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Massenet, Jules · opera

Manon

Manon Massenet, Jules · opera
Massenet, Jules

Manon

Full Libretto
Source
Prélude
PREMIER ACTE
L'hôtellerie d'Amiens
La cour d'une hôtellerie à Amiens.
Poussette, Javotte, Rosette, Guillot et Brétigny entrent.
GUILLOT
Holàʼɔla
!
ʼe
!
Monsieurməsjø
l'Hôtelier
?
Combienkɔ̃bjɛ̃
de
tempstɑ̃
faut-il
crierkʁije
avantavɑ̃
que
vousvu
daigniezdeɲje
entendreɑ̃tɑ̃dʁ
?
BRÉTIGNY
Nousnu
avonsavɔ̃
soifswaf
!
GUILLOT
Nousnu
avonsavɔ̃
faimfɛ̃
!
Holàʼɔla
!
ʼe
!
BRÉTIGNY
Vousvu
moquez-vousmɔ.ke
de
fairefɛʁ
attendreatɑ̃dʁ
?
Morbleumɔʁblø
!
Viendrez-vous
à
lala
finfɛ̃
?
GUILLOT
Foifwa
de
Guillot
Morfontaine
!
C'est
parpaʁ
troptʁo
de
cruautékʁyote
pourpuʁ
desde
gensʒɑ̃
de
qualitékalite
!
BRÉTIGNY
Ilil
estɛst
mortmɔʁ
,
lala
choseʃoz
estɛst
certainesɛʁtɛn
.
GUILLOT
,
puispɥi
BRÉTIGNY
Ilil
estɛst
mortmɔʁ
!
Ilil
estɛst
mortmɔʁ
!
POUSSETTE
Allonsalɔ̃
,
messieursme.sjø
,
pointpwɛ̃
de
courrouxkuʁu
!
GUILLOT
,
puispɥi
BRÉTIGNY
Que
faut-il
fairefɛʁ
?
Que
faut-il
fairefɛʁ
?
GUILLOT
Ilil
n'entend
paspa
!
POUSSETTEpusɛt
,
puispɥi
JAVOTTE
,
puispɥi
ROSETTEʁozɛt
ensemble
GUILLOT
Onɔ̃
le
rappelleʁapɛl
!
Onɔ̃
le
harcèleaʁ.sə.le
!
Onɔ̃
le
rappelleʁapɛl
!
POUSSETTEpusɛt
,
JAVOTTE
,
ROSETTEʁozɛt
,
GUILLOT
ete
BRÉTIGNY
Voyonsvwajɔ̃
,
Monsieurməsjø
l'Hôtelier
!
Montrez-vous
hospitalierɔspitalje
!
etc.
suivie par les autres
POUSSETTE
Sauvez-nous
de
lala
faminefamin
!
etc.
JAVOTTE
Ayezaje
pitiépitje
!
POUSSETTEpusɛt
,
JAVOTTE
ete
ROSETTEʁozɛt
Sauvez-nous
de
lala
faminefamin
!
Voyonsvwajɔ̃
,
Monsieurməsjø
...
BRÉTIGNY
Sinonsinɔ̃
l'on
vousvu
extermineɛkstɛʁmin
!
GUILLOT
Soyezswaje
doncdɔ̃k
hospitalierɔspitalje
!
Voyonsvwajɔ̃
,
Monsieurməsjø
...
LES CINQ ENSEMBLE
Monsieurməsjø
l'Hôtelier
!
BRÉTIGNY
Ehe
bienbjɛ̃
!
Ehe
quoikwa
!
Paspa
de
réponseʁepɔ̃s
?
POUSSETTEpusɛt
,
JAVOTTE
,
ROSETTEʁozɛt
,
puispɥi
GUILLOT
Paspa
de
réponseʁepɔ̃s
?
Ilil
estɛst
sourdsuʁ
à
notrenɔtʁ
semoncesəmɔ̃s
!
POUSSETTEpusɛt
,
JAVOTTE
ete
ROSETTEʁozɛt
Recommençonsʁəkɔmɑ̃sɔ̃
!
GUILLOT
Paspa
troptʁo
de
bruitbʁɥi
,
celasəla
redoubleʁədubl
l'appétit
.
POUSSETTEpusɛt
,
JAVOTTE
,
ROSETTEʁozɛt
ete
BRÉTIGNY
Voyonsvwajɔ̃
,
Monsieurməsjø
l'Hôtelier
!
LES AUTRES ENSEMBLE
Montrez-vous
hospitalierɔspitalje
!
GUILLOT
Aha
!
voilàvwala
le
coupablekupabl
!
BRÉTIGNY
Réponds-nous
,
misérablemizeʁabl
?
L'HÔTELIER
Moimwa
!
vousvu
abandonnerabɑ̃dɔne
?
Jeʒə
ne
diraidiʁɛ
qu'un
motmo
:
qu'on
servesɛʁv
le
dînerdine
!
À ce moment, des marmitons sortent de l'hôtellerie en portant des plats.
L'HÔTELIER
Hors-d'œuvres
de
choixʃwa
!
LES AUTRES
Bienbjɛ̃
!
L'HÔTELIER
Ete
diversesdivɛʁs
épicesepis
!
Poissonpwasɔ̃
!
Pouletpulɛ
!
LES AUTRES
Parfaitpaʁfɛ
!
JAVOTTE
Dudy
poissonpwasɔ̃
!
GUILLOT
Dudy
pouletpulɛ
!
BRÉTIGNY
Parfaitpaʁfɛ
!
POUSSETTE
Ô
doucedus
Providencepʁɔvidɑ̃s
!
LES AUTRES
Voilàvwala
qu'en
cadencekadɑ̃s
,
onɔ̃
vientvjɛ̃
nousnu
servirsɛʁviʁ
!
BRÉTIGNY
Unœ̃
buissonbɥisɔ̃
d'écrevisses
!
LESle
AUTRESotʁ
,
sanssɑ̃
BRÉTIGNY
Desde
écrevissesekʁəvis
!
L'HÔTELIER
Ete
pourpuʁ
arroseraʁoze
le
repasʁəpa
,
de
vieuxvjø
vinsvɛ̃
...
aux marmitons
GUILLOT
Ne
lesle
troubleztʁuble
paspa
!
L'HÔTELIER
Ete
pourpuʁ
compléterkɔ̃plete
lesle
servicessɛʁvis
:
le
pâtépate
de
canardkanaʁ
!
LES CINQ
Unœ̃
pâtépate
!
L'HÔTELIER
Nonnɔ̃
paspa
,
Messieursme.sjø
,
unœ̃
objetɔbʒɛ
d'art
!
GUILLOT
Vraimentvʁɛmɑ̃
!
BRÉTIGNY
Parfaitpaʁfɛ
!
POUSSETTE
Ô
doucedus
Providencepʁɔvidɑ̃s
!
LES QUATRE AUTRES
Voilàvwala
qu'en
cadencekadɑ̃s
...
L'HÔTELIER
Voyezvwaje
!
Onɔ̃
vientvjɛ̃
vousvu
servirsɛʁviʁ
!
LES CINQ
Onɔ̃
vientvjɛ̃
nousnu
servirsɛʁviʁ
!
Ô sort délectable
LES CINQ
lorsquelɔʁskə
l'on
a
faimfɛ̃
de
se
mettremɛtʁ
enfinɑ̃fɛ̃
à
tabletabl
!
Onɔ̃
vientvjɛ̃
nousnu
servirsɛʁviʁ
!
À
tabletabl
!
À
tabletabl
!
À
tabletabl
!
etc.
Ils rentrent dans le pavillon dont la fenêtre et la porte se referment. L'hôtelier est seul en scène.
L'HÔTELIER
C'est
trèstʁɛ
bienbjɛ̃
de
dînerdine
!
Ilil
fautfo
aussiosi
payerpɛje
!
Ete
jeʒə
vais
...
Mais
,
auo
fait
,
pensonspɑ̃sɔ̃
auo
Chevalierʃvalje
Desde
Grieux
!
Le
tempstɑ̃
passepas
...
Ete
j'ai
promispʁɔmi
de
retenirʁətəniʁ
sasa
placeplas
auo
premierpʁəmje
cochekɔʃ
.
Les bourgeois commencent à envahir la scène.
L'HÔTELIER
Ete
mais
,
voilàvwala
déjàdeʒa
lala
ribambelleʁibɑ̃bɛl
desde
bonsbɔ̃
bourgeoisbuʁʒwa
!
Ilsil
viennentvjɛ̃n
regarderʁəgaʁde
sisi
l'on
peut
lorgnerlɔʁɲe
quelquekɛlkə
bellebɛl
,
ouu
se
moquermɔke
de
quelquekɛlkə
voyageurvwajaʒœʁ
!
J'ai
remarquéʁəmaʁke
que
l'homme
estɛst
trèstʁɛ
observateurɔpsɛʁvatœʁ
!
Il entre dans le bureau; cloche.
entrant au son d'une cloche
BOURGEOIS
Entendez-vousɑ̃.tɑ̃dʁ
lala
clocheklɔʃ
,
voicivwasi
l'heure
dudy
cochekɔʃ
,
ilil
fautfo
touttu
voirvwaʁ
,
touttu
voirvwaʁ
!
Lesle
voyageursvwajaʒœʁ
,
lesle
voyageusesvwajaʒøz
,
ilil
fautfo
touttu
voirvwaʁ
!
Pourpuʁ
nousnu
,
c'est
unœ̃
devoirdəvwaʁ
!
entrant, suivi de deux gardes
LESCAUT
C'est
bienbjɛ̃
iciisi
l'hôtellerie
u
le
cochekɔʃ
d'Arras
vava
tantôttɑ̃to
s'arrèter
?
LES GARDES
C'est
bienbjɛ̃
iciisi
!
les congédiant
LESCAUT
Bonsoirbɔ̃swaʁ
!
LES GARDES
Quellekɛl
plaisanterieplɛzɑ̃tʁi
!
Lescaut
,
tuty
pourraispuʁɛ
nousnu
quitterkite
?
LESCAUT
Jamaisʒamɛ
!
Jamaisʒamɛ
!
Jamaisʒamɛ
!
Allezale
à
l'auberge
voisinevwazin
,
onɔ̃
y
vendvɑ̃
unœ̃
clairetklɛʁɛ
joyeuxʒwajø
.
Jeʒə
vais
attendreatɑ̃dʁ
mama
cousinekuzin
,
ete
jeʒə
vousvu
rejoinsʁəʒwɛ̃
toustu
lesle
deux
!
LES GARDES
Rappelle-toiʁa.ple
!
LESCAUT
Vousvu
m'insultez
,
c'est
imprudentɛ̃pʁydɑ̃
!
LES GARDES
Lescaut
!
LESCAUT
C'est
bonbɔ̃
!
Jeʒə
perdraispɛʁdʁɛ
lala
mémoirememwaʁ
quandkɑ̃
ilil
s'agit
de
boirebwaʁ
!
Allezale
!
À
l'auberge
voisinevwazin
,
onɔ̃
y
vendvɑ̃
unœ̃
clairetklɛʁɛ
joyeuxʒwajø
.
Jeʒə
vais
attendreatɑ̃dʁ
mama
cousinekuzin
!
Allezale
trinquertʁɛ̃ke
enɑ̃
m'attendant
!
Enɑ̃
m'attendant
,
allezale
trinquertʁɛ̃ke
!
Cloche. Les deux gardes sortent par le fond.
Nouveau coup de cloche.
LE CHŒUR
Lesle
voilàvwala
!
Lesle
voilàvwala
!
Sur la fin du chœur, on a vu au fond la rue se remplir de postillons et de porteurs chargés de malles, de cartons, de valises, et précédés d'une foule de voyageurs et de voyageuses qui tournent autour d'eux pour obtenir leurs bagages.
UNE VIEILLE DAME
Oho
!
mama
coiffurekwafyʁ
!
Oho
!
mama
toilettetwalɛt
!
LE CHŒUR
Voyez-vousvwa.je.vu
paspa
cettesɛt
coquettekɔkɛt
!
UN VOYAGEUR
Ehe
!
le
porteurpɔʁtœʁ
!
LE PORTEUR
Dansdɑ̃
unœ̃
instantɛ̃stɑ̃
!
LE CHŒUR
Aha
!
le
singuliersɛ̃gylje
personnagepɛʁsɔnaʒ
!
UNE VOYAGEUSE
u
sontsɔ̃
mesme
oiseauxwazo
ete
mama
cagekaʒ
?
UN VOYAGEUR
ʼe
!
Postillonpɔstijɔ̃
!
UNE VOYAGEUSE
Postillonpɔstijɔ̃
!
UN VOYAGEUR
ʼe
!
Postillonpɔstijɔ̃
!
UNE VOYAGEUSE
Postillonpɔstijɔ̃
!
UN VOYAGEUR
Mama
mallemal
!
Monmɔ̃
panierpanje
!
LES PASSAGERS
Postillonpɔstijɔ̃
!
Postillonpɔstijɔ̃
!
Postillonpɔstijɔ̃
!
Donnezdɔne
à
chacunʃakœ̃
sonsɔ̃
bagagebagaʒ
!
Voyonsvwajɔ̃
,
voyonsvwajɔ̃
,
voyonsvwajɔ̃
,
voyonsvwajɔ̃
!
Aha
,
l'on
devraitdəvʁɛ
fairefɛʁ
avantavɑ̃
touttu
sonsɔ̃
testamenttɛstamɑ̃
!
LESle
POSTILLONSpɔstijɔ̃
ete
LESle
PORTEURSpɔʁtœʁ
Moinsmwɛ̃
de
tapagetapaʒ
!
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
!
Dieuxdjø
!
quelkɛl
tracastʁaka
ete
quelkɛl
tourmenttuʁmɑ̃
quandkɑ̃
ilil
fautfo
montermɔ̃te
enɑ̃
voiturevwatyʁ
!
Aha
!
jeʒə
le
jureʒyʁ
,
onɔ̃
feraitfəʁɛ
bienbjɛ̃
de
fairefɛʁ
avantavɑ̃
sonsɔ̃
testamenttɛstamɑ̃
!
etc.
LES PASSAGERS
LESle
POSTILLONSpɔstijɔ̃
ete
LESle
PORTEURSpɔʁtœʁ
Aha
!
c'est
à
se
damnerdane
vraimentvʁɛmɑ̃
,
chacunʃakœ̃
d'eux
gémitʒemi
ete
murmuremyʁmyʁ
!
Rienʁjɛ̃
qu'en
montantmɔ̃tɑ̃
dansdɑ̃
lala
voiturevwatyʁ
,
ete
recommenceʁəkɔmɑ̃s
enɑ̃
descendantdesɑ̃dɑ̃
!
a
recommenceʁəkɔmɑ̃s
enɑ̃
descendantdesɑ̃dɑ̃
!
etc.
LES PASSAGERS
Aha
!
c'est
à
se
damnerdane
vraimentvʁɛmɑ̃
!
Chacunʃakœ̃
gémitʒemi
!
Taisez-voustɛʁ
!
Taisez-voustɛʁ
!
Taisez-voustɛʁ
!
etc.
LE CHŒUR
Aha
!
c'est
à
se
damnerdane
vraimentvʁɛmɑ̃
,
chacunʃakœ̃
gémitʒemi
!
Rienʁjɛ̃
qu'en
montantmɔ̃tɑ̃
ouu
descendantdesɑ̃dɑ̃
!
Dieuxdjø
!
quelkɛl
tourmenttuʁmɑ̃
!
Aha
!
quelkɛl
tracastʁaka
ete
quelkɛl
tourmenttuʁmɑ̃
!
Aha
!
Aha
!
Aha
!
Aha
!
etc.
courant après les positions et porteurs
LES PASSAGÈRES
Jeʒə
suissɥi
lala
premièrepʁəmjɛʁ
!
courant aussi après eux
LES PASSAGERS
Jeʒə
suissɥi
le
premierpʁəmje
!
LESle
POSTILLONSpɔstijɔ̃
ete
LESle
PORTEURSpɔʁtœʁ
Le
dernierdɛʁnje
!
Nonnɔ̃
!
les imitant et riant
LE CHŒUR
Le
dernierdɛʁnje
!
Nonnɔ̃
!
Manon vient de sortir de la foule et considère tout ce tohu-bohu avec étonnement.
LE CHŒUR
Voyezvwaje
cettesɛt
jeuneʒœn
fillefij
!
la regardant
LESCAUT
Ehe
!
J'imagine
que
cettesɛt
bellebɛl
enfantɑ̃fɑ̃
,
c'est
Manonma.nɔ̃
!...
mama
cousinekuzin
!
Jeʒə
suissɥi
Lescaut
.
MANON
Vousvu
,
monmɔ̃
cousinkuzɛ̃
?
Embrassez-moi
!
LESCAUT
Mais
trèstʁɛ
volontiersvɔlɔ̃tje
,
sursyʁ
mama
foifwa
!
Morbleumɔʁblø
!
C'est
uneyn
bellebɛl
fillefij
quiki
fait
honneurɔnœʁ
à
lala
famillefamij
!
MANON
Aha
!
Monmɔ̃
cousinkuzɛ̃
,
excusez-moiɛk.sky.ze.mwa
!
se détourant
LESCAUT
Elleɛl
estɛst
charmanteʃaʁmɑ̃t
!
MANON
Jeʒə
suissɥi
encorɑ̃.kɔʁ
touttu
étourdieetuʁdi
,
jeʒə
suissɥi
encorɑ̃.kɔʁ
touttu
engourdieɑ̃guʁdi
!
Aha
!
monmɔ̃
cousinkuzɛ̃
!
Excusez-moiɛk.sky.ze.mwa
!
Excusezɛkskyze
unœ̃
momentmɔmɑ̃
d'émoi
!
Jeʒə
suissɥi
encorɑ̃.kɔʁ
touttu
étourdieetuʁdi
!
Pardonnezpaʁdɔne
à
monmɔ̃
bavardagebavaʁdaʒ
,
j'en
suissɥi
à
monmɔ̃
premierpʁəmje
voyagevwajaʒ
!
Le
cochekɔʃ
s'éloignait
à
peinepɛn
,
que
j'admirais
de
toustu
mesme
yeux
,
lesle
hameauxʼamo
,
lesle
grandsgʁɑ̃
boisbwa
,
lala
plaineplɛn
,
lesle
voyageursvwajaʒœʁ
jeunesʒœn
ete
vieuxvjø
.
Aha
!
monmɔ̃
cousinkuzɛ̃
,
excusez-moiɛk.sky.ze.mwa
,
c'est
monmɔ̃
premierpʁəmje
voyagevwajaʒ
!
Jeʒə
regardaisʁəgaʁdɛ
fuirfɥiʁ
,
curieusekyʁjøz
,
lesle
arbresaʁbʁ
frissonnantfʁisɔnɑ̃
auo
ventvɑ̃
!
Ete
j'oubliais
toutetut
joyeuseʒwajøz
,
que
jeʒə
partaispaʁtɛ
pourpuʁ
le
couventkuvɑ̃
!
Devantdəvɑ̃
tanttɑ̃
de
chosesʃoz
nouvellesnuvɛl
,
ne
riezʁije
paspa
,
sisi
jeʒə
vousvu
disdi
que
jeʒə
croyaiskʁwajɛ
avoiravwaʁ
desde
ailesɛl
ete
m'envoler
enɑ̃
paradispaʁadi
!
Ouiwi
,
monmɔ̃
cousinkuzɛ̃
!
Puispɥi
,
j'eus
unœ̃
momentmɔmɑ̃
de
tristessetʁistɛs
,
jeʒə
pleuraisplœʁɛ
,
jeʒə
ne
sais
pourquoipuʁkwa
.
L'instant
d'après
,
jeʒə
le
confessekɔ̃fɛs
,
jeʒə
riaisʁijɛ
,
aha
,
aha
,
aha
,
etc.
MANON
Jeʒə
riaisʁijɛ
,
mais
sanssɑ̃
savoirsavwaʁ
pourquoipuʁkwa
!
Aha
,
monmɔ̃
cousinkuzɛ̃
,
excusez-moiɛk.sky.ze.mwa
,
aha
,
monmɔ̃
cousinkuzɛ̃
,
pardonpaʁdɔ̃
!
Jeʒə
suissɥi
encorɑ̃.kɔʁ
touttu
étourdieetuʁdi
,
etc.
Gros remue-ménage: les passagers, précédés des postillons, reviennent dans la cour de l'auberge. La cloche sonne.
aux voyageurs
LES POSTILLONS
Partezpaʁte
!
Onɔ̃
sonnesɔn
!
LES VOYAGEURS
Commentkɔmɑ̃
?
Partirpaʁtiʁ
!
LES POSTILLONS
Allonsalɔ̃
!
Sortezsɔʁte
!
Voicivwasi
l'autre
voiturevwatyʁ
!
LES VOYAGEURS
Partirpaʁtiʁ
?
Commentkɔmɑ̃
?
Quellekɛl
mésaventuremezavɑ̃tyʁ
!
Bousculades et cris.
LES VOYAGEURS
Monmɔ̃
cartonkaʁtɔ̃
!
Mesme
oiseauxwazo
!
Nonnɔ̃
!
Monmɔ̃
paquetpakɛ
!
Monmɔ̃
panierpanje
!
Nonnɔ̃
!
Monmɔ̃
chapeauʃapo
!
etc.
LES POSTILLONS
Partezpaʁte
!
Allonsalɔ̃
!
Onɔ̃
sonnesɔn
!
Partezpaʁte
!
LES VOYAGEURS
Onɔ̃
nousnu
rançonneʁɑ̃sɔn
!
Voyonsvwajɔ̃
!
Voyonsvwajɔ̃
!
Voyonsvwajɔ̃
!
Voyonsvwajɔ̃
!
Dieuxdjø
!
quelkɛl
tracastʁaka
ete
quelkɛl
tourmenttuʁmɑ̃
,
quandkɑ̃
ilil
fautfo
montermɔ̃te
enɑ̃
voiturevwatyʁ
!
Aha
!
jeʒə
le
jureʒyʁ
,
onɔ̃
feraitfəʁɛ
bienbjɛ̃
de
fairefɛʁ
avantavɑ̃
sonsɔ̃
testamenttɛstamɑ̃
!
Aha
!
l'on
devraitdəvʁɛ
fairefɛʁ
avantavɑ̃
touttu
sonsɔ̃
testamenttɛstamɑ̃
!
Quelkɛl
tracastʁaka
!
Quelkɛl
tourmenttuʁmɑ̃
!
etc.
LES POSTILLONS
Voicivwasi
l'autre
voiturevwatyʁ
!
Onɔ̃
sonnesɔn
!
Partezpaʁte
,
partezpaʁte
,
partezpaʁte
!
Aha
!
c'est
à
se
damnerdane
vraimentvʁɛmɑ̃
!
Chacunʃakœ̃
d'eux
gémitʒemi
ete
murmuremyʁmyʁ
!
Rienʁjɛ̃
qu'en
montantmɔ̃tɑ̃
dansdɑ̃
lala
voiturevwatyʁ
ete
recommenceʁəkɔmɑ̃s
enɑ̃
descendantdesɑ̃dɑ̃
!
Aha
!
c'est
à
se
damnerdane
vraimentvʁɛmɑ̃
!
Chacunʃakœ̃
gémitʒemi
!
Taisez-voustɛʁ
!
Quelkɛl
tourmenttuʁmɑ̃
!
etc.
LES BOURGEOIS
Aha
!
Aha
!
Aha
!
etc.
LES BOURGEOIS
Aha
!
c'est
à
se
damnerdane
vraimentvʁɛmɑ̃
!
Chacunʃakœ̃
gémitʒemi
!
Rienʁjɛ̃
qu'en
montantmɔ̃tɑ̃
ouu
descendantdesɑ̃dɑ̃
!
Dieuxdjø
!
quelkɛl
tourmenttuʁmɑ̃
!
Aha
!
quelkɛl
tracastʁaka
ete
quelkɛl
tourmenttuʁmɑ̃
!
Aha
!
Aha
!
Aha
!
etc.
La scène se vide peu à peu, la foule s'éloigne, laissant ensemble Lescaut et Manon.
déclare à Manon qu'il va chercher ses paquets restés à la voiture
LESCAUT
Attendez-moi
,
soyezswaje
bienbjɛ̃
sagesaʒ
,
jeʒə
vais
chercherʃɛʁʃe
votrevɔtʁ
bagagebagaʒ
!
sortant peu à peu de la cour de l'auberge
LES BOURGEOIS
Ilil
fautfo
touttu
voirvwaʁ
!
Pourpuʁ
nousnu
c'est
unœ̃
devoirdəvwaʁ
!
Le dernier des bourgeois disparaît. Manon est seule. Guillot apparaît sur le balcon.
GUILLOT
Hôtelierotəlje
de
malheurmalœʁ
!
