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Massenet, Jules · opera

Cherubin

Cherubin Massenet, Jules · opera
Massenet, Jules

Cherubin

Full Libretto
Source
Acte 1
entourent Jacoppo, le précepteur de Chérubin (surnommé le Philosophe)
qui les harangue.)
à  haute voix
LE PHILOSOPHE
Servantessɛʁvɑ̃t
,
3 sopranos
3 SERVANTES
Voilàvwala
!
LE PHILOSOPHE
...
bonnesbɔn
ete
lingèreslɛ̃ʒɛʁ
,
3 mezzo-sopranos
3 AUTRE SERVANTES
Voilàvwala
!
LE PHILOSOPHE
Serviteurssɛʁvitœʁ
,
valetsvalɛ
,
marmitonsmaʁmitɔ̃
,
3 basses, en gross voix
3 SERVITEURS
Voilàvwala
!
LE PHILOSOPHE
Boulangèresbulɑ̃ʒɛʁ
ete
fromagèresfʁɔmaʒɛʁ
,
6 SERVANTES
Voicivwasi
!
Voicivwasi
!
Voicivwasi
!
Voicivwasi
!
LE PHILOSOPHE
Cuisinierskɥizinje
à
tripletʁipl
mentonmɑ̃tɔ̃
,
Qu'avez-vous
préparépʁepaʁe
pourpuʁ
fêterfɛte
votrevɔtʁ
maîtremɛtʁ
,
Carkaʁ
Chérubinʃeʁybɛ̃
n'est
plusply
unœ̃
pagepaʒ
auxo
cheveuxʃəvø
blondsblɔ̃
.
fièrement
LE PHILOSOPHE
Ilil
portepɔʁt
depuisdəpɥi
hierijɛʁ
,
plusply
délurédelyʁe
qu'un
reîtreʁɛtʁ
,
L'épée
enɑ̃
bonbɔ̃
acierasje
quiki
sonnesɔn
à
sesse
talonstalɔ̃
.
SERVANTESsɛʁvɑ̃t
ete
SERVITEURSsɛʁvitœʁ
Vivatviva
!
Vivatviva
!
Vivatviva
!
Vivatviva
!
galamment
LE PHILOSOPHE
Dansdɑ̃
unœ̃
instantɛ̃stɑ̃
Chérubinʃeʁybɛ̃
vava
paraîtrepaʁɛtʁ
.
SERVANTESsɛʁvɑ̃t
ete
SERVITEURSsɛʁvitœʁ
entre eux joyeusement
LE PHILOSOPHE
Vivatviva
!
Dansdɑ̃
unœ̃
instantɛ̃stɑ̃
Chérubinʃeʁybɛ̃
vava
paraîtrepaʁɛtʁ
!
vivatviva
!
vivatviva
!
vivatviva
!
vivatviva
!
Entendons-nousɑ̃.tɑ̃dʁ
Entendons-nousɑ̃.tɑ̃dʁ
avantavɑ̃
que
de
toustu
lesle
côtéskote
Nousnu
arriventaʁiv
sesse
invitésɛ̃vite
.
Entendons-nousɑ̃.tɑ̃dʁ
!
SERVANTESsɛʁvɑ̃t
ete
SERVITEURSsɛʁvitœʁ
très affaires
LE PHILOSOPHE
Avantavɑ̃
que
de
toustu
lesle
côtéskote
Nousnu
arriventaʁiv
sesse
invitésɛ̃vite
.
Voilàvwala
!
voilàvwala
Voilàvwala
!
voilàvwala
!
Voilàvwala
!
voilàvwala
!
3 basses, avec volubilité
LE PHILOSOPHE
Dindesdɛ̃d
,
dindonsdɛ̃dɔ̃
ete
dindonnedɛ̃dɔn
auxo
Gravitentgʁavit
autourotuʁ
de
nosno
brochesbʁɔʃ
.
3 ténors, avec volubilité
LE PHILOSOPHE
Ete
lala
fournaisefuʁnɛz
desde
fourneauxfuʁno
Lesle
doredɔʁ
commekɔm
desde
briochesbʁijɔʃ
.
6 servantes, répétant avec volubilité
LE PHILOSOPHE
Lesle
doredɔʁ
,
doredɔʁ
commekɔm
desde
briochesbʁijɔʃ
.
SERVITEURS
Lesle
doredɔʁ
,
doredɔʁ
commekɔm
desde
briochesbʁijɔʃ
!
desde
briochesbʁijɔʃ
!
Nousnu
avonsavɔ̃
fait
ratisserʁatise
Sarclersaʁkle
,
émonderemɔ̃de
,
taillertaje
De
longlɔ̃
enɑ̃
largelaʁʒ
,
de
largelaʁʒ
enɑ̃
longlɔ̃
!
LES SERVANTES
Dansdɑ̃
nosno
cuisineskɥizin
nousnu
glaçâmesglasɑm
Deux
centssɑ̃
sorbetssɔʁbɛ
...
Millemil
pralinespʁalin
!
Deux
centssɑ̃
sorbetssɔʁbɛ
...
Millemil
pralinespʁalin
!
Deux
centssɑ̃
sorbetssɔʁbɛ
,
Millemil
pralinespʁalin
!
qui, depuis un instant, s'est bouché les oreilles
LE PHILOSOPHE
Chutʃyt
!
vousvu
m'assourdissez
!
Vousvu
m'assourdissez
!!
SERVANTESsɛʁvɑ̃t
ete
SERVITEURSsɛʁvitœʁ
renchérissant encore
LE PHILOSOPHE
Ete
le
parcpaʁk
estɛst
commekɔm
unœ̃
salonsalɔ̃
!
Ouiwi
!
le
parcpaʁk
estɛst
commekɔm
unœ̃
salonsalɔ̃
!
Nousnu
avonsavɔ̃
râtisséʁa.ti.se
,
Chutʃyt
!
Aieɛ
!
SERVANTESsɛʁvɑ̃t
ete
SERVITEURSsɛʁvitœʁ
Nousnu
avonsavɔ̃
touttu
taillétaje
,
Dindonsdɛ̃dɔ̃
ete
dindonneauxdɛ̃dɔno
sontsɔ̃
commekɔm
desde
briochesbʁijɔʃ
!
desde
briochesbʁijɔʃ
!
desde
briochesbʁijɔʃ
!
Voilàvwala
!
voilàvwala
!
voilàvwala
!
Vousvu
m'assourdissez
!
Vousvu
m'assourdissez
!
essayant de crier plus fort que tous afin d'être écouté
LE PHILOSOPHE
Mesme
camaradeskamaʁad
,
mesme
bravesbʁav
camaradeskamaʁad
.
Sachezsaʃe
l'autre
motifmɔtif
quiki
vousvu
rassembleʁasɑ̃bl
iciisi
.
Pourpuʁ
qu'en
ce
jourʒuʁ
vousvu
fêtiezfɛtje
Chérubinʃeʁybɛ̃
,
fierfje
de
sesse
premierspʁəmje
gradesgʁad
,
Votrevɔtʁ
jeuneʒœn
seigneursɛɲœʁ
,
à
toustu
iciisi
présentspʁezɑ̃
,
Veut
rendreʁɑ̃dʁ
unœ̃
bienfaisantbjɛ̃fəzɑ̃
hommageɔmaʒ
:
Auxo
serviteurssɛʁvitœʁ
ilil
fait
doublerduble
lesle
gagesgaʒ
.
SERVANTESsɛʁvɑ̃t
ete
SERVITEURSsɛʁvitœʁ
avec ravissement
LE PHILOSOPHE
Aha
!
Ete
fait
remiseʁəmiz
auxo
paysanspeizɑ̃
D'un
anɑ̃
de
dîmedim
ete
de
fermagesfɛʁmaʒ
!
SERVANTESsɛʁvɑ̃t
ete
SERVITEURSsɛʁvitœʁ
avec une folie joie
LE PHILOSOPHE
Vivatviva
!
vivatviva
!
vivatviva
!
vivatviva
!
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
la ronde folle s'éloigne en criant
LE PHILOSOPHE
Viveviv
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
cris prolongés; au loin, encore fort:
LE PHILOSOPHE
Viveviv
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
(Pendant que les cris s'atténuent et que le Philosophe,
sur la terrasse, écoute avec ravissement le nom de Chérubin
que ces braves gens acclament, le Comte,
le Duc et le Baron sont entrés.)
très loin
LE PHILOSOPHE
Viveviv
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
Ne pas suivre la déclamation qui se terminera avec le musique.
d'un air vexé
LE DUC
Viveviv
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
Mama
parolepaʁɔl
onɔ̃
n'entend
plusply
que
ce
crikʁi
la
!
froidement
LE COMTE
Toutetut
lala
canaillekanaj
raffoleʁafɔl
de
ce
mauditmodi
garnementgaʁnəmɑ̃
la
!
ironique, au Philosophe, qui vient et qui salue.
LE BARON
Mesme
complimentskɔ̃plimɑ̃
,
monsieurməsjø
le
Philosophefilɔzɔf
,
LE COMTE
Votrevɔtʁ
élèveelɛv
estɛst
unœ̃
fierfje
vaurienvoʁjɛ̃
!
les bras au ciel
LE DUC
Dilapiderdilapide
ainsiɛ̃si
sonsɔ̃
bienbjɛ̃
!
LE COMTE
C'est
lala
ruineʁɥin
!
lala
catastrophekatastʁɔf
!
LE PHILOSOPHE
Ilil
estɛst
généreuxʒeneʁø
,
voilàvwala
touttu
!
sèchement
LE COMTE
Ilil
estɛst
foufu
,
monsieurməsjø
,
ilil
estɛst
foufu
!
(Le Comte hausse les épaules et sort.
Le Philosophe reste bouche bée.)
au Duc, avec mauvaise humeur
LE BARON
Dirediʁ
que
j'ai
quittékite
Grenadegʁənad
Pourpuʁ
fairefɛʁ
honneurɔnœʁ
auo
nouveaunuvo
gradegʁad
...
De
ce
petitpəti
hurluberluyʁlybɛʁly
.
se moquant de lui
LE DUC
C'est
tata
femmefam
quiki
l'a
vouluvuly
.
d'un air contrit
LE BARON
C'est
mama
femmefam
quiki
l'a
vouluvuly
!
à  lui-même, d'un air vexé
LE DUC
Ete
moimwa
...
c'est
mama
pupillepypij
!
à  part
LE DUC
Pourpuʁ
ce
galopingalɔpɛ̃
...
à  part
LE BARON
Chacuneʃakyn
s'enflamme
...
mais
qu'il
prennepʁɛn
gardegaʁd
...
LE DUC
...
ce
vraivʁɛ
galopingalɔpɛ̃
!
accentué
LE BARON
Le
marimaʁi
regardeʁəgaʁd
,
le
marimaʁi
regardeʁəgaʁd
...
avec exagération
LE DUC
...
mais
qu'il
prennepʁɛn
gardegaʁd
...
de même
LE BARON
...
ete
s'il
se
hasardeʼazaʁd
...
légèrement et faisant le geste de pourfendre
LE DUC
...
à
toitwa
,
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
même geste que le Duc
LE BARON
...
à
toitwa
,
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
LE DUC
...
à
toitwa
,
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
LE BARON
...
à
toitwa
,
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
LE
DUCdyk
ete
LE
BARONbaʁɔ̃
...
à
toitwa
,
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
à  part
LE PHILOSOPHE
Pauvrepovʁ
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
Pauvrepovʁ
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
imitant le ton du Philosophe en le parodiant
LE DUC
Pauvrepovʁ
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
au Philosophe sournoisement
LE BARON
Mais
qu'il
prennepʁɛn
gardegaʁd
...
LE DUC
Ce
vraivʁɛ
galopingalɔpɛ̃
...
Mais
qu'il
prennepʁɛn
gardegaʁd
!
à
toitwa
,
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
LE BARON
Le
marimaʁi
regardeʁəgaʁd
...
le
marimaʁi
regardeʁəgaʁd
...
Ete
s'il
se
hasardeʼazaʁd
...
à
toitwa
,
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
LE PHILOSOPHE
Pauvrepovʁ
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
avec émotion
LE PHILOSOPHE
Chérubinʃeʁybɛ̃
,
quellekɛl
serasəʁa
tata
destinéedɛstine
enɑ̃
cettesɛt
vievi
...
(Le Duc et Le Baron, en sortant: au Philosophe,
en le lardant de coups d'épée imaginaires.)
LE PHILOSOPHE
LE
DUCdyk
ete
LE
BARONbaʁɔ̃
...
à
toitwa
,
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
à
toitwa
,
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
à
toitwa
,
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
Ils disparaissent.
LE PHILOSOPHE
Lorsquelɔʁskə
lala
gloireglwaʁ
te
viendravjɛ̃dʁa
?
Obscurɔpskyʁ
,
sisi
déjàdeʒa
l'on
t'envie
,
Hélasʼelas
!
quiki
plusply
tardtaʁ
t'aimera
?
survenant, joyeuse, et s'annonçant, vivement
NINA
C'est
moimwa
,
Philosophefilɔzɔf
!
ravi, joignant les mains
LE PHILOSOPHE
O
destindɛstɛ̃
!
souriant
LE PHILOSOPHE
Ehe
bienbjɛ̃
!
avec une joie intime
LE PHILOSOPHE
...
lala
voilàvwala
tata
réponseʁepɔ̃s
.
changeant de ton, à  Nina
LE PHILOSOPHE
u
doncdɔ̃k
allez-vous
?
contrite
NINA
Jeʒə
renonceʁənɔ̃s
à
le
retrouverʁətʁuve
ce
matinmatɛ̃
.
malicieusement
LE PHILOSOPHE
Ninani.na
,
vousvu
cherchezʃɛʁʃe
,
jeʒə
pariepaʁi
,
Ce
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
au nom Chérubin, Nina sourit.
LE PHILOSOPHE
Ce
polissonpɔlisɔ̃
!
au mot de polisson, Nina a un cri de surprise indigné
LE PHILOSOPHE
Ce
garnementgaʁnəmɑ̃
!
révoltée
NINA
Aha
!
c'est
troptʁo
fortfɔʁ
!
faisant l'étonné
LE PHILOSOPHE
Oho
!
furieuse, tenant tête au Philosophe
NINA
Ilil
estɛst
charmantʃaʁmɑ̃
,
ouiwi
,
monsieurməsjø
!
Charmantʃaʁmɑ̃
ete
trèstʁɛ
bravebʁav
.
Ilil
n'a
paspa
unœ̃
frontfʁɔ̃
soucieuxsusjø
,
Mais
faut-il
déjàdeʒa
qu'il
soitswa
gravegʁav
,
Quandkɑ̃
lala
gaîtégɛte
ritʁi
dansdɑ̃
sesse
yeux
!
Vousvu
ditesdit
:
c'est
unœ̃
polissonpɔlisɔ̃
!
Mais
jeʒə
sais
qu'il
n'est
que
volagevɔlaʒ
.
Ete
d'ailleurs
,
ilil
auraitɔʁɛ
raisonʁɛzɔ̃
D'avoir
lesle
défautsdefo
de
sonsɔ̃
âge
.
Onɔ̃
le
haitʼai
...
insinuez-vous
,
Prenezpʁəne
gardegaʁd
,
c'est
parpaʁ
rancuneʁɑ̃kyn
,
Carkaʁ
sisi
plusply
d'un
enɑ̃
estɛst
jalouxʒalu
,
avec un peu d'émotion
NINA
C'est
qu'il
plaîtplɛ
sanssɑ̃
doutedut
à
plusply
d'une
.
très chanté
NINA
Ilil
plaîtplɛ
,
onɔ̃
ne
sait
paspa
pourquoipuʁkwa
,
Ilil
plaîtplɛ
dès
qu'il
ditdi
quelquekɛlkə
choseʃoz
,
Ete
quandkɑ̃
...
timidetimid
...
ilil
devientdəvjɛ̃
coikwa
...
Ilil
plaîtplɛ
parcepaʁs
qu'il
devientdəvjɛ̃
roseʁoz
.
plus chaleureux
NINA
Puispɥi
,
c'est
l'ami
que
jeʒə
défendsdefɑ̃
plus accentué
NINA
Ete
défendraidefɑ̃dʁɛ
plus vibrant
NINA
...
plusply
que
moi-mêmemwamɛm
...
Elle voit ce brave Philosophe qui, ravi, lui sourit, radieuse
NINA
Mais
jeʒə
me
fâchaisfaʃɛ
...
suis-je
enfantɑ̃fɑ̃
!
(Nina tombe toute émue dans les bras
du Philosophe qui l'embrasse.)
NINA
Vousvu
l'aimez
!
avec élan et affection
LE PHILOSOPHE
Ouiwi
,
jeʒə
l'aime
!
NINA
Vousvu
l'aimez
...
autantotɑ̃
que
jeʒə
l'aime
!...
autantotɑ̃
!
(Les deux amis de Chérubin restant ainsi un instant.
Bruyants éclats de rire se rapprochant peu à  peu; apeurée.)
NINA
Monmɔ̃
tuteurtytœʁ
!
gentil et suppliant
NINA
Monsieurməsjø
,
devantdəvɑ̃
luilɥi
oubliezublije
ce
que
j'ai
pupy
dirediʁ
!
(Elle s'enfuit. Nouveau éclats de rire de Duc et du Baron
qui arrivent tous deux par l'escalier du parc.)
au fond
LE DUC
C'est
merveilleuxmɛʁvɛjø
!
LE BARON
C'est
inouïinwi
!
montrant le côté du parc en éclatant toujours de rire.
LE DUC
Vraimentvʁɛmɑ̃
,
c'est
à
mourirmuʁiʁ
de
rireʁiʁ
!
Les voix, les rires se rapprochent encore, puis tout à  fait.
LE DUC
Nonnɔ̃
.
C'est
troptʁo
drôledʁol
enɑ̃
véritéveʁite
!
s'avance en riant bruyamment; se pâmant
LE BARON
Jeʒə
pleureplœʁ
,
Ducdyk
.
de même
LE DUC
Baronbaʁɔ̃
,
j'en
crèvekʁɛv
!
rires
légèrement stupéfié
LE PHILOSOPHE
Pourquoipuʁkwa
doncdɔ̃k
cettesɛt
hilaritéilaʁite
?
Nouveau éclats de rire.
au Philosophe
LE DUC
Chérubinʃeʁybɛ̃
,
ce
foufu
,...
avec intention
LE DUC
Votrevɔtʁ
élèveelɛv
...
éclats de rire
LE DUC
Jeʒə
risʁi
tanttɑ̃
que
j'en
doisdwa
m'asseoir
...
reprenant son récit
LE DUC
A
fait
dépêcherdepɛʃe
hierijɛʁ
auo
soirswaʁ
Versvɛʁ
Madridmadʁid
,
à
vitessevitɛs
extrêmeɛkstʁɛm
,
Unœ̃
courrierkuʁje
...
secoué par le rire
LE DUC
pourpuʁ
que
ce
soirswaʁ
mêmemɛm
...
Viennevjɛn
mimermime
,
danserdɑ̃se
iciisi
,
Devinezdəvine
quiki
?
LE
DUCdyk
ete
LE
BARONbaʁɔ̃
insistant
LE DUC
Devinezdəvine
quiki
?
tremblant un peu
LE PHILOSOPHE
Mais
...
j'imagine
...
Quelquekɛlkə
histrionistʁijɔ̃
...
LE
DUCdyk
ete
LE
BARONbaʁɔ̃
Nonnɔ̃
.
LE DUC
Lala
premièrepʁəmjɛʁ
ballerinebalʁin
Que
toutetut
l'Europe
admiraadmiʁa
,
LE
DUCdyk
ete
LE
BARONbaʁɔ̃
L'Ensoleillad
de
l'Opéra
!
ignorant
LE PHILOSOPHE
L'Ensoleillad
?
LE
DUCdyk
ete
LE
BARONbaʁɔ̃
Ouiwi
!
imitant l'Ensoleillad
LE BARON
Cellesɛl
quiki
dansedɑ̃s
commekɔm
onɔ̃
volevɔl
.
de même
LE DUC
Elleɛl
,
Thaïstaj
,
Phyrné
,
Cypris
,
venirvəniʁ
iciisi
!
bien chanté
LE DUC
Sursyʁ
mama
parolepaʁɔl
,
Chérubinʃeʁybɛ̃
estɛst
grisgʁi
.
LE BARON
Ilil
estɛst
grisgʁi
.
LE DUC
Ilil
estɛst
grisgʁi
.
(entre et continue joyeusement la phrase du Duc
et de Baron, épanoui)
CHÉRUBIN
Jeʒə
suissɥi
grisgʁi
.
LE
DUCdyk
ete
LE
BARONbaʁɔ̃
un peu gênés
CHÉRUBIN
Luilɥi
!
ravi
LE PHILOSOPHE
Luilɥi
!
CHÉRUBIN
Jeʒə
suissɥi
grisgʁi
!
fou de jeunesse
CHÉRUBIN
Jeʒə
suissɥi
ivreivʁ
!
C'est
le
soleilsɔlɛj
quiki
m'a
griségʁize
,
C'est
le
soleilsɔlɛj
,
jeʒə
suissɥi
ivreivʁ
!
Ducdyk
,
jeʒə
suissɥi
sisi
contentkɔ̃tɑ̃
de
vivrevivʁ
Que
jeʒə
pourraispuʁɛ
...
vousvu
embrasserɑ̃bʁase
.
J'ai
dix-septdisɛt
ansɑ̃
,
celasəla
me
grisegʁiz
,
J'ai
dix-septdisɛt
ansɑ̃
!
Plusply
de
tuteurtytœʁ
!
lala
libertélibɛʁte
!
avec volubilité
CHÉRUBIN
Jeʒə
veux
fairefɛʁ
tanttɑ̃
de
bêtisesbetiz
Que
vousvu
serezsəʁe
épouvantésepuvɑ̃te
!
C'est
le
soleilsɔlɛj
quiki
m'a
griségʁize
...
avec ravissement
CHÉRUBIN
Jeʒə
suissɥi
ivreivʁ
!
Il éclat de rire; avec aplomb
CHÉRUBIN
Enfinɑ̃fɛ̃
,
jeʒə
vousvu
le
disdi
...
enɑ̃
toutetut
confidencekɔ̃fidɑ̃s
,
Regardezʁəgaʁde
ce
billetbijɛ
!
Baronbaʁɔ̃
!
Ducdyk
!
venezvəne
voirvwaʁ
...
