préfèrepʁefɛʁ
êtreɛtʁ
la
-bas
!
aha
!
levant les bras au ciel
DIVONNE
bonbɔ̃
D'iou
!
aha
!
bonbɔ̃
D'iou
!
que
jeʒə
suissɥi
lasselas
!
Bonbɔ̃
D'iou
!
Bonbɔ̃
D'iou
!
que
jeʒə
suissɥi
lasselas
!
regardant autour d'elle et changeant d'allure et de ton subitement
DIVONNE
Ehe
!
quéke
!
vivement, mais avec un souci affectueux
DIVONNE
rienʁjɛ̃
n'est
encoreɑ̃kɔʁ
enɑ̃
placeplas
!!
Puavre
petitpəti
!
bonhommie
CÉSAIRE
C'est
finifini
!
en liant
CÉSAIRE
grondegʁɔ̃d
paspa
!
à  Divonne
JEAN
Bonjourbɔ̃ʒuʁ
,
mamanmamɑ̃
!
DIVONNE
Bonjourbɔ̃ʒuʁ
,
Pitchounpitʃun
!
te
!
c'est
Irènei.ʁɛn
!
Tuty
cousinekuzin
.
IRÈNE
Monmɔ̃
cousinkuzɛ̃
,
bonjourbɔ̃ʒuʁ
!
à  Jean
DIVONNE
Heinʼɛ̃
?
qu'en
dis-tu
?
fraîchefʁɛʃ
commekɔm
le
jourʒuʁ
,
sans retenir ni respirer
DIVONNE
Bellebɛl
commekɔm
uneyn
reineʁɛn
!
Vousvu
vousvu
êtesɛt
connuskɔny
jadisʒadis
sursyʁ
mesme
genouxʒənu
!
à  Césaire
DIVONNE
Césaire
,
sans retenir, mais avec sentiment
DIVONNE
ilil
faudrafodʁa
partirpaʁtiʁ
touttu
à
l'heure
!
avec artivité
DIVONNE
Allons-nous
,
enɑ̃
attendantatɑ̃dɑ̃
,
visitervizite
lala
demeuredəmœʁ
,
Voirvwaʁ
s'il
ne
manquemɑ̃k
rienʁjɛ̃
.
à  Jean
DIVONNE
Pécaïrépe.kaj.ʁe
!
Embrasse-moi
!
Vaurienvoʁjɛ̃
!
Divonne et Césaire s'éloignent.
songeur
JEAN
Chersʃɛʁ
parentspaʁɑ̃
!
à  Irène
JEAN
Vraivʁɛ
,
jeʒə
vousvu
envieɑ̃vi
d'aller
avecavɛk
euxø
passerpase
votrevɔtʁ
vievi
,
De
revoirʁəvwaʁ
monmɔ̃
payspei
de
clartéklaʁte
,
de
soleilsɔlɛj
,
D'amour
ete
d'espérance
!
très expressif
JEAN
Aha
!
qu'il
estɛst
loinlwɛ̃
monmɔ̃
payspei
!
Qu'elle
estɛst
loinlwɛ̃
mama
Provencepʁɔvɑ̃s
!
léger, franc et alerte
IRÈNE
C'était
bienbjɛ̃
gentilʒɑ̃ti
,
autrefoisotʁəfwa
,
quandkɑ̃
nousnu
allionsaljɔ̃
parpaʁ
lesle
boisbwa
!
quandkɑ̃
nousnu
allionsaljɔ̃
parpaʁ
lesle
boisbwa
toustu
lesle
deux
!
Avecavɛk
Blanchet
,
notrenɔtʁ
ânean
sisi
fidèlefidɛl
...
quandkɑ̃
nousnu
allionsaljɔ̃
parpaʁ
lesle
boisbwa
,
toustu
lesle
deux
!
Sesse
clochettesklɔʃɛt
sonnaientsɔnɛ
,
ilil
allaitalɛ
trottinanttʁɔtinɑ̃
!
J'étais
fièrefjɛʁ
sursyʁ
lala
sellesɛl
!
Aha
!
bien franc, bien alerte
IRÈNE
Quandkɑ̃
nousnu
allionsaljɔ̃
parpaʁ
lesle
boisbwa
toustu
lesle
deux
!
avec bonheur
JEAN
Ete
moimwa
,
doncdɔ̃k
,
vousvu
tenanttənɑ̃
parpaʁ
lala
mainmɛ̃
...
jeʒə
me
disaisdizɛ
:
qu'elle
estɛst
bellebɛl
!
IRÈNE
Cétait
bien-gentil
,
autrefoisotʁəfwa
,
quandkɑ̃
nousnu
allionsaljɔ̃
parpaʁ
lesle
boisbwa
!
quandkɑ̃
nousnu
allionsaljɔ̃
parpaʁ
lesle
boisbwa
toustu
lesle
deux
!
simplement, naïvement
IRÈNE
Ete
vousvu
rappelez-vousʁa.ple
quandkɑ̃
nousnu
nousnu
amusionsamyzjɔ̃
,
Pourpuʁ
imiterimite
l'image
de
lala
Biblebibl
!
continuant
JEAN
A
lala
fuitefɥit
enɑ̃
Egyptee.ʒipt
!
reprenant vivement
IRÈNE
u
nousnu
étionsetjɔ̃
:
vousvu
,
Saintsɛ̃
Josephʒɔzef
,
ete
moimwa
,
Saintesɛ̃t
Mariemaʁi
.
avec un bon sourire
JEAN
Jeʒə
m'en
souvienssuvjɛ̃
,
petitepətit
amieami
.
reprenant
IRÈNE
Puispɥi
...
vivement
IRÈNE
nousnu
nousnu
sauvidons
,
Pourpuʁ
fuirfɥiʁ
l'ordre
d'Hérode
,
unœ̃
monarquemɔnaʁk
terribletɛʁibl
la respiration très marquée
IRÈNE
quiki
faisaitfɛzɛ
massacrermasakʁe
parpaʁ
sesse
centurionssɑ̃tyʁjɔ̃
sans respirer
IRÈNE
lesle
pauvrespovʁ
Innocentsinɔsɑ̃
!
souriant
JEAN
Aha
!
que
nousnu
tremblionstʁɑ̃bljɔ̃
!...
IRÈNE
...
aha
!
que
nousnu
tremblionstʁɑ̃bljɔ̃
!
gentiment
IRÈNE
Vousvu
souvient-il
aussiosi
,
lorslɔʁ
que
nousnu
revenionsʁəvənjɔ̃
,
que
c'était
beaubo
dansdɑ̃
lala
prairiepʁeʁi
,
D'écouter
l'appel
dudy
courliskuʁ.li
,
ouu
le
ventvɑ̃
quiki
sifflaitsiflɛ
sesse
joyeuxʒwajø
firzzelis
!
s'attendrissant
JEAN
Jeʒə
m'en
souvienssuvjɛ̃
,
petitepətit
amieami
.
avec plus de mystère, peu à  peu
IRÈNE
Ete
,
quandkɑ̃
venaitvənɛ
lala
nuitnɥi
,
Toustu
lesle
conteskɔ̃t
de
lala
veilléevɛje
...
Revivaientʁəvivɛ
à
nosno
yeux
,...
alorsalɔʁ
,
auo
moindremwɛ̃dʁ
bruitbʁɥi
...
Jeʒə
prenaispʁənɛ
votrevɔtʁ
brasbʁa
,
frissonnantefʁisɔnɑ̃t
,
effrayéeefʁɛje
...
Ete
sanssɑ̃
oseroze
parlerpaʁle
toustu
deux
nousnu
rentrionsʁɑ̃tʁjɔ̃
.
en souriant
JEAN
Aha
!
que
nousnu
tremblionstʁɑ̃bljɔ̃
...
l'un près de l'autre
IRÈNE
...
aha
!
que
nousnu
tremblionstʁɑ̃bljɔ̃
...
JEAN
Puispɥi
,
sursyʁ
le
seuilsœj
,
enɑ̃
arrivantaʁivɑ̃
Irènei.ʁɛn
m'embrassait
...
gentimentʒɑ̃timɑ̃
,
doucementdusmɑ̃
.
naïvement, chastement
IRÈNE
Uneyn
soeursœʁ
sanssɑ̃
pécherpeʃe
peut
embrasserɑ̃bʁase
sonsɔ̃
frèrefʁɛʁ
,
Ete
vousvu
l'étiez
pourpuʁ
moimwa
...
JEAN
Ai-je
changéʃɑ̃ʒe
pourpuʁ
toitwa
?
baissant les yeux
IRÈNE
Aha
!
JEAN
Doncdɔ̃k
enɑ̃
t'embrassant
,
jeʒə
ne
peux
te
déplairedeplɛʁ
...
Disdi
?
souriante et rougissante
IRÈNE
Nonnɔ̃
,...
puisqu'une
soeursœʁ
embrasserɑ̃bʁase
sonsɔ̃
frèrefʁɛʁ
...
tendrement
JEAN
Commekɔm
autrefoisotʁəfwa
...
avec sentiment
IRÈNE
COmmekɔm
autrefoisotʁəfwa
toustu
lesle
deux
!
...
parpaʁ
lesle
sentierssɑ̃tje
...
ete
parpaʁ
lesle
boisbwa
...
Commekɔm
autrefoisotʁəfwa
...
commekɔm
autrefoisotʁəfwa
!
(Ils s'embrassent quand paraissent Césaire et Divonne.
Les enfants sont hontreux.)
à  Césaire, joyeusement
DIVONNE
Regarde-les
,
bonbɔ̃
Dieudjø
!
Divonne qui avait à  la main la lampe allumée va la poser sur la table.
de bonne humeur
CÉSAIRE
L'on
ne
vousvu
enɑ̃
veut
paspa
!
Nonnɔ̃
!
Sangdiou
!
auo
contrairekɔ̃tʁɛʁ
!
à  Jean
DIVONNE
Ilil
fautfo
nousnu
dirediʁ
adieuadjø
!
ému
JEAN
Moimwa
,
jeʒə
vousvu
reconduisʁəkɔ̃dɥi
...
doucement
DIVONNE
Resteʁɛst
la
bienbjɛ̃
tranquilletʁɑ̃kil
,
Resteʁɛst
la
...
devantdəvɑ̃
tata
tabletabl
,
la
...
ete
ne
vava
paspa
le
dérangerdeʁɑ̃ʒe
...
C'est
le
travailtʁavaj
quiki
dansdɑ̃
lala
grandegʁɑ̃d
villevil
te
préserverapʁezɛʁvəʁa
dudy
dangerdɑ̃ʒe
.
à  part, très ému
CÉSAIRE
Ô
mama
bravebʁav
Divonne
!
attendri et religieux
DIVONNE
Petitpəti
,
voicivwasi
tata
lampelɑ̃p
!
Elleɛl
estɛst
vieillevjɛj
mais
bonnebɔn
!
Jadisʒadis
,
à
sasa
clartéklaʁte
Dansdɑ̃
lala
sévénité
desde
soirsswaʁ
d'automne
,
Jeʒə
conais
teste
habitsabi
d'enfant
...
L'âme
enɑ̃
reposʁəpo
,
le
coeurkœʁ
contentkɔ̃tɑ̃
,
Lorsquelɔʁskə
tuty
dormaisdɔʁmɛ
dansdɑ̃
tata
bercebɛʁs
,
à
sasa
lueurlɥœʁ
jeʒə
t'ai
surprissyʁpʁi
,
Derrièredɛʁjɛʁ
lesle
rideauxʁido
de
Persepɛʁs
,
Souriantsuʁjɑ̃
commekɔm
unœ̃
angeɑ̃ʒ
à
ceux
dudy
Paradispaʁadi
!
s'attendrissant
DIVONNE
Pourpuʁ
lala
dernièredɛʁnjɛʁ
foisfwa
...
aujourd'hui
,...
simplement
DIVONNE
jeʒə
te
donnedɔn
ce
douxdu
nomnɔ̃
de
petitpəti
...
très ému
JEAN
Mamanmamɑ̃
!
s'émotionnant
CÉSAIRE
Divonne
!
avec un sanglot
DIVONNE
Adieuadjø
!
adieuadjø
!
Travailletʁavaj
!
Espèreɛspɛʁ
,
ete
soisswa
unœ̃
hommeɔm
Soussu
l'oeil
consotant
dudy
bonbɔ̃
Dieudjø
!
nousnu
prieronspʁijəʁɔ̃
!
Nousnu
prieronspʁijəʁɔ̃
le
bonbɔ̃
Dieudjø
pourpuʁ
toitwa
!
monmɔ̃
cherʃɛʁ
enfantɑ̃fɑ̃
,
nousnu
prieronspʁijəʁɔ̃
Dieudjø
pourpuʁ
toitwa
!
pourpuʁ
toitwa
!
monmɔ̃
cherʃɛʁ
enfantɑ̃fɑ̃
!
à
bientôtbjɛ̃to
!
adieuadjø
!
IRÈNE
Nousnu
prieronspʁijəʁɔ̃
le
bonbɔ̃
Dieudjø
pourpuʁ
vousvu
!
aha
!
pourpuʁ
vousvu
!
pourpuʁ
vousvu
!
aha
!
nousnu
prieons
Dieudjø
!
Hélasʼelas
!
adieuadjø
!
CÉSAIRE
Nousnu
prieronspʁijəʁɔ̃
le
bonbɔ̃
Dieudjø
pourpuʁ
toitwa
!
pourpuʁ
toitwa
!
le
bonbɔ̃
Dieudjø
pourpuʁ
toitwa
!
pourpuʁ
toitwa
!
monmɔ̃
cherʃɛʁ
enfantɑ̃fɑ̃
!
à
bientôtbjɛ̃to
!
adieuadjø
!
JEAN
Adieuadjø
,
mesme
chersʃɛʁ
parentspaʁɑ̃
!
adieuadjø
!
Vousvu
seulssœl
que
j'aime
tanttɑ̃
!
Hélasʼelas
!
adieuadjø
!
mama
bonnebɔn
mèremɛʁ
!
adieuadjø
!
adieuadjø
!
adieuadjø
!
mesme
chersʃɛʁ
parentspaʁɑ̃
!
Hélasʼelas
!
adieuadjø
!
Césaire et Divonne vpmt prendre les paquets.
avec sentiment: à  Jean, presque à  part
IRÈNE
Vousvu
laisserlɛse
seulsœl
iciisi
...
c'est
tristetʁist
...
à  Césaire, à  part
DIVONNE
Ehe
!
vas-tu
paspa
pleurerplœʁe
aussiosi
...
IRÈNE
Pauvrepovʁ
grandgʁɑ̃
frèrefʁɛʁ
...
en les reconduisant
JEAN
Adieuadjø
,
chersʃɛʁ
parentspaʁɑ̃
!
bonnebɔn
mèremɛʁ
!
petitepətit
soeursœʁ
...
IRÈNE
...
à
bientôtbjɛ̃to
!
Ils disparaissent.
seul
JEAN
Ilsil
s'en
vontvɔ̃
!
Ilsil
s'en
vontvɔ̃
...
c'est
lala
solitudesɔlityd
!
Maintenantmɛ̃tnɑ̃
que
jeʒə
lesle
aiɛ
vusvy
,
expressif et tendre
JEAN
Ete
que
j'ai
respiréʁɛspiʁe
cetsɛt
airɛʁ
de
quiétudekjetyd
...
avec âme
JEAN
Ete
de
bonheurbɔnœʁ
à
peinepɛn
enɑ̃
tre-vus
Jeʒə
voudraisvudʁɛ
retournerʁətuʁne
versvɛʁ
lala
chèreʃɛʁ
demeuredəmœʁ
!
Aha
!
pourqoui
faut-il
se
quitterkite
?
Auo
momentmɔmɑ̃
u
l'on
a
tanttɑ̃
besoinbəzwɛ̃
de
s'aimer
!
Me
voilàvwala
seulsœl
à
Parispaʁi
dansdɑ̃
lala
fouleful
Quiki
grondegʁɔ̃d
autourotuʁ
de
moimwa
commekɔm
grondegʁɔ̃d
lala
houleʼul
...
très déclamé
JEAN
Tanttɑ̃
de
mondemɔ̃d
avec abattement et amertume
JEAN
ete
personnepɛʁsɔn
à
soiswa
!
pensant aux absents avec une tendre tristesse
JEAN
Ilsil
reverrontʁəvɛʁɔ̃
notrenɔtʁ
chèreʃɛʁ
demeuredəmœʁ
...
d'une voix émue
JEAN
J'ai
froidfʁwa
auo
coeurkœʁ
,
jeʒə
m'attriste
simplement
JEAN
ete
jeʒə
pleureplœʁ
!