Ilil
estɛst
doncdɔ̃k
entenduɑ̃tɑ̃dy
que
nousnu
n'aurons
jamaisʒamɛ
de
vinvɛ̃
!
apercevant Manon
GUILLOT
Cielsjɛl
!
Qu'ai-je
vuvy
?
Mademoisellemadmwazɛl
!
Mademoisellemadmwazɛl
!
à part
GUILLOT
Ce
quiki
se
passepas
enɑ̃
mama
cervellesɛʁvɛl
estɛst
inouïinwi
!
à part
MANON
Cetsɛt
hommeɔm
estɛst
fortfɔʁ
drôledʁol
,
mama
foifwa
!
GUILLOT
Mademoisellemadmwazɛl
,
écoutez-moi
!
Onɔ̃
me
nommenɔm
Guillot
,
Guillot
de
Morfontaine
,
de
louislwi
d'or
mama
caissekɛs
estɛst
pleineplɛn
,
ete
j'en
donneraisdɔnəʁɛ
beaucoupboku
pourpuʁ
obtenirɔptəniʁ
de
vousvu
unœ̃
seulsœl
motmo
d'amour
.
J'ai
finifini
,
qu'avez-vous
à
dirediʁ
?
MANON
Que
jeʒə
me
fâcheraisfaʃəʁɛ
,
sisi
jeʒə
n'aimais
mieuxmjø
rireʁiʁ
.
Son rire est répété par Brétigny, Javotte, Poussette et Rosette qui viennent d'arriver sur le balcon.
BRÉTIGNY
Ehe
bienbjɛ̃
,
Guillot
,
que
faites-vousfɛʁ
?
Nousnu
vousvu
attendonsatɑ̃dɔ̃
.
GUILLOT
Auo
diabledjabl
lesle
fousfu
!
POUSSETTE
N'avez-vous
paspa
honteʼɔ̃t
?
À
votrevɔtʁ
âge
!
JAVOTTE
À
votrevɔtʁ
âge
!!
ROSETTE
À
votrevɔtʁ
âge
!!!
BRÉTIGNY
Cettesɛt
foisfwa
cisi
,
le
drôledʁol
a
parpaʁ
hasardʼazaʁ
découvertdekuvɛʁ
unœ̃
trésortʁezɔʁ
.
Jamaisʒamɛ
plusply
douxdu
regardʁəgaʁ
n'illumina
plusply
gracieuxgʁasjø
visagevizaʒ
.
POUSSETTEpusɛt
,
JAVOTTE
ete
ROSETTEʁozɛt
Revenezʁəvəne
,
Guillot
,
revenezʁəvəne
!
Dieudjø
sait
u
vousvu
mènemɛn
unœ̃
fauxfo
paspa
!
Cherʃɛʁ
amiami
Guillot
,
n'en
faitesfɛt
paspa
!
Revenezʁəvəne
!
Vousvu
allezale
vousvu
casserkase
le
ne
!
Revenezʁəvəne
doncdɔ̃k
,
Guillot
!
Aha
!
Aha
!
Aha
!
etc.
BRÉTIGNY
Allonsalɔ̃
,
Guillot
,
laissezlɛse
Mademoisellemadmwazɛl
,
ete
revenezʁəvəne
,
l'on
vousvu
appelleapɛl
.
GUILLOT
Ouiwi
,
jeʒə
reviensʁəvjɛ̃
dansdɑ̃
unœ̃
momentmɔmɑ̃
Mama
mignonnemiɲɔn
,
unœ̃
motmo
seulementsœlmɑ̃
!
BRÉTIGNY
Guillot
,
laissezlɛse
Mademoisellemadmwazɛl
!
bas à Manon
GUILLOT
De
mama
partpaʁ
,
touttu
à
l'heure
,
unœ̃
postillonpɔstijɔ̃
viendravjɛ̃dʁa
.
Quandkɑ̃
vousvu
l'apercevrez
celasəla
signifierasiɲifjəʁa
qu'une
voiturevwatyʁ
attendatɑ̃
:
que
vousvu
pouvezpuve
lala
prendrepʁɑ̃dʁ
ete
qu'après
vousvu
devezdəve
comprendrekɔ̃pʁɑ̃dʁ
...
Lescaut vient de rentrer.
LESCAUT
Plaît-ilplɛ.t‿il
,
Monsieurməsjø
?
GUILLOT
Monsieurməsjø
?
LESCAUT
Ehe
bienbjɛ̃
!
Vousvu
disiezdizje
?
GUILLOT
Jeʒə
ne
disaisdizɛ
rienʁjɛ̃
!
Guillot se retire dans le pavillon.
GUILLOT
POUSSETTEpusɛt
,
JAVOTTE
,
ROSETTEʁozɛt
ete
BRÉTIGNY
Revenezʁəvəne
,
Guillot
,
revenezʁəvəne
!
Dieudjø
sait
u
vousvu
mènemɛn
unœ̃
faux-pas
!
Cherʃɛʁ
amiami
Guillot
,
n'en
faitesfɛt
paspa
.
Revenezʁəvəne
!
Vousvu
vousvu
êtesɛt
cassékase
le
nezne
!
Ils rentrent tous en riant dans le pavillon.
LESCAUT
Ilil
vousvu
parlaitpaʁlɛ
,
Manonma.nɔ̃
?
MANON
Ce
n'était
paspa
mama
fautefot
.
LESCAUT
Certessɛʁt
!
Ete
j'ai
de
vousvu
opinionɔpinjɔ̃
troptʁo
hauteʼot
pourpuʁ
me
fâcherfaʃe
.
UN GARDE
Ehe
bienbjɛ̃
,
tuty
ne
viensvjɛ̃
paspa
?
UN AUTRE GARDE
Lesle
carteskaʁt
ete
lesle
désde
nousnu
attendentatɑ̃d
là-baslaba
!
LESCAUT
Jeʒə
viensvjɛ̃
;
mais
à
cettesɛt
jeunesseʒœnɛs
permettezpɛʁmɛte
d'abord
que
j'adresse
quelqueskɛlkə
conseilskɔ̃sɛj
touttu
remplisʁɑ̃pli
de
sagessesaʒɛs
!
LES GARDES
Écoutonsekutɔ̃
lala
sagessesaʒɛs
!
à Manon
LESCAUT
Regardez-moi
bienbjɛ̃
dansdɑ̃
lesle
yeux
!
Jeʒə
vais
touttu
prèspʁɛ
à
lala
casernekazɛʁn
discuterdiskyte
avecavɛk
ces
messieursme.sjø
,
de certain point qui les concerne.
LESCAUT
Attendez-moi
doncdɔ̃k
...
unœ̃
instantɛ̃stɑ̃
...
unœ̃
seulsœl
momentmɔmɑ̃
...
Ne
bronchezbʁɔ̃ʃe
paspa
,
soyezswaje
gentilleʒɑ̃tij
,
ete
n'oubliez
paspa
,
monmɔ̃
cherʃɛʁ
cœurkœʁ
,
que
jeʒə
suissɥi
gardiengaʁdjɛ̃
de
l'honneur
de
lala
famillefamij
,
de
lala
famillefamij
!
Sisi
parpaʁ
hasardʼazaʁ
,
quelquekɛlkə
imprudentɛ̃pʁydɑ̃
vousvu
tenaittənɛ
unœ̃
propospʁɔpo
frivolefʁivɔl
,
dansdɑ̃
lala
craintekʁɛ̃t
de
l'accident
,
ne
ditesdit
paspa
uneyn
parolepaʁɔl
.
Priez-le
d'attendre
unœ̃
instantɛ̃stɑ̃
,
unœ̃
seulsœl
momentmɔmɑ̃
!...
Ne
bronchezbʁɔ̃ʃe
paspa
,
soyezswaje
gentilleʒɑ̃tij
,
etc.
aux gardes
LESCAUT
Ete
maintenantmɛ̃tnɑ̃
,
voyonsvwajɔ̃
à
quiki
de
nousnu
lala
déessedeɛs
dudy
jeuʒø
vava
fairefɛʁ
lesle
yeux
douxdu
!
à Manon
LESCAUT
Ne
bronchezbʁɔ̃ʃe
paspa
,
soyezswaje
gentilleʒɑ̃tij
!
Lescaut sort, laissant Manon seule.
MANON
Restonsʁɛstɔ̃
iciisi
,
puisqu'il
le
fautfo
!
Attendonsatɑ̃dɔ̃
...
sanssɑ̃
penserpɑ̃se
!
Évitonsevitɔ̃
ces
foliesfɔli
.
Ces
projetspʁɔʒɛ
quiki
mettaientmɛtɛ
mama
raisonʁɛzɔ̃
enɑ̃
défautdefo
!
Ne
rêvonsʁɛvɔ̃
plusply
!
Long silence, pendant lequel Manon semble plongée dans ses réflexions. On sent à l'expression de son visage, qu'une sorte de combat se livre en elle. Elle devient rêveuse et machinalement porte les yeux sur le
pavillon dans lequel sont enfermées Poussette, Javotte, Rosette.
MANON
Combienkɔ̃bjɛ̃
ces
femmesfam
sontsɔ̃
joliesʒɔ.li
!
Lala
plusply
jeuneʒœn
portaitpɔʁtɛ
unœ̃
collierkɔlje
de
grainsgʁɛ̃
d'or
!
Aha
!
commekɔm
ces
richesʁiʃ
toilettestwalɛt
,
ete
ces
parurespaʁyʁ
sisi
coquetteskɔkɛt
lesle
rendaientʁɑ̃dɛ
plusply
bellesbɛl
encorɑ̃.kɔʁ
!
Voyonsvwajɔ̃
,
Manonma.nɔ̃
,
plusply
de
chimèresʃimɛʁ
!
u
vava
tontɔ̃
espritɛspʁi
enɑ̃
rêvantʁɛvɑ̃
Laisselɛs
ces
désirsdeziʁ
éphémèresefemɛʁ
à
lala
portepɔʁt
de
tontɔ̃
couventkuvɑ̃
!
Voyonsvwajɔ̃
,
Manonma.nɔ̃
!
Voyonsvwajɔ̃
,
Manonma.nɔ̃
,
plusply
de
désirsdeziʁ
,
plusply
de
chimèresʃimɛʁ
!
Ete
cependantsəpɑ̃dɑ̃
!...
Pourpuʁ
monmɔ̃
âmeam
ravieʁavi
enɑ̃
ellesɛl
touttu
estɛst
séduisantsedɥizɑ̃
!
Aha
!
Combienkɔ̃bjɛ̃
ce
doitdwa
êtreɛtʁ
amusantamyzɑ̃
de
s'amuser
toutetut
uneyn
vievi
!
Aha
!
Voyonsvwajɔ̃
,
Manonma.nɔ̃
,
plusply
de
chimèresʃimɛʁ
etc.
apercevant Des Grieux
MANON
Quelqu'un
!
Vitevit
,
à
monmɔ̃
bancbɑ̃
de
pierrepjɛʁ
!
Elle s'assied vivement et reprend la position que lui avait indiquée Lescaut.
sans la voir
DES GRIEUX
J'ai
marquémaʁke
l'heure
dudy
départdepaʁ
,
j'hésitais
choseʃoz
singulièresɛ̃gyljɛʁ
!
Enfinɑ̃fɛ̃
,
demaindəmɛ̃
soirswaʁ
auo
plusply
tardtaʁ
j'embrasverai
monmɔ̃
pèrepɛʁ
!
Monmɔ̃
pèrepɛʁ
!
Ouiwi
,
jeʒə
le
voisvwa
souriresuʁiʁ
,
ete
monmɔ̃
cœurkœʁ
ne
me
trompetʁɔ̃p
paspa
!
Jeʒə
le
voisvwa
,
ilil
m'appelle
ete
jeʒə
luilɥi
tendstɑ̃
lesle
brasbʁa
!
involontairement Des Grieux s'est tourné vers Manon, il la regarde d'abord avec étonnement, puis avec extase et comme si une vision lui apparaissait
DES GRIEUX
Est-ce
lala
foliefɔli
?
D'où
vientvjɛ̃
ce
que
j'éprouve
?
Onɔ̃
diraitdiʁɛ
que
mama
vievi
vava
finirfiniʁ
...
ouu
commencekɔmɑ̃s
!
Ilil
semblesɑ̃bl
qu'une
mainmɛ̃
de
ferfɛʁ
me
mènemɛn
enɑ̃
unœ̃
autreotʁ
cheminʃmɛ̃
ete
malgrémalgʁe
moimwa
m'entraîne
devantdəvɑ̃
elleɛl
!
Peu à peu et involontairement il s'est rapproché de Manon.
DES GRIEUX
Mademoisellemadmwazɛl
!
MANON
Ehe
,
quoikwa
?
DES GRIEUX
Pardonnez-moi
!
Jeʒə
ne
sais
,
j'obéis
,
jeʒə
ne
suissɥi
plusply
monmɔ̃
maîtremɛtʁ
,
jeʒə
vousvu
voisvwa
,
j'en
suissɥi
sûrsyʁ
,
pourpuʁ
lala
premièrepʁəmjɛʁ
foisfwa
,
ete
monmɔ̃
cœurkœʁ
cependantsəpɑ̃dɑ̃
vientvjɛ̃
de
vousvu
reconnaîtreʁəkɔnɛtʁ
!
Ete
jeʒə
sais
votrevɔtʁ
nomnɔ̃
...
MANON
Onɔ̃
m'appelle
Manonma.nɔ̃
.
DES GRIEUX
Manonma.nɔ̃
!
à part
MANON
Que
sonsɔ̃
regardʁəgaʁ
estɛst
tendretɑ̃dʁ
!
Ete
que
j'ai
de
plaisirpleziʁ
à
l'entendre
!
DES GRIEUX
Ces
parolespaʁɔl
d'un
foufu
,
veuillezvœje
lesle
pardonnerpaʁdɔne
!
MANON
Commentkɔmɑ̃
lesle
condamnerkɔ̃dane
?
Ellesɛl
charmentʃaʁm
le
cœurkœʁ
enɑ̃
charmantʃaʁmɑ̃
lesle
oreillesɔʁɛj
!
J'en
voudraisvudʁɛ
savoirsavwaʁ
de
pareillespa.ʁɛj
pourpuʁ
vousvu
lesle
répéterʁepete
!
DES GRIEUX
Enchanteresseɑ̃ʃɑ̃təʁɛs
!
Auo
charmeʃaʁm
vainqueurvɛ̃kœʁ
!
Manonma.nɔ̃
!
Vousvu
êtesɛt
lala
maîtressemɛtʁɛs
de
monmɔ̃
cœurkœʁ
!
MANON
Motsmo
charmantsʃaʁmɑ̃
!
DES GRIEUX
Ô
Manonma.nɔ̃
!
MANON
Enivrantesɑ̃nivʁɑ̃t
fièvresfjɛvʁ
,
enivrantesɑ̃nivʁɑ̃t
fièvresfjɛvʁ
dudy
bonheurbɔnœʁ
!
DES GRIEUX
Vousvu
êtesɛt
lala
maîtressemɛtʁɛs
,
Vousvu
êtesɛt
lala
maîtressemɛtʁɛs
de
monmɔ̃
cœurkœʁ
!
après un long silence
DES GRIEUX
Aha
!
Parlez-moi
!
MANON
Jeʒə
ne
suissɥi
qu'une
pauvrepovʁ
fillefij
.
Jeʒə
ne
suissɥi
paspa
mauvaisemovɛz
,
mais
souventsuvɑ̃
onɔ̃
m'accuse
dansdɑ̃
mama
famillefamij
d'aimer
troptʁo
le
plaisirpleziʁ
.
Onɔ̃
me
met
auo
couventkuvɑ̃
touttu
à
l'heure
.
Ete
c'est
la
l'histoire
de
Manonma.nɔ̃
Lescaut
!
DES GRIEUX
Nonnɔ̃
!
Jeʒə
ne
veux
paspa
croirekʁwaʁ
à
cettesɛt
cruautékʁyote
!
Que
tanttɑ̃
de
charmesʃaʁm
ete
de
beautébote
soientswa
vouésvwe
à
jamaisʒamɛ
à
lala
tombetɔ̃b
vivantevivɑ̃t
.
MANON
Mais
c'est
,
hélasʼelas
!
Lala
volontévɔlɔ̃te
dudy
cielsjɛl
dontdɔ̃
jeʒə
suissɥi
lala
servantesɛʁvɑ̃t
!
Puisqu'un
malheurmalœʁ
sisi
grandgʁɑ̃
ne
peut
êtreɛtʁ
évitéevite
.
DES GRIEUX
Nonnɔ̃
!
Nonnɔ̃
!
Votrevɔtʁ
libertélibɛʁte
ne
serasəʁa
paspa
ravieʁavi
!
MANON
Commentkɔmɑ̃
?
DES GRIEUX
Auo
Chevalierʃvalje
Desde
Grieux
vousvu
pouvezpuve
vousvu
fierfje
!
MANON
Aha
!
Jeʒə
vousvu
devraidəvʁɛ
plusply
que
lala
vievi
!
DES GRIEUX
Aha
!
Manonma.nɔ̃
!
Vousvu
ne
partirezpaʁtiʁe
paspa
,
dussé-je
allerale
chercherʃɛʁʃe
auo
boutbu
dudy
mondemɔ̃d
uneyn
retraiteʁətʁɛt
inconnueɛ̃.kɔ.ny
ete
profondepʁɔfɔ̃d
ete
vousvu
y
porterpɔʁte
dansdɑ̃
mesme
brasbʁa
!
MANON
À
vousvu
mama
vievi
ete
monmɔ̃
âmeam
!
À
vousvu
toutetut
mama
vievi
à
jamaisʒamɛ
!
DES GRIEUX
Enchanteresseɑ̃ʃɑ̃təʁɛs
!
Manonma.nɔ̃
!
Vousvu
êtesɛt
lala
maîtressemɛtʁɛs
de
monmɔ̃
cœurkœʁ
!
À ce moment, le postillon à qui Guillot a dit précédemment de se tenir aux ordres de Manon paraît dans le fond. Manon le regarde, réfléchit et sourit.
MANON
Parpaʁ
aventureavɑ̃tyʁ
,
peut-êtrepøtɛtʁ
avons-nous
mieuxmjø
:
uneyn
voiturevwatyʁ
,
lala
chaiseʃɛz
d'un
seigneursɛɲœʁ
...
Ilil
faisaitfɛzɛ
lesle
douxdu
yeux
à
Manonma.nɔ̃
...
Vengez-vous
!
DES GRIEUX
Mais
commentkɔmɑ̃
?
MANON
Toustu
lesle
deux
,
prenons-la
!
au postillon, qui se retire
DES GRIEUX
Soitswa
,
partonspaʁtɔ̃
!
troublée
MANON
Ete
quoikwa
,
partirpaʁtiʁ
ensembleɑ̃sɑ̃bl
?
DES GRIEUX
Ouiwi
,
Manonma.nɔ̃
!
Le
cielsjɛl
nousnu
rassembleʁasɑ̃bl
!
Nousnu
vivronsvivʁɔ̃
à
Parispaʁi
toustu
lesle
deux
!
Ete
nosno
cœurskœʁ
amoureuxamuʁø
...
l'un
à
l'autre
enchaînésɑ̃ʃene
!
Pourpuʁ
jamaisʒamɛ
réunisʁeyni
,
n'y
vivrontvivʁɔ̃
que
desde
joursʒuʁ
bénisbeni
!
MANON
Toustu
lesle
deux
!
À
Parispaʁi
!
À
Parispaʁi
!
Nousnu
n'aurons
que
desde
joursʒuʁ
bénisbeni
!
DES GRIEUX
À
Parispaʁi
!
À
Parispaʁi
,
toustu
lesle
deux
!
Nousnu
vivronsvivʁɔ̃
à
Parispaʁi
!
Toustu
lesle
deux
!
Ete
monmɔ̃
nomnɔ̃
deviendradəvjɛ̃dʁa
le
vôtrevotʁ
!
Aha
!
pardonpaʁdɔ̃
!
MANON
Dansdɑ̃
mesme
yeux
...
vousvu
devezdəve
bienbjɛ̃
voirvwaʁ
que
jeʒə
ne
puispɥi
vousvu
enɑ̃
vouloirvulwaʁ
,
ete
cependantsəpɑ̃dɑ̃
,
c'est
malmal
!
DES GRIEUX
Viensvjɛ̃
!
Nousnu
vivronsvivʁɔ̃
à
Paripaʁi
!
MANON
Toustu
lesle
deux
!
DES GRIEUX
Toustu
lesle
deux
!
Ete
nosno
cœurskœʁ
amoureuxamuʁø
...
MANON
À
Parispaʁi
!
DES GRIEUX
...
l'un
à
l'autre
enchaînésɑ̃ʃene
!
MANON
À
Parispaʁi
!
DES GRIEUX
Pourpuʁ
jamaisʒamɛ
réunisʁeyni
!
Nousnu
n'aurons
que
desde
joursʒuʁ
bénisbeni
!
À
Parispaʁi
!
À
Parispaʁi
,
toustu
lesle
deux
!
Nousnu
vivronsvivʁɔ̃
à
Parispaʁi
!
Toustu
lesle
deux
!
éclats de rire venant du pavillon
déclamant
MANON
Ce
sontsɔ̃
ellesɛl
.
POUSSETTE
Revenezʁəvəne
,
Guillot
,
revenezʁəvəne
!
DES GRIEUX
Qu'avez-vous
?
POUSSETTEpusɛt
,
JAVOTTE
ete
ROSETTEʁozɛt
Vousvu
allezale
vousvu
casserkase
le
nezne
!
Revenezʁəvəne
doncdɔ̃k
,
Guillot
,
aha
!
aha
!
etc.
MANON
Rienʁjɛ̃
!
Ces
femmesfam
sisi
bellesbɛl
!
au dehors, aviné
LESCAUT
Ce
soirswaʁ
,
vousvu
rendrezʁɑ̃dʁe
touttu
auo
cabaretkabaʁɛ
voisinvwazɛ̃
!
DES GRIEUX
la
!
MANON
C'est
lala
voixvwa
de
monmɔ̃
cousinkuzɛ̃
!
DES GRIEUX
Viensvjɛ̃
!
Partonspaʁtɔ̃
!
POUSSETTEpusɛt
,
JAVOTTE
ete
ROSETTEʁozɛt
du pavillon
DES GRIEUX
Revenezʁəvəne
,
Guillot
,
revenezʁəvəne
!
Revenezʁəvəne
!
à part
MANON
Aha
!
combienkɔ̃bjɛ̃
ce
doitdwa
êtreɛtʁ
amusantamyzɑ̃
de
s'amuser
toutetut
uneyn
vievi
!
Aha
!
Partonspaʁtɔ̃
!
DES GRIEUX
Viensvjɛ̃
!
Partonspaʁtɔ̃
!
Ils partent.
apparaissant, un peu ivre
LESCAUT
Plusply
unœ̃
sousu
!
Le
tourtuʁ
estɛst
trèstʁɛ
plaisantplɛzɑ̃
!
ʼe
Manonma.nɔ̃
!
Il la cherche.
LESCAUT
Quoikwa
!
Disparuedispaʁy
!
Holàʼɔla
!
Holàʼɔla
!
descendant lentement l'escalier
GUILLOT
Jeʒə
veux
lala
retrouverʁətʁuve
...
LESCAUT
Aha
!
c'est
vousvu
!
Le
grosgʁo
hommeɔm
!
GUILLOT
Heinʼɛ̃
?
LESCAUT
Vousvu
avezave
prispʁi
Manonma.nɔ̃
,
vousvu
,
rendez-la
!
GUILLOT
Taisez-voustɛʁ
!
LESCAUT
Rendez-la
moimwa
!
Rendez-la
moimwa
!
etc.
L'hôtelier et les bourgeois arrivent, lentement, de tous côtés et se moquent des deux hommes.
à Guillot
LESCAUT
Allonsalɔ̃
!
Rendez-la
moimwa
!
GUILLOT
Regardezʁəgaʁde
doncdɔ̃k
commekɔm
vousvu
attirezatiʁe
lala
fouleful
!
LESCAUT
Aha
!
Bahba
!
çasa
m'est
égalegal
!
aux bourgeois
LESCAUT
Ilil
a
prispʁi
notrenɔtʁ
honneurɔnœʁ
!
à Guillot
LESCAUT
C'est
unœ̃
troptʁo
beaubo
régalʁegal
pourpuʁ
tontɔ̃
vilainvilɛ̃
museaumyzo
!
GUILLOT
Quellekɛl
aventureavɑ̃tyʁ
!
LESCAUT
Ilil
a
prispʁi
notrenɔtʁ
honneurɔnœʁ
!
L'HÔTELIER
ete
LESle
BOURGEOISbuʁʒwa
Voyonsvwajɔ̃
,
expliquez-vous
!
