Massenet, Jules
Cherubin
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Acte 1
entourent Jacoppo, le précepteur de Chérubin (surnommé le Philosophe)
qui les harangue.)
à haute voix
LE PHILOSOPHE
Servantessɛʁvɑ̃t
,
3 sopranos
3 SERVANTES
Voilàvwala
!
LE PHILOSOPHE
...
bonnesbɔn
ete
lingèreslɛ̃ʒɛʁ
,
3 mezzo-sopranos
3 AUTRE SERVANTES
Voilàvwala
!
LE PHILOSOPHE
Serviteurssɛʁvitœʁ
,
valetsvalɛ
,
marmitonsmaʁmitɔ̃
,
3 basses, en gross voix
3 SERVITEURS
Voilàvwala
!
LE PHILOSOPHE
Boulangèresbulɑ̃ʒɛʁ
ete
fromagèresfʁɔmaʒɛʁ
,
6 SERVANTES
Voicivwasi
!
Voicivwasi
!
Voicivwasi
!
Voicivwasi
!
LE PHILOSOPHE
Cuisinierskɥizinje
à
tripletʁipl
mentonmɑ̃tɔ̃
,
Qu'avez-vous
préparépʁepaʁe
pourpuʁ
fêterfɛte
votrevɔtʁ
maîtremɛtʁ
,
Carkaʁ
Chérubinʃeʁybɛ̃
n'est
plusply
unœ̃
pagepaʒ
auxo
cheveuxʃəvø
blondsblɔ̃
.
fièrement
LE PHILOSOPHE
Ilil
portepɔʁt
depuisdəpɥi
hierijɛʁ
,
plusply
délurédelyʁe
qu'un
reîtreʁɛtʁ
,
L'épée
enɑ̃
bonbɔ̃
acierasje
quiki
sonnesɔn
à
sesse
talonstalɔ̃
.
SERVANTESsɛʁvɑ̃t
ete
SERVITEURSsɛʁvitœʁ
Vivatviva
!
Vivatviva
!
Vivatviva
!
Vivatviva
!
galamment
LE PHILOSOPHE
Dansdɑ̃
unœ̃
instantɛ̃stɑ̃
Chérubinʃeʁybɛ̃
vava
paraîtrepaʁɛtʁ
.
SERVANTESsɛʁvɑ̃t
ete
SERVITEURSsɛʁvitœʁ
entre eux joyeusement
LE PHILOSOPHE
Vivatviva
!
Dansdɑ̃
unœ̃
instantɛ̃stɑ̃
Chérubinʃeʁybɛ̃
vava
paraîtrepaʁɛtʁ
!
vivatviva
!
vivatviva
!
vivatviva
!
vivatviva
!
Entendons-nousɑ̃.tɑ̃dʁ
Entendons-nousɑ̃.tɑ̃dʁ
avantavɑ̃
quekə
dedə
toustu
lesle
côtéskote
Nousnu
arriventaʁiv
sesse
invitésɛ̃vite
.
Entendons-nousɑ̃.tɑ̃dʁ
!
SERVANTESsɛʁvɑ̃t
ete
SERVITEURSsɛʁvitœʁ
très affaires
LE PHILOSOPHE
Avantavɑ̃
quekə
dedə
toustu
lesle
côtéskote
Nousnu
arriventaʁiv
sesse
invitésɛ̃vite
.
Voilàvwala
!
voilàvwala
Voilàvwala
!
voilàvwala
!
Voilàvwala
!
voilàvwala
!
3 basses, avec volubilité
LE PHILOSOPHE
Dindesdɛ̃d
,
dindonsdɛ̃dɔ̃
ete
dindonnedɛ̃dɔn
auxo
Gravitentgʁavit
autourotuʁ
dedə
nosno
brochesbʁɔʃ
.
3 ténors, avec volubilité
LE PHILOSOPHE
Ete
lala
fournaisefuʁnɛz
desde
fourneauxfuʁno
Lesle
doredɔʁ
commekɔm
desde
briochesbʁijɔʃ
.
6 servantes, répétant avec volubilité
LE PHILOSOPHE
Lesle
doredɔʁ
,
doredɔʁ
commekɔm
desde
briochesbʁijɔʃ
.
SERVITEURS
Lesle
doredɔʁ
,
doredɔʁ
commekɔm
desde
briochesbʁijɔʃ
!
desde
briochesbʁijɔʃ
!
Nousnu
avonsavɔ̃
faitfɛ
ratisserʁatise
Sarclersaʁkle
,
émonderemɔ̃de
,
taillertaje
Dedə
longlɔ̃
enɑ̃
largelaʁʒ
,
dedə
largelaʁʒ
enɑ̃
longlɔ̃
!
LES SERVANTES
Dansdɑ̃
nosno
cuisineskɥizin
nousnu
glaçâmesglasɑm
Deuxdø
centssɑ̃
sorbetssɔʁbɛ
...
Millemil
pralinespʁalin
!
Deuxdø
centssɑ̃
sorbetssɔʁbɛ
...
Millemil
pralinespʁalin
!
Deuxdø
centssɑ̃
sorbetssɔʁbɛ
,
Millemil
pralinespʁalin
!
qui, depuis un instant, s'est bouché les oreilles
LE PHILOSOPHE
Chutʃyt
!
vousvu
m'assourdissez
!
Vousvu
m'assourdissez
!!
SERVANTESsɛʁvɑ̃t
ete
SERVITEURSsɛʁvitœʁ
renchérissant encore
LE PHILOSOPHE
Ete
lelə
parcpaʁk
estɛst
commekɔm
unœ̃
salonsalɔ̃
!
Ouiwi
!
lelə
parcpaʁk
estɛst
commekɔm
unœ̃
salonsalɔ̃
!
Nousnu
avonsavɔ̃
râtisséʁa.ti.se
,
Chutʃyt
!
Aieɛ
!
SERVANTESsɛʁvɑ̃t
ete
SERVITEURSsɛʁvitœʁ
Nousnu
avonsavɔ̃
touttu
taillétaje
,
Dindonsdɛ̃dɔ̃
ete
dindonneauxdɛ̃dɔno
sontsɔ̃
commekɔm
desde
briochesbʁijɔʃ
!
desde
briochesbʁijɔʃ
!
desde
briochesbʁijɔʃ
!
Voilàvwala
!
voilàvwala
!
voilàvwala
!
Vousvu
m'assourdissez
!
Vousvu
m'assourdissez
!
essayant de crier plus fort que tous afin d'être écouté
LE PHILOSOPHE
Mesme
camaradeskamaʁad
,
mesme
bravesbʁav
camaradeskamaʁad
.
Sachezsaʃe
l'autre
motifmɔtif
quiki
vousvu
rassembleʁasɑ̃bl
iciisi
.
Pourpuʁ
qu'en
cesə
jourʒuʁ
vousvu
fêtiezfɛtje
Chérubinʃeʁybɛ̃
,
fierfje
dedə
sesse
premierspʁəmje
gradesgʁad
,
Votrevɔtʁ
jeuneʒœn
seigneursɛɲœʁ
,
à
toustu
iciisi
présentspʁezɑ̃
,
Veutvø
rendreʁɑ̃dʁ
unœ̃
bienfaisantbjɛ̃fəzɑ̃
hommageɔmaʒ
:
Auxo
serviteurssɛʁvitœʁ
ilil
faitfɛ
doublerduble
lesle
gagesgaʒ
.
SERVANTESsɛʁvɑ̃t
ete
SERVITEURSsɛʁvitœʁ
avec ravissement
LE PHILOSOPHE
Aha
!
Ete
faitfɛ
remiseʁəmiz
auxo
paysanspeizɑ̃
D'un
anɑ̃
dedə
dîmedim
ete
dedə
fermagesfɛʁmaʒ
!
SERVANTESsɛʁvɑ̃t
ete
SERVITEURSsɛʁvitœʁ
avec une folie joie
LE PHILOSOPHE
Vivatviva
!
vivatviva
!
vivatviva
!
vivatviva
!
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
la ronde folle s'éloigne en criant
LE PHILOSOPHE
Viveviv
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
cris prolongés; au loin, encore fort:
LE PHILOSOPHE
Viveviv
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
(Pendant que les cris s'atténuent et que le Philosophe,
sur la terrasse, écoute avec ravissement le nom de Chérubin
que ces braves gens acclament, le Comte,
le Duc et le Baron sont entrés.)
très loin
LE PHILOSOPHE
Viveviv
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
Ne pas suivre la déclamation qui se terminera avec le musique.
d'un air vexé
LE DUC
Viveviv
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
Mama
parolepaʁɔl
onɔ̃
n'entend
plusply
quekə
cesə
crikʁi
làla
!
froidement
LE COMTE
Toutetut
lala
canaillekanaj
raffoleʁafɔl
dedə
cesə
mauditmodi
garnementgaʁnəmɑ̃
làla
!
ironique, au Philosophe, qui vient et qui salue.
LE BARON
Mesme
complimentskɔ̃plimɑ̃
,
monsieurməsjø
lelə
Philosophefilɔzɔf
,
LE COMTE
Votrevɔtʁ
élèveelɛv
estɛst
unœ̃
fierfje
vaurienvoʁjɛ̃
!
les bras au ciel
LE DUC
Dilapiderdilapide
ainsiɛ̃si
sonsɔ̃
bienbjɛ̃
!
LE COMTE
C'est
lala
ruineʁɥin
!
lala
catastrophekatastʁɔf
!
LE PHILOSOPHE
Ilil
estɛst
généreuxʒeneʁø
,
voilàvwala
touttu
!
sèchement
LE COMTE
Ilil
estɛst
foufu
,
monsieurməsjø
,
ilil
estɛst
foufu
!
(Le Comte hausse les épaules et sort.
Le Philosophe reste bouche bée.)
au Duc, avec mauvaise humeur
LE BARON
Dirediʁ
quekə
j'ai
quittékite
Grenadegʁənad
Pourpuʁ
fairefɛʁ
honneurɔnœʁ
auo
nouveaunuvo
gradegʁad
...
Dedə
cesə
petitpəti
hurluberluyʁlybɛʁly
.
se moquant de lui
LE DUC
C'est
tata
femmefam
quiki
l'a
vouluvuly
.
d'un air contrit
LE BARON
C'est
mama
femmefam
quiki
l'a
vouluvuly
!
à lui-même, d'un air vexé
LE DUC
Ete
moimwa
...
c'est
mama
pupillepypij
!
à part
LE DUC
Pourpuʁ
cesə
galopingalɔpɛ̃
...
à part
LE BARON
Chacuneʃakyn
s'enflamme
...
maismɛ
qu'il
prennepʁɛn
gardegaʁd
...
LE DUC
...
cesə
vraivʁɛ
galopingalɔpɛ̃
!
accentué
LE BARON
Lelə
marimaʁi
regardeʁəgaʁd
,
lelə
marimaʁi
regardeʁəgaʁd
...
avec exagération
LE DUC
...
maismɛ
qu'il
prennepʁɛn
gardegaʁd
...
de même
LE BARON
...
ete
s'il
sesə
hasardeʼazaʁd
...
légèrement et faisant le geste de pourfendre
LE DUC
...
à
toitwa
,
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
même geste que le Duc
LE BARON
...
à
toitwa
,
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
LE DUC
...
à
toitwa
,
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
LE BARON
...
à
toitwa
,
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
LElə
DUCdyk
ete
LElə
BARONbaʁɔ̃
...
à
toitwa
,
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
à part
LE PHILOSOPHE
Pauvrepovʁ
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
Pauvrepovʁ
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
imitant le ton du Philosophe en le parodiant
LE DUC
Pauvrepovʁ
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
au Philosophe sournoisement
LE BARON
Maismɛ
qu'il
prennepʁɛn
gardegaʁd
...
LE DUC
Cesə
vraivʁɛ
galopingalɔpɛ̃
...
Maismɛ
qu'il
prennepʁɛn
gardegaʁd
!
à
toitwa
,
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
LE BARON
Lelə
marimaʁi
regardeʁəgaʁd
...
lelə
marimaʁi
regardeʁəgaʁd
...
Ete
s'il
sesə
hasardeʼazaʁd
...
à
toitwa
,
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
LE PHILOSOPHE
Pauvrepovʁ
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
avec émotion
LE PHILOSOPHE
Chérubinʃeʁybɛ̃
,
quellekɛl
serasəʁa
tata
destinéedɛstine
enɑ̃
cettesɛt
vievi
...
(Le Duc et Le Baron, en sortant: au Philosophe,
en le lardant de coups d'épée imaginaires.)
LE PHILOSOPHE
LElə
DUCdyk
ete
LElə
BARONbaʁɔ̃
...
à
toitwa
,
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
à
toitwa
,
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
à
toitwa
,
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
Ils disparaissent.
LE PHILOSOPHE
Lorsquelɔʁskə
lala
gloireglwaʁ
tetə
viendravjɛ̃dʁa
?
Obscurɔpskyʁ
,
sisi
déjàdeʒa
l'on
t'envie
,
Hélasʼelas
!
quiki
plusply
tardtaʁ
t'aimera
?
survenant, joyeuse, et s'annonçant, vivement
NINA
C'est
moimwa
,
Philosophefilɔzɔf
!
ravi, joignant les mains
LE PHILOSOPHE
O
destindɛstɛ̃
!
souriant
LE PHILOSOPHE
Ehe
bienbjɛ̃
!
avec une joie intime
LE PHILOSOPHE
...
lala
voilàvwala
tata
réponseʁepɔ̃s
.
changeant de ton, à Nina
LE PHILOSOPHE
Oùu
doncdɔ̃k
allez-vous
?
contrite
NINA
Jeʒə
renonceʁənɔ̃s
à
lelə
retrouverʁətʁuve
cesə
matinmatɛ̃
.
malicieusement
LE PHILOSOPHE
Ninani.na
,
vousvu
cherchezʃɛʁʃe
,
jeʒə
pariepaʁi
,
Cesə
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
au nom Chérubin, Nina sourit.
LE PHILOSOPHE
Cesə
polissonpɔlisɔ̃
!
au mot de polisson, Nina a un cri de surprise indigné
LE PHILOSOPHE
Cesə
garnementgaʁnəmɑ̃
!
révoltée
NINA
Aha
!
c'est
troptʁo
fortfɔʁ
!
faisant l'étonné
LE PHILOSOPHE
Oho
!
furieuse, tenant tête au Philosophe
NINA
Ilil
estɛst
charmantʃaʁmɑ̃
,
ouiwi
,
monsieurməsjø
!
Charmantʃaʁmɑ̃
ete
trèstʁɛ
bravebʁav
.
Ilil
n'a
paspa
unœ̃
frontfʁɔ̃
soucieuxsusjø
,
Maismɛ
faut-il
déjàdeʒa
qu'il
soitswa
gravegʁav
,
Quandkɑ̃
lala
gaîtégɛte
ritʁi
dansdɑ̃
sesse
yeuxjø
!
Vousvu
ditesdit
:
c'est
unœ̃
polissonpɔlisɔ̃
!
Maismɛ
jeʒə
saissɛ
qu'il
n'est
quekə
volagevɔlaʒ
.
Ete
d'ailleurs
,
ilil
auraitɔʁɛ
raisonʁɛzɔ̃
D'avoir
lesle
défautsdefo
dedə
sonsɔ̃
âgeaʒ
.
Onɔ̃
lelə
haitʼai
...
insinuez-vous
,
Prenezpʁəne
gardegaʁd
,
c'est
parpaʁ
rancuneʁɑ̃kyn
,
Carkaʁ
sisi
plusply
d'un
enɑ̃
estɛst
jalouxʒalu
,
avec un peu d'émotion
NINA
C'est
qu'il
plaîtplɛ
sanssɑ̃
doutedut
à
plusply
d'une
.
très chanté
NINA
Ilil
plaîtplɛ
,
onɔ̃
nenə
saitsɛ
paspa
pourquoipuʁkwa
,
Ilil
plaîtplɛ
dèsdɛ
qu'il
ditdi
quelquekɛlkə
choseʃoz
,
Ete
quandkɑ̃
...
timidetimid
...
ilil
devientdəvjɛ̃
coikwa
...
Ilil
plaîtplɛ
parcepaʁs
qu'il
devientdəvjɛ̃
roseʁoz
.
plus chaleureux
NINA
Puispɥi
,
c'est
l'ami
quekə
jeʒə
défendsdefɑ̃
plus accentué
NINA
Ete
défendraidefɑ̃dʁɛ
plus vibrant
NINA
...
plusply
quekə
moi-mêmemwamɛm
...
Elle voit ce brave Philosophe qui, ravi, lui sourit, radieuse
NINA
Maismɛ
jeʒə
memə
fâchaisfaʃɛ
...
suis-je
enfantɑ̃fɑ̃
!
(Nina tombe toute émue dans les bras
du Philosophe qui l'embrasse.)
NINA
Vousvu
l'aimez
!
avec élan et affection
LE PHILOSOPHE
Ouiwi
,
jeʒə
l'aime
!
NINA
Vousvu
l'aimez
...
autantotɑ̃
quekə
jeʒə
l'aime
!...
autantotɑ̃
!
(Les deux amis de Chérubin restant ainsi un instant.
Bruyants éclats de rire se rapprochant peu à peu; apeurée.)
NINA
Monmɔ̃
tuteurtytœʁ
!
gentil et suppliant
NINA
Monsieurməsjø
,
devantdəvɑ̃
luilɥi
oubliezublije
cesə
quekə
j'ai
pupy
dirediʁ
!
(Elle s'enfuit. Nouveau éclats de rire de Duc et du Baron
qui arrivent tous deux par l'escalier du parc.)
au fond
LE DUC
C'est
merveilleuxmɛʁvɛjø
!
LE BARON
C'est
inouïinwi
!
montrant le côté du parc en éclatant toujours de rire.
LE DUC
Vraimentvʁɛmɑ̃
,
c'est
à
mourirmuʁiʁ
dedə
rireʁiʁ
!
Les voix, les rires se rapprochent encore, puis tout à fait.
LE DUC
Nonnɔ̃
.
C'est
troptʁo
drôledʁol
enɑ̃
véritéveʁite
!
s'avance en riant bruyamment; se pâmant
LE BARON
Jeʒə
pleureplœʁ
,
Ducdyk
.
de même
LE DUC
Baronbaʁɔ̃
,
j'en
crèvekʁɛv
!
rires
légèrement stupéfié
LE PHILOSOPHE
Pourquoipuʁkwa
doncdɔ̃k
cettesɛt
hilaritéilaʁite
?
Nouveau éclats de rire.
au Philosophe
LE DUC
Chérubinʃeʁybɛ̃
,
cesə
foufu
,...
avec intention
LE DUC
Votrevɔtʁ
élèveelɛv
...
éclats de rire
LE DUC
Jeʒə
risʁi
tanttɑ̃
quekə
j'en
doisdwa
m'asseoir
...
reprenant son récit
LE DUC
A
faitfɛ
dépêcherdepɛʃe
hierijɛʁ
auo
soirswaʁ
Versvɛʁ
Madridmadʁid
,
à
vitessevitɛs
extrêmeɛkstʁɛm
,
Unœ̃
courrierkuʁje
...
secoué par le rire
LE DUC
pourpuʁ
quekə
cesə
soirswaʁ
mêmemɛm
...
Viennevjɛn
mimermime
,
danserdɑ̃se
iciisi
,
Devinezdəvine
quiki
?
LElə
DUCdyk
ete
LElə
BARONbaʁɔ̃
insistant
LE DUC
Devinezdəvine
quiki
?
tremblant un peu
LE PHILOSOPHE
Maismɛ
...
j'imagine
...
Quelquekɛlkə
histrionistʁijɔ̃
...
LElə
DUCdyk
ete
LElə
BARONbaʁɔ̃
Nonnɔ̃
.
LE DUC
Lala
premièrepʁəmjɛʁ
ballerinebalʁin
Quekə
toutetut
l'Europe
admiraadmiʁa
,
LElə
DUCdyk
ete
LElə
BARONbaʁɔ̃
L'Ensoleillad
dedə
l'Opéra
!
ignorant
LE PHILOSOPHE
L'Ensoleillad
?
LElə
DUCdyk
ete
LElə
BARONbaʁɔ̃
Ouiwi
!
imitant l'Ensoleillad
LE BARON
Cellesɛl
quiki
dansedɑ̃s
commekɔm
onɔ̃
volevɔl
.
de même
LE DUC
Elleɛl
,
Thaïstaj
,
Phyrné
,
Cypris
,
venirvəniʁ
iciisi
!
bien chanté
LE DUC
Sursyʁ
mama
parolepaʁɔl
,
Chérubinʃeʁybɛ̃
estɛst
grisgʁi
.
LE BARON
Ilil
estɛst
grisgʁi
.
LE DUC
Ilil
estɛst
grisgʁi
.
(entre et continue joyeusement la phrase du Duc
et de Baron, épanoui)
CHÉRUBIN
Jeʒə
suissɥi
grisgʁi
.
LElə
DUCdyk
ete
LElə
BARONbaʁɔ̃
un peu gênés
CHÉRUBIN
Luilɥi
!
ravi
LE PHILOSOPHE
Luilɥi
!
CHÉRUBIN
Jeʒə
suissɥi
grisgʁi
!
fou de jeunesse
CHÉRUBIN
Jeʒə
suissɥi
ivreivʁ
!
C'est
lelə
soleilsɔlɛj
quiki
m'a
griségʁize
,
C'est
lelə
soleilsɔlɛj
,
jeʒə
suissɥi
ivreivʁ
!
Ducdyk
,
jeʒə
suissɥi
sisi
contentkɔ̃tɑ̃
dedə
vivrevivʁ
Quekə
jeʒə
pourraispuʁɛ
...
vousvu
embrasserɑ̃bʁase
.
J'ai
dix-septdisɛt
ansɑ̃
,
celasəla
memə
grisegʁiz
,
J'ai
dix-septdisɛt
ansɑ̃
!
Plusply
dedə
tuteurtytœʁ
!
lala
libertélibɛʁte
!
avec volubilité
CHÉRUBIN
Jeʒə
veuxvø
fairefɛʁ
tanttɑ̃
dedə
bêtisesbetiz
Quekə
vousvu
serezsəʁe
épouvantésepuvɑ̃te
!
C'est
lelə
soleilsɔlɛj
quiki
m'a
griségʁize
...
avec ravissement
CHÉRUBIN
Jeʒə
suissɥi
ivreivʁ
!
Il éclat de rire; avec aplomb
CHÉRUBIN
Enfinɑ̃fɛ̃
,
jeʒə
vousvu
lelə
disdi
...
enɑ̃
toutetut
confidencekɔ̃fidɑ̃s
,
Regardezʁəgaʁde
cesə
billetbijɛ
!
Baronbaʁɔ̃
!
Ducdyk
!
venezvəne
voirvwaʁ
...
