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Massenet, Jules · opera

Le Cid

Le Cid Massenet, Jules · opera
Massenet, Jules

Le Cid

Full Libretto
Source
Acte I
Fanfares au lointain.
RIDEAU
Fanfares à  l'extérieur, lointain.)
Amis du Comte
SEIGNEURS
Écoutezekute
lala
joyeuseʒwajøz
fanfarefɑ̃faʁ
!
Le
Roiʁwa
nousnu
mandemɑ̃d
auprèsopʁɛ
de
luilɥi
.
aux Seigneurs
DON ARIAS
Ilil
armeaʁm
chevalierʃvalje
Dondɔ̃
Rodrigueʁɔdʁig
aujourd'hui
!
de même
DON ALONZO
Ete
lala
faveurfavœʁ
estɛst
rareʁaʁ
!
entr'eux
SEIGNEURS
Rodrigueʁɔdʁig
estɛst
jeuneʒœn
encorɑ̃.kɔʁ
...
Pourpuʁ
êtreɛtʁ
chevalierʃvalje
!
qui est entré sur les dernières paroles
LE COMTE DE GORMAS
Mais
Dondɔ̃
Diègue
,
Messieursme.sjø
,
futfy
unœ̃
vaillantvajɑ̃
guerriergɛʁje
!
Le
vieillardvjɛjaʁ
enɑ̃
sonsɔ̃
filsfis
obtientɔptjɛ̃
sasa
récompenseʁekɔ̃pɑ̃s
.
Fanfares.
DON ARIAS
Sisi
le
princepʁɛ̃s
estɛst
sisi
justeʒyst
à
payerpɛje
lala
vaillancevajɑ̃s
,
Seigneursɛɲœʁ
de
Gormas
,
comptezkɔ̃te
sursyʁ
plusply
grandegʁɑ̃d
faveurfavœʁ
!
LE COMTE
Que
prétendez-vous
dirediʁ
?
DON ALONZO
A
l'Infant
le
Roiʁwa
doitdwa
élireeliʁ
Avantavɑ̃
ce
soirswaʁ
unœ̃
gouverneurguvɛʁnœʁ
!
avec empressement, au Comte
SEIGNEURS
C'est
à
vousvu
que
revientʁəvjɛ̃
unœ̃
teltɛl
honneurɔnœʁ
!
LE COMTE
Aha
!
ce
choixʃwa
combleraitkɔ̃bləʁɛ
toustu
lesle
voeux
de
mama
vievi
!
entrant avec animation, à  son père
CHIMÈNE
Que
c'est
beaubo
ces
drapeauxdʁapo
flottantsflɔtɑ̃
!
Ces
glaivesglɛv
éclatantseklatɑ̃
!
u
le
cielsjɛl
met
sasa
flammeflam
!
Ete
cettesɛt
villevil
enɑ̃
fêtefɛt
!
ete
ce
nomnɔ̃
qu'on
acclameaklam
!
avec un sourire
LE COMTE
Le
nomnɔ̃
surtoutsyʁtu
estɛst
beaubo
...
avec intention
LE COMTE
n'est-ce
paspa
?
rougissante
CHIMÈNE
Aha
!
jeʒə
voisvwa
que
monmɔ̃
pèrepɛʁ
a
luly
dansdɑ̃
monmɔ̃
âmeam
!
LE COMTE
Ouiwi
,
Chimène
,
Rodrigueʁɔdʁig
estɛst
dignediɲ
de
tontɔ̃
choixʃwa
,
Jeʒə
me
prometspʁɔmɛ
dudy
filsfis
ce
que
j'ai
vuvy
dudy
pèrepɛʁ
...
Ete
mama
fillefij
,
enɑ̃
unœ̃
motmo
,
peut
l'aimer
ete
me
plaireplɛʁ
,
Mama
fillefij
peut
l'aimer
!
attendrie
CHIMÈNE
Que
lala
parolepaʁɔl
estɛst
doucedus
auo
coeurkœʁ
de
votrevɔtʁ
enfantɑ̃fɑ̃
!
DONdɔ̃
ARIASaʁja
,
DONdɔ̃
ALONZO
ete
LESle
SEIGNEURSsɛɲœʁ
Écoutezekute
lala
joyeuseʒwajøz
fanfarefɑ̃faʁ
!
LE COMTE
Auo
palaispalɛ
le
Roiʁwa
nousnu
attendatɑ̃
.
DONdɔ̃
ALONZO
ete
LESle
BASSESbas
Ete
votrevɔtʁ
gloireglwaʁ
s'y
préparepʁepaʁ
.
DONdɔ̃
ARIASaʁja
ete
LESle
TÉNORStenɔʁ
Passezpase
,
Comtekɔ̃t
de
Gormas
,
DONdɔ̃
ALONZO
ete
LESle
BASSESbas
Comtekɔ̃t
de
Gormas
DONdɔ̃
ALONZO
,
DONdɔ̃
ARIASaʁja
ete
LESle
SEIGNEURSsɛɲœʁ
Gouverneurguvɛʁnœʁ
de
l'Infant
!
Le Comte de Gormas sort accompagné de ses amis.
avec ivresse
CHIMÈNE
Aimerɛme
!
aimerɛme
!
jeʒə
puispɥi
aimerɛme
librementlibʁəmɑ̃
devantdəvɑ̃
toustu
!
Aha
!
lala
chèreʃɛʁ
promessepʁɔmɛs
!
Ilil
estɛst
desde
coeurskœʁ
parfoispaʁfwa
timidestimid
ouu
jalouxʒalu
Quiki
trouventtʁuv
desde
douceursdusœʁ
à
cacherkaʃe
leurlœʁ
tendressetɑ̃dʁɛs
!
Mais à  ceux-là  le mien n'est point pareil.
CHIMÈNE
L'aveu
de
monmɔ̃
bonheurbɔnœʁ
enɑ̃
redoubleʁədubl
l'ivresse
!
A
mesme
fièresfjɛʁ
amoursamuʁ
ilil
fautfo
le
clairklɛʁ
soleilsɔlɛj
!
expressif
CHIMÈNE
Ete
librementlibʁəmɑ̃
jeʒə
veux
aimerɛme
!
Quelques Pages précédent l'Infante et se retirent aussitôt; à  part
CHIMÈNE
L'Infante
!
à  Chimène
L'INFANTE
Tuty
paraispaʁɛ
bienbjɛ̃
joyeuseʒwajøz
,
Chimène
?
CHIMÈNE
Ehe
!
quiki
ne
pourraitpuʁɛ
l'être
auo
beaubo
jourʒuʁ
que
voilàvwala
!
avec mélancolie
L'INFANTE
Mais
...
peut
êtreɛtʁ
ceux-làsø.la
Que
leurlœʁ
grandeurgʁɑ̃dœʁ
enchaîneɑ̃ʃen
Et qui ne sauraient pas à  ce point s'oublier
L'INFANTE
Que
d'admettre
enɑ̃
leurlœʁ
âmeam
unœ̃
simplesɛ̃pl
chevalierʃvalje
!
troublée
CHIMÈNE
Que
dites-vous
,
Madamemadam
?
à  part
CHIMÈNE
Jeʒə
frissonnefʁisɔn
!
simplement
L'INFANTE
L'amour
estɛst
unœ̃
tyrantiʁɑ̃
quiki
n'épargne
personnepɛʁsɔn
!
haletante
CHIMÈNE
Rodrigueʁɔdʁig
...
vousvu
l'aimez
?
L'INFANTE
Mets
lala
mainmɛ̃
sursyʁ
monmɔ̃
coeurkœʁ
Ete
voisvwa
commekɔm
ilil
se
troubletʁubl
auo
nomnɔ̃
de
sonsɔ̃
vainqueurvɛ̃kœʁ
,
Commekɔm
ilil
le
reconnaîtʁəkɔnɛ
!
vivement et émue
CHIMÈNE
Ne
l'aimez
paspa
!
ne
l'aimez
paspa
!
Madamemadam
!
Laissezlɛse
le
doutedut
dansdɑ̃
monmɔ̃
âmeam
...
Ne
l'aimer
paspa
,
Madamemadam
!
Laissezlɛse
l'espérance
enɑ̃
monmɔ̃
coeurkœʁ
...
Ne
l'aimez
paspa
,
Madamemadam
!
Espéranceɛspeʁɑ̃s
peut
êtreɛtʁ
vainevɛn
...
Doutedut
peut-êtrepøtɛtʁ
justeʒyst
,
hélasʼelas
!
Aha
!
sans rigueur
CHIMÈNE
pourpuʁ
mama
destinéedɛstine
incertaineɛ̃sɛʁtɛn
...
sans retenir
CHIMÈNE
Aha
!
parpaʁ
pitiépitje
!
ne
l'aimez
paspa
!
Aha
!
parpaʁ
pitiépitje
!
parpaʁ
pitiépitje
!
ne
l'aimez
paspa
!
doux et soutenu
L'INFANTE
Gardegaʁd
sanssɑ̃
peurpœʁ
,
ô
mama
Chimène
,
Le
rêveʁɛv
quiki
te
vientvjɛ̃
charmerʃaʁme
...
Soisswa
heureuseœʁøz
!
CHIMÈNE
Soyezswaje
clémenteklemɑ̃t
!
L'INFANTE
â
€¦
tuty
n'es
paspa
reineʁɛn
!
Moimwa
...
jeʒə
n'ai
paspa
le
droitdʁwa
d'aimer
!
Gardegaʁd
le
rêveʁɛv
...
quiki
te
vientvjɛ̃
charmerʃaʁme
!
Soisswa
heureuseœʁøz
!
tuty
n'es
paspa
reineʁɛn
!
Moimwa
,
jeʒə
n'ai
paspa
le
droitdʁwa
d'aimer
Vava
!
soisswa
heureuseœʁøz
!
Aha
!
Jeʒə
n'ai
paspa
le
droitdʁwa
,
le
droitdʁwa
d'aimer
!
CHIMÈNE
Soyezswaje
clémenteklemɑ̃t
souverainesuvʁɛn
!
Ete
laissez-moi
le
droitdʁwa
de
l'aimer
!
Soyezswaje
clémenteklemɑ̃t
!
Aha
!
laissez-moi
le
droitdʁwa
d'aimer
!
Aha
!
Laissez-moi
le
droitdʁwa
,
le
droitdʁwa
d'aimer
!
L'INFANTE
Vava
!
jeʒə
me
souviendraisuvjɛ̃dʁɛ
de
quiki
jeʒə
suissɥi
lala
fillefij
!
L'orgueil
desde
princespʁɛ̃s
de
Castillekastij
Doitdwa
étoufferetufe
enɑ̃
moimwa
lesle
rêvesʁɛv
lesle
plusply
douxdu
!
avec résolution
L'INFANTE
Rodrigueʁɔdʁig
estɛst
tontɔ̃
amantamɑ̃
,
Ilil
serasəʁa
tontɔ̃
épouxepu
!
avec joie
CHIMÈNE
Rodrigueʁɔdʁig
...
monmɔ̃
épouxepu
!
L'INFANTE
...
tontɔ̃
épouxepu
!
Fin du 1er Tableau.
2d Tableau
Une Galerie
Conduisant du palais à  l'une des entrées de la Cathédrale
(À travers la colonnade une vue de la ville de Burgos.
Ciel clair. Les cloches sonnent - Actions de grâce du peuple.)
PEUPLE
Bénibeni
soitswa
le
nomnɔ̃
dudy
Seigneursɛɲœʁ
Dontdɔ̃
lala
forcefɔʁs
nousnu
accompagneakɔ̃paɲ
!
Gloireglwaʁ
à
Saintsɛ̃
Jacquesʒak
le
Majeurmaʒœʁ
,
Souverainsuvʁɛ̃
patronpatʁɔ̃
de
l'Espagne
!
Grand orgue dans la cathédrale.
LES PRÊTRES
Gloireglwaʁ
à
Saintsɛ̃
Jacquesʒak
le
Majeurmaʒœʁ
!
LE ROI
O
peuplepœpl
de
Burgos
,
lesle
Mauresmɔʁ
sontsɔ̃
vaincusvɛ̃ky
!
Ete
dansdɑ̃
cettesɛt
journéeʒuʁne
,
Nousnu
rendonsʁɑ̃dɔ̃
auo
Seigneursɛɲœʁ
l'église
profanéepʁɔfane
Ete
nousnu
nousnu
relevonsʁələvɔ̃
de
notrenɔtʁ
abaissementabɛsmɑ̃
.
Peuplepœpl
,
nousnu
nousnu
relevonsʁələvɔ̃
de
notrenɔtʁ
abaissementabɛsmɑ̃
!
(Les Dames de la suite de l'Infante avec les Sopranos,
Don Arias, Don Alonzo, Les Seigneurs avec les Ténors et les Basses,
et les Prêtres avec les Basses.)
TOUS
Bénibeni
soitswa
le
nomnɔ̃
dudy
Seigneursɛɲœʁ
!
Gloireglwaʁ
à
Saintsɛ̃
Jacquesʒak
le
Majeurmaʒœʁ
!
Souverainsuvʁɛ̃
patronpatʁɔ̃
de
l'Espagne
!
Bénibeni
soitswa
le
nomnɔ̃
de
Seigneursɛɲœʁ
!
LE ROI
Jeʒə
veux
récompenserʁekɔ̃pɑ̃se
iciisi
,
publiquementpyblikmɑ̃
,
Heureuxœʁø
d'un
justeʒyst
témoignagetemwaɲaʒ
.
Uneyn
antiqueɑ̃tik
valeurvalœʁ
dansdɑ̃
unœ̃
jeuneʒœn
couragekuʁaʒ
!
Faitesfɛt
venirvəniʁ
Rodrigueʁɔdʁig
.
se prosternant devant le Roi
DON DIÈGUE
O
monmɔ̃
maîtremɛtʁ
!
ô
monmɔ̃
Roiʁwa
!
arrêtant le geste de Don Diègue
LE ROI
Nonnɔ̃
,
Comtekɔ̃t
,
paspa
ainsiɛ̃si
...
prendspʁɑ̃
placeplas
auprèsopʁɛ
de
moimwa
.
Entrée de Rodrigue.
avec émotion
CHIMÈNE
Troubletʁubl
délicieuxdelisjø
que
jeʒə
senssɑ̃s
à
sasa
vuevy
...
Ne
me
trahistʁai
paspa
!
O
troubletʁubl
délicieuxdelisjø
que
jeʒə
senssɑ̃s
...
à
sasa
vuevy
...
Ne
me
trahistʁai
paspa
!
à  part, regardant Chimène
L'INFANTA
Commekɔm
elleɛl
semblesɑ̃bl
émuee.my
!
Aha
!
dansdɑ̃
sonsɔ̃
coeurkœʁ
quelkɛl
troubletʁubl
...
à
sasa
vuevy
!
à
sasa
vuevy
!
DONdɔ̃
DIÈGUE
ete
AMISami
DE
DONdɔ̃
DIÈGUE
à  part
L'INFANTA
Que
sonsɔ̃
regardʁəgaʁ
estɛst
fierfje
!
Voyezvwaje
!
Ilil
s'avance
versvɛʁ
nousnu
!
Ilil
s'avance
...
C'est
luilɥi
!
PEUPLEpœpl
ete
PRÊTRESpʁɛtʁ
Voyezvwaje
!
voyezvwaje
!
Ilil
s'avance
versvɛʁ
nousnu
!
Ilil
s'avance
...
C'est
luilɥi
!
LE ROI
Que
sonsɔ̃
regardʁəgaʁ
estɛst
fierfje
!
C'est
luilɥi
!
LE
COMTEkɔ̃t
ete
AMISami
DE
COMTEkɔ̃t
De
quelkɛl
airɛʁ
souverainsuvʁɛ̃
ilil
s'avance
versvɛʁ
nousnu
!
C'est
luilɥi
!
Que
sonsɔ̃
regardʁəgaʁ
estɛst
douxdu
!
à  Rodrigue
LE ROI
Te
voicivwasi
devantdəvɑ̃
nousnu
,
coeurkœʁ
ferventfɛʁvɑ̃
,
coeurkœʁ
loyallwajal
,
Ete
devantdəvɑ̃
Dieudjø
quiki
te
regardeʁəgaʁd
Préparépʁepaʁe
dignementdiɲmɑ̃
à
cetsɛt
honneurɔnœʁ
royalʁwajal
!
à  Rodrigue
TOUS
Te
voicivwasi
préparépʁepaʁe
dignementdiɲmɑ̃
à
cetsɛt
honneurɔnœʁ
royalʁwajal
!
à  Rodrigue
LE ROI
A
genouxʒənu
!
à  Rodrigue
TOUS
A
genouxʒənu
!
avec solemnité
LE ROI
Jurez-vous
d'être
bonbɔ̃
chevalierʃvalje
?
RODRIGUE
Jeʒə
le
jureʒyʁ
!
LE ROI
Jurez-vous
de
défendredefɑ̃dʁ
avecavɛk
nousnu
le
bonbɔ̃
droitdʁwa
?
RODRIGUE
Jeʒə
le
jureʒyʁ
!
LE ROI
Fidèlefidɛl
à
Dieudjø
,
fidèlefidɛl
auo
Roiʁwa
,
Jurez-vous
de
gardergaʁde
votrevɔtʁ
foifwa
toujourstuʒuʁ
purepyʁ
?
se relevant
RODRIGUE
Jeʒə
le
jureʒyʁ
!
LE ROI
Reçoisʁə.sə.vwaʁ
doncdɔ̃k
cettesɛt
épéeepe
,
Elleɛl
a
dansdɑ̃
dixdis
combatskɔ̃ba
étinceléetɛ̃sle
claireklɛʁ
ete
fidèlefidɛl
!
Qu'elle
prennepʁɛn
enɑ̃
teste
mainsmɛ̃
uneyn
gloireglwaʁ
nouvellenuvɛl
!
RODRIGUE
J'ai
devantdəvɑ̃
moimwa
l'exemple
montrant son père, énergique
RODRIGUE
ete
ne
faibliraifɛbliʁɛ
paspa
!
en forme de consécration religieuse
LE ROI
Que
Monseigneurmɔ̃sɛɲœʁ
Saintsɛ̃
Jaquesʒak
ete
que
Dieudjø
notrenɔtʁ
Siresiʁ
Vousvu
aientɛ
pourpuʁ
chevalierʃvalje
ete
daignentdeɲ
vousvu
conduirekɔ̃dɥiʁ
!
Le Roi donne l'accolade à  Rodrigue.