Hélasʼelas
!
ilsil
sontsɔ̃
partispaʁti
ete
déjàdeʒa
loinlwɛ̃
de
moimwa
!
loinlwɛ̃
de
moimwa
!
Jean s'installe pour travailler. Il prend ses livres, etc.
avec un soupir
JEAN
A
l'ouvrage
!
s'interrompant et toujours dans ses pensers
JEAN
Pauvrepovʁ
mamanmamɑ̃
,...
que
n'es-tu
dpnc
toujourstuʒuʁ
auprèsopʁɛ
de
tontɔ̃
enfantɑ̃fɑ̃
...
Pourpuʁ
luilɥi
dirediʁ
sisi
tendrementtɑ̃dʁəmɑ̃
:
répétant les paroles de Divonne
JEAN
"
C'est
le
travailtʁavaj
quiki
dansdɑ̃
lala
grandegʁɑ̃d
villevil
Te
préserverapʁezɛʁvəʁa
?"
changeant de ton
JEAN
Le
travailtʁavaj
seraitsəʁɛ
facilefasil
,
Enɑ̃
t'écoutant
!
Ete
monmɔ̃
bonbɔ̃
pèrepɛʁ
,
ete
mama
petitepətit
amieami
...
Elleɛl
estɛst
sisi
doucedus
,
sisi
jolieʒɔ.li
...
Sousu
baiserbɛze
de
chasteʃast
simplement et tendrement
JEAN
puretépyʁte
a
laiissé
sonsɔ̃
parfumpaʁfœ̃
touttu
embaumerɑ̃bome
monmɔ̃
âmeam
;
tout songeur
JEAN
Jeʒə
pourraispuʁɛ
êtreɛtʁ
heureuxœʁø
sisi
j'en
faisaisfɛzɛ
mama
femmefam
...
Fanny vient d'entrer, sans frapper et s'approche doucement.
légérement
FANNY
Bonjourbɔ̃ʒuʁ
,
m'ami
!
surpris
JEAN
Commentkɔmɑ̃
!
c'est
vousvu
,
Fannyfa.ni
!
gaiment
FANNY
Moi-mêmemwamɛm
!
avec charme et vivacité
FANNY
Tuty
croyaiskʁwajɛ
que
c'était
finifini
...
Nonnɔ̃
paspa
,
tendre
FANNY
quandkɑ̃
j'aime
c'est
pourpuʁ
longtempslɔ̃tɑ̃
.
changeant de ton
FANNY
Sisi
depuisdəpɥi
quelquekɛlkə
tempstɑ̃
j'avais
cessésɛse
de
te
rendreʁɑ̃dʁ
léger
FANNY
visitevizit
,
C'est
que
jeʒə
savaissavɛ
que
tuty
recevaisʁə.sə.vwaʁ
teste
parentspaʁɑ̃
,
ete
cettesɛt
petitepətit
...
Paspa
malmal
dudy
touttu
très gentiment
FANNY
tata
soeursœʁ
?
monmɔ̃
complimentkɔ̃plimɑ̃
!
simplement
JEAN
Nonnɔ̃
,
mama
cousinkuzɛ̃
.
plus froidement un peu brusque
FANNY
Elleɛl
estɛst
gentilleʒɑ̃tij
.
changeant de ton
FANNY
Ilil
n'y
a
qu'un
momentmɔmɑ̃
,
j'ai
vuvy
s'éloigner
tata
famillefamij
,
Jeʒə
guettaisgetɛ
sonsɔ̃
départdepaʁ
ete
me
voicivwasi
.
avec simplicité et sympathie
JEAN
Mama
mèremɛʁ
a
vouluvuly
m'installer
iciisi
!
Dansdɑ̃
monmɔ̃
petitpəti
chezʃe
moimwa
...
(d'un air modeste et souriant,
comme se rappelant les paroles de Divonne)
JEAN
...
pourpuʁ
que
mieuxmjø
jeʒə
travailletʁavaj
.
FANNY
Jeʒə
comprendskɔ̃pʁɑ̃
,
doucement résignée
FANNY
ilil
fautfo
que
jeʒə
m'en
ailleaj
...
doucement
JEAN
J'ai
travaillétʁavaje
parfoispaʁfwa
lorsquelɔʁskə
vousvu
étiezetje
la
...
gentiment
FANNY
Alorsalɔʁ
...
jeʒə
resteʁɛst
...
ete
seraisəʁɛ
sagesaʒ
.
Voilàvwala
!
Fanny examinant la pièce.
FANNY
De
jolisʒɔli
meublesmœbl
...
Le
grandgʁɑ̃
paysagepeizaʒ
...
geste d'atelier
FANNY
Dudy
caractèrekaʁaktɛʁ
ete
de
lala
véritéveʁite
.
avec sentiment
JEAN
C'est
notrenɔtʁ
maisonmɛzɔ̃
de
la
-bas
!
contemplative
FANNY
Soussu
cetsɛt
arbreaʁbʁ
qu'on
seraitsəʁɛ
bienbjɛ̃
abritéabʁite
Pourpuʁ
s'aimer
la
...
regardant la Sapho de Caoudal
FANNY
Tienstjɛ̃
.
vousvu
avezave
ce
marbremaʁbʁ
?
cachant son émotion
JEAN
Mais
...
ouiwi
...
c'est
bienbjɛ̃
possiblepɔsibl
.
assez violemment et avec franchise
FANNY
J'ai
contrekɔ̃tʁ
touttu
artisteaʁtist
uneyn
haineʼɛn
invinicible
...
Fautfo
jamaisʒamɛ
m'en
parlerpaʁle
.
sombre, à  part
FANNY
Ilsil
m'ont
fait
tanttɑ̃
de
malmal
.
franchement
JEAN
Pourtantpuʁtɑ̃
,
l'art
c'est
pourpuʁ
égayeregeje
lala
vievi
,
Rendreʁɑ̃dʁ
le
avec abandon et âme
JEAN
coeurkœʁ
meilleurmɛjœʁ
ete
lala
routeʁut
plusply
fleurieflœ.ʁi
...
marchant sur lui, son visage tout près du sien
FANNY
Ce
que
j'appelle
beaubo
,
c'est
d'avoir
(
trèstʁɛ
caressantkaʁɛsɑ̃
)
teste
vingtvɛ̃
ansɑ̃
,
Ete
commekɔm
toitwa
,
m'aime
,
d'être
fierfje
,
d'être
bravebʁav
,
avec élan
FANNY
Ete
de
sentirsɑ̃tiʁ
sonsɔ̃
coeurkœʁ
sisi
fortfɔʁ
que
nullenyl
entraveɑ̃tʁav
Ne
s'en
viennevjɛn
arrêteraʁete
sesse
sublimessyblim
élanselɑ̃
.
Ce
que
j'appelle
beaubo
,
frémissante
FANNY
c'est
toutetut
créaturekʁeatyʁ
S'élevant
parpaʁ
l'amour
auo
dessusdəsy
desde
rancoeur
,
Ouu
subissantsybisɑ̃
lala
loilwa
d'étermelle
naturenatyʁ
,
Enfinɑ̃fɛ̃
!
avec élan
FANNY
deux
êtresɛtʁ
réunisʁeyni
parpaʁ
le
sangsɑ̃
de
leurslœʁ
coeurskœʁ
!
Ce
que
j'appelle
davoir
avec ivresse
FANNY
teste
vingtvɛ̃
ansɑ̃
!
lui montrant sa table et l'u conduissant
FANNY
Travailletʁavaj
!
avec ardour
JEAN
Viensvjɛ̃
!
souriante et raisonnable, le forçant à  s'asseoir à  sa table
FANNY
...
travailletʁavaj
!
(Fanny quitte Jean et, à  part, comme assombrie
par une soudaine pensée)
FANNY
Est-ce
unœ̃
rêveʁɛv
mensongermɑ̃sɔ̃ʒe
venantvənɑ̃
commekɔm
l'oiseau
sans respirer, caresssant
FANNY
légerleʒe
bercerbɛʁse
monmɔ̃
coeurkœʁ
ete
le
frôlerfʁole
...
N'est-ce
qu'un
rêveʁɛv
mensonter
...
Hélasʼelas
!
uneyn
caressekaʁɛs
vainevɛn
ete
brèvebʁɛv
?
Pauvrepovʁ
Sapho1
n'est-ce
qu'un
rêveʁɛv
?
(Toute cette phrase peut se changer en sol majeur,
c'est à  dire une tierce plus bas, selon le désir de l'artiste.
On doit suivre dans le ton de la partition.)
d'abord inconsciemment
FANNY
O
Magalima.ɡa.li
,
mama
tanttɑ̃
amado
,
Mele
lala
testo
auo
fenestroun
.
à  part, écoutant comme fasciné
JEAN
Le
vieilvjɛj
airɛʁ
dudy
payspei
!
FANNY
Escouto
unœ̃
paupo
a
questo
aubado
De
tambourintɑ̃buʁɛ̃
e
de
viouloun
.
Eiø.i
plen
d'estello
aperamount
!
L'auro
esɛ
toumbado
;
Mai
lislis
estello
paliran
,
quandkɑ̃
te
veiran
!
éperdu et courant à  Fanny
JEAN
O
mama
Fannyfa.ni
que
j'aime
,
que
jeʒə
voudraisvudʁɛ
toujourstuʒuʁ
,
toujourstuʒuʁ
t'entendre
chanterʃɑ̃te
ainsiɛ̃si
lala
chansonʃɑ̃sɔ̃
sans retenir
JEAN
desde
amoursamuʁ
!
très vibrant
JEAN
«
O
Magalima.ɡa.li
mama
tanttɑ̃
amando
»
Enɑ̃
t'écoutant
,
jeʒə
ne
suissɥi
plusply
moi-mêmemwamɛm
!
Jeʒə
t'aime
!
Jeʒə
t'aime
!
avec un élan de tendresse
FANNY
Ilil
m'aime
!
comprimant une vive émotion
FANNY
Ete
cependantsəpɑ̃dɑ̃
,
ilil
fautfo
se
dirediʁ
adieuadjø
.
Mieuxmjø
vautvo
enɑ̃
finirfiniʁ
touttu
de
suitesɥit
,
hélasʼelas
...
Pourrais-je
m'en
allerale
ensuiteɑ̃sɥit
?
ému
JEAN
Tuty
n'es
paspa
librelibʁ
?
tendre
FANNY
Dieudjø
!
Librelibʁ
de
touttu
amouramuʁ
,
puisqu'à
yoi
jeʒə
me
donnedɔn
.
la retenant
JEAN
Tuty
m'appartiens
,
Fannyfa.ni
!
sérieuse
FANNY
Jeʒə
ne
suissɥi
à
personnepɛʁsɔn
.
ému
JEAN
A
personnepɛʁsɔn
!
avec abandon
FANNY
A
toitwa
seulsœl
,
sisi
tuty
veux
de
moimwa
!
aha
!
garde-moi
affectueusement
FANNY
toujourstuʒuʁ
la
...
toujourstuʒuʁ
avecavɛk
toitwa
,
toujourstuʒuʁ
la
!
avec embarras
JEAN
Jeʒə
suissɥi
pauvrepovʁ
.
pressante
FANNY
Qu'importe
!
se défendant aved gêne
JEAN
Oho
!
monmɔ̃
,
c'est
impossibleɛ̃pɔsibl
?
pourquoipuʁkwa
?
tendre et simple
JEAN
Pendantpɑ̃dɑ̃
que
tuty
travailleraistʁavajəʁɛ
,
Sanssɑ̃
bruitbʁɥi
,
moimwa
,
jeʒə
m
;
occuperaisɔkypəʁɛ
presque nonchalant
JEAN
Dudy
ménagemenaʒ
.
Sisi
bienbjɛ̃
que
toitwa
me
regardantʁəgaʁdɑ̃
,
Coquettekɔkɛt
enɑ̃
monmɔ̃
tabliertablije
blancblɑ̃
,
Tuty
m'en
aimeraisɛməʁɛ
souriant
JEAN
davantagedavɑ̃taʒ
.
caressant
JEAN
Ete
le
dimanchedimɑ̃ʃ
nousnu
irionsiʁjɔ̃
,
Prèspʁɛ
de
l'étang
de
Villebon
,
nousnu
perdrepɛʁdʁ
toustu
lesle
deux
dansdɑ̃
lesle
boisbwa
de
Meudon
Ete
de
Sèvressɛvʁ
!
aha
!
commekɔm
nousnu
ririonsʁiʁjɔ̃
!
Puispɥi
,
nousnu
déjeûnerionsde.ʒø.ne
sursyʁ
l'herbe
,
Ete
reprenantʁəpʁənɑ̃
le
cheminʃmɛ̃
dansdɑ̃
lesle
boisbwa
de
Meudon
...
Jeʒə
te
cueilleraiskœj.ʁɛ
uneyn
gerbeʒɛʁb
De
beauxbo
lilaslila
ete
de
jasminʒasmɛ̃
.
...
le
cheminʃmɛ̃
dansdɑ̃
lesle
boisbwa
!
Tuty
me
cueilleraiskœj.ʁɛ
uneyn
gerbeʒɛʁb
De
beauxbo
lilaslila
ete
de
jasminʒasmɛ̃
.
FANNY
Unœ̃
dimanchedimɑ̃ʃ
!
avec élan et passion
FANNY
...
aha
!
laisse-moi
t'aimer
de
toutetut
mama
tendressetɑ̃dʁɛs
,
aha
!
Jeʒə
suissɥi
la
,
dansdɑ̃
lesle
brasbʁa
,
Teste
chersʃɛʁ
yeux
dansdɑ̃
mesme
yeux
,
Quiki
plusply
que
nousnu
peut
êtreɛtʁ
heureuxœʁø
,
Prendspʁɑ̃
lala
caressekaʁɛs
de
mesme
baisersbɛze
!
JEAN
Aimons-nous
!
FANNY
Aimons-nous
!
aimerɛme
estɛst
sisi
douxdu
!
JEAN
Aimerɛme
estɛst
sisi
douxdu
!
Enfermons-nous
!
FANNY
Voicivwasi
lala
nuitnɥi
...
Enfermons-nous
!
JEAN
Enfermons-nous
!
Acte III
JEAN
Dansdɑ̃
le
jardinʒaʁdɛ̃
d'un
restaurantʁɛstɔʁɑ̃
,
à
Villevil
d'Avray
,
unœ̃
dimanchedimɑ̃ʃ
.
Rideauʁido
.
dans le petit châlet fermé, à  pleine voix et comme à  volonté
FANNY
Ete
le
dimanchedimɑ̃ʃ
nousnu
irionsiʁjɔ̃
Prèspʁɛ
de
l'étang
de
Villebon
!
(
Fannyfa.ni
dontdɔ̃
lala
voixvwa
a
étéete
entendueɑ̃tɑ̃dy
dansdɑ̃
l'intérieur
du petit châlet paraît.)
FANNY
Lala
!
lala
!
Lala
lala
!
Lala
!
Lala
!
lala
!
lala
!
à  volonté, comme précédemment, toujours à  pleine voix
FANNY
Jeʒə
te
cueilleraiskœj.ʁɛ
uneyn
gerbeʒɛʁb
De
beauxbo
lilaslila
ete
de
jasminʒasmɛ̃
.
lala
!
Fanny descend le petit perron.
très alerte
FANNY
Le
beaubo
soleilsɔlɛj
pourpuʁ
lesle
amoursamuʁ
!
à  Jean qui a paru à  côté d'elle
FANNY
Sortons-nous
?
franchement heureux
JEAN
Sortonssɔʁtɔ̃
!
Il va pour l'embrasser.
souriante, à  part
FANNY
Prendspʁɑ̃
bienbjɛ̃
gardegaʁd
,...
Unœ̃
vieuxvjø
ménagemenaʒ
...
onɔ̃
nousnu
regardeʁəgaʁd
.
souriant
JEAN
Unœ̃
ménagemenaʒ
d'un
anɑ̃
,
lesle
joursʒuʁ
ontɔ̃
passépase
vitevit
!
avec amour
JEAN
Oho
!