L'Etoile
dedə
Madridmadʁid
,
lala
reineʁɛn
dedə
lala
Dansedɑ̃s
,
L'Ensoleillad
,
enfinɑ̃fɛ̃
,
triomphant
CHÉRUBIN
nousnu
arriveaʁiv
cesə
soirswaʁ
!
suffoquant de surprise, de dépit et de colère
LE DUC
Nonnɔ̃
!
cesə
n'est
paspa
vraivʁɛ
!
c'est
impossibleɛ̃pɔsibl
!
donnant son avis avec gravité
LE BARON
Ete
d'abord
,
c'est
inadmissibleinadmisibl
!
grotesquegʁɔtɛsk
!
apoplectique
LE DUC
C'est
foufu
!
affirmant
CHÉRUBIN
C'est
ainsiɛ̃si
.
Il relit avec délices le billet de l'Ensoleillad.
(D'une voix étouffée par la colère, n'osant s'attaquer directement
à Chérubin, et s'adressant au Philosophe qui ne sait que répondre.)
LE DUC
L'Ensoleillad
...
danserdɑ̃se
iciisi
...
Maismɛ
c'est
inouïinwi
dedə
bêtisebetiz
!
Montrez-moi
,
monsieurməsjø
s'il
vousvu
plaîtplɛ
,
Lelə
rideauʁido
...
persifleur
LE BARON
Lala
rampeʁɑ̃p
...
s'épongeant
LE DUC
Lala
frisefʁiz
...
LE BARON
Lesle
accessoiresakseswaʁ
dudy
Balletbalɛ
?
Haletant, tirant à lui le Philosophe ahuri.
LE DUC
Pourpuʁ
danserdɑ̃se
lelə
grandgʁɑ̃
paspa
desde
Alcyonsal.sjɔ̃
rebellesʁəbɛl
,
Oùu
doncdɔ̃k
sontsɔ̃
lesle
portantspɔʁtɑ̃
,
oùu
doncdɔ̃k
sontsɔ̃
lesle
chandellesʃɑ̃dɛl
?
sceptique, retournant le Philosophe de son côté
LE BARON
Ete
lala
trappetʁap
,
monsieurməsjø
,
pourpuʁ
danserdɑ̃se
Belphégor
,
Carkaʁ
ilil
fautfo
uneyn
trappetʁap
à
défautdefo
d'un
décordekɔʁ
.
(congestionné, rouge, hors de lui. Même jeu pour le Philosophe
qui virevolte et ne sait plus à quel saint se vouer)
LE DUC
Ete
pourpuʁ
mimermime
l'étoile
éclairanteklɛʁɑ̃
lesle
Roisʁwa
Magesmaʒ
...
LE BARON
Oùu
comptez-vous
,
monsieurməsjø
,
accrocherakʁɔʃe
vosvo
nuagesnɥaʒ
?
de la meilleure grâce du monde
CHÉRUBIN
Oho
!
rassurez-vous
,
s'il
vousvu
plaîtplɛ
,
Nousnu
n'aurons
paspa
d'apothéose
,
Point de grands pas, point de ballet,
galamment
CHÉRUBIN
Nousnu
danseronsdɑ̃səʁɔ̃
touttu
autreotʁ
choseʃoz
.
très rythmé; dans le vieux style
CHÉRUBIN
Nousnu
danseronsdɑ̃səʁɔ̃
,
c'est
bienbjɛ̃
mieuxmjø
,
Enɑ̃
dépitdepi
desde
modesmɔd
nouvellesnuvɛl
,
Lesle
vieillesvjɛj
dansesdɑ̃s
desde
aïeuxajø
.
sans respirer
CHÉRUBIN
Jeʒə
n'en
connaiskɔnɛ
paspa
dedə
plusply
bellesbɛl
!
Nousnu
auronsɔʁɔ̃
pourpuʁ
décordekɔʁ
mouvantmuvɑ̃
Lelə
feuillagefœjaʒ
oùu
PhÅ
“
bébe
s'égare
Ete
,
parmipaʁmi
lala
plainteplɛ̃t
dudy
ventvɑ̃
,
L'alerte
chansonʃɑ̃sɔ̃
desde
guitaresgitaʁ
.
Point n'est besoin pour ces ballets
CHÉRUBIN
Dedə
portantspɔʁtɑ̃
,
dedə
frisefʁiz
ouu
dedə
toilestwal
.
Nousnu
auronsɔʁɔ̃
lelə
boisbwa
pourpuʁ
palaispalɛ
Ete
pourpuʁ
chandellesʃɑ̃dɛl
lesle
étoilesetwal
!
(Les invités de Chérubin arrivent sur la terrasse; on les voit se saluer,
se pencher sur la balustrade pour mieux voir venir filles et garçons du village;
on entend au loin le rythme des danses. Chérubin passe dans les groupes,
salué par les hommes, regardé par les femmes, baisant la main aux plus jolies.)
le plaignant
LE DUC
Ilil
estɛst
foufu
!
avec compassion
LE BARON
Lelə
pauvrepovʁ
garçongaʁsɔ̃
!
doucement
LE PHILOSOPHE
Commekɔm
sasa
foliefɔli
a
raisonʁɛzɔ̃
!
joyeux, à deux invités, désignant le lointain
LE PHILOSOPHE
Accourezakuʁe
voirvwaʁ
,
dondɔ̃
Sanche
!
lesle
paysanspeizɑ̃
!
Ilsil
ontɔ̃
leurslœʁ
habitsabi
dudy
dimanchedimɑ̃ʃ
!
Ilsil
dansentdɑ̃s
!
écoutezekute
!
allant à la Comtesse qui vient de paraître
CHÉRUBIN
Comtessekɔ̃tɛs
!
Enfinɑ̃fɛ̃
!
LA COMTESSE
Touttu
douxdu
!
lui baissant les mains
CHÉRUBIN
Mama
marrainemaʁɛn
!
jeʒə
vousvu
adoreadɔʁ
!
troublée
LA COMTESSE
Lelə
Comtekɔ̃t
arriveaʁiv
!
Taisez-voustɛʁ
!
bas et vivement
CHÉRUBIN
Nonnɔ̃
,
ilil
nenə
peutpø
nousnu
voirvwaʁ
encoreɑ̃kɔʁ
.
Touttu
auo
fondfɔ̃
dudy
jardinʒaʁdɛ̃
,
dansdɑ̃
lelə
vieuxvjø
saulesol
creuxkʁø
quekə
lala
moussemus
décoredekɔʁ
j'ai
glisséglise
cesə
matinmatɛ̃
uneyn
lettrelɛtʁ
oùu
jeʒə
disdi
combienkɔ̃bjɛ̃
jeʒə
vousvu
adoreadɔʁ
.
émue
LA COMTESSE
Uneyn
lettrelɛtʁ
!
vivement
LA COMTESSE
Monmɔ̃
épouxepu
!
Taisez-voustɛʁ
!
(Le Comte arrive, toise Chérubin qui lui fait un beau salut.
La Comtesse s'éloigne avec son mari.)
(barrant la route à Chérubin; elle respire
des sels pour cacher son émoi.)
LA BARONNE
Case.a
,
venezvəne
!
s'inclinant très bas
CHÉRUBIN
Quoikwa
,
Baronnebaʁɔn
?
avec une compassion excessive
LA BARONNE
O
petitpəti
imprudentɛ̃pʁydɑ̃
!
Vousvu
parlezpaʁle
basba
à
lala
Comtessekɔ̃tɛs
...
Lelə
Comtekɔ̃t
estɛst
fortfɔʁ
jalouxʒalu
pourtantpuʁtɑ̃
.
Jeʒə
trembletʁɑ̃bl
pourpuʁ
votrevɔtʁ
jeunesseʒœnɛs
...
CHÉRUBIN
Troptʁo
bonnebɔn
!
(La Baronne s'éloigne en poussant un petit soupir attendri
et laissant Chérubin un peu étonné; puis, Chérubin se met à rire
et court à Nina qui paraît.)
très petite fille; à Chérubin
NINA
Aha
!
Chérubinʃeʁybɛ̃
,
c'est
malmal
,
C'est
malmal
...
vousvu
m'avez
faitfɛ
hierijɛʁ
lala
promessepʁɔmɛs
Dedə
m'accompagner
à
lala
messemɛs
Ete
l'on
vousvu
a
vuvy
à
chevalʃval
!
très gentil
CHÉRUBIN
Hélasʼelas
!
c'est
vraivʁɛ
.
Jeʒə
nenə
puispɥi
feindrefɛ̃dʁ
.
Maismɛ
puisquepɥiskə
j'étais
loinlwɛ̃
dedə
vousvu
J'ai
manquémɑ̃ke
unœ̃
momentmɔmɑ̃
trèstʁɛ
douxdu
,
Jeʒə
suissɥi
parpaʁ
conséquentkɔ̃sekɑ̃
à
plaindreplɛ̃dʁ
.
(Chérubin regarde si on le voit. Comme tous les invités
observent l'arrivée des paysans, il en profite pour essayer de prendre
un baiser à la fillette, qui l'esquive en riant et se sauve
en le menaçant gentiment du doigt.)
CHÉRUBIN
NINAni.na
,
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
,
LAla
BARONNEbaʁɔn
ete
LESle
INVITÉSɛ̃vite
avec plaisir
CHÉRUBIN
Lesle
paysanspeizɑ̃
!
avec plaisir
LE PHILOSOPHE
Ilsil
vontvɔ̃
danserdɑ̃se
!
à part, désignant les paysans qui vont paraître
LE DUC
Desde
paysanspeizɑ̃
!
avec dégoût
LE BARON
Desde
paysanspeizɑ̃
!
avec satisfaction
LE PHILOSOPHE
Lesle
paysanspeizɑ̃
!
Ilsil
vontvɔ̃
danserdɑ̃se
!
LElə
DUCdyk
ete
LElə
BARONbaʁɔ̃
vexés
LE PHILOSOPHE
Ilsil
vontvɔ̃
danserdɑ̃se
!
TOUTEStut
sauvesov
CHÉRUBINʃeʁybɛ̃
Ilsil
vontvɔ̃
danserdɑ̃se
!
C'est
amusantamyzɑ̃
!
Le Duc et le Baron, ironiques.
LE PHILOSOPHE
C'est
amusantamyzɑ̃
!
(allant vers l'escalier du parc et s'adressant
à ses vassaux; alerte, vivant)
CHÉRUBIN
Venezvəne
iciisi
,
lesle
bellesbɛl
fillesfij
,
Venezvəne
iciisi
avecavɛk
lesle
gas
,
Carkaʁ
dedə
sisi
loinlwɛ̃
onɔ̃
nenə
voitvwa
paspa
Brillerbʁije
vosvo
yeuxjø
soussu
vosvo
mantillesmɑ̃tij
.
Les gas et les filles envahissent la terrasse.
à part, radieux
LE PHILOSOPHE
O
monmɔ̃
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
O
monmɔ̃
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
LElə
DUCdyk
ete
LElə
BARONbaʁɔ̃
à part, même intention
LE PHILOSOPHE
Desde
paysanspeizɑ̃
!
Ilsil
vontvɔ̃
danserdɑ̃se
!
LES INVITÉS
Viveviv
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
Viveviv
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
LElə
DUCdyk
ete
LElə
BARONbaʁɔ̃
à part, levant les épaules
LES INVITÉS
Ilil
estɛst
notrenɔtʁ
hôteot
,
ilil
lelə
fautfo
bienbjɛ̃
!
lugubres
LES INVITÉS
Viveviv
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
Fêtefɛt
Pastoralepastɔʁal
NINA
LESle
INVITÉSɛ̃vite
ete
LESle
INVITÉSɛ̃vite
en admiration, à Chérubin
NINA
Bravobʁavo
!
Bravobʁavo
!
Bravobʁavo
!
Bravobʁavo
!
C'est
ravissantʁavisɑ̃
!
NINAni.na
,
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
,
LAla
BARONNEbaʁɔn
ete
LESle
INVITÉSɛ̃vite
C'est
exquisɛkski
!
LES INVITÉS
Adorableadɔʁabl
,
cherʃɛʁ
Marquismaʁki
!
C'est
ravissantʁavisɑ̃
!
Adorableadɔʁabl
!
Ravissantʁavisɑ̃
!
Les gas et les filles sortent en menant grand bruit.
à des Dames; galamment
CHÉRUBIN
Pourpuʁ
vousvu
onɔ̃
a
dressédʁese
lesle
tablestabl
.
Les femmes remercient.
CHÉRUBIN
LElə
DUCdyk
ete
LElə
BARONbaʁɔ̃
à eux-mêmes, réciproquement, très grognons
CHÉRUBIN
Cesə
jeuneʒœn
hommeɔm
estɛst
insupportableɛ̃sypɔʁtabl
!
(Les Invités sortent sur un bruit joyeux de rires
et de compliments. Musique au loin.)
sopranos et mezzo-sopranos; au loin
VOIX
Aha
!
aha
!
aha
!
aha
!
(De douces musiques jouent dans le parc à l'apparition
des Invités sur la terrasse. Chérubin va s'asseoir
et s'évente de son mouchoir de dentelle.)
radieux, à lui-même
LE PHILOSOPHE
Onɔ̃
chanteʃɑ̃t
,
onɔ̃
ritʁi
.
Toustu
sontsɔ̃
contentskɔ̃tɑ̃
.
A
cettesɛt
joieʒwa
,
à
cesə
printempspʁɛ̃tɑ̃
,
Ilil
n'est
paspa
d'ennui
quiki
résisteʁezist
.
Chérubin pousse un gros soupir.
LE PHILOSOPHE
Quoikwa
!
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
Tetə
voilàvwala
tristetʁist
.
nouveau soupir
LE PHILOSOPHE
Touttu
à
l'heure
encorɑ̃.kɔʁ
sisi
joyeuxʒwajø
,
affectueux
LE PHILOSOPHE
Pourquoipuʁkwa
desde
larmeslaʁm
dansdɑ̃
teste
yeuxjø
...
Ete
pourquoipuʁkwa
,
toitwa
,
sisi
gaigɛ
,
fais-tu
cettesɛt
grimacegʁimas
?
avec gravité
CHÉRUBIN
Mama
gaîtégɛte
,
Philosophefilɔzɔf
.
estɛst
toutetut
à
lala
surfacesyʁfas
.
stupéfié
LE PHILOSOPHE
Pourquoipuʁkwa
,
justeʒyst
cielsjɛl
!
CHÉRUBIN
Jeʒə
nenə
saissɛ
!
LE PHILOSOPHE
Quoikwa
!
l'on
fêtefɛt
tontɔ̃
nouveaunuvo
gradegʁad
,
Tuty
vasva
dedə
succèssyksɛ
enɑ̃
succèssyksɛ
...
D'où
tetə
vientvjɛ̃
doncdɔ̃k
cesə
sombresɔ̃bʁ
accèsaksɛ
?
CHÉRUBIN
Aha
!
jeʒə
senssɑ̃s
quekə
jeʒə
suissɥi
malademalad
!
LE PHILOSOPHE
Malademalad
?
Jeʒə
suissɥi
interditɛ̃tɛʁdi
!
CHÉRUBIN
Ouiwi
,
j'ai
peurpœʁ
d'une
catastrophekatastʁɔf
.
LE PHILOSOPHE
D'où
souffres-tu
,
monmɔ̃
cherʃɛʁ
petitpəti
?
gentiment triste
CHÉRUBIN
Dudy
coeurkœʁ
,
monmɔ̃
pauvrepovʁ
Philosophefilɔzɔf
!
câlin, enfantin et tendre
CHÉRUBIN
Philosophefilɔzɔf
,
dis-moi
pourquoipuʁkwa
Monmɔ̃
coeurkœʁ
sesə
dérobedeʁɔb
Quandkɑ̃
j'entends
à
côtékote
dedə
moimwa
Lelə
bruitbʁɥi
d'une
robeʁɔb
.
Dis-moi
pourquoipuʁkwa
jeʒə
suissɥi
troublétʁuble
Ete
deviensdəvjɛ̃
touttu
pâlepal
Quandkɑ̃
jeʒə
voisvwa
lelə
ventvɑ̃
souleversulve
Lesle
frangesfʁɑ̃ʒ
d'un
châleʃal
.
Dis-moi
pourquoipuʁkwa
monmɔ̃
pauvrepovʁ
coeurkœʁ
Sanssɑ̃
raisonʁɛzɔ̃
quiki
vailleva.lwaʁ
Pourpuʁ
unœ̃
rubanʁybɑ̃
,
uneyn
faveurfavœʁ
,
S'étonne
ouu
défaillede.fa.jiʁ
...
Commentkɔmɑ̃
peut-on
pourpuʁ
unœ̃
chiffonʃifɔ̃
,
Pourpuʁ
unœ̃
boutbu
d'étoffe
Etre
émuemy
d'un
malmal
sisi
profondpʁɔfɔ̃
...
simplement
CHÉRUBIN
Monmɔ̃
cherʃɛʁ
Philosophefilɔzɔf
?
avec affection et une douce tristesse
LE PHILOSOPHE
Petitpəti
,
lelə
malmal
quiki
tetə
dévoredevɔʁ
Jeʒə
l'ai
connukɔny
,
voicivwasi
longtempslɔ̃tɑ̃
.
Jeʒə
voudraisvudʁɛ
enɑ̃
souffrirsufʁiʁ
encoreɑ̃kɔʁ
,
Carkaʁ
onɔ̃
n'en
souffresufʁ
qu'à
vingtvɛ̃
ansɑ̃
.
avec une infinie tendresse
LE PHILOSOPHE
Aimeɛm
tontɔ̃
malmal
,
petitpəti
.
Personnepɛʁsɔn
nenə
l'éprouva
sanssɑ̃
lelə
bénirbeniʁ
.
avec une exaltation progressive
LE PHILOSOPHE
Aimeɛm
tontɔ̃
malmal
!
C'est
tata
jeunesseʒœnɛs
quiki
frissonnefʁisɔn
,
C'est
l'amour
ete
c'est
l'avenir
!
très ému, palpitant et ravi
CHÉRUBIN
Aha
!
Philosophefilɔzɔf
!
quellekɛl
chanceʃɑ̃s
...
quellekɛl
chanceʃɑ̃s
...
LE PHILOSOPHE
Aimeɛm
tontɔ̃
malmal
,
petitpəti
,
CHÉRUBIN
L'amour
!
c'était
làla
monmɔ̃
tourmenttuʁmɑ̃
C'était
làla
mama
démencedemɑ̃s
?
LE PHILOSOPHE
Aimeɛm
tontɔ̃
malmal
,
petitpəti
.
C'est
tata
jeunesseʒœnɛs
quiki
frissonnefʁisɔn
...
C'est
l'amour
CHÉRUBIN
Quellekɛl
lumièrelymjɛʁ
brusquementbʁyskəmɑ̃
!
Auo
diabledjabl
lala
mélancoliemelɑ̃kɔli
!
Aha
!
lesle
bonheursbɔnœʁ
quekə
j'entrevois
!
(en mêlant un peu de gaminerie à ces élans,
à cette fièvre.)
CHÉRUBIN
...
ete
c'est
l'avenir
...
c'est
l'avenir
!!
Jeʒə
veuxvø
aimerɛme
,
aimerɛme
à
lala
foliefɔli
,
Jeʒə
veuxvø
aimerɛme
toutestut
lesle
femmesfam
à
lala
foisfwa
!!
(à Chérubin, essayant de le retenir;
avec une sage philosophie)
LE PHILOSOPHE
Contente-toikɔ̃.tɑ̃.te
d'en
aimerɛme
uneyn
...
C'est
déjàdeʒa
d'un
choixʃwa
hasardeuxʼazaʁdø
.
se sauvant; gaîment
CHÉRUBIN
Maismɛ
déjàdeʒa
j'en
aimeɛm
auo
moinsmwɛ̃
deuxdø
!
(Il lui lance de loin ces dernières paroles et regarde partir Chérubin
par la terrasse, en hochant la tête.)
LE PHILOSOPHE
C'est
quekə
tuty
n'en
aimesɛm
aucuneokyn
!
(Le Comte entre, furieux, et s'adresse au Philosophe
qui vient d'accourir au devant de lui.)
d'un ton sec et violent
LE COMTE
Oùu
Chérubinʃeʁybɛ̃
sesə
cache-t-il
,
lelə
savez-voussɛ.ty
?
interdit et prudent
LE PHILOSOPHE
Quoikwa
?
LE COMTE
Sisi
vousvu
lelə
savezsave
,
parlezpaʁle
.
LE PHILOSOPHE
Quekə
dedə
courrouxkuʁu
!
LE COMTE
Parlez-vous
?
LE PHILOSOPHE
Calmezkalme
,
monsieurməsjø
,
votrevɔtʁ
colèrekɔlɛʁ
...
Qu'a
doncdɔ̃k
faitfɛ
Chérubinʃeʁybɛ̃
quiki
puissepɥis
vousvu
déplairedeplɛʁ
?
LE COMTE
Jeʒə
veuxvø
lelə
voirvwaʁ
.
hésitant
LE PHILOSOPHE
Lelə
voirvwaʁ
?
Puis-jepɥi.ʒə
à
luilɥi
memə
substituersypstitɥe
?
LE COMTE
Impossibleɛ̃pɔsibl
,
monsieurməsjø
,
jeʒə
viensvjɛ̃
pourpuʁ
lelə
tuertɥe
!
bondissant
LE PHILOSOPHE
Lelə
tuertɥe
!
LE COMTE
Lelə
gredingʁədɛ̃
!
Ilil
oseoz
sesə
permettrepɛʁmɛtʁ
D'envoyer
cettesɛt
lettrelɛtʁ
...
A
lala
Comtessekɔ̃tɛs
!
(vivement: apercevant la Comtesse
qui paraît avec Nina.)
LE COMTE
Paspa
unœ̃
motmo
!
(Le Philosophe va au-devant de Nina et reste
près d'elle un peu à l'écart.)
au Comte
LA COMTESSE
Jeʒə
vousvu
cherchaisʃɛʁʃɛ
depuisdəpɥi
tantôttɑ̃to
...
Nousnu
avonsavɔ̃
,
nousnu
tenanttənɑ̃
chacuneʃakyn
parpaʁ
l'épaule
,
Longélɔ̃ʒe
lelə
boisbwa
lelə
longlɔ̃
desde
chênesʃɛn
...
rageur, bas à la Comtesse
LE COMTE
Ete
desde
saulessol
...
à part
LA COMTESSE
O
monmɔ̃
Dieudjø
!
(à la Comtesse, brusquement lui montrant
les vers de Chérubin)
LE COMTE
Connaissez-vouskɔ.nɛtʁ
cessɛ
versvɛʁ
?
très troublée
LA COMTESSE
Maismɛ
nonnɔ̃
!
Le Philosophe et Nina se rapprochent et écoutent.
furieux
LE COMTE
Maismɛ
sisi
!
ironique
LE COMTE
Lelə
madrigalmadʁigal
commencekɔmɑ̃s
ainsiɛ̃si
«
Pourpuʁ
cellesɛl
qu'en
secretsəkʁɛ
j'adore
!»
à part, très émue; vivement
NINA
Mesme
versvɛʁ
!
à la Comtesse
LE COMTE
Ehe
bienbjɛ̃
?
