Rossini, Gioachino
Comte Ory
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ACTE PREMIER
SCÈNE PREMIÈRE
Le théâtre représente un paysage.
Dans le fond, à gauche du spectateur, le château de Formoutiers, dont le pont-levis est praticable.
A droite, bosquets à travers lesquels on aperçoit l'entrée d'un ermitage. Des paysans et des paysannes sont occupés à dresser un berceau de feuillage et de fleurs.
N° 1 - Introduction
PRÉLUDE
RAlMBAUD
Jouvencellesʒuvɑ̃sɛl
,
venezvəne
vitevit
,
Ecoutez
lelə
sagesaʒ
ermiteɛʁmit
,
Ilil
vava
paraîtrepaʁɛtʁ
enɑ̃
cessɛ
lieuxljø
.
Qu'en
rentrantʁɑ̃tʁɑ̃
à
l'ermitage
,
Ilil
reçoive
à
sonsɔ̃
passagepasaʒ
Nosno
offrandesɔfʁɑ̃d
ete
nosno
voeux
.
ALICE
L'on
respecteʁɛspɛkt
sasa
sciencesjɑ̃s
Carkaʁ
ilil
donnedɔn
l'opulence
,
Lelə
savoirsavwaʁ
ete
desde
épouxepu
.
cachant sous son manteau son habit de chevalier
RAIMBAUD
Taisez-vous
,
dudy
silencesilɑ̃s
;
II
fautfo
craindrekʁɛ̃dʁ
sasa
puissancepɥisɑ̃s
.
J'ai
l'honneur
dedə
lelə
servirsɛʁviʁ
.
ALICE
Ilil
fautfo
craindrekʁɛ̃dʁ
sasa
puissancepɥisɑ̃s
.
RAIMBAUD
Vousvu
riezʁije
?
ALICE
Aha
,
aha
,
aha
,
quelkɛl
plaisirpleziʁ
!
RAIMBAUD
Quandkɑ̃
onɔ̃
ritʁi
dedə
mama
puissancepɥisɑ̃s
...
ALICE
Siresiʁ
Robert
,
calmez-vous
.
RAIMBAUD
…
c'est
lelə
cielsjɛl
quekə
l'on
offence
.
ALICE
Nousnu
allonsalɔ̃
obéirɔbeiʁ
toustu
,
Maismɛ
apaisezapɛze
votrevɔtʁ
courrouxkuʁu
.
RAIMBAUD
Placezplase
làla
soussu
cetsɛt
ombrageɔ̃bʁaʒ
Ete
desde
fruitsfʁɥi
ete
dudy
laitagelɛtaʒ
.
ALICE
Allonsalɔ̃
,
vitevit
à
l'ouvrage
,
Préparonspʁepaʁɔ̃
soussu
cesə
feuillagefœjaʒ
Nosno
fruitsfʁɥi
lesle
plusply
délicatsdelika
.
RAIMBAUD
Allonsalɔ̃
,
vitevit
!
ALICE
Patiencepasjɑ̃s
!
RAIMBAUD
Maismɛ
plusply
vitevit
!
ALICE
Patiencepasjɑ̃s
,
Siresiʁ
Robert
,
patiencepasjɑ̃s
,
Surtoutsyʁtu
nenə
vousvu
fâchezfaʃe
paspa
.
d'un air d'impatience
RAIMBAUD
Placezplase
aussiosi
sursyʁ
lala
tabletabl
Quelqueskɛlkə
flaconsflakɔ̃
dedə
vinvɛ̃
vieuxvjø
;
Carkaʁ
c'est
unœ̃
présentpʁezɑ̃
desde
cieux
!
ALICE
Plaçonsplasɔ̃
aussiosi
sursyʁ
lala
tabletabl
Quelqueskɛlkə
flaconsflakɔ̃
dedə
vinvɛ̃
vieuxvjø
;
Carkaʁ
c'est
unœ̃
présentpʁezɑ̃
desde
cieux
!