Fannyfa.ni
,
mama
maîtressemɛtʁɛs
!
très expressif
JEAN
Tuty
me
prendspʁɑ̃
touttu
entierɑ̃tje
.
avec passion
FANNY
Nonnɔ̃
,
paspa
encoreɑ̃kɔʁ
assezase
!
avec ardeur
FANNY
Jeʒə
te
veux
plusply
à
moimwa
,
jeʒə
veux
que
mama
tendressetɑ̃dʁɛs
avec élan
FANNY
N'ait
plusply
le
soucisusi
desde
instantsɛ̃stɑ̃
passéspase
.
tendre et simple
JEAN
Voilàvwala
pourquoipuʁkwa
cettesɛt
campagnekɑ̃paɲ
me
plaîtplɛ
,
Carkaʁ
pendantpɑ̃dɑ̃
lala
bellebɛl
saisonsɛzɔ̃
Dansdɑ̃
notrenɔtʁ
petitepətit
maisonmɛzɔ̃
Nousnu
vivronsvivʁɔ̃
toustu
lesle
deux
bienbjɛ̃
seulssœl
...
FANNY
Tata
compagnekɔ̃paɲ
chaqueʃak
soirswaʁ
t'attendra
!
caressant et comme murmuré
FANNY
Lorsquelɔʁskə
sonsɔ̃
amiami
reviendraʁəvjɛ̃dʁa
,
Nousnu
ironsiʁɔ̃
enɑ̃
rêvantʁɛvɑ̃
de
baisersbɛze
,
de
chansonsʃɑ̃sɔ̃
...
JEAN
Nousnu
ironsiʁɔ̃
enɑ̃
rêvantʁɛvɑ̃
...
FANNY
Soussu
lesle
boisbwa
nousnu
ironsiʁɔ̃
enɑ̃
rêvantʁɛvɑ̃
,
soussu
lesle
boisbwa
dontdɔ̃
lala
hauteʼot
cimesim
s'incline
,
Auo
douxdu
gazouillementgazujmɑ̃
desde
merlesmɛʁl
,
desde
pinsonspɛ̃sɔ̃
,
nousnu
ironsiʁɔ̃
enɑ̃
rêvantʁɛvɑ̃
!
Enɑ̃
rêvantʁɛvɑ̃
!
heureux
JEAN
Aha
!
Fannyfa.ni
!
à  part, d'un petit air grondeur et câlin
FANNY
Voyonsvwajɔ̃
!
soyonsswajɔ̃
sagessaʒ
...
Donnedɔn
moimwa
caressant
FANNY
tontɔ̃
brasbʁa
,
Te
sentirsɑ̃tiʁ
ainsiɛ̃si
très expressif
FANNY
touttu
prèspʁɛ
de
moimwa
,
commekɔm
cecisəsi
,
la
!
la
!
Jeʒə
suissɥi
fièrefjɛʁ
,
m'ami
.
JEAN
Viensvjɛ̃
!
FANNY
Viensvjɛ̃
!
avec ivresse
JEAN
Sursyʁ
nosno
deux
visagesvizaʒ
plusply
radieuxʁadjø
que
ce
beaubo
jourʒuʁ
...
FANNY
Ceux
quiki
passentpas
lirontliʁɔ̃
notrenɔtʁ
ferventfɛʁvɑ̃
amouramuʁ
.
JEAN
Viensvjɛ̃
!
caressant et comme murmuré
FANNY
Allonsalɔ̃
enɑ̃
rêvantʁɛvɑ̃
soussu
lesle
boisbwa
,
Viensvjɛ̃
,
allonsalɔ̃
enɑ̃
rêvantʁɛvɑ̃
de
baisersbɛze
,
de
chansonsʃɑ̃sɔ̃
...
soussu
lesle
boisbwa
nousnu
ironsiʁɔ̃
enɑ̃
rêvantʁɛvɑ̃
,
soussu
lesle
boisbwa
dontdɔ̃
lala
hauteʼot
cimesim
s'incline
,
Auo
douxdu
gazouillementgazujmɑ̃
desde
merlesmɛʁl
,
desde
pinsonspɛ̃sɔ̃
,
nousnu
ironsiʁɔ̃
enɑ̃
rêvantʁɛvɑ̃
!
Enɑ̃
rêvantʁɛvɑ̃
!
Ils s'éloignent lentement.
FANNY
Allonsalɔ̃
enɑ̃
rêvantʁɛvɑ̃
!
Les deux vois invisibles
FANNY
Allonsalɔ̃
rêverʁɛve
!
Viensvjɛ̃
!
(
Caoudal
a
parupaʁy
auo
fondfɔ̃
.
Ilil
regardeʁəgaʁd
l'enseigne
dudy
Restaurantʁɛstɔʁɑ̃
,
ete
fait
signesiɲ
,
gaimentɡɛ.mɑ̃
,
auxo
amisami
que
l'on
ne
voitvwa
paspa
encoreɑ̃kɔʁ
.
Lala
Borderie
le
suitsɥi
de
prèspʁɛ
ete
agitaʒi
de
mêmemɛm
.)
CAOUDAL
Parpaʁ
iciisi
!
Parpaʁ
iciisi
!
LA BORDERIE
Parpaʁ
iciisi
!
Parpaʁ
iciisi
!
montrant l'Enseigne tout en la lisant
CAOUDAL
«
A
lala
Friturefʁityʁ
sanssɑ̃
Pareillepa.ʁɛj
»
continuant la lecture de l'Enseigne
LA BORDERIE
«
Ce
Restaurantʁɛstɔʁɑ̃
estɛst
excellentɛkselɑ̃
»
entr'eux, jovialement
LA BORDERIE
Nousnu
seronssəʁɔ̃
à
merveillemɛʁvɛj
!
faisant encore signe aux amis
LA BORDERIE
Parpaʁ
iciisi
!
(
Apparaîtapaʁɛ
alorsalɔʁ
toutetut
lala
petitepətit
troupetʁup
desde
amisami
ete
amiesami
,
toustu
,
trèstʁɛ
gais
,
trèstʁɛ
bruyantsbʁɥijɑ̃
.)
appelant: les 2 mains en porte voix
LA BORDERIE
Ohéɔe
!
Patronpatʁɔ̃
!
de même
AMIS & AMIES
Ohéɔe
!
Patronspatʁɔ̃
!
CAOUDAL
Qu'on
se
dépêchedepɛʃ
,
nousnu
avonsavɔ̃
toustu
lala
gorgegɔʁʒ
sèchesɛʃ
!
LA BORDERIE
Nonnɔ̃
!
nonnɔ̃
!
nonnɔ̃
!
paspa
le
garçongaʁsɔ̃
!
en hurlant
LA BORDERIE
Le
Patronpatʁɔ̃
!
Le
Patronpatʁɔ̃
!
LE PATRON
Bonjourbɔ̃ʒuʁ
,
Messieursme.sjø
,
bonjoursbɔ̃ʒuʁ
,
Mesdemoisellesmed.mwa.zɛl
.
reconnaissant un client
LE PATRON
Aha
!
Monsieurməsjø
Caoudal
!
avec prévenance
LE PATRON
Voulez-vous
déjeunerdeʒœne
dansdɑ̃
l'arbre
ouu
bienbjɛ̃
soussu
lesle
tonnellestɔnɛl
?
soprani, avec joie
LA FOULE
Oho
!
ouiwi
,
dansdɑ̃
l'arbre
!
ténors et barytons
LA FOULE
Nonnɔ̃
!
nonnɔ̃
!
soussu
lesle
tonnellestɔnɛl
!
LA BORDERIE
Nonnɔ̃
!
nonnɔ̃
!
soussu
lesle
tonnellestɔnɛl
!
donnant raison aux petites femmes
CAOUDAL
Nonnɔ̃
!
dansdɑ̃
l'arbre
!
soprani
LA FOULE
Nonnɔ̃
!
dansdɑ̃
l'arbre
!
d'un air décidé
LE PATRON
Bienbjɛ̃
!
ordonnant
CAOUDAL
Ilil
s'agit
de
nousnu
apporterapɔʁte
de
tontɔ̃
vinvɛ̃
fameuxfamø
entreɑ̃tʁ
millemil
!
Corbleukɔʁ.blø
!
LA BORDERIE
Nousnu
nousnu
y
connaissonskɔnɛsɔ̃
,
Corbleukɔʁ.blø
!
LE PATRON
J'entends
.
CAOUDAL
Donnedɔn
dudy
blancblɑ̃
,
d'un ton rogue en sombrant la voix
LA BORDERIE
Mais
paspa
dudy
bleublø
!
comme la Borderie
AMIS & AMIES
Mais
paspa
dudy
bleublø
!
se défendant
LE PATRON
Dudy
bleublø
!
à  Caoudal, d'un air de suffisance
LE PATRON
Soyezswaje
tranquilletʁɑ̃kil
,
vousvu
serezsəʁe
bienbjɛ̃
servisɛʁvi
!
continuant
CAOUDAL
Puispɥi
,
ce
soirswaʁ
...
pourpuʁ
dînerdine
,
légèrement
CAOUDAL
nousnu
reviendronsʁəvjɛ̃dʁɔ̃
!
légèrement
LA BORDERIE
Nousnu
reviendronsʁəvjɛ̃dʁɔ̃
!
CAOUDAL
Que
vas-tu
bienbjɛ̃
nousnu
cuisinerkɥizine
?
LE PATRON
Mais
...
avec empressement
LE PATRON
touttu
ce
que
vousvu
voudrezvudʁe
...
CAOUDAL
Uneyn
énormeenɔʁm
friturefʁityʁ
!
vivement
LE PATRON
Deux
pouletspulɛ
Marengomaʁɛ̃go
,
réclamant
LA BORDERIE
Troistʁwa
!
LE PATRON
Plusply
unœ̃
fortfɔʁ
beaubo
gigotʒigo
.
CAOUDAL
Ce
serasəʁa
bonbɔ̃
...
LE PATRON
...
jeʒə
vousvu
le
jureʒyʁ
!
en charge
LA BORDERIE
C'est
entenduɑ̃tɑ̃dy
!
C'est
convenukɔ̃vny
!
en charge
CAOUDAL
C'est
entenduɑ̃tɑ̃dy
!
sérieux
LE PATRON
C'est
convenukɔ̃vny
!
LA BORDERIE
C'est
entenduɑ̃tɑ̃dy
!
C'est
convenukɔ̃vny
!
tragico-comique, à  volonté
CAOUDAL
Quandkɑ̃
à
toitwa
,
taverniertavɛʁnje
dudy
diabledjabl
!!
légèrement
CAOUDAL
Sisi
nousnu
ne
trouvonstʁuvɔ̃
paspa
,
enɑ̃
nousnu
mettantmɛtɑ̃
à
tabletabl
,
Desde
met
délicatsdelika
,
onctueuxɔ̃ktɥø
,
délicieuxdelisjø
,
ete
copieuxkɔpjø
.
en parodie
CAOUDAL
C'est
toitwa
qu'avec
furiefyʁi
ete
frénésiefʁenezi
légèrement, changeant de ton
CAOUDAL
Nousnu
embrochonsɑ̃bʁɔʃɔ̃
,
nousnu
découponsdekupɔ̃
,
nousnu
découponsdekupɔ̃
ete
mangeonsmɑ̃ʒɔ̃
...
terrible
CAOUDAL
A
lala
saucesos
tartaretaʁtaʁ
.
légèrement, changeant de ton
CAOUDAL
Doncdɔ̃k
,
agisaʒi
de
tontɔ̃
mieuxmjø
sisi
tuty
ne
veux
,
parpaʁ
nosno
estomacsɛstɔma
creuxkʁø
,
Êtreɛtʁ
l'hôte
dudy
Styxstiks
ouu
de
l'affreux
Ténare
!
en parodie
LA BORDERIE
C'est
toitwa
qu'avec
furiefyʁi
ete
frénésiefʁenezi
,
Nousnu
embrochonsɑ̃bʁɔʃɔ̃
,
nousnu
découponsdekupɔ̃
,
nousnu
découponsdekupɔ̃
ete
mangeonsmɑ̃ʒɔ̃
!
pressé et voulant retourner à  ses affaires
LE PATRON
C'est
promispʁɔmi
!
Il est retenu par La Borderie.
retenant le Patron tragiquement
LA BORDERIE
Ilil
y
vava
de
tata
vievi
!
de même
CAOUDAL
Écouteekut
encorɑ̃.kɔʁ
:
avec volubilité
CAOUDAL
Ilil
fautfo
que
notrenɔtʁ
tabletabl
soitswa
serviesɛʁvi
à
septsɛt
heuresœʁ
...
tragique
CAOUDAL
ouu
lala
mortmɔʁ
!
assez long
LA BORDERIE
...
ouu
lala
éclats de rire
LA BORDERIE
Aha
!
aha
!
aha
!
aha
!
aha
!
ayaj
!
aha
!
aha
!
aha
!
aha
!
impatienté et pressé, coupant la parole, parlé: fort, sans expression
LE PATRON
...
mortmɔʁ
!
avec garçons
LE PATRON
Qu'on
apporteapɔʁt
d'abord
desde
biscuitsbiskɥi
ete
dudy
vinvɛ̃
...
allezale
!
courezkuʁe
!
réclamant de loin
CAOUDAL
Parpaʁ
iciisi
lesle
biscuitsbiskɥi
!
vivement: aux garçons
LE PATRON
Dépêchezdepɛʃe
ete
servezsɛʁve
!
de loin
LA BORDERIE
Ete
le
vinvɛ̃
?
LE PATRON
Voilàvwala
!
voilàvwala
!
CAOUDAL
Attentionatɑ̃sjɔ̃
,
bien chanté
CAOUDAL
croyezkʁwaje
mama
vieillessevjejɛs
Quiki
regretteʁəgʁɛt
bienbjɛ̃
sesse
vingtvɛ̃
ansɑ̃
...
Amusez-vousa.my.ze
quandkɑ̃
ilil
enɑ̃
estɛst
tempstɑ̃
:
levant son verre
CAOUDAL
A
lala
santésɑ̃te
de
lala
jeunesseʒœnɛs
!
vibrant et gaîment
LA BORDERIE
A
lala
santésɑ̃te
de
lala
jeunesseʒœnɛs
!
Ohéɔe
!
ohéɔe
!
ohéɔe
!
ohéɔe
!
ohéɔe
!
Enɑ̃
avantavɑ̃
!
(
Desde
musiciensmyzisjɛ̃
ambulantsɑ̃bylɑ̃
traversenttʁavɛʁs
le
restaurantʁɛstɔʁɑ̃
ete
s'arrêtent
dansdɑ̃
le
fondfɔ̃
dudy
jardinʒaʁdɛ̃
.
Lesle
musiciensmyzisjɛ̃
s'éloignent
touttu
enɑ̃
jouantʒwɑ̃
.
Jeandʒin
a
parupaʁy
ete
vientvjɛ̃
d'être
aperçuapɛʁsy
parpaʁ
Caoudal
.)
à  Jean
CAOUDAL
Tienstjɛ̃
,
vousvu
voilàvwala
!
qui s'est approché, saluant
JEAN
Messieursme.sjø
!
de bonne humeur
CAOUDAL
Lala
rencontreʁɑ̃kɔ̃tʁ
opportuneɔpɔʁtyn
!
avec enjouement
CAOUDAL
Ces
cheveuxʃəvø
,
ce
teinttɛ̃
de
soleilsɔlɛj
Sisi
jeuneʒœn
ete
sisi
vermeilvɛʁmɛj
,
Pourpuʁ
euxø
jeʒə
donneraisdɔnəʁɛ
bienbjɛ̃
plusply
que
mama
fortunefɔʁtyn
!
à  Jean
LA BORDERIE
Vousvu
habitezabite
parpaʁ
iciisi
?
JEAN
la
,
touttu
prèspʁɛ
!
tendre et simple
JEAN
J'aime
lesle
boisbwa
ete
leurslœʁ
ombragesɔ̃bʁaʒ
fraisfʁɛ
,
Onɔ̃
vitvi
mieuxmjø
qu'à
Parispaʁi
,
ete
tranquilletʁɑ̃kil
onɔ̃
respireʁɛspiʁ
L'air
embauméɑ̃bome
dansdɑ̃
unœ̃
calmekalm
infiniɛ̃fini
.
à  Jean, familièrement, négligemment
CAOUDAL
Toujourstuʒuʁ
avecavɛk
Saphosafo
?
très surpris et ne comprenant pas.
JEAN
Saphosafo
?
naturellement
CAOUDAL
Mais
ouiwi
,
Fannyfa.ni
!