L'Etoile
de
Madridmadʁid
,
lala
reineʁɛn
de
lala
Dansedɑ̃s
,
L'Ensoleillad
,
enfinɑ̃fɛ̃
,
triomphant
CHÉRUBIN
nousnu
arriveaʁiv
ce
soirswaʁ
!
suffoquant de surprise, de dépit et de colère
LE DUC
Nonnɔ̃
!
ce
n'est
paspa
vraivʁɛ
!
c'est
impossibleɛ̃pɔsibl
!
donnant son avis avec gravité
LE BARON
Ete
d'abord
,
c'est
inadmissibleinadmisibl
!
grotesquegʁɔtɛsk
!
apoplectique
LE DUC
C'est
foufu
!
affirmant
CHÉRUBIN
C'est
ainsiɛ̃si
.
Il relit avec délices le billet de l'Ensoleillad.
(D'une voix étouffée par la colère, n'osant s'attaquer directement
à  Chérubin, et s'adressant au Philosophe qui ne sait que répondre.)
LE DUC
L'Ensoleillad
...
danserdɑ̃se
iciisi
...
Mais
c'est
inouïinwi
de
bêtisebetiz
!
Montrez-moi
,
monsieurməsjø
s'il
vousvu
plaîtplɛ
,
Le
rideauʁido
...
persifleur
LE BARON
Lala
rampeʁɑ̃p
...
s'épongeant
LE DUC
Lala
frisefʁiz
...
LE BARON
Lesle
accessoiresakseswaʁ
dudy
Balletbalɛ
?
Haletant, tirant à  lui le Philosophe ahuri.
LE DUC
Pourpuʁ
danserdɑ̃se
le
grandgʁɑ̃
paspa
desde
Alcyonsal.sjɔ̃
rebellesʁəbɛl
,
u
doncdɔ̃k
sontsɔ̃
lesle
portantspɔʁtɑ̃
,
u
doncdɔ̃k
sontsɔ̃
lesle
chandellesʃɑ̃dɛl
?
sceptique, retournant le Philosophe de son côté
LE BARON
Ete
lala
trappetʁap
,
monsieurməsjø
,
pourpuʁ
danserdɑ̃se
Belphégor
,
Carkaʁ
ilil
fautfo
uneyn
trappetʁap
à
défautdefo
d'un
décordekɔʁ
.
(congestionné, rouge, hors de lui. Même jeu pour le Philosophe
qui virevolte et ne sait plus à  quel saint se vouer)
LE DUC
Ete
pourpuʁ
mimermime
l'étoile
éclairanteklɛʁɑ̃
lesle
Roisʁwa
Magesmaʒ
...
LE BARON
u
comptez-vous
,
monsieurməsjø
,
accrocherakʁɔʃe
vosvo
nuagesnɥaʒ
?
de la meilleure grâce du monde
CHÉRUBIN
Oho
!
rassurez-vous
,
s'il
vousvu
plaîtplɛ
,
Nousnu
n'aurons
paspa
d'apothéose
,
Point de grands pas, point de ballet,
galamment
CHÉRUBIN
Nousnu
danseronsdɑ̃səʁɔ̃
touttu
autreotʁ
choseʃoz
.
très rythmé; dans le vieux style
CHÉRUBIN
Nousnu
danseronsdɑ̃səʁɔ̃
,
c'est
bienbjɛ̃
mieuxmjø
,
Enɑ̃
dépitdepi
desde
modesmɔd
nouvellesnuvɛl
,
Lesle
vieillesvjɛj
dansesdɑ̃s
desde
aïeuxajø
.
sans respirer
CHÉRUBIN
Jeʒə
n'en
connaiskɔnɛ
paspa
de
plusply
bellesbɛl
!
Nousnu
auronsɔʁɔ̃
pourpuʁ
décordekɔʁ
mouvantmuvɑ̃
Le
feuillagefœjaʒ
u
PhÅ
be
s'égare
Ete
,
parmipaʁmi
lala
plainteplɛ̃t
dudy
ventvɑ̃
,
L'alerte
chansonʃɑ̃sɔ̃
desde
guitaresgitaʁ
.
Point n'est besoin pour ces ballets
CHÉRUBIN
De
portantspɔʁtɑ̃
,
de
frisefʁiz
ouu
de
toilestwal
.
Nousnu
auronsɔʁɔ̃
le
boisbwa
pourpuʁ
palaispalɛ
Ete
pourpuʁ
chandellesʃɑ̃dɛl
lesle
étoilesetwal
!
(Les invités de Chérubin arrivent sur la terrasse; on les voit se saluer,
se pencher sur la balustrade pour mieux voir venir filles et garçons du village;
on entend au loin le rythme des danses. Chérubin passe dans les groupes,
salué par les hommes, regardé par les femmes, baisant la main aux plus jolies.)
le plaignant
LE DUC
Ilil
estɛst
foufu
!
avec compassion
LE BARON
Le
pauvrepovʁ
garçongaʁsɔ̃
!
doucement
LE PHILOSOPHE
Commekɔm
sasa
foliefɔli
a
raisonʁɛzɔ̃
!
joyeux, à  deux invités, désignant le lointain
LE PHILOSOPHE
Accourezakuʁe
voirvwaʁ
,
dondɔ̃
Sanche
!
lesle
paysanspeizɑ̃
!
Ilsil
ontɔ̃
leurslœʁ
habitsabi
dudy
dimanchedimɑ̃ʃ
!
Ilsil
dansentdɑ̃s
!
écoutezekute
!
allant à  la Comtesse qui vient de paraître
CHÉRUBIN
Comtessekɔ̃tɛs
!
Enfinɑ̃fɛ̃
!
LA COMTESSE
Touttu
douxdu
!
lui baissant les mains
CHÉRUBIN
Mama
marrainemaʁɛn
!
jeʒə
vousvu
adoreadɔʁ
!
troublée
LA COMTESSE
Le
Comtekɔ̃t
arriveaʁiv
!
Taisez-voustɛʁ
!
bas et vivement
CHÉRUBIN
Nonnɔ̃
,
ilil
ne
peut
nousnu
voirvwaʁ
encoreɑ̃kɔʁ
.
Touttu
auo
fondfɔ̃
dudy
jardinʒaʁdɛ̃
,
dansdɑ̃
le
vieuxvjø
saulesol
creuxkʁø
que
lala
moussemus
décoredekɔʁ
j'ai
glisséglise
ce
matinmatɛ̃
uneyn
lettrelɛtʁ
u
jeʒə
disdi
combienkɔ̃bjɛ̃
jeʒə
vousvu
adoreadɔʁ
.
émue
LA COMTESSE
Uneyn
lettrelɛtʁ
!
vivement
LA COMTESSE
Monmɔ̃
épouxepu
!
Taisez-voustɛʁ
!
(Le Comte arrive, toise Chérubin qui lui fait un beau salut.
La Comtesse s'éloigne avec son mari.)
(barrant la route à  Chérubin; elle respire
des sels pour cacher son émoi.)
LA BARONNE
Case.a
,
venezvəne
!
s'inclinant très bas
CHÉRUBIN
Quoikwa
,
Baronnebaʁɔn
?
avec une compassion excessive
LA BARONNE
O
petitpəti
imprudentɛ̃pʁydɑ̃
!
Vousvu
parlezpaʁle
basba
à
lala
Comtessekɔ̃tɛs
...
Le
Comtekɔ̃t
estɛst
fortfɔʁ
jalouxʒalu
pourtantpuʁtɑ̃
.
Jeʒə
trembletʁɑ̃bl
pourpuʁ
votrevɔtʁ
jeunesseʒœnɛs
...
CHÉRUBIN
Troptʁo
bonnebɔn
!
(La Baronne s'éloigne en poussant un petit soupir attendri
et laissant Chérubin un peu étonné; puis, Chérubin se met à  rire
et court à  Nina qui paraît.)
très petite fille; à  Chérubin
NINA
Aha
!
Chérubinʃeʁybɛ̃
,
c'est
malmal
,
C'est
malmal
...
vousvu
m'avez
fait
hierijɛʁ
lala
promessepʁɔmɛs
De
m'accompagner
à
lala
messemɛs
Ete
l'on
vousvu
a
vuvy
à
chevalʃval
!
très gentil
CHÉRUBIN
Hélasʼelas
!
c'est
vraivʁɛ
.
Jeʒə
ne
puispɥi
feindrefɛ̃dʁ
.
Mais
puisquepɥiskə
j'étais
loinlwɛ̃
de
vousvu
J'ai
manquémɑ̃ke
unœ̃
momentmɔmɑ̃
trèstʁɛ
douxdu
,
Jeʒə
suissɥi
parpaʁ
conséquentkɔ̃sekɑ̃
à
plaindreplɛ̃dʁ
.
(Chérubin regarde si on le voit. Comme tous les invités
observent l'arrivée des paysans, il en profite pour essayer de prendre
un baiser à  la fillette, qui l'esquive en riant et se sauve
en le menaçant gentiment du doigt.)
CHÉRUBIN
NINAni.na
,
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
,
LAla
BARONNEbaʁɔn
ete
LESle
INVITÉSɛ̃vite
avec plaisir
CHÉRUBIN
Lesle
paysanspeizɑ̃
!
avec plaisir
LE PHILOSOPHE
Ilsil
vontvɔ̃
danserdɑ̃se
!
à  part, désignant les paysans qui vont paraître
LE DUC
Desde
paysanspeizɑ̃
!
avec dégoût
LE BARON
Desde
paysanspeizɑ̃
!
avec satisfaction
LE PHILOSOPHE
Lesle
paysanspeizɑ̃
!
Ilsil
vontvɔ̃
danserdɑ̃se
!
LE
DUCdyk
ete
LE
BARONbaʁɔ̃
vexés
LE PHILOSOPHE
Ilsil
vontvɔ̃
danserdɑ̃se
!
TOUTEStut
sauvesov
CHÉRUBINʃeʁybɛ̃
Ilsil
vontvɔ̃
danserdɑ̃se
!
C'est
amusantamyzɑ̃
!
Le Duc et le Baron, ironiques.
LE PHILOSOPHE
C'est
amusantamyzɑ̃
!
(allant vers l'escalier du parc et s'adressant
à  ses vassaux; alerte, vivant)
CHÉRUBIN
Venezvəne
iciisi
,
lesle
bellesbɛl
fillesfij
,
Venezvəne
iciisi
avecavɛk
lesle
gas
,
Carkaʁ
de
sisi
loinlwɛ̃
onɔ̃
ne
voitvwa
paspa
Brillerbʁije
vosvo
yeux
soussu
vosvo
mantillesmɑ̃tij
.
Les gas et les filles envahissent la terrasse.
à  part, radieux
LE PHILOSOPHE
O
monmɔ̃
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
O
monmɔ̃
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
LE
DUCdyk
ete
LE
BARONbaʁɔ̃
à  part, même intention
LE PHILOSOPHE
Desde
paysanspeizɑ̃
!
Ilsil
vontvɔ̃
danserdɑ̃se
!
LES INVITÉS
Viveviv
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
Viveviv
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
LE
DUCdyk
ete
LE
BARONbaʁɔ̃
à  part, levant les épaules
LES INVITÉS
Ilil
estɛst
notrenɔtʁ
hôteot
,
ilil
le
fautfo
bienbjɛ̃
!
lugubres
LES INVITÉS
Viveviv
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
Fêtefɛt
Pastoralepastɔʁal
NINA
LESle
INVITÉSɛ̃vite
ete
LESle
INVITÉSɛ̃vite
en admiration, à  Chérubin
NINA
Bravobʁavo
!
Bravobʁavo
!
Bravobʁavo
!
Bravobʁavo
!
C'est
ravissantʁavisɑ̃
!
NINAni.na
,
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
,
LAla
BARONNEbaʁɔn
ete
LESle
INVITÉSɛ̃vite
C'est
exquisɛkski
!
LES INVITÉS
Adorableadɔʁabl
,
cherʃɛʁ
Marquismaʁki
!
C'est
ravissantʁavisɑ̃
!
Adorableadɔʁabl
!
Ravissantʁavisɑ̃
!
Les gas et les filles sortent en menant grand bruit.
à  des Dames; galamment
CHÉRUBIN
Pourpuʁ
vousvu
onɔ̃
a
dressédʁese
lesle
tablestabl
.
Les femmes remercient.
CHÉRUBIN
LE
DUCdyk
ete
LE
BARONbaʁɔ̃
à  eux-mêmes, réciproquement, très grognons
CHÉRUBIN
Ce
jeuneʒœn
hommeɔm
estɛst
insupportableɛ̃sypɔʁtabl
!
(Les Invités sortent sur un bruit joyeux de rires
et de compliments. Musique au loin.)
sopranos et mezzo-sopranos; au loin
VOIX
Aha
!
aha
!
aha
!
aha
!
(De douces musiques jouent dans le parc à  l'apparition
des Invités sur la terrasse. Chérubin va s'asseoir
et s'évente de son mouchoir de dentelle.)
radieux, à  lui-même
LE PHILOSOPHE
Onɔ̃
chanteʃɑ̃t
,
onɔ̃
ritʁi
.
Toustu
sontsɔ̃
contentskɔ̃tɑ̃
.
A
cettesɛt
joieʒwa
,
à
ce
printempspʁɛ̃tɑ̃
,
Ilil
n'est
paspa
d'ennui
quiki
résisteʁezist
.
Chérubin pousse un gros soupir.
LE PHILOSOPHE
Quoikwa
!
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
Te
voilàvwala
tristetʁist
.
nouveau soupir
LE PHILOSOPHE
Touttu
à
l'heure
encorɑ̃.kɔʁ
sisi
joyeuxʒwajø
,
affectueux
LE PHILOSOPHE
Pourquoipuʁkwa
desde
larmeslaʁm
dansdɑ̃
teste
yeux
...
Ete
pourquoipuʁkwa
,
toitwa
,
sisi
gai
,
fais-tu
cettesɛt
grimacegʁimas
?
avec gravité
CHÉRUBIN
Mama
gaîtégɛte
,
Philosophefilɔzɔf
.
estɛst
toutetut
à
lala
surfacesyʁfas
.
stupéfié
LE PHILOSOPHE
Pourquoipuʁkwa
,
justeʒyst
cielsjɛl
!
CHÉRUBIN
Jeʒə
ne
sais
!
LE PHILOSOPHE
Quoikwa
!
l'on
fêtefɛt
tontɔ̃
nouveaunuvo
gradegʁad
,
Tuty
vasva
de
succèssyksɛ
enɑ̃
succèssyksɛ
...
D'où
te
vientvjɛ̃
doncdɔ̃k
ce
sombresɔ̃bʁ
accèsaksɛ
?
CHÉRUBIN
Aha
!
jeʒə
senssɑ̃s
que
jeʒə
suissɥi
malademalad
!
LE PHILOSOPHE
Malademalad
?
Jeʒə
suissɥi
interditɛ̃tɛʁdi
!
CHÉRUBIN
Ouiwi
,
j'ai
peurpœʁ
d'une
catastrophekatastʁɔf
.
LE PHILOSOPHE
D'où
souffres-tu
,
monmɔ̃
cherʃɛʁ
petitpəti
?
gentiment triste
CHÉRUBIN
Dudy
coeurkœʁ
,
monmɔ̃
pauvrepovʁ
Philosophefilɔzɔf
!
câlin, enfantin et tendre
CHÉRUBIN
Philosophefilɔzɔf
,
dis-moi
pourquoipuʁkwa
Monmɔ̃
coeurkœʁ
se
dérobedeʁɔb
Quandkɑ̃
j'entends
à
côtékote
de
moimwa
Le
bruitbʁɥi
d'une
robeʁɔb
.
Dis-moi
pourquoipuʁkwa
jeʒə
suissɥi
troublétʁuble
Ete
deviensdəvjɛ̃
touttu
pâlepal
Quandkɑ̃
jeʒə
voisvwa
le
ventvɑ̃
souleversulve
Lesle
frangesfʁɑ̃ʒ
d'un
châleʃal
.
Dis-moi
pourquoipuʁkwa
monmɔ̃
pauvrepovʁ
coeurkœʁ
Sanssɑ̃
raisonʁɛzɔ̃
quiki
vailleva.lwaʁ
Pourpuʁ
unœ̃
rubanʁybɑ̃
,
uneyn
faveurfavœʁ
,
S'étonne
ouu
défaillede.fa.jiʁ
...
Commentkɔmɑ̃
peut-on
pourpuʁ
unœ̃
chiffonʃifɔ̃
,
Pourpuʁ
unœ̃
boutbu
d'étoffe
Etre
émuemy
d'un
malmal
sisi
profondpʁɔfɔ̃
...
simplement
CHÉRUBIN
Monmɔ̃
cherʃɛʁ
Philosophefilɔzɔf
?
avec affection et une douce tristesse
LE PHILOSOPHE
Petitpəti
,
le
malmal
quiki
te
dévoredevɔʁ
Jeʒə
l'ai
connukɔny
,
voicivwasi
longtempslɔ̃tɑ̃
.
Jeʒə
voudraisvudʁɛ
enɑ̃
souffrirsufʁiʁ
encoreɑ̃kɔʁ
,
Carkaʁ
onɔ̃
n'en
souffresufʁ
qu'à
vingtvɛ̃
ansɑ̃
.
avec une infinie tendresse
LE PHILOSOPHE
Aimeɛm
tontɔ̃
malmal
,
petitpəti
.
Personnepɛʁsɔn
ne
l'éprouva
sanssɑ̃
le
bénirbeniʁ
.
avec une exaltation progressive
LE PHILOSOPHE
Aimeɛm
tontɔ̃
malmal
!
C'est
tata
jeunesseʒœnɛs
quiki
frissonnefʁisɔn
,
C'est
l'amour
ete
c'est
l'avenir
!
très ému, palpitant et ravi
CHÉRUBIN
Aha
!
Philosophefilɔzɔf
!
quellekɛl
chanceʃɑ̃s
...
quellekɛl
chanceʃɑ̃s
...
LE PHILOSOPHE
Aimeɛm
tontɔ̃
malmal
,
petitpəti
,
CHÉRUBIN
L'amour
!
c'était
la
monmɔ̃
tourmenttuʁmɑ̃
C'était
la
mama
démencedemɑ̃s
?
LE PHILOSOPHE
Aimeɛm
tontɔ̃
malmal
,
petitpəti
.
C'est
tata
jeunesseʒœnɛs
quiki
frissonnefʁisɔn
...
C'est
l'amour
CHÉRUBIN
Quellekɛl
lumièrelymjɛʁ
brusquementbʁyskəmɑ̃
!
Auo
diabledjabl
lala
mélancoliemelɑ̃kɔli
!
Aha
!
lesle
bonheursbɔnœʁ
que
j'entrevois
!
(en mêlant un peu de gaminerie à  ces élans,
à  cette fièvre.)
CHÉRUBIN
...
ete
c'est
l'avenir
...
c'est
l'avenir
!!
Jeʒə
veux
aimerɛme
,
aimerɛme
à
lala
foliefɔli
,
Jeʒə
veux
aimerɛme
toutestut
lesle
femmesfam
à
lala
foisfwa
!!
(à  Chérubin, essayant de le retenir;
avec une sage philosophie)
LE PHILOSOPHE
Contente-toikɔ̃.tɑ̃.te
d'en
aimerɛme
uneyn
...
C'est
déjàdeʒa
d'un
choixʃwa
hasardeuxʼazaʁdø
.
se sauvant; gaîment
CHÉRUBIN
Mais
déjàdeʒa
j'en
aimeɛm
auo
moinsmwɛ̃
deux
!
(Il lui lance de loin ces dernières paroles et regarde partir Chérubin
par la terrasse, en hochant la tête.)
LE PHILOSOPHE
C'est
que
tuty
n'en
aimesɛm
aucuneokyn
!
(Le Comte entre, furieux, et s'adresse au Philosophe
qui vient d'accourir au devant de lui.)
d'un ton sec et violent
LE COMTE
u
Chérubinʃeʁybɛ̃
se
cache-t-il
,
le
savez-voussɛ.ty
?
interdit et prudent
LE PHILOSOPHE
Quoikwa
?
LE COMTE
Sisi
vousvu
le
savezsave
,
parlezpaʁle
.
LE PHILOSOPHE
Que
de
courrouxkuʁu
!
LE COMTE
Parlez-vous
?
LE PHILOSOPHE
Calmezkalme
,
monsieurməsjø
,
votrevɔtʁ
colèrekɔlɛʁ
...
Qu'a
doncdɔ̃k
fait
Chérubinʃeʁybɛ̃
quiki
puissepɥis
vousvu
déplairedeplɛʁ
?
LE COMTE
Jeʒə
veux
le
voirvwaʁ
.
hésitant
LE PHILOSOPHE
Le
voirvwaʁ
?
Puis-jepɥi.ʒə
à
luilɥi
me
substituersypstitɥe
?
LE COMTE
Impossibleɛ̃pɔsibl
,
monsieurməsjø
,
jeʒə
viensvjɛ̃
pourpuʁ
le
tuertɥe
!
bondissant
LE PHILOSOPHE
Le
tuertɥe
!
LE COMTE
Le
gredingʁədɛ̃
!
Ilil
oseoz
se
permettrepɛʁmɛtʁ
D'envoyer
cettesɛt
lettrelɛtʁ
...
A
lala
Comtessekɔ̃tɛs
!
(vivement: apercevant la Comtesse
qui paraît avec Nina.)
LE COMTE
Paspa
unœ̃
motmo
!
(Le Philosophe va au-devant de Nina et reste
près d'elle un peu à  l'écart.)
au Comte
LA COMTESSE
Jeʒə
vousvu
cherchaisʃɛʁʃɛ
depuisdəpɥi
tantôttɑ̃to
...
Nousnu
avonsavɔ̃
,
nousnu
tenanttənɑ̃
chacuneʃakyn
parpaʁ
l'épaule
,
Longélɔ̃ʒe
le
boisbwa
le
longlɔ̃
desde
chênesʃɛn
...
rageur, bas à  la Comtesse
LE COMTE
Ete
desde
saulessol
...
à  part
LA COMTESSE
O
monmɔ̃
Dieudjø
!
(à  la Comtesse, brusquement lui montrant
les vers de Chérubin)
LE COMTE
Connaissez-vouskɔ.nɛtʁ
ces
versvɛʁ
?
très troublée
LA COMTESSE
Mais
nonnɔ̃
!
Le Philosophe et Nina se rapprochent et écoutent.
furieux
LE COMTE
Mais
sisi
!
ironique
LE COMTE
Le
madrigalmadʁigal
commencekɔmɑ̃s
ainsiɛ̃si
«
Pourpuʁ
cellesɛl
qu'en
secretsəkʁɛ
j'adore
à  part, très émue; vivement
NINA
Mesme
versvɛʁ
!