LA COMTESSE
Jeʒə
lesle
ignoreiɲɔʁ
.
violemment, bas
LE COMTE
Perfidepɛʁfid
,
ilsil
sontsɔ̃
pourpuʁ
toitwa
!
très simplement
NINA
Ehe
bienbjɛ̃
!
nonnɔ̃
!
cessɛ
versvɛʁ
sontsɔ̃
pourpuʁ
moimwa
!
LE COMTE
Pourpuʁ
vousvu
?
(bas à Nina qui ne comprend pas et la regarde
avec de grands yeux étonnes)
LA COMTESSE
Vousvu
memə
sauvezsove
!
à part
LE PHILOSOPHE
Cherʃɛʁ
angeɑ̃ʒ
!
à Nina
LE COMTE
Vousvu
voulezvule
memə
donnerdɔne
lelə
changeʃɑ̃ʒ
?
NINA
Maismɛ
!
LE COMTE
Commentkɔmɑ̃
memə
prouverpʁuve
quekə
cessɛ
versvɛʁ
sontsɔ̃
pourpuʁ
vousvu
?
simple
NINA
Pourquoipuʁkwa
doncdɔ̃k
vousvu
mettremɛtʁ
enɑ̃
courrouxkuʁu
?
à part, défaillante
LA COMTESSE
Jeʒə
suissɥi
perduepɛʁdy
!
à part
LE PHILOSOPHE
Seigneursɛɲœʁ
,
ayezaje
pitiépitje
dedə
nousnu
!
impératif, à Nina
LE COMTE
Ehe
bienbjɛ̃
?
au Comte, essayant de détourner la colère du Comte
LE PHILOSOPHE
C'est
uneyn
enfantɑ̃fɑ̃
encoreɑ̃kɔʁ
...
furieux
LE COMTE
Quiki
m'abusait
...
Ingénument, disant les vers de Chérubin
NINA
«
Pourpuʁ
cellesɛl
qu'en
secretsəkʁɛ
j'adore
!»
affectueusement
NINA
Cessɛ
versvɛʁ
sontsɔ̃
faitsfɛ
pourpuʁ
moimwa
,
m'a
juréʒyʁe
Chérubinʃeʁybɛ̃
.
à part
LA COMTESSE
Aha
!
lelə
traîtretʁɛtʁ
,
l'infâme
!
à part, les yeux au ciel
LE PHILOSOPHE
O
satanésatane
gredingʁədɛ̃
!
change doucement la chanson de Chérubin
NINA
«
Lorsquelɔʁskə
vousvu
n'aurez
rienʁjɛ̃
à
fairefɛʁ
Mandez-moi
vitevit
auprèsopʁɛ
dedə
vousvu
,
Lelə
paradispaʁadi
quekə
jeʒə
préfèrepʁefɛʁ
,
C'est
unœ̃
coussinkusɛ̃
à
vosvo
genouxʒənu
.
Vousvu
memə
remarquerezʁəmaʁkəʁe
à
peinepɛn
,
Jeʒə
memə
garderaigaʁdəʁɛ
dedə
parlerpaʁle
...
Ete
jeʒə
retiendraiʁətjɛ̃dʁɛ
monmɔ̃
haleinealɛn
Sisi
monmɔ̃
soufflesufl
peutpø
vousvu
troublertʁuble
.
Afinafɛ̃
quekə
dansdɑ̃
monmɔ̃
coeurkœʁ
morosemɔʁoz
L'hiver
fassefəʁas
placeplas
auo
printempspʁɛ̃tɑ̃
,
Jeʒə
demandedəmɑ̃d
bienbjɛ̃
peupø
dedə
choseʃoz
:
Unœ̃
souriresuʁiʁ
dedə
tempstɑ̃
enɑ̃
tempstɑ̃
...
Ete
sisi
c'est
troptʁo
...
unœ̃
regardʁəgaʁ
mêmemɛm
Suffirasy.fiʁ
pourpuʁ
memə
transformertʁɑ̃sfɔʁme
.
Carkaʁ
sanssɑ̃
rienʁjɛ̃
dirediʁ
jeʒə
vousvu
aimeɛm
Autantotɑ̃
qu'un
êtreɛtʁ
peutpø
aimerɛme
.»
franchement
NINA
Vousvu
voyezvwaje
!
jeʒə
connaiskɔnɛ
parpaʁ
coeurkœʁ
touttu
lelə
poèmepɔɛm
!
à Nina, lui remettant le billet
LE COMTE
Aussiosi
jeʒə
vousvu
lelə
rendsʁɑ̃
,
Ninani.na
,
Ilil
estɛst
à
vousvu
.
à la Comtesse
LE COMTE
Ete
vousvu
,
pardonnez-moi
!
(Nina confuse prend le billet et sort en causant
avec le Philosophe qui l'accompagne jusqu'à la terrasse.)
(dépitée, pendant que le Comte s'incline
en lui baisant la main; à part)
LA COMTESSE
C'est
lala
Ninani.na
qu'il
aimeɛm
!
LE COMTE
Mesme
soupçonssupsɔ̃
,
madamemadam
,
étaientetɛ
fousfu
!
Jeʒə
memə
repensʁəpɑ̃
!
s'éloigne - le Comte se rapproche
LA COMTESSE
Maismɛ
...
LE COMTE
Soyezswaje
bonnebɔn
!
prenant après hésitation le bras du Comte qui sort avec elle.
LA COMTESSE
Pourpuʁ
cettesɛt
foisfwa
,
jeʒə
vousvu
pardonnepaʁdɔn
!
en sortant, à la dérobée, avec dépit
LA COMTESSE
C'est
lala
Ninani.na
qu'il
aimeɛm
!
seul, avec un tendre émoi
LE PHILOSOPHE
C'est
lala
Ninani.na
quekə
tuty
choisisʃwazi
!
Aha
!
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
j'en
suissɥi
saisisezi
!
Moimwa
quiki
craignaiskʁɛɲɛ
pourpuʁ
tata
jeuneʒœn
âmeam
,
Quiki
tremblaistʁɑ̃blɛ
pourpuʁ
tontɔ̃
aveniravniʁ
,
Tuty
rêvesʁɛv
d'épouser
lala
femmefam
A
quiki
jeʒə
rêvaisʁɛvɛ
dedə
t'unir
!
Entre Chérubin. Il est tout animé.
CHÉRUBIN
Philosophefilɔzɔf
!
LE PHILOSOPHE
Aha
!
petitpəti
,
viensvjɛ̃
vitevit
!
Ilil
fautfo
quekə
jeʒə
tetə
félicitefelisit
;
Viensvjɛ̃
dansdɑ̃
mesme
brasbʁa
,
jeʒə
suissɥi
heureuxœʁø
!
CHÉRUBIN
Ete
moimwa
,
Philosophefilɔzɔf
...
amoureuxamuʁø
!
LE PHILOSOPHE
Ouiwi
,
jeʒə
saissɛ
.
étonné
CHÉRUBIN
Tuty
saissɛ
quekə
jeʒə
l'aime
?
LE PHILOSOPHE
Ouiwi
.
CHÉRUBIN
Tuty
l'as
vuevy
,
elleɛl
?
LE PHILOSOPHE
Elleɛl
mêmemɛm
.
CHÉRUBIN
Aha
!
n'est-ce
paspa
quekə
c'est
unœ̃
êtreɛtʁ
merveilleuxmɛʁvɛjø
?
LE PHILOSOPHE
Sonsɔ̃
coeurkœʁ
purpyʁ
apparaîtapaʁɛ
auo
cristalkʁistal
dedə
sesse
yeuxjø
.
légèrement goguenard
CHÉRUBIN
Est-ilɛ.t‿il
trèstʁɛ
purpyʁ
?
croyant avoir mal entendu
LE PHILOSOPHE
Heinʼɛ̃
,
quoikwa
?
ravi
CHÉRUBIN
Entendsɑ̃tɑ̃
cessɛ
airsɛʁ
allègresalɛgʁ
!
Voisvwa
,
elleɛl
faitfɛ
porterpɔʁte
sasa
chaiseʃɛz
parpaʁ
deuxdø
nègresnɛgʁ
.
LE PHILOSOPHE
Quiki
dedə
nousnu
deuxdø
estɛst
foufu
?
CHÉRUBIN
Regardeʁəgaʁd
,
lala
voilàvwala
!
LE PHILOSOPHE
Commentkɔmɑ̃
,
tuty
n'es
doncdɔ̃k
paspa
amoureuxamuʁø
dedə
Ninani.na
?
surpris
CHÉRUBIN
Moimwa
?
LE PHILOSOPHE
Dedə
quiki
doncdɔ̃k
alorsalɔʁ
?
(Montrant le cortège de l'Ensoleillad,
que l'on aperçoit à présent.)
fier, enthousiaste
CHÉRUBIN
Voisvwa
!
Celasəla
sesə
devinedəvin
!
J'aime
l'Ensoleillad
!
épouvanté
LE PHILOSOPHE
Nonnɔ̃
!
triomphant
CHÉRUBIN
Sisi
!
(Il envoie un baiser à l'Ensoleillad qui passe
dans sa chaise à porteurs et qui lui sourit.)
accablé
LE PHILOSOPHE
Bontébɔ̃te
divinedivin
!
RIDEAU.
Acte II
LE PHILOSOPHE
(
Lala
gradegʁad
cour-jardin
d'une
vieillevjɛj
ete
importanteɛ̃pɔʁtɑ̃t
posada
à
l'enseigne
:
"
Bonbɔ̃
gîteʒit
contrekɔ̃tʁ
bonbɔ̃
argentaʁʒɑ̃
."
Desde
voyageursvwajaʒœʁ
,
desde
voyageusesvwajaʒøz
crientkʁi
,
tempêtenttɑ̃pɛt
contrekɔ̃tʁ
l'Aubergiste
,
contrekɔ̃tʁ
lesle
valetsvalɛ
ete
lesle
servantessɛʁvɑ̃t
dedə
l'auberge
.)
LESle
VOYAGEUSESvwajaʒøz
ete
LESle
VOYAGEURSvwajaʒœʁ
à tue-tête
LE PHILOSOPHE
Uneyn
chambreʃɑ̃bʁ
!
LESle
SERVANTESsɛʁvɑ̃t
ete
LESle
VALETSvalɛ
à tue-tête
LE PHILOSOPHE
Rienʁjɛ̃
!
LESle
VOYAGEUSESvwajaʒøz
ete
LESle
VOYAGEURSvwajaʒœʁ
Uneyn
chambreʃɑ̃bʁ
!
LESle
SERVANTESsɛʁvɑ̃t
ete
LESle
VALETSvalɛ
Rienʁjɛ̃
!
à tue-tête
L'AUBERGISTE
Jeʒə
vousvu
disdi
quekə
touttu
estɛst
prispʁi
.
LESle
VOYAGEUSESvwajaʒøz
ete
LESle
VOYAGEURSvwajaʒœʁ
Uneyn
chambreʃɑ̃bʁ
!
Uneyn
chambreʃɑ̃bʁ
!
à
n'importe
quelkɛl
prixpʁi
!
Rienʁjɛ̃
!
Jeʒə
vousvu
disdi
quekə
touttu
estɛst
prispʁi
.
Rienʁjɛ̃
!
LESle
SERVANTESsɛʁvɑ̃t
ete
LESle
VALETSvalɛ
Onɔ̃
vousvu
ditdi
quekə
touttu
estɛst
prispʁi
.
LESle
VOYAGEUSESvwajaʒøz
ete
LESle
VOYAGEURSvwajaʒœʁ
...
à
n'importe
quelkɛl
prixpʁi
!
Uneyn
chambreʃɑ̃bʁ
!
uneyn
chambreʃɑ̃bʁ
!
uneyn
chambreʃɑ̃bʁ
!
à
n'importe
quelkɛl
prixpʁi
!
Toutetut
estɛst
prispʁi
!
touttu
estɛst
prispʁi
!
toutetut
estɛst
prispʁi
!
Puispɥi
qu'on
vousvu
ditdi
quekə
touttu
esɛ
prispʁi
!
LElə
SERVANTESsɛʁvɑ̃t
ete
LESle
VALETSvalɛ
Touttu
estɛst
prispʁi
!
touttu
estɛst
prispʁi
!
touttu
estɛst
prispʁi
!
Puispɥi
qu'on
vousvu
ditdi
quekə
touttu
estɛst
prispʁi
!
à l'Aubergiste, d'un air menaçant
LES VOYAGEUSES
Sursyʁ
sonsɔ̃
enseigneɑ̃sɛɲ
onɔ̃
n'inscrit
paspa
«
Bonbɔ̃
gîteʒit
contrekɔ̃tʁ
bonbɔ̃
argentaʁʒɑ̃
!»
Quandkɑ̃
onɔ̃
nenə
peutpø
logerlɔʒe
lesle
gensʒɑ̃
!
de même
LES VOYAGEURS
Sursyʁ
sonsɔ̃
enseigneɑ̃sɛɲ
onɔ̃
n'inscrit
paspa
«
Bonbɔ̃
gîteʒit
contrekɔ̃tʁ
bonbɔ̃
argentaʁʒɑ̃
!»
Quandkɑ̃
onɔ̃
nenə
peutpø
logerlɔʒe
lesle
gensʒɑ̃
!
apoplectique
L'AUBERGISTE
Aha
!
paspa
tanttɑ̃
dedə
désinvolturedezɛ̃vɔltyʁ
!
Vousvu
n'êtes
paspa
noblesnɔbl
,
mama
foifwa
!
C'est
demaindəmɛ̃
grandgʁɑ̃
balbal
chezʃe
lelə
Roiʁwa
!
Allezale
coucherkuʃe
dansdɑ̃
vosvo
voituresvwatyʁ
.
LESle
VOYAGEUSESvwajaʒøz
ete
LESle
VOYAGEURSvwajaʒœʁ
rageuses exclamations des voyageurs
L'AUBERGISTE
Aha
!
Ete
n'abîmez
paspa
monmɔ̃
jardinʒaʁdɛ̃
!
LESle
VOYAGEUSEvwajaʒøz
ete
LESle
VOYAGEURSvwajaʒœʁ
tous, exaspérés
L'AUBERGISTE
Butorbytɔʁ
!
gredingʁədɛ̃
!
qu'on
lelə
bâtonnebatɔn
,
qu'on
lelə
tuety
!
Misérablemizeʁabl
!
très bousculé par les voyageurs
L'AUBERGISTE
A
moimwa
,
mesme
gensʒɑ̃
!
dehorsdəɔʁ
,
plébéienneplebejɛn
cohuekɔy
!
LESle
SERVANTESsɛʁvɑ̃t
ete
LESle
VALETSvalɛ
Dehorsdəɔʁ
!
Dehorsdəɔʁ
!
Dehorsdəɔʁ
!
Dehorsdəɔʁ
!
LESle
VOYAGEUSESvwajaʒøz
ete
LESle
VOYAGEURSvwajaʒœʁ
Butorbytɔʁ
!
Butorbytɔʁ
!
gredingʁədɛ̃
!
gredingʁədɛ̃
!
misérablemizeʁabl
!
LESle
SERVANTESsɛʁvɑ̃t
ete
LESle
VALETSvalɛ
Dehorsdəɔʁ
!
Dehorsdəɔʁ
!
LESle
VOYAGEUSESvwajaʒøz
ete
LESle
VOYAGEURSvwajaʒœʁ
tout, en hurlant
L'AUBERGISTE
Nonnɔ̃
!
Nonnɔ̃
!
(
Lesle
Valetsvalɛ
ete
lesle
Servantessɛʁvɑ̃t
,
à
coupsku
dedə
brochesbʁɔʃ
,
dedə
balaisbalɛ
etc
...
chassentʃas
cessɛ
forcenésfɔʁsəne
dehorsdəɔʁ
.
-
Criskʁi
,
tumultetymylt
.
Lala
Comtessekɔ̃tɛs
ete
Lala
Baronnebaʁɔn
paraissentpaʁɛs
.)
LA COMTESSE
Aha
!
Baronnebaʁɔn
!
Enfinɑ̃fɛ̃
,
c'est
iciisi
.
LA BARONNE
Jeʒə
n'en
puispɥi
plusply
,
chèreʃɛʁ
Comtessekɔ̃tɛs
.
à part
L'AUBERGISTE
Comtessekɔ̃tɛs
,
Baronnebaʁɔn
!!
avec suffisance
L'AUBERGISTE
...
aha
!
voicivwasi
lesle
gensʒɑ̃
quekə
j'aime
,
lala
Noblessenɔblɛs
!!
s'avançant et saluant
L'AUBERGISTE
Mesdamesmedam
,
monmɔ̃
respectʁɛspɛ
memə
prosternepʁɔstɛʁn
à
vosvo
piedspje
.
à l'Aubergiste lui coupant la parole
LA BARONNE
Oùu
sontsɔ̃
nosno
chambresʃɑ̃bʁ
?
LA COMTESSE
Nosno
épouxepu
ontɔ̃
dûdy
,
jeʒə
supposesypoz
,
Retenirʁətəniʁ
nosno
appartementsapaʁtəmɑ̃
?
empressé
L'AUBERGISTE
Ouiwi
,
deuxdø
appartementsapaʁtəmɑ̃
charmantsʃaʁmɑ̃
;
L'un
estɛst
touttu
bleublø
,
l'autre
estɛst
touttu
roseʁoz
,
Quekə
vosvo
grâcesgʁas
lèventlɛv
lesle
yeuxjø
...
C'est
làla
.
regardant avec son face à main
LA COMTESSE
Cesə
balconbalkɔ̃
dudy
milieumiljø
?
prétentieuse, sentimentale
LA BARONNE
Oùu
s'enchevêtrent
desde
glycinesglisin
...
L'AUBERGISTE
Nonnɔ̃
...
lesle
deuxdø
fenêtresfnɛtʁ
voisinesvwazin
...
Làla
...
sursautant
LA COMTESSE
Uneyn
lucarnelykaʁn
!
horrifiée
LA BARONNE
Unœ̃
oeilœj
dedə
boeufbœf
!
L'AUBERGISTE
Lelə
mobiliermɔbilje
enɑ̃
estɛst
touttu
neufnœf
.
LA BARONNE
C'est
affreuxafʁø
!
LA COMTESSE
Horribleɔʁibl
!
LA BARONNE
Lugubrelygybʁ
!
faisant l'article
L'AUBERGISTE
C'est
auo
Midimidi
,
c'est
trèstʁɛ
salubresalybʁ
.
ultra nerveuse
LA COMTESSE
Nousnu
choisirʃwaziʁ
cessɛ
taudistodi
!
nosno
marismaʁi
étaientetɛ
grisgʁi
!
d'un air décidé
LA COMTESSE
J'arrête
l'autre
chambreʃɑ̃bʁ
à
n'importe
quelkɛl
prixpʁi
!
L'AUBERGISTE
C'est
impossibleɛ̃pɔsibl
.
LA COMTESSE
Aha
!
çasa
,
bélîtrebe.litʁ
,
ignores-tu
monmɔ̃
rangʁɑ̃
?
LA BARONNE
Monmɔ̃
titretitʁ
?
tout en s'inclinant
L'AUBERGISTE
Aha
!
fussiez-vous
princessespʁɛ̃sɛs
dedə
Bagdadbagdad
,
Jeʒə
vousvu
refuseraisʁəfyzəʁɛ
.
LA COMTESSE
Lala
colèrekɔlɛʁ
memə
gagnegaɲ
.
Manantmanɑ̃
!
loges-tu
doncdɔ̃k
cesə
soirswaʁ
lelə
roiʁwa
d'Espagne
?
avec mystère
L'AUBERGISTE
Lelə
roiʁwa
,
nonnɔ̃
...
maismɛ
quiki
saitsɛ
...
lala
Reineʁɛn
?
Ensoleillad
!!
LA COMTESSE
Lala
danseusedɑ̃søz
!
LA BARONNE
Uneyn
fillefij
!
LA COMTESSE
Aha
!
j'étouffe
!
LA BARONNE
J'enrage
!
LA COMTESSE
J'étouffe
!
LA BARONNE
J'enrage
!
survenant
L'AUBERGISTE
Quelkɛl
estɛst
cesə
bruitbʁɥi
?
au Comte avec agitation
LA COMTESSE
Monsieurməsjø
,
c'est
unœ̃
indigneɛ̃diɲ
outrageutʁaʒ
!
renchérissant
LA BARONNE
A
quoikwa
doncdɔ̃k
sertsɛʁ
notrenɔtʁ
vertuveʁty
?
de même
LA COMTESSE
A
quoikwa
doncdɔ̃k
sertsɛʁ
notrenɔtʁ
noblessenɔblɛs
?
Sisi
parpaʁ
l'aplomb
d'une
drôlessedʁolɛs
LA BARONNE
Sisi
parpaʁ
l'aplomb
d'un
drôlessedʁolɛs
effrayé
LE COMTE
Chutʃyt
!
qui est entré avec le Comte, de même
LE BARON
Chutʃyt
!
LAla
BARONNEbaʁɔn
ete
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
Notrenɔtʁ
prestigepʁɛstiʒ
estɛst
abattuabaty
!
A
quoikwa
doncdɔ̃k
sertsɛʁ
notrenɔtʁ
vertuveʁty
!!
LElə
COMTEkɔ̃t
,
LElə
BARONbaʁɔ̃
ete
L'AUBERGISTE
tous trois avec mystère et frayeur
LE BARON
Chutʃyt
!
Chutʃyt
!
parlezpaʁle
touttu
basba
!
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LAla
BARONNEbaʁɔn
...
notrenɔtʁ
vertuveʁty
!
LElə
COMTEkɔ̃t
,
LElə
BARONbaʁɔ̃
ete
L'AUBERGISTE
Chutʃyt
!
parlezpaʁle
touttu
basba
!
LE COMTE
Lala
prudencepʁydɑ̃s
vousvu
lelə
commandekɔmɑ̃d
.
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LAla
BARONNEbaʁɔn
Pourquoipuʁkwa
?
en confidence
LE BARON
Vousvu
nenə
savezsave
doncdɔ̃k
paspa
qu'ici
LElə
COMTEkɔ̃t
,
LElə
BARONbaʁɔ̃
ete
L'AUBERGISTE
C'est
lelə
Roiʁwa
quiki
lala
commandekɔmɑ̃d
.
survenant
LE DUC
Holàʼɔla
!
quelqu'un
!
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LAla
BARONNEbaʁɔn
Lelə
Ducdyk
!
à la Comtesse, à la Baronne
LE DUC
Mesdamesmedam
!
Il leur baise la main; au Comte, au Baron
LE DUC
Messieursme.sjø
,
lelə
devoirdəvwaʁ
vousvu
réclameʁeklam
;
Lelə
Roiʁwa
reçoitʁə.swa
dansdɑ̃
unœ̃
momentmɔmɑ̃
.
LElə
COMTEkɔ̃t
ete
LElə
BARONbaʁɔ̃
Nousnu
partonspaʁtɔ̃
.