TOUS
Que
Monseigneurmɔ̃sɛɲœʁ
Saintsɛ̃
Jaquesʒak
ete
que
Dieudjø
notrenɔtʁ
Siresiʁ
Vousvu
aientɛ
pourpuʁ
chevalierʃvalje
ete
daignentdeɲ
vousvu
conduirekɔ̃dɥiʁ
!
l'épée à  la main
RODRIGUE
O
noblenɔbl
lamelam
étincelanteetɛ̃slɑ̃t
,
Purepyʁ
commekɔm
unœ̃
regardʁəgaʁ
d'enfant
,
Combatskɔ̃ba
gardiennegaʁdjɛn
vigilanteviʒilɑ̃t
Ete
fais
l'honneur
seulsœl
triomphanttʁijɔ̃fɑ̃
!
Pendantpɑ̃dɑ̃
lesle
injustesɛ̃ʒyst
querelleskəʁɛl
Resteʁɛst
immobileimɔbil
à
monmɔ̃
côtékote
,
Mais
soisswa
de
flammeflam
ete
prendspʁɑ̃
desde
ailesɛl
Pourpuʁ
l'Espagne
ete
sasa
libertélibɛʁte
!
TOUS
Pendantpɑ̃dɑ̃
lesle
injustesɛ̃ʒyst
querelleskəʁɛl
Resteʁɛst
immobileimɔbil
à
sonsɔ̃
côtékote
,
Mais
prendspʁɑ̃
desde
ailesɛl
Pourpuʁ
l'Espagne
ete
sasa
libertélibɛʁte
!
RODRIGUE
Mais
soisswa
de
flammeflam
ete
prendspʁɑ̃
desde
ailesɛl
A
Saintsɛ̃
Jacquesʒak
de
Compostellekɔ̃.pɔs.tɛl
,
j'ai
vouévwe
mama
foifwa
;
Ilil
me
verravɛʁa
toujourstuʒuʁ
à
sasa
causekoz
fidèlefidɛl
,
Quandkɑ̃
jeʒə
l'invoquerai
,
qu'il
regardeʁəgaʁd
versvɛʁ
moimwa
!
dans une sorte d'extase
RODRIGUE
Puispɥi
,
la
-haut
,
dansdɑ̃
l'espace
...
Uneyn
visionvizjɔ̃
passepas
...
Elleɛl
semblesɑ̃bl
venirvəniʁ
desde
mondesmɔ̃d
infinisɛ̃fini
!
regardant Chimène
RODRIGUE
Angeɑ̃ʒ
ouu
femmefam
,
mesme
joursʒuʁ
à
teste
joursʒuʁ
sontsɔ̃
unisyni
;
Avecavɛk
ce
fierfje
regardʁəgaʁ
en animant
RODRIGUE
avecavɛk
ce
douxdu
souriresuʁiʁ
.
Tuty
ne
sauraissoʁɛ
jamaisʒamɛ
conduirekɔ̃dɥiʁ
Qu'aux
cheminsʃmɛ̃
glorieuxglɔʁjø
ouu
qu'aux
sentierssɑ̃tje
bénisbeni
!
à  part
CHIMÈNE
Sermentsɛʁmɑ̃
d'amour
,
promessepʁɔmɛs
éternelleetɛʁnɛl
Jeʒə
t'accepte
ete
jeʒə
n'ai
plusply
d'effroi
!
RODRIGUE
Angeɑ̃ʒ
ouu
femmefam
,
mesme
joursʒuʁ
à
teste
joursʒuʁ
sontsɔ̃
unisyni
!
O
noblenɔbl
lamelam
étincelanteetɛ̃slɑ̃t
,
Purepyʁ
commekɔm
unœ̃
regardʁəgaʁ
d'enfant
;
Combatskɔ̃ba
gardiennegaʁdjɛn
vigilanteviʒilɑ̃t
,
Ete
fais
l'honneur
seulsœl
triomphanttʁijɔ̃fɑ̃
!
TOUS
Noblenɔbl
lamelam
!
Purepyʁ
commekɔm
unœ̃
regardʁəgaʁ
d'enfant
;
Vava
combattrekɔ̃batʁ
pourpuʁ
l'honneur
!
TOUStu
ete
RODRIGUEʁɔdʁig
Pendantpɑ̃dɑ̃
lesle
injustesɛ̃ʒyst
querelleskəʁɛl
Resteʁɛst
immobileimɔbil
à
sonsɔ̃
côtékote
,
Mais
soisswa
de
flammeflam
et prends des ailes
TOUS
Pourpuʁ
l'Espagne
ete
sasa
libertélibɛʁte
Soisswa
de
flammeflam
,
prendspʁɑ̃
desde
ailesɛl
Pourpuʁ
l'Espagne
,
Pourpuʁ
l'Espagne
ete
sasa
libertélibɛʁte
!
à  Rodrigue
LE ROI
Vava
,
monmɔ̃
bonbɔ̃
chevalierʃvalje
,
vava
dansdɑ̃
notrenɔtʁ
chapelleʃapɛl
Bénirbeniʁ
Celuisəlɥi
quiki
fait
lesle
vaillantsvajɑ̃
commekɔm
toitwa
!
LESle
PEUPLESpœpl
ete
LESle
SEIGNEURSsɛɲœʁ
Gloireglwaʁ
à
Saintsɛ̃
Jacquesʒak
le
Majeurmaʒœʁ
Souverainsuvʁɛ̃
patronpatʁɔ̃
de
l'Espagne
!
LES PRÊTRES
Gloireglwaʁ
à
Saintsɛ̃
Jacquesʒak
le
Majeurmaʒœʁ
!
au Roi
DON DIÈGUE
O
monmɔ̃
Roiʁwa
,
soyezswaje
aussiosi
bénibeni
!
à  Don Diègue
LE ROI
Nonnɔ̃
!
mama
reconnaissanceʁəkɔnɛsɑ̃s
ne
s'est
paspa
acquittéeakite
!
Ilil
fautfo
unœ̃
gouverneurguvɛʁnœʁ
à
l'héritier
de
mama
puissancepɥisɑ̃s
:
C'est
toitwa
que
j'ai
jugéʒyʒe
dignediɲ
de
cetsɛt
honneurɔnœʁ
!
LE
COMTEkɔ̃t
,
AMISami
DUdy
COMTEkɔ̃t
,
ete
AMISami
DE
DONdɔ̃
DIÈGUE
Luilɥi
!
Luilɥi
!
Luilɥi
!
avec violence
LE COMTE
Siresiʁ
!
Aha
!
que
me
vautvo
cettesɛt
injureɛ̃ʒyʁ
suprêmesypʁɛm
?
avec hauteur
LE ROI
S'attaquer
à
monmɔ̃
choixʃwa
c'est
se
prendrepʁɑ̃dʁ
à
moi-mêmemwamɛm
!
(Le Roi entre dans le palais suivi des Amis de Don Diègue -
Le Comte demeure atterré ainsi que ses partisans.
Au moment de sortir Don Diègue revient sur ses pas,
et la main tendue, s'avance vers le Comte.)
à  Don Diègue
LE COMTE
Ainsiɛ̃si
vousvu
l'emportez
!
ete
lala
faveurfavœʁ
dudy
Roiʁwa
Vousvu
élèveelɛv
enɑ̃
unœ̃
rangʁɑ̃
quiki
n'était
dy
qu'à
moimwa
!
amicalement
DON DIÈGUE
A
l'honneur
qu'il
m'a
fait
ajoutez-en
unœ̃
autreotʁ
:
Vousvu
n'avez
qu'une
fillefij
,
ete
moimwa
,
jeʒə
n'ai
qu'un
filsfis
,
Joignonsʒwɛɲɔ̃
d'un
noeud
sacrésakʁe
mama
maisonmɛzɔ̃
à
lala
votrevɔtʁ
!
ironiquement
LE COMTE
A
de
plusply
hautsʼo
partispaʁti
ce
beaubo
filsfis
doitdwa
prétendrepʁetɑ̃dʁ
!
se contenant
DON DIÈGUE
Vousvu
montrezmɔ̃tʁe
unœ̃
courrouxkuʁu
que
jeʒə
ne
puispɥi
comprendrekɔ̃pʁɑ̃dʁ
.
Doit-on
paspa
ce
respectʁɛspɛ
auo
pouvoirpuvwaʁ
absoluapsɔly
De
n'examiner
rienʁjɛ̃
...
quandkɑ̃
le
Roiʁwa
l'a
vouluvuly
.
SEIGNEURS
Entendez-vousɑ̃.tɑ̃dʁ
?
l'étrange
audaceodas
!
à  part, à  ses amis
LE COMTE
Entendez-vousɑ̃.tɑ̃dʁ
?
L'étrange
audaceodas
!
entr'eux
SEIGNEURS
Entendez-vousɑ̃.tɑ̃dʁ
?
LE
COMTEkɔ̃t
ete
SEIGNEURSsɛɲœʁ
Entendez-vousɑ̃.tɑ̃dʁ
?
riant
SEIGNEURS
Aha
!
aha
!
aha
!
aha
!
aha
!
aha
!
à  Don Diègue
LE COMTE
Parlons-en
mieuxmjø
;
le
Roiʁwa
fait
honneurɔnœʁ
à
votrevɔtʁ
âge
!
DON DIÈGUE
Le
Roiʁwa
,
quandkɑ̃
ilil
enɑ̃
fait
,
agité peu à  peu
DON DIÈGUE
le
mesureməzyʁ
auo
couragekuʁaʒ
!
encore plus violent
LE COMTE
Ete
parpaʁ
la
cetsɛt
honneurɔnœʁ
n'était
dy
qu'à
monmɔ̃
brasbʁa
!
hors de lui
DON DIÈGUE
Quiki
n'a
pupy
l'obtenir
...
ne
le
méritaitmeʁitɛ
paspa
!
LE COMTE
Ne
le
méritaitmeʁitɛ
paspa
!
Moimwa
?
DON DIÈGUE
Vousvu
!
avec la plus grande violence
LE COMTE
Témérairetemeʁɛʁ
vieillardvjɛjaʁ
...
tontɔ̃
impudenceɛ̃pydɑ̃s
Auraoʁa
sasa
récompenseʁekɔ̃pɑ̃s
!
Il soufflette Don Diègue.
DON DIÈGUE
Aha
!
tirant son épée
DON DIÈGUE
achèveaʃɛv
...
ete
prendspʁɑ̃
monmɔ̃
sangsɑ̃
!
LE COMTE
N'attends
rienʁjɛ̃
de
tontɔ̃
brasbʁa
!
SEIGNEURS
Pitiépitje
pourpuʁ
luilɥi
!
pitiépitje
!
LE
COMTEkɔ̃t
ete
DONdɔ̃
DIÈGUE
Vava
!
Le Comte désarme de suite Don Diègue.
DON DIÈGUE
Aha
!
mama
forcefɔʁs
...
a
trahitʁai
...
monmɔ̃
couragekuʁaʒ
!
Don Diègue tombe, accablé, sur un banc.
à  Don Diègue, ironiquement, en s'éloignant
SEIGNEURS
S'il
vousvu
plaîtplɛ
auo
discipledisipl
augusteogyst
Conterkɔ̃te
votrevɔtʁ
histoireistwaʁ
,
ô
seigneursɛɲœʁ
!
Qu'elle
s'arrête
à
l'heure
justeʒyst
u
l'on
vousvu
fitfi
sonsɔ̃
gouverneurguvɛʁnœʁ
!
Entendez-vousɑ̃.tɑ̃dʁ
?
au Comte
SEIGNEURS
Ayonsajɔ̃
pitiépitje
de
sasa
faiblessefɛblɛs
!
ayonsajɔ̃
pitiépitje
!
riant avec dédain
SEIGNEURS
Aha
!
aha
!
aha
!
aha
!
ayonsajɔ̃
pitiépitje
!
seul, anéanti
DON DIÈGUE
O
rageʁaʒ
!
ô
désespoirdezɛspwaʁ
...
ô
vieillessevjejɛs
ennemieɛn.mi
!
Aha
!
pourquoipuʁkwa
n'ai-je
paspa
,
auo
tombeautɔ̃bo
glorieuxglɔʁjø
,
Avantavɑ̃
cettesɛt
infamieɛ̃fami
Rejointʁəʒwɛ̃
lesle
grandgʁɑ̃
aïeuxajø
!
très expressif et soutenu
DON DIÈGUE
Maintenantmɛ̃tnɑ̃
que
jeʒə
viveviv
,
ouu
bienbjɛ̃
que
jeʒə
succombesykɔ̃b
...
De
cetsɛt
affrontafʁɔ̃
gardégaʁde
me
suivrasɥivʁa
le
remordsʁəmɔʁ
!
Ete
j'irai
soussu
le
cielssjɛl
ouu
j'irai
dansdɑ̃
lala
tombetɔ̃b
...
Méprisémepʁize
desde
vivantsvivɑ̃
ouu
repousséʁəpuse
desde
mortsmɔʁ
!
Grand orgue dans la cathédrale.
DON DIÈGUE
LAla
VOIXvwa
de
RODRIGUEʁɔdʁig
Jeʒə
le
jureʒyʁ
!
avec égarement
DON DIÈGUE
Cettesɛt
voixvwa
...
LE
VOIXvwa
de
RODRIGUEʁɔdʁig
Jeʒə
le
jureʒyʁ
!
Rodrigueʁɔdʁig
!
fiévreusement
DON DIÈGUE
Ilil
faudrafodʁa
...
que
j'affronte
...
à
l'instant
...
sonsɔ̃
regardʁəgaʁ
!
Jeʒə
fuiraifɥiʁɛ
...
ô
Dieudjø
!
rougirʁuʒiʁ
devantdəvɑ̃
monmɔ̃
filsfis
!
Maintenantmɛ̃tnɑ̃
que
jeʒə
viveviv
ouu
bienbjɛ̃
que
jeʒə
succombesykɔ̃b
...
De
cetsɛt
affrontafʁɔ̃
gardégaʁde
me
suivrasɥivʁa
le
remordsʁəmɔʁ
!
Ete
j'irai
soussu
le
cielsjɛl
...
ouu
j'irai
dansdɑ̃
lala
tombetɔ̃b
...
Méprisémepʁize
desde
vivantsvivɑ̃
ouu
repousséʁəpuse
desde
mortsmɔʁ
!
ô
rageʁaʒ
!
ô
désespoirdezɛspwaʁ
!
relevant la tête
DON DIÈGUE
Qu'ai-je
ditdi
?
fuirfɥiʁ
monmɔ̃
filsfis
!
Nonnɔ̃
!
nonnɔ̃
!
jeʒə
le
réclameʁeklam
!
Qu'il
viennevjɛn
!
Avecavɛk
monmɔ̃
sangsɑ̃
jeʒə
luilɥi
donnaidɔnɛ
monmɔ̃
âmeam
!
Ete
ce
ferfɛʁ
que
monmɔ̃
brasbʁa
ne
peut
plusply
soutenirsutniʁ
sombre
DON DIÈGUE
Jeʒə
veux
le
mettremɛtʁ
auo
siensjɛ̃
pourpuʁ
vengervɑ̃ʒe
ete
punirpyniʁ
!
(Rodrigue, rayonnant, a paru. -
Don Diègue, s'élance au devant de lui;
avec vigueur)
DON DIÈGUE
Rodrigueʁɔdʁig
,
asa
tuty
dudy
coeurkœʁ
?
avec ardeur
RODRIGUE
Touttu
autreotʁ
que
monmɔ̃
pèrepɛʁ
l'éprouverait
sursyʁ
l'heure
!
DON DIÈGUE
Aha
!
j'aime
tata
colèrekɔlɛʁ
,
monmɔ̃
filsfis
!
anxieux
RODRIGUE
Parlezpaʁle
!
DON DIÈGUE
Onɔ̃
m'a
devantdəvɑ̃
toustu
outragéutʁaʒe
!
Unœ̃
hommeɔm
m'a
frappéfʁape
...
lâchementlaʃmɑ̃
...
auo
visagevizaʒ
!
bondissant
RODRIGUE
Aha
!
monmɔ̃
pèrepɛʁ
!
sonsɔ̃
nomnɔ̃
?
sonsɔ̃
nomnɔ̃
?
DON DIÈGUE
Ete
cetsɛt
outrageutʁaʒ
monmɔ̃
brasbʁa
affaibliafebli
ne
l'a
paspa
vengévɑ̃ʒe
!
avec une fièvre croissante
RODRIGUE
Sonsɔ̃
nomnɔ̃
!
sonsɔ̃
nomnɔ̃
enfinɑ̃fɛ̃
!
Ilil
fautfo
que
jeʒə
l'apprenne
!
DON DIÈGUE
Tuty
connaiskɔnɛ
sasa
valeurvalœʁ
!
vivement
RODRIGUE
Ilil
connaîtrakɔnɛtʁa
lala
miennemjɛn
!
Sonsɔ̃
nomnɔ̃
!
n'hésitez
paspa
!
palpitant
DON DIÈGUE
C'est
le
comtekɔ̃t
de
Gormas
!
avec épouvante
RODRIGUE
Le
pèrepɛʁ
de
Chimène
!
atterré
RODRIGUE
Le
pèrepɛʁ
de
Chimène
!
à  Rodrigue
DON DIÈGUE
C'est
luilɥi
quiki
m'a
frappéfʁape
...
n'as-tu
paspa
entenduɑ̃tɑ̃dy
?
Lala
fortunefɔʁtyn
t'impose
uneyn
épreuveepʁœv
cruellekʁyɛl
.
Mais
plusply
que
tata
douleurdulœʁ
monmɔ̃
offenseɔfɑ̃s
estɛst
mortellemɔʁtɛl
...
N'as-tu
paspa
entenduɑ̃tɑ̃dy
?
Sanssɑ̃
toitwa
notrenɔtʁ
honneurɔnœʁ
estɛst
perdupɛʁdy
!
RODRIGUE
Aha
!
touttu
monmɔ̃
sangsɑ̃
s'est
glacéglase
dansdɑ̃
monmɔ̃
coeurkœʁ
éperduepɛʁdy
!
Devais-tu
m'imposer
,
ô
fortunefɔʁtyn
cruellekʁyɛl
,
Pourpuʁ
lala
premièrepʁəmjɛʁ
épreuveepʁœv
uneyn
épreuveepʁœv
mortellemɔʁtɛl
!
DON DIÈGUE
N'as-tu
paspa
entenduɑ̃tɑ̃dy
?
RODRIGUE
Hélasʼelas
!
touttu
monmɔ̃
bonheurbɔnœʁ
perdupɛʁdy
!
DON DIÈGUE
C'est
luilɥi
m'a
frappéfʁape
!
Monmɔ̃
filsfis
!
n'as-tu
paspa
entenduɑ̃tɑ̃dy
?
C'est
luilɥi
m'a
frappéfʁape
!
Sanssɑ̃
toitwa
touttu
notrenɔtʁ
honneurɔnœʁ
perdupɛʁdy
!
Chimène sort de l'église.