Fannyfa.ni
Legrandlə.ɡʁɑ̃
.
avec un sourire: sur le ton de la chanson de l'atelier
CAOUDAL
Saphosafo
,
le
beaubo
modèlemɔdɛl
.
à  part: dans un affreux cauchemar
JEAN
Quoikwa
!
d'une voix étouffée
JEAN
Saphosafo
,
mama
Fannyfa.ni
!
sombre
JEAN
Lala
Saphosafo
!
vivement et avec répulsion
JEAN
c'était
elleɛl
!
après avoir hésité
JEAN
Nonnɔ̃
...
c'est
finifini
...
nerveusement et vivement
JEAN
Jeʒə
ne
lala
voisvwa
plusply
.
reprenant
CAOUDAL
Elleɛl
estɛst
jolieʒɔ.li
...
ete
pirepiʁ
!
narquoisement et légèrement
CAOUDAL
Onɔ̃
ne
lala
quittekit
paspa
facilementfasilmɑ̃
.
plus assombri
CAOUDAL
Elleɛl
s'attache
à
vousvu
,
ete
l'on
souffresufʁ
pourpuʁ
elleɛl
.
reprenant l'air narquois et léger
CAOUDAL
L'amour
de
Saphosafo
causakoza
plusply
d'un
tourmenttuʁmɑ̃
.
avec suffisance
LA BORDERIE
Lala
ruptureʁyptyʁ
pourpuʁ
moimwa
futfy
terribletɛʁibl
ete
cruellekʁyɛl
.
à  part, avec trouble
JEAN
Aha
!
monmɔ̃
Dieudjø
!
entr'eux, en souriant
LES AMIS
Tienstjɛ̃
,
Saphosafo
!
léger et farceur
CAOUDAL
Vraimentvʁɛmɑ̃
enɑ̃
ménagemenaʒ
elleɛl
a
peu
de
chanceʃɑ̃s
...
se rappelant
CAOUDAL
Puispɥi
,
unœ̃
jourʒuʁ
,
ce
graveurgʁavœʁ
...
LA BORDERIE
Fromentfʁɔmɑ̃
!
CAOUDAL
N'eut-il
paspa
lala
démencedemɑ̃s
,
De
fairefɛʁ
unœ̃
fauxfo
billetbijɛ
...
ete
ce
futfy
lala
prisonpʁizɔ̃
...
Aha
!
jeʒə
lala
voisvwa
encoreɑ̃kɔʁ
,
Envoyantɑ̃vwajɑ̃
unœ̃
baiserbɛze
à
ce
pauvrepovʁ
garçongaʁsɔ̃
,
criantkʁijɑ̃
:
très vibrant
CAOUDAL
Jeʒə
t'aime
,
jeʒə
t'adore
!
Couragekuʁaʒ
!
nousnu
nousnu
reverronsʁəvɛʁɔ̃
!
M'ami
,
M'ami
,
jeʒə
suissɥi
tata
femmefam
,
tata
femmefam
,
Ete
de
toutetut
monmɔ̃
âmeam
!
M'ami
!
ouiwi
!
nousnu
nousnu
aimeronsɛməʁɔ̃
!
à  lui-même, brisé, comme égaré
JEAN
M'ami
!
M'ami
!
à  La Borderie, en riant
CAOUDAL
Finifini
,
maintenantmɛ̃tnɑ̃
!
riant
LA BORDERIE
Jeʒə
l'espère
!
CAOUDAL
Elleɛl
doitdwa
êtreɛtʁ
chezʃe
sonsɔ̃
pèrepɛʁ
,
à
lala
campagnekɑ̃paɲ
,
avecavɛk
sonsɔ̃
enfantɑ̃fɑ̃
,
achevant
LA BORDERIE
...
ouiwi
,
le
filsfis
de
ce
pauvrepovʁ
Fromentfʁɔmɑ̃
.
vivement
JEAN
Sonsɔ̃
enfantɑ̃fɑ̃
!
CAOUDAL
Qu'avez-vous
?
JEAN
(
haletantʼaltɑ̃
;
tontetɔ̃t
cettesɛt
déclamationdeklamasjɔ̃
d'une
voixvwa
sourdesuʁd
mais
trèstʁɛ
énergiqueenɛʁʒik
;
mouvementsmuvmɑ̃
diversdivɛʁ
de
toustu
)
Jeʒə
vousvu
mentaismɑ̃tɛ
,
ouiwi
!
depuisdəpɥi
unœ̃
anɑ̃
,
auprèsopʁɛ
de
cettesɛt
femmefam
j'avilissais
monmɔ̃
âmeam
,
griségʁize
parpaʁ
le
mensongemɑ̃sɔ̃ʒ
,
ete
luilɥi
donnantdɔnɑ̃
monmɔ̃
coeurkœʁ
,
avec effort
JEAN
croyez-moi
!
sans force
JEAN
j'ignorais
touttu
,
anéanti
JEAN
mama
parolepaʁɔl
d'honneur
!
se redressant moralement et avec éclat
JEAN
Jeʒə
vousvu
avaisavɛ
mentimɑ̃ti
,
mais
vraivʁɛ
Dieudjø
!
jeʒə
vousvu
jureʒyʁ
que
touttu
estɛst
finifini
désormaisdezɔʁmɛ
;
Jeʒə
lala
méprisemepʁiz
autantotɑ̃
qu'autrefois
jeʒə
l'aimais
.
Fanny à  ce moment, paraît, radieuse.
l'apercevant
CAOUDAL
Grandsgʁɑ̃
Dieuxdjø
!
Saphosafo
!
il va se jeter sur elle et s'arrête brisé
JEAN
Saphosafo
!
interdit, on supprime les voix de femmes jusqu'à  la fin de l'acte
LA BORDERIE
Saphosafo
!
comprenant tout, à  part, frappé, atterrée
FANNY
Ilsil
ontɔ̃
parlépaʁle
lesle
lâcheslaʃ
!
d'une voix rauque, terrible et contenue
JEAN
Quellekɛl
infamieɛ̃fami
!
à  Fanny, avec la plus grande violence, très déclamé et déchirant
JEAN
Jeʒə
t'ai
tenuetəny
entreɑ̃tʁ
mesme
brasbʁa
,
expressif
JEAN
Ete
jeʒə
t'appelais
monmɔ̃
amieami
!
nonnɔ̃
!
nonnɔ̃
!
très déclamé et déchirant
JEAN
Jeʒə
ne
me
doutaisdutɛ
paspa
,
hélasʼelas
,
qu'une
femmefam
pouvaitpuvɛ
très expressif
JEAN
ainsiɛ̃si
briserbʁize
uneyn
âmeam
!
haletant
JEAN
aha
!
j'ai
honteʼɔ̃t
!
jeʒə
souffresufʁ
,
la voix pleine de sanglots
JEAN
ete
jeʒə
voudraisvudʁɛ
partirpaʁtiʁ
,
Rachetantʁaʃtɑ̃
monmɔ̃
erreurɛʁœʁ
parpaʁ
unœ̃
cruelkʁyɛl
martyrmaʁtiʁ
,
Ete
maudiremodiʁ
à
jamaisʒamɛ
le
nomnɔ̃
de
cettesɛt
femmefam
!
Fannyfa.ni
,
avec émotion
JEAN
moimwa
quiki
t'aimais
,
Fannyfa.ni
,
maintenantmɛ̃tnɑ̃
jeʒə
sais
touttu
:
Jeʒə
connaiskɔnɛ
d'aujourd'hui
tontɔ̃
passépase
misérablemizeʁabl
avec emportement
JEAN
Que
tuty
m'avais
cachékaʃe
.
désespéré
JEAN
Enɑ̃
captivantkaptivɑ̃
monmɔ̃
coeurkœʁ
,
tuty
surprenaissyʁpʁənɛ
mama
foifwa
...
Fannyfa.ni
!
Fannyfa.ni
!
violent et ironique
JEAN
tuty
te
riaisʁijɛ
de
moimwa
!
chaleureusement
JEAN
Mama
tendressetɑ̃dʁɛs
estɛst
changéeʃɑ̃ʒe
enɑ̃
dégoûtdegu
,
Redeviensʁədəvjɛ̃
lala
Saphosafo
,
redeviensʁədəvjɛ̃
leurlœʁ
maîtressemɛtʁɛs
,
terrible
JEAN
Tuty
m'entends
,
Jeʒə
sais
touttu
!
Jeʒə
sais
touttu
!
insolente, mais très calme
FANNY
C'est
finifini
,
n'est-ce
paspa
,...
tuty
te
fâchesfaʃ
...
C'est
bonbɔ̃
!
brusquement
FANNY
Retourneʁətuʁn
chezʃe
lesle
tienstjɛ̃
...
très nerveuse
FANNY
Ilil
fallaitfalɛ
que
çasa
se
terminetɛʁmin
,
c'est
fait
!
se montant
FANNY
Vava
doncdɔ̃k
retrouverʁətʁuve
tata
cousinekuzin
,
A
moimwa
tuty
ne
penseraspɑ̃səʁa
paspa
...
Tuty
serassəʁa
bienbjɛ̃
heureuxœʁø
la
-bas
,
ironiquement, lestement
FANNY
Tuty
vivrasvivʁa
tranquilletʁɑ̃kil
entreɑ̃tʁ
tontɔ̃
papapapa
,
tata
mamanmamɑ̃
.
avec vigueur
FANNY
Allonsalɔ̃
...
décampedekɑ̃p
,
Filefil
.
Jeʒə
te
donnedɔn
congékɔ̃ʒe
...
très violent
FANNY
Va-t-en
!
à  Sapho, désignent Jean
LA BORDERIE
Voisvwa
!
Saphosafo
!
Voisvwa
!
Saphosafo
!
Voisvwa
!
ilil
partpaʁ
!
ainsi que La Borderie
CAOUDAL
Voisvwa
!
Saphosafo
!
Voisvwa
!
Saphosafo
!
Voisvwa
!
ilil
partpaʁ
!
d'une voix étranglée par l'émotion
JEAN
Ehe
bienbjɛ̃
!
jeʒə
parspaʁ
!
Jeʒə
parspaʁ
...
affolé de désespoir
JEAN
pourpuʁ
ne
plusply
te
revoirʁəvwaʁ
!
adieuadjø
!
terrifiée
FANNY
Aha
!
Jean s'éloigne précipitamment.
lui criant désespérément
FANNY
M'ami
!
m'ami
!
ilsil
t'ont
mentimɑ̃ti
!
folle de rage
FANNY
Mais
maintenantmɛ̃tnɑ̃
...
qu'il
estɛst
partipaʁti
,...
s'avançant et s'animant davantage
FANNY
Messieursme.sjø
lesle
beauxbo
parleurspaʁlœʁ
,
lesle
malinsmalɛ̃
,
lesle
bravachesbʁavaʃ
...
énergique
FANNY
Nonnɔ̃
,
jeʒə
ne
vousvu
crainskʁɛ̃
paspa
,
vousvu
êtesɛt
toustu
desde
lâcheslaʃ
!
ironiquement, les amis seulement, avec Caoudal et La Borderie
LA BORDERIE
Tuty
nousnu
insultesɛ̃sylt
,
toitwa
!
riant aux éclats
TOUS
Aha
!
aha
!
aha
!
aha
!
aha
!
aha
!
aha
!
aha
!
essoufflée, au comble de la rage
FANNY
Ete
vousvu
savezsave
...
pourquoipuʁkwa
...
Monmɔ̃
bonheurbɔnœʁ
vousvu
a
fait
...
envieɑ̃vi
...
bien chanté et attendrissant
FANNY
Cetsɛt
enfantɑ̃fɑ̃
dontdɔ̃
l'amour
avaitavɛ
changéʃɑ̃ʒe
mama
vievi
,
très expressif
FANNY
Parpaʁ
votrevɔtʁ
fautefot
m'a
quittéekite
,
Iciisi
l'on
s'est
vantévɑ̃te
Racontantʁakɔ̃tɑ̃
touttu
,
mama
honteʼɔ̃t
,
mama
misèremizɛʁ
,
Etalant
auo
grandgʁɑ̃
jourʒuʁ
autantotɑ̃
de
lâchetélaʃte
!
à  La Borderie; violent
FANNY
Ete
toitwa
,
vipèrevipɛʁ
,
très émue
FANNY
Toitwa
quiki
m'as
fait
tanttɑ̃
pleurerplœʁe
,
tanttɑ̃
souffrirsufʁiʁ
,
Tata
haineʼɛn
estɛst
doncdɔ̃k
inassouvie
,
Puisqu'en
brisantbʁizɑ̃
monmɔ̃
coeurkœʁ
avec élan
FANNY
quiki
se
régénèrait
,
Tuty
me
prendspʁɑ̃
plusply
que
lala
vievi
!
Hélasʼelas
!
avec âme
FANNY
Jeʒə
cachaiskaʃɛ
monmɔ̃
amouramuʁ
commekɔm
onɔ̃
cachekaʃ
unœ̃
trésortʁezɔʁ
,
Vousvu
me
l'avez
volévɔle
,
mais
jeʒə
veux
vivrevivʁ
encorɑ̃.kɔʁ
,
Pourpuʁ
vousvu
maudiremodiʁ
toustu
,
Ete
vousvu
fairefɛʁ
souffrirsufʁiʁ
Ce
que
souffresufʁ
déchirant
FANNY
monmɔ̃
êtreɛtʁ
!
LA BORDERIE
Saphosafo
!
FANNY
Laissez-moi
,
désormaisdezɔʁmɛ
avec virulence et précipitation
FANNY
Monmɔ̃
âmeam
estɛst
mortemɔʁt
pourpuʁ
aimerɛme
...
avec déclamé
FANNY
Mais
,
jeʒə
vousvu
haisʼai
!
avec un suprême effort et un rire atroce
FANNY
Canailleskanaj
!
parlé, hurlé, rauque
FANNY
canailleskanaj
!
Le Rideau descend précipitamment.
End of Scene 1
à  Jean
CAOUDAL
Qu'avez-vous
?
toute cette déclamation d'une voix sourde mais très énergique
JEAN
Jeʒə
vousvu
mentaismɑ̃tɛ
,
ouiwi
!
depuisdəpɥi
unœ̃
anɑ̃
,
auprèsopʁɛ
de
cettesɛt
femmefam
j'avillissais
monmɔ̃
âmeam
,
griségʁize
parpaʁ
le
mensongemɑ̃sɔ̃ʒ
,
ete
luilɥi
donnantdɔnɑ̃
monmɔ̃
coeurkœʁ
,
avec effort
JEAN
croyez-moi
!
sans force
JEAN
j'ignorais
touttu
,
anéanti
JEAN
mama
parolepaʁɔl
d'honneur
!
se redressant moralement et avec éclat
JEAN
Jeʒə
vousvu
avaisavɛ
mentimɑ̃ti
,
mais
vraivʁɛ
Dieudjø
!
jeʒə
vousvu
jureʒyʁ
que
touttu
estɛst
finifini
désormaisdezɔʁmɛ
,
Jeʒə
lala
méprisemepʁiz
autantotɑ̃
qu'autrefois
jeʒə
l'aimais
.
(Fanny à  ce moment, paraît, radieuse.
JEAN
Jeandʒin
,
à
sasa
vuevy
,
a
poussépuse
unœ̃
crikʁi
ete
s'est
enfuiɑ̃fɥi
commekɔm
unœ̃
foufu
.)
l'apercevant
CAOUDAL
Grandsgʁɑ̃
Dieuxdjø
!
Saphosafo
!
aux amis absolument frappés, inquiets, palpitants, haletants
FANNY
Aha
!
vousvu
avezave
parlépaʁle
?
Vousvu
luilɥi
avezave
touttu
ditdi
?
gênés
LA BORDERIE
Mais
nonnɔ̃
...
nonnɔ̃
...
à  elle-même; comprénant tout devant leur attitude embarrassée
FANNY
Oho
!
lesle
lâcheslaʃ
!
lesle
lâcheslaʃ
!
lesle
lâcheslaʃ
!
aux amis, avec violence
FANNY
Mais
maintenantmɛ̃tnɑ̃
...
qu'il
estɛst
partipaʁti
...
s'avançant et s'animant davantage
FANNY
Messieursme.sjø
lesle
beauxbo
parleurspaʁlœʁ
,
lesle
malinsmalɛ̃
,
lesle
bravachesbʁavaʃ
,
énergique
FANNY
Nonnɔ̃
!
jeʒə
ne
vousvu
crainskʁɛ̃
paspa
,
vousvu
êtesɛt
toustu
desde
lâcheslaʃ
!