(
Lelə
Comtekɔ̃t
ete
lelə
Baronbaʁɔ̃
s'inclinent
lesle
domestiquesdɔmɛstik
lesle
aidentɛd
à
s'apprêter
.)
mystérieusement à l'Aubergiste
LE DUC
Cetsɛt
appartementapaʁtəmɑ̃
?
montrant la fenêtre du balcon
L'AUBERGISTE
Lelə
voilàvwala
!
à l'Aubergiste
LE DUC
C'est
bienbjɛ̃
...
lala
personnepɛʁsɔn
vousvu
arriveraaʁivəʁa
d'ici
peupø
...
Il remet des pièces d'or à l'Aubergiste.
saluant très bas
L'AUBERGISTE
Quekə
votrevɔtʁ
Seigneurerie
estɛst
bonnebɔn
...
LE DUC
Adieuadjø
,
Mesdamesmedam
!
LElə
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LElə
BARONNEbaʁɔn
font leur plus belle révérence.
LE DUC
Ducdyk
,
adieuadjø
!
Le Duc, le Comte et le Baron sortent.
RICARDO
6
MANOLAS
ete
6
OFFICIERSɔfisje
(
Auo
loinlwɛ̃
,
ete
sesə
rapprochantʁapʁɔʃɑ̃
peupø
à
peupø
,
lala
voixvwa
desde
officiersɔfisje
ete
dedə
leurslœʁ
petitespətit
amiesami
.)
Lelə
vinvɛ̃
rendʁɑ̃
gaigɛ
,
l'amour
rendʁɑ̃
foufu
,
allant aussitôt regarder au dehors
L'AUBERGISTE
Voicivwasi
lesle
officiersɔfisje
.
(
Ilil
frappefʁap
dansdɑ̃
sesse
mainsmɛ̃
;
servantessɛʁvɑ̃t
ete
valetsvalɛ
arriventaʁiv
apportantapɔʁtɑ̃
desde
tablestabl
,
etc
.)
RICARDO
Viveviv
Bacchusbakys
!
RICARDO
,
MANOLAS
ete
OFFICIERSɔfisje
Viveviv
Cythèresitɛʁ
!
Sursyʁ
terretɛʁ
onɔ̃
vitvi
trèstʁɛ
peupø
dedə
tempstɑ̃
.
Ilil
fautfo
doncdɔ̃k
s'amuser
,
RICARDO
,
MANOLAS
ete
OFFICIERSɔfisje
Ilil
fautfo
doncdɔ̃k
s'amuser
beaucoupboku
!
La troupe joyeuse envahit le jardin de la posada.
sopranos, en criant
LES MANOLAS
Desde
gâteauxgato
!
Desde
gâteauxgato
!
Officiers et Manolas s'installent s'embrassent; rires et cris.
ténors, s'exclamant
LES OFFICIERS
Paspa
cesə
vinvɛ̃
làla
!
nonnɔ̃
!
à l'Aubergiste
LA COMTESSE
Quelleskɛl
sontsɔ̃
cessɛ
femmesfam
?
L'AUBERGISTE
Desde
fillesfij
dedə
plaisirpleziʁ
.
entraînant la Comtesse vers la posada
LA BARONNE
Cettesɛt
aubergeobɛʁʒ
estɛst
infâmeɛ̃fam
.
RICARDO
,
MANOLAS
ete
OFFICIERSɔfisje
Lelə
vinvɛ̃
rendʁɑ̃
gaigɛ
,
l'amour
rendʁɑ̃
foufu
.
RICARDO
C'est
moimwa
,
Ricardo
,
quiki
régaleʁegal
!
L'AUBERGISTE
Holàʼɔla
!
à
cessɛ
seigneurssɛɲœʁ
versezvɛʁse
dedə
monmɔ̃
vieuxvjø
vinvɛ̃
Manzanille
.
Nouvelles exclamations joyeuses.
réclamant, à tue-tête
LES MANOLAS
Desde
gâteauxgato
!
à l'Aubergiste; avant de boire et montrant son verre plein
RICARDO
Est-ilɛ.t‿il
trèstʁɛ
bonbɔ̃
?
n'osant pas trop s'avancer
L'AUBERGISTE
Ilil
estɛst
meilleurmɛjœʁ
.
MANOLAS
ete
OFFICIERSɔfisje
en joie
L'AUBERGISTE
Sursyʁ
terretɛʁ
onɔ̃
vitvi
trèstʁɛ
peupø
dedə
tempstɑ̃
!
très cavalièrement à l'Aubergiste
RICARDO
Sisi
touttu
n'est
paspa
trèstʁɛ
finfɛ̃
,
hôtelierotəlje
,
onɔ̃
t'étrille
.
Apprendsapʁɑ̃
doncdɔ̃k
quekə
dansdɑ̃
unœ̃
momentmɔmɑ̃
Nousnu
allonsalɔ̃
toustu
fêterfɛte
,
avecavɛk
cessɛ
bellesbɛl
fillesfij
,
Unœ̃
nouveaunuvo
compagnonkɔ̃paɲɔ̃
,
cornettekɔʁnɛt
auo
régimentʁeʒimɑ̃
!
s'éloignant
L'AUBERGISTE
Vousvu
serezsəʁe
satisfaitsatisfɛ
.
(
Lesle
Manolas
arrangentaʁɑ̃ʒ
leurslœʁ
coiffureskwafyʁ
;
tapotenttapɔt
leurslœʁ
robesʁɔb
touttu
enɑ̃
causantkozɑ̃
.)
UNE FILLE
Quelkɛl
âgeaʒ
a
cesə
cornettekɔʁnɛt
?
négligemment
RICARDO
Jeʒə
nenə
saissɛ
paspa
!
UNE AUTRE FILLE
Vingtvɛ̃
ansɑ̃
?
3 AUTRE SERVANTES
Trentetʁɑ̃t
ansɑ̃
?
Blondblɔ̃
?
Beaubo
garçongaʁsɔ̃
?
Sesse
titrestitʁ
?
LAla
1repʁə.mjɛʁ
...
sonsɔ̃
payspei
?
LAla
2de
...
sonsɔ̃
rangʁɑ̃
?
RICARDO
Quekə
dedə
sornettessɔʁnɛt
!
Enlaçant la taille d'une belle fille: Pepa
RICARDO
Pensezpɑ̃se
à
nousnu
,
qu'il
ailleaj
auo
diabledjabl
!
OFFICIERS
Ilil
a
raisonʁɛzɔ̃
!
Ilil
a
raisonʁɛzɔ̃
!
se récriant
MANOLAS
Maismɛ
nousnu
sommessɔm
iciisi
pourpuʁ
fêterfɛte
sasa
venuevəny
!
apparaissant sur le seuil de la posada
CHÉRUBIN
Camaradeskamaʁad
,
ete
vousvu
,
beautésbote
,
jeʒə
vousvu
saluesaly
!
RICARDO
ete
TOUStu
LESle
OFFICIERSɔfisje
stupéfiés
CHÉRUBIN
C'est
luilɥi
!
c'est
luilɥi
!
qu'il
estɛst
petitpəti
!
qu'il
estɛst
petitpəti
!
surprises
MANOLAS
C'est
luilɥi
!
c'est
luilɥi
!
qu'il
estɛst
gentilʒɑ̃ti
!
qu'il
estɛst
mignonmiɲɔ̃
!
RICARDO
Monmɔ̃
sabresabʁ
estɛst
plusply
hautʼo
quekə
sonsɔ̃
corpskɔʁ
!
basse ou baryton - grosse voix
UN TRÈS GRAND OFFICIER
Ilil
nousnu
arriveaʁiv
à
lala
ceinturesɛ̃tyʁ
!
RICARDO
,
LESle
MANOLAS
ete
LESle
OFFICIERSɔfisje
...
qu'il
estɛst
petitpəti
!
se mordant les lèvres, arrive crânement sur eux.
CHÉRUBIN
Jeʒə
nenə
suissɥi
paspa
grandgʁɑ̃
,
maismɛ
...
touttu
douxdu
...
Vousvu
verrezvɛʁe
quekə
soussu
lala
mitraillemitʁaj
Jeʒə
sauraisoʁɛ
redresserʁədʁɛse
lala
tailletaj
,
Ete
qu'à
lala
premièrepʁəmjɛʁ
bataillebataj
Jeʒə
paraîtraipaʁɛtʁɛ
plusply
grandgʁɑ̃
quekə
vousvu
!
applaudissant Chérubin
LES MANOLAS
Bravobʁavo
!
Bravobʁavo
!
Bravobʁavo
!
Bravobʁavo
!
Chérubin embrasse et lutine une des filles, Pepa.
furieux
LES OFFICIERS
Commentkɔmɑ̃
,
ilil
embrasseɑ̃bʁas
...
ilil
caressekaʁɛs
...
furieux
RICARDO
Mama
maîtressemɛtʁɛs
!
Ilil
a
besoinbəzwɛ̃
d'une
leçonləsɔ̃
!
s'avançant
RICARDO
Çàsa
,
deuxdø
motsmo
,
monmɔ̃
jeuneʒœn
garçongaʁsɔ̃
!
a frémi sous cette interpellation
CHÉRUBIN
Jeʒə
suissɥi
à
vosvo
ordresɔʁdʁ
,
bravebʁav
hommeɔm
!
suffoqué
RICARDO
Bravebʁav
hommeɔm
!
Ilil
veutvø
quekə
jeʒə
l'assomme
!
il met la main à son épée
CHÉRUBIN
Assommez-moi
,
sisi
vousvu
l'osez
!
avec transport
LES MANOLAS
Bravobʁavo
!
Bravobʁavo
!
hors de lui
RICARDO
L'audace
estɛst
sanssɑ̃
pareillepa.ʁɛj
!
à Chérubin
RICARDO
Sisi
jeʒə
vousvu
voisvwa
encorɑ̃.kɔʁ
donnerdɔne
unœ̃
seulsœl
baiserbɛze
Jeʒə
vaisvɛ
vousvu
couperkupe
lesle
oreillesɔʁɛj
!
Il met la main à son épée; Chérubin l'arrête du geste.
à Ricardo, gentiment
CHÉRUBIN
Nenə
mettezmɛte
paspa
flambergeflɑ̃.bɛʁʒ
auo
ventvɑ̃
Pourpuʁ
chaqueʃak
baiserbɛze
quekə
jeʒə
donnedɔn
,
Vousvu
vousvu
battriezbatʁje
troptʁo
souventsuvɑ̃
!
à ses amis, montrant Chérubin
RICARDO
Ilil
railleʁaj
encorɑ̃.kɔʁ
!
reprenant
CHÉRUBIN
Maismɛ
sisi
vousvu
tenteztɑ̃te
cesə
destindɛstɛ̃
Vousvu
vousvu
battrezbatʁe
commekɔm
respireʁɛspiʁ
.
Vousvu
vousvu
battrezbatʁe
soirswaʁ
ete
matinmatɛ̃
sans respirer
CHÉRUBIN
Ete
lala
nuitnɥi
!
Carkaʁ
lala
nuitnɥi
m'inspire
!
d'un petit air rageur
CHÉRUBIN
Vousvu
vousvu
battrezbatʁe
à
l'infini
,
Vousvu
enɑ̃
aurezɔʁe
crampeskʁɑ̃p
ete
fièvresfjɛvʁ
!
très souriant et moqueur
CHÉRUBIN
Onɔ̃
voitvwa
moinsmwɛ̃
d'abeilles
auo
nidni
Quekə
jeʒə
n'ai
dedə
baisersbɛze
auxo
lèvreslɛvʁ
!
dégaînant
RICARDO
Battons-nous
doncdɔ̃k
!
avec son plus fin sourire
CHÉRUBIN
C'est
entenduɑ̃tɑ̃dy
!
(
Lesle
Valetsvalɛ
accourentakuʁ
ete
ouvrentuvʁ
lala
grandegʁɑ̃d
portepɔʁt
dedə
fondfɔ̃
.
Onɔ̃
aperçoitapɛʁswa
uneyn
jeuneʒœn
femmefam
trèstʁɛ
éléganteelegɑ̃t
descendredesɑ̃dʁ
d'un
carrossekaʁɔs
.
Elleɛl
a
unœ̃
louplu
.)
à Ricardo, à Chérubin, aux Officiers
LES MANOLAS
L'arme
auo
fourreaufuʁo
.
Lelə
dueldɥɛl
estɛst
défendudefɑ̃dy
!
observant les mouvements de la jeune femme
CHÉRUBIN
Quellekɛl
tailletaj
!
ete
quelkɛl
finfɛ̃
visagevizaʒ
!
aux Manolas
CHÉRUBIN
Mesdamesmedam
,
livrez-moi
passagepasaʒ
,
Jeʒə
vaisvɛ
l'embrasser
soussu
sonsɔ̃
louplu
.
L'Ensoleillad masquée, entre, suivie de ses femmes.
à Chérubin
LES MANOLAS
Vousvu
lala
connaissezkɔnɛse
?
lestement
CHÉRUBIN
Paspa
dudy
touttu
!
(
Chérubinʃeʁybɛ̃
embrasseɑ̃bʁas
L'Ensoleillad
sursyʁ
lelə
couku
;
surprisesyʁpʁiz
,
elleɛl
retireʁətiʁ
sonsɔ̃
masquemask
.
Chérubinʃeʁybɛ̃
stupéfiéstypefje
reconnait
L'Ensoleillad
.)
à Chérubin
L'ENSOLEILLAD
C'est
vousvu
?
CHÉRUBIN
C'est
vousvu
!
pliant le genou et lui baissant la main
CHÉRUBIN
Aha
!
j'ai
l'âme
marriema.ʁi
,
Memə
pardonnerezpaʁdɔnəʁe
vousvu
jamaisʒamɛ
mama
brusqueriebʁyskəʁi
!
lui faisant signe de se relever
L'ENSOLEILLAD
Enɑ̃
effetefɛ
,
lelə
baiserbɛze
futfy
brusquebʁysk
ete
malmal
donnédɔne
!
tendant la joue
L'ENSOLEILLAD
Faitesfɛt
mieuxmjø
,
cettesɛt
foisfwa
,
vousvu
serezsəʁe
pardonnépaʁdɔne
!
(
Auo
milieumiljø
desde
acclamationsaklamasjɔ̃
ete
desde
riresʁiʁ
desde
Manolas
,
Chérubinʃeʁybɛ̃
embrasseɑ̃bʁas
dudy
boutbu
desde
lèvreslɛvʁ
Ensoleillad
.)
à Chérubin, s'impatientant
RICARDO
Monsieurməsjø
,
jeʒə
vousvu
attendsatɑ̃
.
dégaînant
CHÉRUBIN
Enɑ̃
gardegaʁd
!
voulant l'arrêter
L'ENSOLEILLAD
Commentkɔmɑ̃
!
Unœ̃
dueldɥɛl
!
vousvu
êtesɛt
foufu
!
CHÉRUBIN
Unœ̃
bonbɔ̃
angeɑ̃ʒ
memə
gardegaʁd
Puisquepɥiskə
jeʒə
memə
batsba
devantdəvɑ̃
vousvu
.
aux Manolas; simple et galant
CHÉRUBIN
Daignezdeɲe
iciisi
prendrepʁɑ̃dʁ
vosvo
aisesɛz
.
aux Serviteurs
CHÉRUBIN
Servantessɛʁvɑ̃t
,
valetsvalɛ
,
quelqueskɛlkə
chaisesʃɛz
...
(
Lesle
Officiersɔfisje
installentɛ̃stal
lesle
damesdam
afinafɛ̃
qu'elles
soientswa
bienbjɛ̃
placéesplase
pourpuʁ
assisterasiste
auo
dueldɥɛl
;
pendantpɑ̃dɑ̃
cesə
tempstɑ̃
lesle
violonsvjɔlɔ̃
arriventaʁiv
.)
UN TRÈS GRAND OFFICIER
Voicivwasi
lesle
violonsvjɔlɔ̃
mandésmɑ̃de
pourpuʁ
lelə
festinfɛstɛ̃
.
nerveux
RICARDO
Renvoyez-les
.
très gai
CHÉRUBIN
Dudy
touttu
,
battons-nous
enɑ̃
musiquemyzik
!
RICARDO
Renvoyez-les
,
c'est
enfantinɑ̃fɑ̃tɛ̃
!
CHÉRUBIN
Nonnɔ̃
,
qu'ils
entrentɑ̃tʁ
!
lui envoyant un baiser et une rose
L'ENSOLEILLAD
C'est
héroïqueeʁɔik
!
à Chérubin
RICARDO
Etes-vous
bientôtbjɛ̃to
prêtpʁɛ
Carkaʁ
lala
mainmɛ̃
memə
picotepikɔt
.
à L'Ensoleillad, ayant ramassé la rose
CHÉRUBIN
Vosvo
piedspje
n'ont
paspa
dedə
tabourettabuʁɛ
.
à Ricardo
CHÉRUBIN
J'y
suissɥi
!
aux violons
CHÉRUBIN
Messieursme.sjø
!
(
Ilil
lancelɑ̃s
auxo
musiciensmyzisjɛ̃
uneyn
boursebuʁs
pleineplɛn
;
puispɥi
ilil
metmɛ
lala
roseʁoz
dedə
l'Ensoleillad
à
sasa
bouchebuʃ
ete
tombetɔ̃b
enɑ̃
gardegaʁd
.
Lesle
violonsvjɔlɔ̃
sesə
hâtentʼat
dedə
s'accorder
.)
Uneyn
gavotteɡa.vɔt
!
Le duel commence.
L'ENSOLEILLAD
J'ai
peurpœʁ
!
RICARDO
A
toitwa
!
parlé
CHÉRUBIN
Manquémɑ̃ke
!
se cachant la tête derrière son éventail
L'ENSOLEILLAD
Monmɔ̃
Dieudjø
!
à deux
LES MANOLAS
J'ai
chaudʃo
!
D'AUTRES
J'ai
froidfʁwa
!
L'ENSOLEILLAD
Seigneursɛɲœʁ
!
Jeʒə
trembletʁɑ̃bl
!
petit cri d'effroi
LES MANOLAS
Aha
!
aux musiciens, tout en se battant
CHÉRUBIN
â
€¦
çasa
,
messieursme.sjø
dedə
l'archet
,
voyonsvwajɔ̃
...
unœ̃
peupø
d'ensemble
!!
(
L'Aubergiste
accourtakuʁ
avecavɛk
Lelə
Philosophefilɔzɔf
.
Crikʁi
desde
fillesfij
;
à
cettesɛt
repriseʁəpʁiz
Chérubinʃeʁybɛ̃
estɛst
prèspʁɛ
d'être
touchétuʃe
.
L'Ensoleillad
s'évanouit
-
onɔ̃
l'entoure
.)
éploré
LE PHILOSOPHE
Unœ̃
dueldɥɛl
!
L'AUBERGISTE
Unœ̃
dueldɥɛl
!
chezʃe
moimwa
!
criant
L'AUBERGISTE
Alguazilsal.ɡwa.zil
!
à ce mot, grand tohu-bohu
L'AUBERGISTE
alguazilsal.ɡwa.zil
!!
tenant l'Aubergiste par le cou
CHÉRUBIN
Tais-toitɛʁ
!
tais-toitɛʁ
!
(
Chérubinʃeʁybɛ̃
lâchelaʃ
l'Aubergiste
pourpuʁ
courirkuʁiʁ
auxo
piedspje
dedə
l'Ensoleillad
évanouieevanwi
.)
LESle
MANOLAS
ete
LESle
OFFICIERSɔfisje
Quellekɛl
algaradealgaʁad
!
apercevant Chérubin aux pieds de l'Ensoleillad
RICARDO
Maismɛ
...
quekə
fait-il
encorɑ̃.kɔʁ
?
calmant Ricardo
LES OFFICIERS
Dudy
calmekalm
,
camaradekamaʁad
!
affolé; au capitaine Ricardo
LE PHILOSOPHE
Quoikwa
!
vousvu
vouliezvulje
j'en
suissɥi
tremblanttʁɑ̃blɑ̃
,
Tuertɥe
cetsɛt
enfantɑ̃fɑ̃
làla
...
furieux
RICARDO
Ditesdit
:
cetsɛt
insolentɛ̃sɔlɑ̃
!
tremblant de colère
RICARDO
Embrasserɑ̃bʁase
Pepa
,
mama
maîtressemɛtʁɛs
;
C'est
unœ̃
outrageutʁaʒ
.
indulgent
LE PHILOSOPHE
Uneyn
caressekaʁɛs
!
RICARDO
Ilil
l'offensa
!
rectifiant
LE PHILOSOPHE
Ilil
l'embrassa
.
RICARDO
C'est
uneyn
insulteɛ̃sylt
,
sursyʁ
monmɔ̃
âmeam
!
LE PHILOSOPHE
Aha
!
avec vivacité
LE PHILOSOPHE
commekɔm
l'on
voitvwa
bienbjɛ̃
quekə
vousvu
n'êtes
paspa
femmefam
!
(
Touttu
cettesɛt
scènesɛn
avecavɛk
agitationaʒitasjɔ̃
,
émotionemosjɔ̃
tendretɑ̃dʁ
,
ete
chaleurʃalœʁ
sanssɑ̃
cessesɛs
grandissantegʁɑ̃disɑ̃t
,
trèstʁɛ
larmoyantlaʁmwajɑ̃
)
Songezsɔ̃ʒe
,
monsieurməsjø
,
quekə
l'on
estɛst
auo
printempspʁɛ̃tɑ̃
...
Quekə
lala
fillefij
estɛst
jolieʒɔ.li
ete
qu'il
a
dix-septdisɛt
ansɑ̃
!
avec émotion et agitation
LE PHILOSOPHE
Dix-septdisɛt
ansɑ̃
!
c'est
unœ̃
coeurkœʁ
quekə
l'amour
illumineilymin
.
Onɔ̃
rêveʁɛv
...
onɔ̃
chanteʃɑ̃t
...
onɔ̃
ritʁi
...
onɔ̃
veutvø
mourirmuʁiʁ
,...
Ete
l'on
estɛst
malheureuxmalœʁø
dedə
nenə
pouvoirpuvwaʁ
souffrirsufʁiʁ
...
chaleureux
LE PHILOSOPHE
Ete
l'âme
sesə
fleuritflœ.ʁi
commekɔm
l'herbe
auo
printempspʁɛ̃tɑ̃
!
Songezsɔ̃ʒe
doncdɔ̃k
!
dix-septdisɛt
ansɑ̃
!
Dix-septdisɛt
ansɑ̃
!
avec des larmes
LE PHILOSOPHE
dix-septdisɛt
ansɑ̃
!!
ému, prenant les mains du Philosophe
RICARDO
Aha
!
vousvu
avezave
raisonʁɛzɔ̃
!
L'AUBERGISTE
(
accourantakuʁɑ̃
,
s'épongeant
lelə
frontfʁɔ̃
touttu
enɑ̃
regardantʁəgaʁdɑ̃
l'Ensoleillad
quiki
souritsuʁi
à
Chérubinʃeʁybɛ̃
)
Quelkɛl
discréditdiskʁedi
pourpuʁ
mama
maisonmɛzɔ̃
!
allant vers Ricardo
CHÉRUBIN
A
nousnu
!
bon enfant, tendant la main à Chérubin
RICARDO
Tata
mainmɛ̃
!
désespéré de ce qui arrive
L'AUBERGISTE
L'Ensoleillad
évanouieevanwi
!