RODRIGUE
Elleɛl
!
s'arrête près de la colonnade du fond
CHIMÈNE
Sermentsɛʁmɑ̃
d'amour
,
promessepʁɔmɛs
éternelleetɛʁnɛl
Jeʒə
t'accepte
ete
jeʒə
n'ai
plusply
d'effroi
!
avec un sanglot
RODRIGUE
Meursmœʁ
enɑ̃
monmɔ̃
âmeam
,
divindivɛ̃
amouramuʁ
!
observant Rodrigue avec anxiété
DON DIÈGUE
Tuty
tremblestʁɑ̃bl
?
tuty
faiblisfɛbli
?
Chimène a passé lentement derrière la colonnade.
revenant à  lui
RODRIGUE
Aha
!
quiki
peut
vivrevivʁ
infâmeɛ̃fam
...
Estɛst
indigneɛ̃diɲ
dudy
jourʒuʁ
!
avec violence
DON DIÈGUE
Meursmœʁ
ouu
parlé
DON DIÈGUE
tuety
!
RODRIGUE
Allonsalɔ̃
!
monmɔ̃
pèrepɛʁ
!
tuty
serassəʁa
vengévɑ̃ʒe
!
DON DIÈGUE
Aha
!
jeʒə
seraisəʁɛ
vengévɑ̃ʒe
!
Acte II
3e Tableau
Une rue à  Burgos
(La nuit. Peu de lune.
A droite le palais du Comte.
RIDEAU
Rodrigue s'avance lentement.)
RODRIGUE
Percépɛʁse
jusquesʒyskə
auo
fondfɔ̃
dudy
coeurkœʁ
D'une
atteinteatɛ̃t
imprévueɛ̃.pʁe.vy
aussiosi
bienbjɛ̃
que
mortellemɔʁtɛl
.
Parpaʁ
l'injuste
rigueurʁigœʁ
d'une
justeʒyst
querellekəʁɛl
Jeʒə
deviensdəvjɛ̃
lala
victimeviktim
,
enɑ̃
étantetɑ̃
le
vengeurvɑ̃ʒœʁ
!
O
Dieudjø
l'étrange
peinepɛn
,
l'étrange
peinepɛn
,
Sisi
prèspʁɛ
de
voirvwaʁ
l'amour
récompenséʁekɔ̃pɑ̃se
!
Enɑ̃
cetsɛt
affrontafʁɔ̃
monmɔ̃
pèrepɛʁ
estɛst
l'offensé
...
Ete
l'offenseur
,
le
pèrepɛʁ
de
Chimène
!
Ilil
vautvo
mieuxmjø
courirkuʁiʁ
auo
trépastʁepa
Que
de
perdrepɛʁdʁ
deux
foisfwa
cellesɛl
quiki
m'est
sisi
chèreʃɛʁ
!
J'attire
enɑ̃
me
vengeantvɑ̃ʒɑ̃
sasa
haineʼɛn
ete
sasa
colèrekɔlɛʁ
,
J'attire
sonsɔ̃
méprismepʁi
enɑ̃
ne
me
vengeantvɑ̃ʒɑ̃
paspa
!
Touttu
redoubleʁədubl
mama
peinepɛn
,
mama
peinepɛn
!
Elleɛl
granditgʁɑ̃di
à
lala
vouloirvulwaʁ
guérirgeʁiʁ
!
Allonsalɔ̃
,
monmɔ̃
âmeam
,
ete
puisqu'il
fautfo
mourirmuʁiʁ
,
Mouronsmuʁɔ̃
dudy
moinsmwɛ̃
sanssɑ̃
offenserɔfɑ̃se
Chimène
!
Il veut s'éloigner.
revenant sur ses pas
RODRIGUE
Nonnɔ̃
!
Jeʒə
doisdwa
touttu
à
monmɔ̃
pèrepɛʁ
avantavɑ̃
qu'à
mama
maîtressemɛtʁɛs
,
Que
jeʒə
meuremœʁ
auo
combatkɔ̃ba
ouu
meuremœʁ
de
tristessetʁistɛs
Jeʒə
rendraiʁɑ̃dʁɛ
monmɔ̃
sangsɑ̃
purpyʁ
commekɔm
jeʒə
l'ai
reçuʁəsy
!
Aha
!
qu'importe
mama
peinepɛn
,
mama
peinepɛn
!
C'est
troptʁo
déjàdeʒa
d'avoir
tanttɑ̃
balancébalɑ̃se
!
Puisqu'aujourd'hui
monmɔ̃
pèrepɛʁ
estɛst
l'offensé
Ete
l'offenseur
le
pèrepɛʁ
de
Chimène
très ferme et très décidé
RODRIGUE
A
moimwa
,
Comtekɔ̃t
,
deux
motsmo
.
LE COMTE
Parlepaʁl
.
RODRIGUE
Ote
moimwa
d'un
doutedut
.
Connais-tu
bienbjɛ̃
Dondɔ̃
Diègue
?
LE COMTE
Ouiwi
.
sans retenir
RODRIGUE
Parlonspaʁlɔ̃
basba
;
écouteekut
...
Sais-tusɛ.ty
que
ce
vieillardvjɛjaʁ
futfy
lala
mêmemɛm
vertuveʁty
,
Lala
vaillancevajɑ̃s
ete
l'honneur
de
sonsɔ̃
tempstɑ̃
?
Le
sais-tusɛ.ty
?
LE COMTE
Peut-êtrepøtɛtʁ
sombre
RODRIGUE
Cettesɛt
ardeuraʁdœʁ
que
dansdɑ̃
lesle
yeux
jeʒə
portepɔʁt
.
Jeʒə
l'ai
prisepʁiz
enɑ̃
sonsɔ̃
coeurkœʁ
ete
sonsɔ̃
sangsɑ̃
estɛst
le
mienmjɛ̃
!
Comtekɔ̃t
,
le
sais-tusɛ.ty
bienbjɛ̃
?
LE COMTE
Que
m'importe
!
RODRIGUE
A
quarterkwaʁ.tɛʁ
paspa
d'ici
jeʒə
te
le
fais
savoirsavwaʁ
.
LE COMTE
Jeuneʒœn
présomptueuxpʁezɔ̃ptɥø
!
RODRIGUE
Parpaʁ
le
sanssɑ̃
t'émouvoir
!
très ferme et fièrement
RODRIGUE
Jeʒə
suissɥi
jeuneʒœn
,
ilil
estɛst
vraivʁɛ
,
mais
auxo
âmesam
bienbjɛ̃
néesne
Lala
valeurvalœʁ
n'attend
paspa
le
nombrenɔ̃bʁ
sans rigueur
RODRIGUE
desde
annéesane
!
LE COMTE
Te
mesurerməzyʁe
à
moimwa
!
RODRIGUE
J'attaque
enɑ̃
témérairetemeʁɛʁ
unœ̃
brasbʁa
toujourstuʒuʁ
vainqueurvɛ̃kœʁ
!
avec vaillance
RODRIGUE
Ouiwi
,
touttu
autreotʁ
que
moimwa
Pourraitpuʁɛ
tremblertʁɑ̃ble
d'effroi
!
J'attaque
enɑ̃
témérairetemeʁɛʁ
Unœ̃
brasbʁa
toujourstuʒuʁ
vainqueurvɛ̃kœʁ
LE COMTE
Vava
!
jeʒə
trembleraistʁɑ̃bləʁɛ
pourpuʁ
toitwa
!
Te
mesurerməzyʁe
à
moimwa
!
Jeʒə
trembleraistʁɑ̃bləʁɛ
pourpuʁ
toitwa
!
Te
mesurerməzyʁe
à
moimwa
!
RODRIGUE
Mais
,
j'aurai
troptʁo
de
forcefɔʁs
ayantajɑ̃
assezase
de
coeurkœʁ
,
Carkaʁ
jeʒə
vengevɑ̃ʒ
monmɔ̃
pèrepɛʁ
!
tirant son épée
RODRIGUE
C'en
estɛst
troptʁo
!
jeʒə
ne
veux
nini
pitiépitje
nini
mercimɛʁsi
!
Marchonsmaʁʃɔ̃
!
marchonsmaʁʃɔ̃
!
LE COMTE
Vava
!
Crainskʁɛ̃
mama
colèrekɔlɛʁ
!
Va-t-en
!
RODRIGUE
Nonnɔ̃
!
nonnɔ̃
!
Assezase
de
honteʼɔ̃t
!
l'épée
enɑ̃
mainmɛ̃
!
LE COMTE
Va-t-en
!
Retire-toi
d'ici
!
RODRIGUE
Nonnɔ̃
!
c'est
troptʁo
discourirdiskuʁiʁ
Allonsalɔ̃
!
LE COMTE
Es-tu
doncdɔ̃k
lasla
de
vivrevivʁ
?
RODRIGUE
As-tu
peurpœʁ
de
mourirmuʁiʁ
?
tirant son épée
LE COMTE
Témérairetemeʁɛʁ
!
RODRIGUE
Ouiwi
,
touttu
autreotʁ
que
moimwa
Pourraitpuʁɛ
tremblertʁɑ̃ble
d'effroi
!
J'attaque-en
témérairetemeʁɛʁ
Unœ̃
brasbʁa
toujourstuʒuʁ
vainqueurvɛ̃kœʁ
!
Mais
j'aurai
troptʁo
de
forcefɔʁs
ayantajɑ̃
assezase
de
coeurkœʁ
,
Carkaʁ
jeʒə
vengevɑ̃ʒ
monmɔ̃
pèrepɛʁ
!
Allonsalɔ̃
!
allonsalɔ̃
!
l'épée
enɑ̃
mainmɛ̃
!
LE COMTE
Vava
!
dispensedispɑ̃s
mama
valeurvalœʁ
D'un
combatkɔ̃ba
inégalinegal
ete
pourpuʁ
moimwa
sanssɑ̃
bonheurbɔnœʁ
!
Témérairetemeʁɛʁ
!
Jeʒə
trembletʁɑ̃bl
pourpuʁ
toitwa
!
Crainskʁɛ̃
mama
colèrekɔlɛʁ
!
Allonsalɔ̃
!
allonsalɔ̃
!
l'épée
enɑ̃
mainmɛ̃
!
Ils se battent.
LE COMTE
Aha
!
tontɔ̃
brasbʁa
estɛst
fortfɔʁ
commekɔm
tontɔ̃
âmeam
estɛst
fièrefjɛʁ
!
RODRIGUE
Mesme
pareilspaʁɛj
à
deux
foisfwa
ne
se
fontfɔ̃
paspa
connaîtrekɔnɛtʁ
!
Ete
pourpuʁ
leurslœʁ
coupsku
d'essai
veulentvøl
desde
coupsku
de
maîtremɛtʁ
!
Rodrigue transperçant Le Comte.
à  volonté, tombe frappé
LE COMTE
Aha
!
avec désespoir
RODRIGUE
Dieudjø
dudy
cielsjɛl
!
qu'ai-je
fait
?
sans rigueur
RODRIGUE
jeʒə
n'ai
plusply
qu'à
mourirmuʁiʁ
!
Divers groupes accourant à  la hâte de plusieurs côtés à  la fois.
RODRIGUE
PEUPLEpœpl
,
SEIGNEURSsɛɲœʁ
ete
VALETSvalɛ
premier groupes
RODRIGUE
Unœ̃
combatkɔ̃ba
!
d'autres groupes
RODRIGUE
Unœ̃
combatkɔ̃ba
!
unis
RODRIGUE
Que
s'est-il
passépase
?
Regardezʁəgaʁde
!
la
!
le
Comtekɔ̃t
!
notrenɔtʁ
maîtremɛtʁ
!
mortellementmɔʁtɛlmɑ̃
blesséblese
!
d'autres groupes
RODRIGUE
Qu'est-ce
doncdɔ̃k
?
que
s'est-il
passépase
?
d'autres groupes
RODRIGUE
Ilil
respireʁɛspiʁ
encoreɑ̃kɔʁ
peut
êtreɛtʁ
?
les groupes réunis
RODRIGUE
Nonnɔ̃
!
Don Diègue est accouru, accompagné de quelques amis.
RODRIGUE
Sonsɔ̃
coeurkœʁ
estɛst
déjàdeʒa
glacéglase
!
DON DIÈGUE
Gormas
n'est
plusply
!
aux Seigneurs, ses amis
DON DIÈGUE
Amisami
,
dontdɔ̃
le
couragekuʁaʒ
S'offrait
à
vengervɑ̃ʒe
monmɔ̃
outrageutʁaʒ
,
Vousvu
le
voyezvwaje
:
monmɔ̃
filsfis
vousvu
avaitavɛ
devancésdəvɑ̃se
!
à  son fils
DON DIÈGUE
Rodrigueʁɔdʁig
!
mesme
affrontsafʁɔ̃
parpaʁ
toitwa
,
sontsɔ̃
effacésefase
!
Ils s'embrassent, attendri
DON DIÈGUE
Jeʒə
t'ai
donnédɔne
lala
vievi
ete
tuty
me
rendsʁɑ̃
lala
gloireglwaʁ
!
Des valets emportent le corps du Comte dans son palais.
à  son père; avec une douleur encore contenue
RODRIGUE
Quandkɑ̃
vousvu
revientʁəvjɛ̃
l'honneur
raviʁavi
Je ne me repens point de vous avoir servi...
DON DIÈGUE
Ô
monmɔ̃
filsfis
!
RODRIGUE
Mais
laissezlɛse
moimwa
pleurerplœʁe
mama
cruellekʁyɛl
victoireviktwaʁ
!
DON DIÈGUE
O
monmɔ̃
cherʃɛʁ
filsfis
!
RODRIGUE
Pourpuʁ
vousvu
j'ai
touttu
perdupɛʁdy
!
tendre
DON DIÈGUE
O
monmɔ̃
filsfis
!
avec emportement, très déclamé
DON DIÈGUE
Ce
que
jeʒə
vousvu
devaisdəvɛ
en sanglotant
DON DIÈGUE
jeʒə
vousvu
l'ai
bienbjɛ̃
renduʁɑ̃dy
!
parait sur l'escalier, pâle, échevelée
CHIMÈNE
Mortmɔʁ
!
mortmɔʁ
!
à  volonté
CHIMÈNE
Quiki
l'a
frappéfʁape
!
Aha
!
jeʒə
le
jureʒyʁ
Parpaʁ
le
cielsjɛl
,
parpaʁ
le
sangsɑ̃
de
l'horrible
blessureblesyʁ
,
Celui-làsə.lɥi.la
...
quelqu'il
soitswa
jeʒə
veux
le
frapperfʁape
de
mama
mainmɛ̃
!
VOIX DANS LE PALAIS DU COMTE
Requiemʁekɥijɛm
dona
eiø.i
sempiternam
Dominedɔmin
.
avec désespoir
CHIMÈNE
O
monmɔ̃
pèrepɛʁ
!
avec des sanglots et comme se parlant à  elle même
CHIMÈNE
Sisi
grandgʁɑ̃
!
sisi
glorieuxglɔʁjø
ete
sisi
bonbɔ̃
!
Ce
matinmatɛ̃
commekɔm
avecavɛk
de
douxdu
yeux
Ilil
disaitdizɛ
:
Monmɔ̃
enfantɑ̃fɑ̃
peut
l'aimer
ete
me
plaireplɛʁ
!
VOIX DANS LE PALAIS DU COMTE
Requiemʁekɥijɛm
dona
eiø.i
sempiternam
Dominedɔmin
.
avec fièvre, se redressant farouche
CHIMÈNE
Nonnɔ̃
!
paspa
d'oubli
...
nini
de
pardonpaʁdɔ̃
!
à  la foule
CHIMÈNE
Mais
répondez-moi
doncdɔ̃k
!
ilil
fautfo
que
l'on
me
nommenɔm
Le
meurtriermœʁtʁije
!
(Silence général - Chimène va de l'un à  l'autre;
à  l'un des assistants avec anxiété.)
CHIMÈNE
C'est
toitwa
?
à  un autre
CHIMÈNE
Nonnɔ̃
!
tuty
l'aimais
!
à  un autre
CHIMÈNE
C'est
toitwa
?
peut-êtrepøtɛtʁ
?
Aha
!
tuty
n'aurais
jamaisʒamɛ
euy
ce
couragekuʁaʒ
!
à  au autre
CHIMÈNE
Toitwa
?
avec une rage croissante
CHIMÈNE
le
nomnɔ̃
de
cetsɛt
hommeɔm
Quiki
m'a
prispʁi
monmɔ̃
bonheurbɔnœʁ
,
monmɔ̃
orgueilɔʁgœj
,
monmɔ̃
appuiapɥi
!
Parlezpaʁle
!
parlezpaʁle
!
(Elle arrive devant Rodrigue et pousse un cri en le voyant si pâle
et si accablé; elle a tout compris.)
CHIMÈNE
Aha
!
Cielsjɛl
!
luilɥi
!
Rodrigueʁɔdʁig
!
C'est
luilɥi
!
Elle tombe évanouie; sans voix
CHIMÈNE
luilɥi
!
VOIX DANS LE PALAIS DU COMTE
Requiemʁekɥijɛm
dona
eiø.i
sempiternam
Dominedɔmin
.
Fin du 3e Tableau.
4me Tableau
Le grande place de Burgos
(A gauche, le palais du Roi - Journée de printemps -
Clair soleil - Danses populaires - Foule.
Tableau très animé dès le lever du Rideau.
RIDEAU.
Danses.)
LA FOULE
Aha
!
Jourʒuʁ
bénitbeni
!
jourʒuʁ
de
largesselaʁʒɛs
,
D'espérance
ete
de
gaîtégɛte
!
Aha
!
Nosno
coeurskœʁ
sontsɔ̃
pleinsplɛ̃
d'allégresse
!
Le
cielsjɛl
estɛst
pleinplɛ̃
de
clartéklaʁte
!
Aha
!
Jourʒuʁ
bénitbeni
!
jourʒuʁ
de
largesselaʁʒɛs
,
D'espérance
ete
de
gaîtégɛte
!
Vivatviva
!
(L'Infanta paraît et va de groupe en groupe,
suivie de Moines et de Jeunes Filles.)
à  un groupe de vieillards et d'enfants
L'INFANTA
Plusply
de
tourmentstuʁmɑ̃
ete
plusply
de
peinepɛn
Auo
jourʒuʁ
attenduatɑ̃dy
sisi
longtempslɔ̃tɑ̃
!
Le
printempspʁɛ̃tɑ̃
sanssɑ̃
lala
joieʒwa
humaineymɛn
Serait-il
encorɑ̃.kɔʁ
le
printempspʁɛ̃tɑ̃
?
distribuant des aumônes
L'INFANTA
Prenezpʁəne
,
c'est
Dieudjø
quiki
vousvu
le
donnedɔn
,
Alléluiaaleluja
!