à  Sapho, pour la calmer
CAOUDAL
Voyonsvwajɔ̃
!
Fannyfa.ni
!
calme-toi
!
de même
LA BORDERIE
Calme-toi
!
de même
LES AMIS
...
nousnu
sommesɔm
teste
amisami
!
Fannyfa.ni
!
LA BORDERIE
...
calme-toi
!
essouflée, au comble de la rage
FANNY
Ete
vousvu
...
savezsave
...
pourquoipuʁkwa
...
Monmɔ̃
bonheurbɔnœʁ
...
vousvu
a
fait
...
envieɑ̃vi
...
bien chanté et attendrissant
FANNY
Cetsɛt
enfantɑ̃fɑ̃
dontdɔ̃
l'amour
avaitavɛ
changéʃɑ̃ʒe
mama
vievi
,
Parpaʁ
votrevɔtʁ
très expressif
FANNY
fautefot
m'a
quittéekite
.
Iciisi
l'on
s'est
vantévɑ̃te
Racontantʁakɔ̃tɑ̃
touttu
,
mama
honteʼɔ̃t
,
mama
misèremizɛʁ
,
Etalant
auo
grandgʁɑ̃
jourʒuʁ
autantotɑ̃
de
lâchetélaʃte
!
à  La Borderie; violent
FANNY
Ete
toitwa
,
vipèrevipɛʁ
,
très émue
FANNY
Toitwa
quiki
m'as
fait
tanttɑ̃
pleurerplœʁe
,
tanttɑ̃
souffrirsufʁiʁ
,
Tata
haineʼɛn
estɛst
doncdɔ̃k
inassouvie
,
Puisqu'en
brisantbʁizɑ̃
monmɔ̃
coeurkœʁ
quiki
se
régénèrait
,
Tuty
me
prendspʁɑ̃
plusply
que
lala
vievi
!
Hélasʼelas
!
avec âme
FANNY
Jeʒə
cachaiskaʃɛ
monmɔ̃
amouramuʁ
commekɔm
onɔ̃
cachekaʃ
unœ̃
trésortʁezɔʁ
,
Vousvu
me
l'avez
volévɔle
mais
jeʒə
veux
vivrevivʁ
encorɑ̃.kɔʁ
,
Pourpuʁ
vousvu
maudiremodiʁ
toustu
,
Ete
vousvu
fairefɛʁ
souffrirsufʁiʁ
ce
que
souffresufʁ
déchirant
FANNY
monmɔ̃
êtreɛtʁ
!
LA BORDERIE
Saphosafo
!
FANNY
Laissez-moi
,
désoirmais
avec virulence et précipitation
FANNY
monmɔ̃
âmeam
estɛst
mortemɔʁt
pourpuʁ
aimerɛme
...
très déclamé
FANNY
Mais
,
jeʒə
vousvu
haisʼai
!
avec un suprême effort et un rire atroce
FANNY
Canailleskanaj
!
parlé hurlé, ranque
FANNY
canailleskanaj
!
Le Rideau descend précipitamment.
Fin du 1er Tableau
FANNY
2d
Tableautablo
A
Ville-d'Avray
;
dansdɑ̃
lala
petitepətit
chambreʃɑ̃bʁ
Rideauʁido
.
(
Jeandʒin
Gaussin
estɛst
seulsœl
.
De
l'armoire
entr'ouverte
,
ilil
arracheaʁaʃ
fièvreusement
desde
vêtementsvɛtmɑ̃
,
dudy
lingelɛ̃ʒ
,
qu'il
entasseɑ̃tas
maladroitementmaladʁwatmɑ̃
dansdɑ̃
uneyn
mallemal
.)
écoeuré, désespéré
JEAN
Aha
!
ouiwi
...
partirpaʁtiʁ
trèstʁɛ
loinlwɛ̃
,
m'évader
,
m'enfuir
...
Ne
plusply
penserpɑ̃se
à
rienʁjɛ̃
,
aha
!
ne
plusply
souffrirsufʁiʁ
...
Dès
demaindəmɛ̃
,
jeʒə
seraisəʁɛ
la
-bas
,
dansdɑ̃
mama
Provencepʁɔvɑ̃s
,
Ete
le
rudeʁyd
mistralmistʁal
saurasoʁa
vitevit
chasserʃase
L'âpre
désespérancede.zɛs.pe.ʁɑ̃s
Que
laisselɛs
unœ̃
mauvaismovɛ
rêveʁɛv
avantavɑ̃
de
s'effacer
!
(
Ilil
retourneʁətuʁn
à
l'armoire
...
Enɑ̃
dérangeantdeʁɑ̃ʒɑ̃
uneyn
pilepil
de
lingelɛ̃ʒ
,
ilil
découvredekuvʁ
unœ̃
coffretkɔfʁɛ
de
laquelak
auxo
ferruresfɛʁyʁ
ciseléessizəle
.
Il le prend et le regarde avec mépris, avec dégoût.)
JEAN
Sonsɔ̃
coffretkɔfʁɛ
!
reliquaireʁəlikɛʁ
impurɛ̃pyʁ
dudy
souvenirsuvniʁ
...
Touttu
sonsɔ̃
passépase
,
toutetut
sasa
vievi
!
avec un cri de rage
JEAN
Ferméfɛʁme
,
parbleupaʁblø
!
Dieudjø
sait
ce
qu'il
doitdwa
contenirkɔ̃tniʁ
!
La porte s'ouvre brusquement. Fanny paraît bouleversée.
affolée, en voyant les préparatifs de départ que fait son amant
FANNY
Jeandʒin
!
tuty
t'envas
!
Resteʁɛst
...
jeʒə
t'en
suppliesypli
!
méchant et froidement
JEAN
Touttu
estɛst
finifini
désormaisdezɔʁmɛ
entreɑ̃tʁ
nousnu
!
FANNY
Ilsil
t'ont
mentimɑ̃ti
carkaʁ
ilsil
étaientetɛ
jalouxʒalu
...
Ce
n'est
paspa
vraivʁɛ
!
appuyant sur le mot
JEAN
Saphosafo
!!!
d'une voix rauque et terrible
JEAN
quellekɛl
infamieɛ̃fami
!
à  Fanny, avec la plus grande violence; très déclamé et déchirant
JEAN
Jeʒə
t'ai
tenuetəny
entreɑ̃tʁ
mesme
brasbʁa
,
expressif
JEAN
Ete
jeʒə
t'appelais
monmɔ̃
amieami
!
nonnɔ̃
!
nonnɔ̃
!
très déclamé et déchirant
JEAN
Jeʒə
ne
me
doutaisdutɛ
paspa
,
hélasʼelas
,
qu'une
femmefam
très expressive
JEAN
pouvaitpuvɛ
ainsiɛ̃si
briserbʁize
uneyn
âmeam
!
haletant
JEAN
aha
!
j'ai
honteʼɔ̃t
!
jeʒə
souffresufʁ
,
la voix pleine de sanglots
JEAN
ouiwi
,
mais
jeʒə
vais
partirpaʁtiʁ
,
Rachetantʁaʃtɑ̃
monmɔ̃
erreurɛʁœʁ
parpaʁ
unœ̃
cruelkʁyɛl
martyrmaʁtiʁ
,
Enɑ̃
te
maudissantmo.di.sɑ̃
toitwa
,
que
j'appelais
mama
femmefam
!
avec émotion
FANNY
moimwa
quiki
t'aimais
,
Fannyfa.ni
,
maintenantmɛ̃tnɑ̃
jeʒə
sais
touttu
:
Jeʒə
connaiskɔnɛ
d'aujourd'hui
tontɔ̃
passépase
misérablemizeʁabl
avec emportement
FANNY
Que
tuty
m'avais
cachékaʃe
.
désespéré
FANNY
Enɑ̃
captivantkaptivɑ̃
monmɔ̃
coeurkœʁ
,
tuty
surprenaissyʁpʁənɛ
mama
foifwa
...
Fannyfa.ni
!
Fannyfa.ni
!
violent et ironique
FANNY
tuty
te
riaisʁijɛ
de
moimwa
!
chaleureusement
FANNY
Mama
tendressetɑ̃dʁɛs
...
estɛst
changéeʃɑ̃ʒe
enɑ̃
dégoûtdegu
,
Redeviensʁədəvjɛ̃
lala
Saphosafo
,
redeviensʁədəvjɛ̃
leurlœʁ
maîtressemɛtʁɛs
,
terrible
FANNY
Tuty
m'entends
,
Jeʒə
sais
touttu
!
Jeʒə
sais
touttu
!
accablée, brisée de douleur et de honte
FANNY
Ehe
bienbjɛ̃
...
ouiwi
,
la
...
c'est
vraivʁɛ
...
Mais
vava
,
que
nousnu
importeɛ̃pɔʁt
Aprèsapʁɛ
touttu
,
sisi
le
hasardʼazaʁ
nousnu
a
fait
toustu
lesle
deux
nousnu
rencontrerʁɑ̃kɔ̃tʁe
troptʁo
tardtaʁ
!
Lala
«
Saphosafo
»
d'autrefois
,
jeʒə
te
le
jureʒyʁ
,
estɛst
mortemɔʁt
...
rudement
JEAN
A
d'autres
teste
sermentssɛʁmɑ̃
!
FANNY
Jeʒə
t'aime
...
rienʁjɛ̃
que
toitwa
...
toitwa
seulsœl
!
JEAN
Tuty
mensmɑ̃
...
tuty
mensmɑ̃
!
éperdue de détresse
FANNY
Mais
jeʒə
t'adore
!
JEAN
Sisi
tuty
m'amais
,
garderais-tu
encoreɑ̃kɔʁ
...
FANNY
Quoikwa
?
lui montrant le coffret
JEAN
Ce
coffretkɔfʁɛ
...
FANNY
Tuty
sais
?
allant à  l'armoire
JEAN
Ilil
estɛst
restéʁɛste
toujourstuʒuʁ
Il désigne l'armoire.
JEAN
la
-haut
...
FANNY
Laisselɛs
,
jeʒə
t'en
suppliesypli
.
Ilil
ne
renfermeʁɑ̃fɛʁm
rienʁjɛ̃
.
ironique
JEAN
Rienʁjɛ̃
!
FANNY
(
pendantpɑ̃dɑ̃
que
Jeandʒin
tienttjɛ̃
le
coffretkɔfʁɛ
dansdɑ̃
lesle
mainsmɛ̃
ete
le
retourneʁətuʁn
,
détournedetuʁn
lesle
yeux
)
Aha
!
quellekɛl
foliefɔli
!
farouche
JEAN
Ce
sontsɔ̃
teste
archivesaʁʃiv
d'amour
!
FANNY
Soisswa
bienbjɛ̃
méchantmeʃɑ̃
...
fais
moimwa
bienbjɛ̃
de
lala
peinepɛn
...
Jeʒə
t'aime
assezase
,
vois-tuvwa.ty
,
pourpuʁ
supportersypɔʁte
tata
haîne
!
brutal
JEAN
Lala
clefkle
...
FANNY
Jeʒə
ne
l'ai
plusply
!
dans un mouvement de rage forçant le coffret
JEAN
Jeʒə
sauraisoʁɛ
bienbjɛ̃
l'ouvrir
...
FANNY
A
quoikwa
bonbɔ̃
te
fairefɛʁ
soufrir
!
qui a forcé la serrure du coffret
JEAN
Ragarde
...
ellesɛl
sontsɔ̃
la
...
toutestut
ete
bienbjɛ̃
serréessɛʁe
...
Il prend une lettre
expressif.
JEAN
Dudy
relentʁəlɑ̃
de
tata
honteʼɔ̃t
,
ellesɛl
sontsɔ̃
imprégnées
!
avec une douceur infinie
FANNY
Brûle-les
...
c'est
à
toitwa
!
avec dégout
JEAN
A
moimwa
!
A
moimwa
...
Saphosafo
...
suppliante
FANNY
Nonnɔ̃
...
disdi
:
Fannyfa.ni
...
lui offrant de ses mains tremblantes quelques lettres tombées du coffret
FANNY
ouiwi
,
brûlebʁyl
...
ouu
bienbjɛ̃
...
déchiredeʃiʁ
!
aprèsapʁɛ
...
me
croiras-tu
m'ami
!
tendrement
FANNY
Teste
doutesdut
,
nosno
chagrinsʃagʁɛ̃
,
mesme
détressesdetʁɛs
passéespase
,
Laisselɛs
lesle
soussu
teste
yeux
s'envoler
enɑ̃
fuméesfyme
,
les yeux brillants
FANNY
Nuagesnɥaʒ
trèstʁɛ
lointainslwɛ̃tɛ̃
quiki
cachaientkaʃɛ
unœ̃
cielsjɛl
purpyʁ
avec fièvre
FANNY
Resplendissantʁɛsplɑ̃disɑ̃
d'avoir
reconquisʁə.kɔ̃.ke.ʁiʁ
sonsɔ̃
azurazyʁ
;
ouiwi
,
m'ami
brûlebʁyl
...
brûlebʁyl
...
aha
!
déchiredeʃiʁ
!!
Brûlebʁyl
!!!
lentement, dans un sentiment de curiosité malsaine et douloureuse
JEAN
Jeʒə
voudraisvudʁɛ
lireliʁ
!
avec un geste familier à  Caoudal; un coup de pouce de sculpteur
FANNY
Enfonceɑ̃fɔ̃s
bienbjɛ̃
le
chagrinʃagʁɛ̃
dansdɑ̃
monmɔ̃
coeurkœʁ
!
éclatant
JEAN
Aha
!
le
gesteʒɛst
de
tontɔ̃
sculpteurskyltœʁ
!
Fanny a pris machinalement une cigarette.
JEAN
Ete
cettesɛt
cigarettesigaʁɛt
que
tuty
roulesʁul
entreɑ̃tʁ
teste
doigtsdwa
!
Ete
teste
motsmo
d'atelier
,
teste
propospʁɔpo
de
guinguettegɛ̃gɛt
,
Toustu
teste
amantsamɑ̃
,
jeʒə
lesle
entendsɑ̃tɑ̃
ete
jeʒə
lesle
voisvwa
!
jetant la cigarette qu'elle a broyée
FANNY
Commekɔm
tuty
esɛ
cruelkʁyɛl
!
Jean fouille dans le coffret, il laisse retomber les lettres.
JEAN
Toutestut
ces
écrituresekʁityʁ
...
Ces
vieuxvjø
billetsbijɛ
jaunisʒoni
ete
casséskase
auxo
pliuresplijyʁ
...
(à  genoux, près de la cheminée, y jette les lettres
FANNY
quiki
sontsɔ̃
tombéestɔ̃be
dudy
coffretkɔfʁɛ
)
Passe-les
moimwa
...
jeʒə
vais
lesle
brûlerbʁyle
soussu
tex
yeux
!
anxieux
JEAN
Jeʒə
veux
lireliʁ
,
te
dis-je
...
jeʒə
veux
!
prenant une lettre au hasard; il lit:
JEAN
«
Pourpuʁ
animeranime
le
marbremaʁbʁ
orgueilleuxɔʁgœjø
de
tata
chairʃɛʁ
,
O
Saphosafo
,
j'ai
donnédɔne
touttu
le
sangsɑ̃
de
mesme
veinesvɛn
,
Commekɔm
unœ̃
trésortʁezɔʁ
sacrésakʁe
,
jeʒə
veux
gardergaʁde
mesme
peinespɛn
...»
(l'interrompant; Elle lui prend le papier des mains, l'embrâse
FANNY
à
lala
lueurlɥœʁ
de
lala
bougiebuʒi
qu'elle
a
alluméealyme
et le jette dans la cheminée; L'âtre rougeoie)
FANNY
Donnedɔn
!
JEAN
(
prenantpʁənɑ̃
uneyn
autreotʁ
lettrelɛtʁ
;
Saphosafo
avecavɛk
angoisseɑ̃gwas
regardeʁəgaʁd
lala
figurefigyʁ
de
Jeandʒin
)
«
A
l'être
le
plusply
cherʃɛʁ
...»
(Il lit à  la muette. Sa physionomie prend à  mesure
JEAN
uneyn
expressionɛkspʁɛsjɔ̃
de
dégoutde.ɡu
.)
qui a reconnu l'écriture et jette le billet au feu
FANNY
Donnedɔn
!
jeʒə
t'en
priepʁi
...
C'était
uneyn
plaisanterieplɛzɑ̃tʁi
...