à  la Comtesse
LE COMTE
Ehe
bienbjɛ̃
?
LA COMTESSE
Jeʒə
lesle
ignoreiɲɔʁ
.
violemment, bas
LE COMTE
Perfidepɛʁfid
,
ilsil
sontsɔ̃
pourpuʁ
toitwa
!
très simplement
NINA
Ehe
bienbjɛ̃
!
nonnɔ̃
!
ces
versvɛʁ
sontsɔ̃
pourpuʁ
moimwa
!
LE COMTE
Pourpuʁ
vousvu
?
(bas à  Nina qui ne comprend pas et la regarde
avec de grands yeux étonnes)
LA COMTESSE
Vousvu
me
sauvezsove
!
à  part
LE PHILOSOPHE
Cherʃɛʁ
angeɑ̃ʒ
!
à  Nina
LE COMTE
Vousvu
voulezvule
me
donnerdɔne
le
changeʃɑ̃ʒ
?
NINA
Mais
!
LE COMTE
Commentkɔmɑ̃
me
prouverpʁuve
que
ces
versvɛʁ
sontsɔ̃
pourpuʁ
vousvu
?
simple
NINA
Pourquoipuʁkwa
doncdɔ̃k
vousvu
mettremɛtʁ
enɑ̃
courrouxkuʁu
?
à  part, défaillante
LA COMTESSE
Jeʒə
suissɥi
perduepɛʁdy
!
à  part
LE PHILOSOPHE
Seigneursɛɲœʁ
,
ayezaje
pitiépitje
de
nousnu
!
impératif, à  Nina
LE COMTE
Ehe
bienbjɛ̃
?
au Comte, essayant de détourner la colère du Comte
LE PHILOSOPHE
C'est
uneyn
enfantɑ̃fɑ̃
encoreɑ̃kɔʁ
...
furieux
LE COMTE
Quiki
m'abusait
...
Ingénument, disant les vers de Chérubin
NINA
«
Pourpuʁ
cellesɛl
qu'en
secretsəkʁɛ
j'adore
affectueusement
NINA
Ces
versvɛʁ
sontsɔ̃
faits
pourpuʁ
moimwa
,
m'a
juréʒyʁe
Chérubinʃeʁybɛ̃
.
à  part
LA COMTESSE
Aha
!
le
traîtretʁɛtʁ
,
l'infâme
!
à  part, les yeux au ciel
LE PHILOSOPHE
O
satanésatane
gredingʁədɛ̃
!
change doucement la chanson de Chérubin
NINA
«
Lorsquelɔʁskə
vousvu
n'aurez
rienʁjɛ̃
à
fairefɛʁ
Mandez-moi
vitevit
auprèsopʁɛ
de
vousvu
,
Le
paradispaʁadi
que
jeʒə
préfèrepʁefɛʁ
,
C'est
unœ̃
coussinkusɛ̃
à
vosvo
genouxʒənu
.
Vousvu
me
remarquerezʁəmaʁkəʁe
à
peinepɛn
,
Jeʒə
me
garderaigaʁdəʁɛ
de
parlerpaʁle
...
Ete
jeʒə
retiendraiʁətjɛ̃dʁɛ
monmɔ̃
haleinealɛn
Sisi
monmɔ̃
soufflesufl
peut
vousvu
troublertʁuble
.
Afinafɛ̃
que
dansdɑ̃
monmɔ̃
coeurkœʁ
morosemɔʁoz
L'hiver
fassefəʁas
placeplas
auo
printempspʁɛ̃tɑ̃
,
Jeʒə
demandedəmɑ̃d
bienbjɛ̃
peu
de
choseʃoz
:
Unœ̃
souriresuʁiʁ
de
tempstɑ̃
enɑ̃
tempstɑ̃
...
Ete
sisi
c'est
troptʁo
...
unœ̃
regardʁəgaʁ
mêmemɛm
Suffirasy.fiʁ
pourpuʁ
me
transformertʁɑ̃sfɔʁme
.
Carkaʁ
sanssɑ̃
rienʁjɛ̃
dirediʁ
jeʒə
vousvu
aimeɛm
Autantotɑ̃
qu'un
êtreɛtʁ
peut
aimerɛme
franchement
NINA
Vousvu
voyezvwaje
!
jeʒə
connaiskɔnɛ
parpaʁ
coeurkœʁ
touttu
le
poèmepɔɛm
!
à  Nina, lui remettant le billet
LE COMTE
Aussiosi
jeʒə
vousvu
le
rendsʁɑ̃
,
Ninani.na
,
Ilil
estɛst
à
vousvu
.
à  la Comtesse
LE COMTE
Ete
vousvu
,
pardonnez-moi
!
(Nina confuse prend le billet et sort en causant
avec le Philosophe qui l'accompagne jusqu'à  la terrasse.)
(dépitée, pendant que le Comte s'incline
en lui baisant la main; à  part)
LA COMTESSE
C'est
lala
Ninani.na
qu'il
aimeɛm
!
LE COMTE
Mesme
soupçonssupsɔ̃
,
madamemadam
,
étaientetɛ
fousfu
!
Jeʒə
me
repensʁəpɑ̃
!
s'éloigne - le Comte se rapproche
LA COMTESSE
Mais
...
LE COMTE
Soyezswaje
bonnebɔn
!
prenant après hésitation le bras du Comte qui sort avec elle.
LA COMTESSE
Pourpuʁ
cettesɛt
foisfwa
,
jeʒə
vousvu
pardonnepaʁdɔn
!
en sortant, à  la dérobée, avec dépit
LA COMTESSE
C'est
lala
Ninani.na
qu'il
aimeɛm
!
seul, avec un tendre émoi
LE PHILOSOPHE
C'est
lala
Ninani.na
que
tuty
choisisʃwazi
!
Aha
!
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
j'en
suissɥi
saisisezi
!
Moimwa
quiki
craignaiskʁɛɲɛ
pourpuʁ
tata
jeuneʒœn
âmeam
,
Quiki
tremblaistʁɑ̃blɛ
pourpuʁ
tontɔ̃
aveniravniʁ
,
Tuty
rêvesʁɛv
d'épouser
lala
femmefam
A
quiki
jeʒə
rêvaisʁɛvɛ
de
t'unir
!
Entre Chérubin. Il est tout animé.
CHÉRUBIN
Philosophefilɔzɔf
!
LE PHILOSOPHE
Aha
!
petitpəti
,
viensvjɛ̃
vitevit
!
Ilil
fautfo
que
jeʒə
te
félicitefelisit
;
Viensvjɛ̃
dansdɑ̃
mesme
brasbʁa
,
jeʒə
suissɥi
heureuxœʁø
!
CHÉRUBIN
Ete
moimwa
,
Philosophefilɔzɔf
...
amoureuxamuʁø
!
LE PHILOSOPHE
Ouiwi
,
jeʒə
sais
.
étonné
CHÉRUBIN
Tuty
sais
que
jeʒə
l'aime
?
LE PHILOSOPHE
Ouiwi
.
CHÉRUBIN
Tuty
l'as
vuevy
,
elleɛl
?
LE PHILOSOPHE
Elleɛl
mêmemɛm
.
CHÉRUBIN
Aha
!
n'est-ce
paspa
que
c'est
unœ̃
êtreɛtʁ
merveilleuxmɛʁvɛjø
?
LE PHILOSOPHE
Sonsɔ̃
coeurkœʁ
purpyʁ
apparaîtapaʁɛ
auo
cristalkʁistal
de
sesse
yeux
.
légèrement goguenard
CHÉRUBIN
Est-ilɛ.t‿il
trèstʁɛ
purpyʁ
?
croyant avoir mal entendu
LE PHILOSOPHE
Heinʼɛ̃
,
quoikwa
?
ravi
CHÉRUBIN
Entendsɑ̃tɑ̃
ces
airsɛʁ
allègresalɛgʁ
!
Voisvwa
,
elleɛl
fait
porterpɔʁte
sasa
chaiseʃɛz
parpaʁ
deux
nègresnɛgʁ
.
LE PHILOSOPHE
Quiki
de
nousnu
deux
estɛst
foufu
?
CHÉRUBIN
Regardeʁəgaʁd
,
lala
voilàvwala
!
LE PHILOSOPHE
Commentkɔmɑ̃
,
tuty
n'es
doncdɔ̃k
paspa
amoureuxamuʁø
de
Ninani.na
?
surpris
CHÉRUBIN
Moimwa
?
LE PHILOSOPHE
De
quiki
doncdɔ̃k
alorsalɔʁ
?
(Montrant le cortège de l'Ensoleillad,
que l'on aperçoit à  présent.)
fier, enthousiaste
CHÉRUBIN
Voisvwa
!
Celasəla
se
devinedəvin
!
J'aime
l'Ensoleillad
!
épouvanté
LE PHILOSOPHE
Nonnɔ̃
!
triomphant
CHÉRUBIN
Sisi
!
(Il envoie un baiser à  l'Ensoleillad qui passe
dans sa chaise à  porteurs et qui lui sourit.)
accablé
LE PHILOSOPHE
Bontébɔ̃te
divinedivin
!
RIDEAU.
Acte II
LE PHILOSOPHE
(
Lala
gradegʁad
cour-jardin
d'une
vieillevjɛj
ete
importanteɛ̃pɔʁtɑ̃t
posada
à
l'enseigne
:
"
Bonbɔ̃
gîteʒit
contrekɔ̃tʁ
bonbɔ̃
argentaʁʒɑ̃
."
Desde
voyageursvwajaʒœʁ
,
desde
voyageusesvwajaʒøz
crientkʁi
,
tempêtenttɑ̃pɛt
contrekɔ̃tʁ
l'Aubergiste
,
contrekɔ̃tʁ
lesle
valetsvalɛ
ete
lesle
servantessɛʁvɑ̃t
de
l'auberge
.)
LESle
VOYAGEUSESvwajaʒøz
ete
LESle
VOYAGEURSvwajaʒœʁ
à  tue-tête
LE PHILOSOPHE
Uneyn
chambreʃɑ̃bʁ
!
LESle
SERVANTESsɛʁvɑ̃t
ete
LESle
VALETSvalɛ
à  tue-tête
LE PHILOSOPHE
Rienʁjɛ̃
!
LESle
VOYAGEUSESvwajaʒøz
ete
LESle
VOYAGEURSvwajaʒœʁ
Uneyn
chambreʃɑ̃bʁ
!
LESle
SERVANTESsɛʁvɑ̃t
ete
LESle
VALETSvalɛ
Rienʁjɛ̃
!
à  tue-tête
L'AUBERGISTE
Jeʒə
vousvu
disdi
que
touttu
estɛst
prispʁi
.
LESle
VOYAGEUSESvwajaʒøz
ete
LESle
VOYAGEURSvwajaʒœʁ
Uneyn
chambreʃɑ̃bʁ
!
Uneyn
chambreʃɑ̃bʁ
!
à
n'importe
quelkɛl
prixpʁi
!
Rienʁjɛ̃
!
Jeʒə
vousvu
disdi
que
touttu
estɛst
prispʁi
.
Rienʁjɛ̃
!
LESle
SERVANTESsɛʁvɑ̃t
ete
LESle
VALETSvalɛ
Onɔ̃
vousvu
ditdi
que
touttu
estɛst
prispʁi
.
LESle
VOYAGEUSESvwajaʒøz
ete
LESle
VOYAGEURSvwajaʒœʁ
...
à
n'importe
quelkɛl
prixpʁi
!
Uneyn
chambreʃɑ̃bʁ
!
uneyn
chambreʃɑ̃bʁ
!
uneyn
chambreʃɑ̃bʁ
!
à
n'importe
quelkɛl
prixpʁi
!
Toutetut
estɛst
prispʁi
!
touttu
estɛst
prispʁi
!
toutetut
estɛst
prispʁi
!
Puispɥi
qu'on
vousvu
ditdi
que
touttu
esɛ
prispʁi
!
LE
SERVANTESsɛʁvɑ̃t
ete
LESle
VALETSvalɛ
Touttu
estɛst
prispʁi
!
touttu
estɛst
prispʁi
!
touttu
estɛst
prispʁi
!
Puispɥi
qu'on
vousvu
ditdi
que
touttu
estɛst
prispʁi
!
à  l'Aubergiste, d'un air menaçant
LES VOYAGEUSES
Sursyʁ
sonsɔ̃
enseigneɑ̃sɛɲ
onɔ̃
n'inscrit
paspa
«
Bonbɔ̃
gîteʒit
contrekɔ̃tʁ
bonbɔ̃
argentaʁʒɑ̃
Quandkɑ̃
onɔ̃
ne
peut
logerlɔʒe
lesle
gensʒɑ̃
!
de même
LES VOYAGEURS
Sursyʁ
sonsɔ̃
enseigneɑ̃sɛɲ
onɔ̃
n'inscrit
paspa
«
Bonbɔ̃
gîteʒit
contrekɔ̃tʁ
bonbɔ̃
argentaʁʒɑ̃
Quandkɑ̃
onɔ̃
ne
peut
logerlɔʒe
lesle
gensʒɑ̃
!
apoplectique
L'AUBERGISTE
Aha
!
paspa
tanttɑ̃
de
désinvolturedezɛ̃vɔltyʁ
!
Vousvu
n'êtes
paspa
noblesnɔbl
,
mama
foifwa
!
C'est
demaindəmɛ̃
grandgʁɑ̃
balbal
chezʃe
le
Roiʁwa
!
Allezale
coucherkuʃe
dansdɑ̃
vosvo
voituresvwatyʁ
.
LESle
VOYAGEUSESvwajaʒøz
ete
LESle
VOYAGEURSvwajaʒœʁ
rageuses exclamations des voyageurs
L'AUBERGISTE
Aha
!
Ete
n'abîmez
paspa
monmɔ̃
jardinʒaʁdɛ̃
!
LESle
VOYAGEUSEvwajaʒøz
ete
LESle
VOYAGEURSvwajaʒœʁ
tous, exaspérés
L'AUBERGISTE
Butorbytɔʁ
!
gredingʁədɛ̃
!
qu'on
le
bâtonnebatɔn
,
qu'on
le
tuety
!
Misérablemizeʁabl
!
très bousculé par les voyageurs
L'AUBERGISTE
A
moimwa
,
mesme
gensʒɑ̃
!
dehorsdəɔʁ
,
plébéienneplebejɛn
cohuekɔy
!
LESle
SERVANTESsɛʁvɑ̃t
ete
LESle
VALETSvalɛ
Dehorsdəɔʁ
!
Dehorsdəɔʁ
!
Dehorsdəɔʁ
!
Dehorsdəɔʁ
!
LESle
VOYAGEUSESvwajaʒøz
ete
LESle
VOYAGEURSvwajaʒœʁ
Butorbytɔʁ
!
Butorbytɔʁ
!
gredingʁədɛ̃
!
gredingʁədɛ̃
!
misérablemizeʁabl
!
LESle
SERVANTESsɛʁvɑ̃t
ete
LESle
VALETSvalɛ
Dehorsdəɔʁ
!
Dehorsdəɔʁ
!
LESle
VOYAGEUSESvwajaʒøz
ete
LESle
VOYAGEURSvwajaʒœʁ
tout, en hurlant
L'AUBERGISTE
Nonnɔ̃
!
Nonnɔ̃
!
(
Lesle
Valetsvalɛ
ete
lesle
Servantessɛʁvɑ̃t
,
à
coupsku
de
brochesbʁɔʃ
,
de
balaisbalɛ
etc
...
chassentʃas
ces
forcenésfɔʁsəne
dehorsdəɔʁ
.
-
Criskʁi
,
tumultetymylt
.
Lala
Comtessekɔ̃tɛs
ete
Lala
Baronnebaʁɔn
paraissentpaʁɛs
.)
LA COMTESSE
Aha
!
Baronnebaʁɔn
!
Enfinɑ̃fɛ̃
,
c'est
iciisi
.
LA BARONNE
Jeʒə
n'en
puispɥi
plusply
,
chèreʃɛʁ
Comtessekɔ̃tɛs
.
à  part
L'AUBERGISTE
Comtessekɔ̃tɛs
,
Baronnebaʁɔn
!!
avec suffisance
L'AUBERGISTE
...
aha
!
voicivwasi
lesle
gensʒɑ̃
que
j'aime
,
lala
Noblessenɔblɛs
!!
s'avançant et saluant
L'AUBERGISTE
Mesdamesmedam
,
monmɔ̃
respectʁɛspɛ
me
prosternepʁɔstɛʁn
à
vosvo
piedspje
.
à  l'Aubergiste lui coupant la parole
LA BARONNE
u
sontsɔ̃
nosno
chambresʃɑ̃bʁ
?
LA COMTESSE
Nosno
épouxepu
ontɔ̃
dy
,
jeʒə
supposesypoz
,
Retenirʁətəniʁ
nosno
appartementsapaʁtəmɑ̃
?
empressé
L'AUBERGISTE
Ouiwi
,
deux
appartementsapaʁtəmɑ̃
charmantsʃaʁmɑ̃
;
L'un
estɛst
touttu
bleublø
,
l'autre
estɛst
touttu
roseʁoz
,
Que
vosvo
grâcesgʁas
lèventlɛv
lesle
yeux
...
C'est
la
.
regardant avec son face à  main
LA COMTESSE
Ce
balconbalkɔ̃
dudy
milieumiljø
?
prétentieuse, sentimentale
LA BARONNE
u
s'enchevêtrent
desde
glycinesglisin
...
L'AUBERGISTE
Nonnɔ̃
...
lesle
deux
fenêtresfnɛtʁ
voisinesvwazin
...
la
...
sursautant
LA COMTESSE
Uneyn
lucarnelykaʁn
!
horrifiée
LA BARONNE
Unœ̃
oeilœj
de
boeufbœf
!
L'AUBERGISTE
Le
mobiliermɔbilje
enɑ̃
estɛst
touttu
neufnœf
.
LA BARONNE
C'est
affreuxafʁø
!
LA COMTESSE
Horribleɔʁibl
!
LA BARONNE
Lugubrelygybʁ
!
faisant l'article
L'AUBERGISTE
C'est
auo
Midimidi
,
c'est
trèstʁɛ
salubresalybʁ
.
ultra nerveuse
LA COMTESSE
Nousnu
choisirʃwaziʁ
ces
taudistodi
!
nosno
marismaʁi
étaientetɛ
grisgʁi
!
d'un air décidé
LA COMTESSE
J'arrête
l'autre
chambreʃɑ̃bʁ
à
n'importe
quelkɛl
prixpʁi
!
L'AUBERGISTE
C'est
impossibleɛ̃pɔsibl
.
LA COMTESSE
Aha
!
çasa
,
bélîtrebe.litʁ
,
ignores-tu
monmɔ̃
rangʁɑ̃
?
LA BARONNE
Monmɔ̃
titretitʁ
?
tout en s'inclinant
L'AUBERGISTE
Aha
!
fussiez-vous
princessespʁɛ̃sɛs
de
Bagdadbagdad
,
Jeʒə
vousvu
refuseraisʁəfyzəʁɛ
.
LA COMTESSE
Lala
colèrekɔlɛʁ
me
gagnegaɲ
.
Manantmanɑ̃
!
loges-tu
doncdɔ̃k
ce
soirswaʁ
le
roiʁwa
d'Espagne
?
avec mystère
L'AUBERGISTE
Le
roiʁwa
,
nonnɔ̃
...
mais
quiki
sait
...
lala
Reineʁɛn
?
Ensoleillad
!!
LA COMTESSE
Lala
danseusedɑ̃søz
!
LA BARONNE
Uneyn
fillefij
!
LA COMTESSE
Aha
!
j'étouffe
!
LA BARONNE
J'enrage
!
LA COMTESSE
J'étouffe
!
LA BARONNE
J'enrage
!
survenant
L'AUBERGISTE
Quelkɛl
estɛst
ce
bruitbʁɥi
?
au Comte avec agitation
LA COMTESSE
Monsieurməsjø
,
c'est
unœ̃
indigneɛ̃diɲ
outrageutʁaʒ
!
renchérissant
LA BARONNE
A
quoikwa
doncdɔ̃k
sertsɛʁ
notrenɔtʁ
vertuveʁty
?
de même
LA COMTESSE
A
quoikwa
doncdɔ̃k
sertsɛʁ
notrenɔtʁ
noblessenɔblɛs
?
Sisi
parpaʁ
l'aplomb
d'une
drôlessedʁolɛs
LA BARONNE
Sisi
parpaʁ
l'aplomb
d'un
drôlessedʁolɛs
effrayé
LE COMTE
Chutʃyt
!
qui est entré avec le Comte, de même
LE BARON
Chutʃyt
!
LAla
BARONNEbaʁɔn
ete
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
Notrenɔtʁ
prestigepʁɛstiʒ
estɛst
abattuabaty
!
A
quoikwa
doncdɔ̃k
sertsɛʁ
notrenɔtʁ
vertuveʁty
!!
LE
COMTEkɔ̃t
,
LE
BARONbaʁɔ̃
ete
L'AUBERGISTE
tous trois avec mystère et frayeur
LE BARON
Chutʃyt
!
Chutʃyt
!
parlezpaʁle
touttu
basba
!
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LAla
BARONNEbaʁɔn
...
notrenɔtʁ
vertuveʁty
!
LE
COMTEkɔ̃t
,
LE
BARONbaʁɔ̃
ete
L'AUBERGISTE
Chutʃyt
!
parlezpaʁle
touttu
basba
!
LE COMTE
Lala
prudencepʁydɑ̃s
vousvu
le
commandekɔmɑ̃d
.
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LAla
BARONNEbaʁɔn
Pourquoipuʁkwa
?
en confidence
LE BARON
Vousvu
ne
savezsave
doncdɔ̃k
paspa
qu'ici
LE
COMTEkɔ̃t
,
LE
BARONbaʁɔ̃
ete
L'AUBERGISTE
C'est
le
Roiʁwa
quiki
lala
commandekɔmɑ̃d
.
survenant
LE DUC
Holàʼɔla
!
quelqu'un
!
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LAla
BARONNEbaʁɔn
Le
Ducdyk
!
à  la Comtesse, à  la Baronne
LE DUC
Mesdamesmedam
!
Il leur baise la main; au Comte, au Baron
LE DUC
Messieursme.sjø
,
le
devoirdəvwaʁ
vousvu
réclameʁeklam
;
Le
Roiʁwa
reçoitʁə.swa
dansdɑ̃
unœ̃
momentmɔmɑ̃
.
LE
COMTEkɔ̃t
ete
LE
BARONbaʁɔ̃
Nousnu
partonspaʁtɔ̃
.