SCÈNE DEUXIÈME
sortant du château, à gauche
RAGONDE
Quandkɑ̃
Madamemadam
lala
Comtessekɔ̃tɛs
Estɛst
,
hélasʼelas
!
dansdɑ̃
lala
tristessetʁistɛs
,
Pourquoipuʁkwa
doncdɔ̃k
cessɛ
chantsʃɑ̃
d'allégresse
Dedə
lala
partpaʁ
dedə
sesse
vassauxvaso
?
Quandkɑ̃
onɔ̃
aimeɛm
sasa
maîtressemɛtʁɛs
,
Onɔ̃
s'afflige
dedə
sesse
mauxmo
.
Elleɛl
veutvø
auo
bonbɔ̃
ermiteɛʁmit
Dansdɑ̃
cesə
jourʒuʁ
rendreʁɑ̃dʁ
visitevizit
,
Pourpuʁ
quekə
dudy
malmal
quiki
l'agite
Ilil
chercheʃɛʁʃ
à
lala
délivrerdelivʁe
.
ALICE
Quelkɛl
bonheurbɔnœʁ
,
quellekɛl
allégressealegʁɛs
!
Lelə
cielsjɛl
vientvjɛ̃
dedə
l'inspirer
.
RAIMBAUD
Elleɛl
estɛst
sauvéesove
.
Ouiwi
,
lala
Comtessekɔ̃tɛs
Nenə
pouvaitpuvɛ
mieuxmjø
rencontrerʁɑ̃kɔ̃tʁe
.
RAGONDE
Vuesvy
croyezkʁwaje
quekə
sasa
sciencesjɑ̃s
Peutpø
nousnu
rendreʁɑ̃dʁ
l'espérance
?
RAIMBAUD
Rienʁjɛ̃
n'égale
sasa
sciencesjɑ̃s
:
Maintemɛ̃t
veuvevœv
,
grâcegʁas
à
luilɥi
,
A
retrouvéʁətʁuve
sonsɔ̃
marimaʁi
.
RAGONDE
Aha
!
Jeʒə
veuxvø
aussiosi
l'entendre
.
Prèspʁɛ
dedə
luilɥi
jeʒə
veuxvø
memə
rendreʁɑ̃dʁ
,
S'il
estɛst
vraivʁɛ
qu'un
coeur
troptʁo
tendretɑ̃dʁ
Parpaʁ
luilɥi
puissepɥis
êtreɛtʁ
guérigeʁi
.
Cesə
saintsɛ̃
hommeɔm
quekə
j'implore
A
nosno
voeux
rendreʁɑ̃dʁ
l'espoir
!
RAIMBAUD
Ilil
pourraitpuʁɛ
bienbjɛ̃
plusply
encoreɑ̃kɔʁ
;
Dansdɑ̃
cessɛ
lieuxljø
chacunʃakœ̃
l'honore
,
Rienʁjɛ̃
n'égale
sonsɔ̃
pouvoirpuvwaʁ
!
LE CHOEUR
Enɑ̃
cessɛ
lieuxljø
chacunʃakœ̃
l'honore
,
Rienʁjɛ̃
n'égale
sonsɔ̃
pouvoirpuvwaʁ
!
SCÈNE TROISIÈME
déguisé en ermite avec une longue barbe
LE COMTE ORY
Quekə
lesle
destinsdɛstɛ̃
prospèrespʁɔspɛʁ
Accueillentakœj
vosvo
prièrespʁijɛʁ
!
Lala
paixpɛ
dudy
cielsjɛl
,
mesme
frèresfʁɛʁ
,
Soitswa
toujourstuʒuʁ
avecavɛk
vousvu
!
Veuvesvœv
ouu
demoisellesdəmwazɛl
,
Dansdɑ̃
vosvo
peinespɛn
cruelleskʁyɛl
,
Venezvəne
à
moimwa
,
mesme
bellesbɛl
,
Obligerɔbliʒe
estɛst
sisi
douxdu
!