Uneyn
farcefaʁs
de
rapinʁapɛ̃
...
ragardant un croquis
JEAN
Ete
ce
dessindesɛ̃
!
Toitwa
...
dansdɑ̃
le
tempstɑ̃
...
Paspa
malmal
.
lisant la dédicace
JEAN
«
A
monmɔ̃
amieami
...
Fannyfa.ni
Legrandlə.ɡʁɑ̃
,
aubergeobɛʁʒ
de
Dampierre
,
unœ̃
soirswaʁ
qu'il
pleuvaitpløvɛ
tanttɑ̃
douce
FANNY
Jeʒə
ne
l'avais
gardégaʁde
que
pourpuʁ
lala
signaturesiɲatyʁ
...
donnedɔn
encoreɑ̃kɔʁ
...
lui rendant le croquis
JEAN
Tuty
peux
le
conserverkɔ̃sɛʁve
!
FANNY
Nonnɔ̃
,
jeʒə
veux
touttu
brûlerbʁyle
!
Elle le jette au feu.
FANNY
Mais
ne
lislis
plusply
abrègeabʁɛʒ
mama
souffrancesufʁɑ̃s
!
expresssif
FANNY
Jeʒə
t'en
conjurekɔ̃ʒyʁ
!
avec une infinie tristesse
FANNY
Sisi
tuty
savaissavɛ
,
m'ami
,
ce
que
futfy
monmɔ̃
enfanceɑ̃fɑ̃s
!
J'étais
commekɔm
onɔ̃
le
ditdi
...
uneyn
fleurflœʁ
dudy
faubourgfobuʁ
,
Traînanttʁɛnɑ̃
auo
longlɔ̃
dudy
jourʒuʁ
dansdɑ̃
lala
rueʁy
!
Mama
mèremɛʁ
...
c'est
à
peinepɛn
sisi
jeʒə
l'ai
connuekɔny
...
Unœ̃
pèrepɛʁ
quiki
,
trèstʁɛ
tardtaʁ
,
rentraitʁɑ̃tʁɛ
à
lala
maisonmɛzɔ̃
Ete
lorsqu'il
avaitavɛ
buby
me
battaitbatɛ
sanssɑ̃
raisonʁɛzɔ̃
!
Jeʒə
grandisgʁɑ̃di
.
A
quinzekɛ̃z
ansɑ̃
...
j'étais
,
dit-on
trèstʁɛ
bellebɛl
...
Jeʒə
m'enfuis
de
chezʃe
nousnu
,
ete
jeʒə
devinsdəvɛ̃
modèlemɔdɛl
;
Ces
gensʒɑ̃
dontdɔ̃
j'ai
gardégaʁde
l'inlassable
rancoeur
...
Jeʒə
leurlœʁ
livrailivʁɛ
monmɔ̃
corpskɔʁ
,
mais
jeʒə
gardaigaʁdɛ
monmɔ̃
coeurkœʁ
...
avec élan, avec âme
FANNY
Ce
coeurkœʁ
quiki
t'appartient
,
ce
pauvrepovʁ
coeurkœʁ
quiki
t'aime
.
Ce
coeurkœʁ
...
très expresssif
FANNY
Vava
tuty
peux
le
briserbʁize
ilil
estɛst
à
toitwa
quandkɑ̃
mêmemɛm
!
Ce
coeurkœʁ
quiki
t'appartient
,
Ce
pauvrepovʁ
coeurkœʁ
quiki
t'aime
,
tuty
peux
le
briserbʁize
!
Ilil
estɛst
à
toitwa
!
à
toitwa
!
dont les yeux obstinément retournent vers le coffret
JEAN
Quelkɛl
estɛst
doncdɔ̃k
ce
dernierdɛʁnje
paquetpakɛ
Soigneusementswaɲøzmɑ̃
cachékaʃe
touttu
auo
fondfɔ̃
dudy
coffretkɔfʁɛ
.
en un cri de détresse
FANNY
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
...
ne
lislis
paspa
çasa
.
JEAN
Tuty
disdi
!
haletante
FANNY
Rends-moi
vitevit
Ces
lettreslɛtʁ
.
JEAN
Allonsalɔ̃
doncdɔ̃k
!
FANNY
Jeʒə
lesle
veux
touttu
de
suitesɥit
...
(
Elleɛl
sautesot
sursyʁ
le
paquetpakɛ
de
lettreslɛtʁ
que
Janʒɑ̃
tienttjɛ̃
à
lala
mainmɛ̃
,
parvient à  s'en emparer et le jette au feu. Jean bouscule Fanny
FANNY
ete
arracheaʁaʃ
lesle
lettreslɛtʁ
à
lala
flammeflam
.
Fannyfa.ni
chercheʃɛʁʃ
encoreɑ̃kɔʁ
à
lesle
ravoirʁavwaʁ
.
Luttelyt
de
chat-tigreʃa.tiɡʁ
à
lala
finfɛ̃
Fannyfa.ni
vaincuevɛ̃ky
estɛst
brutalementbʁytalmɑ̃
rejetéeʁəʒəte
dansdɑ̃
unœ̃
coinkwɛ̃
.)
effrayante, sombre, à  bout de résignation
FANNY
Tanttɑ̃
mieuxmjø
...
tuty
saurassoʁa
touttu
maintenantmɛ̃tnɑ̃
!
regardant l'enveloppe avec un rire méchant
JEAN
Unœ̃
timbretɛ̃bʁ
de
prisonpʁizɔ̃
...
Il ouvre l'enveloppe, prend la lettre et va droit à  la signature.
JEAN
De
Fromentfʁɔmɑ̃
,
le
faussairefosɛʁ
!
se redressant
FANNY
De
Fromentfʁɔmɑ̃
,
le
graveurgʁavœʁ
,
unœ̃
hommeɔm
de
talenttalɑ̃
.
S'il
a
volévɔle
,
ce
futfy
poussépuse
parpaʁ
lala
misèremizɛʁ
!
avec mépris
JEAN
Fromentfʁɔmɑ̃
...
unœ̃
banditbɑ̃di
...
quellekɛl
honteʼɔ̃t
suprêmesypʁɛm
!
cherchant une dernière fois à  l'apaiser
FANNT
M'ami
!
tremblant de rage, montrant une lettre
JEAN
Ce
nomnɔ̃
dontdɔ̃
tuty
me
caressaiskaʁɛsɛ
:
M'ami
!!
à
ce
voleurvɔlœʁ
...
aussiosi
...
tuty
le
donnaisdɔnɛ
.
désespérément
FANNY
Vava
,
n'en
disdi
paspa
de
malmal
puisquepɥiskə
c'est
toitwa
que
j'aime
!
JEAN
Voyonsvwajɔ̃
!
que
dit-il
?
lisant la lettre
JEAN
«
C'est
bienbjɛ̃
à
toitwa
,
Fannyfa.ni
d'être
venuevəny
Ete
lala
datedat
?
avec un cri de rage
JEAN
Vingtvɛ̃
deux
Avrilavʁil
...
De
cettesɛt
annéeane
...
brusque
JEAN
Alorsalɔʁ
...
ilil
t'a
revueʁəvy
Depuisdəpɥi
que
nousnu
vivonsvivɔ̃
ensembleɑ̃sɑ̃bl
toustu
lesle
deux
?
expresssif
FANNY
C'était
parpaʁ
charitéʃaʁite
,
ilil
estɛst
sisi
malheureuxmalœʁø
!
reprenant sa lecture
JEAN
«
Jeʒə
pensepɑ̃s
à
notrenɔtʁ
enfantɑ̃fɑ̃
...
ilil
estɛst
à
lala
campagnekɑ̃paɲ
,
M'as-tu
ditdi
...»
Unœ̃
enfantɑ̃fɑ̃
de
luilɥi
,
de
ce
forçatfɔʁsa
!
éclatant d'un rire sauvage
JEAN
aha
!
aha
!
aha
!
aha
!
C'est
completkɔ̃plɛ
!!!
effrayante, décidée
FANNY
Ehe
bienbjɛ̃
,
ouiwi
,
j'ai
unœ̃
filsfis
!
insultant
JEAN
Jeʒə
voisvwa
çasa
!
aha
!
aha
!
aha
!
aha
!
Unœ̃
enfantɑ̃fɑ̃
de
voleurvɔlœʁ
...
de
lala
grainegʁɛn
de
bagnebaɲ
.
superbe de colère
FANNY
Assezase
,
va-t-en
!
va-t-en
!
JEAN
Tuty
pourraspuʁa
luilɥi
donnerdɔne
pourpuʁ
exempleɛgzɑ̃pl
sonsɔ̃
pèrepɛʁ
...
Le
filsfis
de
lala
Saphosafo
ete
d'un
faussairefosɛʁ
!
Ce
doitdwa
êtreɛtʁ
joliʒɔli
!
terrible
FANNY
Tais-toitɛʁ
,
jeʒə
te
défendsdefɑ̃
D'insulter
monmɔ̃
enfantɑ̃fɑ̃
.
dompté par le cri maternel
JEAN
C'est
bienbjɛ̃
!
méchante et hors d'elle
FANNY
Retourneʁətuʁn
chezʃe
lesle
tienstjɛ̃
.
Ilil
fallaitfalɛ
que
çasa
se
terminetɛʁmin
;
C'est
fait
,
Vava
doncdɔ̃k
retrouverʁətʁuve
tata
cousinekuzin
,
à
moimwa
,
tuty
ne
penseraspɑ̃səʁa
paspa
,
Tuty
serassəʁa
plusply
heureuxœʁø
la
-bas
;
Tuty
vivrasvivʁa
tranquilletʁɑ̃kil
Entreɑ̃tʁ
tontɔ̃
papapapa
,
tata
mamanmamɑ̃
...
avec vigueur
FANNY
allonsalɔ̃
,
décampedekɑ̃p
,
filefil
,
Jeʒə
te
donnedɔn
congékɔ̃ʒe
...
Va-t-en
!
JEAN
Aha
!
gueusegøz
!
insolente
FANNY
Ete
maintenantmɛ̃tnɑ̃
,
Tuty
ne
m'ennuieras
plusply
avecavɛk
teste
laurierslɔʁje
rosesʁoz
,
Teste
félibresfe.libʁ
,
tontɔ̃
Rhôneʁon
.
presque parle
FANNY
«
escoute
oun
tambourintɑ̃buʁɛ̃
...»
Teste
cigalessigal
...
Divonne
,
Irènei.ʁɛn
...
levant la main sur Fanny qui hausse les épaules
JEAN
Aha
!
çasa
,
tuty
osesoz
...
courant vers la malle qu'elle trimbale vers Jean Gaussin
FANNY
Dépèche-toi
,
tuty
vasva
manquermɑ̃ke
tontɔ̃
traintʁɛ̃
...
Prendspʁɑ̃
mallemal
,
vava
doncdɔ̃k
,
te
dis-je
...
filefil
...
filefil
!
tout en tirant sa malle vers la porte
JEAN
Misérablemizeʁabl
!
FANNY
Bourgeoisbuʁʒwa
.
sur la porte
JEAN
Salesal
fillefij
!
FANNY
Imbécileɛ̃besil
!
Rideauʁido
.
Acte IV
FANNY
Enɑ̃
Avignonaviɲɔ̃
Rideauʁido
.
dans le très lointain
VOIX D'HOMMES ET DE FEMMES
O
magalima.ɡa.li
,
mama
tanttɑ̃
aimado
,...
Jean rêve, prensif, triste
VOIX D'HOMMES ET DE FEMMES
...
mete
latesto
auo
fenestroun
!
Au loin joueurs de flageolets et tambourinaires, encore plus éloignées
VOIX D'HOMMES ET DE FEMMES
Escouto
unœ̃
paupo
aquesto
aubado
De
tambourintɑ̃buʁɛ̃
e
de
viouloun
,
(
Divonne
laisselɛs
Irènei.ʁɛn
continuerkɔ̃tinɥe
le
servicesɛʁvis
ete
vientvjɛ̃
versvɛʁ
sonsɔ̃
filsfis
avecavɛk
unœ̃
mouvementmuvmɑ̃
de
maternellematɛʁnɛl
compassionkɔ̃pasjɔ̃
.)
frappant doucement sur l'épaule de Jean
DIVONNE
Ehe
bienbjɛ̃
?
levant les yeux
JEAN
Mèremɛʁ
!
DIVONNE
Pitchounpitʃun
!
Tuty
détournesdetuʁn
lala
têtetɛt
!
Réponds-moi
,
voyonsvwajɔ̃
quiki
t'arrête
?
troublé
JEAN
Jeʒə
ne
sais
...
DIVONNE
ve
,
ne
mensmɑ̃
paspa
!
intimement
DIVONNE
Raconteʁakɔ̃t
unœ̃
peu
...
la
-bas
,
quelquekɛlkə
choseʃoz
,
j'en
suissɥi
bienbjɛ̃
sûresyʁ
...
JEAN
Rienʁjɛ̃
,
rienʁjɛ̃
,
jeʒə
vousvu
l'assure
...
DIVONNE
te
,
ce
brusquebʁysk
retourʁətuʁ
!
Tuty
le
sauvaissovɛ
...
avec vivacité
JEAN
Nonnɔ̃
!
nonnɔ̃
!
DIVONNE
Quelquekɛlkə
mauvaisemovɛz
femmefam
quiki
me
prenaitpʁənɛ
tontɔ̃
âmeam
,
quelquekɛlkə
méchantmeʃɑ̃
amouramuʁ
!
caressant
DIVONNE
ne
cachekaʃ
rienʁjɛ̃
à
tata
mamanmamɑ̃
Divonne
,
tuty
sais
commekɔm
elleɛl
t'aime
,
ete
qu'au
fondfɔ̃
elleɛl
estɛst
bonnebɔn
...
résolument
JEAN
Ehe
bienbjɛ̃
,
vousvu
m'avez
devinédəvine
.
Mais
,
estɛst
finifini
.
DIVONNE
Tuty
croiskʁwa
?
JEAN
C'était
uneyn
foliefɔli
qu'aujourd'hui
jeʒə
regretteʁəgʁɛt
ete
que
j'oublie
.
Ditesdit
,
mamanmamɑ̃
.
m'avez
vousvu
pardonnepaʁdɔn
?
avec une tendre effusion
DIVONNE
Te
pardonnerpaʁdɔne
,
petitpəti
!
C'est
déjàdeʒa
fait
,
jeʒə
t'aime
.
doux et tendre
DIVONNE
Ete
monmɔ̃
coeurkœʁ
,
pourpuʁ
le
tientjɛ̃
,
donneraitdɔnəʁɛ
touttu
sonsɔ̃
sangsɑ̃
.
avec âme
JEAN
Sisi
vousvu
lisiezlizje
auo
profondpʁɔfɔ̃
de
moi-mêmemwamɛm
,
aha
!
vousvu
verriervɛʁje
ce
que
le
mienmjɛ̃
ressentʁəsɑ̃
.
DIVONNE
Uneyn
mamanmamɑ̃
devinedəvin
touttu
,
lesle
chagrinsʃagʁɛ̃
,
lesle
alarmesalaʁm
...
JEAN
Pourpuʁ
lesle
partagerpaʁtaʒe
.
DIVONNE
...
ouiwi
,
pourpuʁ
lesle
chasserʃase
,
Ete
d'un
filsfis
effacerefase
lesle
larmeslaʁm
Parpaʁ
unœ̃
baiserbɛze
!
Allonsalɔ̃
paspa
de
faiblessefɛblɛs
Et si par instants la tristesse te prend encor,
DIVONNE
Dis-moi
touttu
n'est-ce
paspa
?
avec âme
JEAN
Ouvrez-moi
doncdɔ̃k
bienbjɛ̃
grandsgʁɑ̃
vosvo
brasbʁa
...
l'attirant à  elle
DIVONNE
Viensvjɛ̃
,
monmɔ̃
petitpəti
,
que
jeʒə
te
pressepʁɛs
,
que
jeʒə
te
pressepʁɛs
commekɔm
autrefoisotʁəfwa
,
commekɔm
autrefoisotʁəfwa
Lorsqu'à
mama
voixvwa
tuty
t'endormais
chaqueʃak
soirswaʁ
dansdɑ̃
tata
bercebɛʁs
.
Calme-toi
,
monmɔ̃
pauvrepovʁ
enfantɑ̃fɑ̃
!
Plusply
de
regretsʁəgʁɛ
,
plusply
de
colèreskɔlɛʁ
.