(
Le
Comtekɔ̃t
ete
le
Baronbaʁɔ̃
s'inclinent
lesle
domestiquesdɔmɛstik
lesle
aidentɛd
à
s'apprêter
.)
mystérieusement à  l'Aubergiste
LE DUC
Cetsɛt
appartementapaʁtəmɑ̃
?
montrant la fenêtre du balcon
L'AUBERGISTE
Le
voilàvwala
!
à  l'Aubergiste
LE DUC
C'est
bienbjɛ̃
...
lala
personnepɛʁsɔn
vousvu
arriveraaʁivəʁa
d'ici
peu
...
Il remet des pièces d'or à  l'Aubergiste.
saluant très bas
L'AUBERGISTE
Que
votrevɔtʁ
Seigneurerie
estɛst
bonnebɔn
...
LE DUC
Adieuadjø
,
Mesdamesmedam
!
LE
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LE
BARONNEbaʁɔn
font leur plus belle révérence.
LE DUC
Ducdyk
,
adieuadjø
!
Le Duc, le Comte et le Baron sortent.
RICARDO
6
MANOLAS
ete
6
OFFICIERSɔfisje
(
Auo
loinlwɛ̃
,
ete
se
rapprochantʁapʁɔʃɑ̃
peu
à
peu
,
lala
voixvwa
desde
officiersɔfisje
ete
de
leurslœʁ
petitespətit
amiesami
.)
Le
vinvɛ̃
rendʁɑ̃
gai
,
l'amour
rendʁɑ̃
foufu
,
allant aussitôt regarder au dehors
L'AUBERGISTE
Voicivwasi
lesle
officiersɔfisje
.
(
Ilil
frappefʁap
dansdɑ̃
sesse
mainsmɛ̃
;
servantessɛʁvɑ̃t
ete
valetsvalɛ
arriventaʁiv
apportantapɔʁtɑ̃
desde
tablestabl
,
etc
.)
RICARDO
Viveviv
Bacchusbakys
!
RICARDO
,
MANOLAS
ete
OFFICIERSɔfisje
Viveviv
Cythèresitɛʁ
!
Sursyʁ
terretɛʁ
onɔ̃
vitvi
trèstʁɛ
peu
de
tempstɑ̃
.
Ilil
fautfo
doncdɔ̃k
s'amuser
,
RICARDO
,
MANOLAS
ete
OFFICIERSɔfisje
Ilil
fautfo
doncdɔ̃k
s'amuser
beaucoupboku
!
La troupe joyeuse envahit le jardin de la posada.
sopranos, en criant
LES MANOLAS
Desde
gâteauxgato
!
Desde
gâteauxgato
!
Officiers et Manolas s'installent s'embrassent; rires et cris.
ténors, s'exclamant
LES OFFICIERS
Paspa
ce
vinvɛ̃
la
!
nonnɔ̃
!
à  l'Aubergiste
LA COMTESSE
Quelleskɛl
sontsɔ̃
ces
femmesfam
?
L'AUBERGISTE
Desde
fillesfij
de
plaisirpleziʁ
.
entraînant la Comtesse vers la posada
LA BARONNE
Cettesɛt
aubergeobɛʁʒ
estɛst
infâmeɛ̃fam
.
RICARDO
,
MANOLAS
ete
OFFICIERSɔfisje
Le
vinvɛ̃
rendʁɑ̃
gai
,
l'amour
rendʁɑ̃
foufu
.
RICARDO
C'est
moimwa
,
Ricardo
,
quiki
régaleʁegal
!
L'AUBERGISTE
Holàʼɔla
!
à
ces
seigneurssɛɲœʁ
versezvɛʁse
de
monmɔ̃
vieuxvjø
vinvɛ̃
Manzanille
.
Nouvelles exclamations joyeuses.
réclamant, à  tue-tête
LES MANOLAS
Desde
gâteauxgato
!
à  l'Aubergiste; avant de boire et montrant son verre plein
RICARDO
Est-ilɛ.t‿il
trèstʁɛ
bonbɔ̃
?
n'osant pas trop s'avancer
L'AUBERGISTE
Ilil
estɛst
meilleurmɛjœʁ
.
MANOLAS
ete
OFFICIERSɔfisje
en joie
L'AUBERGISTE
Sursyʁ
terretɛʁ
onɔ̃
vitvi
trèstʁɛ
peu
de
tempstɑ̃
!
très cavalièrement à  l'Aubergiste
RICARDO
Sisi
touttu
n'est
paspa
trèstʁɛ
finfɛ̃
,
hôtelierotəlje
,
onɔ̃
t'étrille
.
Apprendsapʁɑ̃
doncdɔ̃k
que
dansdɑ̃
unœ̃
momentmɔmɑ̃
Nousnu
allonsalɔ̃
toustu
fêterfɛte
,
avecavɛk
ces
bellesbɛl
fillesfij
,
Unœ̃
nouveaunuvo
compagnonkɔ̃paɲɔ̃
,
cornettekɔʁnɛt
auo
régimentʁeʒimɑ̃
!
s'éloignant
L'AUBERGISTE
Vousvu
serezsəʁe
satisfaitsatisfɛ
.
(
Lesle
Manolas
arrangentaʁɑ̃ʒ
leurslœʁ
coiffureskwafyʁ
;
tapotenttapɔt
leurslœʁ
robesʁɔb
touttu
enɑ̃
causantkozɑ̃
.)
UNE FILLE
Quelkɛl
âge
a
ce
cornettekɔʁnɛt
?
négligemment
RICARDO
Jeʒə
ne
sais
paspa
!
UNE AUTRE FILLE
Vingtvɛ̃
ansɑ̃
?
3 AUTRE SERVANTES
Trentetʁɑ̃t
ansɑ̃
?
Blondblɔ̃
?
Beaubo
garçongaʁsɔ̃
?
Sesse
titrestitʁ
?
LAla
1repʁə.mjɛʁ
...
sonsɔ̃
payspei
?
LAla
2de
...
sonsɔ̃
rangʁɑ̃
?
RICARDO
Que
de
sornettessɔʁnɛt
!
Enlaçant la taille d'une belle fille: Pepa
RICARDO
Pensezpɑ̃se
à
nousnu
,
qu'il
ailleaj
auo
diabledjabl
!
OFFICIERS
Ilil
a
raisonʁɛzɔ̃
!
Ilil
a
raisonʁɛzɔ̃
!
se récriant
MANOLAS
Mais
nousnu
sommessɔm
iciisi
pourpuʁ
fêterfɛte
sasa
venuevəny
!
apparaissant sur le seuil de la posada
CHÉRUBIN
Camaradeskamaʁad
,
ete
vousvu
,
beautésbote
,
jeʒə
vousvu
saluesaly
!
RICARDO
ete
TOUStu
LESle
OFFICIERSɔfisje
stupéfiés
CHÉRUBIN
C'est
luilɥi
!
c'est
luilɥi
!
qu'il
estɛst
petitpəti
!
qu'il
estɛst
petitpəti
!
surprises
MANOLAS
C'est
luilɥi
!
c'est
luilɥi
!
qu'il
estɛst
gentilʒɑ̃ti
!
qu'il
estɛst
mignonmiɲɔ̃
!
RICARDO
Monmɔ̃
sabresabʁ
estɛst
plusply
hautʼo
que
sonsɔ̃
corpskɔʁ
!
basse ou baryton - grosse voix
UN TRÈS GRAND OFFICIER
Ilil
nousnu
arriveaʁiv
à
lala
ceinturesɛ̃tyʁ
!
RICARDO
,
LESle
MANOLAS
ete
LESle
OFFICIERSɔfisje
...
qu'il
estɛst
petitpəti
!
se mordant les lèvres, arrive crânement sur eux.
CHÉRUBIN
Jeʒə
ne
suissɥi
paspa
grandgʁɑ̃
,
mais
...
touttu
douxdu
...
Vousvu
verrezvɛʁe
que
soussu
lala
mitraillemitʁaj
Jeʒə
sauraisoʁɛ
redresserʁədʁɛse
lala
tailletaj
,
Ete
qu'à
lala
premièrepʁəmjɛʁ
bataillebataj
Jeʒə
paraîtraipaʁɛtʁɛ
plusply
grandgʁɑ̃
que
vousvu
!
applaudissant Chérubin
LES MANOLAS
Bravobʁavo
!
Bravobʁavo
!
Bravobʁavo
!
Bravobʁavo
!
Chérubin embrasse et lutine une des filles, Pepa.
furieux
LES OFFICIERS
Commentkɔmɑ̃
,
ilil
embrasseɑ̃bʁas
...
ilil
caressekaʁɛs
...
furieux
RICARDO
Mama
maîtressemɛtʁɛs
!
Ilil
a
besoinbəzwɛ̃
d'une
leçonləsɔ̃
!
s'avançant
RICARDO
Çàsa
,
deux
motsmo
,
monmɔ̃
jeuneʒœn
garçongaʁsɔ̃
!
a frémi sous cette interpellation
CHÉRUBIN
Jeʒə
suissɥi
à
vosvo
ordresɔʁdʁ
,
bravebʁav
hommeɔm
!
suffoqué
RICARDO
Bravebʁav
hommeɔm
!
Ilil
veut
que
jeʒə
l'assomme
!
il met la main à  son épée
CHÉRUBIN
Assommez-moi
,
sisi
vousvu
l'osez
!
avec transport
LES MANOLAS
Bravobʁavo
!
Bravobʁavo
!
hors de lui
RICARDO
L'audace
estɛst
sanssɑ̃
pareillepa.ʁɛj
!
à  Chérubin
RICARDO
Sisi
jeʒə
vousvu
voisvwa
encorɑ̃.kɔʁ
donnerdɔne
unœ̃
seulsœl
baiserbɛze
Jeʒə
vais
vousvu
couperkupe
lesle
oreillesɔʁɛj
!
Il met la main à  son épée; Chérubin l'arrête du geste.
à  Ricardo, gentiment
CHÉRUBIN
Ne
mettezmɛte
paspa
flambergeflɑ̃.bɛʁʒ
auo
ventvɑ̃
Pourpuʁ
chaqueʃak
baiserbɛze
que
jeʒə
donnedɔn
,
Vousvu
vousvu
battriezbatʁje
troptʁo
souventsuvɑ̃
!
à  ses amis, montrant Chérubin
RICARDO
Ilil
railleʁaj
encorɑ̃.kɔʁ
!
reprenant
CHÉRUBIN
Mais
sisi
vousvu
tenteztɑ̃te
ce
destindɛstɛ̃
Vousvu
vousvu
battrezbatʁe
commekɔm
respireʁɛspiʁ
.
Vousvu
vousvu
battrezbatʁe
soirswaʁ
ete
matinmatɛ̃
sans respirer
CHÉRUBIN
Ete
lala
nuitnɥi
!
Carkaʁ
lala
nuitnɥi
m'inspire
!
d'un petit air rageur
CHÉRUBIN
Vousvu
vousvu
battrezbatʁe
à
l'infini
,
Vousvu
enɑ̃
aurezɔʁe
crampeskʁɑ̃p
ete
fièvresfjɛvʁ
!
très souriant et moqueur
CHÉRUBIN
Onɔ̃
voitvwa
moinsmwɛ̃
d'abeilles
auo
nidni
Que
jeʒə
n'ai
de
baisersbɛze
auxo
lèvreslɛvʁ
!
dégaînant
RICARDO
Battons-nous
doncdɔ̃k
!
avec son plus fin sourire
CHÉRUBIN
C'est
entenduɑ̃tɑ̃dy
!
(
Lesle
Valetsvalɛ
accourentakuʁ
ete
ouvrentuvʁ
lala
grandegʁɑ̃d
portepɔʁt
de
fondfɔ̃
.
Onɔ̃
aperçoitapɛʁswa
uneyn
jeuneʒœn
femmefam
trèstʁɛ
éléganteelegɑ̃t
descendredesɑ̃dʁ
d'un
carrossekaʁɔs
.
Elleɛl
a
unœ̃
louplu
.)
à  Ricardo, à  Chérubin, aux Officiers
LES MANOLAS
L'arme
auo
fourreaufuʁo
.
Le
dueldɥɛl
estɛst
défendudefɑ̃dy
!
observant les mouvements de la jeune femme
CHÉRUBIN
Quellekɛl
tailletaj
!
ete
quelkɛl
finfɛ̃
visagevizaʒ
!
aux Manolas
CHÉRUBIN
Mesdamesmedam
,
livrez-moi
passagepasaʒ
,
Jeʒə
vais
l'embrasser
soussu
sonsɔ̃
louplu
.
L'Ensoleillad masquée, entre, suivie de ses femmes.
à  Chérubin
LES MANOLAS
Vousvu
lala
connaissezkɔnɛse
?
lestement
CHÉRUBIN
Paspa
dudy
touttu
!
(
Chérubinʃeʁybɛ̃
embrasseɑ̃bʁas
L'Ensoleillad
sursyʁ
le
couku
;
surprisesyʁpʁiz
,
elleɛl
retireʁətiʁ
sonsɔ̃
masquemask
.
Chérubinʃeʁybɛ̃
stupéfiéstypefje
reconnait
L'Ensoleillad
.)
à  Chérubin
L'ENSOLEILLAD
C'est
vousvu
?
CHÉRUBIN
C'est
vousvu
!
pliant le genou et lui baissant la main
CHÉRUBIN
Aha
!
j'ai
l'âme
marriema.ʁi
,
Me
pardonnerezpaʁdɔnəʁe
vousvu
jamaisʒamɛ
mama
brusqueriebʁyskəʁi
!
lui faisant signe de se relever
L'ENSOLEILLAD
Enɑ̃
effetefɛ
,
le
baiserbɛze
futfy
brusquebʁysk
ete
malmal
donnédɔne
!
tendant la joue
L'ENSOLEILLAD
Faitesfɛt
mieuxmjø
,
cettesɛt
foisfwa
,
vousvu
serezsəʁe
pardonnépaʁdɔne
!
(
Auo
milieumiljø
desde
acclamationsaklamasjɔ̃
ete
desde
riresʁiʁ
desde
Manolas
,
Chérubinʃeʁybɛ̃
embrasseɑ̃bʁas
dudy
boutbu
desde
lèvreslɛvʁ
Ensoleillad
.)
à  Chérubin, s'impatientant
RICARDO
Monsieurməsjø
,
jeʒə
vousvu
attendsatɑ̃
.
dégaînant
CHÉRUBIN
Enɑ̃
gardegaʁd
!
voulant l'arrêter
L'ENSOLEILLAD
Commentkɔmɑ̃
!
Unœ̃
dueldɥɛl
!
vousvu
êtesɛt
foufu
!
CHÉRUBIN
Unœ̃
bonbɔ̃
angeɑ̃ʒ
me
gardegaʁd
Puisquepɥiskə
jeʒə
me
batsba
devantdəvɑ̃
vousvu
.
aux Manolas; simple et galant
CHÉRUBIN
Daignezdeɲe
iciisi
prendrepʁɑ̃dʁ
vosvo
aisesɛz
.
aux Serviteurs
CHÉRUBIN
Servantessɛʁvɑ̃t
,
valetsvalɛ
,
quelqueskɛlkə
chaisesʃɛz
...
(
Lesle
Officiersɔfisje
installentɛ̃stal
lesle
damesdam
afinafɛ̃
qu'elles
soientswa
bienbjɛ̃
placéesplase
pourpuʁ
assisterasiste
auo
dueldɥɛl
;
pendantpɑ̃dɑ̃
ce
tempstɑ̃
lesle
violonsvjɔlɔ̃
arriventaʁiv
.)
UN TRÈS GRAND OFFICIER
Voicivwasi
lesle
violonsvjɔlɔ̃
mandésmɑ̃de
pourpuʁ
le
festinfɛstɛ̃
.
nerveux
RICARDO
Renvoyez-les
.
très gai
CHÉRUBIN
Dudy
touttu
,
battons-nous
enɑ̃
musiquemyzik
!
RICARDO
Renvoyez-les
,
c'est
enfantinɑ̃fɑ̃tɛ̃
!
CHÉRUBIN
Nonnɔ̃
,
qu'ils
entrentɑ̃tʁ
!
lui envoyant un baiser et une rose
L'ENSOLEILLAD
C'est
héroïqueeʁɔik
!
à  Chérubin
RICARDO
Etes-vous
bientôtbjɛ̃to
prêtpʁɛ
Carkaʁ
lala
mainmɛ̃
me
picotepikɔt
.
à  L'Ensoleillad, ayant ramassé la rose
CHÉRUBIN
Vosvo
piedspje
n'ont
paspa
de
tabourettabuʁɛ
.
à  Ricardo
CHÉRUBIN
J'y
suissɥi
!
aux violons
CHÉRUBIN
Messieursme.sjø
!
(
Ilil
lancelɑ̃s
auxo
musiciensmyzisjɛ̃
uneyn
boursebuʁs
pleineplɛn
;
puispɥi
ilil
met
lala
roseʁoz
de
l'Ensoleillad
à
sasa
bouchebuʃ
ete
tombetɔ̃b
enɑ̃
gardegaʁd
.
Lesle
violonsvjɔlɔ̃
se
hâtentʼat
de
s'accorder
.)
Uneyn
gavotteɡa.vɔt
!
Le duel commence.
L'ENSOLEILLAD
J'ai
peurpœʁ
!
RICARDO
A
toitwa
!
parlé
CHÉRUBIN
Manquémɑ̃ke
!
se cachant la tête derrière son éventail
L'ENSOLEILLAD
Monmɔ̃
Dieudjø
!
à  deux
LES MANOLAS
J'ai
chaudʃo
!
D'AUTRES
J'ai
froidfʁwa
!
L'ENSOLEILLAD
Seigneursɛɲœʁ
!
Jeʒə
trembletʁɑ̃bl
!
petit cri d'effroi
LES MANOLAS
Aha
!
aux musiciens, tout en se battant
CHÉRUBIN
â
€¦
çasa
,
messieursme.sjø
de
l'archet
,
voyonsvwajɔ̃
...
unœ̃
peu
d'ensemble
!!
(
L'Aubergiste
accourtakuʁ
avecavɛk
Le
Philosophefilɔzɔf
.
Crikʁi
desde
fillesfij
;
à
cettesɛt
repriseʁəpʁiz
Chérubinʃeʁybɛ̃
estɛst
prèspʁɛ
d'être
touchétuʃe
.
L'Ensoleillad
s'évanouit
-
onɔ̃
l'entoure
.)
éploré
LE PHILOSOPHE
Unœ̃
dueldɥɛl
!
L'AUBERGISTE
Unœ̃
dueldɥɛl
!
chezʃe
moimwa
!
criant
L'AUBERGISTE
Alguazilsal.ɡwa.zil
!
à  ce mot, grand tohu-bohu
L'AUBERGISTE
alguazilsal.ɡwa.zil
!!
tenant l'Aubergiste par le cou
CHÉRUBIN
Tais-toitɛʁ
!
tais-toitɛʁ
!
(
Chérubinʃeʁybɛ̃
lâchelaʃ
l'Aubergiste
pourpuʁ
courirkuʁiʁ
auxo
piedspje
de
l'Ensoleillad
évanouieevanwi
.)
LESle
MANOLAS
ete
LESle
OFFICIERSɔfisje
Quellekɛl
algaradealgaʁad
!
apercevant Chérubin aux pieds de l'Ensoleillad
RICARDO
Mais
...
que
fait-il
encorɑ̃.kɔʁ
?
calmant Ricardo
LES OFFICIERS
Dudy
calmekalm
,
camaradekamaʁad
!
affolé; au capitaine Ricardo
LE PHILOSOPHE
Quoikwa
!
vousvu
vouliezvulje
j'en
suissɥi
tremblanttʁɑ̃blɑ̃
,
Tuertɥe
cetsɛt
enfantɑ̃fɑ̃
la
...
furieux
RICARDO
Ditesdit
:
cetsɛt
insolentɛ̃sɔlɑ̃
!
tremblant de colère
RICARDO
Embrasserɑ̃bʁase
Pepa
,
mama
maîtressemɛtʁɛs
;
C'est
unœ̃
outrageutʁaʒ
.
indulgent
LE PHILOSOPHE
Uneyn
caressekaʁɛs
!
RICARDO
Ilil
l'offensa
!
rectifiant
LE PHILOSOPHE
Ilil
l'embrassa
.
RICARDO
C'est
uneyn
insulteɛ̃sylt
,
sursyʁ
monmɔ̃
âmeam
!
LE PHILOSOPHE
Aha
!
avec vivacité
LE PHILOSOPHE
commekɔm
l'on
voitvwa
bienbjɛ̃
que
vousvu
n'êtes
paspa
femmefam
!
(
Touttu
cettesɛt
scènesɛn
avecavɛk
agitationaʒitasjɔ̃
,
émotionemosjɔ̃
tendretɑ̃dʁ
,
ete
chaleurʃalœʁ
sanssɑ̃
cessesɛs
grandissantegʁɑ̃disɑ̃t
,
trèstʁɛ
larmoyantlaʁmwajɑ̃
)
Songezsɔ̃ʒe
,
monsieurməsjø
,
que
l'on
estɛst
auo
printempspʁɛ̃tɑ̃
...
Que
lala
fillefij
estɛst
jolieʒɔ.li
ete
qu'il
a
dix-septdisɛt
ansɑ̃
!
avec émotion et agitation
LE PHILOSOPHE
Dix-septdisɛt
ansɑ̃
!
c'est
unœ̃
coeurkœʁ
que
l'amour
illumineilymin
.
Onɔ̃
rêveʁɛv
...
onɔ̃
chanteʃɑ̃t
...
onɔ̃
ritʁi
...
onɔ̃
veut
mourirmuʁiʁ
,...
Ete
l'on
estɛst
malheureuxmalœʁø
de
ne
pouvoirpuvwaʁ
souffrirsufʁiʁ
...
chaleureux
LE PHILOSOPHE
Ete
l'âme
se
fleuritflœ.ʁi
commekɔm
l'herbe
auo
printempspʁɛ̃tɑ̃
!
Songezsɔ̃ʒe
doncdɔ̃k
!
dix-septdisɛt
ansɑ̃
!
Dix-septdisɛt
ansɑ̃
!
avec des larmes
LE PHILOSOPHE
dix-septdisɛt
ansɑ̃
!!
ému, prenant les mains du Philosophe
RICARDO
Aha
!
vousvu
avezave
raisonʁɛzɔ̃
!