J'accorde
lesle
famillesfamij
,
Ete
mêmemɛm
auxo
jeunesʒœn
fillesfij
Jeʒə
donnedɔn
desde
épouxepu
.
Ouiwi
,
venezvəne
toustu
,
venezvəne
.
Quekə
lesle
destinsdɛstɛ̃
prospèrespʁɔspɛʁ
etc.
RAGONDE
Jeʒə
viensvjɛ̃
à
vousvu
!
la regardant
LE COMTE ORY
Parlezpaʁle
,
damedam
...
troptʁo
respectableʁɛspɛktabl
.
Vousvu
aussiosi
,
mesme
enfantsɑ̃fɑ̃
.
A
vosvo
voeux
,
favorablefavɔʁabl
,
Jeʒə
puispɥi
touttu
accorderakɔʁde
.
Parlezpaʁle
:
Toustu
vosvo
souhaitsswɛ
serontsəʁɔ̃
combléskɔ̃ble
.
se pressant autour du Comte
LE CHOEUR
Aha
!
quelkɛl
saintsɛ̃
personnagepɛʁsɔnaʒ
!
C'est
lelə
bienfaiteurbjɛ̃fɛtœʁ
dudy
villagevilaʒ
.
RAGONDE
Dedə
grâcegʁas
,
parlonspaʁlɔ̃
toustu
L'un
aprèsapʁɛ
l'autre
.
LE COMTE ORY
Quelkɛl
désirdeziʁ
estɛst
lelə
vôtrevotʁ
?
Quekə
memə
demandez-vous
?
RAIMBAUD
Parlonspaʁlɔ̃
l'un
aprèsapʁɛ
l'autre
.
Silencesilɑ̃s
!
taisez-vous
.
UN PAYSAN
Moimwa
,
jeʒə
réclameʁeklam
Pourpuʁ
quekə
mama
femmefam
Dansdɑ̃
monmɔ̃
ménagemenaʒ
Soitswa
toujourstuʒuʁ
sagesaʒ
.
LE COMTE ORY
C'est
bienbjɛ̃
,
c'est
bienbjɛ̃
.
ALICE
Moimwa
,
jeʒə
vousvu
priepʁi
,
J'ai
tanttɑ̃
d'envie
Qu'on
memə
mariemaʁi
Auo
beaubo
Julienʒyljɛ̃
!
LE COMTE ORY
C'est
bienbjɛ̃
,
c'est
bienbjɛ̃
.
RAGONDE
Moimwa
,
jeʒə
demandedəmɑ̃d
Faveurfavœʁ
bienbjɛ̃
grandegʁɑ̃d
:
Qu'aujourd'hui
mêmemɛm
L'époux
quekə
j'aime
Iciisi
revienneʁəvjɛn
Finirfiniʁ
mama
peinepɛn
;
Quekə
jeʒə
l'obtienne
,
C'est
monmɔ̃
seulsœl
bienbjɛ̃
.
LE COMTE ORY
Bienbjɛ̃
.
Bonbɔ̃
.
(
Qu'un
bonbɔ̃
ermiteɛʁmit
Qu'on
sollicitesɔlisit
,
Qu'un
bonbɔ̃
ermiteɛʁmit
A
dedə
méritemeʁit
!
se retournant vers les jeunes filles
LE COMTE ORY
Jeuneʒœn
fillettefijɛt
,
Ete
bachelette
,
Dansdɑ̃
mama
retraiteʁətʁɛt
,
Viendravjɛ̃dʁa
cesə
soirswaʁ
.)
RAIMBAUD
Ilil
fautt
nousnu
rendreʁɑ̃dʁ
A
l'ermitage
.
Rendonsʁɑ̃dɔ̃
hommageɔmaʒ
A
sonsɔ̃
pouvoirpuvwaʁ
.