Dieudjø
jamaisʒamɛ
ne
nousnu
abandonneabɑ̃dɔn
Quandkɑ̃
jamaisʒamɛ
onɔ̃
ne
l'oublia
!
Alléluiaaleluja
!
LESle
JEUNESʒœn
FILLESfij
ete
LESle
MOINESmwan
Alléluiaaleluja
!
Un groupe de fiancés s'approche de l'Infanta; aux fiancés
L'INFANTA
Allezale
enɑ̃
paix
,
vousvu
que
l'on
aimeɛm
,
Allezale
,
enɑ̃
vousvu
donnantdɔnɑ̃
lala
mainmɛ̃
!
N'avez-vous
paspa
le
bienbjɛ̃
suprêmesypʁɛm
Que
d'autres
coeurskœʁ
cherchentʃɛʁʃ
enɑ̃
vainvɛ̃
?
L'amour
,
c'est
Dieudjø
quiki
nousnu
le
donnedɔn
!
Alléluiaaleluja
!
Gardezgaʁde
ce
trésortʁezɔʁ
quiki
rayonneʁɛjɔn
Ete
que
le
cielsjɛl
vousvu
confiakɔ̃fja
!
Alléluiaaleluja
!
L'INFANTA
,
LESle
JEUNESʒœn
FILLESfij
ete
LESle
MOINESmwan
Alléluiaaleluja
!
Alléluiaaleluja
!
Alléluiaaleluja
!
Alléluiaaleluja
!
(L'Infanta s'éloigne suivie des Moines -
La place est envahie par des groupes joyeux.)
LA FOULE
Accourezakuʁe
!
accourezakuʁe
!
accourezakuʁe
!
Accourezakuʁe
!
Sagessaʒ
ete
fousfu
,
venezvəne
avecavɛk
nousnu
!
Sagessaʒ
ete
fousfu
,
venezvəne
avecavɛk
nousnu
Venezvəne
!
venezvəne
!
venezvəne
!
venezvəne
!
CASTILLANE
ANDALOUSE
ARAGONAISE
AUBADE
CATALANE
MADRILENE
NAVARRAISE
LA FOULE
Alza
!
Alza
!
Alza
!
Alza
!
(Le Roi paraît sur le seuil du palais:
L'Infanta vient à  sa rencontre.)
LA FOULE
Le
Roiʁwa
!
le
Roiʁwa
!
le
Roiʁwa
!
Salutsaly
à
notrenɔtʁ
maîtremɛtʁ
,
Auo
généreuxʒeneʁø
ete
douxdu
Seigneursɛɲœʁ
!
Salutsaly
!
salutsaly
!
salutsaly
!
salutsaly
!
L'INFANTE
Monmɔ̃
pèrepɛʁ
!
Aha
!
que
j'ai
de
douceurdusœʁ
A
voirvwaʁ
toujourstuʒuʁ
,
quandkɑ̃
vousvu
daignezdeɲe
paraîtrepaʁɛtʁ
,
Ce
peuplepœpl
sisi
joyeuxʒwajø
sursyʁ
vosvo
paspa
accourirakuʁiʁ
!
LE ROI
Desde
respectsʁɛspɛ
,
de
l'amour
qu'il
témoignetemwaɲ
à
toutetut
heureœʁ
,
Mama
fillefij
,
jeʒə
vousvu
doisdwa
uneyn
partpaʁ
...
lala
meilleuremɛjœʁ
!
Jeʒə
fais
craindrekʁɛ̃dʁ
mama
loilwa
,
vousvu
lala
faitesfɛt
chérirʃeʁiʁ
!
LA FOULE
Salutsaly
!
salutsaly
!
accourant éperdue
CHIMÈNE
Justiceʒystis
!
Justiceʒystis
!
Justiceʒystis
!
Onɔ̃
a
tuétɥe
monmɔ̃
pèrepɛʁ
!
Mouvement général de surprise et d'horreur
LE ROI
Dieudjø
!
L'INFANTA
,
LESle
AMISami
DUdy
COMTEkɔ̃t
ete
LAla
FOULEful
Dieudjø
!
CHIMÈNE
Jeʒə
me
jetteʒɛt
à
vosvo
piedspje
!
j'embrasse
vosvo
genouxʒənu
!
Siresiʁ
!
écoutezekute
mama
prièrepʁijɛʁ
!
Vengezvɑ̃ʒe
ce
noblenɔbl
sangsɑ̃
quiki
fumaitfymɛ
de
courrouxkuʁu
De
se
voirvwaʁ
répanduʁepɑ̃dy
pourpuʁ
d'autres
quiki
pourpuʁ
vousvu
!
L'INFANTE
,
LESle
AMISami
DUdy
COMTEkɔ̃t
ete
LAla
FOULEful
Justiceʒystis
!
J'implore
tata
justiceʒystis
...
O
Roiʁwa
!
jeʒə
lala
réclameʁeklam
!
Ilil
n'a
paspa
hésitéezite
,
luilɥi
,
pourpuʁ
briserbʁize
monmɔ̃
âmeam
!
Nini
pitiépitje
,
nini
pardonpaʁdɔ̃
,
jamaisʒamɛ
,
pourpuʁ
cetsɛt
infâmeɛ̃fam
!
LE ROI
Ete
de
quiki
faut-il
doncdɔ̃k
que
jeʒə
tiretiʁ
vengeancevɑ̃ʒɑ̃s
?
CHIMÈNE
De
Rodrigueʁɔdʁig
!
L'INFANTE
,
LESle
AMISami
DUdy
COMTEkɔ̃t
ete
LAla
FOULEful
Rodrigueʁɔdʁig
!
douloureusement
LE ROI
Aha
!
j'attendais
ce
nomnɔ̃
!
Ilil
n'est
paspa
de
ceux-làsø.la
quiki
gardentgaʁd
uneyn
offenseɔfɑ̃s
!
CHIMÈNE
Siresiʁ
!
Jeʒə
l'ai
juréʒyʁe
!
Nini
pitiépitje
!
Nini
pardonpaʁdɔ̃
!
avec véhémence
CHIMÈNE
Lorsquelɔʁskə
j'irai
dansdɑ̃
l'ombre
.
Auxo
plispli
d'un
voilevwal
sombresɔ̃bʁ
Cachantkaʃɑ̃
monmɔ̃
frontfʁɔ̃
ternitɛʁni
.
Faudra-t-il
doncdɔ̃k
que
jeʒə
le
voievwa
Passerpase
,
ivreivʁ
de
joieʒwa
Ete
d'orgueil
impuniɛ̃pyni
?
Nini
pitiépitje
...
nini
pardonpaʁdɔ̃
...
Jamaisʒamɛ
pourpuʁ
cetsɛt
infâmeɛ̃fam
!
Tuty
serassəʁa
monmɔ̃
soutiensutjɛ̃
Nini
pitiépitje
...
nini
pardonpaʁdɔ̃
!
O
Roiʁwa
!
c'est
enɑ̃
toitwa
que
j'espère
!
Frappe-le
!
Écouteekut
mama
prièrepʁijɛʁ
à  volonté, sans rigueur de mesurer; très déclamé
CHIMÈNE
Frappe-le
!
frappe-le
!
frappe-le
!
Ilil
a
tuétɥe
monmɔ̃
pèrepɛʁ
!
(qui a paru sur les dernières paroles de Chimène,
s'avançant la main posée sur l'épaule de Rodrigue)
DON DIÈGUE
Ilil
a
vengévɑ̃ʒe
le
siensjɛ̃
!
LESle
AMISami
DUdy
COMTEkɔ̃t
ete
TÉNORStenɔʁ
DE
LAla
FOULEful
Malheurmalœʁ
à
luilɥi
!
Justiceʒystis
!
punissezpynise
tanttɑ̃
d'audace
!
Malheurmalœʁ
à
luilɥi
!
Malheurmalœʁ
à
luilɥi
!
Malheurmalœʁ
!
LESle
AMISami
DE
DONdɔ̃
DIÈGUE
ete
SOPRANOSsɔpʁano
ete
BASSESbas
DE
LAla
FOULEful
Honneurɔnœʁ
à
luilɥi
!
Grâcegʁas
!
pardonnezpaʁdɔne
sasa
valeurvalœʁ
!
Honneurɔnœʁ
à
luilɥi
!
Honneurɔnœʁ
!
à  Don Diègue, avec calme
LE ROI
Vousvu
,
Dondɔ̃
Diègue
,
parlezpaʁle
!
sombre et amer
DON DIÈGUE
Qu'on
estɛst
dignediɲ
d'envie
Lorsqu'en
perdantpɛʁdɑ̃
lala
forcefɔʁs
onɔ̃
perdpɛʁ
aussiosi
lala
vievi
!
avec abattement
DON DIÈGUE
Jeʒə
me
voisvwa
aujourd'hui
,
pourpuʁ
avoiravwaʁ
troptʁo
vécuveky
,
Recevoirʁəsəvwaʁ
unœ̃
affrontafʁɔ̃
ete
demeurerdəmœʁe
vaincuvɛ̃ky
!
avec orgueil
DON DIÈGUE
Moimwa
,
dontdɔ̃
lesle
longslɔ̃
travauxtʁavo
ontɔ̃
acquisaki
tanttɑ̃
de
gloireglwaʁ
!
Moimwa
!
que
jadisʒadis
partoutpaʁtu
a
suivisɥivi
lala
victoireviktwaʁ
!
avec fierté
DON DIÈGUE
Rodrigueʁɔdʁig
estɛst
monmɔ̃
filsfis
!
unœ̃
filsfis
dignediɲ
de
moimwa
,
Dignediɲ
de
sonsɔ̃
payspei
,
ete
dignediɲ
de
sonsɔ̃
roiʁwa
!
Sisi
Chimène
se
plaintplɛ̃
qu'il
a
tuétɥe
sonsɔ̃
pèrepɛʁ
...
Ilil
ne
l'eut
jamaisʒamɛ
fait
sisi
jeʒə
l'eusse
pupy
fairefɛʁ
!
Siresiʁ
!
Immolezimɔle
doncdɔ̃k
celuisəlɥi
que
lesle
ansɑ̃
vontvɔ̃
ravirʁaviʁ
...
Ete
conservezkɔ̃sɛʁve
pourpuʁ
vousvu
pourpuʁ
vousvu
le
brasbʁa
quiki
peut
servirsɛʁviʁ
!
Satisfaitessatisfɛt
Chimène
,
Jeʒə
consenskɔ̃sɑ̃
à
mama
peinepɛn
...
Ete
loinlwɛ̃
de
murmurermyʁmyʁe
d'un
rigoureuxʁiguʁø
décretdekʁɛ
Mourantmuʁɑ̃
sanssɑ̃
déshonneurdezɔnœʁ
jeʒə
mourraimuʁːɛ
sanssɑ̃
regretʁəgʁɛ
!
implacable
CHIMÈNE
Siresiʁ
!
monmɔ̃
pèrepɛʁ
estɛst
mortmɔʁ
!
J'en
demandedəmɑ̃d
vengeancevɑ̃ʒɑ̃s
!
L'INFANTE, DON DIÈGUE, AMIS DE DON DIÈGUE
CHIMÈNE
Nonnɔ̃
!
l'honneur
le
défenddefɑ̃
!
nonnɔ̃
l'honneur
le
défenddefɑ̃
!
le
défenddefɑ̃
!
AMISami
DUdy
COMTEkɔ̃t
ete
LAla
FOULEful
Ouiwi
!
le
sangsɑ̃
veut
dudy
sangsɑ̃
!
ouiwi
!
le
sangsɑ̃
veut
dudy
sangsɑ̃
!
veut
dudy
sangsɑ̃
!
dans le plus grand trouble, plus modéré
RODRIGUE
O
tourmenttuʁmɑ̃
...
de
lala
voirvwaʁ
!
O
douleurdulœʁ
...
de
l'entendre
!
Commekɔm
ilil
estɛst
loinlwɛ̃
de
moimwa
le
bonheurbɔnœʁ
attenduatɑ̃dy
!
A
quoikwa
bonbɔ̃
résisterʁeziste
!
Ete
pourquoipuʁkwa
me
défendredefɑ̃dʁ
?
A
jamaisʒamɛ
entreɑ̃tʁ
nousnu
estɛst
le
sangsɑ̃
répanduʁepɑ̃dy
!
Aha
!
pourquoipuʁkwa
me
défendredefɑ̃dʁ
!
O
tourmenttuʁmɑ̃
de
lala
voirvwaʁ
,
ô
douleurdulœʁ
de
l'entendre
!
Commekɔm
ilil
estɛst
loinlwɛ̃
de
nousnu
le
bonheurbɔnœʁ
attenduatɑ̃dy
!
A
quoikwa
bonbɔ̃
résisterʁeziste
?
ete
pourquoipuʁkwa
me
défendredefɑ̃dʁ
!
Pour toujours entre nous est le sang répandu,
RODRIGUE
C'est
le
sangsɑ̃
répanduʁepɑ̃dy
!
L'INFANTE
Nonnɔ̃
!
l'honneur
le
défenddefɑ̃
!
Lesle
voilàvwala
séparéssepaʁe
parpaʁ
le
sangsɑ̃
!
C'est
pourpuʁ
moimwa
le
bonheurbɔnœʁ
quiki
revientʁəvjɛ̃
!
Nonnɔ̃
!
l'honneur
le
défenddefɑ̃
!
Aha
!
jeʒə
senssɑ̃s
malgrémalgʁe
moimwa
...
touttu
monmɔ̃
coeurkœʁ
se
reprendreʁəpʁɑ̃dʁ
A
l'espoir
d'un
bonheurbɔnœʁ
quiki
m'était
défendudefɑ̃dy
!
Que
sévèresevɛʁ
ouu
clémentklemɑ̃
soitswa
l'arrêt
qu'il
fautfo
rendreʁɑ̃dʁ
,
Lesle
voilàvwala
séparéssepaʁe
parpaʁ
le
sangsɑ̃
répanduʁepɑ̃dy
!
Lesle
voilàvwala
séparéssepaʁe
!
Aha
!
que
sévèresevɛʁ
ouu
clémentklemɑ̃
soitswa
l'arrêt
qu'il
fautfo
rendreʁɑ̃dʁ
,
Lesle
voilàvwala
séparéssepaʁe
parpaʁ
le
sangsɑ̃
!
Aha
!
Lesle
voilàvwala
séparéssepaʁe
parpaʁ
le
sangsɑ̃
répanduʁepɑ̃dy
!
parpaʁ
le
sangsɑ̃
répanduʁepɑ̃dy
!
Lesle
voilàvwala
séparéssepaʁe
parpaʁ
le
sangsɑ̃
répanduʁepɑ̃dy
!
Mais
l'honneur
le
défenddefɑ̃
!
le
défenddefɑ̃
!
avec le plus grand trouble
CHIMÈNE
Rienʁjɛ̃
ne
peut
le
sauversove
!
Rienʁjɛ̃
ne
doitdwa
le
défendredefɑ̃dʁ
!
Jeʒə
tiendraitjɛ̃dʁɛ
le
sermentsɛʁmɑ̃
parpaʁ
le
cielsjɛl
entenduɑ̃tɑ̃dy
!
Rienʁjɛ̃
ne
peut
le
sauversove
!
Rienʁjɛ̃
ne
doitdwa
le
défendredefɑ̃dʁ
!
Quiki
pourraitpuʁɛ
hésiterezite
dansdɑ̃
l'arrêt
qu'il
fautfo
rendreʁɑ̃dʁ
?
N'est-il
paspa
réclaméʁeklame
parpaʁ
le
sangsɑ̃
répanduʁepɑ̃dy
?
Cetsɛt
arrêtaʁɛ
n'est-il
paspa
réclaméʁeklame
parpaʁ
le
sangsɑ̃
répanduʁepɑ̃dy
!
Rienʁjɛ̃
ne
peut
le
défendredefɑ̃dʁ
!
Cetsɛt
arrêtaʁɛ
n'est-il
paspa
réclaméʁeklame
parpaʁ
le
sangsɑ̃
répanduʁepɑ̃dy
!
Rienʁjɛ̃
ne
doitdwa
le
sauversove
,
rienʁjɛ̃
ne
peut
le
défendredefɑ̃dʁ
Jeʒə
tiendraitjɛ̃dʁɛ
le
sermentsɛʁmɑ̃
parpaʁ
le
cielsjɛl
entenduɑ̃tɑ̃dy
!
Quiki
pourraitpuʁɛ
hésiterezite
dansdɑ̃
l'arrêt
qu'il
fautfo
rendreʁɑ̃dʁ
?
N'est-il
paspa
réclaméʁeklame
parpaʁ
le
sangsɑ̃
!
Aha
!
N'est-il
paspa
réclaméʁeklame
parpaʁ
le
sangsɑ̃
répanduʁepɑ̃dy
?
Rienʁjɛ̃
ne
peut
le
sauversove
!
jeʒə
tiendraitjɛ̃dʁɛ
le
sermentsɛʁmɑ̃
parpaʁ
le
cielsjɛl
entenduɑ̃tɑ̃dy
!
DON DIÈGUE
Parpaʁ
l'honneur
qu'il
servaitsɛʁvɛ
ete
qu'il
a
susy
défendredefɑ̃dʁ
,
Que
Rodrigueʁɔdʁig
à
sonsɔ̃
tourtuʁ
soitswa
aussiosi
défendudefɑ̃dy
!
Unœ̃
affrontafʁɔ̃
à
punirpyniʁ
veut
dudy
sangsɑ̃
à
répandreʁepɑ̃dʁ
,
Ete
l'arrêt
sanssɑ̃
terreurtɛʁœʁ
estɛst
parpaʁ
nousnu
attenduatɑ̃dy
!
Carkaʁ
c'est
l'honneur
!
C'est
l'honneur
qu'il
servaitsɛʁvɛ
!
Que
Rodrigueʁɔdʁig
à
sonsɔ̃
tourtuʁ
soitswa
parpaʁ
luilɥi
défendudefɑ̃dy
!
C'est
l'honneur
qu'il
servaitsɛʁvɛ
!
Que
Rodrigueʁɔdʁig
à
sonsɔ̃
tourtuʁ
soitswa
parpaʁ
luilɥi
défendudefɑ̃dy
!
Soiswa
parpaʁ
luilɥi
défendudefɑ̃dy
!
Que
Rodrigueʁɔdʁig
à
sonsɔ̃
tourtuʁ
soitswa
aussiosi
défendudefɑ̃dy
!
Ouiwi
l'honneur
le
défenddefɑ̃
!
le
défenddefɑ̃
!
LES AMIS DE DON DIÈGUE
Nonnɔ̃
!
l'honneur
le
défenddefɑ̃
!
Nonnɔ̃
!
l'honneur
le
défenddefɑ̃
!
le
défenddefɑ̃
!