GUILLOT
Soitswa
!
Mais
trèstʁɛ
doucementdusmɑ̃
,
trèstʁɛ
doucementdusmɑ̃
ete
sanssɑ̃
injureɛ̃ʒyʁ
.
LESCAUT
Répondezʁepɔ̃de
catégoriquementkategɔʁikmɑ̃
!
Jeʒə
veux
Manonma.nɔ̃
!
L'HÔTELIER
Quoikwa
?
Cettesɛt
jeuneʒœn
fillefij
?...
Elleɛl
estɛst
partiepaʁti
,
avecavɛk
unœ̃
jeuneʒœn
hommeɔm
!
On entend le coche au loin.
L'HÔTELIER
Écoutezekute
!
GUILLOT
Ô
cielsjɛl
!
LES BOURGEOIS
Elleɛl
estɛst
partiepaʁti
!
LESCAUT
Mais
c'est
l'honneur
de
lala
famillefamij
!
désignant Guillot
L'HÔTELIER
Dansdɑ̃
lala
voiturevwatyʁ
de
Monsieurməsjø
!
LES BOURGEOIS
Dansdɑ̃
lala
voiturevwatyʁ
de
Monsieurməsjø
!
alors que Lescaut se précipite sur lui
GUILLOT
Nonnɔ̃
!
Arrêtezaʁete
!
essayant de saisir Guillot
LESCAUT
Gredingʁədɛ̃
!
GUILLOT
Lâchezlaʃe
!
Lâchezlaʃe
!
luttant avec l'hôtelier
LESCAUT
Nonnɔ̃
!
Ilil
fautfo
que
jeʒə
châtieʃati
!
L'HÔTELIER
ete
LESle
BOURGEOISbuʁʒwa
Vit-on
jamaisʒamɛ
pareilpaʁɛj
malheurmalœʁ
!
arrivant avec les trois dames
BRÉTIGNY
Ehe
quoikwa
!
pauvrepovʁ
Guillot
!
Votrevɔtʁ
bellebɛl
estɛst
partiepaʁti
!
L'HÔTELIER
ete
LESle
BOURGEOISbuʁʒwa
Quellekɛl
mésaventuremezavɑ̃tyʁ
pourpuʁ
unœ̃
aussiosi
grandgʁɑ̃
séducteursedyktœʁ
!
GUILLOT
Taisez-voustɛʁ
toustu
!
Jeʒə
veux
êtreɛtʁ
vengévɑ̃ʒe
,
ete
de
cettesɛt
perfidepɛʁfid
ete
de
cetsɛt
enragéɑ̃ʁaʒe
!
POUSSETTEpusɛt
,
JAVOTTE
,
ROSETTEʁozɛt
,
BRÉTIGNY
ete
LESle
BOURGEOISbuʁʒwa
Aha
!
Aha
!
Aha
!
Aha
!
Lala
drôledʁol
de
figurefigyʁ
!
Ete
vousvu
,
petitpəti
,
vousvu
le
paierezpɛʁe
!
Prélude
DEUXIÈME ACTE
L'appartement de la rue Vivienne
L'appartement de Des Grieux et de Manon, rue Vivienne, à Paris.
Des Grieux est assis devant le bureau. Manon s'avance doucement derrière lui et cherche à lire ce qu'il écrit.
DES GRIEUX
Manonma.nɔ̃
!
MANON
Avez-vous
peurpœʁ
que
monmɔ̃
visagevizaʒ
frôlefʁol
votrevɔtʁ
visagevizaʒ
?
DES GRIEUX
Indiscrèteɛ̃.dis.kʁɛ
Manonma.nɔ̃
!
MANON
Ouiwi
,
jeʒə
lisaislizɛ
sursyʁ
votrevɔtʁ
épauleepol
,
ete
j'ai
sourisuʁi
,
voyantvwajɑ̃
passerpase
monmɔ̃
nomnɔ̃
!
DES GRIEUX
J'écris
à
monmɔ̃
pèrepɛʁ
;
ete
jeʒə
trembletʁɑ̃bl
que
cettesɛt
lettrelɛtʁ
u
j'ai
mismi
touttu
monmɔ̃
cœurkœʁ
ne
l'irrite
.
MANON
Avez-vous
peurpœʁ
?
DES GRIEUX
Ouiwi
,
Manonma.nɔ̃
,
j'ai
trèstʁɛ
peurpœʁ
!
MANON
Ehe
bienbjɛ̃
!
Ilil
fautfo
relireʁəliʁ
ensembleɑ̃sɑ̃bl
...
DES GRIEUX
Ouiwi
,
c'est
celasəla
,
ensembleɑ̃sɑ̃bl
,
relisonsʁəlizɔ̃
!
lisant la lettre
MANON
Onɔ̃
l'appelle
Manonma.nɔ̃
,
elleɛl
euty
hierijɛʁ
seizesɛz
ansɑ̃
;
enɑ̃
elleɛl
touttu
séduitsedɥi
,
lala
beautébote
,
lala
jeunesseʒœnɛs
,
lala
grâcegʁas
;
nullenyl
voixvwa
n'a
plusply
de
douxdu
accentsaksɑ̃
,
nulnyl
regardʁəgaʁ
plusply
de
charmeʃaʁm
avecavɛk
plusply
de
tendressetɑ̃dʁɛs
!
DES GRIEUX
Nulnyl
regardʁəgaʁ
plusply
de
charmeʃaʁm
avecavɛk
plusply
de
tendressetɑ̃dʁɛs
!
MANON
Est-ce
vraivʁɛ
?
Moimwa
,
jeʒə
n'en
sais
rienʁjɛ̃
...
Mais
jeʒə
sais
que
vousvu
m'aimez
bienbjɛ̃
!
DES GRIEUX
Vousvu
aimerɛme
?...
Vousvu
aimerɛme
?...
Manonma.nɔ̃
!...
Jeʒə
t'adore
!
MANON
Allonsalɔ̃
,
Monsieurməsjø
!
Lisonslizɔ̃
encoreɑ̃kɔʁ
!
DES GRIEUX
Commekɔm
l'oiseau
quiki
suitsɥi
enɑ̃
toustu
lieuxljø
le
printempspʁɛ̃tɑ̃
,
sasa
jeuneʒœn
âmeam
a
lala
vievi
,
sasa
jeuneʒœn
âmeam
estɛst
ouverteuvɛʁt
sanssɑ̃
cessesɛs
;
sasa
lèvrelɛvʁ
enɑ̃
fleurflœʁ
souritsuʁi
ete
parlepaʁl
auo
zéphyrzefiʁ
parfumépaʁfyme
quiki
passepas
ete
lala
caressekaʁɛs
!
MANON
Auo
zéphyrzefiʁ
quiki
passepas
ete
lala
caressekaʁɛs
!
DES GRIEUX
Auo
zéphyrzefiʁ
parfumépaʁfyme
quiki
passepas
ete
lala
caressekaʁɛs
!
MANON
Ilil
ne
te
suffitsy.fi
paspa
alorsalɔʁ
de
nousnu
aimerɛme
?
avec enthousiasme
DES GRIEUX
Nonnɔ̃
,
jeʒə
veux
que
tuty
soisswa
mama
femmefam
!
MANON
Tuty
le
veux
?
DES GRIEUX
Jeʒə
le
veux
,
ete
de
toutetut
monmɔ̃
âmeam
!
MANON
Embrasse-moi
doncdɔ̃k
,
Chevalierʃvalje
!...
Ete
vava
porterpɔʁte
tata
lettrelɛtʁ
!
DES GRIEUX
Ouiwi
,
jeʒə
vais
lala
porterpɔʁte
!
Il s'arrête et regarde un bouquet qui est placé sur la cheminée.
DES GRIEUX
Voilàvwala
desde
fleursflœʁ
quiki
sontsɔ̃
fortfɔʁ
bellesbɛl
;
d'où
te
vientvjɛ̃
ce
bouquetbukɛ
,
Manonma.nɔ̃
?
MANON
Jeʒə
ne
sais
paspa
...
DES GRIEUX
Commentkɔmɑ̃
tuty
ne
sais
paspa
?
MANON
Beaubo
motifmɔtif
de
querelleskəʁɛl
!
Parpaʁ
lala
fenêtrefnɛtʁ
,
onɔ̃
l'a
lancélɑ̃se
d'en
basba
...
Commekɔm
ilil
étaitetɛ
joliʒɔli
,
jeʒə
l'ai
gardégaʁde
...
Jeʒə
pensepɑ̃s
que
tuty
n'es
paspa
jalouxʒalu
?
DES GRIEUX
Nonnɔ̃
,
jeʒə
puispɥi
te
jurerʒyʁe
que
jeʒə
n'ai
de
tontɔ̃
cœurkœʁ
aucuneokyn
défiancedefjɑ̃s
...
MANON
Ete
tuty
fais
bienbjɛ̃
!
Ce
cœurkœʁ
estɛst
à
toitwa
touttu
entierɑ̃tje
!...
On entend un bruit de voix dehors.
DES GRIEUX
Quiki
doncdɔ̃k
se
permetpɛʁmɛ
unœ̃
pareilpaʁɛj
tapagetapaʒ
?
entre, effarée
LA SERVANTE
Deux
gardesgaʁd
dudy
corpskɔʁ
sontsɔ̃
la
quiki
fontfɔ̃
rageʁaʒ
,
l'un
se
ditdi
le
parentpaʁɑ̃
de
Madamemadam
!
MANON
Lescaut
!...
C'est
Lescaut
!...
bas à Manon et vite
LA SERVANTE
L'autre
,
c'est
...
ne
parlonspaʁlɔ̃
paspa
troptʁo
hautʼo
...
L'autre
,
c'est
quelqu'un
quiki
vousvu
aimeɛm
...
Ce
fermierfɛʁmje
généralʒeneʁal
quiki
logelɔʒ
prèspʁɛ
d'ici
.
bas
MANON
Monsieurməsjø
de
Brétigny
?
bas
DES GRIEUX
Celasəla
devientdəvjɛ̃
troptʁo
fortfɔʁ
ete
jeʒə
vais
voirvwaʁ
moi-mêmemwamɛm
Au moment où il va s'élancer, la porte s'ouvre. Entrent Brétigny, costumé en garde, et Lescaut.
LESCAUT
Enfinɑ̃fɛ̃
,
lesle
amoureuxamuʁø
,
jeʒə
vousvu
tienstjɛ̃
toustu
lesle
deux
!
BRÉTIGNY
Soyezswaje
clémentklemɑ̃
,
Lescaut
,
songezsɔ̃ʒe
à
leurlœʁ
jeunesseʒœnɛs
!
LESCAUT
Vousvu
m'avez
,
l'autre
jourʒuʁ
,
brûlébʁyle
lala
politessepɔlitɛs
,
Monsieurməsjø
le
drôledʁol
!
DES GRIEUX
ʼe
la
!...
Parlezpaʁle
plusply
doucementdusmɑ̃
!
LESCAUT
Plusply
doucementdusmɑ̃
!
DES GRIEUX
Plusply
doucementdusmɑ̃
!
LESCAUT
C'est
à
tombertɔ̃be
foudroyéfudʁwaje
sursyʁ
lala
placeplas
!
J'arrive
pourpuʁ
vengervɑ̃ʒe
l'honneur
de
notrenɔtʁ
raceʁas
,
jeʒə
suissɥi
le
redresseurʁədʁɛsœʁ
,
jeʒə
suissɥi
le
châtimentʃatimɑ̃
!
Ete
c'est
à
moimwa
qu'on
ditdi
de
parlerpaʁle
doucementdusmɑ̃
!
De
parlerpaʁle
doucementdusmɑ̃
!
BRÉTIGNY
Contiens-toi
!
LESCAUT
Coquinkɔkɛ̃
!
BRÉTIGNY
Retiens-toi
!
DES GRIEUX
C'est
bienbjɛ̃
!
Jeʒə
vais
vousvu
couperkupe
lesle
oreillesɔʁɛj
!
à Brétigny
LESCAUT
Heinʼɛ̃
?...
Qu'est-ce
qu'il
ditdi
?...
BRÉTIGNY
Qu'il
vava
vousvu
couperkupe
lesle
oreillesɔʁɛj
!
LESCAUT
Vit-on
jamaisʒamɛ
insolencesɛ̃sɔlɑ̃s
pareillespa.ʁɛj
!
Ilil
menacemənas
?
BRÉTIGNY
Çasa
m'en
a
l'air
...
LESCAUT
Parpaʁ
lala
mortmɔʁ
!
le retenant
BRÉTIGNY
Lescaut
!...
LESCAUT
Parpaʁ
l'enfer
!
MANON
Aha
Chevalierʃvalje
,
jeʒə
meursmœʁ
d'effroi
!
Jeʒə
le
sais
bienbjɛ̃
,
jeʒə
suissɥi
coupablekupabl
!
Veillezvɛje
sursyʁ
moimwa
!
Aha
!
Chevalierʃvalje
!
Jeʒə
meursmœʁ
d'effroi
!
Veillezvɛje
sursyʁ
moimwa
!
Aha
!
c'en
estɛst
fait
!
Sonsɔ̃
regardʁəgaʁ
courroucékuʁuse
m'accable
!
Jeʒə
meursmœʁ
d'effroi
!
Jeʒə
meursmœʁ
d'effroi
!
DES GRIEUX
Ô
Manonma.nɔ̃
,
soyezswaje
sanssɑ̃
effroiefʁwa
!
Comptezkɔ̃te
sursyʁ
moimwa
!
Seulsœl
de
nousnu
deux
,
jeʒə
suissɥi
coupablekupabl
!
Comptezkɔ̃te
sursyʁ
moimwa
!
Ô
cherʃɛʁ
amouramuʁ
!
Ne
trembleztʁɑ̃ble
paspa
!
Comptezkɔ̃te
sursyʁ
moimwa
!
Ilil
serasəʁa
bientôtbjɛ̃to
plusply
traitabletʁɛtabl
!
Manonma.nɔ̃
!
Comptezkɔ̃te
sursyʁ
moimwa
!
Comptezkɔ̃te
sursyʁ
moimwa
!
à Des Grieux
LESCAUT
Coquinkɔkɛ̃
!
à Brétigny
LESCAUT
Retenez-moi
!
Retenez-moi
!
Retenez-moi
!
Drôledʁol
!
Retenez-moi
!
Jeʒə
sais
de
quoikwa
jeʒə
suissɥi
capablekapabl
!
Quandkɑ̃
ilil
fautfo
punirpyniʁ
unœ̃
coupablekupabl
!
Retenez-moi
!
Retenez-moi
!
Drôledʁol
!
Coquinkɔkɛ̃
!
Drôledʁol
!
Retenez-moi
!
Retenez-moi
!
Coquinkɔkɛ̃
!
Jeʒə
veux
punirpyniʁ
!
Retenez-moi
!
Retenez-moi
!
Retenez-moi
!
BRÉTIGNY
Contiens-toi
,
Lescaut
!
Allonsalɔ̃
!
contiens-toi
,
Lescaut
!
Le
remordsʁəmɔʁ
lesle
accableakabl
!
Voisvwa
!
Chacunʃakœ̃
d'eux
estɛst
coupablekupabl
!
Le
remordsʁəmɔʁ
lesle
accableakabl
!
Allonsalɔ̃
!
De
l'indulgence
!
Contiens-toi
,
Lescaut
!
Aha
!
Lescaut
,
contiens-toi
!
Retiens-toi
!
Lescaut
!
Vousvu
montrezmɔ̃tʁe
troptʁo
de
zèlezɛl
!
Expliquez-vous
plusply
posémentpozemɑ̃
!
LESCAUT
Soitswa
!
J'y
consenskɔ̃sɑ̃
.
à Des Grieux
LESCAUT
Mademoisellemadmwazɛl
estɛst
mama
cousinekuzin
ete
jeʒə
venaisvənɛ
trèstʁɛ
polimentpɔlimɑ̃
DES GRIEUX
Trèstʁɛ
polimentpɔlimɑ̃
!
LESCAUT
Trèstʁɛ
polimentpɔlimɑ̃
;
ouiwi
,
jeʒə
venaisvənɛ
trèstʁɛ
polimentpɔlimɑ̃
dirediʁ
:
«
Monsieurməsjø
,
sanssɑ̃
vousvu
chercherʃɛʁʃe
querellekəʁɛl
,
répondezʁepɔ̃de
:
ouiwi
,
répondezʁepɔ̃de
:
nonnɔ̃
,
voulez-vous
épouserepuze
Manonma.nɔ̃
BRÉTIGNY
Lala
choseʃoz
estɛst
claireklɛʁ
,
entreɑ̃tʁ
luronslyʁɔ̃
.
LESCAUT
Ete
bonsbɔ̃
garçonsgaʁsɔ̃
.
BRÉTIGNY
C'est
ainsiɛ̃si
qu'on
traitetʁɛt
uneyn
affaireafɛʁ
!
LESCAUT
C'est
ainsiɛ̃si
qu'on
traitetʁɛt
uneyn
affaireafɛʁ
!
Entre lurons et bons garçons.
La chose est claire, entre lurons.
LESCAUT
Ete
bonsbɔ̃
garçonsgaʁsɔ̃
.
BRÉTIGNY
Ouiwi
,
c'est
ainsiɛ̃si
!
Voilàvwala
l'affaire
!
à Des Grieux
BRÉTIGNY
Ehe
bienbjɛ̃
,
êtes-vous
satisfaitsatisfɛ
?
en riant
DES GRIEUX
Mama
foifwa
,
jeʒə
n'ai
plusply
de
colèrekɔlɛʁ
,
ete
votrevɔtʁ
franchisefʁɑ̃ʃiz
me
plaîtplɛ
.
en riant
BRÉTIGNY
C'est
ainsiɛ̃si
qu'on
traitetʁɛt
uneyn
affaireafɛʁ
!
Entreɑ̃tʁ
luronslyʁɔ̃
ete
bonsbɔ̃
garçonsgaʁsɔ̃
!
Lala
choseʃoz
estɛst
claireklɛʁ
,
etc.
DES GRIEUX
Mama
foifwa
,
jeʒə
n'ai
plusply
de
colèrekɔlɛʁ
.
LESCAUT
Voilàvwala
l'affaire
!
DES GRIEUX
Jeʒə
venaisvənɛ
d'écrire
à
monmɔ̃
pèrepɛʁ
Avantavɑ̃
qu'on
y
mettemɛt
unœ̃
cachetkaʃɛ
,
vousvu
lirezliʁe
bienbjɛ̃
cecisəsi
,
j'espère
.
prenant la lettre
LESCAUT
Volontiersvɔlɔ̃tje
!
Mais
voicivwasi
le
soirswaʁ
!
Lescaut suit Manon et Brétigny et éloigne volontairement Des Grieux.
LESCAUT
Allonsalɔ̃
toustu
deux
,
pourpuʁ
y
mieuxmjø
voirvwaʁ
,
nousnu
placerplase
prèspʁɛ
de
lala
fenêtrefnɛtʁ
ete
la
nousnu
lironsliʁɔ̃
votrevɔtʁ
lettrelɛtʁ
.
Brètigny reste près de Manon.
MANON
Venirvəniʁ
iciisi
soussu
unœ̃
déguisementdegizmɑ̃
?
BRÉTIGNY
Vousvu
m'en
voulezvule
?
MANON
Certainementsɛʁtɛnmɑ̃
!
Vousvu
savezsave
que
c'est
luilɥi
que
j'aime
!
BRÉTIGNY
J'ai
vouluvuly
vousvu
avertiravɛʁtiʁ
moi-mêmemwamɛm
que
ce
soirswaʁ
de
chezʃe
vousvu
,
onɔ̃
comptekɔ̃t
l'enlever
.
MANON
Ce
soirswaʁ
?
BRÉTIGNY
Parpaʁ
ordreɔʁdʁ
de
sonsɔ̃
pèrepɛʁ
.
MANON
Parpaʁ
ordreɔʁdʁ
de
sonsɔ̃
pèrepɛʁ
?
BRÉTIGNY
Ouiwi
,
ce
soirswaʁ
,
ici-même
onɔ̃
viendravjɛ̃dʁa
l'arracher
.
faisant un pas
MANON
Aha
!
Jeʒə
sauraisoʁɛ
bienbjɛ̃
l'empêcher
!
BRÉTIGNY
Prévenez-le
,
c'est
lala
misèremizɛʁ
pourpuʁ
luilɥi
,
pourpuʁ
vousvu
...
Ne
le
prévenezpʁevəne
paspa
...
Ete
c'est
lala
fortunefɔʁtyn
,
auo
contrairekɔ̃tʁɛʁ
,
quiki
vousvu
attendatɑ̃
.
MANON
Parlezpaʁle
plusply
basba
!
lisant la lettre
LESCAUT
«
Onɔ̃
l'appelle
Manonma.nɔ̃
...
BRÉTIGNY
Ne
le
prévenezpʁevəne
paspa
!
LESCAUT
...
elleɛl
euty
hierijɛʁ
seizesɛz
ansɑ̃
...
à Brétigny
MANON
Jamaisʒamɛ
!
BRÉTIGNY
Cédezsede
!
LESCAUT
...
enɑ̃
elleɛl
touttu
séduitsedɥi
...
»
MANON
Parlezpaʁle
plusply
basba
!
LESCAUT
Que
ces
motsmo
sontsɔ̃
touchantstuʃɑ̃
!
BRÉTIGNY
C'est
lala
fortunefɔʁtyn
!
MANON
Jamaisʒamɛ
!
DES GRIEUX
Aha
!
Lescaut
,
c'est
que
jeʒə
l'adore
!
Laissez-moi
vousvu
le
dirediʁ
encoreɑ̃kɔʁ
!
LESCAUT
Que
ces
motsmo
sontsɔ̃
touchantstuʃɑ̃
!
BRÉTIGNY
Manonma.nɔ̃
!
Manonma.nɔ̃
!
MANON
Parlezpaʁle
plusply
basba
!
BRÉTIGNY
Voicivwasi
l'heure
prochainepʁɔʃɛn
de
votrevɔtʁ
libertélibɛʁte
!
DES GRIEUX
C'est
que
jeʒə
l'adore
!
MANON
Quelkɛl
doutedut
étrangeetʁɑ̃ʒ
ete
quelkɛl
tourmenttuʁmɑ̃
!
LESCAUT
Vousvu
l'épousez
?
BRÉTIGNY
Manonma.nɔ̃
!
Manonma.nɔ̃
!
LESCAUT
«
Commekɔm
l'oiseau
quiki
suitsɥi
le
printempspʁɛ̃tɑ̃
...
BRÉTIGNY
Bientôtbjɛ̃to
vousvu
serezsəʁe
reineʁɛn
...
MANON
Dansdɑ̃
monmɔ̃
cœurkœʁ
quelkɛl
déliredeliʁ
!
corrigeant lui-même
LESCAUT
...
enɑ̃
toustu
lieuxljø
le
printempspʁɛ̃tɑ̃
...
»
DES GRIEUX
C'est
que
jeʒə
l'adore
!
BRÉTIGNY
...
reineʁɛn
parpaʁ
lala
beautébote
!
MANON
Quelkɛl
doutedut
étrangeetʁɑ̃ʒ
ete
quelkɛl
tourmenttuʁmɑ̃
!
BRÉTIGNY
Manonma.nɔ̃
,
vousvu
serezsəʁe
reineʁɛn
parpaʁ
lala
beautébote
!
DES GRIEUX
Lescaut
,
laissez-moi-vous
le
dirediʁ
encorɑ̃.kɔʁ
!
LESCAUT
Poésiepɔezi
!
Amouramuʁ
!
MANON
Aha
!
quelkɛl
tourmenttuʁmɑ̃
,
pourpuʁ
monmɔ̃
cœurkœʁ
troublétʁuble
,
quelkɛl
tourmenttuʁmɑ̃
!
LESCAUT
«...
sasa
jeuneʒœn
âmeam
à
lala
vievi
...
»
MANON
Aha
!
quelkɛl
tourmenttuʁmɑ̃
,
pourpuʁ
monmɔ̃
cœurkœʁ
!
BRÉTIGNY
Vousvu
serezsəʁe
reineʁɛn
!
DES GRIEUX
C'est
que
jeʒə
l'adore
!
LESCAUT
Poésiepɔezi
!
«
...
estɛst
ouverteuvɛʁt
sanssɑ̃
cessesɛs
...
»
MANON
Partezpaʁte
!
BRÉTIGNY
Écoutez-moi
!
MANON
Aha
!
quelkɛl
tourmenttuʁmɑ̃
,
pourpuʁ
monmɔ̃
cœurkœʁ
troublétʁuble
!
DES GRIEUX
C'est
que
jeʒə
l'adore
!
BRÉTIGNY
Vousvu
serezsəʁe
reineʁɛn
parpaʁ
lala
beautébote
!