Nousnu
resteronsʁɛstəʁɔ̃
,
toujourstuʒuʁ
ensembleɑ̃sɑ̃bl
!
Toujourstuʒuʁ
nousnu
nousnu
aimeronsɛməʁɔ̃
!
Toujourstuʒuʁ
!
toujourstuʒuʁ
!
Toujourstuʒuʁ
!
JEAN
...
commekɔm
autrefoisotʁəfwa
...
à
votrevɔtʁ
voixvwa
...
Jeʒə
ne
senssɑ̃s
plusply
,
enfinɑ̃fɛ̃
,
de
chagrinʃagʁɛ̃
!
C'est
finifini
!
c'est
finifini
!
Plusply
de
regrests
,
plusply
de
regretsʁəgʁɛ
,
plusply
de
colèreskɔlɛʁ
.
tendrement
JEAN
...
ensembleɑ̃sɑ̃bl
!
ensembleɑ̃sɑ̃bl
nousnu
nousnu
aimeronsɛməʁɔ̃
!
Toujourstuʒuʁ
!
toujourstuʒuʁ
!
Toujourstuʒuʁ
!
heureuse
DIVONNE
Couronskuʁɔ̃
prévenirpʁevniʁ
tontɔ̃
pèrepɛʁ
;
aha
!
qu'il
serasəʁa
joyeuxʒwajø
de
voirvwaʁ
enfinɑ̃fɛ̃
renaîtreʁənɛtʁ
dansdɑ̃
teste
yeux
.
L'espoir
desde
joursʒuʁ
meilleursmɛjœʁ
ete
de
smoment
heureuxœʁø
!
Monmɔ̃
chériʃeʁi
!
expressif
JEAN
Mama
bonnebɔn
mèremɛʁ
!
(
Divonne
s'éloigne
.
Lorsquelɔʁskə
Divonne
s'est
éloignéeelwaɲe
,
Irènei.ʁɛn
,
quiki
vientvjɛ̃
de
reparaîtreʁəpaʁɛtʁ
,
vava
versvɛʁ
Jeandʒin
quiki
,
aussitôtosito
sasa
mèremɛʁ
partiepaʁti
,
semblesɑ̃bl
avoiravwaʁ
reprisʁəpʁi
le
courskuʁ
de
sesse
aimères
réflexionsʁeflɛksjɔ̃
.)
d'abord, timidement, à  Jean
IRÈNE
Vousvu
souffrezsufʁe
doncdɔ̃k
?
pourquoipuʁkwa
songersɔ̃ʒe
ainsiɛ̃si
?
Dites-moi
.
préoccupé
JEAN
Paspa
à
vousvu
!
cherchant à  la faire sourire
IRÈNE
Mais
jeʒə
suissɥi
votrevɔtʁ
amieami
,
gentiment
IRÈNE
souvenez-voussu.v(ə).niʁ
:
«
Saint-Joseph
ete
Mariemaʁi
...»
Quelkɛl
estɛst
votrevɔtʁ
soucisusi
?
avec une touchante simplicité
IRÈNE
Sisi
j'avais
unœ̃
jourʒuʁ
quelquekɛlkə
peinepɛn
,
Pourpuʁ
lala
conterkɔ̃te
jeʒə
m'en
iraisiʁɛ
versvɛʁ
monmɔ̃
amiami
,
jeʒə
luilɥi
diraisdiʁɛ
Le
Chagrinʃagʁɛ̃
dontdɔ̃
monmɔ̃
âmeam
estɛst
pleineplɛn
.
Sisi
j'avais
unœ̃
jourʒuʁ
quelquekɛlkə
peinepɛn
tendrement
IRÈNE
j'irais
...
simplement
IRÈNE
versvɛʁ
monmɔ̃
amiami
.
avec élan
IRÈNE
J'irais
!
sanssɑ̃
doutedut
ilil
me
prendraitpʁɑ̃dʁɛ
lala
mainmɛ̃
,
Ilil
me
diraitdiʁɛ
uneyn
parolepaʁɔl
avec âme
IRÈNE
quiki
fait
souriresuʁiʁ
,
vousvu
consolekɔ̃sɔl
...
Ete
rendʁɑ̃
plusply
douxdu
le
lendemainlɑ̃dmɛ̃
.
Ce
seraitsəʁɛ
unœ̃
rayonʁɛjɔ̃
d'aurore
Quiki
disseperait
chaleureusement
IRÈNE
mesme
tourmentstuʁmɑ̃
,
aha
!
Monmɔ̃
coeurkœʁ
refleuriraitʁəflœʁiʁɛ
encoreɑ̃kɔʁ
Soussu
le
clairklɛʁ
baiserbɛze
dudy
printempspʁɛ̃tɑ̃
!
Sisi
j'avais
unœ̃
jourʒuʁ
quelquekɛlkə
peinepɛn
tendrement
IRÈNE
j'irais
...
simplement
IRÈNE
versvɛʁ
monmɔ̃
amiami
.
avec élan
IRÈNE
J'irais
!
Césaire accourt, bouleversé.
avec précipitation
CÉSAIRE
Jeandʒin
!
vivement
JEAN
Monmɔ̃
pèrepɛʁ
!
à  Irène, avec une vivacité affectueuse
CÉSAIRE
Va-t-en
vitevit
retrouverʁətʁuve
Divonne
!
troublée
IRÈNE
Mais
qu'avez-vous
?
CÉSAIRE
Rienʁjɛ̃
!
rienʁjɛ̃
!
obéisɔbei
,
mama
petitepətit
!
IRÈNE
Vousvu
semblezsɑ̃ble
enɑ̃
courrouxkuʁu
.
Ete
...
CÉSAIRE
Vava
,
très troublé, la renvoyant
CÉSAIRE
vava
doncdɔ̃k
...
ete
laisselɛs
nousnu
!
Irène s'éloigne.
à  Jean, toujours avec agitation
CÉSAIRE
Monmɔ̃
pauvrepovʁ
enfantɑ̃fɑ̃
!
la
!
cez
nousnu
,
elleɛl
arriveaʁiv
!
comprenant
JEAN
Elleɛl
estɛst
la
,
CÉSAIRE
...
le
demandantdəmɑ̃dɑ̃
.
JEAN
Saphosafo
!
CÉSAIRE
Pourpuʁ
ignoreriɲɔʁe
tontɔ̃
amouramuʁ
imprudentɛ̃pʁydɑ̃
,
jeʒə
n'ai
paspa
l'âme
assezase
naïvenaiv
.
Dudy
couragekuʁaʒ
,
surtoutsyʁtu
!
JEAN
Oho
!
désormaisdezɔʁmɛ
,
jeʒə
seraisəʁɛ
courageuxkuʁaʒø
...
jeʒə
tremblaistʁɑ̃blɛ
touttu
à
l'heure
,
Mais
maintenantmɛ̃tnɑ̃
,
qu'elle
menacemənas
ouu
pleureplœʁ
,
Jeʒə
ne
faibliraifɛbliʁɛ
paspa
...
pèrepɛʁ
...
jeʒə
le
prometspʁɔmɛ
!
Césaire s'éloigne.
JEAN
(
Fannyfa.ni
,
quiki
s'avance
lentementlɑ̃tmɑ̃
,
regardeʁəgaʁd
autourotuʁ
d'elle
.
Elleɛl
aperçoitapɛʁswa
Jeandʒin
,
vava
versvɛʁ
luilɥi
trèstʁɛ
vitevit
,
commekɔm
pourpuʁ
luilɥi
sautersote
auo
couku
.
Elleɛl
s'arrête
.
Unœ̃
silencesilɑ̃s
.)
avec la plus grande douceur
FANNY
Ne
m'en
voixvwa
paspa
d'être
venuevəny
.
L'on
ne
se
quittekit
paspa
sanssɑ̃
lesle
derniersdɛʁnje
adieuxa.djø
.
Loinlwɛ̃
de
toitwa
jeʒə
souffraissufʁɛ
d'une
peinepɛn
inconnueɛ̃.kɔ.ny
Maintenantmɛ̃tnɑ̃
,
jeʒə
te
voisvwa
,
jeʒə
vais
meiux
.
très ému intérieurement et voulant paraître indifférent
JEAN
Jeʒə
ne
vousvu
enɑ̃
veux
paspa
.
vivement et avec une tristesse inquiète
FANNY
Tuty
disdi
vousvu
!
fatiguée, épuisée
FANNY
Jeʒə
suissɥi
lasselas
...
J'ai
tanttɑ̃
pleuréplœʁe
,
nerveusement
FANNY
Jeʒə
ne
sais
paspa
commentkɔmɑ̃
jeʒə
suissɥi
vivantevivɑ̃t
ete
parlepaʁl
encorɑ̃.kɔʁ
enɑ̃
ce
momentmɔmɑ̃
.
Toutetut
autreotʁ
enɑ̃
futfy
mortemɔʁt
à
mama
placeplas
.
anxieusement
FANNY
Jeʒə
suissɥi
changéeʃɑ̃ʒe
?
Jean ne répond rien.
FANNY
...
ouiwi
...
n'est-ce
paspa
?
rompant sèchement cette conversation
JEAN
Toujourstuʒuʁ
vousvu
habitezabite
la
-bas
?
avec le affectueux sentiment
FANNY
Mais
u
veux-tu
que
j'aille
?
J'ai
la
desde
souvenirssuvniʁ
quiki
me
fontfɔ̃
espérerɛspeʁe
.
Ete
parfoispaʁfwa
,
cessantsɛsɑ̃
de
pleurerplœʁe
,
Le
matinmatɛ̃
,
ne
pensantpɑ̃sɑ̃
à
rienʁjɛ̃
,
simplement
FANNY
Jeʒə
travailletʁavaj
.
Quesquefois
...
plus vivement: avec un pâle sourire
FANNY
jeʒə
m'éveille
enɑ̃
riantʁijɑ̃
:
C'est
quandkɑ̃
le
cielsjɛl
estɛst
purpyʁ
ete
le
soliel
brillantbʁijɑ̃
.
Alorsalɔʁ
,
jeʒə
prendspʁɑ̃
mama
robeʁɔb
blancheblɑ̃ʃ
.
J'arrange
mesme
cheveuxʃəvø
commekɔm
tuty
lesle
aimaisɛmɛ
,
A
lala
fenêtrefnɛtʁ
jeʒə
me
mets
.
Ete
jusqu'au
soirswaʁ
,
jeʒə
me
penchepɑ̃ʃ
,
Pourpuʁ
guettergete
tontɔ̃
retourʁətuʁ
,
pourpuʁ
entendreɑ̃tɑ̃dʁ
teste
paspa
,
très expressif
FANNY
C'est
enɑ̃
vainvɛ̃
que
j'espère
...
découragée
FANNY
Ete
m'ami
ne
vientvjɛ̃
paspa
!
toujours froid
JEAN
L'hiver
estɛst
toujourstuʒuʁ
tristetʁist
,
ilil
seraitsəʁɛ
préférablepʁefeʁabl
de
rentrerʁɑ̃tʁe
à
Parispaʁi
.
avec une explosion de douleur
FANNY
Qu'y
ferai-je
,
sanssɑ̃
toitwa
?
avec amertume, toutes les sullabes très prononcées
FANNY
Ces
gensʒɑ̃
que
jeʒə
connaiskɔnɛ
,
ce
mondemɔ̃d
misérablemizeʁabl
u
j'ai
vécuveky
,
touttu
estɛst
pourpuʁ
moimwa
unœ̃
sujetsyʒɛ
de
douleurdulœʁ
ete
de
cruelkʁyɛl
émoiemwa
.
avec affection
FANNY
Pendantpɑ̃dɑ̃
unœ̃
anɑ̃
jeʒə
fusfy
tata
femmefam
palpitant
FANNY
Ete
j'entends
resterʁɛste
à
toitwa
pourpuʁ
toujourstuʒuʁ
;
pourpuʁ
toujourstuʒuʁ
;
Tuty
vasva
revenirʁəvniʁ
,
tuty
vasva
revenirʁəvniʁ
,
lesle
beauxbo
joursʒuʁ
viendrontvjɛ̃dʁɔ̃
à
nouveaunuvo
parfumerpaʁfyme
monmɔ̃
ame
.
langoureusement, les doubles croches peu accentuées
FANNY
Viensvjɛ̃
,
m'ami
,
jeʒə
seraisəʁɛ
sisi
doucedus
ete
sisi
bonnebɔn
pourpuʁ
toitwa
,
que
tontɔ̃
coeurkœʁ
s'ouvrira
...
avec une extrème douceur
FANNY
Ete
que
tata
mainmɛ̃
quiki
me
repousseʁəpus
Tendrementtɑ̃dʁəmɑ̃
me
caresserakaʁɛsəʁa
.
Viensvjɛ̃
!
carkaʁ
tuty
m'aimes
encoreɑ̃kɔʁ
Voisvwa
mama
douleurdulœʁ
,
seulsœl
,
tuty
peux
l'apaiser
.
Cèdesɛd
à
monmɔ̃
amouramuʁ
quiki
t'implore
,
très caressamt
FANNY
Tata
bouchebuʃ
ne
sauraitsoʁɛ
oublierublije
monmɔ̃
baiserbɛze
.
Viensvjɛ̃
!
viensvjɛ̃
!
viensvjɛ̃
!
m'ami
!
déchirant
FANNY
viensvjɛ̃
!
courageusement, malgré son trouble
JEAN
Nonnɔ̃
!
jeʒə
ne
puispɥi
!
FANNY
Pourquoipuʁkwa
?
JEAN
Jeʒə
ne
puispɥi
!
avec vérité
JEAN
Sisi
grandegʁɑ̃d
estɛst
mama
faiblessefɛblɛs
,
que
sisi
jeʒə
te
suivaissɥivɛ
,...
jeʒə
ne
m'en
iraisiʁɛ
plusply
.
presssante
FANNY
Voisvwa
monmɔ̃
chagrinʃagʁɛ̃
,
JEAN
Nonnɔ̃
!
FANNY
Voisvwa
mama
tendressetɑ̃dʁɛs
,
JEAN
Nonnɔ̃
!
FANNY
Voisvwa
monmɔ̃
atta-
(
enɑ̃
liantljɑ̃
)-
chement
!
luttant contre lui-même
JEAN
Nonnɔ̃
!
nonnɔ̃
!
Espoirsɛspwaʁ
avec courage
JEAN
superflussypɛʁfly
!
sombre
JEAN
Ete
tontɔ̃
passépase
?
éperdue
FANNY
Mais
...
ce
n'est
paspa
mama
fautefot
,
avec sincérité
FANNY
Ete
jeʒə
l'ai
tanttɑ̃
mauditmodi
qu'il
devraitdəvʁɛ
êtreɛtʁ
mortmɔʁ
.
Pitiépitje
!
JEAN
Tontɔ̃
passépase
?
avec une sombre fermeté
JEAN
Ilil
existeɛgzist
toujourstuʒuʁ
avec violence et amertume
JEAN
ete
nousnu
ôteot
,
A
moimwa
le
droitdʁwa
de
vivrevivʁ
avecavɛk
toitwa
sanssɑ̃
remord
,
A
toitwa
,
celuisəlɥi
d'aimer
sanssɑ̃
scrupuleskʁypyl
ete
sanssɑ̃
honteʼɔ̃t
!
D'alleurs
,
jeʒə
doisdwa
partirpaʁtiʁ
.
s'animant peu à  peu
FANNY
Jeʒə
sais
lala
véritéveʁite
...
Iciisi
,
contrekɔ̃tʁ
moimwa
l'on
te
montemɔ̃t
...
L'on
veut
te
mariermaʁje
ete
toitwa
sanssɑ̃
volontévɔlɔ̃te
,
Faisantfəzɑ̃
fifi
de
mesme
pleursplœʁ
,...
riantʁijɑ̃
de
mama
avec emportement
FANNY
détressedetʁɛs
tuty
brisesbʁiz
froidementfʁwadmɑ̃
très accentué
FANNY
le
coeurkœʁ
de
éplorée
FANNY
tata
maîtressemɛtʁɛs
...
C'est
malmal
...
violent
JEAN
Tuty
disdi
...
tourchante
FANNY
J'ai
torttɔʁ
!
pardonne-moi
...