LESle
MANOLAS
ete
LESle
OFFICIERSɔfisje
C'était
l'Ensoleillad
!
avec la voix brisée par l'émotion
L'AUBERGISTE
Messieursme.sjø
!
j'avais
l'honneur
...
dedə
recevoirʁəsəvwaʁ
chezʃe
moimwa
...
L'Ensoleillad
...
mandéemɑ̃de
auo
Palaispalɛ
...
parpaʁ
lelə
Roiʁwa
!
RICARDO
,
LESle
MANOLAS
ete
LESle
OFFICIERSɔfisje
Parpaʁ
lelə
Roiʁwa
!
(
Lelə
tempstɑ̃
quekə
Chérubinʃeʁybɛ̃
estɛst
dedə
nouveaunuvo
avecavɛk
l'Ensoleillad
,
Lelə
Philosophefilɔzɔf
enɑ̃
profitepʁɔfit
pourpuʁ
jeterʒəte
lelə
troubletʁubl
enɑ̃
l'âme
desde
assistantsasistɑ̃
.)
LE PHILOSOPHE
Sisi
lelə
Roiʁwa
connaîtkɔnɛ
cettesɛt
affaireafɛʁ
Nousnu
sommessɔm
toustu
perduspɛʁdy
...
RICARDO
LESle
MANOLAS
ete
LESle
OFFICIERSɔfisje
Tous, effrayés et entre eux.
RICARDO
Sisi
lelə
Roiʁwa
connaîtkɔnɛ
cettesɛt
affaireafɛʁ
Nousnu
sommessɔm
toustu
perduspɛʁdy
!
Quekə
fairefɛʁ
?
arrivant en s'éventant, toute gracieuse et provocante
L'ENSOLEILLAD
Bahba
!
messieursme.sjø
,
c'est
touttu
arrangéaʁɑ̃ʒe
.
Vousvu
parlezpaʁle
dedə
périlpeʁil
dedə
crimekʁim
,
Maismɛ
onɔ̃
nenə
s'est
paspa
égorgéegɔʁʒe
;
Cesə
dueldɥɛl
n'était
qu'un
jeuʒø
d'escrime
.
Le Philosophe ravi, rentre dans la posada en soufflant et en s'épongeant.
une coupe de champagne à la main, avec crânerie et désinvolture
L'ENSOLEILLAD
Plusply
dedə
soucissusi
,
dedə
lala
gaîtégɛte
!
Aha
!
buvonsbyvɔ̃
sans respirer
L'ENSOLEILLAD
pourpuʁ
quekə
lala
joieʒwa
enɑ̃
nosno
âmesam
renaisseʁə.nɛtʁ
!
Fillesfij
,
buvezbyve
à
lala
jeunesseʒœnɛs
!
éclatant de rire et d'ivresse
L'ENSOLEILLAD
Aha
!
Garçonsgaʁsɔ̃
,
buvezbyve
,
buvezbyve
à
lala
beautébote
!
à
lala
caressant
L'ENSOLEILLAD
beautébote
!
tendre et amoureux
L'ENSOLEILLAD
Jeʒə
boisbwa
à
vox
amantsamɑ̃
,
jeʒə
boisbwa
à
vosvo
maîtressesmɛtʁɛs
,
Jeʒə
boisbwa
auxo
coeurskœʁ
heureuxœʁø
,
auxo
coeurskœʁ
brisébʁize
...
amisami
!
Jeʒə
boisbwa
à
toutestut
lesle
caresseskaʁɛs
,
Ete
jeʒə
boisbwa
à
toustu
lesle
baisersbɛze
!
Ouiwi
!
jeʒə
boisbwa
à
toustu
lesle
baisersbɛze
!
Jeʒə
boisbwa
auxo
baisersbɛze
,
auxo
caresseskaʁɛs
...
à
toustu
lesle
baisersbɛze
!
RICARDO
LESle
MANOLAS
ete
LESle
OFFICIERSɔfisje
Les Manolas et les Officiers, avec une joie enthousiaste
RICARDO
A
l'Ensoleillad
!
à
l'Ensoleillad
!
à
lala
Reineʁɛn
dedə
l'amour
ete
dedə
lala
beautébote
!!
L'ENSOLEILLAD
Jeʒə
boisbwa
à
lala
beautébote
!!
entourée de tous ces jeunes gens et des belles filles
L'ENSOLEILLAD
Soitswa
,
j'accepte
lala
Royautéʁwajɔte
,
Maismɛ
puisquepɥiskə
jeʒə
suissɥi
souverainesuvʁɛn
,
A
l'endroit
dudy
dueldɥɛl
,
iciisi
mêmemɛm
,
J'ouvre
lelə
balbal
!
Memə
suitsɥi
quiki
m'aime
!
très marqué et saccadé
L'ENSOLEILLAD
â
€¦
lala
!
lala
!
lala
!
lala
!
lala
!
lala
!
lala
!
lala
!
lala
!
"
Manola
"
dans un grand élan:
TOUS
Bravabʁava
!
cri prolongé
accourant
L'AUBERGISTE
Madamemadam
,
enɑ̃
votrevɔtʁ
appartementapaʁtəmɑ̃
votrevɔtʁ
poudreusepudʁøz
estɛst
préparéepʁepaʁe
.
avec chagrin
CHÉRUBIN
Vousvu
partezpaʁte
?
RICARDO
,
LESle
MANOLAS
ete
LESle
OFFICIERSɔfisje
désolés
CHÉRUBIN
Vousvu
partezpaʁte
?
avec mélancolie
L'ENSOLEILLAD
Lesle
meilleursmɛjœʁ
momentsmɔmɑ̃
ontɔ̃
,
hélasʼelas
,
lelə
moinsmwɛ̃
dedə
duréedyʁe
!
RICARDO
LESle
MANOLAS
ete
LESle
OFFICIERSɔfisje
Vousvu
partezpaʁte
?
L'ENSOLEILLAD
Adieuadjø
,
adieuadjø
,
mama
petitepətit
courkuʁ
,
Unœ̃
destindɛstɛ̃
plusply
grandgʁɑ̃
loinlwɛ̃
dedə
vousvu
m'entraîne
,
Maismɛ
dansdɑ̃
unœ̃
palaispalɛ
quandkɑ̃
jeʒə
seraisəʁɛ
Reineʁɛn
Jeʒə
regretteraiʁəgʁɛtəʁɛ
cesə
règneʁɛɲ
d'un
jourʒuʁ
!
Adieuadjø
!
mama
petitepətit
courkuʁ
!
adieuadjø
!
RICARDO
LESle
MANOLAS
ete
LESle
OFFICIERSɔfisje
Adieuadjø
,
notrenɔtʁ
Reineʁɛn
d'un
jourʒuʁ
!
adieuadjø
!
à Chérubin avant de disparaître
L'ENSOLEILLAD
J'espère
vousvu
revoirʁəvwaʁ
.
très amoureux
CHÉRUBIN
Aha
!
combienkɔ̃bjɛ̃
jeʒə
vousvu
aimeɛm
!
L'Ensoleillad disparaît.
à Chérubin, avant de partir
LES OFFICIERS
Auo
revoirʁəvwaʁ
,
camaradekamaʁad
,
à
demaindəmɛ̃
!
à Chérubin
RICARDO
Monmɔ̃
estimeɛstim
estɛst
pourpuʁ
vousvu
extrêmeɛkstʁɛm
,
Serrons-nous
à
nouveaunuvo
lala
mainmɛ̃
.
cordial
LES OFFICIERS
Auo
revoirʁəvwaʁ
,
camaradekamaʁad
,
à
demaindəmɛ̃
!
aux amis qui s'éloignent
CHÉRUBIN
Lelə
vinvɛ̃
rendʁɑ̃
gaigɛ
,
l'amour
rendʁɑ̃
foufu
!
Viveviv
Bacchusbakys
!
LESle
MANOLAS
ete
LESle
OFFICIERSɔfisje
en disparaissent
CHÉRUBIN
Viveviv
Cythèresitɛʁ
!
Sursyʁ
terretɛʁ
onɔ̃
vitvi
trèstʁɛ
peupø
dedə
tempstɑ̃
!
LESle
MANOLAS
ete
LESle
OFFICIERSɔfisje
assez loin
CHÉRUBIN
Ilil
fautfo
doncdɔ̃k
s'amuser
...
Ilil
fautfo
doncdɔ̃k
s'amuser
beaucoupboku
!
Le crépuscule commence à tomber.
très loin
LES OFFICIERS
Lelə
vinvɛ̃
rendʁɑ̃
gaigɛ
,
l'amour
rendʁɑ̃
foufu
!
Viveviv
Bacchusbakys
!
qui vient d'entrer et écoute les voix qui s'atténuent; à chérubin
LE PHILOSOPHE
Méditemedit
sursyʁ
cecisəsi
,
Chérubinʃeʁybɛ̃
,
ete
prendspʁɑ̃
gardegaʁd
...
nerveux, lui coupant la parole
CHÉRUBIN
Laisse-moi
,
tuty
bavardesbavaʁd
!
saisi
LE PHILOSOPHE
Qu'as-tu
doncdɔ̃k
?
CHÉRUBIN
Jeʒə
memə
tienstjɛ̃
à
quatrekatʁ
Pourpuʁ
nenə
paspa
,
toitwa
,
tetə
provoquerpʁɔvɔke
!
LE PHILOSOPHE
Commentkɔmɑ̃
,
moimwa
?
CHÉRUBIN
J'ai
faillifaji
memə
battrebatʁ
Ete
monmɔ̃
premierpʁəmje
dueldɥɛl
estɛst
manquémɑ̃ke
.
anéanti
LE PHILOSOPHE
Quoikwa
!
c'est
celasəla
quiki
tetə
tracassetʁakas
;
Vraimentvʁɛmɑ̃
,
c'est
à
désespérerdezɛspeʁe
.
regardant la fenêtre de l'Ensoleillad qui s'est éclairée
CHÉRUBIN
L'Ensoleillad
devantdəvɑ̃
sasa
glaceglas
Doitdwa
enɑ̃
cesə
momentmɔmɑ̃
sesə
parerpaʁe
inquiet
LE PHILOSOPHE
Viensvjɛ̃
doncdɔ̃k
!
CHÉRUBIN
Nonnɔ̃
!
(
Durantdyʁɑ̃
quekə
Chérubinʃeʁybɛ̃
vava
ete
vientvjɛ̃
cherchantʃɛʁʃɑ̃
à
apercevoirapɛʁsəvwaʁ
l'Ensoleillad
,
lelə
Philosophefilɔzɔf
lelə
suitsɥi
touttu
enɑ̃
parlantpaʁlɑ̃
;
ete
Chérubinʃeʁybɛ̃
luilɥi
répondʁepɔ̃
dedə
façonfasɔ̃
trèstʁɛ
distraitedistʁɛt
.)
LE PHILOSOPHE
Lelə
Ducdyk
tetə
détestedetɛst
,
Ete
lelə
Comtekɔ̃t
demeuredəmœʁ
iciisi
.
sur la point des pieds
CHÉRUBIN
Raisonʁɛzɔ̃
dedə
plusply
pourpuʁ
quekə
jeʒə
resteʁɛst
;
Jeʒə
verraivɛʁɛ
mama
marrainemaʁɛn
aussiosi
.
LE PHILOSOPHE
Songesɔ̃ʒ
auo
périlpeʁil
quiki
t'environne
.
CHÉRUBIN
Memə
prends-tu
doncdɔ̃k
pourpuʁ
unœ̃
poltronpɔltʁɔ̃
?
de plus en plus agité
LE PHILOSOPHE
Cettesɛt
fenêtrefnɛtʁ
estɛst
auo
baronbaʁɔ̃
.
CHÉRUBIN
Bravobʁavo
!
jeʒə
verraivɛʁɛ
lala
baronnebaʁɔn
!
LE PHILOSOPHE
Maismɛ
choisis-en
uneyn
à
lala
foisfwa
.
le plus gravement de monde
CHÉRUBIN
Jeʒə
voudraisvudʁɛ
bienbjɛ̃
,
jeʒə
nenə
peuxpø
paspa
.
LE PHILOSOPHE
Ilil
lesle
aimeɛm
parpaʁ
ribambellesʁibɑ̃bɛl
!
CHÉRUBIN
(
s'arrêtant
enfinɑ̃fɛ̃
pourpuʁ
éclairereklɛʁe
uneyn
bonnebɔn
foisfwa
l'esprit
dedə
sonsɔ̃
vieuxvjø
maîtremɛtʁ
)
Jeʒə
nenə
peuxpø
memə
fixerfikse
,
lesle
femmesfam
sontsɔ̃
troptʁo
bellesbɛl
!
Uneyn
femmefam
!
Uneyn
Femmefam
!
très caressant et animé
CHÉRUBIN
Cesə
motmo
memə
rendʁɑ̃
touttu
attendriatɑ̃dʁi
...
Ilil
memə
parfumepaʁfym
l'âme
!
sans respirer
CHÉRUBIN
Uneyn
femmefam
!
Cesə
motmo
,
c'est
monmɔ̃
motmo
favorifavɔʁi
,
quelkɛl
douxdu
motmo
:
uneyn
femmefam
!
Dedə
soupirersupiʁe
cesə
nomnɔ̃
,
jeʒə
nenə
puispɥi
memə
lasserlase
...
cesə
nomnɔ̃
,
cesə
nomnɔ̃
estɛst
uneyn
ivresseivʁɛs
!
Uneyn
femmefam
!
Quelkɛl
motmo
charmantʃaʁmɑ̃
à
prononcerpʁɔnɔ̃se
...
Quellekɛl
caressekaʁɛs
...
Ete
jeʒə
nenə
puispɥi
choisirʃwaziʁ
.
Chacuneʃakyn
tourtuʁ
à
tourtuʁ
Memə
metmɛ
lelə
coeurkœʁ
enɑ̃
flammeflam
!
Ete
jeʒə
tombetɔ̃b
à
l'instant
amoureuxamuʁø
dedə
l'amour
...
Dèsdɛ
quekə
passepas
uneyn
caressant
CHÉRUBIN
femmefam
!
LE PHILOSOPHE
Pourpuʁ
élèveelɛv
,
unœ̃
teltɛl
garnementgaʁnəmɑ̃
!
au Philosophe, lestement en s'éloignant
CHÉRUBIN
Voilàvwala
tontɔ̃
châtimentʃatimɑ̃
!
(
sesə
dressantdʁesɑ̃
sursyʁ
lala
pointepwɛ̃t
desde
piedspje
versvɛʁ
lala
fenêtrefnɛtʁ
dedə
l'Ensoleillad
)
Aha
!
luilɥi
parlerpaʁle
!
l'adjurant affectueusement
LE PHILOSOPHE
Petitpəti
,
reculeʁəkyl
...
l'Ensoleillad
voitvwa
chaqueʃak
jourʒuʁ
Lesle
plusply
finsfɛ̃
rouésʁwe
dedə
lala
Courkuʁ
Ete
tuty
vasva
êtreɛtʁ
ridiculeʁidikyl
!
CHÉRUBIN
Jeʒə
resteʁɛst
.
LE PHILOSOPHE
Pourquoipuʁkwa
t'obstiner
?
d'un air frondeur et décidé
CHÉRUBIN
Parcepaʁs
quekə
...
toitwa
,
vivement
CHÉRUBIN
tuty
m'as
donnédɔne
desde
conseilskɔ̃sɛj
quekə
jeʒə
tienstjɛ̃
à
suivresɥivʁ
.
LE PHILOSOPHE
Moimwa
!
Dieudjø
puissantpɥisɑ̃
!
J'étais
doncdɔ̃k
grisgʁi
.
avec un grand sérieux
CHÉRUBIN
Philosophefilɔzɔf
,
vousvu
étiezetje
ivreivʁ
!
consterné
LE PHILOSOPHE
Justeʒyst
cielsjɛl
!
Ete
quekə
t'ai-je
apprisapʁi
?
doctoral
CHÉRUBIN
Tuty
m'as
ditdi
:
léger, vif, avec volubilité
CHÉRUBIN
Sisi
tuty
veuxvø
séduiresedɥiʁ
Beaucoupboku
dedə
femmesfam
ici-basisiba
voicivwasi
commekɔm
ilil
fautfo
tetə
conduirekɔ̃dɥiʁ
...
qui vient de sursauter, l'interrompant
LE PHILOSOPHE
Douxdu
Jésusʒezy
!
avec un sentiment de prière dans la voix.
CHÉRUBIN
Aha
!
(
subitementsybitmɑ̃
,
observantɔpsɛʁvɑ̃
quekə
lala
fenêtrefnɛtʁ
dedə
l'Ensoleillad
vava
s'ouvrir
)
Va-t'en
!
LE PHILOSOPHE
Maismɛ
nonnɔ̃
,
ilil
nenə
fautfo
paspa
.
vivement cette fois
CHÉRUBIN
Maismɛ
va-t'en
doncdɔ̃k
?
sortant accablé
LE PHILOSOPHE
Mea
culpa
!!
L'Ensoleillad paraît derrière son balcon en fer forgé.
L'ENSOLEILLAD
Quiki
parlepaʁl
dansdɑ̃
lala
nuitnɥi
confusekɔ̃fyz
?
Quellekɛl
estɛst
l'ombre
sursyʁ
lelə
gazongazɔ̃
?
bas
CHÉRUBIN
Soyonsswajɔ̃
naïfnaif
ete
vousvu
,
mama
musemyz
,
Inspirez-moi
quelquekɛlkə
chansonʃɑ̃sɔ̃
.
éclairée par la lumière de sa chambre
L'ENSOLEILLAD
Lala
lunelyn
enɑ̃
nappenap
d'or
s'étale
Lala
brisebʁiz
estɛst
tièdetjɛd
commekɔm
unœ̃
bainbɛ̃
...
Lala
nuitnɥi
memə
rendʁɑ̃
sentimentalesɑ̃timɑ̃tal
.
à part
CHÉRUBIN
Soisswa
poitrinairepwatʁinɛʁ
,
Chérubinʃeʁybɛ̃
.
(
Ilil
chanteʃɑ̃t
enɑ̃
s'accompagnant
sursyʁ
sonsɔ̃
épéeepe
enɑ̃
guisegiz
dedə
guitaregitaʁ
.)
Madamemadam
!
J'ai
vingtvɛ̃
ansɑ̃
à
peinepɛn
Ete
jeʒə
suissɥi
unœ̃
adolescentadɔlesɑ̃
;
Maismɛ
j'ai
tanttɑ̃
d'amour
ete
dedə
peinepɛn
sans respirer
CHÉRUBIN
Quekə
déjàdeʒa
jeʒə
suissɥi
languissantlɑ̃gisɑ̃
...
Lelə
baiserbɛze
,
mama
lèvrelɛvʁ
l'ignore
,
Toustu
mesme
rêvesʁɛv
sontsɔ̃
orphelinsɔʁfəlɛ̃
,
Ete
jeʒə
suissɥi
trèstʁɛ
naïfnaif
encoreɑ̃kɔʁ
.
avec un intérêt légèrement railleur
L'ENSOLEILLAD
Vousvu
vousvu
enɑ̃
vantezvɑ̃te
?
CHÉRUBIN
Jeʒə
m'en
plainsplɛ̃
!
L'ENSOLEILLAD
Pauvrepovʁ
enfantɑ̃fɑ̃
!
Ilil
a
l'air
sincèresɛ̃sɛʁ
!
(
Elleɛl
réfléchitʁefleʃi
uneyn
secondesəgɔ̃d
ete
reculeʁəkyl
doucementdusmɑ̃
versvɛʁ
lala
chambreʃɑ̃bʁ
oùu
elleɛl
disparaîtradispaʁɛtʁa
enɑ̃
disantdizɑ̃
:)
Ilil
nenə
fautfo
paspa
vousvu
désolerdezɔle
...
Jeʒə
descendsdesɑ̃
pourpuʁ
vousvu
consolerkɔ̃sɔle
!
La lune éclaire tout le jardin.
subitement ému et tremblant
CHÉRUBIN
Iciisi
l'Ensoleillad
!
Nousnu
seronssəʁɔ̃
seulssœl
ensembleɑ̃sɑ̃bl
!!
Monmɔ̃
Dieudjø
!
c'est
pourpuʁ
dedə
vraivʁɛ
quekə
cettesɛt
foisfwa
jeʒə
trembletʁɑ̃bl
...
(Paraît l'Ensoleillad; un moment d'émotion,
CHÉRUBIN
puispɥi
d'une
voixvwa
tremblantetʁɑ̃blɑ̃t
:)
Ensoleillad
!
Il conduit l'Ensoleillad vers le banc et la regarde avec extase.
CHÉRUBIN
Làla
!
prèspʁɛ
dedə
moimwa
?
L'ENSOLEILLAD
Enfantɑ̃fɑ̃
!
CHÉRUBIN
..
quekə
vousvu
êtesɛt
jolieʒɔ.li
!!
sincèrement ému
CHÉRUBIN
Hélasʼelas
!
Ensoleillad
!
un silence
L'ENSOLEILLAD
Pourquoipuʁkwa
cessɛ
grandsgʁɑ̃
yeuxjø
dedə
lié et caressant
L'ENSOLEILLAD
mélancoliemelɑ̃kɔli
?
des larmes dans la voix
CHÉRUBIN
Vousvu
partezpaʁte
demaindəmɛ̃
...
(
Souriantesuʁjɑ̃t
,
essuyantesɥijɑ̃
avecavɛk
sonsɔ̃
finfɛ̃
mouchoirmuʃwaʁ
dedə
dentellesdɑ̃tɛl
lesle
larmeslaʁm
dedə
Chérubinʃeʁybɛ̃
.)
L'ENSOLEILLAD
Paspa
cesə
soirswaʁ
.
très malheureux
CHÉRUBIN
Maismɛ
jeʒə
nenə
doisdwa
plusply
vousvu
revoirʁəvwaʁ
...
Ete
bientôtbjɛ̃to
quiki
saitsɛ
,
demaindəmɛ̃
mêmemɛm
...
Vousvu
m'oublierez
...
très ému
CHÉRUBIN
Lelə
Roiʁwa
vousvu
aimeɛm
.
amoureuse et avec élan
L'ENSOLEILLAD
Qu'importe
demaindəmɛ̃
ete
touttu
l'avenir
!
avec une infinie tendresse
L'ENSOLEILLAD
Monmɔ̃
âmeam
tetə
parlepaʁl
plus bas
L'ENSOLEILLAD
ete
tontɔ̃
coeurkœʁ
m'écoute
.
Rêveʁɛv
quekə
cesə
soirswaʁ
nenə
doitdwa
plusply
finirfiniʁ
...
Puisquepɥiskə
pourpuʁ
unœ̃
soirswaʁ
avec abandon
L'ENSOLEILLAD
jeʒə
t'appartiens
toutetut
.