Écoutez-moi
!
MANON
Aha
!
partezpaʁte
!
aha
!
partezpaʁte
!
LESCAUT
C'est
parfaitpaʁfɛ
!
Onɔ̃
ne
peut
mieuxmjø
dirediʁ
ete
jeʒə
vousvu
fais
monmɔ̃
complimentkɔ̃plimɑ̃
!
à Manon
LESCAUT
Cousinekuzin
,
à Des Grieux
LESCAUT
ete
vousvu
cousinkuzɛ̃
,
jeʒə
vousvu
rendsʁɑ̃
monmɔ̃
estimeɛstim
!
Prenezpʁəne
mama
mainmɛ̃
,
carkaʁ
ce
seraitsəʁɛ
unœ̃
crimekʁim
,
de
vousvu
tenirtəniʁ
rigueurʁigœʁ
;
enfantsɑ̃fɑ̃
,
jeʒə
vousvu
bénisbeni
.
Lesle
larmeslaʁm
...
le
bonheurbɔnœʁ
!
à Brétigny
LESCAUT
Partons-nous
!
BRÉTIGNY
Jeʒə
vousvu
suissɥi
!
Lala
choseʃoz
estɛst
claireklɛʁ
,
entreɑ̃tʁ
luronslyʁɔ̃
...
LESCAUT
ete
bonsbɔ̃
garçonsgaʁsɔ̃
BRÉTIGNY
...
c'est
ainsiɛ̃si
qu'on
traitetʁɛt
uneyn
affaireafɛʁ
!
...
c'est
ainsiɛ̃si
qu'on
traitetʁɛt
uneyn
affaireafɛʁ
!
Ils sortent, les répliques suivantes sont entendues au loin.
BRÉTIGNY
Entreɑ̃tʁ
luronslyʁɔ̃
ete
bonsbɔ̃
garçonsgaʁsɔ̃
Voilàvwala
l'affaire
!
à elle-même, pensive
MANON
Dansdɑ̃
monmɔ̃
cœurkœʁ
...
quelkɛl
tourmenttuʁmɑ̃
!
à lui-même, joyeusement
DES GRIEUX
Puissepɥis
dudy
bonheurbɔnœʁ
u
j'aspire
,
le
jourʒuʁ
se
leverləve
souriantsuʁjɑ̃
!
Entre la servante.
DES GRIEUX
Que
nousnu
veut-on
?
LA SERVANTE
C'est
l'heure
dudy
soupersupe
,
Monsieurməsjø
.
DES GRIEUX
C'est
vraivʁɛ
pourtantpuʁtɑ̃
.
Ete
jeʒə
n'ai
paspa
encorɑ̃.kɔʁ
portépɔʁte
mama
lettrelɛtʁ
.
MANON
Ehe
bienbjɛ̃
,
vava
lala
porterpɔʁte
.
Aprèsapʁɛ
?
DES GRIEUX
Jeʒə
t'aime
!
jeʒə
t'adore
!
Ete
toitwa
,
disdi
,
m'aimes-tu
?
MANON
Ouiwi
,
monmɔ̃
cherʃɛʁ
Chevalierʃvalje
,
jeʒə
t'aime
!
DES GRIEUX
Tuty
devraisdəvʁɛ
,
enɑ̃
ce
caska
,
me
promettrepʁɔmɛtʁ
...
MANON
Quoikwa
?
DES GRIEUX
Rienʁjɛ̃
dudy
touttu
,
jeʒə
vais
porterpɔʁte
mama
lettrelɛtʁ
.
Il sort, laissant Manon seule.
MANON
Allonsalɔ̃
!
Ilil
le
fautfo
pourpuʁ
lui-mêmelɥimɛm
Monmɔ̃
pauvrepovʁ
chevalierʃvalje
!
Ouiwi
,
c'est
luilɥi
que
j'aime
!
Ete
pourtantpuʁtɑ̃
,
j'hésite
aujourd'hui
.
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
!...
Jeʒə
ne
suissɥi
plusply
dignediɲ
de
luilɥi
!
J'entends
cettesɛt
voixvwa
quiki
m'entra
ne
contrekɔ̃tʁ
mama
volontévɔlɔ̃te
:
Manonma.nɔ̃
,
Manonma.nɔ̃
,
tuty
serassəʁa
reineʁɛn
...
Reineʁɛn
...
parpaʁ
lala
beautébote
!
Jeʒə
ne
suissɥi
que
faiblessefɛblɛs
ete
que
fragilitéfʁaʒilite
...
Aha
!
malgrémalgʁe
moimwa
jeʒə
senssɑ̃s
coulerkule
mesme
larmeslaʁm
...
Devantdəvɑ̃
ces
rêvesʁɛv
effacésefase
,
l'avenir
aura-t-il
lesle
charmesʃaʁm
de
ces
beauxbo
joursʒuʁ
déjàdeʒa
passéspase
?
Peu à peu elle s'est approchée de la table toute servie.
MANON
Adieuadjø
,
notrenɔtʁ
petitepətit
tabletabl
,
quiki
nousnu
réunitʁeyni
sisi
souventsuvɑ̃
!
Adieuadjø
,
adieuadjø
,
notrenɔtʁ
petitepətit
tabletabl
,
sisi
grandegʁɑ̃d
pourpuʁ
nousnu
cependantsəpɑ̃dɑ̃
!
Onɔ̃
tienttjɛ̃
,
c'est
inimaginableinimaʒinabl
...
Sisi
peu
de
placeplas
...
enɑ̃
se
serrantsɛʁɑ̃
...
Adieuadjø
,
notrenɔtʁ
petitepətit
tabletabl
!
Unœ̃
mêmemɛm
verrevɛʁ
étaitetɛ
le
nôtrenotʁ
,
chacunʃakœ̃
de
nousnu
,
quandkɑ̃
ilil
buvaitbyvɛ
y
cherchaitʃɛʁʃɛ
lesle
lèvreslɛvʁ
de
l'autre
Aha
!
pauvrepovʁ
amiami
,
commekɔm
ilil
m'aimait
!
Adieuadjø
,
notrenɔtʁ
petitepətit
tabletabl
,
adieuadjø
!
entendant Des Grieux
MANON
C'est
luilɥi
!
Que
mama
pâleurpalœʁ
ne
me
trahissetʁais
paspa
!
DES GRIEUX
Enfinɑ̃fɛ̃
,
Manonma.nɔ̃
,
nousnu
voilàvwala
seulssœl
ensembleɑ̃sɑ̃bl
!
Ehe
quoikwa
?
Desde
larmeslaʁm
?...
MANON
Nonnɔ̃
!
DES GRIEUX
Sisi
fait
,
tata
mainmɛ̃
trembletʁɑ̃bl
...
MANON
Voicivwasi
notrenɔtʁ
repasʁəpa
.
DES GRIEUX
C'est
vraivʁɛ
mama
têtetɛt
estɛst
follefɔl
Mais
le
bonheurbɔnœʁ
estɛst
passagerpasaʒe
,
ete
le
cielsjɛl
l'a
fait
sisi
légerleʒe
,
qu'on
a
toujourstuʒuʁ
peurpœʁ
qu'il
s'envole
!
À
tabletabl
!
MANON
À
tabletabl
!
DES GRIEUX
Instantɛ̃stɑ̃
charmantʃaʁmɑ̃
,
u
lala
craintekʁɛ̃t
fait
trêvetʁɛv
,
u
nousnu
sommessɔm
deux
seulementsœlmɑ̃
!
Tienstjɛ̃
,
Manonma.nɔ̃
,
enɑ̃
marchantmaʁʃɑ̃
,
jeʒə
viensvjɛ̃
de
fairefɛʁ
unœ̃
rêveʁɛv
.
avec amertume, à part
MANON
Hélasʼelas
!
Quiki
ne
fait
paspa
de
rêveʁɛv
?
DES GRIEUX
Enɑ̃
fermantfɛʁmɑ̃
lesle
yeux
,
jeʒə
voisvwa
là-baslaba
uneyn
humbleœ̃bl
retraiteʁətʁɛt
,
uneyn
maisonnettemɛzɔnɛt
toutetut
blancheblɑ̃ʃ
auo
fondfɔ̃
desde
boisbwa
!
Soussu
sesse
tranquillestʁɑ̃kil
ombragesɔ̃bʁaʒ
,
lesle
clairsklɛʁ
ete
joyeuxʒwajø
ruisseauxʁɥiso
,
u
se
mirentmiʁ
lesle
feuillagesfœjaʒ
,
chantentʃɑ̃t
avecavɛk
lesle
oiseauxwazo
!
C'est
le
Paradispaʁadi
!
Oho
!
nonnɔ̃
!
Touttu
estɛst
la
tristetʁist
ete
morosemɔʁoz
,
carkaʁ
ilil
y
manquemɑ̃k
uneyn
choseʃoz
:
ilil
y
fautfo
encorɑ̃.kɔʁ
Manonma.nɔ̃
!
MANON
C'est
unœ̃
rêveʁɛv
,
uneyn
foliefɔli
!
DES GRIEUX
Nonnɔ̃
!
la
serasəʁa
notrenɔtʁ
vievi
,
sisi
tuty
le
veux
,
ô
Manonma.nɔ̃
!
On entend frapper doucement à la porte.
à part
MANON
Oho
!
Cielsjɛl
!
Déjàdeʒa
!
DES GRIEUX
Quelqu'un
?
Ilil
ne
fautfo
paspa
de
trouble-fêtetʁubləfɛt
se levant
DES GRIEUX
Jeʒə
vais
renvoyerʁɑ̃vwaje
l'importun
...
Ete
jeʒə
reviensʁəvjɛ̃
...
MANON
Adieuadjø
!
DES GRIEUX
Commentkɔmɑ̃
?
MANON
Nonnɔ̃
!...
Jeʒə
ne
veux
paspa
...
DES GRIEUX
Pourquoipuʁkwa
?
MANON
Nonnɔ̃
!
Tuty
n'ouvriras
paspa
cettesɛt
portepɔʁt
...
Jeʒə
veux
resterʁɛste
dansdɑ̃
teste
brasbʁa
!
DES GRIEUX
Enfantɑ̃fɑ̃
...
laisse-moi
!...
MANON
Nonnɔ̃
!...
DES GRIEUX
Que
t'importe
!...
MANON
Nonnɔ̃
!...
DES GRIEUX
Allonsalɔ̃
!...
MANON
Jeʒə
ne
veux
paspa
!
DES GRIEUX
Quelquekɛlkə
inconnuɛ̃kɔny
...
C'est
singuliersɛ̃gylje
...
Jeʒə
le
congédieraikɔ̃ʒedjəʁɛ
d'une
façonfasɔ̃
poliepɔli
;
jeʒə
reviensʁəvjɛ̃
...
Nousnu
rironsʁiʁɔ̃
toustu
deux
de
tata
foliefɔli
!
Il l'embrasse et sort. On entend un bruit de lutte. Manon se lève et se précipite à la fenêtre. Elle entend une voiture qui s'éloigne.
MANON
Monmɔ̃
pauvrepovʁ
chevalierʃvalje
!
TROISIÈME ACTE
PREMIER TABLEAU
Le Cours-la-Reine
La promenade du Cours-la-Reine un jour de fête populaire. À droite, l'enseigne d'un bal.
Entre les grandes arbres, des boutiques de marchands de toutes sortes: modistes, marchands de jouets, saltimbanques, marchands de chansons, etc.
Grand mouvement au lever du rideau: des marchands et des marchandes poursuivent des passants, seigneurs, bourgeois et
bourgeoises, en leur offrant divers objets.
Au fond on aperçoit les rives de la Seine et la coupole des Invalides.
LES VENDEURS
Voyezvwaje
mulesmyl
à
fleurettesflœʁɛt
!
Rougeʁuʒ
,
mouchesmuʃ
ete
manchettesmɑ̃ʃɛt
!
Fichusfiʃy
ete
coqueluchons
!
Achetez-moi
mesme
chansonsʃɑ̃sɔ̃
!
Billetsbijɛ
pourpuʁ
lala
loterielɔtʁi
!
Poudrepudʁ
,
râpesʁap
à
tabactaba
!
Rubansʁybɑ̃
,
canneskan
ete
chapeauʃapo
!
Élixireliksiʁ
pourpuʁ
l'estomac
!
Ilil
estɛst
tempstɑ̃
qu'on
se
régaleʁegal
!
Bonnetsbɔnɛ
,
panierspanje
,
colleretteskɔlʁɛt
!
Plumesplym
ete
finesfin
aigrettesɛgʁɛt
!
Gazegaz
,
linonsli.nɔ̃
ete
manchonsmɑ̃ʃɔ̃
!
Bonbonsbɔ̃bɔ̃
ete
pâtisseriepatisʁi
!
Jouetsʒwɛ
,
ballesbal
ete
sabotssabo
!
Mama
cuisinekɥizin
estɛst
sanssɑ̃
égaleegal
,
etc.
LES VENDEURS
LESle
VENDEURSvɑ̃dœʁ
,
BOURGEOISbuʁʒwa
ete
BOURGEOISESbuʁʒwaz
C'est
fêtefɛt
auo
Cours-la-Reine
!
Onɔ̃
y
ritʁi
,
onɔ̃
y
boitbwa
à
lala
santésɑ̃te
dudy
Roiʁwa
!
Onɔ̃
y
ritʁi
,
onɔ̃
y
boitbwa
,
pendantpɑ̃dɑ̃
uneyn
semainesmɛn
!
Onɔ̃
y
ritʁi
,
onɔ̃
y
boitbwa
à
lala
santésɑ̃te
dudy
Roiʁwa
!
C'est
fêtefɛt
auo
Cours-la-Reine
!
Onɔ̃
y
boitbwa
à
lala
santésɑ̃te
dudy
Roiʁwa
.
Au loin, musique de bal. Poussette et Javotte, puis Rosette paraissent dans la foule; trois petit clercs les aperçoivent et, sur un signe d'elles, courent à leur rencontre.
POUSSETTE
Lala
charmanteʃaʁmɑ̃t
promenadepʁɔmnad
!
Aha
,
que
ce
séjourseʒuʁ
estɛst
douxdu
!
que
c'est
bonbɔ̃
!
Que
c'est
bonbɔ̃
uneyn
escapadeɛskapad
,
loinlwɛ̃
desde
regardsʁəgaʁ
d'un
jalouxʒalu
.
C'est
entenduɑ̃tɑ̃dy
!
JAVOTTE
Tenez-voustə.niʁ
bienbjɛ̃
!
ROSETTE
Unœ̃
motmo
pourraitpuʁɛ
nousnu
compormettre
!
POUSSETTE
C'est
entenduɑ̃tɑ̃dy
!
JAVOTTE
Monmɔ̃
cœurkœʁ
veut
bienbjɛ̃
touttu
vousvu
promettrepʁɔmɛtʁ
!
POUSSETTE
Touttu
!
ROSETTE
Mais
que
Guillot
n'en
sachesaʃ
rienʁjɛ̃
!
POUSSETTE
Mais
que
Guillot
n'en
sachesaʃ
rienʁjɛ̃
!
POUSSETTEpusɛt
,
JAVOTTE
and
ROSETTEʁozɛt
Rienʁjɛ̃
!
Lala
charmanteʃaʁmɑ̃t
promenadepʁɔmnad
!
Aha
!
que
ce
séjourseʒuʁ
estɛst
douxdu
!
Que
c'est
bonbɔ̃
!
Que
c'est
bonbɔ̃
uneyn
escapadeɛskapad
,
loinlwɛ̃
desde
regardsʁəgaʁ
d'un
jalouxʒalu
!
Que
c'est
bonbɔ̃
!
JAVOTTE
Lala
charmanteʃaʁmɑ̃t
promenadepʁɔmnad
!
Que
c'est
bonbɔ̃
!
POUSSETTE
Lala
charmanteʃaʁmɑ̃t
promenadepʁɔmnad
!
Loinlwɛ̃
desde
regardsʁəgaʁ
d'un
jalouxʒalu
!
Que
c'est
bonbɔ̃
!
Elles sortent.
LES VENDEURS
Voyezvwaje
mulesmyl
à
fleurettesflœʁɛt
!
etc.
LES VENDEURS
LESle
VENDEURSvɑ̃dœʁ
,
BOURGEOISbuʁʒwa
ete
BOURGEOISESbuʁʒwaz
C'est
fêtefɛt
auo
Cours-la-Reine
!
Onɔ̃
y
ritʁi
,
onɔ̃
y
boitbwa
à
lala
santésɑ̃te
dudy
Roiʁwa
.
Teneztəne
,
Monsieurməsjø
!
Prenezpʁəne
,
Monsieurməsjø
!
Choisissezʃwazise
!
prenezpʁəne
!
choisissezʃwazise
!
LESCAUT
Choisirʃwaziʁ
!
Ete
pourquoipuʁkwa
?
Donnezdɔne
,
donnezdɔne
,
donnezdɔne
!
donnezdɔne
encorɑ̃.kɔʁ
!
Ce
soirswaʁ
j'achète
touttu
!
C'est
pourpuʁ
lala
beautébote
que
j'adore
,
jeʒə
m'en
rapporteʁapɔʁt
à
votrevɔtʁ
goûtgu
!
LES VENDEURS
Teneztəne
,
Monsieurməsjø
!
teneztəne
!
prenezpʁəne
!
LESCAUT
À
quoikwa
bonbɔ̃
l'économie
quandkɑ̃
onɔ̃
a
troistʁwa
désde
enɑ̃
mainmɛ̃
,
ete
que
l'on
sait
le
cheminʃmɛ̃
de
l'hôtel
de
Transylvanietʁɑ̃silvani
!
À
quoikwa
bonbɔ̃
!
à
quoikwa
bonbɔ̃
l'économie
!
LES VENDEURS
Teneztəne
!
Monsieurməsjø
!
teneztəne
!
prenezpʁəne
!
teneztəne
!
prenezpʁəne
!
LESCAUT
Assezase
!
assezase
!
Ô
Rosalinde
,
ilil
me
faudraitfodʁɛ
gravirgʁaviʁ
le
Pinde
,
pourpuʁ
te
chanterʃɑ̃te
commekɔm
ilil
convientkɔ̃vjɛ̃
!
Que
sontsɔ̃
lesle
sultanessyltan
de
l'Inde
,
ete
lesle
Armide
ete
lesle
Clorinde
,
prèspʁɛ
de
toitwa
,
que
sont-elles
?
Rienʁjɛ̃
,
rienʁjɛ̃
dudy
touttu
,
rienʁjɛ̃
dudy
touttu
!
Ô
mama
Rosalinde
,
etc.
LESCAUT
Choisirʃwaziʁ
!
choisirʃwaziʁ
!
nonnɔ̃
,
mama
foifwa
!
À
quoikwa
bonbɔ̃
l'économie
,
etc.
LESCAUT
Approchezapʁɔʃe
!
Ô
bellesbɛl
!
approchezapʁɔʃe
!
J'offre
unœ̃
bijoubiʒu
pourpuʁ
deux
baisersbɛze
!
Lescaut sort, poursuivi par les marchands.
Poussette, Javotte et Rosette sortent de la salle de danse avec trois jeunes gens.
les apercevant
GUILLOT
Bonjourbɔ̃ʒuʁ
,
Poussettepusɛt
!
POUSSETTE
Aha
!
Cielsjɛl
!
GUILLOT
Bonjourbɔ̃ʒuʁ
,
Javotte
!
JAVOTTE
Aha
!
Dieudjø
!
Poussette et Javotte se sauvent.
GUILLOT
Bonjourbɔ̃ʒuʁ
,
Rosetteʁozɛt
!
se sauvant
ROSETTE
Aha
!
GUILLOT
Parpaʁ
lala
morbleumɔʁblø
!
Ellesɛl
me
plantentplɑ̃t
la
!
Coquinekɔkin
!
Péronnellepeʁɔnɛl
!
Ete
j'en
avaisavɛ
prispʁi
troistʁwa
...
Pourtantpuʁtɑ̃
ilil
me
semblaitsɑ̃blɛ
pouvoirpuvwaʁ
compterkɔ̃te
,
sisi
l'une
me
trompaittʁɔ̃pɛ
,
qu'une
autreotʁ
auo
moinsmwɛ̃
seraitsəʁɛ
fidèlefidɛl
!
Lala
femmefam
estɛst
,
jeʒə
l'avoue
,
unœ̃
méchantmeʃɑ̃
animalanimal
!
entrant
BRÉTIGNY
Paspa
malmal
,
Guillot
,
ce
mot-là
n'est
paspa
malmal
.
Mais
ilil
n'est
paspa
de
vousvu
!
Dieudjø
,
quelkɛl
sombresɔ̃bʁ
visagevizaʒ
!
Damedam
Javotte
,
jeʒə
le
gagegaʒ
,
vousvu
auraoʁa
fait
desde
traitstʁɛ
!
GUILLOT
Javotte
,
c'est
finifini
!
BRÉTIGNY
Ete
Poussettepusɛt
?
GUILLOT
Poussettepusɛt
aussiosi
!
BRÉTIGNY
Vousvu
voilàvwala
librelibʁ
alorsalɔʁ
?
Guillot
,
jeʒə
vousvu
enɑ̃
priepʁi
.
N'allez
paspa
m'enlever
Manonma.nɔ̃
!
GUILLOT
Vousvu
enleverɑ̃lve
?
BRÉTIGNY
Nonnɔ̃
,
jurez-moi
que
nonnɔ̃
!
GUILLOT
Laissonslɛsɔ̃
cettesɛt
plaisanterieplɛzɑ̃tʁi
!
Mais
dites-moi
,
monmɔ̃
cherʃɛʁ
,
onɔ̃
m'a
contékɔ̃te
,
à
propospʁɔpo
de
Manonma.nɔ̃
,
que
vousvu
ayantajɑ̃
priépʁije
de
fairefɛʁ
venirvəniʁ
l'Opéra
chezʃe
elleɛl
,
vousvu
avezave
,
enɑ̃
dépitdepi
desde
larmeslaʁm
de
lala
bellebɛl
,
réponduʁepɔ̃dy
:
nonnɔ̃
.
BRÉTIGNY
C'est
trèstʁɛ
vraivʁɛ
;
lala
nouvellenuvɛl
estɛst
exacteɛgzakt
.
GUILLOT
Ilil
suffitsy.fi
;
souffrezsufʁe
que
jeʒə
vousvu
quittekit
,
pourpuʁ
unœ̃
instantɛ̃stɑ̃
...
mais
jeʒə
reviendraiʁəvjɛ̃dʁɛ
vitevit
.
sort en se frottant les mains et en fredonnant
GUILLOT
Dig
ete
dig
ete
dondɔ̃
!
Onɔ̃
te
lala
prendrapʁɑ̃dʁa
tata
Manonma.nɔ̃
!
etc.
Rentrée des promeneurs et des marchands. Parmi eux, des élégantes et leurs escortes.
GUILLOT
LESle
PROMENEURSpʁɔmnœʁ
ete
LESle
MARCHANDSmaʁʃɑ̃
Voicivwasi
lesle
éléganteselegɑ̃t
!
Lesle
bellesbɛl
indolentesɛ̃dɔlɑ̃t
!
Mama
tressestʁɛs
desde
cœurskœʁ
auxo
regardsʁəgaʁ
vainqueursvɛ̃kœʁ
!
etc.
Pendant ce temps, Brétigny s'est avancé avec quelques seigneurs de ses amis et a aidé Manon à descendre de sa chaise.
LES PROMENEURS
Quellekɛl
estɛst
cettesɛt
princessepʁɛ̃sɛs
?
LES MARCHANDS
C'est
auo
moinsmwɛ̃
uneyn
duchessedyʃɛs
!
aux promeneurs
LES MARCHANDS
Ehe
?
Ne
savez-voussɛ.ty
paspa
sonsɔ̃
nomnɔ̃
?
C'est
Manonma.nɔ̃
!
C'est
lala
bellebɛl
Manonma.nɔ̃
!
LESle
PROMENEURSpʁɔmnœʁ
ete
LESle
MARCHANDSmaʁʃɑ̃
Voicivwasi
lesle
éléganteselegɑ̃t
!
Lesle
bellesbɛl
indolentesɛ̃dɔlɑ̃t
!
Maîtressesmɛtʁɛs
desde
cœurskœʁ
auxo
regardsʁəgaʁ
vainqueursvɛ̃kœʁ
!
etc.
BRÉTIGNY
Ravissanteʁavisɑ̃t
Manonma.nɔ̃
!
LES SEIGNEURS
Ravissanteʁavisɑ̃t
Manonma.nɔ̃
!
MANON
Suis-je
gentilleʒɑ̃tij
ainsiɛ̃si
?
BRÉTIGNY
ete
LESle
SEIGNEURSsɛɲœʁ
Adorableadɔʁabl
!