Unœ̃
affrontafʁɔ̃
veut
dudy
sangsɑ̃
!
Ete
l'honneur
le
défenddefɑ̃
!
Aha
!
Rodrigueʁɔdʁig
à
sonsɔ̃
tourtuʁ
,
Ouiwi
!
serasəʁa
défendudefɑ̃dy
!
C'est
l'honneur
...
C'est
l'honneur
...
qu'il
servaitsɛʁvɛ
!
qu'il
servaitsɛʁvɛ
!
C'est
l'honneur
qu'il
servaitsɛʁvɛ
ete
qu'il
a
susy
défendredefɑ̃dʁ
!
Touttu
affrontafʁɔ̃
à
punirpyniʁ
veut
dudy
sangsɑ̃
à
répandreʁepɑ̃dʁ
,
Ete
l'honneur
estɛst
toujourstuʒuʁ
desde
vaillantsvajɑ̃
entenduɑ̃tɑ̃dy
!
C'est
l'honneur
qu'il
servaitsɛʁvɛ
!
Ouiwi
!
c'est
l'honneur
!
Que
Rodrigueʁɔdʁig
à
sonsɔ̃
tourtuʁ
soitswa
parpaʁ
luilɥi
défendudefɑ̃dy
!
C'est
l'honneur
qu'il
servaitsɛʁvɛ
!
Que
Rodrigueʁɔdʁig
à
sonsɔ̃
touttu
soitswa
parpaʁ
luilɥi
défendudefɑ̃dy
!
Soiswa
parpaʁ
luilɥi
défendudefɑ̃dy
!
Que
Rodrigueʁɔdʁig
à
sonsɔ̃
touttu
soitswa
aussiosi
luilɥi
défendudefɑ̃dy
!
Ouiwi
,
l'honneur
le
défenddefɑ̃
!
le
défenddefɑ̃
!
LESle
AMISami
DUdy
COMTEkɔ̃t
ete
LAla
FOULEful
Ouiwi
!
le
sangsɑ̃
veut
dudy
sangsɑ̃
!
Ouiwi
!
le
sangsɑ̃
veut
dudy
sangsɑ̃
!
veut
dudy
sangsɑ̃
!
Rigoureuxʁiguʁø
soitswa
l'arrêt
attenduatɑ̃dy
!
Ete
Rodrigueʁɔdʁig
estɛst
à
jamaisʒamɛ
perdupɛʁdy
!
Ouiwi
!
le
sangsɑ̃
veut
dudy
sangsɑ̃
!
Ilil
n'est
plusply
celui-làsə.lɥi.la
quiki
savaitsavɛ
nousnu
défendredefɑ̃dʁ
!
Ilil
n'est
plusply
celui-làsə.lɥi.la
!
Ouiwi
!
le
sangsɑ̃
veut
dudy
sangsɑ̃
!
Ilil
osaoza
le
répandreʁepɑ̃dʁ
!
Ete
Rodrigueʁɔdʁig
à
jamaisʒamɛ
parpaʁ
sonsɔ̃
crimekʁim
estɛst
perdupɛʁdy
!
Rigoureuxʁiguʁø
soitswa
l'arrêt
!
Ete
Rodrigueʁɔdʁig
à
jamaisʒamɛ
parpaʁ
sonsɔ̃
crimekʁim
estɛst
perdupɛʁdy
!
Qu'il
soitswa
perdupɛʁdy
!
à
jamaisʒamɛ
!
à
jamaisʒamɛ
!
Sisi
le
sangsɑ̃
veut
dudy
sangsɑ̃
que
Rodrigueʁɔdʁig
à
jamaisʒamɛ
soitswa
perdupɛʁdy
!
à
jamaisʒamɛ
!
Carkaʁ
le
sangsɑ̃
veut
dudy
sangsɑ̃
!
frappe-le
!
Frappe-le
!
frappe-le
!
carkaʁ
le
sangsɑ̃
veut
dudy
sangsɑ̃
!
LE ROI
Parpaʁ
le
jugeʒyʒ
éterneletɛʁnɛl
que
jeʒə
soisswa
entenduɑ̃tɑ̃dy
!
Sisi
le
sangsɑ̃
veut
dudy
sangsɑ̃
!
S'il
osaoza
le
répandreʁepɑ̃dʁ
...
Aha
!
jeʒə
doutedut
ete
jeʒə
trembletʁɑ̃bl
à
l'arrêt
qu'il
fautfo
rendreʁɑ̃dʁ
.
Parpaʁ
le
jugeʒyʒ
éterneletɛʁnɛl
que
jeʒə
soisswa
entenduɑ̃tɑ̃dy
!
Aha
!
Parpaʁ
le
jugeʒyʒ
éterneletɛʁnɛl
que
jeʒə
soisswa
entenduɑ̃tɑ̃dy
!
Aha
!
carkaʁ
jeʒə
doutedut
ete
jeʒə
trembletʁɑ̃bl
à
l'arrêt
qu'il
fautfo
rendreʁɑ̃dʁ
!
Parpaʁ
le
jugeʒyʒ
éterneletɛʁnɛl
que
jeʒə
soisswa
entenduɑ̃tɑ̃dy
!
O
monmɔ̃
Dieudjø
!
Sisi
le
sangsɑ̃
veut
dudy
sangsɑ̃
parpaʁ
l'honneur
N'est-il
paspa
défendudefɑ̃dy
?
Ouiwi
,
l'honneur
le
défenddefɑ̃
!
Appels de trompettes au loin.
avec surprise
LE ROI
Ces
appelsapɛl
!
Qu'est-ce
doncdɔ̃k
?
tous regardent
LA FOULE
Siresiʁ
!
unœ̃
cavalierkavalje
mauremɔʁ
!
Paraît un cavalier, suivi de quelques soldats maures
LE ROI
Unœ̃
envoyéɑ̃vwaje
de
Boabdil
!
l'infidèle
!
Ose-t-il
devantdəvɑ̃
moimwa
paraîtrepaʁɛtʁ
encoreɑ̃kɔʁ
?
L'ENVOYE MAURE
O
Roiʁwa
!
Boabdil
notrenɔtʁ
maîtremɛtʁ
ete
l'Élu
dudy
prophètepʁɔfɛt
.
Lassélase
de
sonsɔ̃
reposʁəpo
que
vousvu
nommieznɔmje
retraiteʁətʁɛt
,
A
reprisʁəpʁi
le
cheminʃmɛ̃
quiki
mènemɛn
à
teste
étatseta
Ete
parpaʁ
mama
voixvwa
t'appelle
à
de
nouveauxnuvo
combatskɔ̃ba
!
mouvement dans la foule
fièrement à  l'Envoyé Maure
LE ROI
Puisquepɥiskə
tontɔ̃
maîtremɛtʁ
à
lala
défaitedefɛt
veut
ramenerʁamne
sesse
compagnonskɔ̃paɲɔ̃
,
Retourneʁətuʁn
sursyʁ
teste
paspa
!
Dis-lui
que
nousnu
venonsvənɔ̃
!
LE
ROIʁwa
ete
LAla
FOULEful
les 2 Groupes des Seigneurs avec la foule
LE ROI
Retourneʁətuʁn
versvɛʁ
lesle
tienstjɛ̃
!
Dis-leur
que
nousnu
venonsvənɔ̃
!
Quantkɑ̃
auo
nombrenɔ̃bʁ
de
ceux
quiki
tententtɑ̃t
l'aventure
Peu
nousnu
importeɛ̃pɔʁt
,
carkaʁ
nousnu
savonssavɔ̃
,
jeʒə
te
jureʒyʁ
!
Ce
qu'il
enɑ̃
resteraʁɛstəʁa
quandkɑ̃
nousnu
auronsɔʁɔ̃
passépase
!
LE
ROIʁwa
ete
LAla
FOULEful
Ilil
n'en
resteraʁɛstəʁa
plusply
,
quandkɑ̃
nousnu
auronsɔʁɔ̃
passépase
!
(L'Envoyé Maure s'éloigne avec son escorte;
en adressant un dernier geste de défi; long silence)
gravement à  ses gentilshommes
LE ROI
Vousvu
avezave
entenduɑ̃tɑ̃dy
sasa
parolepaʁɔl
hautaineʼotɛn
?
avec un reproche douloureux
LE ROI
Rodrigueʁɔdʁig
,
qu'as-tu
fait
?
très mesuré
LE ROI
Quandkɑ̃
notrenɔtʁ
ennemiɛnmi
reparait
,
Le
plusply
vaillantvajɑ̃
guerriergɛʁje
,
monmɔ̃
plusply
fierfje
capitainekapitɛn
,
Tuty
me
t'as
enlevéɑ̃lve
?
s'avançant résolument
DON DIÈGUE
Ehe
bienbjɛ̃
!
siresiʁ
!...
qu'il
le
remplaceʁɑ̃plas
!
Dansdɑ̃
cettesɛt
sombresɔ̃bʁ
nuitnɥi
s'il
vousvu
a
troptʁo
prouvépʁuve
Sasa
forcefɔʁs
ete
sonsɔ̃
audaceodas
!
Qu'il
vousvu
l'atteste
mieuxmjø
auo
jourʒuʁ
quiki
s'est
levéləve
!
à  la foule
DON DIÈGUE
Ouiwi
!
qu'il
soitswa
votrevɔtʁ
chefʃɛf
!
Sisi
vousvu
voulezvule
le
suivresɥivʁ
,
sisi
sonsɔ̃
brasbʁa
le
défenddefɑ̃
le
payspei
estɛst
sauvésove
!
seulement, avec la foule
AMIS DE DON DIÈGUE
Ouiwi
,
qu'il
soitswa
votrevɔtʁ
chefʃɛf
!
Ouiwi
!
vousvu
devezdəve
le
suivresɥivʁ
Sisi
sonsɔ̃
brasbʁa
le
défenddefɑ̃
le
payspei
estɛst
sauvésove
!
Ouiwi
!
qu'il
soitswa
notrenɔtʁ
chefʃɛf
!
Ouiwi
!
nousnu
voulonsvulɔ̃
le
suivresɥivʁ
!
Sisi
sonsɔ̃
brasbʁa
le
défenddefɑ̃
le
payspei
estɛst
sauvésove
!
frémissant, au Roi
RODRIGUE
Aha
!
Siresiʁ
!
écoutez-les
!
Permettez-moi
de
vivrevivʁ
Unœ̃
jourʒuʁ
encorɑ̃.kɔʁ
!
le
tempstɑ̃
d'être
vainqueurvɛ̃kœʁ
!
DONdɔ̃
DIÈGUE
ete
SOPRANOSsɔpʁano
avec ardeur
RODRIGUE
Ouiwi
!
qu'il
soitswa
votrevɔtʁ
chefʃɛf
!
Sisi
vousvu
voulezvule
le
suivresɥivʁ
!
LA FOULE
Ouiwi
,
qu'il
notrenɔtʁ
chefʃɛf
!
Ouiwi
,
nousnu
voulonsvulɔ̃
le
suivresɥivʁ
!
RODRIGUE
Siresiʁ
!
Écoutez-les
!
Permettez-moi
de
vivrevivʁ
unœ̃
jourʒuʁ
,
ete
d'être
vainqueurvɛ̃kœʁ
!
au Roi
DON DIÈGUE
Écoutez-les
!
à  la foule
DON DIÈGUE
Sisi
sonsɔ̃
brasbʁa
le
défenddefɑ̃
,
le
payspei
estɛst
sauvésove
!
au Roi
DON DIÈGUE
Écoutez-les
!
qu'il
soitswa
vainqueurvɛ̃kœʁ
!
LA FOULE
Sisi
sonsɔ̃
brasbʁa
le
défenddefɑ̃
,
le
payspei
estɛst
sauvésove
!
Soisswa
notrenɔtʁ
chefʃɛf
!
soisswa
notrenɔtʁ
chefʃɛf
!
notrenɔtʁ
chefʃɛf
!
à  Rodrigue, cédant aux instances la foule
LE ROI
J'y
consenskɔ̃sɑ̃
...
soisswa
leurlœʁ
chefʃɛf
!
avec joie
LA FOULE
Notrenɔtʁ
chefʃɛf
!
CHIMÈNE
Luilɥi
!
Dieudjø
vengeurvɑ̃ʒœʁ
!
à  Rodrigue
LE ROI
Vava
combattrekɔ̃batʁ
pourpuʁ
lala
patriepatʁi
!
au Roi, éplorée
CHIMÈNE
Aha
!
justiceʒystis
!
justiceʒystis
!
justiceʒystis
!
Écoutez-moi
!
à  Chimène
LE ROI
Nousnu
compteronskɔ̃təʁɔ̃
aprèsapʁɛ
!
J'ai
pourpuʁ
gagegaʒ
sasa
vievi
!
avec désespoir
CHIMÈNE
C'est
lala
causekoz
de
Dieudjø
que
désertedezɛʁt
le
Roiʁwa
!
L'INFANTA
Vava
combattrekɔ̃batʁ
,
Rodrigueʁɔdʁig
!
ete
que
Dieudjø
soitswa
pourpuʁ
toitwa
!
LE ROI
DE
DONdɔ̃
DIÈGUE
ete
LAla
FOULEful
Vava
combattrekɔ̃batʁ
,
Rodrigueʁɔdʁig
!
ete
que
Dieudjø
soitswa
pourpuʁ
toitwa
!
ete
que
Dieudjø
soitswa
pourpuʁ
toitwa
!
Que
Dieudjø
soitswa
pourpuʁ
toitwa
!
LES AMIS DU COMTE
C'est
lala
causekoz
de
Dieudjø
que
désertedezɛʁt
le
Roiʁwa
!
Malheurmalœʁ
sursyʁ
toitwa
!
RODRIGUE
Que
Dieudjø
soitswa
pourpuʁ
moimwa
!
CHIMÈNE
Malheurmalœʁ
sursyʁ
moimwa
!
RIDEAU.
Acte III
CHIMÈNE
5esɛ̃.kjɛm
Tableautablo
Lala
chambreʃɑ̃bʁ
de
Chimène
(
Lala
nuitnɥi
-
Uneyn
lampelɑ̃p
brûlebʁyl
sursyʁ
lala
tabletabl
.
Auo
fondfɔ̃
,
onɔ̃
aperçoitapɛʁswa
lesle
jardinsʒaʁdɛ̃
éclairéseklɛʁe
parpaʁ
lala
lunelyn
.
RIDEAU
Chimène
estɛst
assiseasiz
,
accabléeakable
,
lala
têtetɛt
dansdɑ̃
lesle
mainsmɛ̃
.)
CHIMÈNE
De
cetsɛt
affreuxafʁø
combatkɔ̃ba
jeʒə
sorssɔʁ
l'âme
briséebʁize
!
Mais
enfinɑ̃fɛ̃
jeʒə
suissɥi
librelibʁ
ete
jeʒə
pourraipuʁɛ
dudy
moinsmwɛ̃
Soupirersupiʁe
sanssɑ̃
contraintekɔ̃tʁɛ̃t
ete
souffrirsufʁiʁ
sanssɑ̃
témoinstemwɛ̃
.
avec un grand sentiment
CHIMÈNE
Pleurezplœʁe
!
pleurezplœʁe
mesme
yeux
!
tombeztɔ̃be
tristetʁist
roséeʁoze
Qu'un
rayonʁɛjɔ̃
de
soleilsɔlɛj
ne
doitdwa
jamaisʒamɛ
tarirtaʁiʁ
!
S'il
me
resteʁɛst
unœ̃
espoirɛspwaʁ
,
c'est
de
bientôtbjɛ̃to
mourirmuʁiʁ
!
Pleurezplœʁe
mesme
yeux
,
pleurezplœʁe
toutestut
vox
larmeslaʁm
!
pleurezplœʁe
mesme
yeux
!
Elle pleure.
CHIMÈNE
Mais
quiki
doncdɔ̃k
a
vouluvuly
l'éternité
desde
pleursplœʁ
?
O
chersʃɛʁ
ensevelisɑ̃səvli
,
trouvez-vous
tanttɑ̃
de
charmesʃaʁm
à
léguerlege
auxo
vivantsvivɑ̃
d'implacables
douleursdulœʁ
?
Hélasʼelas
!
jeʒə
me
souvienssuvjɛ̃
,
ilil
me
disaitdizɛ
:
Avecavɛk
tontɔ̃
douxdu
souriresuʁiʁ
...
Tuty
ne
sauraissoʁɛ
jamaisʒamɛ
conduirekɔ̃dɥiʁ
Qu'aux
cheminsʃmɛ̃
glorieuxglɔʁjø
ouu
qu'aux
sentierssɑ̃tje
bénisbeni
!
douloureux
CHIMÈNE
Aha
!
monmɔ̃
pèrepɛʁ
!
Hélasʼelas
!
Pleurezplœʁe
!
pleurezplœʁe
mesme
yeux
!
Tombeztɔ̃be
tristetʁist
roséeʁoze
Qu'un
rayonʁɛjɔ̃
de
soleilsɔlɛj
ne
doitdwa
jamaisʒamɛ
tarirtaʁiʁ
!
Pleurezplœʁe
mesme
yeux
!
Aha
!
pleurezplœʁe
toutestut
vosvo
larmeslaʁm
!
pleurezplœʁe
mesme
yeux
!
Aha
!
pleurezplœʁe
!
Elle retombe dans sa douleur. Rodrigue paraît.
avec effroi
CHIMÈNE
Rodrigueʁɔdʁig
!
Toitwa
!
toitwa
!
dansdɑ̃
cettesɛt
demeuredəmœʁ
!
doux et résigne
RODRIGUE
Alorsalɔʁ
que
jeʒə
te
laisselɛs
,
ouu
devantdəvɑ̃
que
jeʒə
meuremœʁ
...
Uneyn
dernièredɛʁnjɛʁ
foisfwa
j'ai
vouluvuly
te
revoirʁəvwaʁ
!
sombre
CHIMÈNE
Tuty
viensvjɛ̃
me
reprocherʁəpʁɔʃe
l'éclat
de
mama
colèrekɔlɛʁ
!
Pourtantpuʁtɑ̃
,
jeʒə
sais
de
toitwa
commekɔm
onɔ̃
fait
sonsɔ̃
devoirdəvwaʁ
!
RODRIGUE
De
ce
que
tuty
peux
fairefɛʁ
Jeʒə
ne
reprocheʁəpʁɔʃ
rienʁjɛ̃
!
Venantvənɑ̃
de
toitwa
,
Chimène
,
touttu
estɛst
bienbjɛ̃
!