Admireadmiʁ
lala
nuitnɥi
.
Lala
lunelyn
cesə
soirswaʁ
a
tanttɑ̃
dedə
clartéklaʁte
Qu'un
oiseauwazo
surprissyʁpʁi
croyantkʁwajɑ̃
voirvwaʁ
l'aurore
Auo
bordbɔʁ
dedə
sonsɔ̃
nidni
s'est
mismi
à
chanterʃɑ̃te
.
Ecoute
,
lelə
boisbwa
touttu
entierɑ̃tje
s'éveille
...
Ecoute
...
Lelə
ventvɑ̃
touttu
basba
,
nousnu
soufflesufl
à
l'oreille
:
Amantsamɑ̃
troptʁo
bavardsbavaʁ
,
hâtez-vous
d'aimer
!
CHÉRUBIN
Tontɔ̃
âmeam
memə
parlepaʁl
...
L'ENSOLEILLAD
ete
CHÉRUBINʃeʁybɛ̃
...
ete
monmɔ̃
coeurkœʁ
l'écoute
...
Rêvonsʁɛvɔ̃
quekə
cesə
soirswaʁ
nenə
doitdwa
plusply
finirfiniʁ
.
Aha
!
qu'importe
demaindəmɛ̃
!
ete
touttu
l'avenir
!
Puisquepɥiskə
tuty
[
jeʒə
]
t'
[
m
])
appartiensapaʁtjɛ̃
toutetut
,
toutetut
!
très amoureusement
L'ENSOLEILLAD
Jeʒə
t'appartiens
toutetut
...
La lune se voile.
CHÉRUBIN
Toutetut
!
L'ENSOLEILLAD
ete
CHÉRUBINʃeʁybɛ̃
dans le bois
CHÉRUBIN
Toutetut
!
Enlacés, les deux amoureux s'éloignent dans le bois...
LE COMTE
(
paraissantpaʁɛsɑ̃
à
lala
petitepətit
portepɔʁt
charretièreʃaʁtjɛʁ
qu'il
refermeʁəfɛʁm
soigneusementswaɲøzmɑ̃
derrièredɛʁjɛʁ
luilɥi
)
Ehe
bienbjɛ̃
?
à la porte de l'auberge
LE DUC
Personnepɛʁsɔn
?
à la porte des appartements
LE BARON
Nonnɔ̃
,
personnepɛʁsɔn
!
pendant que le Comte et le Baron inspectent
LE DUC
Lelə
Comtessekɔ̃tɛs
,
nini
lala
Baronnebaʁɔn
Cesə
soirswaʁ
nenə
memə
donnentdɔn
d'effroi
.
Sisi
jeʒə
trembletʁɑ̃bl
c'est
pourpuʁ
lelə
Roiʁwa
!
pourpuʁ
lelə
Roiʁwa
!
LE COMTE
Plaçons-nous
.
LE DUC
Plaçons-nous
.
LE BARON
Plaçons-nous
.
LE DUC
Jeʒə
veillevɛj
à
lala
portepɔʁt
.
LE BARON
Moimwa
,
jeʒə
surveillesyʁvɛj
lelə
vergervɛʁʒe
.
LE COMTE
Jeʒə
surveillessyʁvɛj
lesle
couloirskulwaʁ
.
LE DUC
Dedə
lala
sortesɔʁt
nousnu
conjureronskɔ̃ʒyʁəʁɔ̃
lelə
dangerdɑ̃ʒe
.
Soyonsswajɔ̃
adroitsadʁwa
!
LE COMTE
Soyonsswajɔ̃
prudentspʁydɑ̃
!
LE BARON
Soyonsswajɔ̃
adroitsadʁwa
!
LElə
DUCdyk
,
LElə
COMTEkɔ̃t
ete
LElə
BARONbaʁɔ̃
...
tandistɑ̃di
quekə
touttu
reposeʁəpoz
...
Veillonsvɛjɔ̃
!
Veillonsvɛjɔ̃
!
LE DUC
Ete
bienbjɛ̃
quekə
vousvu
soyezswaje
enɑ̃
causekoz
,
Mesme
amisami
,
nenə
pensezpɑ̃se
qu'au
Roiʁwa
!
LE COMTE
...
ete
soyonsswajɔ̃
adroitsadʁwa
!
LE BARON
...
ete
soyonsswajɔ̃
prudentspʁydɑ̃
!
(
Pendantpɑ̃dɑ̃
quekə
lelə
Ducdyk
,
lelə
Comtekɔ̃t
ete
lelə
Baronbaʁɔ̃
vontvɔ̃
auo
fondfɔ̃
sesə
consulterkɔ̃sylte
,
l'Ensoleillad
ete
Chérubinʃeʁybɛ̃
paraissentpaʁɛs
à
l'orée
dudy
boisbwa
.)
amoureusement
CHÉRUBIN
Ensoleillad
!
très effrayée, apercevant les trois hommes
L'ENSOLEILLAD
J'ai
peurpœʁ
!
Ilsil
sontsɔ̃
làla
!
regardant, puis en prenant vite son parti
CHÉRUBIN
Mama
Mésangemezɑ̃ʒ
!
Jeʒə
vaisvɛ
lesle
dépisterdepiste
enɑ̃
leurlœʁ
donnantdɔnɑ̃
lelə
changeʃɑ̃ʒ
.
Faisfɛ
unœ̃
détourdetuʁ
...
parpaʁ
lelə
sentiersɑ̃tje
.
Làla
!
Il l'embrasse, goguenard
CHÉRUBIN
A
finfɛ̃
chasseurʃasœʁ
plusply
finfɛ̃
gibierʒibje
!!!
(
Elleɛl
s'esquive
ete
rentreʁɑ̃tʁ
furtivementfyʁtivmɑ̃
dansdɑ̃
lala
posada
.
Chérubin disparaît au moment où les trois hommes se séparent.
CHÉRUBIN
Onɔ̃
entendɑ̃tɑ̃
lala
voixvwa
dedə
Chérubinʃeʁybɛ̃
)
Lorsquelɔʁskə
vousvu
n'aurez
rienʁjɛ̃
à
fairefɛʁ
les trois hommes revenant vite les uns près des autres
CHÉRUBIN
LElə
DUCdyk
,
LElə
COMTEkɔ̃t
ete
LElə
BARONbaʁɔ̃
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
c'est
luilɥi
!
Mandez-moi
vitevit
auprèsopʁɛ
dedə
vousvu
...
D'ici, la voix sort...
LE DUC
Ilil
sesə
taittɛ
...
VOIX
Aha
!
LE COMTE
Nonnɔ̃
!
LE DUC
Ilil
chanteʃɑ̃t
encorɑ̃.kɔʁ
!
LE BARON
Ilil
chantʃɑ̃
encorɑ̃.kɔʁ
!
comme plus loin
VOIX
Lelə
paradispaʁadi
quekə
jeʒə
préfèrepʁefɛʁ
c'est
unœ̃
coussinkusɛ̃
à
vosvo
genouxʒənu
!
LElə
DUCdyk
,
LElə
COMTEkɔ̃t
ete
LElə
BARONbaʁɔ̃
Lelə
scélératseleʁa
estɛst
dansdɑ̃
lelə
boisbwa
...
Nousnu
lelə
tenonstənɔ̃
bienbjɛ̃
cettesɛt
foisfwa
.
(L'Ensoleillad inquiète paraît à son balcon; on entend la voix
VOIX
desde
troistʁwa
hommesɔm
criantkʁijɑ̃
:
Taïauttajo
)
émue
L'ENSOLEILLAD
Jeʒə
lesle
entendsɑ̃tɑ̃
à
sasa
poursuitepuʁsɥit
...
Maismɛ
Chérubinʃeʁybɛ̃
sesə
moquemɔk
deuxdø
.
Hélasʼelas
,
lelə
bonheurbɔnœʁ
passepas
vitevit
,
Nousnu
étionsetjɔ̃
sisi
bienbjɛ̃
lié et caressant
L'ENSOLEILLAD
seulssœl
toustu
lesle
deuxdø
!
Sesse
lèvreslɛvʁ
cherchaientʃɛʁʃɛ
mesme
lèvreslɛvʁ
dansdɑ̃
l'ombre
...
chaleureux
L'ENSOLEILLAD
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
reviensʁəvjɛ̃
!
aha
!
reviensʁəvjɛ̃
!
VOIX
Jeʒə
suissɥi
làla
!
regardant en vain
L'ENSOLEILLAD
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
toujours invisible
CHÉRUBIN
J'ai
dépistédepiste
lala
meutemøt
.
en riant
CHÉRUBIN
Lelə
Ducdyk
jureʒyʁ
sisi
fortfɔʁ
Quekə
lala
forêtfɔʁɛ
s'ameute
.
L'ENSOLEILLAD
Maismɛ
...
jeʒə
nenə
tetə
voisvwa
paspa
...
Oùu
doncdɔ̃k
tetə
caches-tu
?
apparaissant à califourchon sur le mur
CHÉRUBIN
J'y
suissɥi
!
L'ENSOLEILLAD
Cielsjɛl
!
sursyʁ
lelə
murmyʁ
!
en se préparant à descendre
CHÉRUBIN
Aïeaj
!
L'ENSOLEILLAD
Qu'as-tu
?
il descend par le treillage
CHÉRUBIN
Nonnɔ̃
!
j'ai
malmal
!
L'ENSOLEILLAD
Oùu
doncdɔ̃k
?
continuant sa dégringolade
CHÉRUBIN
Paspa
à
l'oreille
.
Carkaʁ
jeʒə
m'étais
assisasi
sursyʁ
unœ̃
fondfɔ̃
dedə
bouteillebutɛj
.
amusée et joyeuse
L'ENSOLEILLAD
Prendspʁɑ̃
gardegaʁd
!
sautant à terre
CHÉRUBIN
Jeʒə
descendsdesɑ̃
!
(Il prend une échelle et l'applique
CHÉRUBIN
contrekɔ̃tʁ
lelə
balconbalkɔ̃
dedə
l'Ensoleillad
.
Chérubinʃeʁybɛ̃
grimpegʁɛ̃p
ete
sesə
trouvetʁuv
aussitôtosito
enɑ̃
hautʼo
dedə
l'échelle
;
s'il
nenə
peutpø
pénétrerpenetʁe
chezʃe
l'Ensoleillad
;)
gaîment
CHÉRUBIN
Maismɛ
c'est
pourpuʁ
mieuxmjø
montermɔ̃te
!
L'ENSOLEILLAD
Aha
!
monmɔ̃
Dieudjø
!
CHÉRUBIN
(
ilil
parvientpaʁvjɛ̃
,
à
traverstʁavɛʁ
lesle
barreauxbaʁo
dudy
balconbalkɔ̃
ferméfɛʁme
,
à
enlacerɑ̃lase
sonsɔ̃
amieami
;
triomphanttʁijɔ̃fɑ̃
)
Memə
voilàvwala
!
L'ENSOLEILLAD
Chérubinʃeʁybɛ̃
!!
CHÉRUBIN
Mama
beautébote
!
Ils s'étreignent. La lune les caresse d'un grand rayon.
avec élan
L'ENSOLEILLAD
Amouramuʁ
!
amouramuʁ
!
sempre appassionate
L'ENSOLEILLAD
quandkɑ̃
tuty
t'en
mêlesmel
,
Lesle
jalouxʒalu
peuventpœv
sursyʁ
venirvəniʁ
;
Lesle
amantsamɑ̃
qu'on
veutvø
désunirde.zy.niʁ
...
CHÉRUBIN
Tuty
lesle
rapprochesʁapʁɔʃ
d'un
coupku
d'aile
.
avec élan
CHÉRUBIN
Amouramuʁ
!
amouramuʁ
!
sempre appassionate
CHÉRUBIN
entendsɑ̃tɑ̃
mama
voixvwa
;
L'ENSOLEILLAD
Phoebé
luitlɥiʁ
troptʁo
sursyʁ
nosno
visagesvizaʒ
,
CHÉRUBIN
Lesle
jalouxʒalu
vontvɔ̃
nousnu
voirvwaʁ
dudy
boisbwa
...
L'ENSOLEILLAD
Cachekaʃ
lala
lunelyn
...
Cachekaʃ
lala
lunelyn
d'un
nuagenɥaʒ
.
La lune s'obscurcit.
joyeux
CHÉRUBIN
Miraclemiʁakl
!
Eros
répondʁepɔ̃
...
Ete
Phoebé
s'obscurcit
!!
L'ENSOLEILLAD
ete
CHÉRUBINʃeʁybɛ̃
Eros
,
Dieudjø
d'allégresse
,
Eros
!
O
toitwa
quiki
faisfɛ
mourirmuʁiʁ
d'une
mainmɛ̃
quiki
caressekaʁɛs
...
Divindivɛ̃
Eros
,
Eros
mercimɛʁsi
!
(
Touttu
à
coupku
lesle
jalousiesʒaluzi
desde
fenêtresfnɛtʁ
dedə
lala
Baronnebaʁɔn
ete
dedə
lala
Comtessekɔ̃tɛs
sesə
soulèventsulɛv
.)
effrayée
L'ENSOLEILLAD
Dudy
bruitbʁɥi
,
descendsdesɑ̃
.
(
Ilsil
sesə
laisselɛs
glisserglise
enɑ̃
basba
dedə
l'échelle
...
L'Ensoleillad
s'est
sauvéesove
unœ̃
instantɛ̃stɑ̃
dansdɑ̃
sasa
chambreʃɑ̃bʁ
.)
de la fenêtre
LA COMTESSE
Quiki
vava
làla
?
à part
CHÉRUBIN
Mama
marrainemaʁɛn
!
apparaissant de même
LA BARONNE
Quiki
parlepaʁl
?
à part
CHÉRUBIN
Seigneursɛɲœʁ
,
l'autre
aussiosi
!
vivement à la Baronne
CHÉRUBIN
C'est
moimwa
!
LA COMTESSE
Quoikwa
?
à la Comtesse
CHÉRUBIN
C'est
moimwa
!
très bas
LA COMTESSE
Vousvu
iciisi
!
revenant
L'ENSOLEILLAD
Parlezpaʁle
plusply
hautʼo
,
j'entends
à
peinepɛn
!
LElə
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LAla
BARONNEbaʁɔn
Imprudentɛ̃pʁydɑ̃
!
Quoikwa
?
surprise d'entendre plusieurs voix
L'ENSOLEILLAD
quiki
chuchotte
ainsiɛ̃si
?
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LAla
BARONNEbaʁɔn
surprises d'entendre plusieurs voix
L'ENSOLEILLAD
...
quiki
chuchotte
ainsiɛ̃si
?
cherchant une défaite
CHÉRUBIN
C'est
lelə
ventvɑ̃
!!
L'ENSOLEILLAD
,
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LAla
BARONNEbaʁɔn
Quoikwa
?
Chutʃyt
!
Puisquepɥiskə
dedə
sisi
loinlwɛ̃
onɔ̃
nenə
peutpø
s'embrasser
,
Puisqu'on
nenə
peutpø
parlerpaʁle
,
lancez-moi
quelquekɛlkə
gagegaʒ
...
J'implore
unœ̃
souvenirsuvniʁ
tendre
CHÉRUBIN
à
défautdefo
d'un
baiserbɛze
.
L'ENSOLEILLAD
,
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LAla
BARONNEbaʁɔn
Aha
!
commentkɔmɑ̃
vousvu
résisterʁeziste
,
beaubo
pagepaʒ
!
lui lançant un bouquet
LA BARONNE
Tienstjɛ̃
!
lui lançant sa jarretière
L'ENSOLEILLAD
Tienstjɛ̃
!
lui lançant un ruban de son cou
LA COMTESSE
Tienstjɛ̃
!
CHÉRUBIN
(
raviʁavi
,
attrapantatʁapɑ̃
lesle
troistʁwa
gagesgaʒ
,
puispɥi
lesle
pressantpʁɛsɑ̃
contrekɔ̃tʁ
sonsɔ̃
coeurkœʁ
)
Aha
!
lelə
bonbɔ̃
tourtuʁ
!
Jeʒə
suissɥi
touttu
mitraillémitʁaje
d'amour
!
effrayée
L'ENSOLEILLAD
Lelə
Ducdyk
!
(
Chaqueʃak
fenêtrefnɛtʁ
sesə
fermefɛʁm
brusquementbʁyskəmɑ̃
aprèsapʁɛ
chaqueʃak
exclamationɛksklamasjɔ̃
)
effarée
LA BARONNE
Lelə
Baronbaʁɔ̃
!
craintive
LA COMTESSE
Lelə
Comtekɔ̃t
!
Chérubin, pour apercevoir l'ennemi, grimpe sur l'échelle.
arrivant, une lanterne à la main
LE BARON
Ilil
estɛst
prispʁi
!
LE DUC
Cernonssɛʁnɔ̃
lelə
jardinʒaʁdɛ̃
!
LE COMTE
C'est
unœ̃
scandaleskɑ̃dal
!
LE DUC
Uneyn
honteʼɔ̃t
!
(Chérubin dégringole au milieu d'eux trois. Il jette devant
LE DUC
luilɥi
l'échelle
,
ete
,
goguenardgɔgnaʁ
,
provocantpʁɔvɔkɑ̃
,
lesle
attendatɑ̃
lesle
brasbʁa
croiséskʁwaze
.)
LE BARON
Banditbɑ̃di
!
LE DUC
Gredingʁədɛ̃
!
Les trois hommes sont exaspérés.
dans une colère froide
LE COMTE
D'où
venez-vous
?
avec explosion
LE DUC
Dedə
quellekɛl
chambreʃɑ̃bʁ
?
désignant la chambre de la Comtesse, à part
LE COMTE
Vient-il
d'ici
?
montrant la chambre de la Baronne; à part
LE BARON
Vient-il
dedə
làla
?
LElə
DUCdyk
,
LElə
COMTEkɔ̃t
ete
LElə
BARONbaʁɔ̃
Tous, à Chérubin
LE BARON
Répondsʁepɔ̃
!
Répondsʁepɔ̃
!
leur éclatant de rire au nez
CHÉRUBIN
Tra
lala
lala
lala
lala
lala
lala
!!
LElə
DUCdyk
,
LElə
COMTEkɔ̃t
ete
LElə
BARONbaʁɔ̃
Répondsʁepɔ̃
!
Répondsʁepɔ̃
!
Jeʒə
m'amuse
!
Jeʒə
m'amuse
!
en levant sa lanterne vers Chérubin
LE BARON
Cesə
bouquetbukɛ
estɛst
à
mama
femmefam
!
trépidant de rage concentrée
LE COMTE
Cesə
rubanʁybɑ̃
à
lala
Comtessekɔ̃tɛs
!
avec explosion
LE DUC
Sasa
jarretièreʒaʁtjɛʁ
!!
CHÉRUBIN
Jeʒə
m'amuse
!
Jeʒə
m'amuse
!
se découvrant
LE DUC
Pauvrepovʁ
Roiʁwa
!
LE COMTE
Cesə
rubanʁybɑ̃
!
LE BARON
Cesə
bouquetbukɛ
!
LE DUC
Rendezʁɑ̃de
lala
jarretièreʒaʁtjɛʁ
!
dégaînant
LE BARON
Rendezʁɑ̃de
!
dégaînant
LE DUC
Rendezʁɑ̃de
!
dégaînant
LE COMTE
â
€¦
ouu
c'est
lala
mortmɔʁ
!
lala
mortmɔʁ
!
lala
mortmɔʁ
!
roulant des yeux terribles
LE DUC
â
€¦
avecavɛk
lelə
cimetièresimtjɛʁ
!
LE BARON
...
avecavɛk
lelə
cimetièresimtjɛʁ
!
Tous les trois chargeant Chérubin avec des cris féroces.
CHÉRUBIN
Jamaisʒamɛ
!
Jamaisʒamɛ
!
Jamaisʒamɛ
!
LElə
DUCdyk
,
LElə
COMTEkɔ̃t
ete
LElə
BARONbaʁɔ̃
Tienstjɛ̃
!
Tienstjɛ̃
!
Tienstjɛ̃
!
Tienstjɛ̃
!
Tienstjɛ̃
!
Tienstjɛ̃
!
Tienstjɛ̃
!
(
Chérubinʃeʁybɛ̃
tienttjɛ̃
têtetɛt
auxo
troistʁwa
énergumènesenɛʁgymɛn
,
maismɛ
,
auxo
criskʁi
arriventaʁiv
aussitôtosito
l'Aubergiste
affoléafɔle
ete
Lelə
Philosophefilɔzɔf
éploréeplɔʁe
.)
accourant affolé
L'AUBERGISTE
Alguazilsal.ɡwa.zil
!!
alguazilsal.ɡwa.zil
!!
LElə
DUCdyk
,
LElə
COMTEkɔ̃t
ete
LElə
BARONbaʁɔ̃
Tienstjɛ̃
!
Tienstjɛ̃
!
éploré.
LE PHILOSOPHE
Troistʁwa
duelsdɥɛl
!
aha
!
monmɔ̃
pauvrepovʁ
garçongaʁsɔ̃
!
Troistʁwa
duelsdɥɛl
!
Troistʁwa
duelsdɥɛl
!
(
Onɔ̃
sonnesɔn
lala
clocheklɔʃ
.
Lelə
dueldɥɛl
s'est
arrêtéaʁete
-
lala
portepɔʁt
charretièreʃaʁtjɛʁ
estɛst
ouverteuvɛʁt
-
lala
courkuʁ
dedə
lala
posada
estɛst
envahieɑ̃vai
parpaʁ
uneyn
fouleful
dedə
serviteurssɛʁvitœʁ
-
avecavɛk
torchestɔʁʃ
ete
lanterneslɑ̃tɛʁn
-
dedə
servantessɛʁvɑ̃t
,
dedə
passantspasɑ̃
,
dedə
voyageursvwajaʒœʁ
ete
voyageusesvwajaʒøz
réveillésʁevɛje
enɑ̃
sursautsyʁso
,
quiki
paraissentpaʁɛs
dansdɑ̃
leurslœʁ
costumekɔstym
dedə
nuitnɥi
.)
LES SERVANTES
LESle
VOYAGEUSESvwajaʒøz
ete
LESle
VOYAGEURSvwajaʒœʁ
Quelkɛl
scandaleskɑ̃dal
!
Quelkɛl
scandaleskɑ̃dal
!
Quelkɛl
scandaleskɑ̃dal
!
LE DUC
Jeʒə
tueraityʁɛ
demaindəmɛ̃
cesə
garçongaʁsɔ̃
!
Lelə
Roiʁwa
memə
donneradɔnəʁa
raisonʁɛzɔ̃
!
LElə
COMTEkɔ̃t
ete
LElə
BARONbaʁɔ̃
Mama
femmefam
aimerɛme
cesə
polissonpɔlisɔ̃
!
Aha
!
quellekɛl
indigneɛ̃diɲ
trahisontʁaizɔ̃
!
CHÉRUBIN
Tra
lala
lala
!
Tra
lala
lala
!
Jeʒə
m'amuse
!