L'AUBERGISTE
(
accourantakuʁɑ̃
,
s'épongeant
le
frontfʁɔ̃
touttu
enɑ̃
regardantʁəgaʁdɑ̃
l'Ensoleillad
quiki
souritsuʁi
à
Chérubinʃeʁybɛ̃
)
Quelkɛl
discréditdiskʁedi
pourpuʁ
mama
maisonmɛzɔ̃
!
allant vers Ricardo
CHÉRUBIN
A
nousnu
!
bon enfant, tendant la main à  Chérubin
RICARDO
Tata
mainmɛ̃
!
désespéré de ce qui arrive
L'AUBERGISTE
L'Ensoleillad
évanouieevanwi
!
LESle
MANOLAS
ete
LESle
OFFICIERSɔfisje
C'était
l'Ensoleillad
!
avec la voix brisée par l'émotion
L'AUBERGISTE
Messieursme.sjø
!
j'avais
l'honneur
...
de
recevoirʁəsəvwaʁ
chezʃe
moimwa
...
L'Ensoleillad
...
mandéemɑ̃de
auo
Palaispalɛ
...
parpaʁ
le
Roiʁwa
!
RICARDO
,
LESle
MANOLAS
ete
LESle
OFFICIERSɔfisje
Parpaʁ
le
Roiʁwa
!
(
Le
tempstɑ̃
que
Chérubinʃeʁybɛ̃
estɛst
de
nouveaunuvo
avecavɛk
l'Ensoleillad
,
Le
Philosophefilɔzɔf
enɑ̃
profitepʁɔfit
pourpuʁ
jeterʒəte
le
troubletʁubl
enɑ̃
l'âme
desde
assistantsasistɑ̃
.)
LE PHILOSOPHE
Sisi
le
Roiʁwa
connaîtkɔnɛ
cettesɛt
affaireafɛʁ
Nousnu
sommessɔm
toustu
perduspɛʁdy
...
RICARDO
LESle
MANOLAS
ete
LESle
OFFICIERSɔfisje
Tous, effrayés et entre eux.
RICARDO
Sisi
le
Roiʁwa
connaîtkɔnɛ
cettesɛt
affaireafɛʁ
Nousnu
sommessɔm
toustu
perduspɛʁdy
!
Que
fairefɛʁ
?
arrivant en s'éventant, toute gracieuse et provocante
L'ENSOLEILLAD
Bahba
!
messieursme.sjø
,
c'est
touttu
arrangéaʁɑ̃ʒe
.
Vousvu
parlezpaʁle
de
périlpeʁil
de
crimekʁim
,
Mais
onɔ̃
ne
s'est
paspa
égorgéegɔʁʒe
;
Ce
dueldɥɛl
n'était
qu'un
jeuʒø
d'escrime
.
Le Philosophe ravi, rentre dans la posada en soufflant et en s'épongeant.
une coupe de champagne à  la main, avec crânerie et désinvolture
L'ENSOLEILLAD
Plusply
de
soucissusi
,
de
lala
gaîtégɛte
!
Aha
!
buvonsbyvɔ̃
sans respirer
L'ENSOLEILLAD
pourpuʁ
que
lala
joieʒwa
enɑ̃
nosno
âmesam
renaisseʁə.nɛtʁ
!
Fillesfij
,
buvezbyve
à
lala
jeunesseʒœnɛs
!
éclatant de rire et d'ivresse
L'ENSOLEILLAD
Aha
!
Garçonsgaʁsɔ̃
,
buvezbyve
,
buvezbyve
à
lala
beautébote
!
à
lala
caressant
L'ENSOLEILLAD
beautébote
!
tendre et amoureux
L'ENSOLEILLAD
Jeʒə
boisbwa
à
vox
amantsamɑ̃
,
jeʒə
boisbwa
à
vosvo
maîtressesmɛtʁɛs
,
Jeʒə
boisbwa
auxo
coeurskœʁ
heureuxœʁø
,
auxo
coeurskœʁ
brisébʁize
...
amisami
!
Jeʒə
boisbwa
à
toutestut
lesle
caresseskaʁɛs
,
Ete
jeʒə
boisbwa
à
toustu
lesle
baisersbɛze
!
Ouiwi
!
jeʒə
boisbwa
à
toustu
lesle
baisersbɛze
!
Jeʒə
boisbwa
auxo
baisersbɛze
,
auxo
caresseskaʁɛs
...
à
toustu
lesle
baisersbɛze
!
RICARDO
LESle
MANOLAS
ete
LESle
OFFICIERSɔfisje
Les Manolas et les Officiers, avec une joie enthousiaste
RICARDO
A
l'Ensoleillad
!
à
l'Ensoleillad
!
à
lala
Reineʁɛn
de
l'amour
ete
de
lala
beautébote
!!
L'ENSOLEILLAD
Jeʒə
boisbwa
à
lala
beautébote
!!
entourée de tous ces jeunes gens et des belles filles
L'ENSOLEILLAD
Soitswa
,
j'accepte
lala
Royautéʁwajɔte
,
Mais
puisquepɥiskə
jeʒə
suissɥi
souverainesuvʁɛn
,
A
l'endroit
dudy
dueldɥɛl
,
iciisi
mêmemɛm
,
J'ouvre
le
balbal
!
Me
suitsɥi
quiki
m'aime
!
très marqué et saccadé
L'ENSOLEILLAD
â
€¦
lala
!
lala
!
lala
!
lala
!
lala
!
lala
!
lala
!
lala
!
lala
!
"
Manola
"
dans un grand élan:
TOUS
Bravabʁava
!
cri prolongé
accourant
L'AUBERGISTE
Madamemadam
,
enɑ̃
votrevɔtʁ
appartementapaʁtəmɑ̃
votrevɔtʁ
poudreusepudʁøz
estɛst
préparéepʁepaʁe
.
avec chagrin
CHÉRUBIN
Vousvu
partezpaʁte
?
RICARDO
,
LESle
MANOLAS
ete
LESle
OFFICIERSɔfisje
désolés
CHÉRUBIN
Vousvu
partezpaʁte
?
avec mélancolie
L'ENSOLEILLAD
Lesle
meilleursmɛjœʁ
momentsmɔmɑ̃
ontɔ̃
,
hélasʼelas
,
le
moinsmwɛ̃
de
duréedyʁe
!
RICARDO
LESle
MANOLAS
ete
LESle
OFFICIERSɔfisje
Vousvu
partezpaʁte
?
L'ENSOLEILLAD
Adieuadjø
,
adieuadjø
,
mama
petitepətit
courkuʁ
,
Unœ̃
destindɛstɛ̃
plusply
grandgʁɑ̃
loinlwɛ̃
de
vousvu
m'entraîne
,
Mais
dansdɑ̃
unœ̃
palaispalɛ
quandkɑ̃
jeʒə
seraisəʁɛ
Reineʁɛn
Jeʒə
regretteraiʁəgʁɛtəʁɛ
ce
règneʁɛɲ
d'un
jourʒuʁ
!
Adieuadjø
!
mama
petitepətit
courkuʁ
!
adieuadjø
!
RICARDO
LESle
MANOLAS
ete
LESle
OFFICIERSɔfisje
Adieuadjø
,
notrenɔtʁ
Reineʁɛn
d'un
jourʒuʁ
!
adieuadjø
!
à  Chérubin avant de disparaître
L'ENSOLEILLAD
J'espère
vousvu
revoirʁəvwaʁ
.
très amoureux
CHÉRUBIN
Aha
!
combienkɔ̃bjɛ̃
jeʒə
vousvu
aimeɛm
!
L'Ensoleillad disparaît.
à  Chérubin, avant de partir
LES OFFICIERS
Auo
revoirʁəvwaʁ
,
camaradekamaʁad
,
à
demaindəmɛ̃
!
à  Chérubin
RICARDO
Monmɔ̃
estimeɛstim
estɛst
pourpuʁ
vousvu
extrêmeɛkstʁɛm
,
Serrons-nous
à
nouveaunuvo
lala
mainmɛ̃
.
cordial
LES OFFICIERS
Auo
revoirʁəvwaʁ
,
camaradekamaʁad
,
à
demaindəmɛ̃
!
aux amis qui s'éloignent
CHÉRUBIN
Le
vinvɛ̃
rendʁɑ̃
gai
,
l'amour
rendʁɑ̃
foufu
!
Viveviv
Bacchusbakys
!
LESle
MANOLAS
ete
LESle
OFFICIERSɔfisje
en disparaissent
CHÉRUBIN
Viveviv
Cythèresitɛʁ
!
Sursyʁ
terretɛʁ
onɔ̃
vitvi
trèstʁɛ
peu
de
tempstɑ̃
!
LESle
MANOLAS
ete
LESle
OFFICIERSɔfisje
assez loin
CHÉRUBIN
Ilil
fautfo
doncdɔ̃k
s'amuser
...
Ilil
fautfo
doncdɔ̃k
s'amuser
beaucoupboku
!
Le crépuscule commence à  tomber.
très loin
LES OFFICIERS
Le
vinvɛ̃
rendʁɑ̃
gai
,
l'amour
rendʁɑ̃
foufu
!
Viveviv
Bacchusbakys
!
qui vient d'entrer et écoute les voix qui s'atténuent; à  chérubin
LE PHILOSOPHE
Méditemedit
sursyʁ
cecisəsi
,
Chérubinʃeʁybɛ̃
,
ete
prendspʁɑ̃
gardegaʁd
...
nerveux, lui coupant la parole
CHÉRUBIN
Laisse-moi
,
tuty
bavardesbavaʁd
!
saisi
LE PHILOSOPHE
Qu'as-tu
doncdɔ̃k
?
CHÉRUBIN
Jeʒə
me
tienstjɛ̃
à
quatrekatʁ
Pourpuʁ
ne
paspa
,
toitwa
,
te
provoquerpʁɔvɔke
!
LE PHILOSOPHE
Commentkɔmɑ̃
,
moimwa
?
CHÉRUBIN
J'ai
faillifaji
me
battrebatʁ
Ete
monmɔ̃
premierpʁəmje
dueldɥɛl
estɛst
manquémɑ̃ke
.
anéanti
LE PHILOSOPHE
Quoikwa
!
c'est
celasəla
quiki
te
tracassetʁakas
;
Vraimentvʁɛmɑ̃
,
c'est
à
désespérerdezɛspeʁe
.
regardant la fenêtre de l'Ensoleillad qui s'est éclairée
CHÉRUBIN
L'Ensoleillad
devantdəvɑ̃
sasa
glaceglas
Doitdwa
enɑ̃
ce
momentmɔmɑ̃
se
parerpaʁe
inquiet
LE PHILOSOPHE
Viensvjɛ̃
doncdɔ̃k
!
CHÉRUBIN
Nonnɔ̃
!
(
Durantdyʁɑ̃
que
Chérubinʃeʁybɛ̃
vava
ete
vientvjɛ̃
cherchantʃɛʁʃɑ̃
à
apercevoirapɛʁsəvwaʁ
l'Ensoleillad
,
le
Philosophefilɔzɔf
le
suitsɥi
touttu
enɑ̃
parlantpaʁlɑ̃
;
ete
Chérubinʃeʁybɛ̃
luilɥi
répondʁepɔ̃
de
façonfasɔ̃
trèstʁɛ
distraitedistʁɛt
.)
LE PHILOSOPHE
Le
Ducdyk
te
détestedetɛst
,
Ete
le
Comtekɔ̃t
demeuredəmœʁ
iciisi
.
sur la point des pieds
CHÉRUBIN
Raisonʁɛzɔ̃
de
plusply
pourpuʁ
que
jeʒə
resteʁɛst
;
Jeʒə
verraivɛʁɛ
mama
marrainemaʁɛn
aussiosi
.
LE PHILOSOPHE
Songesɔ̃ʒ
auo
périlpeʁil
quiki
t'environne
.
CHÉRUBIN
Me
prends-tu
doncdɔ̃k
pourpuʁ
unœ̃
poltronpɔltʁɔ̃
?
de plus en plus agité
LE PHILOSOPHE
Cettesɛt
fenêtrefnɛtʁ
estɛst
auo
baronbaʁɔ̃
.
CHÉRUBIN
Bravobʁavo
!
jeʒə
verraivɛʁɛ
lala
baronnebaʁɔn
!
LE PHILOSOPHE
Mais
choisis-en
uneyn
à
lala
foisfwa
.
le plus gravement de monde
CHÉRUBIN
Jeʒə
voudraisvudʁɛ
bienbjɛ̃
,
jeʒə
ne
peux
paspa
.
LE PHILOSOPHE
Ilil
lesle
aimeɛm
parpaʁ
ribambellesʁibɑ̃bɛl
!
CHÉRUBIN
(
s'arrêtant
enfinɑ̃fɛ̃
pourpuʁ
éclairereklɛʁe
uneyn
bonnebɔn
foisfwa
l'esprit
de
sonsɔ̃
vieuxvjø
maîtremɛtʁ
)
Jeʒə
ne
peux
me
fixerfikse
,
lesle
femmesfam
sontsɔ̃
troptʁo
bellesbɛl
!
Uneyn
femmefam
!
Uneyn
Femmefam
!
très caressant et animé
CHÉRUBIN
Ce
motmo
me
rendʁɑ̃
touttu
attendriatɑ̃dʁi
...
Ilil
me
parfumepaʁfym
l'âme
!
sans respirer
CHÉRUBIN
Uneyn
femmefam
!
Ce
motmo
,
c'est
monmɔ̃
motmo
favorifavɔʁi
,
quelkɛl
douxdu
motmo
:
uneyn
femmefam
!
De
soupirersupiʁe
ce
nomnɔ̃
,
jeʒə
ne
puispɥi
me
lasserlase
...
ce
nomnɔ̃
,
ce
nomnɔ̃
estɛst
uneyn
ivresseivʁɛs
!
Uneyn
femmefam
!
Quelkɛl
motmo
charmantʃaʁmɑ̃
à
prononcerpʁɔnɔ̃se
...
Quellekɛl
caressekaʁɛs
...
Ete
jeʒə
ne
puispɥi
choisirʃwaziʁ
.
Chacuneʃakyn
tourtuʁ
à
tourtuʁ
Me
met
le
coeurkœʁ
enɑ̃
flammeflam
!
Ete
jeʒə
tombetɔ̃b
à
l'instant
amoureuxamuʁø
de
l'amour
...
Dès
que
passepas
uneyn
caressant
CHÉRUBIN
femmefam
!
LE PHILOSOPHE
Pourpuʁ
élèveelɛv
,
unœ̃
teltɛl
garnementgaʁnəmɑ̃
!
au Philosophe, lestement en s'éloignant
CHÉRUBIN
Voilàvwala
tontɔ̃
châtimentʃatimɑ̃
!
(
se
dressantdʁesɑ̃
sursyʁ
lala
pointepwɛ̃t
desde
piedspje
versvɛʁ
lala
fenêtrefnɛtʁ
de
l'Ensoleillad
)
Aha
!
luilɥi
parlerpaʁle
!
l'adjurant affectueusement
LE PHILOSOPHE
Petitpəti
,
reculeʁəkyl
...
l'Ensoleillad
voitvwa
chaqueʃak
jourʒuʁ
Lesle
plusply
finsfɛ̃
rouésʁwe
de
lala
Courkuʁ
Ete
tuty
vasva
êtreɛtʁ
ridiculeʁidikyl
!
CHÉRUBIN
Jeʒə
resteʁɛst
.
LE PHILOSOPHE
Pourquoipuʁkwa
t'obstiner
?
d'un air frondeur et décidé
CHÉRUBIN
Parcepaʁs
que
...
toitwa
,
vivement
CHÉRUBIN
tuty
m'as
donnédɔne
desde
conseilskɔ̃sɛj
que
jeʒə
tienstjɛ̃
à
suivresɥivʁ
.
LE PHILOSOPHE
Moimwa
!
Dieudjø
puissantpɥisɑ̃
!
J'étais
doncdɔ̃k
grisgʁi
.
avec un grand sérieux
CHÉRUBIN
Philosophefilɔzɔf
,
vousvu
étiezetje
ivreivʁ
!
consterné
LE PHILOSOPHE
Justeʒyst
cielsjɛl
!
Ete
que
t'ai-je
apprisapʁi
?
doctoral
CHÉRUBIN
Tuty
m'as
ditdi
:
léger, vif, avec volubilité
CHÉRUBIN
Sisi
tuty
veux
séduiresedɥiʁ
Beaucoupboku
de
femmesfam
ici-basisiba
voicivwasi
commekɔm
ilil
fautfo
te
conduirekɔ̃dɥiʁ
...
qui vient de sursauter, l'interrompant
LE PHILOSOPHE
Douxdu
Jésusʒezy
!
avec un sentiment de prière dans la voix.
CHÉRUBIN
Aha
!
(
subitementsybitmɑ̃
,
observantɔpsɛʁvɑ̃
que
lala
fenêtrefnɛtʁ
de
l'Ensoleillad
vava
s'ouvrir
)
Va-t'en
!
LE PHILOSOPHE
Mais
nonnɔ̃
,
ilil
ne
fautfo
paspa
.
vivement cette fois
CHÉRUBIN
Mais
va-t'en
doncdɔ̃k
?
sortant accablé
LE PHILOSOPHE
Mea
culpa
!!
L'Ensoleillad paraît derrière son balcon en fer forgé.
L'ENSOLEILLAD
Quiki
parlepaʁl
dansdɑ̃
lala
nuitnɥi
confusekɔ̃fyz
?
Quellekɛl
estɛst
l'ombre
sursyʁ
le
gazongazɔ̃
?
bas
CHÉRUBIN
Soyonsswajɔ̃
naïfnaif
ete
vousvu
,
mama
musemyz
,
Inspirez-moi
quelquekɛlkə
chansonʃɑ̃sɔ̃
.
éclairée par la lumière de sa chambre
L'ENSOLEILLAD
Lala
lunelyn
enɑ̃
nappenap
d'or
s'étale
Lala
brisebʁiz
estɛst
tièdetjɛd
commekɔm
unœ̃
bainbɛ̃
...
Lala
nuitnɥi
me
rendʁɑ̃
sentimentalesɑ̃timɑ̃tal
.
à  part
CHÉRUBIN
Soisswa
poitrinairepwatʁinɛʁ
,
Chérubinʃeʁybɛ̃
.
(
Ilil
chanteʃɑ̃t
enɑ̃
s'accompagnant
sursyʁ
sonsɔ̃
épéeepe
enɑ̃
guisegiz
de
guitaregitaʁ
.)
Madamemadam
!
J'ai
vingtvɛ̃
ansɑ̃
à
peinepɛn
Ete
jeʒə
suissɥi
unœ̃
adolescentadɔlesɑ̃
;
Mais
j'ai
tanttɑ̃
d'amour
ete
de
peinepɛn
sans respirer
CHÉRUBIN
Que
déjàdeʒa
jeʒə
suissɥi
languissantlɑ̃gisɑ̃
...
Le
baiserbɛze
,
mama
lèvrelɛvʁ
l'ignore
,
Toustu
mesme
rêvesʁɛv
sontsɔ̃
orphelinsɔʁfəlɛ̃
,
Ete
jeʒə
suissɥi
trèstʁɛ
naïfnaif
encoreɑ̃kɔʁ
.
avec un intérêt légèrement railleur
L'ENSOLEILLAD
Vousvu
vousvu
enɑ̃
vantezvɑ̃te
?
CHÉRUBIN
Jeʒə
m'en
plainsplɛ̃
!
L'ENSOLEILLAD
Pauvrepovʁ
enfantɑ̃fɑ̃
!
Ilil
a
l'air
sincèresɛ̃sɛʁ
!
(
Elleɛl
réfléchitʁefleʃi
uneyn
secondesəgɔ̃d
ete
reculeʁəkyl
doucementdusmɑ̃
versvɛʁ
lala
chambreʃɑ̃bʁ
u
elleɛl
disparaîtradispaʁɛtʁa
enɑ̃
disantdizɑ̃
:)
Ilil
ne
fautfo
paspa
vousvu
désolerdezɔle
...
Jeʒə
descendsdesɑ̃
pourpuʁ
vousvu
consolerkɔ̃sɔle
!
La lune éclaire tout le jardin.
subitement ému et tremblant
CHÉRUBIN
Iciisi
l'Ensoleillad
!
Nousnu
seronssəʁɔ̃
seulssœl
ensembleɑ̃sɑ̃bl
!!
Monmɔ̃
Dieudjø
!
c'est
pourpuʁ
de
vraivʁɛ
que
cettesɛt
foisfwa
jeʒə
trembletʁɑ̃bl
...
(Paraît l'Ensoleillad; un moment d'émotion,
CHÉRUBIN
puispɥi
d'une
voixvwa
tremblantetʁɑ̃blɑ̃t
:)
Ensoleillad
!
Il conduit l'Ensoleillad vers le banc et la regarde avec extase.
CHÉRUBIN
la
!
prèspʁɛ
de
moimwa
?
L'ENSOLEILLAD
Enfantɑ̃fɑ̃
!
CHÉRUBIN
..
que
vousvu
êtesɛt
jolieʒɔ.li
!!
sincèrement ému
CHÉRUBIN
Hélasʼelas
!
Ensoleillad
!
un silence
L'ENSOLEILLAD
Pourquoipuʁkwa
ces
grandsgʁɑ̃
yeux
de
lié et caressant
L'ENSOLEILLAD
mélancoliemelɑ̃kɔli
?
des larmes dans la voix
CHÉRUBIN
Vousvu
partezpaʁte
demaindəmɛ̃
...
(
Souriantesuʁjɑ̃t
,
essuyantesɥijɑ̃
avecavɛk
sonsɔ̃
finfɛ̃
mouchoirmuʃwaʁ
de
dentellesdɑ̃tɛl
lesle
larmeslaʁm
de
Chérubinʃeʁybɛ̃
.)
L'ENSOLEILLAD
Paspa
ce
soirswaʁ
.
très malheureux
CHÉRUBIN
Mais
jeʒə
ne
doisdwa
plusply
vousvu
revoirʁəvwaʁ
...
Ete
bientôtbjɛ̃to
quiki
sait
,
demaindəmɛ̃
mêmemɛm
...
Vousvu
m'oublierez
...
très ému
CHÉRUBIN
Le
Roiʁwa
vousvu
aimeɛm
.
amoureuse et avec élan
L'ENSOLEILLAD
Qu'importe
demaindəmɛ̃
ete
touttu
l'avenir
!
avec une infinie tendresse
L'ENSOLEILLAD
Monmɔ̃
âmeam
te
parlepaʁl
plus bas
L'ENSOLEILLAD
ete
tontɔ̃
coeurkœʁ
m'écoute
.
Rêveʁɛv
que
ce
soirswaʁ
ne
doitdwa
plusply
finirfiniʁ
...