Divinedivin
!
Divinedivin
!
Est-ce
vraivʁɛ
?
Grandgʁɑ̃
mercimɛʁsi
!
Jeʒə
consenskɔ̃sɑ̃
vuvy
que
jeʒə
suissɥi
bonnebɔn
,
à
laisserlɛse
admireradmiʁe
mama
charmanteʃaʁmɑ̃t
personnepɛʁsɔn
!
Jeʒə
marchemaʁʃ
sursyʁ
toustu
lesle
cheminsʃmɛ̃
,
aussiosi
bienbjɛ̃
qu'une
souverainesuvʁɛn
;
onɔ̃
s'incline
,
onɔ̃
baisebɛz
mama
mainmɛ̃
,
carkaʁ
parpaʁ
lala
beautébote
jeʒə
suissɥi
reineʁɛn
!
Jeʒə
suissɥi
reineʁɛn
!
Mesme
chevauxʃvo
courentkuʁ
à
grandsgʁɑ̃
paspa
;
devantdəvɑ̃
mama
vievi
aventureuseavɑ̃tyʁøz
,
lesle
grandsgʁɑ̃
s'avancent
chapeauʃapo
basba
;
jeʒə
suissɥi
bellebɛl
,
jeʒə
suissɥi
heureuseœʁøz
!
Autourotuʁ
de
moimwa
touttu
doitdwa
fleurirflœʁiʁ
!
Jeʒə
vais
à
touttu
ce
quiki
m'attire
!
Ete
sisi
Manonma.nɔ̃
devaitdəvɛ
jamaisʒamɛ
mourirmuʁiʁ
,
ce
seraitsəʁɛ
,
mesme
amisami
,
dansdɑ̃
unœ̃
éclatekla
de
rireʁiʁ
!
Aha
!
aha
!
aha
!
aha
!
BRÉTIGNY
ete
LESle
SEIGNEURSsɛɲœʁ
Bravobʁavo
!
Bravobʁavo
!
Manonma.nɔ̃
!
Bravobʁavo
!
Obéissonsɔbeisɔ̃
quandkɑ̃
leurlœʁ
voixvwa
appelleapɛl
,
auxo
tendrestɑ̃dʁ
amoursamuʁ
,
toujourstuʒuʁ
,
toujourstuʒuʁ
,
toujourstuʒuʁ
,
tanttɑ̃
que
vousvu
êtesɛt
bellebɛl
,
usezyze
sanssɑ̃
lesle
compterkɔ̃te
vosvo
joursʒuʁ
,
toustu
vosvo
joursʒuʁ
!
Profitonspʁɔfitɔ̃
bienbjɛ̃
de
lala
jeunesseʒœnɛs
,
desde
joursʒuʁ
qu'amène
le
printempspʁɛ̃tɑ̃
;
aimonsɛmɔ̃
,
rionsʁijɔ̃
,
chantonsʃɑ̃tɔ̃
sanssɑ̃
cessesɛs
,
nousnu
n'avons
encorɑ̃.kɔʁ
que
vingtvɛ̃
ansɑ̃
!
BRÉTIGNY
ete
JEUNESʒœn
GENSʒɑ̃
Profitonspʁɔfitɔ̃
bienbjɛ̃
de
lala
jeunesseʒœnɛs
!
Profitonspʁɔfitɔ̃
bienbjɛ̃
de
lala
jeunesseʒœnɛs
,
aimonsɛmɔ̃
,
rionsʁijɔ̃
,
chantonsʃɑ̃tɔ̃
sanssɑ̃
cessesɛs
,
nousnu
n'avons
encorɑ̃.kɔʁ
que
vingtvɛ̃
ansɑ̃
!
Aha
!
Aha
!
JEUNES GENS
Profitonspʁɔfitɔ̃
bienbjɛ̃
de
lala
jeunesseʒœnɛs
!
Rionsʁijɔ̃
!
Aha
!
Aha
!
MANON
Le
cœurkœʁ
,
hélasʼelas
!
le
plusply
fidèlefidɛl
,
oublieubli
enɑ̃
unœ̃
jourʒuʁ
l'amour
,
l'amour
,
ete
lala
jeunesseʒœnɛs
ouvrantuvʁɑ̃
sonsɔ̃
aileɛl
a
disparudispaʁy
sanssɑ̃
retourʁətuʁ
,
sanssɑ̃
retourʁətuʁ
.
Profitonspʁɔfitɔ̃
bienbjɛ̃
de
lala
jeunesseʒœnɛs
,
bienbjɛ̃
courtekuʁt
,
helas
!
estɛst
le
printempspʁɛ̃tɑ̃
!
Aimonsɛmɔ̃
,
chantonsʃɑ̃tɔ̃
,
rionsʁijɔ̃
sanssɑ̃
cessesɛs
,
nousnu
n'aurons
paspa
toujourstuʒuʁ
vingtvɛ̃
ansɑ̃
!
JEUNES GENS
Profitonspʁɔfitɔ̃
bienbjɛ̃
de
lala
jeunesseʒœnɛs
!
MANON
Profitonspʁɔfitɔ̃
bienbjɛ̃
de
lala
jeunesseʒœnɛs
!
Aimonsɛmɔ̃
,
chantonsʃɑ̃tɔ̃
,
rionsʁijɔ̃
sanssɑ̃
cessesɛs
,
profitonspʁɔfitɔ̃
bienbjɛ̃
de
nosno
vingtvɛ̃
ansɑ̃
!
Aha
!
Aha
!
JEUNES GENS
Profitonspʁɔfitɔ̃
bienbjɛ̃
de
lala
jeunesseʒœnɛs
!
Rionsʁijɔ̃
!
Aha
!
Aha
!
à Brétigny
MANON
Ete
maintenantmɛ̃tnɑ̃
restezʁɛste
seulsœl
unœ̃
instantɛ̃stɑ̃
;
jeʒə
veux
fairefɛʁ
iciisi
quelqu'emplette
.
BRÉTIGNY
Avecavɛk
vousvu
disparaîtdispaʁɛ
touttu
l'éclat
de
lala
fêtefɛt
!
Ravissanteʁavisɑ̃t
Manonma.nɔ̃
!
Avecavɛk
vousvu
disparaîtdispaʁɛ
touttu
l'éclat
de
lala
fêtefɛt
!
MANON
Uneyn
fadeurfadœʁ
!
C'est
dudy
dernierdɛʁnje
galantgalɑ̃
!
Onɔ̃
n'est
paspa
grandgʁɑ̃
seigneursɛɲœʁ
sanssɑ̃
êtreɛtʁ
unœ̃
peu
poètepɔɛt
!
Manon s'éloigne et se dirige vers les petites boutiques du fond du théâtre, escortée des curieux qui sortent peu à peu.
MANON
LESle
PROMENEURSpʁɔmnœʁ
ete
LESle
MARCHANDSmaʁʃɑ̃
Voicivwasi
lesle
éléganteselegɑ̃t
!
etc.
MANON
Lesle
bellesbɛl
indolenteɛ̃dɔlɑ̃t
!
etc.
MANON
Mama
tressestʁɛs
desde
cœurskœʁ
!
Auxo
regardsʁəgaʁ
vainqueursvɛ̃kœʁ
!
etc.
MANON
Lesle
éléganteselegɑ̃t
!
etc.
au fond
UN MARCHAND
Poudrepudʁ
,
râpesʁap
à
tabactaba
!
Les promeneurs et les marchands s'en vont peu à peu …
BRÉTIGNY
Jeʒə
ne
me
trompetʁɔ̃p
paspa
,
le
Comtekɔ̃t
Desde
Grieux
.
LE COMTE
Monsieurməsjø
de
Brétigny
?
BRÉTIGNY
Moi-mêmemwamɛm
,
c'est
à
peinepɛn
sisi
jeʒə
puispɥi
enɑ̃
croirekʁwaʁ
mesme
yeux
!
Vousvu
à
Parispaʁi
?
LE COMTE
C'est
monmɔ̃
filsfis
quiki
m'amène
.
BRÉTIGNY
Le
Chevalierʃvalje
?
LE COMTE
Ilil
n'est
plusply
Chevalierʃvalje
,
c'est
l'Abbé
Desde
Grieux
qu'à
présentpʁezɑ̃
ilil
fautfo
dirediʁ
!...
qui s'est retournée tout en feignant de parler à un marchand
MANON
Desde
Grieux
!
BRÉTIGNY
Abbéabe
!
luilɥi
!
Commentkɔmɑ̃
?
LE COMTE
Le
cielsjɛl
l'attire
!
Dansdɑ̃
lesle
ordresɔʁdʁ
,
ilil
veut
entrerɑ̃tʁe
.
Ilil
estɛst
à
St-Sulpice
,
ete
ce
soirswaʁ
enɑ̃
Sorbonnesɔʁbɔn
,
ilil
prononcepʁɔnɔ̃s
unœ̃
discoursdiskuʁ
...
Manon s'éloigne après avoir entendu ces derniers mots.
souriant
BRÉTIGNY
Abbéabe
!
Celasəla
m'étonne
,
unœ̃
pareilpaʁɛj
changementʃɑ̃ʒmɑ̃
...
souriant aussi
LE COMTE
C'est
vousvu
quiki
l'avez
fait
,
enɑ̃
vousvu
chargeantʃaʁʒɑ̃
de
briserbʁize
netnɛt
l'amour
quiki
l'attachait
à
certainesɛʁtɛn
personnepɛʁsɔn
.
montrant Manon qui est au fond
BRÉTIGNY
Plusply
basba
!
LE COMTE
C'est
elleɛl
?
BRÉTIGNY
Ouiwi
,
c'est
Manonma.nɔ̃
!
LE COMTE
Jeʒə
devinedəvin
alorsalɔʁ
lala
raisonʁɛzɔ̃
quiki
vousvu
fitfi
,
avecavɛk
tanttɑ̃
de
zèlezɛl
,
predre
lesle
intérêtsɛ̃teʁɛ
de
monmɔ̃
filsfis
...
Mais
,
pardonpaʁdɔ̃
!
Elleɛl
veut
vousvu
parlerpaʁle
.
Elleɛl
estɛst
vraimentvʁɛmɑ̃
fortfɔʁ
bellebɛl
!
à Brétigny, le comte se tient à part à quelque distance
MANON
Jeʒə
voudraisvudʁɛ
,
monmɔ̃
amiami
,
avoiravwaʁ
unœ̃
braceletbʁaslɛ
pareilpaʁɛj
à
celui-cisəlɥisi
...
Jeʒə
ne
puispɥi
le
trouvertʁuve
.
BRÉTIGNY
C'est
bienbjɛ̃
,
jeʒə
vais
moi-mêmemwamɛm
.
Il salue le comte et sort.
à part
LE COMTE
Elleɛl
estɛst
charmanteʃaʁmɑ̃t
ete
jeʒə
comprendskɔ̃pʁɑ̃
qu'on
l'aime
!
au Comte
MANON
Pardonpaʁdɔ̃
!
Mais
j'étais
la
prèspʁɛ
de
vousvu
à
deux
paspa
...
J'entendais
malgrémalgʁe
moimwa
...
jeʒə
suissɥi
trèstʁɛ
curieusekyʁjøz
LE COMTE
C'est
unœ̃
petitpəti
défault
,
trèstʁɛ
petitpəti
,
ici-basisiba
!
saluant
LE COMTE
Madamemadam
!
se rapprochant
MANON
Ilil
s'agissait
d'une
histoireistwaʁ
amoureuseamuʁøz
!
LE COMTE
Mais
ouiwi
!
MANON
C'est
que
jeʒə
croiskʁwa
...
Pardonnez-moi
,
jeʒə
vousvu
enɑ̃
priepʁi
,
jeʒə
croiskʁwa
...
que
cetsɛt
Abbéabe
Desde
Grieux
autrefoisotʁəfwa
...
aimaitɛmɛ
...
LE COMTE
Quiki
doncdɔ̃k
?
MANON
Elleɛl
étaitetɛ
monmɔ̃
amieami
...
LE COMTE
Aha
!
Trèstʁɛ
bienbjɛ̃
!
MANON
Ilil
l'aimait
...
Ete
jeʒə
voudraisvudʁɛ
savoirsavwaʁ
sisi
sasa
raisonʁɛzɔ̃
sortitsɔʁti
victorieuseviktɔʁjøz
,
ete
sisi
,
de
l'oublieuse
,
ilil
a
pupy
parvenirpaʁvəniʁ
à
chasserʃase
de
sonsɔ̃
cœurkœʁ
le
cruelkʁyɛl
souvenirsuvniʁ
?
LE COMTE
Faut-il
doncdɔ̃k
savoirsavwaʁ
tanttɑ̃
de
chosesʃoz
?
Que
deviennentdəvjɛ̃n
lesle
plusply
beauxbo
joursʒuʁ
?
u
vontvɔ̃
lesle
premierspʁəmje
amoursamuʁ
?
u
volevɔl
le
parfumpaʁfœ̃
desde
rosesʁoz
?
à part
MANON
Monmɔ̃
Dieudjø
!
Donnez-moi
le
couragekuʁaʒ
de
touttu
oseroze
luilɥi
demanderdəmɑ̃de
!
etc.
LE COMTE
Ignoreriɲɔʁe
n'est-il
plusply
sagesaʒ
,
auo
passépase
pourquoipuʁkwa
s'attarder
?
MANON
Unœ̃
motmo
encoreɑ̃kɔʁ
!...
A-t-ila.t‿il
souffertsufɛʁ
de
sonsɔ̃
absenceapsɑ̃s
?
Vousvu
a-t-ila.t‿il
ditdi
parfoispaʁfwa
sonsɔ̃
nomnɔ̃
?
LE COMTE
Sesse
larmeslaʁm
coulaientkulɛ
enɑ̃
silencesilɑ̃s
.
MANON
L'a-t-il
mauditemodit
,
enɑ̃
pleurantplœʁɑ̃
?
LE COMTE
Nonnɔ̃
!
MANON
Vousvu
a-t-ila.t‿il
ditdi
que
lala
parjurepaʁʒyʁ
l'avait
aiméɛme
?
LE COMTE
Sonsɔ̃
cœurkœʁ
guérigeʁi
de
sasa
blessureblesyʁ
,
s'est
referméʁəfɛʁme
!
MANON
Mais
depuisdəpɥi
?
LE COMTE
Ilil
a
fait
ainsiɛ̃si
que
votrevɔtʁ
amieami
,
ce
que
l'on
doitdwa
fairefɛʁ
ici-basisiba
,
quandkɑ̃
onɔ̃
estɛst
sagesaʒ
,
n'est-ce
paspa
?
Onɔ̃
oublieubli
!
MANON
Onɔ̃
oublieubli
!
Le comte salue respectueusement et se retire.
MANON
Onɔ̃
oublieubli
!
La foule des seigneurs, dames élégantes, promeneurs et marchands revient.
Entrent Brétigny, Guillot puis Lescaut, accompagnés de plusieurs amis.
BRÉTIGNY
Répondez-moi
,
Guillot
!
GUILLOT
Jamaisʒamɛ
!
Mais
riraʁiʁa
bienbjɛ̃
quiki
riraʁiʁa
le
dernierdɛʁnje
!
BRÉTIGNY
Monsieurməsjø
de
Morfontaine
,
vousvu
allezale
touttu
me
dirediʁ
!
GUILLOT
À
vousvu
,
monmɔ̃
amiami
,
rienʁjɛ̃
!
se tournant vers Manon
GUILLOT
Mais
à
vousvu
,
ô
mama
Reineʁɛn
!
BRÉTIGNY
Plaît-ilplɛ.t‿il
?
GUILLOT
Ehe
bienbjɛ̃
!
ouiwi
...
L'Opéra
que
vousvu
luilɥi
refusiezʁəfyzje
...
Ilil
serasəʁa
dansdɑ̃
unœ̃
instantɛ̃stɑ̃
...
iciisi
.
BRÉTIGNY
Jeʒə
doisdwa
rendreʁɑ̃dʁ
lesle
armesaʁm
!
à Manon
MANON
Oho
!
nonnɔ̃
!
BRÉTIGNY
Onɔ̃
diraitdiʁɛ
que
desde
larmeslaʁm
...
MANON
Foliefɔli
!
GUILLOT
Allonsalɔ̃
,
Manonma.nɔ̃
,
approchezapʁɔʃe
,
s'il
vousvu
plaîtplɛ
,
onɔ̃
vava
danserdɑ̃se
pourpuʁ
vousvu
notrenɔtʁ
nouveaunuvo
balletbalɛ
!
à Lescaut
GUILLOT
Lescaut
,
venezvəne
!
LESCAUT
Jeʒə
suissɥi
la
pourpuʁ
vousvu
plaireplɛʁ
.
GUILLOT
Veillezvɛje
...
le
touttu
estɛst
à
mesme
fraisfʁɛ
,
à
ce
qu'on
donnedɔn
à
boirebwaʁ
auo
populairepɔpylɛʁ
!
Combienkɔ̃bjɛ̃
?
LESCAUT
Nousnu
compteronskɔ̃təʁɔ̃
aprèsapʁɛ
!
Il prend la bourse et sort.
LESCAUT
SEIGNEURSsɛɲœʁ
,
PROMENEURSpʁɔmnœʁ
,
MARCHANDSmaʁʃɑ̃
ete
BRÉTIGNY
Voicivwasi
l'Opéra
!
Voicivwasi
l'Opéra
!
L'Opéra
!
Préambulepʁeɑ̃byl
:
Lala
Présentationpʁezɑ̃tasjɔ̃
BRÉTIGNY
,
SEIGNEURSsɛɲœʁ
ete
BOURGEOISbuʁʒwa
L'Opéra
!
Voicivwasi
l'Opéra
!
etc.
LESCAUT
Touttu
Parispaʁi
...
touttu
Parispaʁi
...
etc.
LESCAUT
enɑ̃
parlerapaʁləʁa
!
enɑ̃
parlerapaʁləʁa
!
etc.
LESCAUT
C'est
le
balletbalɛ
de
l'Opéra
!
C'est
unœ̃
plaisirpleziʁ
...
c'est
unœ̃
plaisirpleziʁ
...
etc.
LESCAUT
de
souverainesuvʁɛn
!
de
souverainesuvʁɛn
!
etc.
LESCAUT
Ete
sonsɔ̃
rivalʁival
...
enrageraɑ̃ʁaʒəʁa
!
etc.
LESCAUT
L'ami
Guillot
...
se
ruineraʁɥinəʁa
!
etc.
LESCAUT
Avoiravwaʁ
fait
venirvəniʁ
l'Opéra
!
à part
GUILLOT
C'est
unœ̃
plaisirpleziʁ
de
souverainesuvʁɛn
,
avoiravwaʁ
fait
venirvəniʁ
l'Opéra
!
ete
sonsɔ̃
balletbalɛ
auo
Cours-la-Reine
!
Monmɔ̃
rivalʁival
enrageraɑ̃ʁaʒəʁa
!...
Il limite les danseurs
GUILLOT
BRÉTIGNY
,
SEIGNEURSsɛɲœʁ
ete
BOURGEOISbuʁʒwa
Avoiravwaʁ
fait
venirvəniʁ
l'Opéra
!
Tourtuʁ
Parispaʁi
enɑ̃
parlerapaʁləʁa
!
C'est
le
balletbalɛ
de
l'Opéra
!
Ballet
Première Entrée
Deuxième Entrée
Troisième Entrée
Quatrième Entrée
à part
MANON
Nonnɔ̃
,
sasa
vievi
à
lala
miennemjɛn
estɛst
pourpuʁ
jamaisʒamɛ
liéelje
!
Ilil
ne
peut
m'avoir
oubliéeublije
...
voyant Lescaut près d'elle
MANON
Mama
chaiseʃɛz
,
monmɔ̃
cousinkuzɛ̃
...
LESCAUT
u
faut-il
vousvu
porterpɔʁte
,
cousinekuzin
?
MANON
À
Saint-Sulpice
!...
LESCAUT
Quelkɛl
estɛst
ce
bizarrebizaʁ
capricekapʁis
?
Pardonnez-moi
de
fairefɛʁ
répéterʁepete
...
À
Saint-Sulpice
?
MANON
À
Saint-Sulpice-
!
GUILLOT
Ehe
bienbjɛ̃
,
maîtressemɛtʁɛs
de
mama
vievi
,
qu'en
dites-vous
?
MANON
Jeʒə
n'ai
rienʁjɛ̃
vuvy
!
GUILLOT
Rienʁjɛ̃
vuvy
!
Voilàvwala
le
prixpʁi
de
mama
galanteriegalɑ̃tʁi
!
Est-ce
la
ce
quiki
m'était
dy
?
LA FOULE
C'est
fêtefɛt
auo
Cours-la-Reine
Onɔ̃
y
dansedɑ̃s
,
onɔ̃
y
boitbwa
,
à
lala
santésɑ̃te
dudy
Roiʁwa
!
etc.
DEUXIÈME TABLEAU
La parloir du séminaire de Saint-Sulpice
Des grandes dames, bourgeoises et dévotes sortent de la chapelle.
louant Des Grieux
CHŒUR DES DAMES
Quellekɛl
éloquenceelɔkɑ̃s
!
L'admirable
orateurɔʁatœʁ
!
etc.
CHŒUR DES DAMES
Quellekɛl
abondanceabɔ̃dɑ̃s
!
etc.
CHŒUR DES DAMES
Le
grandgʁɑ̃
prédicateurpʁedikatœʁ
!
etc.
CHŒUR DES DAMES
Quellekɛl
éloquenceelɔkɑ̃s
!
Ete
dansdɑ̃
sasa
voixvwa
quellekɛl
douceurdusœʁ
!
Quellekɛl
douceurdusœʁ
ete
quellekɛl
flammeflam
!
Commekɔm
enɑ̃
l'écoutant
...
enɑ̃
l'écoutant
...
lala
ferveurfɛʁvœʁ
pénètrepe.ne.tʁe
doucementdusmɑ̃
jusqu'au
fondfɔ̃
de
nosno
âmesam
...
Aha
!
Aha
!
Quelkɛl
orateurɔʁatœʁ
!
L'admirable
orateurɔʁatœʁ
!
Le
grandgʁɑ̃
prédicateurpʁedikatœʁ
!
De
quelkɛl
art
divindivɛ̃
,
etc.
CHŒUR DES DAMES
Ilil
a
dansdɑ̃
sasa
thèsetɛz
,
etc.
CHŒUR DES DAMES
Peintpɛ̃
Saint-Augustin
,
etc.
CHŒUR DES DAMES
Ete
Saintsɛ̃
Thérèseteʁɛz
,
etc.
CHŒUR DES DAMES
Lui-mêmelɥimɛm
estɛst
unœ̃
saintsɛ̃
,
etc.
CHŒUR DES DAMES
C'est
unœ̃
fait
certainsɛʁtɛ̃
!
unœ̃
saintsɛ̃
!
N'est-ce
paspa
,
mama
chèreʃɛʁ
?
C'est
unœ̃
saintsɛ̃
,
etc.
CHŒUR DES DAMES
C'est
certainsɛʁtɛ̃
,
etc.
CHŒUR DES DAMES
C'est
unœ̃
saintsɛ̃
!
unœ̃
saintsɛ̃
!
Des Grieux apparaît.
CHŒUR DES DAMES
C'est
luilɥi
!
c'est
l'Abbé
Desde
Grieux
!
Voyezvwaje
commekɔm
ilil
baissebɛs
lesle
yeux
!
Les dames sortent peu à peu et saluent Des Grieux avec de profondes révérences.
LE COMTE
Bravobʁavo
,
monmɔ̃
cherʃɛʁ
,
succèssyksɛ
completkɔ̃plɛ
!
Notrenɔtʁ
maisonmɛzɔ̃
doitdwa
êtreɛtʁ
fièrefjɛʁ
d'avoir
parmipaʁmi
lesle
sienssjɛ̃
unœ̃
nouveaunuvo
Bossuet
!
DES GRIEUX
De
grâcegʁas
,
monmɔ̃
pèrepɛʁ
,
épargnez-moi
!
LE COMTE
Ete
,
c'est
pourpuʁ
de
bonbɔ̃
,
Chevalierʃvalje
,
que
tuty
prétendspʁetɑ̃
auo
cielsjɛl
pourpuʁ
jamaisʒamɛ
te
lierlje
?
DES GRIEUX
Ouiwi
!
Jeʒə
n'ai
trouvétʁuve
dansdɑ̃
lala
vievi
qu'amertume
ete
dégoûtdegu
.
LE COMTE
Lesle
grandsgʁɑ̃
motsmo
que
voilàvwala
!
Quellekɛl
routeʁut
as-tu
doncdɔ̃k
suiviesɥivi
,
ete
que
sais-tusɛ.ty
de
cettesɛt
vievi
pourpuʁ
penserpɑ̃se
qu'elle
finitfini
la
?