LE COMTE ORY
(
Bonheurbɔnœʁ
suprêmesypʁɛm
!
Enɑ̃
mama
retraiteʁətʁɛt
Jeuneʒœn
fillettefijɛt
Viendravjɛ̃dʁa
cesə
soirswaʁ
.)
entourant le Comte
ALICE
Ouiwi
,
bonbɔ̃
ermiteɛʁmit
,
Jeʒə
sollicitesɔlisit
Faveurfavœʁ
bienbjɛ̃
grandegʁɑ̃d
,
Ete
jeʒə
demandedəmɑ̃d
Dedə
lala
tendressetɑ̃dʁɛs
,
Dedə
lala
jeunesseʒœnɛs
,
Dedə
lala
richesseʁiʃɛs
:
Exaucez-nous
.
Touttu
lelə
villagevilaʒ
Vousvu
rendʁɑ̃
hommageɔmaʒ
...
A
l'ermitage
Nousnu
ironsiʁɔ̃
tonstɔ̃
.
RAIMBAUD
Touttu
lelə
villagevilaʒ
,
etc.
RAIMBAUD
Allonsalɔ̃
toustu
!
LE COMTE ORY
Touttu
lelə
villagevilaʒ
Memə
rondʁɔ̃
hommageɔmaʒ
...
A
l'ermitage
Accourezakuʁe
toustu
.
Venezvəne
toustu
!
L'un
aprèsapʁɛ
l'autre
,
Mesme
chersʃɛʁ
enfantsɑ̃fɑ̃
!
UN PAYSAN
Moimwa
,
jeʒə
réclameʁeklam
etc.
RAGONDE
Dedə
grâcegʁas
,
encoreɑ̃kɔʁ
unœ̃
motmo
.
Ilil
s'agit
dedə
Madamemadam
.
Tandistɑ̃di
quekə
nosno
preuxpʁø
chevaliersʃvalje
Quekə
l'amour
dedə
lala
gloireglwaʁ
enflammeɑ̃flam
,
Dansdɑ̃
lesle
champsʃɑ̃
musulmansmyzylmɑ̃
moissonnentmwasɔn
desde
laurierslɔʁje
,
Leurslœʁ
femmesfam
ete
leurslœʁ
soeurs
,
bienbjɛ̃
qu'à
lala
fleurflœʁ
dedə
l'âge
,
Ontɔ̃
juréʒyʁe
commekɔm
moimwa
dedə
passerpase
leurlœʁ
veuvagevœvaʒ
Dansdɑ̃
lelə
châteauxʃato
dedə
Formoutiers
.
Où tant d'attraits sont prisonniers.
LE COMTE ORY
C'est
lelə
châteauʃato
dedə
lala
bellebɛl
Comtessekɔ̃tɛs
…
RAGONDE
…
Dontdɔ̃
lelə
frèrefʁɛʁ
auxo
combatskɔ̃ba
a
suivisɥivi
nosno
guerriersgɛʁje
.
Ete
cettesɛt
noblenɔbl
châtelaineʃatlɛn
,
Sursyʁ
unœ̃
malmal
inconnuɛ̃kɔny
quiki
causekoz
notrenɔtʁ
peinepɛn
,
Veutvø
aujourd'hui
vousvu
consulterkɔ̃sylte
.
LE COMTE ORY
(
Aha
!
quelkɛl
bonheurbɔnœʁ
!)
Prèspʁɛ
dedə
moimwa
qu'elle
viennevjɛn
,
Monmɔ̃
devoirdəvwaʁ
estɛst
dedə
l'assister
.
J'espère
dansdɑ̃
monmɔ̃
zèlezɛl
luilɥi
rendreʁɑ̃dʁ
lelə
reposʁəpo
;
Retournezʁətuʁne
auprèsopʁɛ
d'elle
,
allezale
à
vosvo
travauxtʁavo
.