Enɑ̃
vainvɛ̃
tuty
serassəʁa
cruellekʁyɛl
,
Jeʒə
gardegaʁd
à
tontɔ̃
coeurkœʁ
ferméfɛʁme
,
Reconnaissanceʁəkɔnɛsɑ̃s
éternelleetɛʁnɛl
De
m'avoir
unœ̃
jourʒuʁ
aiméɛme
!
toujours à  distance
RODRIGUE
O
joursʒuʁ
de
premièrepʁəmjɛʁ
tendressetɑ̃dʁɛs
,
répétant, comme en rêve
CHIMÈNE
Joursʒuʁ
perduspɛʁdy
!
RODRIGUE
Mêmemɛm
alorsalɔʁ
que
vousvu
n'êtes
plusply
CHIMÈNE
Vousvu
n'êtes
plusply
!
RODRIGUEʁɔdʁig
ete
CHIMÈNE
Enɑ̃
nousnu
demeuredəmœʁ
votrevɔtʁ
ivresseivʁɛs
,
Commekɔm
onɔ̃
resteʁɛst
éblouieblui
de
rayonsʁɛjɔ̃
disparusdispaʁy
!
Enɑ̃
nousnu
demeuredəmœʁ
votrevɔtʁ
ivresseivʁɛs
!
RODRIGUE
O
jourʒuʁ
de
premièrepʁəmjɛʁ
tendressetɑ̃dʁɛs
!
RODRIGUEʁɔdʁig
ete
CHIMÈNE
O
jourʒuʁ
de
premièrepʁəmjɛʁ
tendressetɑ̃dʁɛs
!
Enɑ̃
nousnu
demeuredəmœʁ
votrevɔtʁ
ivresseivʁɛs
!
Commekɔm
onɔ̃
resteʁɛst
éblouieblui
de
rayonsʁɛjɔ̃
disparusdispaʁy
!
Joursʒuʁ
perduspɛʁdy
,
vousvu
n'êtes
plusply
!
(
Hélasʼelas
!)
sans rigueur
RODRIGUE
O
joursʒuʁ
de
premièrepʁəmjɛʁ
tendressetɑ̃dʁɛs
!
O
jourʒuʁ
de
premièrepʁəmjɛʁ
tendressetɑ̃dʁɛs
!
émue
CHIMÈNE
Quiki
de
nousnu
deux
,
Rodrigueʁɔdʁig
,
a
lala
plusply
rudeʁyd
peinepɛn
?
RODRIGUE
Celui-làsə.lɥi.la
quiki
n'a
paspa
l'oubli
de
sesse
amoursamuʁ
!
CHIMÈNE
Mais
lala
gloireglwaʁ
t'attend
auxo
cheminsʃmɛ̃
u
tuty
courskuʁ
!
RODRIGUE
Y
devais-je
courirkuʁiʁ
enɑ̃
emportantɑ̃pɔʁtɑ̃
tata
haineʼɛn
!
CHIMÈNE
Vava
!
jeʒə
ne
te
haisʼai
pointpwɛ̃
!
RODRIGUE
Tuty
le
doisdwa
!
CHIMÈNE
Jeʒə
ne
puispɥi
!
Hélasʼelas
!
sisi
d'un
autreotʁ
que
toitwa
j'avais
apprisapʁi
lesle
larmeslaʁm
,
Monmɔ̃
âmeam
auraitɔʁɛ
trouvétʁuve
dansdɑ̃
le
bienbjɛ̃
de
te
voirvwaʁ
L'unique
allégementa.leʒ.mɑ̃
qu'elle
eûty
pupy
recevoirʁəsəvwaʁ
;
Mais
quandkɑ̃
c'est
de
toitwa
seulsœl
que
viennentvjɛ̃n
mesme
alarmesalaʁm
,
Monmɔ̃
faiblefɛbl
coeurkœʁ
...
se
brisebʁiz
...
à
te
vouloirvulwaʁ
punirpyniʁ
!
Jeʒə
demandedəmɑ̃d
tata
vievi
...
ete
crainskʁɛ̃
de
l'obtenir
!
comme extasié
RODRIGUE
Ô
miraclemiʁakl
d'amour
!
CHIMÈNE
Ô
comblekɔ̃bl
de
misèresmizɛʁ
!
CHIMÈNE
ete
RODRIGUEʁɔdʁig
Que
de
mauxmo
ete
de
pleursplœʁ
...
nousnu
coûterontkutəʁɔ̃
nosno
pèrespɛʁ
!
RODRIGUE
Hélasʼelas
!
s'attendrissant de plus en plus
CHIMÈNE
Rodrigueʁɔdʁig
,
quiki
l'eût
pensépɑ̃se
?
RODRIGUE
Quiki
nousnu
l'aurait
ditdi
...
Chimène
?
CHIMÈNE
ete
RODRIGUEʁɔdʁig
Que
lala
félicitéfelisite
prochainepʁɔʃɛn
Auraitɔʁɛ
sisi
loinlwɛ̃
de
nousnu
ete
sisi
vitevit
passépase
...
pourpuʁ
jamaisʒamɛ
!
revenant à  elle, très déclamé, à  volonté
CHIMÈNE
Aha
!
tais-toitɛʁ
!
tais-toitɛʁ
!
C'est
assezase
de
blasphèmesblasfɛm
!
J'offense
enɑ̃
t'écoutant
Ete
lala
tombetɔ̃b
ete
le
cielsjɛl
!
Va-t-en
!
va-t-en
!
Aha
!
presque parlé
CHIMÈNE
va-t-en
!
qui a reculé sous le geste de Chimène
RODRIGUE
Reçoisʁə.sə.vwaʁ
doncdɔ̃k
mesme
adieuxa.djø
suprêmessypʁɛm
!
Jeʒə
vais
mourirmuʁiʁ
!
faisant un pas vers Rodrigue
CHIMÈNE
Mourirmuʁiʁ
!
Tuty
vasva
mourirmuʁiʁ
!
avec un accent concentré
CHIMÈNE
L'ennemi
quiki
t'attend
est-ilɛ.t‿il
se
redoutableʁədutabl
...
Qu'il
donnedɔn
l'épouvante
à
cettesɛt
âmeam
indomptableɛ̃dɔ̃tabl
?
Ouu
n'as-tu
de
couragekuʁaʒ
...
ete
d'élan
,
ete
d'ardeur
...
Que
pourpuʁ
frapperfʁape
monmɔ̃
pèrepɛʁ
avec des sanglots
CHIMÈNE
ete
me
briserbʁize
le
coeurkœʁ
?
Tuty
vasva
mourirmuʁiʁ
!
Quoikwa
!
faut-il
que
ce
soitswa
Chimène
quiki
t'engage
A
conserverkɔ̃sɛʁve
desde
joursʒuʁ
quiki
luilɥi
sontsɔ̃
unœ̃
outrageutʁaʒ
?
Vava
!
courskuʁ
!
volevɔl
auxo
combatskɔ̃ba
!
Vava
!
ete
qu'importent
lala
rageʁaʒ
...
Ete
le
nombrenɔ̃bʁ
...
ete
l'instant
...
ete
le
lieuljø
!
Souviens-toisu.v(ə).niʁ
!
souviens-toisu.v(ə).niʁ
!
Sauvesov
,
tuty
l'as
juréʒyʁe
,
tontɔ̃
payspei
ete
tontɔ̃
roiʁwa
!
Te
dirai-je
encorɑ̃.kɔʁ
plusply
?
avec tendresse
CHIMÈNE
Sisi
jamaisʒamɛ
jeʒə
t'aimai
,
cherʃɛʁ
Rodrigueʁɔdʁig
!
Sisi
jamaisʒamɛ
,
jeʒə
t'aimai
!
Vava
!
songesɔ̃ʒ
à
tata
défensedefɑ̃s
!
Pourpuʁ
forcerfɔʁse
monmɔ̃
devoirdəvwaʁ
ete
m'imposer
silencesilɑ̃s
...
Reviensʁəvjɛ̃
!
reviensʁəvjɛ̃
!
Reviensʁəvjɛ̃
sisi
grandgʁɑ̃
!
reviensʁəvjɛ̃
chargéʃaʁʒe
de
tanttɑ̃
d'exploits
!
Qu'on
seraitsəʁɛ
moinsmwɛ̃
coupablekupabl
enɑ̃
contemplantkɔ̃tɑ̃plɑ̃
tata
gloireglwaʁ
D'oublier
le
passépase
que
d'en
gardergaʁde
mémoirememwaʁ
!
extasié
RODRIGUE
Pouvais-je
le
croirekʁwaʁ
?
Dieudjø
!
elleɛl
pardonneraitpaʁdɔnəʁɛ
!
sans lenteur
CHIMÈNE
Aha
!
monmɔ̃
coeurkœʁ
tressailletʁe.sa.jiʁ
encoreɑ̃kɔʁ
!
Pourpuʁ
celuisəlɥi
que
j'aimais
monmɔ̃
coeurkœʁ
cédez un peu
CHIMÈNE
tressailletʁe.sa.jiʁ
encoreɑ̃kɔʁ
!
Mais
le
Dieudjø
que
j'implore
Nousnu
séparesepaʁ
à
jamaisʒamɛ
!
Aha
!
mais
le
Dieudjø
que
j'implore
enɑ̃
ce
jourʒuʁ
nousnu
séparesepaʁ
...
à
jamaisʒamɛ
!
RODRIGUE
Ô
Dieudjø
bonbɔ̃
!
Dieudjø
bonbɔ̃
!
cédez un peu
RODRIGUE
tuty
le
permetspɛʁmɛ
!
Aha
!
sonsɔ̃
coeurkœʁ
tressailletʁe.sa.jiʁ
encoreɑ̃kɔʁ
Pourpuʁ
celuisəlɥi
qu'elle
adoreadɔʁ
,
A
jamaisʒamɛ
!
sonsɔ̃
coeurkœʁ
tressailletʁe.sa.jiʁ
encoreɑ̃kɔʁ
!
Pourpuʁ
celuisəlɥi
qu'elle
adoreadɔʁ
...
à
jamaisʒamɛ
!
avec éclat
RODRIGUE
Chimène
!
tuty
l'as
ditdi
:
jeʒə
reviendraiʁəvjɛ̃dʁɛ
vainqueurvɛ̃kœʁ
!
éperdue
CHIMÈNE
Aha
!
qu'ai-je
ditdi
?
Nonnɔ̃
!
nonnɔ̃
!
jeʒə
n'ai
rienʁjɛ̃
ditdi
!
rienʁjɛ̃
!
rienʁjɛ̃
!
rienʁjɛ̃
!
Aha
!
à  volonté
CHIMÈNE
paspa
d'oubli
nini
de
pardonpaʁdɔ̃
!
Adieuadjø
!
va-t-en
!
Ces
motsmo
me
fontfɔ̃
mourirmuʁiʁ
de
honteʼɔ̃t
!
Aha
!
adieuadjø
!
RODRIGUE
Chimène
!
jeʒə
reviendraiʁəvjɛ̃dʁɛ
vainqueurvɛ̃kœʁ
!
Chimène fuit, égarée, haletante.
transfiguré
RODRIGUE
Est-ilɛ.t‿il
quelquekɛlkə
ennemiɛnmi
qu'à
présentpʁezɑ̃
jeʒə
ne
domptedɔ̃t
?
avec fierté et enthousiasme
RODRIGUE
Paraissezpaʁɛse
Navarrais
,
Mauresmɔʁ
ete
Castillanskastijɑ̃
!
Ete
touttu
ce
que
l'Espagne
a
nourrinuʁi
de
vaillantsvajɑ̃
!
Accourezakuʁe
parpaʁ
lesle
mersmɛʁ
,
parpaʁ
lesle
montsmɔ̃
ete
lala
plaineplɛn
!
Lala
terretɛʁ
estɛst
à
Rodrigueʁɔdʁig
,
ete
Rodrigueʁɔdʁig
à
Chimène
!
Paraissezpaʁɛse
,
Navarrais
,
Mauresmɔʁ
ete
Castillanskastijɑ̃
!
Fin du 5e Tableau.
6me Tableau
RIDEAU
Le
campkɑ̃
de
Rodrigueʁɔdʁig
A
l'horizon
:
lala
mermɛʁ
(
C'est
le
soirswaʁ
-
Desde
capitaineskapitɛn
ete
de
soldatssɔlda
navarrais
ete
castillanskastijɑ̃
boiventbwav
ete
chantentʃɑ̃t
.
A
gauchegoʃ
sontsɔ̃
accroupisakʁupi
desde
prisonnierspʁizɔnje
,
desde
prisonnièrespʁizɔnjɛʁ
ete
desde
musiciensmyzisjɛ̃
mauresmɔʁ
.
Désordredezɔʁdʁ
trèstʁɛ
pittoresquepitɔʁɛsk
.)
CAPITAINESkapitɛn
ete
SOLDATSsɔlda
Vivonsvivɔ̃
sanssɑ̃
peurpœʁ
ete
sanssɑ̃
remordsʁəmɔʁ
!
L'Enfer
estɛst
unœ̃
mensongemɑ̃sɔ̃ʒ
...
ironiquement
RIDEAU
ete
le
cielsjɛl
estɛst
unœ̃
rêveʁɛv
!
Mais
lala
terretɛʁ
estɛst
à
nousnu
!
lala
terretɛʁ
estɛst
à
nousnu
!
lala
terretɛʁ
estɛst
à
nousnu
!
Carkaʁ
nousnu
sommessɔm
lesle
fortsfɔʁ
!
Ete
notrenɔtʁ
droitdʁwa
c'est
notrenɔtʁ
glaiveglɛv
!
Vivonsvivɔ̃
sanssɑ̃
peurpœʁ
ete
sanssɑ̃
remordsʁəmɔʁ
!
Dudy
vinvɛ̃
,
de
l'amour
,
de
l'or
!
Pourpuʁ
nousnu
lesle
femmesfam
sontsɔ̃
bellesbɛl
!
Dudy
vinvɛ̃
,
de
l'amour
,
de
l'or
!
Chaqueʃak
jourʒuʁ
fêtesfɛt
nouvellesnuvɛl
!
Pourpuʁ
nousnu
s'emplit
le
trésortʁezɔʁ
!
Onɔ̃
trembletʁɑ̃bl
dès
qu'on
nousnu
voitvwa
u
le
destindɛstɛ̃
nousnu
emporteɑ̃pɔʁt
!
Mortmɔʁ
à
quiki
fermefɛʁm
sasa
portepɔʁt
!
Malheurmalœʁ
!
malheurmalœʁ
!
Malheurmalœʁ
à
quiki
nousnu
reçoitʁə.swa
!
Vivonsvivɔ̃
sanssɑ̃
peurpœʁ
ete
sanssɑ̃
remordsʁəmɔʁ
!
L'enfer
estɛst
unœ̃
mensongemɑ̃sɔ̃ʒ
...
ete
ironiquement
RIDEAU
le
cielsjɛl
estɛst
unœ̃
rêveʁɛv
!
Mais
lala
terretɛʁ
estɛst
à
nousnu
!
lala
terretɛʁ
estɛst
à
nousnu
!
lala
terretɛʁ
estɛst
à
nousnu
!
Carkaʁ
nousnu
sommessɔm
lesle
fortsfɔʁ
!
Ete
notrenɔtʁ
droitdʁwa
c'est
notrenɔtʁ
glaiveglɛv
!
Vivonsvivɔ̃
sanssɑ̃
peurpœʁ
ete
sanssɑ̃
remordsʁəmɔʁ
!
Vivonsvivɔ̃
sanssɑ̃
peurpœʁ
ete
sanssɑ̃
remordsʁəmɔʁ
A
nousnu
dudy
vinvɛ̃
!
de
l'or
!
avec autorité, aux soldats
RODRIGUE
Arrêtezaʁete
!
Es-t-ce
ainsiɛ̃si
qu'à
lala
honteuseʼɔ̃tøz
ivresseivʁɛs
Vousvu
employezɑ̃plwaje
le
tempstɑ̃
que
le
Seigneursɛɲœʁ
vousvu
laisselɛs
Pourpuʁ
vousvu
préparerpʁepaʁe
à
lala
mortmɔʁ
?
Mouvement
RODRIGUE
LESle
CAPITAINESkapitɛn
ete
LESle
SOLDATSsɔlda
avec assurance
RODRIGUE
Lala
victoireviktwaʁ
estɛst
à
nousnu
!
Nonnɔ̃
!
Uneyn
arméeaʁme
immenseimɑ̃s
S'étend
autourotuʁ
de
nousnu
ete
granditgʁɑ̃di
ete
s'avance
...
Contrekɔ̃tʁ
elleɛl
ilil
fautfo
tentertɑ̃te
notrenɔtʁ
suprêmesypʁɛm
effortefɔʁ
!
1ERpʁə.mje
GROUPEgʁup
DESde
CAPITAINESkapitɛn
ete
DESde
SOLDATSsɔlda
1er Groupe contre Rodrigue, sombres et découragés
RODRIGUE
Nonnɔ̃
!
pourquoipuʁkwa
résisterʁeziste
?
partonspaʁtɔ̃
avantavɑ̃
l'aurore
!
fuyonsfɥijɔ̃
!
fuyonsfɥijɔ̃
!
Quiki
parlepaʁl
de
s'enfuir
?
pour Rodrigue
2D GROUPE
Nousnu
sommessɔm
avecavɛk
toitwa
!
RODRIGUE
Nousnu
pouvonspuvɔ̃
vaincrevɛ̃kʁ
encoreɑ̃kɔʁ
!
1ER GROUPE
Le
sortsɔʁ
estɛst
contrekɔ̃tʁ
nousnu
!
avec élan
RODRIGUE
Onɔ̃
peut
toujourstuʒuʁ
mourirmuʁiʁ
!
1ER GROUPE
Nonnɔ̃
!
Le
sortsɔʁ
estɛst
contrekɔ̃tʁ
nousnu
!
2D GROUPE
Ouiwi
!
Nousnu
sommessɔm
avecavɛk
toitwa
!
Tuty
ne
serassəʁa
paspa
seulsœl
à
l'instant
redoutableʁədutabl
!
1ER GROUPE
Combattrekɔ̃batʁ
sanssɑ̃
espoirɛspwaʁ
estɛst
démencedemɑ̃s
coupablekupabl
!
2D GROUPE
Ilil
enɑ̃
estɛst
parmipaʁmi
nousnu
quiki
ne
désertentdezɛʁt
paspa
!
1ER GROUPE
Nousnu
gardonsgaʁdɔ̃
notrenɔtʁ
sangsɑ̃
pourpuʁ
de
plusply
sûrssyʁ
combatskɔ̃ba
!
Nousnu
gardonsgaʁdɔ̃
notrenɔtʁ
sangsɑ̃
,
notrenɔtʁ
sangsɑ̃
,
pourpuʁ
de
plusply
sûrssyʁ
combatskɔ̃ba
!
Le
sortsɔʁ
estɛst
contrekɔ̃tʁ
nousnu
!
2D GROUPE
Voisvwa
!
nousnu
ne
désertonsdezɛʁtɔ̃
paspa
!