Jeʒə
croiskʁwa
,
j'espère
l'implorant tendrement
FANNY
ete
jeʒə
ne
veux
que
toitwa
...
langoureusement
FANNY
Viensvjɛ̃
,
m'ami
,
jeʒə
seraisəʁɛ
sisi
doucedus
ete
sisi
bonnebɔn
pourpuʁ
toitwa
,
que
tontɔ̃
coeurkœʁ
s'ouvrira
...
suffoqué, très ému
JEAN
Touttu
estɛst
finifini
...
désormaisdezɔʁmɛ
...
avec une extrême douceur
JEAN
Ete
que
lala
mainmɛ̃
que
me
repousseʁəpus
Tendrementtɑ̃dʁəmɑ̃
me
caresserakaʁɛsəʁa
.
Nonnɔ̃
!
tuty
le
sais
...
nonnɔ̃
c'est
impossibleɛ̃pɔsibl
!
nonnɔ̃
!
c'est
impossibleɛ̃pɔsibl
!
désormaisdezɔʁmɛ
nonnɔ̃
!
c'est
impossibleɛ̃pɔsibl
,
hélasʼelas
!
nonnɔ̃
!
touttu
estɛst
finifini
!
avec un cri d'ivresse et de pardon
JEAN
Fannyfa.ni
!
FANNY
Jeʒə
'taime
!
Ete
jamaisʒamɛ
tunetyn
me
fusfy
plusply
cherʃɛʁ
,
Pitiépitje
!
pitiépitje
!
Vousvu
mama
peinepɛn
!
Pitiépitje
!
pitiépitje
!
Jeʒə
tombetɔ̃b
à
teste
genouxʒənu
!
paraissant avec Divonne
CÉSAIRE
Monmɔ̃
filsfis
!
se jetant dans les bras de Césaire
JEAN
...
aha
!
monmɔ̃
pèrepɛʁ
!
calme et avec autorité
CÉSAIRE
Rentreʁɑ̃tʁ
chezʃe
nousnu
!
comme une louve
FANNY
Jeʒə
ne
te
quittekit
paspa
!
à  Fanny, grande et calme
DIVONNE
Partezpaʁte
!
la toisant, furieuse
FANNY
Mais
quiki
doncdɔ̃k
êtes-vous
?
simple et digne
DIVONNE
Sasa
mèremɛʁ
!
s'inclinant, come écrasée
FANNY
Aha
!
madamemadam
balbutiant
FANNY
pardonnez-moi
...
jeʒə
ne
savaissavɛ
...
en s'éloignant la voix coupée par les sanglots
FANNY
Jeandʒin
...
la
...
épuisée
FANNY
jeʒə
m'en
vais
...
Fanny répète comme inconsciente et égaré:
FANNY
...
jeʒə
m'en
vais
...
jeʒə
m'en
vais
...
à  part, gravement
DIVONNE
Lala
pauvrepovʁ
femmefam
!
Rideauʁido
.
Acte V
DIVONNE
C'est
l'hiver
dansdɑ̃
lala
chambreʃɑ̃bʁ
désertedezɛʁt
de
lala
petitepətit
maisonmɛzɔ̃
,
à
Villevil
d'Avray
Solitudesɔlityd
Rideauʁido
.
Fanny, seule, pensive, triste, résignée
FANNY
Demaindəmɛ̃
,
jeʒə
partiraipaʁtiʁɛ
,
douloureux
FANNY
puispɥi
qu'il
le
fautfo
Allonsalɔ̃
,
monmɔ̃
coeurkœʁ
,
me
meursmœʁ
paspa
à
lala
tâchetaʃ
...
abattre
FANNY
Jeʒə
pleureplœʁ
avec amertume
FANNY
vraimentvʁɛmɑ̃
commekɔm
jeʒə
suissɥi
lâchelaʃ
!
Pauvrepovʁ
Saphosafo
!
avec un profond découragement
FANNY
A
jamaisʒamɛ
j'ai
perdupɛʁdy
mama
vievi
,
toutetut
espéranceɛspeʁɑ̃s
m'est
ravieʁavi
...
retombant dans l'accablement
FANNY
Tanttɑ̃
bonheurbɔnœʁ
a
fuifɥi
,
désormaisdezɔʁmɛ
jeʒə
disparaisdispaʁɛ
dudy
mondemɔ̃d
,
Jeʒə
m'exile
.
Jeʒə
ne
doisdwa
rienʁjɛ̃
espérerɛspeʁe
maintenantmɛ̃tnɑ̃
;
Oublierublije
serasəʁa
absolument douloureux
FANNY
difficiledifisil
,
Jeʒə
t'aimais
tanttɑ̃
!
en sanglots
FANNY
Jeʒə
l'aimais
tanttɑ̃
!
avec affection
FANNY
Sesse
lettreslɛtʁ
...
lisant intemement
FANNY
«
Mama
Fannyfa.ni
,
mama
femmefam
bienbjɛ̃
aiméeɛme
,
le
tempstɑ̃
estɛst
purpyʁ
ete
clairklɛʁ
,
lala
campagnekɑ̃paɲ
embauméeɑ̃bome
nousnu
appelleapɛl
...
demaindəmɛ̃
...»
Jeʒə
vais
encorɑ̃.kɔʁ
pleurerplœʁe
...
ne
lesle
relisonsʁəlizɔ̃
paspa
...
mieuxmjø
vautvo
lesle
déchirerdeʃiʁe
...
Elle déchire les lettres. puis... continue à  chercher dans le tiroir.
avec un cruel sourire
FANNY
Unœ̃
tasta
d'objets
à
luilɥi
...
ces
pauvrespovʁ
fleursflœʁ
fanéesfane
...
comme un réflexion, simplement
FANNY
C'est
luilɥi
,
jadisʒadis
,
quiki
me
lesle
a
donnéesdɔne
...
avec un grand sentiment et avec chaleur
FANNY
Faut-il
avoiravwaʁ
aiméɛme
pourpuʁ
unœ̃
jourʒuʁ
tanttɑ̃
souffrirsufʁiʁ
!
Faut-il
avoiravwaʁ
vécuveky
de
sidouces
journéesʒuʁne
,
Pourpuʁ
renoncerʁənɔ̃se
à
touttu
,
s'en
allerale
...
ete
mourirmuʁiʁ
.
Sanssɑ̃
l'espoir
consolantkɔ̃sɔlɑ̃
de
sfautes
pardonnéespaʁdɔne
.
Hélasʼelas
!
jeʒə
l'aimais
tanttɑ̃
!
Jeʒə
l'aimais
tanttɑ̃
!
plus raisonnable
FANNY
Jeʒə
comprendskɔ̃pʁɑ̃
aujourd'hui
,
j'aurais
perdupɛʁdy
sonsɔ̃
âmeam
,
C'était
le
condamnerkɔ̃dane
à
l'amère
douleurdulœʁ
,
J'aurais
fait
sonsɔ̃
malheurmalœʁ
:
Hélasʼelas
,
he
blasphémaisblas.fe.me
enɑ̃
me
disantdizɑ̃
sasa
femmefam
!
comme visionnée et transfigurée, très attendrie, très douce
FANNY
la
basba
...
:
à
basba
,
unœ̃
touttu
petitpəti
êtreɛtʁ
frêlefʁɛl
,
innocentinɔsɑ̃
,
M'appelle
d'une
voixvwa
quiki
m'attire
ete
me
touchétuʃe
,
Ce
petitpəti
,
c'est
monmɔ̃
filsfis
,
cetsɛt
êtreɛtʁ
,
c'est
monmɔ̃
sangsɑ̃
:
ans respirer
FANNY
jeʒə
veux
le
retrouverʁətʁuve
,
entendreɑ̃tɑ̃dʁ
de
sasa
bouchebuʃ
ans respirer
FANNY
ce
douxdu
nomnɔ̃
de
mamanmamɑ̃
!
Touttu
monmɔ̃
bonheurbɔnœʁ
futurfytyʁ
estɛst
la
,
jeʒə
le
senssɑ̃s
bienbjɛ̃
...
gravement
FANNY
Ete
dansdɑ̃
l'espoir
suprêmesypʁɛm
de
fairefɛʁ
de
monmɔ̃
filsfis
le
coeurkœʁ
honnêteɔnɛt
ete
purpyʁ
n s'attristant
FANNY
jeʒə
n'ai
paspa
étéete
moi-mêmemwamɛm
.
Elle retombe dans ses pénibles pensées.
en entrant
JEAN
Fannyfa.ni
!
presque parlé, suffoquée
FANNY
C'est
vousvu
!
épuisé, se soutenant à  peine
JEAN
C'est
moimwa
!
Jeʒə
ne
pouvaispuvɛ
aletant et pressé
JEAN
resterʁɛste
...
plusply
longtempslɔ̃tɑ̃
loinlwɛ̃
de
toitwa
!
très émue, sans retenir
FANNY
Vousvu
êtesɛt
revenuʁəvəny
,
pourqoui
?
JEAN
Mama
maîtressemɛtʁɛs
chérieʃeʁi
,
avec un tendre reproche
JEAN
C'est
toitwa
quiki
me
disdi
:
vousvu
...
maintenantmɛ̃tnɑ̃
...
avec force et courage
FANNY
Jeʒə
t'enprie
,
Jeandʒin
,
laisse-moi
.
jeʒə
m'en
vias
,
tuty
doisdwa
m'oublier
.
avec force
JEAN
Sisi
tuty
parspaʁ
,
c'est
pourpuʁ
te
lierlje
,
hélasʼelas
,
avecavɛk
unœ̃
autreotʁ
!
se défendant
FANNY
Nonnɔ̃
!
nonnɔ̃
!
énergiquement
JEAN
Jeʒə
l'ai
ditdi
.
FANNY
Jeʒə
te
le
jureʒyʁ
!
JEAN
Jeʒə
l'ai
ditdi
.
à  volonté
JEAN
Ainsiɛ̃si
pourpuʁ
toitwa
jeʒə
fusfy
parjurepaʁʒyʁ
!
avec désespérance
JEAN
J'ai
touttu
brisébʁize
la
-bas
,
pourpuʁ
revenirʁəvniʁ
,
Le
coeurkœʁ
desde
meins
monmɔ̃
aveniravniʁ
!
avec expansion et attendrissement
JEAN
J'ai
quittékite
notrenɔtʁ
vigneviɲ
ete
sesse
beauxbo
laurierslɔʁje
rosesʁoz
,
Ouiwi
,
j'ai
quittékite
de
doucesdus
chosesʃoz
...
J'ai
vuvy
pleurerplœʁe
mama
mèremɛʁ
,
ete
j'ai
sentisɑ̃ti
sasa
mainmɛ̃
Me
retenirʁətəniʁ
encoreɑ̃kɔʁ
auo
détourdetuʁ
dudy
cheminʃmɛ̃
.
Touttu
s'écroule
pourpuʁ
moimwa
,
amouramuʁ
,
espéranceɛspeʁɑ̃s
!
Touttu
!
Aha
!
tuty
veus
m'oublier
,
partirpaʁtiʁ
...
enɑ̃
ce
momentmɔmɑ̃
.
Vava
!
ne
prolongepʁɔlɔ̃ʒ
paspa
plusply
longtempslɔ̃tɑ̃
mama
souffrancesufʁɑ̃s
Ete
courskuʁ
rejoindreʁəʒwɛ̃dʁ
tontɔ̃
amantamɑ̃
!
avec ivresse et élan
FANNY
Aha
!
tuty
m'aimes
encoreɑ̃kɔʁ
!
Nonnɔ̃
!
ne
t'en
défendsdefɑ̃
paspa
,
jeʒə
lislis
dansdɑ̃
teste
yeux
l'amour
desde
joursʒuʁ
délicieuxdelisjø
.
avec résolution
FANNY
Jeʒə
resteʁɛst
,
jeʒə
t'adore
!
Jeʒə
t'adore
!
Ils restent enlacés.
observant Jean avec anxiété
FANNY
Mais
tuty
pâlispali
...
m'ami
...
subitement, se redressant, nerveux et égaré
JEAN
Qu'as-tu
ditdi
?
m'ami
!
e plus en plus violent et suffoqué
JEAN
rienʁjɛ̃
que
ce
motmo
...
rappelleʁapɛl
...
unœ̃
souvenirsuvniʁ
errible
JEAN
affreuxafʁø
!
éplorée
FANNY
Vas-tu
recommencerʁəkɔmɑ̃se
à
me
tenaillertənaje
enɑ̃
parlantpaʁlɑ̃
dudy
passépase
?
très espressif
FANNY
Est-ce
douc
pourpuʁ
celasəla
que
tuty
venaisvənɛ
versvɛʁ
cellesɛl
Que
croyaitkʁwajɛ
auo
pardonpaʁdɔ̃
enɑ̃
sentantsɑ̃tɑ̃
tontɔ̃
baiserbɛze
!
préoccupé, encore
JEAN
Aha
!
c'est
vraivʁɛ
...
jeʒə
suissɥi
foufu
...
anxieuse
FANNY
Tuty
me
fais
peurpœʁ
...
tata
lèvrelɛvʁ
trembletʁɑ̃bl
...
ete
tex
yeux
sontsɔ̃
touttu
rougesʁuʒ
de
fièvrefjɛvʁ
...
sans retenir
JEAN
Jeʒə
suissɥi
...
brisébʁize
.
FANNY
Calme-toi
...
maintenantmɛ̃tnɑ̃
...
déjà  vaguement
JEAN
Jeʒə
n'avais
plusply
dormidɔʁmi
...
affectueusement, près de lui
FANNY
Reposeʁəpoz
doucementdusmɑ̃
.
en s'endormant
JEAN
Reste-là
...
FANNY
Sisi
tuty
veux
.
vaguement
JEAN
O
mama
Fannyfa.ni
!
jeʒə
t'aime
...
à  voix basse
FANNY
Oublieubli
ete
soisswa
heureuxœʁø
.
en rêvant
JEAN
Ouiwi
...
c'est
l'oubli
...
suprêmesypʁɛm
!
le regardant
FANNY
Commekɔm
ilil
dortdɔʁ
!
à  elle-même
FANNY
Vais-je
resterʁɛste
iciisi
?
plus décidée
FANNY
Mais
nonnɔ̃
,
mieuxmjø
vautvo
partirpaʁtiʁ
ainsiɛ̃si
...
Gardantgaʁdɑ̃
étroitementetʁwatmɑ̃
dansdɑ̃
monmɔ̃
âmeam
blesséeblɛse
bien chanté
FANNY
Sonsɔ̃
cherʃɛʁ
baiserbɛze
aressant
FANNY
d'amour
,
sasa
dernièredɛʁnjɛʁ
densée
!
avec certitude
FANNY
Jamaisʒamɛ
ilil
n'oubliera
,
jeʒə
le
senssɑ̃s
maintenantmɛ̃tnɑ̃
.
avec amertume
FANNY
Chaqueʃak
baiserbɛze
serasəʁa
suivisɥivi
d'un
motmo
méchantmeʃɑ̃
.
avec effort
FANNY
Allonsalɔ̃
!
douloureux
FANNY
c'est
l'heure
!
Elle écrit.
simple et touchant
FANNY
«
Adieuadjø
,
m'ami
,
Jeʒə
parspaʁ
à
touttu
jamaisʒamɛ
...
Ne
m'en
veux
paspa
...
carkaʁ
jeʒə
t'aimais
Jeʒə
t'aime
toujourstuʒuʁ
ete
jeʒə
pleureplœʁ
.
J'accomplis
monmɔ̃
devoirdəvwaʁ
,
ete
j'en
suissɥi
toutetut
fièrefjɛʁ
;
recueillie
FANNY
S'il
estɛst
vraivʁɛ
que
la
-haut
ilil
existeɛgzist
unœ̃
bonbɔ̃
Dieudjø
,
Jeʒə
pourraipuʁɛ
maintenantmɛ̃tnɑ̃
luilɥi
fairefɛʁ
uneyn
prièrepʁijɛʁ
Ete
luilɥi
parlerpaʁle
de
toitwa
...
simple et attendri
FANNY
c'est
touttu
...
adieuadjø
très émue et caressante
FANNY
Unœ̃
baiserbɛze
...
le
dernierdɛʁnje
...
ete
de
toutetut
monmɔ̃
âmeam
...
en rêvant
JEAN
Mama
femmefam
!
anxieuse
FANNY
Ilil
se
réveilleʁevɛj
?
e rassurant
FANNY
nonnɔ̃
!
nonnɔ̃
!
toujourstuʒuʁ
endormiɑ̃dɔʁmi
...
Adieuadjø
,
m'ami
!
s'éloignant
FANNY
adieuadjø
!
oute sanglotante
FANNY
adieuadjø
..
m'ami
...
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