Jeʒə
m'amuse
!
paraît le Corrégidor suive d'Alguazils
annonçant à tue-tête
SERVITEURS
Lelə
Corrégidor
!!
se jette sur le Corrégidor; à part, avec effarement
LE BARON
Gardez-vous
qu'on
lelə
soupçonnesupsɔn
;
Maismɛ
avecavɛk
lala
Comtessekɔ̃tɛs
ilil
estɛst
bienbjɛ̃
!
même, jeu
LE COMTE
Aha
!
monsieurməsjø
,
n'en
parlezpaʁle
a
personnepɛʁsɔn
Ilil
vientvjɛ̃
dedə
chezʃe
l'Ensoleillad
!
de l'autre côté
LE COMTE
Chutʃyt
!
n'en
ditesdit
rienʁjɛ̃
!
de l'autre côté
LE BARON
Chutʃyt
!
n'en
ditesdit
rienʁjɛ̃
!
n'en
ditesdit
rienʁjɛ̃
!
rienʁjɛ̃
!
même, jeu
LE DUC
Ilil
vientvjɛ̃
dedə
chezʃe
lala
Baronnebaʁɔn
,
chutʃyt
!
maismɛ
auo
Baronnebaʁɔn
n'en
ditesdit
rienʁjɛ̃
!
L'AUBERGISTE
,
LESle
SERVANTESsɛʁvɑ̃t
ete
LESle
VALETSvalɛ
Pourpuʁ
lala
maisonmɛzɔ̃
quelkɛl
scandaleskɑ̃dal
!
Lelə
patronpatʁɔ̃
enɑ̃
perdrapɛʁdʁa
lala
raisonʁɛzɔ̃
!
Les trois fenêtres se sont ouvertes, les trois femmes sont apparues.
LE DUC
LElə
DUCdyk
,
LElə
COMTEkɔ̃t
ete
LElə
BARONbaʁɔ̃
Chutʃyt
!
n'en
ditesdit
rienʁjɛ̃
!
Les trois femmes à leurs fenêtres.
éplorée, à part
L'ENSOLEILLAD
Troistʁwa
duelsdɥɛl
à
lala
foisfwa
!
Ilsil
lelə
tueronttyʁɔ̃
!
à part
LA BARONNE
Ilsil
lelə
tueronttyʁɔ̃
!
LE PHILOSOPHE
Troistʁwa
duelsdɥɛl
à
lala
foisfwa
!
Ilsil
lelə
tueronttyʁɔ̃
!
monmɔ̃
Dieudjø
!
O
monmɔ̃
Dieudjø
!
O
monmɔ̃
Dieudjø
!
O
monmɔ̃
Dieudjø
!
CHÉRUBIN
Tra
lala
lala
lala
lala
lala
lala
lala
lala
lala
!
Jeʒə
suissɥi
gaigɛ
commekɔm
unœ̃
pinsonpɛ̃sɔ̃
!
Zon
!
zon
!
zon
!
Aha
!
quekə
jeʒə
m'amuse
!
lala
lala
!
Quellekɛl
nuitnɥi
!
Jeʒə
m'amuse
!
lala
!
lala
!
L'AUBERGISTE
,
LESle
SERVANTESsɛʁvɑ̃t
,
LESle
VALETSvalɛ
ete
LAla
FOULEful
Quelkɛl
scandaleskɑ̃dal
!
Quelkɛl
scandaleskɑ̃dal
!
L'ENSOLEILLAD
,
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LAla
BARONNEbaʁɔn
Pauvrepovʁ
garçongaʁsɔ̃
!
Ilsil
lelə
tueronttyʁɔ̃
!
LElə
DUCdyk
,
LElə
COMTEkɔ̃t
ete
LElə
BARONbaʁɔ̃
Voyezvwaje
,
ilil
ritʁi
!
voyezvwaje
,
ilil
ritʁi
!
Jeʒə
tueraityʁɛ
demaindəmɛ̃
cesə
garçongaʁsɔ̃
!
L'ENSOLEILLAD
Hélasʼelas
!
Hélasʼelas
!
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LAla
BARONNEbaʁɔn
C'en
estɛst
faitfɛ
!
Ilsil
lelə
tueronttyʁɔ̃
!
L'AUBERGISTE
,
LESle
SERVANTESsɛʁvɑ̃t
,
LESle
VALETSvalɛ
ete
LAla
FOULEful
Quelkɛl
scandaleskɑ̃dal
!
Pourpuʁ
lala
maisonmɛzɔ̃
!
LE PHILOSOPHE
Monmɔ̃
Dieudjø
!
Ilil
a
troistʁwa
duelsdɥɛl
!
LElə
DUCdyk
,
LElə
COMTEkɔ̃t
ete
LElə
BARONbaʁɔ̃
Lelə
Roiʁwa
memə
donneradɔnəʁa
raisonʁɛzɔ̃
!
LE DUC
Ouiwi
,
jeʒə
tueraityʁɛ
cesə
garçongaʁsɔ̃
!
LElə
COMTEkɔ̃t
ete
LElə
BARONbaʁɔ̃
Quellekɛl
indigneɛ̃diɲ
trahisontʁaizɔ̃
!
à Chérubin; très catégorique
LE COMTE
Demaindəmɛ̃
,
jeʒə
vousvu
tueraityʁɛ
!
LES SERVANTES
LESle
VALETSvalɛ
ete
LAla
FOULEful
Quelkɛl
scandaleskɑ̃dal
pourpuʁ
lala
maisonmɛzɔ̃
!
Quelkɛl
scandaleskɑ̃dal
pourpuʁ
lala
maisonmɛzɔ̃
!
Aha
!
L'ENSOLEILLAD
,
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LAla
BARONNEbaʁɔn
Aha
!
Aha
!
monmɔ̃
Dieudjø
!
LE PHILOSOPHE
Monmɔ̃
Dieudjø
!
Monmɔ̃
Dieudjø
!
Aha
!
LElə
DUCdyk
,
LElə
COMTEkɔ̃t
ete
LElə
BARONbaʁɔ̃
A
mortmɔʁ
!
A
mortmɔʁ
!
Aha
!
CHÉRUBIN
Tra
lala
lala
!
Tra
lala
lala
!
Tra
lala
lala
!
(
Sursyʁ
unœ̃
signesiɲ
dudy
Corrégidor
lesle
alguazilsal.ɡwa.zil
entourentɑ̃tuʁ
ete
arrêtentaʁet
lelə
Ducdyk
,
lelə
Comtekɔ̃t
ete
lelə
Baronbaʁɔ̃
quiki
protestentpʁɔtɛst
ete
sesə
démènentdemɛn
commekɔm
desde
fousfu
furieuxfyʁjø
.
Lesle
troistʁwa
femmesfam
s'évanouissent
,...
chacuneʃakyn
à
sonsɔ̃
balconbalkɔ̃
.
-
criskʁi
-
tumultetymylt
indescriptibleɛ̃dɛskʁiptibl
.)
Acte III
RIDEAU
Lelə
patiopatjo
pittoresquepitɔʁɛsk
dedə
lala
mêmemɛm
posada
espagnoleɛs.pa.ɲɔl
(
Unœ̃
escalierɛskalje
dedə
boisbwa
conduitkɔ̃dɥi
à
lala
galeriegalʁi
dudy
premierpʁəmje
étageetaʒ
;
à
droitedʁwat
,
desde
laurierslɔʁje
rosesʁoz
ete
desde
grenadiersgʁənadje
dansdɑ̃
desde
jarresʒaʁ
formentfɔʁm
unœ̃
coinkwɛ̃
printanierpʁɛ̃tanje
auo
milieumiljø
duqueldykɛl
Chérubinʃeʁybɛ̃
,
accoudéakude
sursyʁ
uneyn
tabletabl
,
écritekʁi
silencieusementsilɑ̃sjøzmɑ̃
.
Le Philosophe paraît: il s'avance discrètement du côté de Chérubin
RIDEAU
ete
l'observe
sanssɑ̃
enɑ̃
êtreɛtʁ
aperçuapɛʁsy
.)
doucement
LE PHILOSOPHE
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
continuant à écrire et presque sans lever la tête
CHÉRUBIN
Unœ̃
momentmɔmɑ̃
!
doucement
LE PHILOSOPHE
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
intrigué
LE PHILOSOPHE
Qu'écris-tu
làla
?
de belle humeur
CHÉRUBIN
Monmɔ̃
testamenttɛstamɑ̃
!
J'ai
troistʁwa
duelsdɥɛl
!
estomaqué
LE PHILOSOPHE
Malheureuxmalœʁø
!
un peu songeur, mais cependant frivole
CHÉRUBIN
Aha
!
jeʒə
soupiresupiʁ
unœ̃
peupø
...
assez légèrement
CHÉRUBIN
Maismɛ
jeʒə
n'ai
paspa
l'âme
morosemɔʁoz
...
J'ai
toujourstuʒuʁ
vuvy
lala
vievi
enɑ̃
bleublø
;
au mot de «mort» le pauvre Philosophe devient tout pâle
CHÉRUBIN
Lala
mortmɔʁ
...
jeʒə
veuxvø
lala
voirvwaʁ
enɑ̃
roseʁoz
.
Il lit son testament.
CHÉRUBIN
Sisi
jeʒə
reçoisʁə.sə.vwaʁ
unœ̃
coupku
dedə
daguedag
,
Sisi
cesə
soirswaʁ
jeʒə
doisdwa
trépassertʁepase
,
A
Ninani.na
jeʒə
donnedɔn
mama
baguebag
...
Pourpuʁ
êtreɛtʁ
unœ̃
peupø
sonsɔ̃
fiancéfijɑ̃se
.
A
l'Ensoleillad
roseʁoz
ete
brunebʁyn
,
Dontdɔ̃
l'amour
unœ̃
soirswaʁ
m'a
griségʁize
,
Jeʒə
donnedɔn
toutetut
mama
fortunefɔʁtyn
,
Ete
c'est
bienbjɛ̃
peupø
pourpuʁ
sonsɔ̃
baiserbɛze
.
avec émotion
CHÉRUBIN
A
monmɔ̃
seulsœl
amiami
...
(
lelə
Philosophefilɔzɔf
désespérédezɛspeʁe
luilɥi
faitfɛ
signesiɲ
qu'il
nenə
voudraitvudʁɛ
rienʁjɛ̃
entendreɑ̃tɑ̃dʁ
)
...
j'abandonne
Mesme
boisbwa
ete
monmɔ̃
manoirmanwaʁ
.
Jeʒə
luilɥi
fisfi
dudy
chagrinʃagʁɛ̃
parpaʁ
foisfwa
...
Maismɛ
jeʒə
saissɛ
bienbjɛ̃
qu'il
memə
pardonnepaʁdɔn
!
(
à
cessɛ
motsmo
,
lelə
Philosophefilɔzɔf
,
quiki
sanglotesɑ̃glɔt
,
sesə
jetteʒɛt
dansdɑ̃
lesle
brasbʁa
dedə
Chérubinʃeʁybɛ̃
.)
très ému
LE PHILOSOPHE
Mourirmuʁiʁ
!
Quandkɑ̃
onɔ̃
a
cetsɛt
airɛʁ
radieuxʁadjø
!
Quandkɑ̃
l'amour
rayonneʁɛjɔn
enɑ̃
sesse
yeuxjø
!
hors de lui
LE PHILOSOPHE
Mourirmuʁiʁ
quandkɑ̃
l'amour
rayonneʁɛjɔn
enɑ̃
sesse
yeuxjø
,
Mourirmuʁiʁ
quandkɑ̃
lala
vievi
enɑ̃
sonsɔ̃
coeurkœʁ
s'éveille
,
Mourirmuʁiʁ
quandkɑ̃
onɔ̃
a
cetsɛt
airɛʁ
radieuxʁadjø
,
CHÉRUBIN
Quekə
dis-tu
?
LE PHILOSOPHE
Mourirmuʁiʁ
quandkɑ̃
onɔ̃
a
desde
couleurskulœʁ
pareillespa.ʁɛj
!
Mourirmuʁiʁ
!
Mourirmuʁiʁ
!
violemment ému
LE PHILOSOPHE
Mourirmuʁiʁ
!
CHÉRUBIN
Quekə
dis-tu
?
LE PHILOSOPHE
Quekə
tata
mortmɔʁ
enragé
LE PHILOSOPHE
seraitsəʁɛ
abominableabɔminabl
!
Nonnɔ̃
!
tuty
nenə
mourrasmuʁːa
pointpwɛ̃
,
parpaʁ
lelə
diabledjabl
!
amusé
CHÉRUBIN
Ilil
jureʒyʁ
!
transfiguré
LE PHILOSOPHE
Enɑ̃
gardegaʁd
!
CHÉRUBIN
Pourquoipuʁkwa
doncdɔ̃k
?
confidentiel
LE PHILOSOPHE
Jeʒə
veuxvø
t'apprendre
unœ̃
coupku
dedə
maîtremɛtʁ
.
s'amusant beaucoup
CHÉRUBIN
Tuty
t'es
doncdɔ̃k
battubaty
?
se confessant
LE PHILOSOPHE
Commekɔm
unœ̃
reîtreʁɛtʁ
.
CHÉRUBIN
Toitwa
sisi
sagesaʒ
!
(
Lelə
Philosophefilɔzɔf
s'armant
d'une
lardoire
luilɥi
donnedɔn
uneyn
leçonləsɔ̃
d'escrime
.)
LE PHILOSOPHE
A
tontɔ̃
espadonɛspadɔ̃
!
Jeʒə
simulesimyl
unœ̃
contrekɔ̃tʁ
dedə
quartekaʁt
,
Enɑ̃
sixtesikst
,
enɑ̃
quartekaʁt
,
Enɑ̃
sixtesikst
,
encorɑ̃.kɔʁ
,
Tontɔ̃
ferfɛʁ
veutvø
passerpase
,
jeʒə
l'écarte
,
Battezbate
,
dégagezdegaʒe
.
Il se fend
LE PHILOSOPHE
Tuty
esɛ
mortmɔʁ
!
enthousiasmé
CHÉRUBIN
Bravobʁavo
!
Superbesypɛʁb
!
revenant du dehors
L'AUBERGISTE
Unœ̃
dueldɥɛl
encorɑ̃.kɔʁ
!
Alguazilsal.ɡwa.zil
!
Alguazilsal.ɡwa.zil
!
CHÉRUBIN
Tais-toitɛʁ
butorbytɔʁ
!
Cesə
n'était
qu'un
jeuʒø
!
l'Aubergiste sort.
apparaissent la Comtesse et La Baronne
LE PHILOSOPHE
Lala
Comtessekɔ̃tɛs
!
CHÉRUBIN
Ete
lala
Baronnebaʁɔn
.
à la Comtesse
LA BARONNE
Dedə
l'adresse
.
à la Baronne
LA COMTESSE
Dudy
calmekalm
!
au Philosophe, à part
CHÉRUBIN
Quelkɛl
airɛʁ
courroucékuʁuse
!
à Chérubin, à part
LE PHILOSOPHE
Quiki
faitfɛ
desde
fautesfot
lesle
supportesypɔʁt
.
CHÉRUBIN
Vava
fairefɛʁ
lelə
guetgɛ
à
lala
portepɔʁt
!
Le Philosophe sort.
CHÉRUBIN
(
trèstʁɛ
ennuyéɑ̃nɥije
,
voyantvwajɑ̃
venirvəniʁ
à
luilɥi
lesle
deuxdø
femmesfam
,
à
lui-mêmelɥimɛm
)
Aha
!
quelkɛl
momentmɔmɑ̃
jeʒə
vaisvɛ
passerpase
!
aux deux femmes
CHÉRUBIN
Jeʒə
tombetɔ̃b
auxo
piedspje
dedə
tanttɑ̃
dedə
grâcegʁas
!
Les deux femmes très irritées, très nerveuses.
CHÉRUBIN
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LAla
BARONNEbaʁɔn
Paspa
dedə
grandsgʁɑ̃
motsmo
!
Ete
paspa
dedə
phrasesfʁaz
!
Maismɛ
...
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LAla
BARONNEbaʁɔn
sèchement et impératif
CHÉRUBIN
Répondez-nous
...
lala
véritéveʁite
!
lala
véritéveʁite
!
lala
véritéveʁite
!
Pourpuʁ
quiki
chantez-vous
doncdɔ̃k
,
beaubo
pagepaʒ
,
cettesɛt
nuitnɥi
?
embarrassé
CHÉRUBIN
Cettesɛt
nuitnɥi
?
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LAla
BARONNEbaʁɔn
après s'être consultées en confidence.
CHÉRUBIN
Pourquoipuʁkwa
demandez-vousdə.mɑ̃.de
desde
gagesgaʒ
?
Cettesɛt
nuitnɥi
?
Cettesɛt
nuitnɥi
?
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LAla
BARONNEbaʁɔn
toutes les deux avec irritation et fermeté
CHÉRUBIN
Lelə
véritéveʁite
,
voyonsvwajɔ̃
,
Monsieurməsjø
,
lala
véritéveʁite
!
commençant à en avoir assez.
CHÉRUBIN
Ehe
bienbjɛ̃
,
tanttɑ̃
pispi
!
Hierijɛʁ
j'ai
chantéʃɑ̃te
...
soupirant
LA COMTESSE
Pourpuʁ
moimwa
?
de même
LA BARONNE
Pourpuʁ
moimwa
?
un peu confus
CHÉRUBIN
Nonnɔ̃
...
pourpuʁ
uneyn
autreotʁ
!
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LAla
BARONNEbaʁɔn
ayant tout deviné, furieuses, exaspérées
CHÉRUBIN
L'Ensoleillad
!
arrivant vivement
LE PHILOSOPHE
Vosvo
marismaʁi
!
Il s'esquive aussitôt.
à part
LA COMTESSE
Bienbjɛ̃
!
(
Lelə
Comtekɔ̃t
ete
lelə
Baronbaʁɔ̃
s'arrêtent
enɑ̃
voyantvwajɑ̃
leurslœʁ
femmesfam
causerkoze
avecavɛk
Chérubinʃeʁybɛ̃
.
Celles-cisɛlsi
feignentfɛɲ
d'ignorer
lala
présencepʁezɑ̃s
dedə
messieursme.sjø
leurslœʁ
marismaʁi
ete
accablentakabl
Chérubinʃeʁybɛ̃
quiki
souffresufʁ
millemil
mortsmɔʁ
.)
(
hautʼo
,
enɑ̃
redoublantʁədublɑ̃
dedə
colèrekɔlɛʁ
visvis
à
visvis
dedə
Chérubinʃeʁybɛ̃
ete
paraissantpaʁɛsɑ̃
trèstʁɛ
amoureuseamuʁøz
quandkɑ̃
ilil
s'agit
dedə
sonsɔ̃
marimaʁi
)
Vousvu
memə
compromettiezkɔ̃pʁɔmɛtje
auxo
yeuxjø
d'un
épouxepu
quekə
j'adore
!
même jeu, plus outrée encore
LA BARONNE
Vousvu
chantiezʃɑ̃tje
pourpuʁ
l'Ensoleillad
Ete
monmɔ̃
pauvrepovʁ
marimaʁi
,
ouiwi
,
monmɔ̃
marimaʁi
l'ignore
!
pris au jeu, au Comte
LE BARON
Lesle
entendez-vousɑ̃.tɑ̃dʁ
?
à part, exaspéré
CHÉRUBIN
Lesle
pécorespekɔʁ
!
LA BARONNE
Enfinɑ̃fɛ̃
,
répondezʁepɔ̃de
...
LA COMTESSE
Est-ce
vraivʁɛ
,
répondezʁepɔ̃de
?
bas à Chérubin
LA COMTESSE
Répondezʁepɔ̃de
ouu
vousvu
memə
perdezpɛʁde
...
CHÉRUBIN
(
tremblanttʁɑ̃blɑ̃
dedə
rageʁaʒ
,
maismɛ
voulantvulɑ̃
malgrémalgʁe
touttu
disculperdiskylpe
lesle
deuxdø
femmesfam
)
C'est
vraivʁɛ
!
c'est
vraivʁɛ
!
LE BARON
(
accourantakuʁɑ̃
versvɛʁ
sasa
femmefam
quiki
semblesɑ̃bl
stupéfiéestypefje
dedə
lelə
trouvertʁuve
làla
;
avecavɛk
expansionɛkspɑ̃sjɔ̃
)
Chèreʃɛʁ
femmefam
adoréeadɔʁe
!
jouant l'étonnement
LA BARONNE
Vousvu
!
même jeu que le Baron
LE COMTE
Femmefam
aiméeɛme
!
LA COMTESSE
(
mêmemɛm
jeuʒø
quekə
lala
Baronnebaʁɔn
,
maismɛ
avecavɛk
plusply
dedə
hauteurʼotœʁ
)
Aha
!
c'est
vousvu
!
CHÉRUBIN
(
trépignanttʁepiɲɑ̃
dedə
rageʁaʒ
devantdəvɑ̃
cettesɛt
doubledubl
comédiekɔmedi
)
Lesle
perfidespɛʁfid
!
lesle
perfidespɛʁfid
!
bas à sa femme
LE COMTE
Pardonnez-moi
!
doucement à la sienne
LE BARON
Pardonnez-nous
!
CHÉRUBIN
(
n'en
pouvantpuvɑ̃
plusply
,
sesə
tournanttuʁnɑ̃
versvɛʁ
lesle
deuxdø
hommesɔm
;
trèstʁɛ
décidédeside
)
Nosno
duelsdɥɛl
tiennenttjɛ̃n
toujourstuʒuʁ
,
j'espère
?
insolente
LA BARONNE
Vousvu
ditesdit
?
persiflante et méprisante
LA COMTESSE
Unœ̃
dueldɥɛl
?
Pourquoipuʁkwa
fairefɛʁ
?
de même
LA BARONNE
Ilil
perdpɛʁ
lala
têtetɛt
cesə
garçongaʁsɔ̃
!
railleuse
LA COMTESSE
Ilil
devientdəvjɛ̃
foufu
!
anxieux
CHÉRUBIN
Quekə
signifiesiɲifi
?
même ton
LA COMTESSE
Ilil
fautfo
uneyn
raisonʁɛzɔ̃
Pourpuʁ
exposerɛkspoze
sasa
vievi
!
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LAla
BARONNEbaʁɔn
Pourpuʁ
unœ̃
dueldɥɛl
ilil
fautfo
unœ̃
outrageutʁaʒ
,
Orɔʁ
l'outrage
n'existe
plusply
!
avec colère
CHÉRUBIN
Quekə
signifiesiɲifi
!
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LAla
BARONNEbaʁɔn
Quittezkite
cessɛ
grandsgʁɑ̃
airsɛʁ
superflussypɛʁfly
,
Ilsil
conviennentkɔ̃vjɛ̃n
malmal
votrevɔtʁ
âgeaʒ
!
LElə
COMTEkɔ̃t
ete
LElə
BARONbaʁɔ̃
railleurs
CHÉRUBIN
Toustu
mesme
regretsʁəgʁɛ
,
monmɔ̃
jeuneʒœn
enfantɑ̃fɑ̃
!