Ilil
enɑ̃
estɛst
parmipaʁmi
nousnu
de
vaillantsvajɑ̃
!
quiki
ne
désertentdezɛʁt
paspa
!
RODRIGUE
Allezale
doncdɔ̃k
!
ete
que
Dieudjø
vousvu
jugeʒyʒ
!
Partezpaʁte
!
dansdɑ̃
Grenadegʁənad
ilil
estɛst
unœ̃
refugeʁəfyʒ
...
Le
Roiʁwa
s'y
retrancheʁətʁɑ̃ʃ
aujourd'hui
,
Quandkɑ̃
vousvu
le
trahisseztʁaise
,
nousnu
,
nousnu
mourronsmuʁːɔ̃
pourpuʁ
luilɥi
!
1ER GROUPE
Nonnɔ̃
!
nonnɔ̃
!
Combattrekɔ̃batʁ
sanssɑ̃
espoirɛspwaʁ
estɛst
démencedemɑ̃s
coupablekupabl
!
Nousnu
gardonsgaʁdɔ̃
notrenɔtʁ
sangsɑ̃
pourpuʁ
de
plusply
sûrssyʁ
combatskɔ̃ba
!
Nousnu
gardonsgaʁdɔ̃
notrenɔtʁ
sangsɑ̃
,
notrenɔtʁ
sangsɑ̃
pourpuʁ
de
plusply
sûrssyʁ
combatskɔ̃ba
!
Le
sortsɔʁ
estɛst
contrekɔ̃tʁ
nousnu
!
Fuyonsfɥijɔ̃
!
fuyonsfɥijɔ̃
!
fuyonsfɥijɔ̃
!
2D GROUPE
Nousnu
mourronsmuʁːɔ̃
pourpuʁ
luilɥi
!
nousnu
mourronsmuʁːɔ̃
pourpuʁ
luilɥi
!
Ilil
enɑ̃
estɛst
parmipaʁmi
nousnu
quiki
ne
désertentdezɛʁt
paspa
!
Voisvwa
!
nousnu
ne
désertonsdezɛʁtɔ̃
paspa
!
Ilil
enɑ̃
estɛst
parmipaʁmi
nousnu
de
vaillantsvajɑ̃
!
quiki
ne
désertentdezɛʁt
paspa
!
Lâcheslaʃ
!
lâcheslaʃ
!
fuyezfɥije
!
RODRIGUE
Ilil
enɑ̃
estɛst
parmipaʁmi
vousvu
quiki
ne
désertentdezɛʁt
paspa
!
Ilil
enɑ̃
estɛst
parmipaʁmi
vousvu
de
vaillantsvajɑ̃
!
quiki
ne
désertentdezɛʁt
paspa
!
Lâcheslaʃ
!
lâcheslaʃ
!
fuyezfɥije
!
(
Rodrigueʁɔdʁig
d'un
dernierdɛʁnje
gesteʒɛst
chasseʃas
lesle
fuyardsfɥijaʁ
.
Lala
nuitnɥi
estɛst
venuevəny
peu
à
peu
.)
à  ses soldats
RODRIGUE
Amisami
auo
coeurkœʁ
fidèlefidɛl
Cherchezʃɛʁʃe
dansdɑ̃
le
reposʁəpo
l'oubli
de
votrevɔtʁ
sortsɔʁ
!
Que
l'ange
dudy
sommeilsɔmɛj
effleureeflœʁ
de
sonsɔ̃
aileɛl
Lesle
frontsfʁɔ̃
déjàdeʒa
promispʁɔmi
à
l'ange
de
lala
mortmɔʁ
!
Moimwa
!
jeʒə
veilleraivɛjəʁɛ
!
(
Trompettestʁɔ̃pɛt
,
auo
loinlwɛ̃
dansdɑ̃
le
campkɑ̃
.
Trompettestʁɔ̃pɛt
,
plusply
loinlwɛ̃
.)
7esɛ.tjɛm
Tableautablo
Lala
tentetɑ̃t
de
Rodrigueʁɔdʁig
seul, avec un profond découragement
RODRIGUE
Aha
!
touttu
estɛst
bienbjɛ̃
finifini
...
Monmɔ̃
beaubo
rêveʁɛv
de
gloireglwaʁ
,
Mesme
rêvesʁɛv
de
bonheurbɔnœʁ
S'envolent
à
jamaisʒamɛ
!
Tuty
m'as
prispʁi
monmɔ̃
amouramuʁ
...
Tuty
me
prendspʁɑ̃
lala
victoireviktwaʁ
...
Seigneursɛɲœʁ
,
jeʒə
me
soumetssumɛ
!
O
souverainsuvʁɛ̃
,
ô
jugeʒyʒ
,
ô
pèrepɛʁ
,
Toujourstuʒuʁ
voilévwale
,
présentpʁezɑ̃
toujourstuʒuʁ
,
Jeʒə
t'adorais
auo
tempstɑ̃
prospèrepʁɔspɛʁ
Ete
te
bénisbeni
auxo
sombressɔ̃bʁ
joursʒuʁ
!
Jeʒə
vais
u
lala
loilwa
me
réclameʁeklam
Librelibʁ
de
toustu
regretsʁəgʁɛ
humainsymɛ̃
!
O
souverainsuvʁɛ̃
,
ô
jugeʒyʒ
,
ô
pèrepɛʁ
,
Les Voix du Ciel chantant avec bouche fermée.
RODRIGUE
Tata
seulesœl
imageimaʒ
estɛst
dansdɑ̃
monmɔ̃
âmeam
Que
jeʒə
remetsʁəmɛ
entreɑ̃tʁ
teste
mainsmɛ̃
!
extasié
RODRIGUE
Ces
voixvwa
!
ces
voixvwa
d'en
hautʼo
!
lala
nuitnɥi
s'éclaire
!
SOPRANOS
Ô
souverainsuvʁɛ̃
,
ô
jugeʒyʒ
,
ô
pèrepɛʁ
!
(
Uneyn
lueurlɥœʁ
granditgʁɑ̃di
peu
à
peu
ete
se
détachedetaʃ
sursyʁ
le
fondfɔ̃
de
lala
tentetɑ̃t
.
C'est
l'image
de
St
.
Jacquesʒak
quiki
apparaîtapaʁɛ
pendantpɑ̃dɑ̃
que
desde
voixvwa
célestesselɛst
se
fontfɔ̃
entendreɑ̃tɑ̃dʁ
.)
SAINT JACQUES
Rodrigueʁɔdʁig
!
RODRIGUE
Saintsɛ̃
Jacquesʒak
!
SOPRANOS
Toujourstuʒuʁ
voilévwale
présentpʁezɑ̃
...
toujourstuʒuʁ
SAINT JACQUES
Jusqu'au
cielsjɛl
a
montémɔ̃te
tata
prièrepʁijɛʁ
!
RODRIGUE
Naguèrenagɛʁ
,
ilil
a
reçuʁəsy
mama
foifwa
!
Ilil
m'entendait
!
ilil
vientvjɛ̃
à
moimwa
!
à
moimwa
!
SOPRANOS
Ô
souverainsuvʁɛ̃
ô
jugeʒyʒ
,
ô
pèrepɛʁ
!
SAINT JACQUES
Quiki
donnedɔn
le
fardeaufaʁdo
prêtepʁɛt
aussiosi
le
soutiensutjɛ̃
...
Ete
jeʒə
l'apporte
auo
filsfis
,
auo
soldatsɔlda
,
auo
chrétienkʁetjɛ̃
!
LES VOIX DU CIEL
Tuty
serassəʁa
vainqueurvɛ̃kœʁ
!
Vava
!
Vava
!
Vava
!
répétant, comme en extase
SAINT JACQUES
Vainqueurvɛ̃kœʁ
!
Tuty
serassəʁa
vainqueurvɛ̃kœʁ
!
La vision disparaît.
avec égarement
RODRIGUE
Lala
visionvizjɔ̃
s'efface
!
comme transfiguré
RODRIGUE
Aha
!
le
soufflesufl
d'en
hautʼo
a
passépase
sursyʁ
mama
facefas
!
à  volonté
RODRIGUE
Dieudjø
m'a
parlépaʁle
!!!
(
Lala
fondrefɔ̃dʁ
éclateeklat
,
le
tonnerretɔnɛʁ
grondegʁɔ̃d
avecavɛk
forcefɔʁs
:
La tente s'engloutit et disparaît.)
RODRIGUE
8eɥi.tjɛm
Tableautablo
Le
campkɑ̃
-
Lala
bataillebataj
(
Leverləve
dudy
jourʒuʁ
.
Lesle
soldatssɔlda
accourentakuʁ
parpaʁ
groupesgʁup
.
Lesle
fanfaresfɑ̃faʁ
se
rapprochentʁapʁɔʃ
.
Trompettestʁɔ̃pɛt
.)
CAPITAINES ET SOLDATS
Alertealɛʁt
,
amisami
,
auxo
armesaʁm
!
Auxo
armesaʁm
!
Nousnu
sommesɔm
prêtspʁɛ
!
mouronsmuʁɔ̃
enɑ̃
combattantkɔ̃batɑ̃
!
à  l'armée
RODRIGUE
Dieudjø
m'a
parlépaʁle
!
Compagnonskɔ̃paɲɔ̃
!
plusply
d'alarmes
!
LESle
CAPITAINEkapitɛn
ete
LESle
SOLDATSsɔlda
Nousnu
sommessɔm
prêtspʁɛ
!
mouronsmuʁɔ̃
!
C'est
le
triomphetʁijɔ̃f
,
ete
nonnɔ̃
lala
mortmɔʁ
quiki
nousnu
attendatɑ̃
!
LESle
CAPITAINESkapitɛn
ete
LESle
SOLDATSsɔlda
Enɑ̃
avantavɑ̃
!
Enɑ̃
avantavɑ̃
!
O
noblenɔbl
lamelam
étincelanteetɛ̃slɑ̃t
,
LESle
CAPITAINESkapitɛn
ete
LESle
SOLDATSsɔlda
Noblenɔbl
lamelam
!
Purepyʁ
commekɔm
unœ̃
regardʁəgaʁ
d'enfant
!
LESle
CAPITAINESkapitɛn
ete
LESle
SOLDATSsɔlda
Purepyʁ
commekɔm
unœ̃
regardʁəgaʁ
d'enfant
!
Combatskɔ̃ba
,
gardiennegaʁdjɛn
vigilantesviʒilɑ̃t
,
LESle
CAPITAINESkapitɛn
ete
LESle
SOLDATSsɔlda
Vava
combattrekɔ̃batʁ
pourpuʁ
l'honneur
!
Ete
fais
l'honneur
seulsœl
triomphanttʁijɔ̃fɑ̃
!
RODRIGUEʁɔdʁig
,
LESle
CAPITAINESkapitɛn
ete
LESle
SOLDATSsɔlda
Dansdɑ̃
lesle
bataillesbataj
nouvellesnuvɛl
Tressailletʁe.sa.jiʁ
encorɑ̃.kɔʁ
à
sasa
clartéklaʁte
!
Mais
soisswa
de
flammeflam
...
LESle
CAPITAINESkapitɛn
ete
LESle
SOLDATSsɔlda
Mais
prendspʁɑ̃
desde
ailesɛl
...
ete
prendspʁɑ̃
desde
ailesɛl
.
RODRIGUEʁɔdʁig
,
LESle
CAPITAINESkapitɛn
ete
LESle
SOLDATSsɔlda
Pourpuʁ
l'Espagne
ete
sasa
libertélibɛʁte
!
Enɑ̃
avantavɑ̃
!
enɑ̃
avantavɑ̃
!
enɑ̃
avantavɑ̃
!!!
Fin du 3e Acte.
Acte IV
9me Tableau
RIDEAU
À
Grenadegʁənad
Une salle dans le palais du Roi.
DON DIÈGUE
(
Ilil
estɛst
assisasi
,
ayantajɑ̃
devantdəvɑ̃
luilɥi
unœ̃
groupegʁup
de
ceux
quiki
dansdɑ̃
le
campkɑ̃
,
ontɔ̃
abandonnéabɑ̃dɔne
Rodrigueʁɔdʁig
.)
Ainsiɛ̃si
,
monmɔ̃
filsfis
estɛst
mortmɔʁ
!
LESle
CAPITAINESkapitɛn
ete
LESle
SOLDATSsɔlda
Sonsɔ̃
imprudentɛ̃pʁydɑ̃
couragekuʁaʒ
L'a
jetéʒəte
sursyʁ
lesle
rangsʁɑ̃
d'ennemis
troptʁo
nombreuxnɔ̃bʁø
!
Nousnu
avonsavɔ̃
plusply
heureuxœʁø
,
Susy
nousnu
fairefɛʁ
unœ̃
passagepasaʒ
!
avec mépris
DON DIÈGUE
Vousvu
avezave
fuifɥi
!
LESle
CAPITAINESkapitɛn
ete
LESle
SOLDATSsɔlda
insolemment
DON DIÈGUE
Rodrigueʁɔdʁig
estɛst
mortmɔʁ
vaincuvɛ̃ky
!
A
lala
défaitedefɛt
,
auo
moinsmwɛ̃
,
ilil
n'a
paspa
survécusyʁveky
!
avec une grandeur tragique
DON DIÈGUE
Ilil
a
fait
noblementnɔbləmɑ̃
ce
que
l'honneur
conseillekɔ̃sej
:
Soussu
lesle
drapeauxdʁapo
sacréssakʁe
tombertɔ̃be
enseveliɑ̃səvli
!
Ete
c'est
auo
premierpʁəmje
rangʁɑ̃
que
le
hérosʼeʁo
sommeillesɔmɛj
Dansdɑ̃
lala
sérénitéseʁenite
dudy
devoirdəvwaʁ
accompliakɔ̃pli
!
Pourpuʁ
sonsɔ̃
peuplepœpl
ete
sonsɔ̃
roiʁwa
,
commekɔm
uneyn
purepyʁ
offrandeɔfʁɑ̃d
...
Quandkɑ̃
ilil
donnadɔna
sesse
joursʒuʁ
sanssɑ̃
avoiravwaʁ
hésitéezite
;
Mama
douleurdulœʁ
à
le
perdrepɛʁdʁ
estɛst
encoreɑ̃kɔʁ
moinsmwɛ̃
grandegʁɑ̃d
Que
n'est
grandgʁɑ̃
monmɔ̃
orgueilɔʁgœj
de
l'avoir
enfantéɑ̃fɑ̃te
!
s'avançant menaçant et terrible vers les soldats
DON DIÈGUE
Vilsvil
déserteursdezɛʁtœʁ
desde
noblesnɔbl
tâchestaʃ
,
Facesfas
de
traîtrestʁɛtʁ
ete
de
lâcheslaʃ
,
Loinlwɛ̃
de
moimwa
!
loinlwɛ̃
de
moimwa
!
Sortezsɔʁte
!
Sortezsɔʁte
toustu
!
(
Lesle
soldatssɔlda
ontɔ̃
reculeʁəkyl
devantdəvɑ̃
chacunʃakœ̃
desde
gestesʒɛst
de
Dondɔ̃
Diègue
.
Ilsil
s'arrêtent
confuskɔ̃fy
prèspʁɛ
de
lala
portepɔʁt
qu'ils
ne
franchissentfʁɑ̃ʃis
que
sursyʁ
le
dernierdɛʁnje
motmo
dudy
vieillardvjɛjaʁ
.
Longlɔ̃
silencesilɑ̃s
.)
pensant à  son fils
DON DIÈGUE
Mais
luilɥi
!
simplement
DON DIÈGUE
Ilil
a
fait
noblementnɔbləmɑ̃
ce
que
l'honneur
conseillekɔ̃sej
...
Soussu
lesle
drapeauxdʁapo
sacréssakʁe
tombertɔ̃be
pourpuʁ
sonsɔ̃
roiʁwa
!
quand les soldats sont sortis
DON DIÈGUE
J'aime
mieuxmjø
monmɔ̃
filsfis
mortmɔʁ
que
vivantvivɑ̃
commekɔm
vousvu
!
L'INFANTE
ete
CHIMÈNE
avec un cri douloureux
DON DIÈGUE
Dieudjø
!
CHIMÈNE
Mortmɔʁ
!
C'était
vraivʁɛ
!
L'INFANTA
C'était
vraivʁɛ
!
CHIMÈNE
Dieudjø
!
que
jeʒə
meuremœʁ
!
(
L'Infanta
s'avance
doucementdusmɑ̃
ete
chercheʃɛʁʃ
à
consolerkɔ̃sɔle
le
vieillardvjɛjaʁ
.)
(
à
elle-mêmeɛlmɛm
,
à
partpaʁ
,
avecavɛk
lala
plusply
profondepʁɔfɔ̃d
émotionemosjɔ̃
)
O
coeurkœʁ
deux
foisfwa
brisébʁize
!
pleureplœʁ
librementlibʁəmɑ̃
tanttɑ̃
de
bonheursbɔnœʁ
perduspɛʁdy
!
pleureplœʁ
tanttɑ̃
de
bonheursbɔnœʁ
perduspɛʁdy
!
Avecavɛk
celuisəlɥi
quiki
tata
laisselɛs
à
cettesɛt
heureœʁ
Toutetut
joieʒwa
estɛst
partiepaʁti
ete
ne
reviendraʁəvjɛ̃dʁa
plusply
!
avec douleur
DON DIÈGUE
Aha
!
j'ai
bienbjɛ̃
le
droitdʁwa
de
verservɛʁse
desde
larmeslaʁm
sursyʁ
le
payspei
blesséblese
!
Jeʒə
pleureplœʁ
sursyʁ
l'enfant
quiki
n'est
plusply
!
Ouiwi
,
jeʒə
pleureplœʁ
sursyʁ
le
payspei
blesséblese
!
Hélasʼelas
!
jeʒə
pleureplœʁ
sursyʁ
l'enfant
quiki
n'est
plusply
!
Hélasʼelas
!
jeʒə
pleureplœʁ
!
sursyʁ
l'enfant
quiki
n'est
plusply
!
Ouiwi
,
jeʒə
pleureplœʁ
sursyʁ
le
payspei
blesséblese
!
Hélasʼelas
!
jeʒə
pleureplœʁ
sursyʁ
l'enfant
quiki
n'est
plusply
!
Hélasʼelas
!
Aha
!
CHIMÈNE
Pleureplœʁ
librementlibʁəmɑ̃
tanttɑ̃
de
bonheursbɔnœʁ
perduspɛʁdy
!
Pleureplœʁ
!
pauvrepovʁ
âmeam
,
pleureplœʁ
!
pleureplœʁ
!
Adieuadjø
!
Hélasʼelas
!
pauvrepovʁ
âmeam
,
pleureplœʁ
!
ilil
ne
reviendraʁəvjɛ̃dʁa
plusply
!