Puisquepɥiskə
pourpuʁ
unœ̃
soirswaʁ
avec abandon
L'ENSOLEILLAD
jeʒə
t'appartiens
toutetut
.
Admireadmiʁ
lala
nuitnɥi
.
Lala
lunelyn
ce
soirswaʁ
a
tanttɑ̃
de
clartéklaʁte
Qu'un
oiseauwazo
surprissyʁpʁi
croyantkʁwajɑ̃
voirvwaʁ
l'aurore
Auo
bordbɔʁ
de
sonsɔ̃
nidni
s'est
mismi
à
chanterʃɑ̃te
.
Ecoute
,
le
boisbwa
touttu
entierɑ̃tje
s'éveille
...
Ecoute
...
Le
ventvɑ̃
touttu
basba
,
nousnu
soufflesufl
à
l'oreille
:
Amantsamɑ̃
troptʁo
bavardsbavaʁ
,
hâtez-vous
d'aimer
!
CHÉRUBIN
Tontɔ̃
âmeam
me
parlepaʁl
...
L'ENSOLEILLAD
ete
CHÉRUBINʃeʁybɛ̃
...
ete
monmɔ̃
coeurkœʁ
l'écoute
...
Rêvonsʁɛvɔ̃
que
ce
soirswaʁ
ne
doitdwa
plusply
finirfiniʁ
.
Aha
!
qu'importe
demaindəmɛ̃
!
ete
touttu
l'avenir
!
Puisquepɥiskə
tuty
[
jeʒə
]
t'
[
m
])
appartiensapaʁtjɛ̃
toutetut
,
toutetut
!
très amoureusement
L'ENSOLEILLAD
Jeʒə
t'appartiens
toutetut
...
La lune se voile.
CHÉRUBIN
Toutetut
!
L'ENSOLEILLAD
ete
CHÉRUBINʃeʁybɛ̃
dans le bois
CHÉRUBIN
Toutetut
!
Enlacés, les deux amoureux s'éloignent dans le bois...
LE COMTE
(
paraissantpaʁɛsɑ̃
à
lala
petitepətit
portepɔʁt
charretièreʃaʁtjɛʁ
qu'il
refermeʁəfɛʁm
soigneusementswaɲøzmɑ̃
derrièredɛʁjɛʁ
luilɥi
)
Ehe
bienbjɛ̃
?
à  la porte de l'auberge
LE DUC
Personnepɛʁsɔn
?
à  la porte des appartements
LE BARON
Nonnɔ̃
,
personnepɛʁsɔn
!
pendant que le Comte et le Baron inspectent
LE DUC
Le
Comtessekɔ̃tɛs
,
nini
lala
Baronnebaʁɔn
Ce
soirswaʁ
ne
me
donnentdɔn
d'effroi
.
Sisi
jeʒə
trembletʁɑ̃bl
c'est
pourpuʁ
le
Roiʁwa
!
pourpuʁ
le
Roiʁwa
!
LE COMTE
Plaçons-nous
.
LE DUC
Plaçons-nous
.
LE BARON
Plaçons-nous
.
LE DUC
Jeʒə
veillevɛj
à
lala
portepɔʁt
.
LE BARON
Moimwa
,
jeʒə
surveillesyʁvɛj
le
vergervɛʁʒe
.
LE COMTE
Jeʒə
surveillessyʁvɛj
lesle
couloirskulwaʁ
.
LE DUC
De
lala
sortesɔʁt
nousnu
conjureronskɔ̃ʒyʁəʁɔ̃
le
dangerdɑ̃ʒe
.
Soyonsswajɔ̃
adroitsadʁwa
!
LE COMTE
Soyonsswajɔ̃
prudentspʁydɑ̃
!
LE BARON
Soyonsswajɔ̃
adroitsadʁwa
!
LE
DUCdyk
,
LE
COMTEkɔ̃t
ete
LE
BARONbaʁɔ̃
...
tandistɑ̃di
que
touttu
reposeʁəpoz
...
Veillonsvɛjɔ̃
!
Veillonsvɛjɔ̃
!
LE DUC
Ete
bienbjɛ̃
que
vousvu
soyezswaje
enɑ̃
causekoz
,
Mesme
amisami
,
ne
pensezpɑ̃se
qu'au
Roiʁwa
!
LE COMTE
...
ete
soyonsswajɔ̃
adroitsadʁwa
!
LE BARON
...
ete
soyonsswajɔ̃
prudentspʁydɑ̃
!
(
Pendantpɑ̃dɑ̃
que
le
Ducdyk
,
le
Comtekɔ̃t
ete
le
Baronbaʁɔ̃
vontvɔ̃
auo
fondfɔ̃
se
consulterkɔ̃sylte
,
l'Ensoleillad
ete
Chérubinʃeʁybɛ̃
paraissentpaʁɛs
à
l'orée
dudy
boisbwa
.)
amoureusement
CHÉRUBIN
Ensoleillad
!
très effrayée, apercevant les trois hommes
L'ENSOLEILLAD
J'ai
peurpœʁ
!
Ilsil
sontsɔ̃
la
!
regardant, puis en prenant vite son parti
CHÉRUBIN
Mama
Mésangemezɑ̃ʒ
!
Jeʒə
vais
lesle
dépisterdepiste
enɑ̃
leurlœʁ
donnantdɔnɑ̃
le
changeʃɑ̃ʒ
.
Fais
unœ̃
détourdetuʁ
...
parpaʁ
le
sentiersɑ̃tje
.
la
!
Il l'embrasse, goguenard
CHÉRUBIN
A
finfɛ̃
chasseurʃasœʁ
plusply
finfɛ̃
gibierʒibje
!!!
(
Elleɛl
s'esquive
ete
rentreʁɑ̃tʁ
furtivementfyʁtivmɑ̃
dansdɑ̃
lala
posada
.
Chérubin disparaît au moment où les trois hommes se séparent.
CHÉRUBIN
Onɔ̃
entendɑ̃tɑ̃
lala
voixvwa
de
Chérubinʃeʁybɛ̃
)
Lorsquelɔʁskə
vousvu
n'aurez
rienʁjɛ̃
à
fairefɛʁ
les trois hommes revenant vite les uns près des autres
CHÉRUBIN
LE
DUCdyk
,
LE
COMTEkɔ̃t
ete
LE
BARONbaʁɔ̃
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
c'est
luilɥi
!
Mandez-moi
vitevit
auprèsopʁɛ
de
vousvu
...
D'ici, la voix sort...
LE DUC
Ilil
se
tait
...
VOIX
Aha
!
LE COMTE
Nonnɔ̃
!
LE DUC
Ilil
chanteʃɑ̃t
encorɑ̃.kɔʁ
!
LE BARON
Ilil
chantʃɑ̃
encorɑ̃.kɔʁ
!
comme plus loin
VOIX
Le
paradispaʁadi
que
jeʒə
préfèrepʁefɛʁ
c'est
unœ̃
coussinkusɛ̃
à
vosvo
genouxʒənu
!
LE
DUCdyk
,
LE
COMTEkɔ̃t
ete
LE
BARONbaʁɔ̃
Le
scélératseleʁa
estɛst
dansdɑ̃
le
boisbwa
...
Nousnu
le
tenonstənɔ̃
bienbjɛ̃
cettesɛt
foisfwa
.
(L'Ensoleillad inquiète paraît à  son balcon; on entend la voix
VOIX
desde
troistʁwa
hommesɔm
criantkʁijɑ̃
:
Taïauttajo
)
émue
L'ENSOLEILLAD
Jeʒə
lesle
entendsɑ̃tɑ̃
à
sasa
poursuitepuʁsɥit
...
Mais
Chérubinʃeʁybɛ̃
se
moquemɔk
deux
.
Hélasʼelas
,
le
bonheurbɔnœʁ
passepas
vitevit
,
Nousnu
étionsetjɔ̃
sisi
bienbjɛ̃
lié et caressant
L'ENSOLEILLAD
seulssœl
toustu
lesle
deux
!
Sesse
lèvreslɛvʁ
cherchaientʃɛʁʃɛ
mesme
lèvreslɛvʁ
dansdɑ̃
l'ombre
...
chaleureux
L'ENSOLEILLAD
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
reviensʁəvjɛ̃
!
aha
!
reviensʁəvjɛ̃
!
VOIX
Jeʒə
suissɥi
la
!
regardant en vain
L'ENSOLEILLAD
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
toujours invisible
CHÉRUBIN
J'ai
dépistédepiste
lala
meutemøt
.
en riant
CHÉRUBIN
Le
Ducdyk
jureʒyʁ
sisi
fortfɔʁ
Que
lala
forêtfɔʁɛ
s'ameute
.
L'ENSOLEILLAD
Mais
...
jeʒə
ne
te
voisvwa
paspa
...
u
doncdɔ̃k
te
caches-tu
?
apparaissant à  califourchon sur le mur
CHÉRUBIN
J'y
suissɥi
!
L'ENSOLEILLAD
Cielsjɛl
!
sursyʁ
le
murmyʁ
!
en se préparant à  descendre
CHÉRUBIN
Aïeaj
!
L'ENSOLEILLAD
Qu'as-tu
?
il descend par le treillage
CHÉRUBIN
Nonnɔ̃
!
j'ai
malmal
!
L'ENSOLEILLAD
u
doncdɔ̃k
?
continuant sa dégringolade
CHÉRUBIN
Paspa
à
l'oreille
.
Carkaʁ
jeʒə
m'étais
assisasi
sursyʁ
unœ̃
fondfɔ̃
de
bouteillebutɛj
.
amusée et joyeuse
L'ENSOLEILLAD
Prendspʁɑ̃
gardegaʁd
!
sautant à  terre
CHÉRUBIN
Jeʒə
descendsdesɑ̃
!
(Il prend une échelle et l'applique
CHÉRUBIN
contrekɔ̃tʁ
le
balconbalkɔ̃
de
l'Ensoleillad
.
Chérubinʃeʁybɛ̃
grimpegʁɛ̃p
ete
se
trouvetʁuv
aussitôtosito
enɑ̃
hautʼo
de
l'échelle
;
s'il
ne
peut
pénétrerpenetʁe
chezʃe
l'Ensoleillad
;)
gaîment
CHÉRUBIN
Mais
c'est
pourpuʁ
mieuxmjø
montermɔ̃te
!
L'ENSOLEILLAD
Aha
!
monmɔ̃
Dieudjø
!
CHÉRUBIN
(
ilil
parvientpaʁvjɛ̃
,
à
traverstʁavɛʁ
lesle
barreauxbaʁo
dudy
balconbalkɔ̃
ferméfɛʁme
,
à
enlacerɑ̃lase
sonsɔ̃
amieami
;
triomphanttʁijɔ̃fɑ̃
)
Me
voilàvwala
!
L'ENSOLEILLAD
Chérubinʃeʁybɛ̃
!!
CHÉRUBIN
Mama
beautébote
!
Ils s'étreignent. La lune les caresse d'un grand rayon.
avec élan
L'ENSOLEILLAD
Amouramuʁ
!
amouramuʁ
!
sempre appassionate
L'ENSOLEILLAD
quandkɑ̃
tuty
t'en
mêlesmel
,
Lesle
jalouxʒalu
peuventpœv
sursyʁ
venirvəniʁ
;
Lesle
amantsamɑ̃
qu'on
veut
désunirde.zy.niʁ
...
CHÉRUBIN
Tuty
lesle
rapprochesʁapʁɔʃ
d'un
coupku
d'aile
.
avec élan
CHÉRUBIN
Amouramuʁ
!
amouramuʁ
!
sempre appassionate
CHÉRUBIN
entendsɑ̃tɑ̃
mama
voixvwa
;
L'ENSOLEILLAD
Phoebé
luitlɥiʁ
troptʁo
sursyʁ
nosno
visagesvizaʒ
,
CHÉRUBIN
Lesle
jalouxʒalu
vontvɔ̃
nousnu
voirvwaʁ
dudy
boisbwa
...
L'ENSOLEILLAD
Cachekaʃ
lala
lunelyn
...
Cachekaʃ
lala
lunelyn
d'un
nuagenɥaʒ
.
La lune s'obscurcit.
joyeux
CHÉRUBIN
Miraclemiʁakl
!
Eros
répondʁepɔ̃
...
Ete
Phoebé
s'obscurcit
!!
L'ENSOLEILLAD
ete
CHÉRUBINʃeʁybɛ̃
Eros
,
Dieudjø
d'allégresse
,
Eros
!
O
toitwa
quiki
fais
mourirmuʁiʁ
d'une
mainmɛ̃
quiki
caressekaʁɛs
...
Divindivɛ̃
Eros
,
Eros
mercimɛʁsi
!
(
Touttu
à
coupku
lesle
jalousiesʒaluzi
desde
fenêtresfnɛtʁ
de
lala
Baronnebaʁɔn
ete
de
lala
Comtessekɔ̃tɛs
se
soulèventsulɛv
.)
effrayée
L'ENSOLEILLAD
Dudy
bruitbʁɥi
,
descendsdesɑ̃
.
(
Ilsil
se
laisselɛs
glisserglise
enɑ̃
basba
de
l'échelle
...
L'Ensoleillad
s'est
sauvéesove
unœ̃
instantɛ̃stɑ̃
dansdɑ̃
sasa
chambreʃɑ̃bʁ
.)
de la fenêtre
LA COMTESSE
Quiki
vava
la
?
à  part
CHÉRUBIN
Mama
marrainemaʁɛn
!
apparaissant de même
LA BARONNE
Quiki
parlepaʁl
?
à  part
CHÉRUBIN
Seigneursɛɲœʁ
,
l'autre
aussiosi
!
vivement à  la Baronne
CHÉRUBIN
C'est
moimwa
!
LA COMTESSE
Quoikwa
?
à  la Comtesse
CHÉRUBIN
C'est
moimwa
!
très bas
LA COMTESSE
Vousvu
iciisi
!
revenant
L'ENSOLEILLAD
Parlezpaʁle
plusply
hautʼo
,
j'entends
à
peinepɛn
!
LE
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LAla
BARONNEbaʁɔn
Imprudentɛ̃pʁydɑ̃
!
Quoikwa
?
surprise d'entendre plusieurs voix
L'ENSOLEILLAD
quiki
chuchotte
ainsiɛ̃si
?
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LAla
BARONNEbaʁɔn
surprises d'entendre plusieurs voix
L'ENSOLEILLAD
...
quiki
chuchotte
ainsiɛ̃si
?
cherchant une défaite
CHÉRUBIN
C'est
le
ventvɑ̃
!!
L'ENSOLEILLAD
,
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LAla
BARONNEbaʁɔn
Quoikwa
?
Chutʃyt
!
Puisquepɥiskə
de
sisi
loinlwɛ̃
onɔ̃
ne
peut
s'embrasser
,
Puisqu'on
ne
peut
parlerpaʁle
,
lancez-moi
quelquekɛlkə
gagegaʒ
...
J'implore
unœ̃
souvenirsuvniʁ
tendre
CHÉRUBIN
à
défautdefo
d'un
baiserbɛze
.
L'ENSOLEILLAD
,
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LAla
BARONNEbaʁɔn
Aha
!
commentkɔmɑ̃
vousvu
résisterʁeziste
,
beaubo
pagepaʒ
!
lui lançant un bouquet
LA BARONNE
Tienstjɛ̃
!
lui lançant sa jarretière
L'ENSOLEILLAD
Tienstjɛ̃
!
lui lançant un ruban de son cou
LA COMTESSE
Tienstjɛ̃
!
CHÉRUBIN
(
raviʁavi
,
attrapantatʁapɑ̃
lesle
troistʁwa
gagesgaʒ
,
puispɥi
lesle
pressantpʁɛsɑ̃
contrekɔ̃tʁ
sonsɔ̃
coeurkœʁ
)
Aha
!
le
bonbɔ̃
tourtuʁ
!
Jeʒə
suissɥi
touttu
mitraillémitʁaje
d'amour
!
effrayée
L'ENSOLEILLAD
Le
Ducdyk
!
(
Chaqueʃak
fenêtrefnɛtʁ
se
fermefɛʁm
brusquementbʁyskəmɑ̃
aprèsapʁɛ
chaqueʃak
exclamationɛksklamasjɔ̃
)
effarée
LA BARONNE
Le
Baronbaʁɔ̃
!
craintive
LA COMTESSE
Le
Comtekɔ̃t
!
Chérubin, pour apercevoir l'ennemi, grimpe sur l'échelle.
arrivant, une lanterne à  la main
LE BARON
Ilil
estɛst
prispʁi
!
LE DUC
Cernonssɛʁnɔ̃
le
jardinʒaʁdɛ̃
!
LE COMTE
C'est
unœ̃
scandaleskɑ̃dal
!
LE DUC
Uneyn
honteʼɔ̃t
!
(Chérubin dégringole au milieu d'eux trois. Il jette devant
LE DUC
luilɥi
l'échelle
,
ete
,
goguenardgɔgnaʁ
,
provocantpʁɔvɔkɑ̃
,
lesle
attendatɑ̃
lesle
brasbʁa
croiséskʁwaze
.)
LE BARON
Banditbɑ̃di
!
LE DUC
Gredingʁədɛ̃
!
Les trois hommes sont exaspérés.
dans une colère froide
LE COMTE
D'où
venez-vous
?
avec explosion
LE DUC
De
quellekɛl
chambreʃɑ̃bʁ
?
désignant la chambre de la Comtesse, à  part
LE COMTE
Vient-il
d'ici
?
montrant la chambre de la Baronne; à  part
LE BARON
Vient-il
de
la
?
LE
DUCdyk
,
LE
COMTEkɔ̃t
ete
LE
BARONbaʁɔ̃
Tous, à  Chérubin
LE BARON
Répondsʁepɔ̃
!
Répondsʁepɔ̃
!
leur éclatant de rire au nez
CHÉRUBIN
Tra
lala
lala
lala
lala
lala
lala
!!
LE
DUCdyk
,
LE
COMTEkɔ̃t
ete
LE
BARONbaʁɔ̃
Répondsʁepɔ̃
!
Répondsʁepɔ̃
!
Jeʒə
m'amuse
!
Jeʒə
m'amuse
!
en levant sa lanterne vers Chérubin
LE BARON
Ce
bouquetbukɛ
estɛst
à
mama
femmefam
!
trépidant de rage concentrée
LE COMTE
Ce
rubanʁybɑ̃
à
lala
Comtessekɔ̃tɛs
!
avec explosion
LE DUC
Sasa
jarretièreʒaʁtjɛʁ
!!
CHÉRUBIN
Jeʒə
m'amuse
!
Jeʒə
m'amuse
!
se découvrant
LE DUC
Pauvrepovʁ
Roiʁwa
!
LE COMTE
Ce
rubanʁybɑ̃
!
LE BARON
Ce
bouquetbukɛ
!
LE DUC
Rendezʁɑ̃de
lala
jarretièreʒaʁtjɛʁ
!
dégaînant
LE BARON
Rendezʁɑ̃de
!
dégaînant
LE DUC
Rendezʁɑ̃de
!
dégaînant
LE COMTE
â
€¦
ouu
c'est
lala
mortmɔʁ
!
lala
mortmɔʁ
!
lala
mortmɔʁ
!
roulant des yeux terribles
LE DUC
â
€¦
avecavɛk
le
cimetièresimtjɛʁ
!
LE BARON
...
avecavɛk
le
cimetièresimtjɛʁ
!
Tous les trois chargeant Chérubin avec des cris féroces.
CHÉRUBIN
Jamaisʒamɛ
!
Jamaisʒamɛ
!
Jamaisʒamɛ
!
LE
DUCdyk
,
LE
COMTEkɔ̃t
ete
LE
BARONbaʁɔ̃
Tienstjɛ̃
!
Tienstjɛ̃
!
Tienstjɛ̃
!
Tienstjɛ̃
!
Tienstjɛ̃
!
Tienstjɛ̃
!
Tienstjɛ̃
!
(
Chérubinʃeʁybɛ̃
tienttjɛ̃
têtetɛt
auxo
troistʁwa
énergumènesenɛʁgymɛn
,
mais
,
auxo
criskʁi
arriventaʁiv
aussitôtosito
l'Aubergiste
affoléafɔle
ete
Le
Philosophefilɔzɔf
éploréeplɔʁe
.)
accourant affolé
L'AUBERGISTE
Alguazilsal.ɡwa.zil
!!
alguazilsal.ɡwa.zil
!!
LE
DUCdyk
,
LE
COMTEkɔ̃t
ete
LE
BARONbaʁɔ̃
Tienstjɛ̃
!
Tienstjɛ̃
!
éploré.
LE PHILOSOPHE
Troistʁwa
duelsdɥɛl
!
aha
!
monmɔ̃
pauvrepovʁ
garçongaʁsɔ̃
!
Troistʁwa
duelsdɥɛl
!
Troistʁwa
duelsdɥɛl
!
(
Onɔ̃
sonnesɔn
lala
clocheklɔʃ
.
Le
dueldɥɛl
s'est
arrêtéaʁete
-
lala
portepɔʁt
charretièreʃaʁtjɛʁ
estɛst
ouverteuvɛʁt
-
lala
courkuʁ
de
lala
posada
estɛst
envahieɑ̃vai
parpaʁ
uneyn
fouleful
de
serviteurssɛʁvitœʁ
-
avecavɛk
torchestɔʁʃ
ete
lanterneslɑ̃tɛʁn
-
de
servantessɛʁvɑ̃t
,
de
passantspasɑ̃
,
de
voyageursvwajaʒœʁ
ete
voyageusesvwajaʒøz
réveillésʁevɛje
enɑ̃
sursautsyʁso
,
quiki
paraissentpaʁɛs
dansdɑ̃
leurslœʁ
costumekɔstym
de
nuitnɥi
.)
LES SERVANTES
LESle
VOYAGEUSESvwajaʒøz
ete
LESle
VOYAGEURSvwajaʒœʁ
Quelkɛl
scandaleskɑ̃dal
!
Quelkɛl
scandaleskɑ̃dal
!
Quelkɛl
scandaleskɑ̃dal
!
LE DUC
Jeʒə
tueraityʁɛ
demaindəmɛ̃
ce
garçongaʁsɔ̃
!
Le
Roiʁwa
me
donneradɔnəʁa
raisonʁɛzɔ̃
!
LE
COMTEkɔ̃t
ete
LE
BARONbaʁɔ̃
Mama
femmefam
aimerɛme
ce
polissonpɔlisɔ̃
!
Aha
!
quellekɛl
indigneɛ̃diɲ
trahisontʁaizɔ̃
!
CHÉRUBIN
Tra
lala
lala
!
Tra
lala
lala
!
Jeʒə
m'amuse
!