LE COMTE
Toustu
mesme
regretsʁəgʁɛ
...
LE BARON
Adieuadjø
,
petitpəti
.
bondissant sous l'insulte
CHÉRUBIN
Jeʒə
vousvu
défendsdefɑ̃
!
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LAla
BARONNEbaʁɔn
éclatant de rire se moquant de lui
CHÉRUBIN
Ilil
vousvu
défenddefɑ̃
!
en manière de raillerie, à leurs cher maris
CHÉRUBIN
Oho
!
prenezpʁəne
gardegaʁd
!
Tous remontent pour s'éloigner.
outré, hors de lui
CHÉRUBIN
Aha
!
lesle
coquineskɔkin
!
lesle
pendardespɑ̃.daʁd
!
Memə
font-elles
assezase
souffrirsufʁiʁ
!
en se retournant
LE COMTE
Toustu
mesme
regretsʁəgʁɛ
...
de même
LE BARON
Adieuadjø
,
petitpəti
.
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LAla
BARONNEbaʁɔn
de même
LE BARON
Adieuadjø
,
petitpəti
.
très nerveux - éclatant - emporté
CHÉRUBIN
Aha
!
nenə
paspa
mêmemɛm
pouvoirpuvwaʁ
mourirmuʁiʁ
!
(
Onɔ̃
voitvwa
arriveraʁive
lelə
Ducdyk
,
envoyéɑ̃vwaje
dedə
Roiʁwa
,
entouréɑ̃tuʁe
d'officiers
,
dedə
seigneurssɛɲœʁ
ete
dedə
pagespaʒ
.)
Aha
!
lelə
Ducdyk
!
auo
moinsmwɛ̃
luilɥi
!
Il se précipite vers le Duc.
très important; à haute voix à la foule qui accourt
LE DUC
Arrièreaʁjɛʁ
!
auo
nomnɔ̃
dudy
Roiʁwa
!
à l'Aubergiste, haletant
LE DUC
A
l'Ensoleillad
hâte-toi
Dedə
porterpɔʁte
cesə
royalʁwajal
messagemesaʒ
.
frappé, à part
CHÉRUBIN
L'Ensoleillad
!
à la foule qui envahit le patio, à tue-tête
L'AUBERGISTE
Rangez-vousʁɑ̃.ʒe
toustu
!
livrezlivʁe
passagepasaʒ
A
lala
chaiseʃɛz
à
porteurspɔʁtœʁ
dudy
Roiʁwa
!
(
Ilil
sesə
hâteʼat
dedə
gravirgʁaviʁ
l'escalier
quiki
mêmemɛm
chezʃe
l'Ensoleillad
.
Desde
musiciensmyzisjɛ̃
guitaristes, mandolinistes
L'AUBERGISTE
(
dontdɔ̃
aussitôtosito
grimpégʁɛ̃pe
l'escalier
ete
donnentdɔn
uneyn
aubadeobad
à
l'Ensoleillad
,
devantdəvɑ̃
sasa
portepɔʁt
,
auo
1erpʁə.mje
étageetaʒ
.
Lala
fouleful
écouteekut
avecavɛk
ravissementʁavismɑ̃
.
Chérubinʃeʁybɛ̃
estɛst
seulsœl
,
à
partpaʁ
,
trèstʁɛ
émuemy
.)
L'ENSOLEILLAD
(
Onɔ̃
entendɑ̃tɑ̃
lala
voixvwa
dedə
l'Ensoleillad
quiki
sesə
mariemaʁi
avecavɛk
lesle
instrumentsɛ̃stʁymɑ̃
)
Viveviv
amouramuʁ
quiki
rêveʁɛv
,
embraseɑ̃bʁaz
ete
fuitfɥi
!
Viveviv
amouramuʁ
quiki
meurtmœʁ
enɑ̃
uneyn
nuitnɥi
!
Pleurezplœʁe
doncdɔ̃k
damoisellesda.mwa.zɛl
,
Maismɛ
desde
larmeslaʁm
frivolesfʁivɔl
!
Pleurezplœʁe
doncdɔ̃k
damoisellesda.mwa.zɛl
,
Maismɛ
desde
larmeslaʁm
frivolesfʁivɔl
!
à part, très ému
CHÉRUBIN
Versvɛʁ
elleɛl
touttu
monmɔ̃
coeurkœʁ
m'entraîne
!
Pendantpɑ̃dɑ̃
unœ̃
soirswaʁ
,
l'éternité
,
Jeʒə
fusfy
lelə
roiʁwa
dedə
cettesɛt
reineʁɛn
!
Cesə
futfy
à
moimwa
tanttɑ̃
dedə
beautébote
!
(
L'Ensoleillad
apparaîtapaʁɛ
éclairéeeklɛʁe
parpaʁ
unœ̃
coupku
dedə
soleilsɔlɛj
radieuxʁadjø
;
elleɛl
reprendʁəpʁɑ̃
lelə
chantʃɑ̃
dedə
l'aubade
,
touttu
enɑ̃
restantʁɛstɑ̃
immobileimɔbil
prèspʁɛ
dedə
lala
portepɔʁt
ouverteuvɛʁt
.)
à pleine voix
L'ENSOLEILLAD
Viveviv
amouramuʁ
quiki
rêveʁɛv
,
embraseɑ̃bʁaz
ete
fuitfɥi
!
Viveviv
amouramuʁ
quiki
meurtmœʁ
enɑ̃
uneyn
nuitnɥi
!
Sisi
l'amour
a
desde
ailesɛl
,
C'est
afinafɛ̃
qu'il
s'envole
!
Sisi
l'amour
a
desde
ailesɛl
,
C'est
afinafɛ̃
qu'il
s'envole
!
Sisi
l'amour
a
desde
ailesɛl
C'est
afinafɛ̃
qu'ils
s'envole
!
extasiée
LA FOULE
L'Ensoleillad
estɛst
reineʁɛn
parpaʁ
lala
beautébote
!
L'ENSOLEILLAD
Aha
!
(
L'Ensoleillad
vava
s'avancer
,
maismɛ
,
devantdəvɑ̃
l'attitude
dedə
Chérubinʃeʁybɛ̃
elleɛl
s'arrête
...
interditeɛ̃tɛʁdit
.)
à l'Ensoleillad, fou de désespoir et d'amour
CHÉRUBIN
Parpaʁ
pitiépitje
!
Nenə
parspaʁ
paspa
!
Aha
!
quekə
tontɔ̃
coeurkœʁ
m'écoute
!
Tuty
m'as
ditdi
:
Jeʒə
t'appartiens
toutetut
!
Tuty
m'as
ditdi
:
Cesə
soirswaʁ
nenə
doitdwa
plusply
finirfiniʁ
!
Qu'importe
déchirant
CHÉRUBIN
demaindəmɛ̃
ete
touttu
l'avenir
!
Aha
!
(
L'Ensoleillad
descenddesɑ̃
lentementlɑ̃tmɑ̃
,
lesle
yeuxjø
fixésfikse
sursyʁ
Chérubinʃeʁybɛ̃
touttu
palpitantpalpitɑ̃
;
parvenuepaʁvəny
auo
basba
dedə
l'escalier
,
faisantfəzɑ̃
effortefɔʁ
pourpuʁ
dissimulerdisimyle
sonsɔ̃
émotionemosjɔ̃
ete
,
nenə
pouvantpuvɑ̃
reconnaîtreʁəkɔnɛtʁ
Chérubinʃeʁybɛ̃
enɑ̃
unœ̃
pareilpaʁɛj
momentmɔmɑ̃
,
elleɛl
s'adresse
à
lala
fouleful
enɑ̃
lelə
désignantdeziɲɑ̃
.)
L'ENSOLEILLAD
Quelkɛl
est-ilɛ.t‿il
?
brisé
CHÉRUBIN
O
monmɔ̃
Dieudjø
!
LElə
DUCdyk
ete
LAla
FOULEful
Tous à Chérubin
CHÉRUBIN
Impudentɛ̃pydɑ̃
!
qu'il
reculeʁəkyl
!
Placeplas
auxo
gensʒɑ̃
dedə
Sasa
Majestémaʒɛste
!
(
L'Ensoleiilade
estɛst
montéemɔ̃te
dansdɑ̃
sasa
chaiseʃɛz
;
lala
fouleful
l'acclame
pendantpɑ̃dɑ̃
qu'elle
s'éloigne
,
laissantlɛsɑ̃
Chérubinʃeʁybɛ̃
éperduee.pɛʁ.dy
ete
pleurantplœʁɑ̃
dansdɑ̃
lesle
brasbʁa
dudy
Philosophefilɔzɔf
quiki
vientvjɛ̃
d'entrer
touttu
émuemy
.)
unies
LA FOULE
L'Ensoleillad
estɛst
deuxdø
foisfwa
reineʁɛn
Parpaʁ
lala
faveurfavœʁ
ete
lala
beautébote
!
parpaʁ
lala
beautébote
!
Adieuadjø
!
Tous s'inclinent. Sortie générale.
abattu, au Philosophe qui le berce dans comme un enfant
CHÉRUBIN
Tontɔ̃
amitiéamitje
memə
resteʁɛst
seulesœl
...
Ete
jeʒə
n'ai
plusply
quekə
toitwa
...
L'amour
mêmemɛm
,
jeʒə
lelə
détestedetɛst
,
Onɔ̃
a
flétrifletʁi
cesə
quekə
j'aimais
.
affectueux
LE PHILOSOPHE
C'est
tontɔ̃
premierpʁəmje
chagrinʃagʁɛ̃
,
enɑ̃
sommesɔm
,
Bénis-Ie
s'il
t'a
transformétʁɑ̃sfɔʁme
;
très ému
LE PHILOSOPHE
Tuty
viensvjɛ̃
dedə
souffrirsufʁiʁ
commekɔm
unœ̃
hommeɔm
,
Tetə
voilàvwala
dignediɲ
enfinɑ̃fɛ̃
d'aimer
.
avec amertume
CHÉRUBIN
Jeʒə
nenə
veuxvø
plusply
aimerɛme
jamaisʒamɛ
...
Monmɔ̃
âmeam
désormaisdezɔʁmɛ
a
troptʁo
dedə
dégoûtdegu
...
Jeʒə
nenə
veuxvø
plusply
aimerɛme
jamaisʒamɛ
...
Lala
femmefam
estɛst
vilevil
,
violent
CHÉRUBIN
elleɛl
estɛst
infâmeɛ̃fam
!
avec une philosophie douce et consolante
LE PHILOSOPHE
Nenə
plusply
aimerɛme
jamaisʒamɛ
!
Pourquoipuʁkwa
,
petitpəti
,
tanttɑ̃
dedə
rancoeur
?
Nenə
plusply
aimerɛme
jamaisʒamɛ
!
C'est
bienbjɛ̃
à
torttɔʁ
quekə
tuty
t'irrites
...
A
coeurkœʁ
légerleʒe
fillefij
sanssɑ̃
coeurkœʁ
...
Onɔ̃
a
lesle
femmesfam
qu'on
méritemeʁit
!
Petitpəti
!
Attendsatɑ̃
lala
femmefam
pleineplɛn
dedə
douceurdusœʁ
Quiki
consolekɔ̃sɔl
dansdɑ̃
l'infortune
,
Chacunʃakœ̃
dedə
nousnu
enɑ̃
connaîtkɔnɛ
uneyn
...
Attendsatɑ̃
dedə
l'avoir
rencontréeʁɑ̃kɔ̃tʁe
...
Tuty
verrasvɛʁa
,
petitpəti
,
tuty
verrasvɛʁa
!
sincère, résolu
CHÉRUBIN
Aha
!
jamaisʒamɛ
jeʒə
n'ai
tanttɑ̃
désirédeziʁe
palpitant et nerveux
CHÉRUBIN
Uneyn
épauleepol
pourpuʁ
y
pleurerplœʁe
,
Unœ̃
brasbʁa
quiki
memə
soutiennesutjɛn
!
LE PHILOSOPHE
Tuty
verrasvɛʁa
,
petitpəti
,
tuty
verrasvɛʁa
!
CHÉRUBIN
Qu'elle
viennevjɛn
!
LE PHILOSOPHE
...
attendsatɑ̃
!!
avec un tendre élan
CHÉRUBIN
J'attends
!!
(
Onɔ̃
a
entenduɑ̃tɑ̃dy
lelə
roulementʁulmɑ̃
d'une
voiturevwatyʁ
puispɥi
quelqueskɛlkə
douxdu
tintementstɛ̃tmɑ̃
dedə
sonnaillessɔnaj
.)
apercevant la Nina encore invisible; lentement
LE PHILOSOPHE
Ete
quandkɑ̃
Eliézer
vitvi
Rebeccaʁe.be.ka
paraîtrepaʁɛtʁ
,
Ilil
ditdi
:
Monmɔ̃
Dieudjø
,
voicivwasi
lala
femmefam
dedə
monmɔ̃
maîtremɛtʁ
.
(Il sort doucement au moment où Nina apparaît au seuil de la posada.
LE PHILOSOPHE
Elleɛl
estɛst
dansdɑ̃
sesse
vêtementsvɛtmɑ̃
dedə
deuildœj
.)
ému, troublé, courant à Nina
CHÉRUBIN
Ninani.na
!
tremblante et s'arrêtant interdite
NINA
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
CHÉRUBIN
Enɑ̃
voilesvwal
dedə
deuildœj
!
Pourquoipuʁkwa
sisi
pâlepal
ete
sisi
changéeʃɑ̃ʒe
...
Ete
pourquoipuʁkwa
dansdɑ̃
touttu
votrevɔtʁ
accueilakœj
Cettesɛt
douceurdusœʁ
découragéedekuʁaʒe
?
doucement, sans méchanceté, ni rancoeur
NINA
Lasla
!
est-ce
à
vousvu
dedə
l'ignorer
?
l'attirant dans le coin fleuri du patio de la posada
CHÉRUBIN
Ninani.na
!
monmɔ̃
coeurkœʁ
trembletʁɑ̃bl
ete
s'étonne
...
C'est
moimwa
quiki
vousvu
fisfi
tanttɑ̃
pleurerplœʁe
?
très simple
NINA
Jeʒə
nenə
pleureplœʁ
plusply
...
Demaindəmɛ̃
j'abandonne
Le monde et les miens, Car j'entre au couvent.
NINA
Voicivwasi
vosvo
versvɛʁ
...
Jeʒə
vousvu
pardonnepaʁdɔn
...
J'y
croyaiskʁwajɛ
...
J'étais
uneyn
enfantɑ̃fɑ̃
.
J'ai
dûdy
vousvu
paraîtrepaʁɛtʁ
unœ̃
peupø
bêtebɛt
.
J'ai
crukʁy
,
vousvu
voyantvwajɑ̃
pleinplɛ̃
d'émoi
,
Quekə
j'avais
faitfɛ
votrevɔtʁ
conquêtekɔ̃kɛt
Ete
quekə
cessɛ
versvɛʁ
étaientetɛ
pourpuʁ
moimwa
...
J'ai
dûdy
vousvu
paraîtrepaʁɛtʁ
unœ̃
peupø
bêtebɛt
.
Quandkɑ̃
vousvu
veniezvənje
auprèsopʁɛ
dedə
moimwa
...
Monmɔ̃
coeurkœʁ
memə
montaitmɔ̃tɛ
à
lala
têtetɛt
...
Jeʒə
tremblaistʁɑ̃blɛ
...
jeʒə
nenə
saissɛ
pourquoipuʁkwa
,
Maismɛ
jeʒə
perdaispɛʁdɛ
unœ̃
peupø
lala
têtetɛt
...
Quandkɑ̃
vousvu
veniezvənje
auprèsopʁɛ
dedə
moimwa
.
à mi-voix
NINA
Ete
maintenantmɛ̃tnɑ̃
...
quekə
jeʒə
m'apprête
A
vousvu
quitterkite
,
émue
NINA
j'ai
tanttɑ̃
d'émoi
...
Quekə
monmɔ̃
couragekuʁaʒ
estɛst
enɑ̃
défaitedefɛt
...
simple
Adieu, adieu... demain j'entre en retraite.
NINA
Jeʒə
vousvu
aimaisɛmɛ
!
oubliez-moi
!
oubliez-moi
!
regardant Chérubin
NINA
Vousvu
pleurezplœʁe
?
des larmes plein les yeux
CHÉRUBIN
Ninani.na
!
très émue
NINA
Quoikwa
,
tuty
pleuresplœʁ
?
CHÉRUBIN
Cessɛ
larmeslaʁm
làla
sontsɔ̃
meilleuresmɛjœʁ
Quekə
touttu
lesle
vainsvɛ̃
plaisirspleziʁ
qu'autrefois
j'ai
connuskɔny
.
palpitante
NINA
Tuty
n'as
plusply
tontɔ̃
rireʁiʁ
moqueurmɔkœʁ
!
ravi
CHÉRUBIN
Unœ̃
souriresuʁiʁ
plusply
beaubo
s'éveille
dansdɑ̃
monmɔ̃
coeurkœʁ
.
dans une progression d'émotion
NINA
Quoikwa
,
tuty
nenə
raillesʁaj
paspa
?
Tata
tendressetɑ̃dʁɛs
estɛst
profondepʁɔfɔ̃d
?
CHÉRUBIN
Avecavɛk
desde
yeuxjø
nouveauxnuvo
jeʒə
regardeʁəgaʁd
lelə
mondemɔ̃d
!
Viensvjɛ̃
!
mama
Ninani.na
!
viensvjɛ̃
!
mama
Ninani.na
!
viensvjɛ̃
!
touttu
contrekɔ̃tʁ
moimwa
.
vaincue, confiante, amoureuse
NINA
Monmɔ̃
Chérubinʃeʁybɛ̃
,
jeʒə
croiskʁwa
enɑ̃
toitwa
!
CHÉRUBIN
Jeʒə
n'avais
dedə
l'amour
compriskɔ̃pʁi
quekə
lala
caressekaʁɛs
...
NINAni.na
ete
CHÉRUBINʃeʁybɛ̃
Aimerɛme
,
sentirsɑ̃tiʁ
,
souffrirsufʁiʁ
,
cessɛ
motsmo
sontsɔ̃
uneyn
ivresseivʁɛs
!
NINA
Monmɔ̃
Chérubinʃeʁybɛ̃
,
jeʒə
croiskʁwa
enɑ̃
toitwa
!
jeʒə
croiskʁwa
enɑ̃
toitwa
!
Monmɔ̃
Chérubinʃeʁybɛ̃
,
jeʒə
croiskʁwa
enɑ̃
toitwa
!
toujourstuʒuʁ
à
toitwa
!
CHÉRUBIN
Viensvjɛ̃
contrekɔ̃tʁ
moimwa
,
touttu
contrekɔ̃tʁ
moimwa
!
touttu
contrekɔ̃tʁ
moimwa
!
O
Ninani.na
!
viensvjɛ̃
touttu
contrekɔ̃tʁ
moimwa
?
Jeʒə
croiskʁwa
enɑ̃
toitwa
!
(
Auo
momentmɔmɑ̃
oùu
Chérubinʃeʁybɛ̃
ete
Ninani.na
sontsɔ̃
encoreɑ̃kɔʁ
enlacésɑ̃lase
,
revientʁəvjɛ̃
lelə
Ducdyk
avecavɛk
lelə
Philosophefilɔzɔf
ete
lesle
officiersɔfisje
quiki
devaientdəvɛ
êtreɛtʁ
témoinstemwɛ̃
dansdɑ̃
lelə
dueldɥɛl
.
Ilsil
portentpɔʁt
desde
épéesepe
dedə
combatkɔ̃ba
soussu
lelə
brasbʁa
.)
LE DUC
(
Suffoquésyfɔke
,
enɑ̃
apercevantapɛʁsəvɑ̃
sasa
pupillepypij
dansdɑ̃
lesle
brasbʁa
dedə
cesə
petitpəti
gredingʁədɛ̃
dedə
Chérubinʃeʁybɛ̃
)
Dansdɑ̃
sesse
brasbʁa
,
mama
pupillepypij
!
O
rageʁaʒ
!
ô
tripletʁipl
rageʁaʒ
!
se tordant de rire
RICARDO
Quelkɛl
gaillardgajaʁ
!
hors de lui
LE DUC
A
quiki
s'en
prendra-t'il
demaindəmɛ̃
!
s'inclinant devant le Duc, ébahi
CHÉRUBIN
Cesə
n'est
paspa
unœ̃
nouvelnuvɛl
outrageutʁaʒ
,
Lala
Ninani.na
m'accorde
sasa
mainmɛ̃
.
La Nina va supplier son tuteur qui semble lui dire: «Pauvre fille»!
goguenard, à Chérubin
RICARDO
Tuty
parlespaʁl
mariagemaʁjaʒ
...
Quoikwa
,
tuty
sonnessɔn
déjàdeʒa
lala
retraiteʁətʁɛt
à
tontɔ̃
âgeaʒ
?
radieux, frappant sur l'épaule de Ricardo
CHÉRUBIN
Lala
retraiteʁətʁɛt
!
Allonsalɔ̃
doncdɔ̃k
.
Cloches lointaines
souriant et doux
CHÉRUBIN
Dansdɑ̃
cesə
leverləve
dudy
jourʒuʁ
Ecoute
lelə
clocherklɔʃe
quiki
s'éveille
ete
résonneʁezɔn
...
Ecoute
,
cesə
n'est
paspa
lala
retraiteʁətʁɛt
quiki
sonnesɔn
...
C'est
lala
dianedjan
pourpuʁ
l'éveil
dedə
notrenɔtʁ
amouramuʁ
!
LE PHILOSOPHE
(
basba
à
Chérubinʃeʁybɛ̃
enɑ̃
apercevantapɛʁsəvɑ̃
lelə
rubanʁybɑ̃
dedə
lala
Comtessekɔ̃tɛs
qui sort de son habit.)
LE PHILOSOPHE
Cessɛ
gagesgaʒ
,
jette-les
.
Ninani.na
doitdwa
tetə
suffiresyfiʁ
!
CHÉRUBIN
(
aprèsapʁɛ
unœ̃
mouvementmuvmɑ̃
d'hésitation
,
nenə
pouvantpuvɑ̃
sesə
déciderdeside
à
sesə
dessaisirdeseziʁ
desde
gagesgaʒ
d'amour
,
avecavɛk
enɑ̃
souriresuʁiʁ
indéfinissableɛ̃definisabl
,
ilil
renfonceʁɑ̃fɔ̃s
lelə
rubanʁybɑ̃
;
parlépaʁle
)
Bahba
!!
(
courantkuʁɑ̃
à
Ninani.na
quiki
a
conquiskɔ̃.ke.ʁiʁ
sonsɔ̃
tuteurtytœʁ
ete
lelə
plusply
ingénumentɛ̃ʒenymɑ̃
dudy
mondemɔ̃d
;
parlépaʁle
)
Ninani.na
,
jeʒə
t'aime
!
regardant Chérubin et joyeusement
RICARDO
C'est
Dondɔ̃
Juan
!
pensif, regardant Nina
LE PHILOSOPHE
C'est
Elvire
!
RIDEAU