Jeʒə
vaisvɛ
enɑ̃
attendantatɑ̃dɑ̃
dansdɑ̃
monmɔ̃
humbleœ̃bl
chaumièreʃomjɛʁ
Dedə
cessɛ
jeunesʒœn
beautésbote
accueillirakœjiʁ
lala
prièrepʁijɛʁ
.
RAIMBAUD
Saintsɛ̃
personnagepɛʁsɔnaʒ
,
Touttu
lelə
villagevilaʒ
Vientvjɛ̃
rendreʁɑ̃dʁ
hommageɔmaʒ
A
vosvo
vertusveʁty
.
LE COMTE ORY
Touttu
lelə
villagevilaʒ
Memə
rendʁɑ̃
hommageɔmaʒ
…
A
l'ermitage
Accourezakuʁe
toustu
.
Le Comte remonte à son ermitage, suivi de toutes les jeunes filles.
Ragonde rentre au château. Les paysans s'en vont.
Arrivent le Gouverneur et Isolier.
SCÈNE QUATRIÈME
LE GOUVERNEUR
Jeʒə
nenə
puispɥi
plusply
longtempslɔ̃tɑ̃
voyagervwajaʒe
dedə
lala
sortesɔʁt
.
ISOLIER
Ehe
bienbjɛ̃
!
reposons-nous
soussu
cessɛ
ombragesɔ̃bʁaʒ
fraisfʁɛ
.
LE GOUVERNEUR
Pourquoipuʁkwa
m'avoir
forcéfɔʁse
dedə
quitterkite
notrenɔtʁ
escorteɛskɔʁt
Ete
m'amener
iciisi
?
ISOLIER
(
J'avais
bienbjɛ̃
mesme
projetspʁɔʒɛ
...
Voilàvwala
doncdɔ̃k
lelə
châteauʃato
dedə
mama
bellebɛl
cousinekuzin
!
Sisi
jeʒə
pouvaispuvɛ
l'entrevoir
...
quelkɛl
bonheurbɔnœʁ
!
Maismɛ
,
loinlwɛ̃
dedə
partagerpaʁtaʒe
l'ardeur
quiki
memə
dominedɔmin
,
Elleɛl
fermefɛʁm
à
l'amour
sonsɔ̃
castelkastɛl
ete
sonsɔ̃
coeur
.)
au Gouverneur, qui s'est assis
ISOLIER
Ehe
bienbjɛ̃
!
monsieurməsjø
lelə
Gouverneurguvɛʁnœʁ
,
Reprenez-vous
unœ̃
peupø
couragekuʁaʒ
?
LE GOUVERNEUR
Mauditmodi
emploiɑ̃plwa
!
mauditmodi
messagemesaʒ
!
Monseigneurmɔ̃sɛɲœʁ
notrenɔtʁ
princepʁɛ̃s
,
auquelokɛl
jeʒə
suissɥi
soumissumi
,
M'ordonne
dedə
chercherʃɛʁʃe
lelə
comtekɔ̃t
Ory
,
sonsɔ̃
filsfis
,
Cesə
démondemɔ̃
incarnéɛ̃kaʁne
,
monmɔ̃
élèveelɛv
ete
monmɔ̃
maîtremɛtʁ
,
Quiki
,
sanssɑ̃
monmɔ̃
ordreɔʁdʁ
,
hélasʼelas
!
loinlwɛ̃
dedə
lala
courkuʁ
S'est
aviséavize
dedə
disparaîtredispaʁɛtʁ
.
Pour jouer quelque nouveau tour.
LE GOUVERNEUR
Onɔ̃
lelə
disaitdizɛ
cachékaʃe
dansdɑ̃
cesə
séjourseʒuʁ
.
Commentkɔmɑ̃
l'y
découvrirdekuvʁiʁ
?...
commentkɔmɑ̃
l'y
reconnaîtreʁəkɔnɛtʁ
?