Jeʒə
m'amuse
!
paraît le Corrégidor suive d'Alguazils
annonçant à  tue-tête
SERVITEURS
Le
Corrégidor
!!
se jette sur le Corrégidor; à  part, avec effarement
LE BARON
Gardez-vous
qu'on
le
soupçonnesupsɔn
;
Mais
avecavɛk
lala
Comtessekɔ̃tɛs
ilil
estɛst
bienbjɛ̃
!
même, jeu
LE COMTE
Aha
!
monsieurməsjø
,
n'en
parlezpaʁle
a
personnepɛʁsɔn
Ilil
vientvjɛ̃
de
chezʃe
l'Ensoleillad
!
de l'autre côté
LE COMTE
Chutʃyt
!
n'en
ditesdit
rienʁjɛ̃
!
de l'autre côté
LE BARON
Chutʃyt
!
n'en
ditesdit
rienʁjɛ̃
!
n'en
ditesdit
rienʁjɛ̃
!
rienʁjɛ̃
!
même, jeu
LE DUC
Ilil
vientvjɛ̃
de
chezʃe
lala
Baronnebaʁɔn
,
chutʃyt
!
mais
auo
Baronnebaʁɔn
n'en
ditesdit
rienʁjɛ̃
!
L'AUBERGISTE
,
LESle
SERVANTESsɛʁvɑ̃t
ete
LESle
VALETSvalɛ
Pourpuʁ
lala
maisonmɛzɔ̃
quelkɛl
scandaleskɑ̃dal
!
Le
patronpatʁɔ̃
enɑ̃
perdrapɛʁdʁa
lala
raisonʁɛzɔ̃
!
Les trois fenêtres se sont ouvertes, les trois femmes sont apparues.
LE DUC
LE
DUCdyk
,
LE
COMTEkɔ̃t
ete
LE
BARONbaʁɔ̃
Chutʃyt
!
n'en
ditesdit
rienʁjɛ̃
!
Les trois femmes à  leurs fenêtres.
éplorée, à  part
L'ENSOLEILLAD
Troistʁwa
duelsdɥɛl
à
lala
foisfwa
!
Ilsil
le
tueronttyʁɔ̃
!
à  part
LA BARONNE
Ilsil
le
tueronttyʁɔ̃
!
LE PHILOSOPHE
Troistʁwa
duelsdɥɛl
à
lala
foisfwa
!
Ilsil
le
tueronttyʁɔ̃
!
monmɔ̃
Dieudjø
!
O
monmɔ̃
Dieudjø
!
O
monmɔ̃
Dieudjø
!
O
monmɔ̃
Dieudjø
!
CHÉRUBIN
Tra
lala
lala
lala
lala
lala
lala
lala
lala
lala
!
Jeʒə
suissɥi
gai
commekɔm
unœ̃
pinsonpɛ̃sɔ̃
!
Zon
!
zon
!
zon
!
Aha
!
que
jeʒə
m'amuse
!
lala
lala
!
Quellekɛl
nuitnɥi
!
Jeʒə
m'amuse
!
lala
!
lala
!
L'AUBERGISTE
,
LESle
SERVANTESsɛʁvɑ̃t
,
LESle
VALETSvalɛ
ete
LAla
FOULEful
Quelkɛl
scandaleskɑ̃dal
!
Quelkɛl
scandaleskɑ̃dal
!
L'ENSOLEILLAD
,
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LAla
BARONNEbaʁɔn
Pauvrepovʁ
garçongaʁsɔ̃
!
Ilsil
le
tueronttyʁɔ̃
!
LE
DUCdyk
,
LE
COMTEkɔ̃t
ete
LE
BARONbaʁɔ̃
Voyezvwaje
,
ilil
ritʁi
!
voyezvwaje
,
ilil
ritʁi
!
Jeʒə
tueraityʁɛ
demaindəmɛ̃
ce
garçongaʁsɔ̃
!
L'ENSOLEILLAD
Hélasʼelas
!
Hélasʼelas
!
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LAla
BARONNEbaʁɔn
C'en
estɛst
fait
!
Ilsil
le
tueronttyʁɔ̃
!
L'AUBERGISTE
,
LESle
SERVANTESsɛʁvɑ̃t
,
LESle
VALETSvalɛ
ete
LAla
FOULEful
Quelkɛl
scandaleskɑ̃dal
!
Pourpuʁ
lala
maisonmɛzɔ̃
!
LE PHILOSOPHE
Monmɔ̃
Dieudjø
!
Ilil
a
troistʁwa
duelsdɥɛl
!
LE
DUCdyk
,
LE
COMTEkɔ̃t
ete
LE
BARONbaʁɔ̃
Le
Roiʁwa
me
donneradɔnəʁa
raisonʁɛzɔ̃
!
LE DUC
Ouiwi
,
jeʒə
tueraityʁɛ
ce
garçongaʁsɔ̃
!
LE
COMTEkɔ̃t
ete
LE
BARONbaʁɔ̃
Quellekɛl
indigneɛ̃diɲ
trahisontʁaizɔ̃
!
à  Chérubin; très catégorique
LE COMTE
Demaindəmɛ̃
,
jeʒə
vousvu
tueraityʁɛ
!
LES SERVANTES
LESle
VALETSvalɛ
ete
LAla
FOULEful
Quelkɛl
scandaleskɑ̃dal
pourpuʁ
lala
maisonmɛzɔ̃
!
Quelkɛl
scandaleskɑ̃dal
pourpuʁ
lala
maisonmɛzɔ̃
!
Aha
!
L'ENSOLEILLAD
,
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LAla
BARONNEbaʁɔn
Aha
!
Aha
!
monmɔ̃
Dieudjø
!
LE PHILOSOPHE
Monmɔ̃
Dieudjø
!
Monmɔ̃
Dieudjø
!
Aha
!
LE
DUCdyk
,
LE
COMTEkɔ̃t
ete
LE
BARONbaʁɔ̃
A
mortmɔʁ
!
A
mortmɔʁ
!
Aha
!
CHÉRUBIN
Tra
lala
lala
!
Tra
lala
lala
!
Tra
lala
lala
!
(
Sursyʁ
unœ̃
signesiɲ
dudy
Corrégidor
lesle
alguazilsal.ɡwa.zil
entourentɑ̃tuʁ
ete
arrêtentaʁet
le
Ducdyk
,
le
Comtekɔ̃t
ete
le
Baronbaʁɔ̃
quiki
protestentpʁɔtɛst
ete
se
démènentdemɛn
commekɔm
desde
fousfu
furieuxfyʁjø
.
Lesle
troistʁwa
femmesfam
s'évanouissent
,...
chacuneʃakyn
à
sonsɔ̃
balconbalkɔ̃
.
-
criskʁi
-
tumultetymylt
indescriptibleɛ̃dɛskʁiptibl
.)
Acte III
RIDEAU
Le
patiopatjo
pittoresquepitɔʁɛsk
de
lala
mêmemɛm
posada
espagnoleɛs.pa.ɲɔl
(
Unœ̃
escalierɛskalje
de
boisbwa
conduitkɔ̃dɥi
à
lala
galeriegalʁi
dudy
premierpʁəmje
étageetaʒ
;
à
droitedʁwat
,
desde
laurierslɔʁje
rosesʁoz
ete
desde
grenadiersgʁənadje
dansdɑ̃
desde
jarresʒaʁ
formentfɔʁm
unœ̃
coinkwɛ̃
printanierpʁɛ̃tanje
auo
milieumiljø
duqueldykɛl
Chérubinʃeʁybɛ̃
,
accoudéakude
sursyʁ
uneyn
tabletabl
,
écritekʁi
silencieusementsilɑ̃sjøzmɑ̃
.
Le Philosophe paraît: il s'avance discrètement du côté de Chérubin
RIDEAU
ete
l'observe
sanssɑ̃
enɑ̃
êtreɛtʁ
aperçuapɛʁsy
.)
doucement
LE PHILOSOPHE
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
continuant à  écrire et presque sans lever la tête
CHÉRUBIN
Unœ̃
momentmɔmɑ̃
!
doucement
LE PHILOSOPHE
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
intrigué
LE PHILOSOPHE
Qu'écris-tu
la
?
de belle humeur
CHÉRUBIN
Monmɔ̃
testamenttɛstamɑ̃
!
J'ai
troistʁwa
duelsdɥɛl
!
estomaqué
LE PHILOSOPHE
Malheureuxmalœʁø
!
un peu songeur, mais cependant frivole
CHÉRUBIN
Aha
!
jeʒə
soupiresupiʁ
unœ̃
peu
...
assez légèrement
CHÉRUBIN
Mais
jeʒə
n'ai
paspa
l'âme
morosemɔʁoz
...
J'ai
toujourstuʒuʁ
vuvy
lala
vievi
enɑ̃
bleublø
;
au mot de «mort» le pauvre Philosophe devient tout pâle
CHÉRUBIN
Lala
mortmɔʁ
...
jeʒə
veux
lala
voirvwaʁ
enɑ̃
roseʁoz
.
Il lit son testament.
CHÉRUBIN
Sisi
jeʒə
reçoisʁə.sə.vwaʁ
unœ̃
coupku
de
daguedag
,
Sisi
ce
soirswaʁ
jeʒə
doisdwa
trépassertʁepase
,
A
Ninani.na
jeʒə
donnedɔn
mama
baguebag
...
Pourpuʁ
êtreɛtʁ
unœ̃
peu
sonsɔ̃
fiancéfijɑ̃se
.
A
l'Ensoleillad
roseʁoz
ete
brunebʁyn
,
Dontdɔ̃
l'amour
unœ̃
soirswaʁ
m'a
griségʁize
,
Jeʒə
donnedɔn
toutetut
mama
fortunefɔʁtyn
,
Ete
c'est
bienbjɛ̃
peu
pourpuʁ
sonsɔ̃
baiserbɛze
.
avec émotion
CHÉRUBIN
A
monmɔ̃
seulsœl
amiami
...
(
le
Philosophefilɔzɔf
désespérédezɛspeʁe
luilɥi
fait
signesiɲ
qu'il
ne
voudraitvudʁɛ
rienʁjɛ̃
entendreɑ̃tɑ̃dʁ
)
...
j'abandonne
Mesme
boisbwa
ete
monmɔ̃
manoirmanwaʁ
.
Jeʒə
luilɥi
fisfi
dudy
chagrinʃagʁɛ̃
parpaʁ
foisfwa
...
Mais
jeʒə
sais
bienbjɛ̃
qu'il
me
pardonnepaʁdɔn
!
(
à
ces
motsmo
,
le
Philosophefilɔzɔf
,
quiki
sanglotesɑ̃glɔt
,
se
jetteʒɛt
dansdɑ̃
lesle
brasbʁa
de
Chérubinʃeʁybɛ̃
.)
très ému
LE PHILOSOPHE
Mourirmuʁiʁ
!
Quandkɑ̃
onɔ̃
a
cetsɛt
airɛʁ
radieuxʁadjø
!
Quandkɑ̃
l'amour
rayonneʁɛjɔn
enɑ̃
sesse
yeux
!
hors de lui
LE PHILOSOPHE
Mourirmuʁiʁ
quandkɑ̃
l'amour
rayonneʁɛjɔn
enɑ̃
sesse
yeux
,
Mourirmuʁiʁ
quandkɑ̃
lala
vievi
enɑ̃
sonsɔ̃
coeurkœʁ
s'éveille
,
Mourirmuʁiʁ
quandkɑ̃
onɔ̃
a
cetsɛt
airɛʁ
radieuxʁadjø
,
CHÉRUBIN
Que
dis-tu
?
LE PHILOSOPHE
Mourirmuʁiʁ
quandkɑ̃
onɔ̃
a
desde
couleurskulœʁ
pareillespa.ʁɛj
!
Mourirmuʁiʁ
!
Mourirmuʁiʁ
!
violemment ému
LE PHILOSOPHE
Mourirmuʁiʁ
!
CHÉRUBIN
Que
dis-tu
?
LE PHILOSOPHE
Que
tata
mortmɔʁ
enragé
LE PHILOSOPHE
seraitsəʁɛ
abominableabɔminabl
!
Nonnɔ̃
!
tuty
ne
mourrasmuʁːa
pointpwɛ̃
,
parpaʁ
le
diabledjabl
!
amusé
CHÉRUBIN
Ilil
jureʒyʁ
!
transfiguré
LE PHILOSOPHE
Enɑ̃
gardegaʁd
!
CHÉRUBIN
Pourquoipuʁkwa
doncdɔ̃k
?
confidentiel
LE PHILOSOPHE
Jeʒə
veux
t'apprendre
unœ̃
coupku
de
maîtremɛtʁ
.
s'amusant beaucoup
CHÉRUBIN
Tuty
t'es
doncdɔ̃k
battubaty
?
se confessant
LE PHILOSOPHE
Commekɔm
unœ̃
reîtreʁɛtʁ
.
CHÉRUBIN
Toitwa
sisi
sagesaʒ
!
(
Le
Philosophefilɔzɔf
s'armant
d'une
lardoire
luilɥi
donnedɔn
uneyn
leçonləsɔ̃
d'escrime
.)
LE PHILOSOPHE
A
tontɔ̃
espadonɛspadɔ̃
!
Jeʒə
simulesimyl
unœ̃
contrekɔ̃tʁ
de
quartekaʁt
,
Enɑ̃
sixtesikst
,
enɑ̃
quartekaʁt
,
Enɑ̃
sixtesikst
,
encorɑ̃.kɔʁ
,
Tontɔ̃
ferfɛʁ
veut
passerpase
,
jeʒə
l'écarte
,
Battezbate
,
dégagezdegaʒe
.
Il se fend
LE PHILOSOPHE
Tuty
esɛ
mortmɔʁ
!
enthousiasmé
CHÉRUBIN
Bravobʁavo
!
Superbesypɛʁb
!
revenant du dehors
L'AUBERGISTE
Unœ̃
dueldɥɛl
encorɑ̃.kɔʁ
!
Alguazilsal.ɡwa.zil
!
Alguazilsal.ɡwa.zil
!
CHÉRUBIN
Tais-toitɛʁ
butorbytɔʁ
!
Ce
n'était
qu'un
jeuʒø
!
l'Aubergiste sort.
apparaissent la Comtesse et La Baronne
LE PHILOSOPHE
Lala
Comtessekɔ̃tɛs
!
CHÉRUBIN
Ete
lala
Baronnebaʁɔn
.
à  la Comtesse
LA BARONNE
De
l'adresse
.
à  la Baronne
LA COMTESSE
Dudy
calmekalm
!
au Philosophe, à  part
CHÉRUBIN
Quelkɛl
airɛʁ
courroucékuʁuse
!
à  Chérubin, à  part
LE PHILOSOPHE
Quiki
fait
desde
fautesfot
lesle
supportesypɔʁt
.
CHÉRUBIN
Vava
fairefɛʁ
le
guet
à
lala
portepɔʁt
!
Le Philosophe sort.
CHÉRUBIN
(
trèstʁɛ
ennuyéɑ̃nɥije
,
voyantvwajɑ̃
venirvəniʁ
à
luilɥi
lesle
deux
femmesfam
,
à
lui-mêmelɥimɛm
)
Aha
!
quelkɛl
momentmɔmɑ̃
jeʒə
vais
passerpase
!
aux deux femmes
CHÉRUBIN
Jeʒə
tombetɔ̃b
auxo
piedspje
de
tanttɑ̃
de
grâcegʁas
!
Les deux femmes très irritées, très nerveuses.
CHÉRUBIN
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LAla
BARONNEbaʁɔn
Paspa
de
grandsgʁɑ̃
motsmo
!
Ete
paspa
de
phrasesfʁaz
!
Mais
...
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LAla
BARONNEbaʁɔn
sèchement et impératif
CHÉRUBIN
Répondez-nous
...
lala
véritéveʁite
!
lala
véritéveʁite
!
lala
véritéveʁite
!
Pourpuʁ
quiki
chantez-vous
doncdɔ̃k
,
beaubo
pagepaʒ
,
cettesɛt
nuitnɥi
?
embarrassé
CHÉRUBIN
Cettesɛt
nuitnɥi
?
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LAla
BARONNEbaʁɔn
après s'être consultées en confidence.
CHÉRUBIN
Pourquoipuʁkwa
demandez-vousdə.mɑ̃.de
desde
gagesgaʒ
?
Cettesɛt
nuitnɥi
?
Cettesɛt
nuitnɥi
?
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LAla
BARONNEbaʁɔn
toutes les deux avec irritation et fermeté
CHÉRUBIN
Le
véritéveʁite
,
voyonsvwajɔ̃
,
Monsieurməsjø
,
lala
véritéveʁite
!
commençant à  en avoir assez.
CHÉRUBIN
Ehe
bienbjɛ̃
,
tanttɑ̃
pispi
!
Hierijɛʁ
j'ai
chantéʃɑ̃te
...
soupirant
LA COMTESSE
Pourpuʁ
moimwa
?
de même
LA BARONNE
Pourpuʁ
moimwa
?
un peu confus
CHÉRUBIN
Nonnɔ̃
...
pourpuʁ
uneyn
autreotʁ
!
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LAla
BARONNEbaʁɔn
ayant tout deviné, furieuses, exaspérées
CHÉRUBIN
L'Ensoleillad
!
arrivant vivement
LE PHILOSOPHE
Vosvo
marismaʁi
!
Il s'esquive aussitôt.
à  part
LA COMTESSE
Bienbjɛ̃
!
(
Le
Comtekɔ̃t
ete
le
Baronbaʁɔ̃
s'arrêtent
enɑ̃
voyantvwajɑ̃
leurslœʁ
femmesfam
causerkoze
avecavɛk
Chérubinʃeʁybɛ̃
.
Celles-cisɛlsi
feignentfɛɲ
d'ignorer
lala
présencepʁezɑ̃s
de
messieursme.sjø
leurslœʁ
marismaʁi
ete
accablentakabl
Chérubinʃeʁybɛ̃
quiki
souffresufʁ
millemil
mortsmɔʁ
.)
(
hautʼo
,
enɑ̃
redoublantʁədublɑ̃
de
colèrekɔlɛʁ
visvis
à
visvis
de
Chérubinʃeʁybɛ̃
ete
paraissantpaʁɛsɑ̃
trèstʁɛ
amoureuseamuʁøz
quandkɑ̃
ilil
s'agit
de
sonsɔ̃
marimaʁi
)
Vousvu
me
compromettiezkɔ̃pʁɔmɛtje
auxo
yeux
d'un
épouxepu
que
j'adore
!
même jeu, plus outrée encore
LA BARONNE
Vousvu
chantiezʃɑ̃tje
pourpuʁ
l'Ensoleillad
Ete
monmɔ̃
pauvrepovʁ
marimaʁi
,
ouiwi
,
monmɔ̃
marimaʁi
l'ignore
!
pris au jeu, au Comte
LE BARON
Lesle
entendez-vousɑ̃.tɑ̃dʁ
?
à  part, exaspéré
CHÉRUBIN
Lesle
pécorespekɔʁ
!
LA BARONNE
Enfinɑ̃fɛ̃
,
répondezʁepɔ̃de
...
LA COMTESSE
Est-ce
vraivʁɛ
,
répondezʁepɔ̃de
?
bas à  Chérubin
LA COMTESSE
Répondezʁepɔ̃de
ouu
vousvu
me
perdezpɛʁde
...
CHÉRUBIN
(
tremblanttʁɑ̃blɑ̃
de
rageʁaʒ
,
mais
voulantvulɑ̃
malgrémalgʁe
touttu
disculperdiskylpe
lesle
deux
femmesfam
)
C'est
vraivʁɛ
!
c'est
vraivʁɛ
!
LE BARON
(
accourantakuʁɑ̃
versvɛʁ
sasa
femmefam
quiki
semblesɑ̃bl
stupéfiéestypefje
de
le
trouvertʁuve
la
;
avecavɛk
expansionɛkspɑ̃sjɔ̃
)
Chèreʃɛʁ
femmefam
adoréeadɔʁe
!
jouant l'étonnement
LA BARONNE
Vousvu
!
même jeu que le Baron
LE COMTE
Femmefam
aiméeɛme
!
LA COMTESSE
(
mêmemɛm
jeuʒø
que
lala
Baronnebaʁɔn
,
mais
avecavɛk
plusply
de
hauteurʼotœʁ
)
Aha
!
c'est
vousvu
!
CHÉRUBIN
(
trépignanttʁepiɲɑ̃
de
rageʁaʒ
devantdəvɑ̃
cettesɛt
doubledubl
comédiekɔmedi
)
Lesle
perfidespɛʁfid
!
lesle
perfidespɛʁfid
!
bas à  sa femme
LE COMTE
Pardonnez-moi
!
doucement à  la sienne
LE BARON
Pardonnez-nous
!
CHÉRUBIN
(
n'en
pouvantpuvɑ̃
plusply
,
se
tournanttuʁnɑ̃
versvɛʁ
lesle
deux
hommesɔm
;
trèstʁɛ
décidédeside
)
Nosno
duelsdɥɛl
tiennenttjɛ̃n
toujourstuʒuʁ
,
j'espère
?
insolente
LA BARONNE
Vousvu
ditesdit
?
persiflante et méprisante
LA COMTESSE
Unœ̃
dueldɥɛl
?
Pourquoipuʁkwa
fairefɛʁ
?
de même
LA BARONNE
Ilil
perdpɛʁ
lala
têtetɛt
ce
garçongaʁsɔ̃
!
railleuse
LA COMTESSE
Ilil
devientdəvjɛ̃
foufu
!
anxieux
CHÉRUBIN
Que
signifiesiɲifi
?
même ton
LA COMTESSE
Ilil
fautfo
uneyn
raisonʁɛzɔ̃
Pourpuʁ
exposerɛkspoze
sasa
vievi
!
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LAla
BARONNEbaʁɔn
Pourpuʁ
unœ̃
dueldɥɛl
ilil
fautfo
unœ̃
outrageutʁaʒ
,
Orɔʁ
l'outrage
n'existe
plusply
!
avec colère
CHÉRUBIN
Que
signifiesiɲifi
!
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LAla
BARONNEbaʁɔn
Quittezkite
ces
grandsgʁɑ̃
airsɛʁ
superflussypɛʁfly
,
Ilsil
conviennentkɔ̃vjɛ̃n
malmal
votrevɔtʁ
âge
!
LE
COMTEkɔ̃t
ete
LE
BARONbaʁɔ̃
railleurs
CHÉRUBIN
Toustu
mesme
regretsʁəgʁɛ
,
monmɔ̃
jeuneʒœn
enfantɑ̃fɑ̃
!
LE COMTE
Toustu
mesme
regretsʁəgʁɛ
...