Épouseepuz
quelquekɛlkə
bravebʁav
fillefij
,
dignediɲ
de
nousnu
,
dignediɲ
de
toitwa
,
deviensdəvjɛ̃
unœ̃
pèrepɛʁ
de
famillefamij
nini
pirepiʁ
,
nini
meilleurmɛjœʁ
que
moimwa
.
Le
cielsjɛl
n'en
veut
paspa
davantagedavɑ̃taʒ
,
c'est
la
le
devoirdəvwaʁ
,
entends-tu
?
C'est
la
le
devoirdəvwaʁ
!
Lala
vertuveʁty
quiki
fait
dudy
tapagetapaʒ
n'est
déjàdeʒa
plusply
de
lala
vertuveʁty
!
Épouseepuz
quelquekɛlkə
bravebʁav
fillefij
,
etc.
DES GRIEUX
Rienʁjɛ̃
ne
peut
m'empêcher
de
prononcerpʁɔnɔ̃se
mesme
vœux
!
LE COMTE
C'est
ditdi
,
alorsalɔʁ
?
DES GRIEUX
Jeʒə
le
veux
!
LE COMTE
Soitswa
!
Jeʒə
franchiraifʁɑ̃ʃiʁɛ
doncdɔ̃k
seulsœl
cettesɛt
grillegʁij
,
ete
vais
leurlœʁ
annonceranɔ̃se
là-baslaba
qu'ils
ontɔ̃
unœ̃
saintsɛ̃
dansdɑ̃
lala
famillefamij
.
J'en
sais
beaucoupboku
quiki
ne
me
croirontkʁwaʁɔ̃
paspa
!
DES GRIEUX
Ne
raillezʁaje
paspa
,
Monsieurməsjø
,
jeʒə
vousvu
enɑ̃
priepʁi
!
LE COMTE
Unœ̃
motmo
encoreɑ̃kɔʁ
!
Commekɔm
ilil
n'est
paspa
certainsɛʁtɛ̃
que
l'on
te
donnedɔn
iciisi
,
dudy
jourʒuʁ
auo
lendemainlɑ̃dmɛ̃
,
unœ̃
bénéficebenefis
,
uneyn
abbayeabei
,
jeʒə
vais
dès
ce
soirswaʁ
t'envoyer
trentetʁɑ̃t
millemil
livreslivʁ
...
DES GRIEUX
Monmɔ̃
pèrepɛʁ
LE COMTE
C'est
à
toitwa
,
c'est
tata
partpaʁ
sursyʁ
le
bienbjɛ̃
de
tata
mèremɛʁ
.
Ete
maintenantmɛ̃tnɑ̃
adieuadjø
,
monmɔ̃
filsfis
.
DES GRIEUX
Adieuadjø
,
monmɔ̃
pèrepɛʁ
!
LE COMTE
Adieuadjø
...
resteʁɛst
à
prierpʁije
!
Il sort.
seul
DES GRIEUX
Jeʒə
suissɥi
seulsœl
!
Seulsœl
enfinɑ̃fɛ̃
!
C'evt
le
momentmɔmɑ̃
suprêmesypʁɛm
!
Ilil
n'est
plusply
rienʁjɛ̃
que
j'aime
que
le
reposʁəpo
sacrésakʁe
que
m'apporte
lala
foifwa
!
Ouiwi
,
j'ai
vouluvuly
mettremɛtʁ
Diedi
mêmemɛm
entreɑ̃tʁ
le
mondemɔ̃d
ete
moimwa
!
Aha
!
fuyezfɥije
,
doucedus
imageimaʒ
,
à
monmɔ̃
âmeam
troptʁo
chèreʃɛʁ
;
respectezʁɛspɛkte
unœ̃
reposʁəpo
cruellementkʁyɛlmɑ̃
gagnégaɲe
,
ete
songezsɔ̃ʒe
sisi
j'ai
buby
dansdɑ̃
uneyn
voupe
amèrea.mɛʁ
.
que
monmɔ̃
cœurkœʁ
l'emplirait
de
ce
qu'il
a
saignésɛɲe
!
Aha
!
fuyezfɥije
!
fuyezfɥije
!
loinlwɛ̃
de
moimwa
!
Que
m'importe
lala
vievi
ete
ce
semblantsɑ̃blɑ̃
de
gloireglwaʁ
?
Jeʒə
ne
veux
que
chasserʃase
dudy
fondfɔ̃
de
mama
mémoirememwaʁ
...
Unœ̃
nomnɔ̃
mauditmodi
!
ce
nomnɔ̃
quiki
m'obsède
,
ete
pourquoipuʁkwa
?
LE PORTIER DU SÉMINAIRE
C'est
l'office
.
DES GRIEUX
J'y
vais
!...
Monmɔ̃
Dieudjø
!
De
votrevɔtʁ
flammeflam
purifiezpyʁifje
monmɔ̃
âmeam
...
Ete
dissipezdisipe
à
sasa
lueurlɥœʁ
l'ombre
quiki
passepas
encorɑ̃.kɔʁ
dansdɑ̃
le
fondfɔ̃
de
monmɔ̃
cœurkœʁ
!...
Aha
!
fuyezfɥije
,
doucedus
imageimaʒ
,
à
monmɔ̃
âmeam
troptʁo
chèreʃɛʁ
!
Aha
fuyezfɥije
!
fuyezfɥije
!
loinlwɛ̃
de
moimwa
!
etc.
Il sort.
LE PORTIER DU SÉMINAIRE
Ilil
estɛst
jeuneʒœn
ete
sasa
foifwa
semblesɑ̃bl
sincèresɛ̃sɛʁ
ilil
a
fait
grandgʁɑ̃
émoiemwa
parmipaʁmi
lesle
plusply
bellesbɛl
de
nosno
fidèlesfidɛl
!
Manon entre.
MANON
Monsieurməsjø
...
jeʒə
veux
parlerpaʁle
...
à
...
l'Abbé
...
Desde
Grieux
!
LE PORTIER DU SÉMINAIRE
Fortfɔʁ
bienbjɛ̃
!
lui donnant de l'argent
MANON
Teneztəne
!
Le portier sort.
MANON
Ces
mursmyʁ
silencieuxsilɑ̃sjø
...
Cetsɛt
airɛʁ
froidfʁwa
qu'on
respireʁɛspiʁ
...
Pourvupuʁvy
que
touttu
celasəla
n'ait
paspa
changéʃɑ̃ʒe
sonsɔ̃
cœurkœʁ
!...
Devenudəvəny
sanssɑ̃
pitiépitje
pourpuʁ
uneyn
follefɔl
erreurɛʁœʁ
,
pourvupuʁvy
qu'il
n'ait
paspa
apprisapʁi
à
maudiremodiʁ
!...
au fond
VOIX DANS LA CHAPELLE
Magnificat
animaanima
mea
Dominum
,
etc.
VOIX DANS LA CHAPELLE
Ete
exsultavit
spiritus
meusmu.vwaʁ
,
etc.
MANON
Là-baslaba
onɔ̃
priepʁi
...
Aha
!
jeʒə
voudraisvudʁɛ
prierpʁije
!
Pardonnez-moi
,
Dieudjø
de
toutetut
puissancepɥisɑ̃s
!
Carkaʁ
sisi
j'ose
vousvu
suppliersyplije
,
enɑ̃
implorantɛ̃plɔʁɑ̃
votrevɔtʁ
clémenceklemɑ̃s
,
sisi
mama
voixvwa
de
sisi
basba
peut
montermɔ̃te
jusqu'aux
cieuxsjø
,
aha
!
C'est
pourpuʁ
vousvu
demanderdəmɑ̃de
le
cœurkœʁ
de
Desde
Grieux
!
Pardonnez-moi
,
monmɔ̃
Dieudjø
!
VOIX DANS LA CHAPELLE
Inin
Deo
salutari
meo
,
salutari
meo
,
etc.
Des Grieux entre.
MANON
C'est
luilɥi
!
Manon se retourne tandis que Des Grieux s'avance vers elle.
DES GRIEUX
Toitwa
!
Vousvu
!
MANON
Ouiwi
,
c'est
moimwa
,
moimwa
!
DES GRIEUX
Que
viens-tu
fairefɛʁ
iciisi
?
Va-t-en
!
Va-t-en
!
Éloigne-toi
!
MANON
Ouiwi
!
Jeʒə
fusfy
cruellekʁyɛl
ete
coupablekupabl
!
Mais
rappelez-vousʁa.ple
tanttɑ̃
d'amour
!
Aha
!
dansdɑ̃
ce
regardʁəgaʁ
quiki
m'accable
,
lirai-je
monmɔ̃
pardonpaʁdɔ̃
,
unœ̃
jourʒuʁ
?
DES GRIEUX
Éloigne-toi
!
MANON
Ouiwi
!
Jeʒə
fusfy
cruellekʁyɛl
ete
coupablekupabl
!
Aha
!
Rappelez-vousʁa.ple
tanttɑ̃
d'amour
!
Rappelez-vousʁa.ple
tanttɑ̃
d'amour
!
DES GRIEUX
Nonnɔ̃
!
j'avais
écritekʁi
sursyʁ
le
sablesabl
ce
rêveʁɛv
insensè
d'un
amouramuʁ
que
le
cielsjɛl
n'avait
fait
durabledyʁabl
que
pourpuʁ
unœ̃
instantɛ̃stɑ̃
,
pourpuʁ
unœ̃
jourʒuʁ
!
MANON
Ouiwi
!
jeʒə
fusfy
coupablekupabl
!
DES GRIEUX
J'avais
écritekʁi
sursyʁ
le
sablesabl
...
MANON
Ouiwi
!
jeʒə
fusfy
cruellekʁyɛl
!
DES GRIEUX
C'était
inin
rêveʁɛv
que
le
cielsjɛl
n'avait
fait
durabledyʁabl
que
pourpuʁ
unœ̃
instantɛ̃stɑ̃
,
pourpuʁ
unœ̃
jourʒuʁ
!
Aha
!
perfidepɛʁfid
Manonma.nɔ̃
!
MANON
Sisi
jeʒə
me
repentaisʁəpɑ̃tɛ
...
DES GRIEUX
Aha
!
perfidepɛʁfid
!
perfidepɛʁfid
!
MANON
...
est-ce
que
tuty
n'aurais
paspa
de
pitiépitje
?
DES GRIEUX
Jeʒə
ne
veux
paspa
vousvu
croirekʁwaʁ
.
Nonnɔ̃
!
Vousvu
êtesɛt
sortiesɔʁti
enfinɑ̃fɛ̃
de
mama
mémoirememwaʁ
ainsiɛ̃si
que
de
monmɔ̃
cœurkœʁ
!
MANON
Hélasʼelas
!
Hélasʼelas
!
L'oiseau
quiki
fuitfɥi
ce
qu'il
croitkʁwa
l'esclavage
,
le
plusply
souventsuvɑ̃
lala
nuitnɥi
d'un
volvɔl
désespérédezɛspeʁe
revientʁəvjɛ̃
battrebatʁ
auo
vitragevitʁaʒ
!
Pardonnez-moi
!
DES GRIEUX
Nonnɔ̃
!
MANON
Jeʒə
meursmœʁ
à
teste
genouxʒənu
.
Aha
!
rends-moi
tontɔ̃
amouramuʁ
sisi
tuty
veux
que
jeʒə
viveviv
!
DES GRIEUX
Nonnɔ̃
!
ilil
estɛst
mortmɔʁ
pourpuʁ
vousvu
!
MANON
L'est-il
doncdɔ̃k
à
ce
pointpwɛ̃
que
rienʁjɛ̃
ne
le
raviveʁaviv
!
Écoute-moi
!
Rappelle-toiʁa.ple
!
N'est-ce
plusply
mama
mainmɛ̃
que
cettesɛt
mainmɛ̃
pressepʁɛs
?
N'est-ce
plusply
mama
voixvwa
?
N'est-elle
pourpuʁ
toitwa
plusply
uneyn
caressekaʁɛs
,
touttu
commekɔm
autrefoisotʁəfwa
?
Ete
ces
yeux
,
jadisʒadis
pourpuʁ
toitwa
pleinsplɛ̃
de
charmesʃaʁm
,
ne
brillent-ils
plusply
à
traverstʁavɛʁ
mesme
larmeslaʁm
?
Ne
suis-je
plusply
moimwa
?
N'ai-je
plusply
monmɔ̃
nomnɔ̃
?
Aha
!
regarde-moi
!
Regarde-moi
!
N'est-ce
plusply
mama
mainmɛ̃
que
cettesɛt
mainmɛ̃
pressepʁɛs
,
touttu
commekɔm
autrefoisotʁəfwa
?
etc.
DES GRIEUX
Ô
Dieudjø
!
Soutenez-moi
dansdɑ̃
cetsɛt
instantɛ̃stɑ̃
suprêmesypʁɛm
!
MANON
Jeʒə
t'aime
!
DES GRIEUX
Aha
!
Tais-toitɛʁ
!
Ne
parlepaʁl
paspa
d'amour
iciisi
,
c'est
unœ̃
blasphèmeblasfɛm
!
MANON
Jeʒə
t'aime
!
DES GRIEUX
Aha
!
Tais-toitɛʁ
!
Ne
parlepaʁl
paspa
d'amour
!
MANON
Jeʒə
t'aime
!
DES GRIEUX
C'est
l'heure
de
prierpʁije
...
MANON
Nonnɔ̃
!
Jeʒə
ne
te
quittekit
paspa
!
DES GRIEUX
Onɔ̃
m'appelle
là-baslaba
...
MANON
Nono
!
Jeʒə
ne
te
quittekit
paspa
!
Viensvjɛ̃
!
N'est-ce
plusply
mama
mainmɛ̃
que
cettesɛt
mainmɛ̃
pressepʁɛs
,
touttu
commekɔm
autrefoisotʁəfwa
?
DES GRIEUX
Touttu
commekɔm
autrefoisotʁəfwa
!
MANON
Ete
ces
yeux
,
jadisʒadis
pourpuʁ
toitwa
pleinsplɛ̃
de
charmesʃaʁm
,
n'est-ce
plusply
Manonma.nɔ̃
?
DES GRIEUX
Touttu
commekɔm
autrefoisotʁəfwa
!
MANON
Regarde-moi
!
Ne
suis-je
plusply
moimwa
?
N'est-ce
plusply
Manonma.nɔ̃
?
DES GRIEUX
Aha
!
Manonma.nɔ̃
!
Jeʒə
ne
veux
plusply
lutterlyte
contrekɔ̃tʁ
moi-mêmemwamɛm
!
MANON
Enfinɑ̃fɛ̃
!
DES GRIEUX
Ete
dussé-je
sursyʁ
moimwa
fairefɛʁ
croulerkʁule
lesle
cieuxsjø
,
mama
vievi
estɛst
dansdɑ̃
tontɔ̃
cœurkœʁ
,
mama
vievi
estɛst
dansdɑ̃
teste
yeux
!
Aha
!
Viensvjɛ̃
!
Manonma.nɔ̃
!
Jeʒə
t'aime
!
MANON
Jeʒə
t'aime
!
DES GRIEUX
Jeʒə
t'aime
!
QUATRIÈME ACTE
L'Hôtel de Transylvanie
Une grande et luxueuse salle de l'Hôtel de Transylvanie, séparée par de large baies des autres salons. Des tables de jeu sont installées dans cette salle et dans les autres salons. Au lever du rideau, une foule de joueurs entourent les tables.
CROUPIERS
Faitesfɛt
vosvo
jeuxʒø
,
Messieursme.sjø
!
PREMIER JOUEUR
Millemil
pistolespis.tɔl
!
DEUXIÈME JOUEUR
C'est
tenutəny
!
PREMIER JOUEUR
Jeʒə
doubledubl
!
DEUXIÈME JOUEUR
Brelanbʁəlɑ̃
!
PREMIER JOUEUR
C'est
perdupɛʁdy
!
à la table de dés
PREMIER JOUEUR
Deux
!
DEUXIÈME JOUEUR
Cinqsɛ̃k
!
PREMIER JOUEUR
Septsɛt
!
DEUXIÈME JOUEUR
Dixdis
!
au fond
UNE VOIX
Centsɑ̃
louislwi
!
LESCAUT
Quatrekatʁ
centssɑ̃
louislwi
!
Vivatviva
!
J'ai
gagnégaɲe
!
LES JOUEURS
Jeʒə
vousvu
jureʒyʁ
que
l'argent
m'appartient
!
LESCAUT
Dudy
momentmɔmɑ̃
qu'on
l'assure
avecavɛk
autantotɑ̃
d'aplomb
...
LES JOUEURS
J'avais
l'as
ete
le
Roiʁwa
!
LESCAUT
Recommençonsʁəkɔmɑ̃sɔ̃
alorsalɔʁ
,
çasa
m'est
égalegal
à
moimwa
!
s'avançant pridemment
LES AIGREFINS
Le
joueurʒwœʁ
sanssɑ̃
prudencepʁydɑ̃s
livrelivʁ
touttu
auo
hasardʼazaʁ
,
mais
le
vraivʁɛ
sagesaʒ
pensepɑ̃s
que
jouerʒwe
estɛst
unœ̃
art
!
Pourpuʁ
lala
rendreʁɑ̃dʁ
opportuneɔpɔʁtyn
nousnu
savonssavɔ̃
sanssɑ̃
dangerdɑ̃ʒe
,
nousnu
savonssavɔ̃
quandkɑ̃
ilil
fautfo
corrigerkɔʁiʒe
l'erreur
de
lala
fortunefɔʁtyn
!
LESCAUT
Touttu
enɑ̃
jouantʒwɑ̃
honnêtementɔnɛtmɑ̃
,
jeʒə
n'ai
jamaisʒamɛ
fait
autrementotʁəmɑ̃
!
etc.
LESCAUT
POUSSETTEpusɛt
,
JAVOTTE
ete
ROSETTEʁozɛt
allant et venant dans la salle en suivant les joueurs et les aigrefins
LESCAUT
À
l'Hôtel
de
Transylvanietʁɑ̃silvani
,
accourezakuʁe
toustu
,
onɔ̃
vousvu
enɑ̃
priepʁi
;
à
l'Hôtel
de
Transylvanietʁɑ̃silvani
,
passezpase
vosvo
joursʒuʁ
,
passezpase
vosvo
nuitsnɥi
!
POUSSETTE
L'or
vientvjɛ̃
touttu
seulsœl
auxo
plusply
bellesbɛl
!
POUSSETTEpusɛt
,
JAVOTTE
ete
ROSETTEʁozɛt
Ete
c'est
nousnu
quiki
gagnonsgaɲɔ̃
toujourstuʒuʁ
!
LES AIGREFINS
Le
joueurʒwœʁ
sanssɑ̃
prudencepʁydɑ̃s
livrelivʁ
touttu
auo
hasardʼazaʁ
,
etc.
Lescaut revient triomphant. Il est entouré des aigrefins, de Poussette, Javotte et Rosette.
LESCAUT
C'est
iciisi
que
cellesɛl
que
j'aime
a
daignédeɲe
fixerfikse
sonsɔ̃
séjourseʒuʁ
,
ete
jeʒə
vousvu
diraidiʁɛ
quelquekɛlkə
jourʒuʁ
certainssɛʁtɛ̃
coupletskuplɛ
que
j'ai
,
moi-mêmemwamɛm
,
faits
enɑ̃
l'honneur
de
notrenɔtʁ
amouramuʁ
!
bruit de monnaie venant de dernière
LESCAUT
Ete
c'est
ce
bruitbʁɥi
,
ce
bruitbʁɥi
charmantʃaʁmɑ̃
quiki
luilɥi
sertsɛʁ
d'accompagnement
!
C'est
ce
bruitbʁɥi
,
ce
bruitbʁɥi
charmantʃaʁmɑ̃
,
ce
bruitbʁɥi
charmantʃaʁmɑ̃
quiki
luilɥi
sertsɛʁ
d'accompagnement
!
Cellesɛl
que
j'aime
...
Jeʒə
me
piquepik
d'être
pleinplɛ̃
de
discrétiondiskʁesjɔ̃
Pourtantpuʁtɑ̃
...
Jeʒə
vousvu
diraidiʁɛ
sonsɔ̃
nomnɔ̃
...
sonsɔ̃
nomnɔ̃
...
POUSSETTEpusɛt
,
JAVOTTE
ete
ROSETTEʁozɛt
Ouiwi
,
sonsɔ̃
nomnɔ̃
!...
C'est
Pallaspa.las
,
lala
Damedam
de
piquepik
!
Ete
la
s'arrête
mama
chansonʃɑ̃sɔ̃
!
POUSSETTEpusɛt
,
JAVOTTE
,
ROSETTEʁozɛt
,
LESCAUT
ete
LESle
AIGREFINSɛgʁəfɛ̃
Ete
c'est
ce
bruitbʁɥi
,
ce
bruitbʁɥi
charmantʃaʁmɑ̃
quiki
luilɥi
sertsɛʁ
d'accompagnement
!...
etc.
qui vient d'entrer
GUILLOT
Bravobʁavo
,
monmɔ̃
cherʃɛʁ
!
LESCAUT
Mercimɛʁsi
!
CROUPIERS
Faitesfɛt
vosvo
jeuxʒø
,
Messieursme.sjø
!
Tandis que Guillot félicite Lescaut, les croupiers regagnent leurs places à la table du pharaon. Guillot garde Poussette et les
autres filles avec lui.
GUILLOT
J'enfourche
aussiosi
Pégasepegaz
de
tempstɑ̃
enɑ̃
tempstɑ̃
,
ainsiɛ̃si
,
moimwa
,
j'ai
sursyʁ
le
Régentʁeʒɑ̃
fait
desde
versvɛʁ
trèstʁɛ
malinsmalɛ̃
,
mais
enɑ̃
hommeɔm
prudentpʁydɑ̃
...
Jeʒə
gazegaz
...
ete
passepas
lesle
motsmo
dangereuxdɑ̃ʒʁø
...
Vousvu
allezale
voirvwaʁ
,
onɔ̃
ne
comprendkɔ̃pʁɑ̃
que
mieuxmjø
!
Quandkɑ̃
le
...
C'est
le
Régentʁeʒɑ̃
...
Vava
voirvwaʁ
...
C'est
sasa
Maîtressemɛtʁɛs
...
Ilil
ditdi
...
Onɔ̃
me
comprendkɔ̃pʁɑ̃
.
Elleɛl
répondʁepɔ̃
...
De
votrevɔtʁ
Altessealtɛs
...
Tra
lala
lala
!
lala
lala
lala
!
etc.
GUILLOT
Aha
!
c'est
badinbadɛ̃
,
c'est
légerleʒe
!
POUSSETTEpusɛt
,
JAVOTTE
,
ROSETTEʁozɛt
ete
LESCAUT
Ete
l'on
ne
courtkuʁ
aucunokœ̃
dangerdɑ̃ʒe
!
Aha
!
c'est
piquantpikɑ̃
!
C'est
badinbadɛ̃
!
c'est
légerleʒe
!
Tra
lala
lala
lala
lala
!
etc.
GUILLOT
POUSSETTEpusɛt
,
JAVOTTE
,
ROSETTEʁozɛt
,
GUILLOT
ete
LESCAUT
Chutʃyt
!
Grand tapage. Tout le monde se lève pour regarder les personnes qui entrent, dont Manon et Des Grieux.
GUILLOT
Mais
quiki
doncdɔ̃k
nousnu
arriveaʁiv
ete
fait
touttu
ce
tapagetapaʒ
?
POUSSETTEpusɛt
,
JAVOTTE
ete
ROSETTEʁozɛt
C'est
lala
bellebɛl
Manonma.nɔ̃
avecavɛk
sonsɔ̃
Chevalierʃvalje
!
Elles sortent.
DES GRIEUX
M'y
voicivwasi
doncdɔ̃k
?
J'aurais
dy
résisterʁeziste
...
Jeʒə
n'en
aiɛ
paspa
euy
le
couragekuʁaʒ
!
GUILLOT
Le
Chevalierʃvalje
!
à Guillot
LESCAUT
Vousvu
changezʃɑ̃ʒe
de
visagevizaʒ
ete
quelquekɛlkə
choseʃoz
,
iciisi
,
paraîtpaʁɛ
vousvu
irriteriʁite
?
GUILLOT
À
bonbɔ̃
droitdʁwa
jeʒə
fais
lala
grimacegʁimas
carkaʁ
j'adorais
Manonma.nɔ̃
,
ete
jeʒə
trouvetʁuv
blessantblɛsɑ̃
ete
froissantfʁwasɑ̃
qu'elle
enɑ̃
aimeɛm
unœ̃
autreotʁ
à
mama
placeplas
!