ISOLIER
Vousvu
devezdəve
touttu
savoirsavwaʁ
...
d'être
sonsɔ̃
gouverneurguvɛʁnœʁ
N'avez-vous
paspa
l'honneur
?
LE GOUVERNEUR
Aha
!
quelkɛl
honneurɔnœʁ
!
N° 2 - Air
LE GOUVERNEUR
Veillervɛje
sanssɑ̃
cessesɛs
,
Craindrekʁɛ̃dʁ
toujourstuʒuʁ
Pourpuʁ
Sonsɔ̃
Altessealtɛs
Ouu
peurpœʁ
mesme
joursʒuʁ
.
Dudy
gouverneurguvɛʁnœʁ
D'un
grandgʁɑ̃
seigneursɛɲœʁ
,
Voilàvwala
lesle
profitspʁɔfi
ete
l'honneur
.
Quelkɛl
honneurɔnœʁ
d'être
gouverneurguvɛʁnœʁ
!
A
lala
guerregɛʁ
,
commekɔm
à
lala
chasseʃas
,
Sisi
quelquekɛlkə
périlpeʁil
lelə
menacemənas
,
Ilil
fautfo
partoutpaʁtu
suivresɥivʁ
sesse
paspa
,
Dût-il
vousvu
menerməne
auo
trépastʁepa
!
Veillervɛje
sanssɑ̃
cessesɛs
,
Tremblertʁɑ̃ble
toujourstuʒuʁ
Pourpuʁ
Sonsɔ̃
Altessealtɛs
Ouu
pourpuʁ
mesme
joursʒuʁ
...
Dudy
gouverneurguvɛʁnœʁ
etc.
LE GOUVERNEUR
Ete
s'il
estɛst
éprisepʁi
d'une
bellebɛl
,
Ilil
memə
fautfo
courirkuʁiʁ
aprèsapʁɛ
elleɛl
;
Touttu
enɑ̃
luilɥi
faisantfəzɑ̃
desde
sermonssɛʁmɔ̃
Sursyʁ
lelə
dangerdɑ̃ʒe
desde
passionspasjɔ̃
.
Veillervɛje
sanssɑ̃
cessesɛs
,
Courirkuʁiʁ
toujourstuʒuʁ
,
Pourpuʁ
Sonsɔ̃
Altessealtɛs
Ouu
sesse
amoursamuʁ
.
Dudy
gouverneurguvɛʁnœʁ
etc.
SCÈNE CINQUIÈME
CHŒUR DE PAYSANNES
Vousvu
,
notrenɔtʁ
appuiapɥi
,
Ete
notrenɔtʁ
amiami
,
Bienbjɛ̃
grandgʁɑ̃
mercimɛʁsi
!
J'irai
toujourstuʒuʁ
vousvu
voirvwaʁ
,
Ô
bonbɔ̃
ermiteɛʁmit
.
Ô
saintsɛ̃
prophètepʁɔfɛt
,
Soyezswaje
bénibeni
!
Puissantpɥisɑ̃
prophètepʁɔfɛt
,
Soyezswaje
bénibeni
!
Jeuneʒœn
fillettefijɛt
Aha
,
grâcegʁas
à
luilɥi
,
Fortunefɔʁtyn
faitefɛt
,
Ete
bonbɔ̃
marimaʁi
.
regardant les jeunes filles
LE GOUVERNEUR
(
Jeʒə
voisvwa
paraîtrepaʁɛtʁ
Minoisminwa
joliʒɔli
;
Aha
!
moumu
cherʃɛʁ
maîtremɛtʁ
Doitdwa
êtreɛtʁ
prèspʁɛ
d'ici
.)
Jeunesʒœn
fillettesfijɛt
,
dedə
grâcegʁas
dites-moi
Depuisdəpɥi
quelkɛl
tempetɑ̃p
dansdɑ̃
cesə
villagevilaʒ
Cesə
bonbɔ̃
ermiteɛʁmit
est-il
venuvəny
?