Pleureplœʁ
!
pauvrepovʁ
âmeam
!
pleureplœʁ
!
pleureplœʁ
!
Adieuadjø
!
Hélasʼelas
!
pauvrepovʁ
âmeam
pleureplœʁ
!
Ilil
ne
reviendraʁəvjɛ̃dʁa
plusply
!
Pleureplœʁ
!
pleureplœʁ
!
Aha
!
L'INFANTA
Ô
pèrepɛʁ
!
auo
coeurkœʁ
brisébʁize
!
pleureplœʁ
!
toutetut
joieʒwa
,
Hélasʼelas
!
estɛst
partiepaʁti
,
ete
ne
reviendraʁəvjɛ̃dʁa
plusply
!
Pèrepɛʁ
!
auo
coeurkœʁ
brisébʁize
!
pleureplœʁ
!
toutetut
joieʒwa
,
Hélasʼelas
!
estɛst
partiepaʁti
,
ete
ne
reviendraʁəvjɛ̃dʁa
plusply
!
Pleureplœʁ
!
pleureplœʁ
!
avec un sanglot
L'INFANTA
Aha
!
revenant à  elle s'avance brusquement, avec une sorte d'égarement
CHIMÈNE
Éclateeklat
,
ô
monmɔ̃
amouramuʁ
,
cessesɛs
de
te
contraindrekɔ̃tʁɛ̃dʁ
...
Parlepaʁl
bienbjɛ̃
hautʼo
,
monmɔ̃
coeurkœʁ
,
Tuty
n'as
plusply
rienʁjɛ̃
à
craindrekʁɛ̃dʁ
!
à  l'Infanta, à  Don Diègue
CHIMÈNE
Ouiwi
!
jeʒə
l'aimais
encorɑ̃.kɔʁ
!
Le
deuildœj
...
le
sangsɑ̃
...
le
crimekʁim
...
Lesle
souvenirssuvniʁ
sacréssakʁe
ete
lesle
sermentssɛʁmɑ̃
d'un
jourʒuʁ
,
Ainsiɛ̃si
que
desde
débrisdebʁi
emportesɑ̃pɔʁt
versvɛʁ
l'abîme
,
Touttu
avaitavɛ
disparudispaʁy
dansdɑ̃
monmɔ̃
immenseimɑ̃s
amouramuʁ
!
Aha
!
jeʒə
cachaiskaʃɛ
à
toustu
l'invincible
tendressetɑ̃dʁɛs
;
Mais
Rodrigueʁɔdʁig
a
susy
lireliʁ
auo
fondfɔ̃
dudy
coeurkœʁ
ferméfɛʁme
,
Ete
j'ai
cettesɛt
douceurdusœʁ
dudy
moinsmwɛ̃
,
enɑ̃
mama
détressedetʁɛs
De
songersɔ̃ʒe
qu'en
mourantmuʁɑ̃
ilil
se
savaitsavɛ
aiméɛme
?
DON DIÈGUE
Aha
!
j'ai
bienbjɛ̃
le
droitdʁwa
de
verservɛʁse
desde
larmeslaʁm
Sursyʁ
le
payspei
blesséblese
!
Jeʒə
pleureplœʁ
...
sursyʁ
l'enfant
quiki
n'est
plusply
!
Ouiwi
!
jeʒə
pleureplœʁ
sursyʁ
le
payspei
blesséblese
!
Hélasʼelas
!
jeʒə
pleureplœʁ
sursyʁ
l'enfant
quiki
n'est
plusply
!
Aha
!
jamaisʒamɛ
!
à  Don Diègue
L'INFANTE
Pleureplœʁ
librementlibʁəmɑ̃
tanttɑ̃
de
bonheursbɔnœʁ
perduspɛʁdy
!
Ô
pèrepɛʁ
!
pleureplœʁ
!
pleureplœʁ
!
toutetut
joieʒwa
,
Hélasʼelas
!
estɛst
partiepaʁti
,
ete
ne
reviendraʁəvjɛ̃dʁa
plusply
!
Aha
!
jamaisʒamɛ
!
CHIMÈNE
Pleureplœʁ
!
pauvrepovʁ
âmeam
!
pleureplœʁ
!
Adieuadjø
!
Hélasʼelas
!
pauvrepovʁ
âmeam
pleureplœʁ
ilil
ne
reviendraʁəvjɛ̃dʁa
plusply
!
Aha
!
jamaisʒamɛ
!
Fanfare au loin.
DON DIÈGUE
Écoutezekute
!
L'INFANTE
Écoutezekute
!
Le Roi a paru sur le seuil.
LE ROI
Vousvu
pleurezplœʁe
!
quandkɑ̃
notrenɔtʁ
villevil
estɛst
pleineplɛn
De
joyeuseʒwajøz
rumeurʁymœʁ
!
éplorée
L'INFANTE
Hélasʼelas
!
Hélasʼelas
!
de même
DON DIÈGUE
Siresiʁ
!
LE ROI
Venezvəne
,
Dondɔ̃
Diègue
!
Ete
vousvu
,
Chimène
!
Ecoutez
!
Acclamations au dehors.
comprenant tout
CHIMÈNE
Aha
!
Rodrigueʁɔdʁig
estɛst
vivantvivɑ̃
!
Les acclamations redoublent.
DON DIÈGUE
Vivantvivɑ̃
avec ivresse
DON DIÈGUE
ete
vainqueurvɛ̃kœʁ
!
10edi.zjɛm
Tableautablo
Lala
grandegʁɑ̃d
courkuʁ
dudy
palaispalɛ
desde
Roisʁwa
,
à
Grenadegʁənad
(
A
droitedʁwat
,
vastevast
portepɔʁt
dudy
palaispalɛ
précédéepʁesede
d'escaliers
.
Perspectivepɛʁspɛktiv
éblouissanteebluisɑ̃t
jusqu'an
fondfɔ̃
de
lala
scènesɛn
.
A
gauchegoʃ
,
figuierfigje
gigantesqueʒigɑ̃tɛsk
jetantʒətɑ̃
sonsɔ̃
ombreɔ̃bʁ
sursyʁ
lesle
dallesdal
de
marbremaʁbʁ
.
Cielsjɛl
bleublø
intenseɛ̃tɑ̃s
.
Grandgʁɑ̃
mouvementmuvmɑ̃
dansdɑ̃
lala
fouleful
.
Le
Roiʁwa
,
L'Infante
,
Chimène
ete
Dondɔ̃
Diègue
prennentpʁɛn
placeplas
.)
DAMESdam
DE
LAla
COURkuʁ
,
SEIGNEURSsɛɲœʁ
ete
PEUPLEpœpl
Gloireglwaʁ
à
celuisəlɥi
que
lesle
Roisʁwa
Mauresmɔʁ
Ontɔ̃
acclaméaklame
leurlœʁ
Cidsid
enɑ̃
choisiʃwazi
pourpuʁ
Seigneursɛɲœʁ
!
Que
ce
nomnɔ̃
saluésalɥe
parpaʁ
lesle
claironsklɛʁɔ̃
sonoressɔnɔʁ
Resteʁɛst
toujourstuʒuʁ
sonsɔ̃
nomnɔ̃
!
Gloireglwaʁ
auo
Cidsid
!
auo
vainqueurvɛ̃kœʁ
!
Le défilé commence.
DANSES
ÉVÊQUESevɛk
ete
PRÊTRESpʁɛtʁ
Fanfare de Rodrigue, au fond
DANSES
DAMESdam
,
SEIGNEURSsɛɲœʁ
,
SOLDATSsɔlda
,
PRÊTRESpʁɛtʁ
ete
PEUPLEpœpl
Gloireglwaʁ
auo
Cidsid
!
Que
ce
nomnɔ̃
resteʁɛst
sonsɔ̃
nomnɔ̃
!
Gloireglwaʁ
auo
Cidsid
!
Gloireglwaʁ
auo
vainqueurvɛ̃kœʁ
!
Gloireglwaʁ
auo
Cidsid
!
Gloireglwaʁ
auo
Cidsid
!
Gloireglwaʁ
!
Gloireglwaʁ
auo
vainqueurvɛ̃kœʁ
!
gloireglwaʁ
auo
vainqueurvɛ̃kœʁ
!
au Roi
RODRIGUE
O
Roiʁwa
!
c'est
de
tata
mainmɛ̃
que
jeʒə
tienstjɛ̃
cettesɛt
épéeepe
!
Sisi
,
dudy
noblenɔbl
payspei
quiki
m'a
commiskɔmi
l'honneur
D'assurer
sonsɔ̃
reposʁəpo
,
d'affermir
sasa
grandeurgʁɑ̃dœʁ
,
L'espérance
n'est
paspa
trompéetʁɔ̃pe
,
C'est
à
toitwa
que
lala
gloireglwaʁ
enɑ̃
revientʁəvjɛ̃
...
avec enthousiasme
RODRIGUE
aprèsapʁɛ
Dieudjø
!
LA FOULE
Gloireglwaʁ
auo
Cidsid
!
Gloireglwaʁ
auo
vainqueurvɛ̃kœʁ
!
à  Rodrigue
LE ROI
Gardegaʁd
le
nomnɔ̃
de
Cidsid
Ete
reçoisʁə.sə.vwaʁ
leurlœʁ
hommageɔmaʒ
!
Mais
jeʒə
te
doisdwa
aussiosi
le
prixpʁi
de
tontɔ̃
couragekuʁaʒ
...
Parlepaʁl
doncdɔ̃k
monmɔ̃
Rodrigueʁɔdʁig
,
ete
j'accomplis
tontɔ̃
voeu
!
RODRIGUE
Lala
récompenseʁekɔ̃pɑ̃s
...
que
j'envie
...
Aha
!
Siresiʁ
!
jeʒə
lala
paieraispɛʁɛ
de
mama
vievi
!
Mais
ce
n'est
paspa
de
vousvu
que
jeʒə
puispɥi
l'obtenir
!
à  Chimène
LE ROI
Chimène
,
tuty
l'entends
?
Répondsʁepɔ̃
!
à  part
CHIMÈNE
O
cielsjɛl
!
à
peinepɛn
...
jeʒə
puispɥi
me
soutenirsutniʁ
!
L'INFANTE
,
LE
ROIʁwa
,
DONdɔ̃
DIÈGUE
ete
LAla
FOULEful
Répondsʁepɔ̃
!
Chimène
!
se redressant
CHIMÈNE
Que
jeʒə
répondeʁepɔ̃d
!
Ehe
!
quoikwa
!
A
tata
couronnekuʁɔn
,
ô
Roiʁwa
.
Ilil
donnedɔn
uneyn
splendeursplɑ̃dœʁ
nouvellenuvɛl
!
Prêtrespʁɛtʁ
!
Ilil
a
brisébʁize
l'orgueil
de
l'Infante
!
Seigneurssɛɲœʁ
!
Ilil
défenditdefɑ̃di
vosvo
trésorstʁezɔʁ
!
Ete
tuty
doisdwa
tontɔ̃
salutsaly
,
peule
,
à
sesse
exploitsɛksplwa
!
amèrement
CHIMÈNE
Ete
lorsquelɔʁskə
vientvjɛ̃
le
jourʒuʁ
de
payerpɛje
ces
vaillancesvajɑ̃s
,
C'est
à
moimwa
qu'on
remetʁəmɛ
le
soinswɛ̃
récompensesʁekɔ̃pɑ̃s
!
sombre
CHIMÈNE
A
moimwa
...
dontdɔ̃
ilil
a
fait
le
deuildœj
,
ete
quiki
pourraispuʁɛ
Accablerakable
sesse
laurierslɔʁje
dudy
poidspwa
de
mesme
cyprèssipʁɛ
!
Reconnaissezʁəkɔnɛse
le
toustu
,
lala
faveurfavœʁ
estɛst
étrangeetʁɑ̃ʒ
!
S'il
me
resteʁɛst
unœ̃
devoirdəvwaʁ
,
c'est
celuisəlɥi
de
punirpyniʁ
!
L'INFANTE
,
LE
ROIʁwa
,
DONdɔ̃
DIÈGUE
ete
LAla
FOULEful
Que
ditdi
elleɛl
?
écoutezekute
!
Jeʒə
t'ai
promispʁɔmi
unœ̃
arrêtaʁɛ
quiki
te
vengevɑ̃ʒ
...
Réclameʁeklam
le
sermentsɛʁmɑ̃
!
jeʒə
prétendspʁetɑ̃
le
tenirtəniʁ
...
L'INFANTE
,
DONdɔ̃
DIÈGUE
ete
LAla
FOULEful
avec anxiété
CHIMÈNE
Chimène
tuty
l'entends
!
parlepaʁl
!
le
Roiʁwa
vava
t'obéir
!
prononcepʁɔnɔ̃s
!
LE ROI
Réclameʁeklam
le
sermentsɛʁmɑ̃
!
jeʒə
prétendspʁetɑ̃
le
tenirtəniʁ
!
parlepaʁl
!
L'INFANTE
ete
DONdɔ̃
DIÈGUE
Prononcepʁɔnɔ̃s
!
Chimène
!
Oserais-tu
punirpyniʁ
?
LA FOULE
Prononcepʁɔnɔ̃s
!
parlepaʁl
!
parlepaʁl
!
Oserais-tu
punirpyniʁ
?
égarée
CHIMÈNE
Quoikwa
!
Ce
frontfʁɔ̃
glorieuxglɔʁjø
,
cettesɛt
âmeam
sisi
pleineplɛn
de
douceurdusœʁ
!
Ce
hérosʼeʁo
...
cetsɛt
amantamɑ̃
...
seraientsəʁɛ
frappésfʁape
!
parpaʁ
quiki
?
parpaʁ
moimwa
!
Seigneursɛɲœʁ
clémentklemɑ̃
!
L'INFANTE
,
LE
ROIʁwa
,
DONdɔ̃
DIÈGUE
ete
LAla
FOULEful
Parlepaʁl
!
prononcepʁɔnɔ̃s
!
avec emportement
CHIMÈNE
C'est
impossibleɛ̃pɔsibl
!
très déclamé
CHIMÈNE
c'est
indigneɛ̃diɲ
!
c'est
infâmeɛ̃fam
!
s'est avance, calme et sombre
RODRIGUE
Puisquepɥiskə
tuty
ne
sauraissoʁɛ
,
Chimène
,
accorderakɔʁde
le
pardonpaʁdɔ̃
Ouu
dicterdikte
le
supplicesyplis
!
C'est
moimwa
...
Il porte la main à  la garde de son épée.
RODRIGUE
...
quiki
me
feraifɛʁɛ
justiceʒystis
!
avec un cri quelle réprime aussitôt
CHIMÈNE
Arrêteaʁet
!
RODRIGUE
Vava
!
jeʒə
mourraimuʁːɛ
doucementdusmɑ̃
!
Carkaʁ
unœ̃
instantɛ̃stɑ̃
J'ai
vuvy
tata
rigueurʁigœʁ
désarméedezaʁme
...
Ete
tuty
dirasdiʁa
parfoispaʁfwa
,
enɑ̃
déplorantdeplɔʁɑ̃
monmɔ̃
sortsɔʁ
,
Tuty
dirasdiʁa
:
avec âme
RODRIGUE
S'il
ne
m'avait
aiméeɛme
Ilil
ne
seraitsəʁɛ
paspa
mortmɔʁ
!
répétant avec égarement
CHIMÈNE
Mortmɔʁ
!
luilɥi
!
Mortmɔʁ
!
L'INFANTE
,
LE
ROIʁwa
,
DONdɔ̃
DIÈGUE
ete
LAla
FOULEful
Voyezvwaje
...
Elleɛl
hésiteezit
!
voyezvwaje
!
elleɛl
oseoz
à
peinepɛn
regarderʁəgaʁde
!
Aha
!
monmɔ̃
pèrepɛʁ
!
ouiwi
,
tuty
voisvwa
mesme
tourmentstuʁmɑ̃
...
monmɔ̃
déliredeliʁ
!
Sursyʁ
tontɔ̃
enfantɑ̃fɑ̃
dansdɑ̃
l'ombre
inclinéɛ̃kline
!
Vivantvivɑ̃
,
jeʒə
n'ai
connukɔny
que
tontɔ̃
souriresuʁiʁ
!
u
s'envola
tontɔ̃
âmeam
onɔ̃
ne
sait
plusply
maudiremodiʁ
!
L'INFANTE
,
LE
ROIʁwa
,
DONdɔ̃
DIÈGUE
ete
LAla
FOULEful
Parlepaʁl
!
Chimène
!
avec passion et véhémence
CHIMÈNE
Ô
monmɔ̃
pèrepɛʁ
parpaʁ
toitwa
jeʒə
seraisəʁɛ
pardonnéepaʁdɔne
!
L'INFANTE
,
LE
ROIʁwa
,
DONdɔ̃
DIÈGUE
ete
LAla
FOULEful
Aha
!
voyezvwaje
!
elleɛl
hésiteezit
!
Nonnɔ̃
!
nonnɔ̃
!
nonnɔ̃
!
tuty
ne
mourrasmuʁːa
paspa
!
RODRIGUE
Chimène
!
à  volonté
CHIMÈNE
Siresiʁ
!
jeʒə
l'aime
!
L'INFANTE
,
LE
ROIʁwa
,
DONdɔ̃
DIÈGUE
ete
LAla
FOULEful
Elleɛl
a
pardonnépaʁdɔne
!
Contemplant Rodrigue et Chimène
LE ROI
Cettesɛt
âmeam
estɛst
sans rigueur
LE ROI
dignediɲ
de
ce
coeurkœʁ
!
RODRIGUEʁɔdʁig
ete
CHIMÈNE
Sermentsɛʁmɑ̃
d'amour
;
promessepʁɔmɛs
éternelleetɛʁnɛl
,
Jeʒə
t'accepte
!
ô
monmɔ̃
Rodrigueʁɔdʁig
!
(
mama
Chimène
!)
L'INFANTE
,
LE
ROIʁwa
ete
DONdɔ̃
DIÈGUE
Ilsil
sontsɔ̃
heureuxœʁø
!
Ilsil
sontsɔ̃
heureuxœʁø
!
CHIMÈNE
Jeʒə
suissɥi
à
toitwa
!
Aha
!
pourpuʁ
toujourstuʒuʁ
,
jeʒə
suissɥi
à
toitwa
!
RODRIGUE
Soisswa
doncdɔ̃k
à
moimwa
!
Aha
!
pourpuʁ
toujourstuʒuʁ
,
toujourstuʒuʁ
à
moimwa
!
Fanfares et cloches.
LA FOULE
Gloireglwaʁ
auo
Cidsid
!
Gloireglwaʁ
auo
vainqueurvɛ̃kœʁ
!
Gloireglwaʁ
auo
vainqueurvɛ̃kœʁ
!
F I N
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