Lescaut entraîne Guillot dehors, les autres retournent aux tables de jeu. Manon reste avec Des Grieux. Le voyant triste, elle s'approche de lui.
CROUPIERS
Faitesfɛt
vosvo
jeuxʒø
,
Messieursme.sjø
!
MANON
De
tontɔ̃
cœurkœʁ
,
Desde
Grieux
,
ne
suis-je
plusply
souverainesuvʁɛn
?
DES GRIEUX
Manonma.nɔ̃
!
Manonma.nɔ̃
!
Sphinxsfɛ̃ks
étonnantetɔnɑ̃
,
véritableveʁitabl
sirènesiʁɛn
!
Cœurkœʁ
troistʁwa
foisfwa
fémininfeminɛ̃
!
Que
jeʒə
t'aime
ete
te
haisʼai
!
Pourpuʁ
le
plaisirpleziʁ
ete
l'or
!
Quellekɛl
ardeuraʁdœʁ
inouïei.nwi
!
Aha
!
follefɔl
que
tuty
esɛ
...
commekɔm
jeʒə
t'aime
!
MANON
Ete
moimwa
...
Commekɔm
jeʒə
t'aimerais
...
sisi
tuty
voulaisvulɛ
...
DES GRIEUX
Sisi
jeʒə
voulaisvulɛ
?...
MANON
Notrenɔtʁ
opulenceɔpylɑ̃s
estɛst
envoléeɑ̃vɔle
...
Chevalierʃvalje
,
nousnu
n'avons
plusply
rienʁjɛ̃
!
Mais
iciisi
,
quandkɑ̃
onɔ̃
le
veut
bienbjɛ̃
...
Uneyn
fortunefɔʁtyn
estɛst
vitevit
retrouvéeʁətʁuve
!
DES GRIEUX
Que
me
dis-tu
,
Manonma.nɔ̃
?
se rapprochant de Manon
LESCAUT
Elleɛl
a
raisonʁɛzɔ̃
!
Enɑ̃
quelqueskɛlkə
coupsku
de
pharaonfaʁaɔ̃
,
uneyn
fortunefɔʁtyn
estɛst
vitevit
retrouvéeʁətʁuve
.
DES GRIEUX
Quiki
?
Moimwa
?
Jouerʒwe
?
Jamaisʒamɛ
!
Jamaisʒamɛ
!
LESCAUT
Vousvu
avezave
torttɔʁ
,
Manonma.nɔ̃
n'aime
paspa
lala
misèremizɛʁ
.
MANON
Chevalierʃvalje
,
sisi
jeʒə
te
suissɥi
chèreʃɛʁ
,
consensm
consenskɔ̃sɑ̃
ete
tuty
verrasvɛʁa
qu'après
nousnu
seronssəʁɔ̃
richesʁiʃ
!
LESCAUT
C'est
probablepʁɔbabl
!
Lala
fortunefɔʁtyn
n'est
intraitableɛ̃tʁɛtabl
qu'avec
le
joueurʒwœʁ
éprouvéepʁuve
quiki
contrekɔ̃tʁ
elleɛl
souventsuvɑ̃
a
luttélyte
!
Elleɛl
estɛst
doucedus
,
auo
contrairekɔ̃tʁɛʁ
,
à
celuisəlɥi
quiki
commencekɔmɑ̃s
!
MANON
Tuty
veux
bienbjɛ̃
,
n'est-ce
paspa
?
DES GRIEUX
Infernaleɛ̃fɛʁnal
démencedemɑ̃s
!
LESCAUT
Venezvəne
!
à Manon
DES GRIEUX
Jeʒə
t'aurai
touttu
donnédɔne
...
LESCAUT
Vousvu
gagnerezgaɲəʁe
!
DES GRIEUX
...
mais
qu'aurai-je
enɑ̃
retourʁətuʁ
?
LESCAUT
Vousvu
gagnerezgaɲəʁe
!
MANON
Monmɔ̃
êztre
touttu
entierɑ̃tje
,
mama
vievi
,
ete
monmɔ̃
amouramuʁ
!
DES GRIEUX
Manonma.nɔ̃
!
Manonma.nɔ̃
!
Sphinxsfɛ̃ks
étonnantetɔnɑ̃
!
Véritableveʁitabl
sirènesiʁɛn
!
LESCAUT
Votrevɔtʁ
chanceʃɑ̃s
estɛst
certainesɛʁtɛn
!
MANON
Repose-toi
sursyʁ
mama
tendressetɑ̃dʁɛs
!
Ne
doutedut
jamaisʒamɛ
de
monmɔ̃
cœurkœʁ
!
Aha
!
c'est
la
notrenɔtʁ
bonheurbɔnœʁ
!
Ne
doutedut
jamaisʒamɛ
!
Aha
!
jamaisʒamɛ
!
À
toitwa
monmɔ̃
amouramuʁ
!
À
toitwa
touttu
monmɔ̃
êtreɛtʁ
!
Aha
!
à
toitwa
!
DES GRIEUX
Cœurkœʁ
troistʁwa
foisfwa
fémininfeminɛ̃
!
Que
jeʒə
t'aime
ete
te
haisʼai
!
Pourpuʁ
le
plaisirpleziʁ
ete
l'or
quellekɛl
ardeuraʁdœʁ
inouïei.nwi
.
Aha
!
follefɔl
que
tuty
esɛ
,
commekɔm
jeʒə
t'aime
!
Aha
!
faut-il
doncdɔ̃k
que
mama
faiblessefɛblɛs
te
donnedɔn
jusqu'à
monmɔ̃
honneurɔnœʁ
!
Touttu
jusqu'à
monmɔ̃
honneurɔnœʁ
!
LESCAUT
Jouezʒwe
toujourstuʒuʁ
!
jouezʒwe
sanssɑ̃
cessesɛs
!
Jouezʒwe
toujourstuʒuʁ
!
c'est
le
bonheurbɔnœʁ
!
Jouezʒwe
!
jouezʒwe
encoreɑ̃kɔʁ
!
Venezvəne
!
Aha
!
vousvu
gagnerezgaɲəʁe
!
Venezvəne
!
vene
!
Jouezʒwe
!
toujourstuʒuʁ
!
jouezʒwe
!
toujourstuʒuʁ
!
Aha
!
Venezvəne
!
à Des Grieux
GUILLOT
Unœ̃
motmo
,
s'il
vousvu
plaîtplɛ
,
Chevalierʃvalje
,
jeʒə
vousvu
proposepʁɔpoz
uneyn
partiepaʁti
...
Nousnu
verronsvɛʁɔ̃
sisi
sursyʁ
moimwa
vousvu
devezdəve
l'emporter
toujourstuʒuʁ
...
POUSSETTE
Bravobʁavo
,
Guillot
,
pourpuʁ
vousvu
,
moimwa
,
jeʒə
pariepaʁi
!
JAVOTTE
Ete
jeʒə
pariepaʁi
alorsalɔʁ
,
moimwa
,
pourpuʁ
ce
Chevalierʃvalje
.
à Des Grieux
GUILLOT
Acceptez-vous
?
DES GRIEUX
J'accepte
!
GUILLOT
Commenons
!
POUSSETTE
Nousnu
parionspaʁjɔ̃
toujourstuʒuʁ
!
ROSETTE
Nousnu
parionspaʁjɔ̃
!
GUILLOT
Millemil
pistolespis.tɔl
!
DES GRIEUX
Soitswa
,
Monsieurməsjø
,
millemil
pistolespis.tɔl
!
avec admiration
LESCAUT
Millemil
pistolespis.tɔl
!
À
moimwa
,
Pallaspa.las
,
à
moimwa
!
Il va se mettre à une autre table de jeu.
MANON
Ces
ivressesivʁɛs
follesfɔl
...
C'est
lala
vievi
!
Aha
!
c'est
lala
vievi
!
POUSSETTEpusɛt
,
JAVOTTE
ete
ROSETTEʁozɛt
C'est
lala
vievi
!
Ouu
dudy
moinsmwɛ̃
c'est
cellesɛl
que
jeʒə
veux
!
CROUPIERS
Faitesfɛt
vosvo
jeuxʒø
,
Messieursme.sjø
!
MANON
Ce
bruitbʁɥi
de
l'or
,
ce
rireʁiʁ
ete
ces
éclatsekla
joyeuxʒwajø
!
À
nousnu
lesle
amoursamuʁ
ete
lesle
rosesʁoz
!
Chanterʃɑ̃te
,
aimerɛme
,
sontsɔ̃
doucesdus
chosesʃoz
!
Quiki
sait
sisi
nousnu
vivronsvivʁɔ̃
demaindəmɛ̃
!
À
nousnu
lesle
amoursamuʁ
,
à
nousnu
lesle
amoursamuʁ
ete
lesle
rosesʁoz
!
POUSSETTEpusɛt
,
JAVOTTE
ete
ROSETTEʁozɛt
Chanterʃɑ̃te
,
aimerɛme
,
sontsɔ̃
doucesdus
chosesʃoz
!
MANONma.nɔ̃
,
puispɥi
POUSSETTEpusɛt
Quiki
sait
sisi
nousnu
vivronsvivʁɔ̃
demaindəmɛ̃
!
etc.
MANON
Lala
jeunesseʒœnɛs
passepas
,
lala
beautébote
s'efface
;
que
toustu
nosno
désirsdeziʁ
soientswa
pourpuʁ
lesle
plaisirspleziʁ
!
L'amour
ete
lesle
fièvresfjɛvʁ
sursyʁ
toutestut
lesle
lèvreslɛvʁ
!
Pourpuʁ
Manonma.nɔ̃
encorɑ̃.kɔʁ
,
de
l'or
!
de
l'or
!
encorɑ̃.kɔʁ
!
de
l'or
!
POUSSETTEpusɛt
,
JAVOTTE
ete
ROSETTEʁozɛt
De
l'or
!
À
nousnu
lesle
amoursamuʁ
ete
lesle
rosesʁoz
!
MANONma.nɔ̃
,
puispɥi
POUSSETTEpusɛt
,
etc
MANON
Chanterʃɑ̃te
,
aimerɛme
,
sontsɔ̃
doucesdus
chosesʃoz
!
Quiki
sait
sisi
nousnu
vivronsvivʁɔ̃
demaindəmɛ̃
!
demaindəmɛ̃
!
À
nousnu
lesle
amoursamuʁ
,
à
nousnu
lesle
amoursamuʁ
ete
lesle
rosesʁoz
!
Pourpuʁ
nousnu
de
l'or
!
de
l'or
!
De
l'or
!...
de
l'or
!
POUSSETTEpusɛt
,
JAVOTTE
ete
ROSETTEʁozɛt
De
l'or
!
Quiki
sait
sisi
nousnu
vivronsvivʁɔ̃
demaindəmɛ̃
!
Pourpuʁ
nousnu
de
l'or
!
de
l'or
!
LESle
JOUEURSʒwœʁ
ete
LESle
AIGREFINSɛgʁəfɛ̃
Auo
jeuʒø
!
Auo
jeuʒø
!
LESCAUT
Permettez-moi
de
jouerʒwe
sursyʁ
parolepaʁɔl
,
jeʒə
suissɥi
de
bonnebɔn
foifwa
!
LESle
JOUEURSʒwœʁ
ete
LESle
AIGREFINSɛgʁəfɛ̃
Auo
jeuʒø
!
Auo
jeuʒø
!
Plusply
unœ̃
louislwi
!
paspa
mêmemɛm
uneyn
pistolepis.tɔl
!
Plusply
rienʁjɛ̃
!
ilsil
m'ont
volévɔle
...
moimwa
!
moimwa
!
à Des Grieux
GUILLOT
Vousvu
avezave
uneyn
chanceʃɑ̃s
follefɔl
!
Millemil
louislwi
de
plusply
!
DES GRIEUX
Soitswa
!
Monsieurməsjø
!
Millemil
louislwi
!
GUILLOT
J'ai
perdupɛʁdy
!
s'approchant des joueurs, à Des Grieux
MANON
Ehe
bienbjɛ̃
,
gagnes-tu
?
DES GRIEUX
Regardeʁəgaʁd
!
MANON
C'est
à
nousnu
?
DES GRIEUX
C'est
à
nousnu
!
MANON
Jeʒə
t'adore
!
GUILLOT
Le
doubledubl
!
Voulez-vous
?
DES GRIEUX
C'est
ditdi
!
GUILLOT
Jeʒə
perdspɛʁ
encoreɑ̃kɔʁ
.
MANON
Jeʒə
te
l'avais
bienbjɛ̃
ditdi
que
tuty
devaisdəvɛ
gagnergaɲe
.
DES GRIEUX
Manonma.nɔ̃
!
Manonma.nɔ̃
!
jeʒə
t'aime
!
jeʒə
t'aime
!
quittant la table de jeux
GUILLOT
J'arrête
lala
partiepaʁti
!
se levant aussi
DES GRIEUX
C'est
commekɔm
vousvu
voudrezvudʁe
.
GUILLOT
Ce
seraitsəʁɛ
duperiedypʁi
de
s'obstiner
.
DES GRIEUX
Plaît-ilplɛ.t‿il
?
GUILLOT
Ilil
suffitsy.fi
,
jeʒə
m'entends
;
vousvu
avezave
vraimentvʁɛmɑ̃
desde
talentstalɑ̃
!
DES GRIEUX
Que
dites-vous
?
GUILLOT
Quellekɛl
furiefyʁi
!
Vouloirvulwaʁ
encorɑ̃.kɔʁ
battrebatʁ
lesle
gensʒɑ̃
quandkɑ̃
onɔ̃
lesle
a
volésvɔle
!
DES GRIEUX
Infâmeɛ̃fam
calomniekalɔmni
!
Misérablemizeʁabl
!
Chacun se précipite.
DES GRIEUX
POUSSETTEpusɛt
,
JAVOTTE
,
ROSETTEʁozɛt
,
LESCAUT
ete
LESle
AIGREFINSɛgʁəfɛ̃
Messieursme.sjø
!
voyonsvwajɔ̃
!
voyonsvwajɔ̃
,
Messieursme.sjø
!
LE
CHŒURkœʁ
ete
LESle
JOUEURSʒwœʁ
Messieursme.sjø
!
voyonsvwajɔ̃
!
voyonsvwajɔ̃
,
Messieursme.sjø
!
etc.
POUSSETTE
Messieursme.sjø
!
Voyonsvwajɔ̃
!
Messieursme.sjø
!
LE
CHŒURkœʁ
ete
LESle
JOUEURSʒwœʁ
Messieursme.sjø
!
Messieursme.sjø
!
TOUS
Quandkɑ̃
onɔ̃
estɛst
dansdɑ̃
le
mondemɔ̃d
,
ilil
fautfo
se
tenirtəniʁ
mieuxmjø
!
Messieursme.sjø
!
Voyonsvwajɔ̃
,
Messieursme.sjø
!
GUILLOT
Jeʒə
prendspʁɑ̃
à
témointemwɛ̃
,
Messieursme.sjø
,
Mesdemoisellesmed.mwa.zɛl
,
à Des Grieux et Manon
GUILLOT
pourpuʁ
vousvu
deux
,
vousvu
aurezɔʁe
bientôtbjɛ̃to
de
mesme
nouvellesnuvɛl
!
Il sort.
GUILLOT
LE
CHŒURkœʁ
ete
LESle
JOUEURSʒwœʁ
Lala
choseʃoz
ne
s'est
jamaisʒamɛ
vuevy
!
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
!
jamaisʒamɛ
!
certainementsɛʁtɛnmɑ̃
!
LESCAUT
Voyonsvwajɔ̃
,
Messieursme.sjø
!
Calmez-vous
!
Messieursme.sjø
!
à Des Grieux
LESCAUT
Aha
!
Quelkɛl
ennuiɑ̃nɥi
!
Qu'avez-vous
fait
?
Messieursme.sjø
!
Messieursme.sjø
!
à part
LES AIGREFINS
Le
maladroitmaladʁwa
!
Aha
!
Quelkɛl
ennuiɑ̃nɥi
!
Lala
choseʃoz
ne
s'est
jamaisʒamɛ
vuevy
!
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
,
jamaisʒamɛ
!
certainementsɛʁtɛnmɑ̃
!
aux joueurs
LES AIGREFINS
Faitesfɛt
vosvo
jeuxʒø
,
Messieursme.sjø
!
POUSSETTEpusɛt
,
JAVOTTE
ete
ROSETTEʁozɛt
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
,
jamaisʒamɛ
!
Jamaisʒamɛ
onɔ̃
n'a
volévɔle
!
Voyonsvwajɔ̃
,
Messieursme.sjø
!
Messieursme.sjø
!
aux joueurs
LES AIGREFINS
Faitesfɛt
vosvo
jeuxʒø
,
Messieursme.sjø
!
LE
CHŒURkœʁ
ete
LESle
JOUEURSʒwœʁ
Onɔ̃
n'a
volévɔle
jamaisʒamɛ
pareillementpaʁɛjmɑ̃
!
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
,
jamaisʒamɛ
!
jamaisʒamɛ
!
etc.
indiquant Des Grieux
LES AIGREFINS
Onɔ̃
a
volévɔle
!
c'est
luilɥi
!
etc.
MANON
Partonspaʁtɔ̃
,
jeʒə
t'en
suppliesypli
!
Partonspaʁtɔ̃
vitevit
!
DES GRIEUX
Nonnɔ̃
,
sursyʁ
mama
vievi
!
Sisi
jeʒə
partaism
peut-êtrepøtɛtʁ
croirait-on
qu'en
m'accusant
cetsɛt
hommeɔm
avaitavɛ
raisonʁɛzɔ̃
!
En ce moment, on frappe fortement à la porte.
DES GRIEUX
POUSSETTEpusɛt
,
JAVOTTE
,
ROSETTEʁozɛt
,
LESCAUT
ete
LESle
AIGREFINSɛgʁəfɛ̃
à part
DES GRIEUX
Ehe
mais
...
quiki
frappefʁap
de
lala
sortesɔʁt
?...
On frappe de nouveau.
DES GRIEUX
LE
CHŒURkœʁ
ete
LESle
JOUEURSʒwœʁ
Vitevit
!
Vitevit
!
Cachezkaʃe
l'argent
!
cachezkaʃe
l'argent
!
à part
MANON
Quiki
frappefʁap
à
cettesɛt
portepɔʁt
?
Jeʒə
trembletʁɑ̃bl
...
jeʒə
ne
sais
pourquoipuʁkwa
...
UNE VOIX
Ouvrezuvʁe
!
auo
nomnɔ̃
dudy
Roiʁwa
!
LESCAUT
Unœ̃
exemptɛgzɑ̃
de
policepɔlis
!
Gagnonsgaɲɔ̃
vitevit
le
toittwa
!
Lescaut s'enfuit. Un exempt de police et des gardes font irruption dans la piéce.
montrant Des Grieux
GUILLOT
Le
coupablekupabl
estɛst
Monsieurməsjø
...
ete
voilàvwala
sasa
complicekɔ̃plis
!
à Guillot
MANON
Misérablemizeʁabl
!
à Manon
GUILLOT
Millemil
regretsʁəgʁɛ
,
Mademoisellemadmwazɛl
...
Mais
lala
partiepaʁti
étaitetɛ
troptʁo
bellebɛl
!
Jeʒə
vousvu
avaisavɛ
bienbjɛ̃
ditdi
que
jeʒə
me
vengeraisvɑ̃ʒəʁɛ
!
à Des Grieux
GUILLOT
J'ai
prispʁi
mama
revancheʁəvɑ̃ʃ
,
monmɔ̃
maîtremɛtʁ
!
Ilil
faudrafodʁa
vousvu
enɑ̃
consolerkɔ̃sɔle
...
DES GRIEUX
J'y
tâcheraitaʃəʁɛ
!
Mais
jeʒə
vais
commencerkɔmɑ̃se
parpaʁ
vousvu
jeterʒəte
parpaʁ
lala
fenêtrefnɛtʁ
!
GUILLOT
Parpaʁ
lala
fenêtrefnɛtʁ
!
à Des Grieux
LE COMTE
Ete
moimwa
...
m'y
jetez-vous
aussiosi
?
DES GRIEUX
Monmɔ̃
pèrepɛʁ
!
vousvu
,
iciisi
vousvu
!
MANON
Sonsɔ̃
pèrepɛʁ
!
LE COMTE
Ouiwi
,
jeʒə
viensvjɛ̃
t'arracher
à
lala
honteʼɔ̃t
quiki
chaqueʃak
jourʒuʁ
granditgʁɑ̃di
sursyʁ
toitwa
;
insenséɛ̃sɑ̃se
!
Vois-tuvwa.ty
paspa
qu'elle
montemɔ̃t
,
ete
vava
s'élever
jusqu'à
moimwa
!
MANON
Ô
douleurdulœʁ
!
L'avenir
nousnu
séparesepaʁ
!
Ete
d'effroi
monmɔ̃
cœurkœʁ
estɛst
tremblanttʁɑ̃blɑ̃
!
Unœ̃
tourmenttuʁmɑ̃
troptʁo
cruelkʁyɛl
me
dévoredevɔʁ
à
jamaisʒamɛ
!
Est-ce
doncdɔ̃k
fait
de
monmɔ̃
bonheurbɔnœʁ
?
POUSSETTEpusɛt
,
JAVOTTE
ete
ROSETTEʁozɛt
Aha
!
cédezsede
à
sesse
pleursplœʁ
!
Pourpuʁ
sasa
jeunesseʒœnɛs
!
Grâcegʁas
!
Tanttɑ̃
de
beautébote
méritemeʁit
que
l'on
aitɛ
pitiépitje
!
DES GRIEUX
Aha
!
comprendskɔ̃pʁɑ̃
ce
regardʁəgaʁ
quiki
t'implore
,
quiki
voudraitvudʁɛ
fléchirfleʃiʁ
tata
rigueurʁigœʁ
...
Le
remordsʁəmɔʁ
,
tuty
le
voisvwa
,
me
dévoredevɔʁ
à
jamaisʒamɛ
!
Ne
peux-tu
sauversove
monmɔ̃
honneurɔnœʁ
?
GUILLOT
Me
voilàvwala
doncdɔ̃k
vengévɑ̃ʒe
!
Mama
vengeancevɑ̃ʒɑ̃s
estɛst
terribletɛʁibl
,
elleɛl
estɛst
promptepʁɔ̃t
!
Nonnɔ̃
!
paspa
de
pitiépitje
!
Vousvu
appartenezapaʁtəne
à
lala
loilwa
.
LE COMTE
Ouiwi
,
jeʒə
viensvjɛ̃
t'arracher
à
lala
honteʼɔ̃t
!
Ete
malgrémalgʁe
tontɔ̃
regardʁəgaʁ
quiki
m'implore
...
Paspa
de
pardonpaʁdɔ̃
!
Nonnɔ̃
!
paspa
de
pardonpaʁdɔ̃
!
Jeʒə
doisdwa
veillervɛje
sursyʁ
notrenɔtʁ
honneurɔnœʁ
!
LESle
AIGREFINSɛgʁəfɛ̃
,
LE
CHŒURkœʁ
ete
LESle
JOUEURSʒwœʁ
Aha
!
cédezsede
à
sesse
pleursplœʁ
!
Pourpuʁ
sasa
jeunesseʒœnɛs
!
Grâcegʁas
!
Tanttɑ̃
de
beautébote
méritemeʁit
que
l'on
aitɛ
pitiépitje
!
montrant Des Grieux
LE COMTE
Qu'on
l'emmène
!
Plusply
tardtaʁ
,
onɔ̃
vousvu
délivreradelivʁəʁa
.
montrant Manon
DES GRIEUX
Mais
elleɛl
?
GUILLOT
Le
guet
lala
conduirakɔ̃dɥiʁa
u
l'on
emmèneɑ̃mɛn
sesse
pareillespa.ʁɛj
!
s'approchant pour protéger Manon
DES GRIEUX
N'approchez
paspa
!
Jeʒə
sauraisoʁɛ
lala
défendredefɑ̃dʁ
!
MANON
Aha
!
c'en
estɛst
fait
!
jeʒə
meursmœʁ
!
Grâcegʁas
!
DES GRIEUX
Ô
douleurdulœʁ
!
l'avenir
nousnu
séparesepaʁ
,
à
jamaisʒamɛ
!
MANON
Aha
!
pitiépitje
!
GUILLOT
Nonnɔ̃
!
jamaisʒamɛ
!
TOUS LES AUTRES
Aha
!
pitiépitje
!
CINGUIEME ACTE
seul; assis
DES GRIEUX
Manonma.nɔ̃
!
Pauvrepovʁ
Manonma.nɔ̃
!
Jeʒə
te
voisvwa
enchaînéeɑ̃ʃene
avecavɛk
ces
misérablesmizeʁabl
!
Ete
lala
charretteʃaʁɛt
passepas
!