LE BARON
Adieuadjø
,
petitpəti
.
bondissant sous l'insulte
CHÉRUBIN
Jeʒə
vousvu
défendsdefɑ̃
!
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LAla
BARONNEbaʁɔn
éclatant de rire se moquant de lui
CHÉRUBIN
Ilil
vousvu
défenddefɑ̃
!
en manière de raillerie, à  leurs cher maris
CHÉRUBIN
Oho
!
prenezpʁəne
gardegaʁd
!
Tous remontent pour s'éloigner.
outré, hors de lui
CHÉRUBIN
Aha
!
lesle
coquineskɔkin
!
lesle
pendardespɑ̃.daʁd
!
Me
font-elles
assezase
souffrirsufʁiʁ
!
en se retournant
LE COMTE
Toustu
mesme
regretsʁəgʁɛ
...
de même
LE BARON
Adieuadjø
,
petitpəti
.
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
ete
LAla
BARONNEbaʁɔn
de même
LE BARON
Adieuadjø
,
petitpəti
.
très nerveux - éclatant - emporté
CHÉRUBIN
Aha
!
ne
paspa
mêmemɛm
pouvoirpuvwaʁ
mourirmuʁiʁ
!
(
Onɔ̃
voitvwa
arriveraʁive
le
Ducdyk
,
envoyéɑ̃vwaje
de
Roiʁwa
,
entouréɑ̃tuʁe
d'officiers
,
de
seigneurssɛɲœʁ
ete
de
pagespaʒ
.)
Aha
!
le
Ducdyk
!
auo
moinsmwɛ̃
luilɥi
!
Il se précipite vers le Duc.
très important; à  haute voix à  la foule qui accourt
LE DUC
Arrièreaʁjɛʁ
!
auo
nomnɔ̃
dudy
Roiʁwa
!
à  l'Aubergiste, haletant
LE DUC
A
l'Ensoleillad
hâte-toi
De
porterpɔʁte
ce
royalʁwajal
messagemesaʒ
.
frappé, à  part
CHÉRUBIN
L'Ensoleillad
!
à  la foule qui envahit le patio, à  tue-tête
L'AUBERGISTE
Rangez-vousʁɑ̃.ʒe
toustu
!
livrezlivʁe
passagepasaʒ
A
lala
chaiseʃɛz
à
porteurspɔʁtœʁ
dudy
Roiʁwa
!
(
Ilil
se
hâteʼat
de
gravirgʁaviʁ
l'escalier
quiki
mêmemɛm
chezʃe
l'Ensoleillad
.
Desde
musiciensmyzisjɛ̃
guitaristes, mandolinistes
L'AUBERGISTE
(
dontdɔ̃
aussitôtosito
grimpégʁɛ̃pe
l'escalier
ete
donnentdɔn
uneyn
aubadeobad
à
l'Ensoleillad
,
devantdəvɑ̃
sasa
portepɔʁt
,
auo
1erpʁə.mje
étageetaʒ
.
Lala
fouleful
écouteekut
avecavɛk
ravissementʁavismɑ̃
.
Chérubinʃeʁybɛ̃
estɛst
seulsœl
,
à
partpaʁ
,
trèstʁɛ
émuemy
.)
L'ENSOLEILLAD
(
Onɔ̃
entendɑ̃tɑ̃
lala
voixvwa
de
l'Ensoleillad
quiki
se
mariemaʁi
avecavɛk
lesle
instrumentsɛ̃stʁymɑ̃
)
Viveviv
amouramuʁ
quiki
rêveʁɛv
,
embraseɑ̃bʁaz
ete
fuitfɥi
!
Viveviv
amouramuʁ
quiki
meurtmœʁ
enɑ̃
uneyn
nuitnɥi
!
Pleurezplœʁe
doncdɔ̃k
damoisellesda.mwa.zɛl
,
Mais
desde
larmeslaʁm
frivolesfʁivɔl
!
Pleurezplœʁe
doncdɔ̃k
damoisellesda.mwa.zɛl
,
Mais
desde
larmeslaʁm
frivolesfʁivɔl
!
à  part, très ému
CHÉRUBIN
Versvɛʁ
elleɛl
touttu
monmɔ̃
coeurkœʁ
m'entraîne
!
Pendantpɑ̃dɑ̃
unœ̃
soirswaʁ
,
l'éternité
,
Jeʒə
fusfy
le
roiʁwa
de
cettesɛt
reineʁɛn
!
Ce
futfy
à
moimwa
tanttɑ̃
de
beautébote
!
(
L'Ensoleillad
apparaîtapaʁɛ
éclairéeeklɛʁe
parpaʁ
unœ̃
coupku
de
soleilsɔlɛj
radieuxʁadjø
;
elleɛl
reprendʁəpʁɑ̃
le
chantʃɑ̃
de
l'aubade
,
touttu
enɑ̃
restantʁɛstɑ̃
immobileimɔbil
prèspʁɛ
de
lala
portepɔʁt
ouverteuvɛʁt
.)
à  pleine voix
L'ENSOLEILLAD
Viveviv
amouramuʁ
quiki
rêveʁɛv
,
embraseɑ̃bʁaz
ete
fuitfɥi
!
Viveviv
amouramuʁ
quiki
meurtmœʁ
enɑ̃
uneyn
nuitnɥi
!
Sisi
l'amour
a
desde
ailesɛl
,
C'est
afinafɛ̃
qu'il
s'envole
!
Sisi
l'amour
a
desde
ailesɛl
,
C'est
afinafɛ̃
qu'il
s'envole
!
Sisi
l'amour
a
desde
ailesɛl
C'est
afinafɛ̃
qu'ils
s'envole
!
extasiée
LA FOULE
L'Ensoleillad
estɛst
reineʁɛn
parpaʁ
lala
beautébote
!
L'ENSOLEILLAD
Aha
!
(
L'Ensoleillad
vava
s'avancer
,
mais
,
devantdəvɑ̃
l'attitude
de
Chérubinʃeʁybɛ̃
elleɛl
s'arrête
...
interditeɛ̃tɛʁdit
.)
à  l'Ensoleillad, fou de désespoir et d'amour
CHÉRUBIN
Parpaʁ
pitiépitje
!
Ne
parspaʁ
paspa
!
Aha
!
que
tontɔ̃
coeurkœʁ
m'écoute
!
Tuty
m'as
ditdi
:
Jeʒə
t'appartiens
toutetut
!
Tuty
m'as
ditdi
:
Ce
soirswaʁ
ne
doitdwa
plusply
finirfiniʁ
!
Qu'importe
déchirant
CHÉRUBIN
demaindəmɛ̃
ete
touttu
l'avenir
!
Aha
!
(
L'Ensoleillad
descenddesɑ̃
lentementlɑ̃tmɑ̃
,
lesle
yeux
fixésfikse
sursyʁ
Chérubinʃeʁybɛ̃
touttu
palpitantpalpitɑ̃
;
parvenuepaʁvəny
auo
basba
de
l'escalier
,
faisantfəzɑ̃
effortefɔʁ
pourpuʁ
dissimulerdisimyle
sonsɔ̃
émotionemosjɔ̃
ete
,
ne
pouvantpuvɑ̃
reconnaîtreʁəkɔnɛtʁ
Chérubinʃeʁybɛ̃
enɑ̃
unœ̃
pareilpaʁɛj
momentmɔmɑ̃
,
elleɛl
s'adresse
à
lala
fouleful
enɑ̃
le
désignantdeziɲɑ̃
.)
L'ENSOLEILLAD
Quelkɛl
est-ilɛ.t‿il
?
brisé
CHÉRUBIN
O
monmɔ̃
Dieudjø
!
LE
DUCdyk
ete
LAla
FOULEful
Tous à  Chérubin
CHÉRUBIN
Impudentɛ̃pydɑ̃
!
qu'il
reculeʁəkyl
!
Placeplas
auxo
gensʒɑ̃
de
Sasa
Majestémaʒɛste
!
(
L'Ensoleiilade
estɛst
montéemɔ̃te
dansdɑ̃
sasa
chaiseʃɛz
;
lala
fouleful
l'acclame
pendantpɑ̃dɑ̃
qu'elle
s'éloigne
,
laissantlɛsɑ̃
Chérubinʃeʁybɛ̃
éperduee.pɛʁ.dy
ete
pleurantplœʁɑ̃
dansdɑ̃
lesle
brasbʁa
dudy
Philosophefilɔzɔf
quiki
vientvjɛ̃
d'entrer
touttu
émuemy
.)
unies
LA FOULE
L'Ensoleillad
estɛst
deux
foisfwa
reineʁɛn
Parpaʁ
lala
faveurfavœʁ
ete
lala
beautébote
!
parpaʁ
lala
beautébote
!
Adieuadjø
!
Tous s'inclinent. Sortie générale.
abattu, au Philosophe qui le berce dans comme un enfant
CHÉRUBIN
Tontɔ̃
amitiéamitje
me
resteʁɛst
seulesœl
...
Ete
jeʒə
n'ai
plusply
que
toitwa
...
L'amour
mêmemɛm
,
jeʒə
le
détestedetɛst
,
Onɔ̃
a
flétrifletʁi
ce
que
j'aimais
.
affectueux
LE PHILOSOPHE
C'est
tontɔ̃
premierpʁəmje
chagrinʃagʁɛ̃
,
enɑ̃
sommesɔm
,
Bénis-Ie
s'il
t'a
transformétʁɑ̃sfɔʁme
;
très ému
LE PHILOSOPHE
Tuty
viensvjɛ̃
de
souffrirsufʁiʁ
commekɔm
unœ̃
hommeɔm
,
Te
voilàvwala
dignediɲ
enfinɑ̃fɛ̃
d'aimer
.
avec amertume
CHÉRUBIN
Jeʒə
ne
veux
plusply
aimerɛme
jamaisʒamɛ
...
Monmɔ̃
âmeam
désormaisdezɔʁmɛ
a
troptʁo
de
dégoûtdegu
...
Jeʒə
ne
veux
plusply
aimerɛme
jamaisʒamɛ
...
Lala
femmefam
estɛst
vilevil
,
violent
CHÉRUBIN
elleɛl
estɛst
infâmeɛ̃fam
!
avec une philosophie douce et consolante
LE PHILOSOPHE
Ne
plusply
aimerɛme
jamaisʒamɛ
!
Pourquoipuʁkwa
,
petitpəti
,
tanttɑ̃
de
rancoeur
?
Ne
plusply
aimerɛme
jamaisʒamɛ
!
C'est
bienbjɛ̃
à
torttɔʁ
que
tuty
t'irrites
...
A
coeurkœʁ
légerleʒe
fillefij
sanssɑ̃
coeurkœʁ
...
Onɔ̃
a
lesle
femmesfam
qu'on
méritemeʁit
!
Petitpəti
!
Attendsatɑ̃
lala
femmefam
pleineplɛn
de
douceurdusœʁ
Quiki
consolekɔ̃sɔl
dansdɑ̃
l'infortune
,
Chacunʃakœ̃
de
nousnu
enɑ̃
connaîtkɔnɛ
uneyn
...
Attendsatɑ̃
de
l'avoir
rencontréeʁɑ̃kɔ̃tʁe
...
Tuty
verrasvɛʁa
,
petitpəti
,
tuty
verrasvɛʁa
!
sincère, résolu
CHÉRUBIN
Aha
!
jamaisʒamɛ
jeʒə
n'ai
tanttɑ̃
désirédeziʁe
palpitant et nerveux
CHÉRUBIN
Uneyn
épauleepol
pourpuʁ
y
pleurerplœʁe
,
Unœ̃
brasbʁa
quiki
me
soutiennesutjɛn
!
LE PHILOSOPHE
Tuty
verrasvɛʁa
,
petitpəti
,
tuty
verrasvɛʁa
!
CHÉRUBIN
Qu'elle
viennevjɛn
!
LE PHILOSOPHE
...
attendsatɑ̃
!!
avec un tendre élan
CHÉRUBIN
J'attends
!!
(
Onɔ̃
a
entenduɑ̃tɑ̃dy
le
roulementʁulmɑ̃
d'une
voiturevwatyʁ
puispɥi
quelqueskɛlkə
douxdu
tintementstɛ̃tmɑ̃
de
sonnaillessɔnaj
.)
apercevant la Nina encore invisible; lentement
LE PHILOSOPHE
Ete
quandkɑ̃
Eliézer
vitvi
Rebeccaʁe.be.ka
paraîtrepaʁɛtʁ
,
Ilil
ditdi
:
Monmɔ̃
Dieudjø
,
voicivwasi
lala
femmefam
de
monmɔ̃
maîtremɛtʁ
.
(Il sort doucement au moment où Nina apparaît au seuil de la posada.
LE PHILOSOPHE
Elleɛl
estɛst
dansdɑ̃
sesse
vêtementsvɛtmɑ̃
de
deuildœj
.)
ému, troublé, courant à  Nina
CHÉRUBIN
Ninani.na
!
tremblante et s'arrêtant interdite
NINA
Chérubinʃeʁybɛ̃
!
CHÉRUBIN
Enɑ̃
voilesvwal
de
deuildœj
!
Pourquoipuʁkwa
sisi
pâlepal
ete
sisi
changéeʃɑ̃ʒe
...
Ete
pourquoipuʁkwa
dansdɑ̃
touttu
votrevɔtʁ
accueilakœj
Cettesɛt
douceurdusœʁ
découragéedekuʁaʒe
?
doucement, sans méchanceté, ni rancoeur
NINA
Lasla
!
est-ce
à
vousvu
de
l'ignorer
?
l'attirant dans le coin fleuri du patio de la posada
CHÉRUBIN
Ninani.na
!
monmɔ̃
coeurkœʁ
trembletʁɑ̃bl
ete
s'étonne
...
C'est
moimwa
quiki
vousvu
fisfi
tanttɑ̃
pleurerplœʁe
?
très simple
NINA
Jeʒə
ne
pleureplœʁ
plusply
...
Demaindəmɛ̃
j'abandonne
Le monde et les miens, Car j'entre au couvent.
NINA
Voicivwasi
vosvo
versvɛʁ
...
Jeʒə
vousvu
pardonnepaʁdɔn
...
J'y
croyaiskʁwajɛ
...
J'étais
uneyn
enfantɑ̃fɑ̃
.
J'ai
dy
vousvu
paraîtrepaʁɛtʁ
unœ̃
peu
bêtebɛt
.
J'ai
crukʁy
,
vousvu
voyantvwajɑ̃
pleinplɛ̃
d'émoi
,
Que
j'avais
fait
votrevɔtʁ
conquêtekɔ̃kɛt
Ete
que
ces
versvɛʁ
étaientetɛ
pourpuʁ
moimwa
...
J'ai
dy
vousvu
paraîtrepaʁɛtʁ
unœ̃
peu
bêtebɛt
.
Quandkɑ̃
vousvu
veniezvənje
auprèsopʁɛ
de
moimwa
...
Monmɔ̃
coeurkœʁ
me
montaitmɔ̃tɛ
à
lala
têtetɛt
...
Jeʒə
tremblaistʁɑ̃blɛ
...
jeʒə
ne
sais
pourquoipuʁkwa
,
Mais
jeʒə
perdaispɛʁdɛ
unœ̃
peu
lala
têtetɛt
...
Quandkɑ̃
vousvu
veniezvənje
auprèsopʁɛ
de
moimwa
.
à  mi-voix
NINA
Ete
maintenantmɛ̃tnɑ̃
...
que
jeʒə
m'apprête
A
vousvu
quitterkite
,
émue
NINA
j'ai
tanttɑ̃
d'émoi
...
Que
monmɔ̃
couragekuʁaʒ
estɛst
enɑ̃
défaitedefɛt
...
simple
Adieu, adieu... demain j'entre en retraite.
NINA
Jeʒə
vousvu
aimaisɛmɛ
!
oubliez-moi
!
oubliez-moi
!
regardant Chérubin
NINA
Vousvu
pleurezplœʁe
?
des larmes plein les yeux
CHÉRUBIN
Ninani.na
!
très émue
NINA
Quoikwa
,
tuty
pleuresplœʁ
?
CHÉRUBIN
Ces
larmeslaʁm
la
sontsɔ̃
meilleuresmɛjœʁ
Que
touttu
lesle
vainsvɛ̃
plaisirspleziʁ
qu'autrefois
j'ai
connuskɔny
.
palpitante
NINA
Tuty
n'as
plusply
tontɔ̃
rireʁiʁ
moqueurmɔkœʁ
!
ravi
CHÉRUBIN
Unœ̃
souriresuʁiʁ
plusply
beaubo
s'éveille
dansdɑ̃
monmɔ̃
coeurkœʁ
.
dans une progression d'émotion
NINA
Quoikwa
,
tuty
ne
raillesʁaj
paspa
?
Tata
tendressetɑ̃dʁɛs
estɛst
profondepʁɔfɔ̃d
?
CHÉRUBIN
Avecavɛk
desde
yeux
nouveauxnuvo
jeʒə
regardeʁəgaʁd
le
mondemɔ̃d
!
Viensvjɛ̃
!
mama
Ninani.na
!
viensvjɛ̃
!
mama
Ninani.na
!
viensvjɛ̃
!
touttu
contrekɔ̃tʁ
moimwa
.
vaincue, confiante, amoureuse
NINA
Monmɔ̃
Chérubinʃeʁybɛ̃
,
jeʒə
croiskʁwa
enɑ̃
toitwa
!
CHÉRUBIN
Jeʒə
n'avais
de
l'amour
compriskɔ̃pʁi
que
lala
caressekaʁɛs
...
NINAni.na
ete
CHÉRUBINʃeʁybɛ̃
Aimerɛme
,
sentirsɑ̃tiʁ
,
souffrirsufʁiʁ
,
ces
motsmo
sontsɔ̃
uneyn
ivresseivʁɛs
!
NINA
Monmɔ̃
Chérubinʃeʁybɛ̃
,
jeʒə
croiskʁwa
enɑ̃
toitwa
!
jeʒə
croiskʁwa
enɑ̃
toitwa
!
Monmɔ̃
Chérubinʃeʁybɛ̃
,
jeʒə
croiskʁwa
enɑ̃
toitwa
!
toujourstuʒuʁ
à
toitwa
!
CHÉRUBIN
Viensvjɛ̃
contrekɔ̃tʁ
moimwa
,
touttu
contrekɔ̃tʁ
moimwa
!
touttu
contrekɔ̃tʁ
moimwa
!
O
Ninani.na
!
viensvjɛ̃
touttu
contrekɔ̃tʁ
moimwa
?
Jeʒə
croiskʁwa
enɑ̃
toitwa
!
(
Auo
momentmɔmɑ̃
u
Chérubinʃeʁybɛ̃
ete
Ninani.na
sontsɔ̃
encoreɑ̃kɔʁ
enlacésɑ̃lase
,
revientʁəvjɛ̃
le
Ducdyk
avecavɛk
le
Philosophefilɔzɔf
ete
lesle
officiersɔfisje
quiki
devaientdəvɛ
êtreɛtʁ
témoinstemwɛ̃
dansdɑ̃
le
dueldɥɛl
.
Ilsil
portentpɔʁt
desde
épéesepe
de
combatkɔ̃ba
soussu
le
brasbʁa
.)
LE DUC
(
Suffoquésyfɔke
,
enɑ̃
apercevantapɛʁsəvɑ̃
sasa
pupillepypij
dansdɑ̃
lesle
brasbʁa
de
ce
petitpəti
gredingʁədɛ̃
de
Chérubinʃeʁybɛ̃
)
Dansdɑ̃
sesse
brasbʁa
,
mama
pupillepypij
!
O
rageʁaʒ
!
ô
tripletʁipl
rageʁaʒ
!
se tordant de rire
RICARDO
Quelkɛl
gaillardgajaʁ
!
hors de lui
LE DUC
A
quiki
s'en
prendra-t'il
demaindəmɛ̃
!
s'inclinant devant le Duc, ébahi
CHÉRUBIN
Ce
n'est
paspa
unœ̃
nouvelnuvɛl
outrageutʁaʒ
,
Lala
Ninani.na
m'accorde
sasa
mainmɛ̃
.
La Nina va supplier son tuteur qui semble lui dire: «Pauvre fille»!
goguenard, à  Chérubin
RICARDO
Tuty
parlespaʁl
mariagemaʁjaʒ
...
Quoikwa
,
tuty
sonnessɔn
déjàdeʒa
lala
retraiteʁətʁɛt
à
tontɔ̃
âge
?
radieux, frappant sur l'épaule de Ricardo
CHÉRUBIN
Lala
retraiteʁətʁɛt
!
Allonsalɔ̃
doncdɔ̃k
.
Cloches lointaines
souriant et doux
CHÉRUBIN
Dansdɑ̃
ce
leverləve
dudy
jourʒuʁ
Ecoute
le
clocherklɔʃe
quiki
s'éveille
ete
résonneʁezɔn
...
Ecoute
,
ce
n'est
paspa
lala
retraiteʁətʁɛt
quiki
sonnesɔn
...
C'est
lala
dianedjan
pourpuʁ
l'éveil
de
notrenɔtʁ
amouramuʁ
!
LE PHILOSOPHE
(
basba
à
Chérubinʃeʁybɛ̃
enɑ̃
apercevantapɛʁsəvɑ̃
le
rubanʁybɑ̃
de
lala
Comtessekɔ̃tɛs
qui sort de son habit.)
LE PHILOSOPHE
Ces
gagesgaʒ
,
jette-les
.
Ninani.na
doitdwa
te
suffiresyfiʁ
!
CHÉRUBIN
(
aprèsapʁɛ
unœ̃
mouvementmuvmɑ̃
d'hésitation
,
ne
pouvantpuvɑ̃
se
déciderdeside
à
se
dessaisirdeseziʁ
desde
gagesgaʒ
d'amour
,
avecavɛk
enɑ̃
souriresuʁiʁ
indéfinissableɛ̃definisabl
,
ilil
renfonceʁɑ̃fɔ̃s
le
rubanʁybɑ̃
;
parlépaʁle
)
Bahba
!!
(
courantkuʁɑ̃
à
Ninani.na
quiki
a
conquiskɔ̃.ke.ʁiʁ
sonsɔ̃
tuteurtytœʁ
ete
le
plusply
ingénumentɛ̃ʒenymɑ̃
dudy
mondemɔ̃d
;
parlépaʁle
)
Ninani.na
,
jeʒə
t'aime
!
regardant Chérubin et joyeusement
RICARDO
C'est
Dondɔ̃
Juan
!
pensif, regardant Nina
LE PHILOSOPHE
C'est
Elvire
!
RIDEAU
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