O
cieuxsjø
inexorablesinɛgzɔʁabl
,
Faut-il
désespérerdezɛspeʁe
?
apercevant Lescaut
DES GRIEUX
Nonnɔ̃
!
C'est
luilɥi
!
allant à lui; fiévreusement
DES GRIEUX
Préparepʁepaʁ
tontɔ̃
escorteɛskɔʁt
!
Lesle
archersaʁʃe
sontsɔ̃
là-baslaba
...
ilsil
arriventaʁiv
iciisi
.
Teste
hommesɔm
sontsɔ̃
armésaʁme
?
Ilsil
nousnu
prêtentpʁɛt
mainmɛ̃
fortefɔʁt
Ete
nousnu
lala
délivronsdelivʁɔ̃
!
voyant que Lescaut ne lui répond pas
DES GRIEUX
Quoikwa
?
N'est-ce
paspa
ainsiɛ̃si
Que
touttu
estɛst
convenukɔ̃vny
?
Tuty
gardesgaʁd
le
silencesilɑ̃s
!
honteux et avec effort
LESCAUT
Monsieurməsjø
le
chevalierʃvalje
...
anxieux
DES GRIEUX
Ehe
bienbjɛ̃
?
LESCAUT
Jeʒə
pensepɑ̃s
...
Que
touttu
estɛst
perdupɛʁdy
!
DES GRIEUX
Quoikwa
?
piteusement
LESCAUT
Dès
qu'au
soleilsɔlɛj
ontɔ̃
luilɥi
Lesle
mousquetsmus.kɛ
desde
archersaʁʃe
,
Toustu
ces
lâcheslaʃ
onɔ̃
fuifɥi
!
éperdu
DES GRIEUX
Tuty
mensmɑ̃
!
tuty
mensmɑ̃
!
avec âme
DES GRIEUX
Le
cielsjɛl
a
prispʁi
pitiépitje
de
mama
souffrancesufʁɑ̃s
!
C'est
l'instant
de
lala
délivrancedelivʁɑ̃s
...
Touttu
à
l'heure
Manonma.nɔ̃
vava
tombertɔ̃be
dansdɑ̃
mesme
brasbʁa
!
tristement
LESCAUT
Jeʒə
ne
vousvu
trompetʁɔ̃p
paspa
!
faisant le geste de le frapper
DES GRIEUX
Va-t'en
!
se courbant devant lui
LESCAUT
Frappezfʁape
!
Que
voulez-vous
?
Onɔ̃
estɛst
soldatsɔlda
...
le
roiʁwa
paie
assezase
malmal
!
Alorsalɔʁ
,
bienbjɛ̃
malgrémalgʁe
soiswa
,
tout en larmes
LESCAUT
Onɔ̃
devientdəvjɛ̃
unœ̃
coquinkɔkɛ̃
,
unœ̃
hommeɔm
abominableabɔminabl
!
violent
DES GRIEUX
Va-t'en
!
Ils écoutent, interdits.
au loin; très léger, gai et rythmé
LES ARCHERS
Capitainekapitɛn
,
ô
guége
,
Es-tu
fatiguéfatige
De
nousnu
voirvwaʁ
à
piedpje
!
Mais
nonnɔ̃
!
mais
nonnɔ̃
!
Lala
Raméeʁame
,
Onɔ̃
n'est
paspa
troptʁo
malmal
Sursyʁ
unœ̃
bonbɔ̃
chevalʃval
Pourpuʁ
menerməne
l'armée
!
écoutant
DES GRIEUX
Qu'est-ce
la
?
allant sur le chemin
LESCAUT
Ce
sontsɔ̃
euxø
,
sanssɑ̃
doutedut
...
Jeʒə
lesle
voisvwa
sursyʁ
lala
routeʁut
!
voulant s'élancer
DES GRIEUX
Manonma.nɔ̃
!
Manonma.nɔ̃
!
Lescaut l'arrête.
DES GRIEUX
Jeʒə
n'ai
que
monmɔ̃
épéeepe
,
Mais
nousnu
allonsalɔ̃
lesle
attaqueratake
toustu
deux
!
se récriant
LESCAUT
Quellekɛl
follefɔl
équipéeekipe
!
DES GRIEUX
Allonsalɔ̃
!
LESCAUT
Vousvu
lala
perdrezpɛʁdʁe
!
Croyez-moi
,
Ilil
vautvo
mieuxmjø
prendrepʁɑ̃dʁ
unœ̃
autreotʁ
moyenmwajɛ̃
...
DES GRIEUX
Lequelləkɛl
?
LESCAUT
Jeʒə
vousvu
enɑ̃
priepʁi
,
Partonspaʁtɔ̃
!
résistant
DES GRIEUX
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
!
LESCAUT
Vousvu
lala
verrezvɛʁe
,
jeʒə
le
prometspʁɔmɛ
!
DES GRIEUX
Partirpaʁtiʁ
!
Lorsquelɔʁskə
sonsɔ̃
coeurkœʁ
me
criekʁi
:
«
Viensvjɛ̃
à
moimwa
...
»
Nonnɔ̃
,
jamaisʒamɛ
!
LESCAUT
Sisi
vousvu
l'aimez
,
venezvəne
!
DES GRIEUX
Aha
!
sisi
jeʒə
l'aime
!
Quandkɑ̃
jeʒə
veux
touttu
braverbʁave
;
Quandkɑ̃
jeʒə
voudraisvudʁɛ
mourirmuʁiʁ
pourpuʁ
elleɛl
!
LESCAUT
Venezvəne
!
DES GRIEUX
Quandkɑ̃
lala
verrai-je
?
LESCAUT
A
l'instant
mêmemɛm
!
Il entraîne Des Grieux derrière le boissons. Les Archers de très près et toujours en se rapprochant.
très léger gai et rythmé
LES ARCHERS
Capitainekapitɛn
,
ô
guége
,
Es-tu
fatiguéfatige
,
De
nousnu
voirvwaʁ
à
piedpje
,
La voix des Archers se rapproche peu à peu.
LES ARCHERS
Mais
nonnɔ̃
!
lala
Raméeʁame
,
Onɔ̃
n'est
paspa
troptʁo
malmal
Sursyʁ
unœ̃
bonbɔ̃
chevalʃval
Pourpuʁ
menerməne
l'armée
!
Capitainekapitɛn
,
ô
guége
,
Est-c'que
jeʒə
boiraibwaʁe
auo
guége
!
Capitainekapitɛn
,
ô
guége
!
Les Archers paraissent.
au Sergent
UN ARCHER
Aprèsapʁɛ
chanterʃɑ̃te
,
ilil
fautfo
boirebwaʁ
!
LE SERGENT
C'est
bienbjɛ̃
le
moinsmwɛ̃
.
Carkaʁ
ce
n'est
paspa
lala
gloireglwaʁ
D'escorter
l'arme
auo
brasbʁa
ete
de
fairefɛʁ
embarquerɑ̃baʁke
Desde
demoisellesdəmwazɛl
sanssɑ̃
vertuveʁty
!
LES ARCHERS
C'est
se
moquermɔke
De
nousnu
!
LE SERGENT
N'importe
!
C'est
le
métiermetje
!
Ete
que
disentdiz
là-baslaba
Lesle
captiveskaptiv
?
UN ARCHER
Oho
!
rienʁjɛ̃
!
Ellesɛl
ne
bougentbuʒ
paspa
!
L'une
d'elles
estɛst
déjàdeʒa
malademalad
,
à
demidəmi
mortemɔʁt
.
LE SERGENT
Laquellelakɛl
?
UN ARCHER
Ehe
!
cellesɛl
quiki
cachaitkaʃɛ
sonsɔ̃
visagevizaʒ
ete
pleuraitplœʁɛ
Quandkɑ̃
l'un
de
nousnu
cherchaitʃɛʁʃɛ
A
luilɥi
parlerpaʁle
.
LE SERGENT
Manonma.nɔ̃
,
alorsalɔʁ
?
derrière le feuillage
DES GRIEUX
O
cielsjɛl
!
le retenant
LESCAUT
Silencesilɑ̃s
!
Laissez-moi
fairefɛʁ
...
au sergent, de loin
LESCAUT
ʼe
,
camaradekamaʁad
!
LE SERGENT
Unœ̃
soldatsɔlda
!
LESCAUT
Mieuxmjø
,
jeʒə
pensepɑ̃s
,
unœ̃
amiami
!
à Des Grieux, bas
LESCAUT
Avez-vous
de
l'argent
?
au Sergent
LESCAUT
Vousvu
êtesɛt
obligeantɔbliʒɑ̃
,
J'en
suissɥi
sûrsyʁ
!
Jeʒə
viensvjɛ̃
doncdɔ̃k
réclamerʁeklame
unœ̃
servicesɛʁvis
...
LE SERGENT
Ete
lequelləkɛl
?
LESCAUT
C'est
...
rienʁjɛ̃
que
pourpuʁ
unœ̃
instantɛ̃stɑ̃
De
me
laisserlɛse
causerkoze
avecavɛk
lala
pauvrepovʁ
fillefij
Dontdɔ̃
vousvu
parliezpaʁlje
...
LE SERGENT
Pourquoipuʁkwa
?
LESCAUT
Jeʒə
suissɥi
de
sasa
famillefamij
...
LE SERGENT
Impossibleɛ̃pɔsibl
!
Il lui donne une pièce de monnaie
LESCAUT
Aha
!
regardant si on l'a vu
LE SERGENT
Pourtantpuʁtɑ̃
...
nouvelle pièce d'argent
LESCAUT
Enɑ̃
insistantɛ̃sistɑ̃
?
LE SERGENT
Peut-êtrepøtɛtʁ
?
lui donnant encore
LESCAUT
Onɔ̃
insisteɛ̃sist
!
LE SERGENT
Aha
!
mama
foifwa
,
sisi
vousvu
parlezpaʁle
enɑ̃
maîtremɛtʁ
!
Accordéakɔʁde
!
haut
LE SERGENT
Jeʒə
ne
suissɥi
paspa
sisi
noirnwaʁ
Que
j'en
aiɛ
l'air
!
Là-baslaba
estɛst
le
villagevilaʒ
,
Vousvu
l'y
ramènerezʁamɛnəʁe
vous-mêmevumɛm
,
avantavɑ̃
ce
soirswaʁ
!
aux Archers
LE SERGENT
Détachez-la
!
LESCAUT
Mercimɛʁsi
,
monmɔ̃
cherʃɛʁ
ete
bonbɔ̃
voyagevwajaʒ
!
LE SERGENT
N'allez
paspa
,
pourpuʁ
me
remercierʁəmɛʁsje
,
Essayereseje
de
nousnu
l'enlever
!
levant la main
LESCAUT
J'en
fais
monmɔ̃
grandgʁɑ̃
sermentsɛʁmɑ̃
Enɑ̃
faut-il
davantagedavɑ̃taʒ
?
LE SERGENT
Nonnɔ̃
,
d'ailleurs
quelqu'un
resteraʁɛstəʁa
Quiki
de
loinlwɛ̃
vousvu
surveillerasyʁvɛjəʁa
!
LESCAUT
Mercimɛʁsi
,
monmɔ̃
cherʃɛʁ
,
ete
bonbɔ̃
voyagevwajaʒ
!
LE SERGENT
Enɑ̃
marchemaʁʃ
,
allonsalɔ̃
!
caché
DES GRIEUX
Mercimɛʁsi
,
Dieudjø
de
bontébɔ̃te
!
Les Archers sortent et disparaissent. On entend leur chanson de marche qui se perd peu à peu dans le lointain. Des Grieux et Lescaut les suivent du regard avec anxiété.
LES ARCHERS
Capitainekapitɛn
,
ô
guége
,
Es-tu
fatiguéfatige
De
nousnu
voirvwaʁ
à
piedpje
.
Mais
nonnɔ̃
!
mais
nonnɔ̃
!
Lala
Raméeʁame
Onɔ̃
n'est
paspa
troptʁo
malmal
Sursyʁ
unœ̃
bonbɔ̃
chevalʃval
Pourpuʁ
menerməne
l'armée
!
encore caché, à Lescaut avec transport
DES GRIEUX
Manonma.nɔ̃
!
jeʒə
vais
lala
voirvwaʁ
!
LESCAUT
Ete
bientôtbjɛ̃to
,
jeʒə
l'espère
Vousvu
pourrezpuʁe
l'emmener
,
plus loin
UN ARCHER
Capitainekapitɛn
,
ô
guége
!
plus loin
UN ARCHER
Es-tu
fatiguéfatige
!
très loin
UN ARCHER
Pourpuʁ
menerməne
l'armée
...
montrant l'archer laissé là par le Sergent
DES GRIEUX
Ce
soldatsɔlda
?
LESCAUT
J'en
fais
monmɔ̃
affaireafɛʁ
!
faisant sonner ce qui reste, dans la bourse
LESCAUT
J'ai
trèstʁɛ
bienbjɛ̃
fait
de
ne
paspa
touttu
donnerdɔne
!
Lescaut remonte. Manon parait, elle descend péniblement et comme brisée par la fatigue, le petit sentier.
elle pousse un cri de joie en voyant Des Grieux
MANON
Aha
!
Desde
Grieux
!
avec ivresse
DES GRIEUX
O
Manonma.nɔ̃
!
presque sans voix
DES GRIEUX
Manonma.nɔ̃
!
Manonma.nɔ̃
!
avec émotion
DES GRIEUX
Manonma.nɔ̃
!
Tuty
pleuresplœʁ
!
pleurant
MANON
Ouiwi
...
de
honteʼɔ̃t
sursyʁ
moimwa
;
Mais
de
douleurdulœʁ
sursyʁ
toitwa
!
tendrement
DES GRIEUX
Manonma.nɔ̃
!
Lèvelɛv
lala
têtetɛt
ete
ne
songesɔ̃ʒ
qu'aux
heuresœʁ
D'un
bonheurbɔnœʁ
quiki
revientʁəvjɛ̃
!
avec amertume
MANON
Aha
!
pourquoipuʁkwa
me
trompertʁɔ̃pe
?
DES GRIEUX
Nonnɔ̃
,
ces
terrestɛʁ
lointaineslwɛ̃tɛn
,
Dontdɔ̃
ilsil
te
menaçaientmənasɛ
,
Tuty
ne
lesle
verrasvɛʁa
paspa
!
Nousnu
fuironsfɥiʁɔ̃
toustu
lesle
deux
!
Auo
delàdəla
de
ces
plainesplɛn
Nousnu
porteronspɔʁtəʁɔ̃
nosno
paspa
!
Silence de Manon
avec affection
DES GRIEUX
Manonma.nɔ̃
,
réponds-moi
doncdɔ̃k
!
avec une tendresse infinie; en cédant
MANON
Seulsœl
amouramuʁ
de
monmɔ̃
âmeam
!
Jeʒə
ne
sais
qu'aujourd'hui
lala
bontébɔ̃te
de
tontɔ̃
coeurkœʁ
,
Ete
sisi
basba
qu'elle
soitswa
,
hélasʼelas
!
Manonma.nɔ̃
réclameʁeklam
Pardonpaʁdɔ̃
,
pitiépitje
pourpuʁ
sonsɔ̃
erreurɛʁœʁ
!
Des Grieux veut l'interrompre
MANON
Nonnɔ̃
!
nonnɔ̃
!
encorɑ̃.kɔʁ
!
Monmɔ̃
coeurkœʁ
fûtfy
légerleʒe
ete
volagevɔlaʒ
Ete
,
mêmemɛm
enɑ̃
vousvu
aimantɛmɑ̃
Éperdumentepɛʁdymɑ̃
,
très accentué
MANON
J'étais
ingrateɛ̃gʁat
!
DES GRIEUX
Aha
!
pourquoipuʁkwa
ce
langagelɑ̃gaʒ
?
continuant
MANON
Ete
jeʒə
ne
puispɥi
m'imaginer
Commentkɔmɑ̃
...
ete
parpaʁ
quellekɛl
foliefɔli
...
J'ai
pupy
vousvu
chagrinerʃagʁine
Unœ̃
seulsœl
jourʒuʁ
de
mama
vievi
!
avec effusion
DES GRIEUX
Assezase
!
tout en larmes
MANON
Jeʒə
haisʼai
ete
maudismo.di
enɑ̃
pensantpɑ̃sɑ̃
A
ces
doucesdus
amoursamuʁ
parpaʁ
mama
fautefot
briséesbʁize
,
Ete
jeʒə
ne
paieraispɛʁɛ
paspa
assezase
de
touttu
monmɔ̃
sangsɑ̃
Lala
moitiémwatje
desde
douleursdulœʁ
que
jeʒə
vousvu
aiɛ
causéeskoze
!
Pardonnez-moi
!
comme étouffée par les sanglots
MANON
Aha
!
pardonnez-moi
!
attendri et passionné; très déclamé
DES GRIEUX
Qu'ai-je
à
te
pardonnerpaʁdɔne
...
Quandkɑ̃
tontɔ̃
coeurkœʁ
à
monmɔ̃
coeurkœʁ
...
avec élan
DES GRIEUX
...
vientvjɛ̃
de
se
redonnerʁədɔne
!
avec un cri d'ivresse
MANON
Aha
!
comme transfigurée
MANON
Aha
!
jeʒə
senssɑ̃s
uneyn
purepyʁ
flammeflam
avec élan
MANON
M'éclairer
de
sesse
feux
,
s'attendrissant
MANON
Jeʒə
vousvu
enfinɑ̃fɛ̃
lesle
joursʒuʁ
heureuxœʁø
!
avec transport
DES GRIEUX
Ô
Manonma.nɔ̃
!
monmɔ̃
amouramuʁ
,
mama
femmefam
,
Ouiwi
,
ce
jourʒuʁ
radieuxʁadjø
Nousnu
unityni
toustu
lesle
deux
!
Voicivwasi
lesle
joursʒuʁ
heureuxœʁø
!
MANON
Aha
!
jeʒə
senssɑ̃s
uneyn
flammeflam
Quiki
vientvjɛ̃
m'éclairer
de
sesse
feux
!
Voicivwasi
lesle
joursʒuʁ
heureuxœʁø
!
Aha
!
jeʒə
senssɑ̃s
uneyn
purepyʁ
flammeflam
.
avec élan
MANON
M'éclairer
de
sesse
feux
!
Jeʒə
voisvwa
lesle
joursʒuʁ
heureuxœʁø
!
DES GRIEUX
Aha
!
Manonma.nɔ̃
,
monmɔ̃
amouramuʁ
,
mama
femmefam
!
avec élan
DES GRIEUX
Ouiwi
,
ce
jourʒuʁ
radieuxʁadjø
Nousnu
unityni
toustu
lesle
deux
!
Le
cielsjɛl
lui-mêmelɥimɛm
Te
pardonnepaʁdɔn
...
jeʒə
t'aime
!
avec sensibilité
MANON
Aha
!
jeʒə
puispɥi
doncdɔ̃k
mourirmuʁiʁ
!
DES GRIEUX
Mourirmuʁiʁ
!
nonnɔ̃
...
vivrevivʁ
!
Ete
sanssɑ̃
dangersdɑ̃ʒe
désormaisdezɔʁmɛ
pouvoirpuvwaʁ
suivresɥivʁ
,
Deux
à
deux
,
ce
cheminʃmɛ̃
u
touttu
vava
refleurirʁəflœʁiʁ
!
comme dans un rêve
MANON
Ouiwi
...
jeʒə
puispɥi
encoreɑ̃kɔʁ
êtreɛtʁ
heureuseœʁøz
...
très émue et presque sans voix; doux
MANON
Nousnu
reparleronsʁəpaʁləʁɔ̃
dudy
passépase
...
entrecoupé
MANON
Dudy
l'auberge
...
dudy
cochekɔʃ
...
tendre et lent
MANON
...
ete
de
lala
routeʁut
ombreuseɔ̃bʁøz
...
plus agité
MANON
Dudy
billetbijɛ
parpaʁ
tata
mainmɛ̃
tracétʁase
...
très ému
MANON
De
lala
petitepətit
tabletabl
...
grave
MANON
...
ete
de
tata
robeʁɔb
noirenwaʁ
A
Saintsɛ̃
Sulpice
...
avec un sourire triste
MANON
Aha
!
j'ai
bonnebɔn
mémoirememwaʁ
...
DES GRIEUX
C'est
unœ̃
rêveʁɛv
charmantʃaʁmɑ̃
!
avec joie
DES GRIEUX
Touttu
s'apprête
pourpuʁ
notrenɔtʁ
libertélibɛʁte
!
de même
MANON
Partonspaʁtɔ̃
!
Nonnɔ̃
...
faiblissant peu à peu
MANON
Ilil
m'est
impossibleɛ̃pɔsibl
...
D'avancer
...
davantagedavɑ̃taʒ
...
Jeʒə
senssɑ̃s
le
sommeilsɔmɛj
quiki
me
gagnegaɲ
...
à part, avec effroi
MANON
Unœ̃
sommeilsɔmɛj
...
sanssɑ̃
réveilʁevɛj
!
plus haut, malgré elle; presque parlé
MANON
J'étouffe
...
jeʒə
succombesykɔ̃b
!
vivement avec inquiétude
DES GRIEUX
Reviensʁəvjɛ̃
à
toitwa
...
Voicivwasi
lala
nuitnɥi
quiki
tombetɔ̃b
...
C'est
lala
premièrepʁəmjɛʁ
étoileetwal
!
rouvrant les yeux et regardant le ciel avec un sourire; lentement
MANON
Aha
!
le
beaubo
diamantdjamɑ̃
!
à Des Grieux
MANON
Tuty
voisvwa
...
jeʒə
suissɥi
encoreɑ̃kɔʁ
coquettekɔkɛt
!
DES GRIEUX
Onɔ̃
vientvjɛ̃
!
partonspaʁtɔ̃
!
doucement
DES GRIEUX
Manonma.nɔ̃
!
d'une voix éteinte
MANON
Jeʒə
t'aime
...
ete
ce
baiserbɛze
c'est
unœ̃
adieuadjø
...
(
suffocant
MANON
)
suprêmesypʁɛm
!
avec désespoir
DES GRIEUX
Nonnɔ̃
!
jeʒə
ne
veux
paspa
croirekʁwaʁ
!
écoute-moi
!
rappelleʁapɛl
toitwa
!
avec tendresse et émotion
DES GRIEUX
N'est-ce
plusply
mama
mainmɛ̃
que
cettesɛt
mais
pressepʁɛs
?
vaguement
MANON
Ne
me
réveilleʁevɛj
paspa
!
DES GRIEUX
N'est-elle
pourpuʁ
toitwa
plusply
uneyn
caressekaʁɛs
?
MANON
Berce-moi
dansdɑ̃
teste
brasbʁa
!
DES GRIEUX
Reconnaisʁəkɔnɛ
mama
voixvwa
à
traverstʁavɛʁ
mesme
larmeslaʁm
!
MANON
Oublionsublijɔ̃
le
passépase
!
DES GRIEUX
Souvenirssuvniʁ
pleinsplɛ̃
de
charmesʃaʁm
!
en serrant beaucoup
MANON
O
cruelskʁyɛl
remordsʁəmɔʁ
!
DES GRIEUX
Jeʒə
t'ai
pardonnépaʁdɔne
!
MANON
Aha
!
puis-jepɥi.ʒə
oublierublije
à volonté
MANON
lesle
tristestʁist
joursʒuʁ
de
nosno
amoursamuʁ
!
Ouiwi
,
c'est
bienbjɛ̃
sasa
mainmɛ̃
que
cettesɛt
mainmɛ̃
pressepʁɛs
,
Aha
!
c'est
bienbjɛ̃
sasa
voixvwa
!
ouiwi
,
c'est
bienbjɛ̃
sonsɔ̃
coeurkœʁ
!
c'est
bienbjɛ̃
lala
tendressetɑ̃dʁɛs
desde
joursʒuʁ
d'autrefois
!
DES GRIEUX
Touttu
estɛst
oubliéublije
!
N'est-ce
paspa
mama
mainmɛ̃
que
cettesɛt
mainmɛ̃
pressepʁɛs
,
N'est-ce
paspa
mama
voixvwa
!
n'est-elle
pourpuʁ
toitwa
plusply
uneyn
caressekaʁɛs
touttu
commekɔm
autrefoisotʁəfwa
!
Bientôtbjɛ̃to
renaîtraʁə.nɛtʁ
le
passépase
!
en défaillant
MANON
Aha
!
jeʒə
meursmœʁ
!
avec effroi
DES GRIEUX
Manonma.nɔ̃
!
à volonté
MANON
...
ilil
le
fautfo
...
ilil
le
fautfo
!
en murmurant
MANON
Ete
c'est
la
l'histoire
...
de
Manonma.nɔ̃
parlé
MANON
Lescaut
!
Elle meurt. Des Grieux jette un cri déchirant et tombe sur le corps de Manon.
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