LE CHOEUR
Voilàvwala
huitʼɥit
joursʒuʁ
...
LE GOUVERNEUR
Qu'ai-je
entenduɑ̃tɑ̃dy
?
Voilàvwala
huitʼɥit
joursʒuʁ
...
LE CHOEUR
Paspa
davantagedavɑ̃taʒ
!
LE GOUVERNEUR
…
quekə
cotre
maîtremɛtʁ
a
disparudispaʁy
!
C'est
bienbjɛ̃
huitʼɥit
joursʒuʁ
?
LE CHOEUR
Ouiwi
,
c'est
huitʼɥit
joursʒuʁ
,
paspa
davantagedavɑ̃taʒ
.
LE GOUVERNEUR
Voilàvwala
huitʼɥit
joursʒuʁ
quekə
autreotʁ
maîtremɛtʁ
a
disparudispaʁy
!
Cettesɛt
aventureavɑ̃tyʁ
fortfɔʁ
singulièresɛ̃gyljɛʁ
Cachekaʃ
à
mesme
yeuxjø
quelquekɛlkə
mystèremistɛʁ
:
Cesə
bonbɔ̃
ermiteɛʁmit
quekə
l'on
révèreʁevɛʁ
Auo
fondd
dedə
l'âme
est-il
sincere
?
Luilɥi
qu'on
adoreadɔʁ
,
Luilɥi
qu'on
imploreɛ̃plɔʁ
,
Serait-ce
encoreɑ̃kɔʁ
lelə
comtekɔ̃t
Ory
?
Ruseʁyz
anodineanɔdin
,
Jeʒə
tetə
devinedəvin
,
Ouiwi
j'en
suissɥi
sûrsyʁ
,
c'est
encoreɑ̃kɔʁ
luilɥi
.
LE CHOEUR
Maismɛ
qu'a-t-il
doncdɔ̃k
,
cesə
voyageurvwajaʒœʁ
,
II
n'a
paspa
l'air
dedə
bonnebɔn
humeurymœʁ
.
Ilil
fautfo
nousnu
éloignerelwaɲe
,
aussiosi
Sortonssɔʁtɔ̃
d'ici
,
partonspaʁtɔ̃
d'ici
.
LE GOUVERNEUR
Lailɛ
qu'on
adoreadɔʁ
,
etc.
LE GOUVERNEUR
C'est
encoreɑ̃kɔʁ
luilɥi
.
Cettesɛt
aventureavɑ̃tyʁ
etc.
retenant Alice, qui reste la dernière
LE GOUVERNEUR
Cetsɛt
ermiteɛʁmit
,
mama
bellebɛl
enfantɑ̃fɑ̃
,
Oùu
pourrais-je
lelə
voirvwaʁ
?
ALICE
Iciisi
mêmemɛm
...
à
l'instant
Ilil
vava
venirvəniʁ
...
Madamemadam
lala
Comtessekɔ̃tɛs
A
désirédeziʁe
lelə
consulterkɔ̃sylte
.
ISOLIER
Vraimentvʁɛmɑ̃
!
ALICE
Sursyʁ
unœ̃
malmal
inconnuɛ̃kɔny
quiki
l'accable
ete
l'oppresse
.
LE GOUVERNEUR
Mercimɛʁsi
,
mama
bellebɛl
enfantɑ̃fɑ̃
.
Ilil
doitdwa
doncdɔ̃k
venirvəniʁ
dansdɑ̃
l'instant
!
ISOLIER
(
Elleɛl
vava
venirvəniʁ
dansdɑ̃
l'instant
!)
LE GOUVERNEUR
(
Cettesɛt
bellebɛl
Comtessekɔ̃tɛs
auo
minoisminwa
séduisantsedɥizɑ̃
!
Cecisəsi
memə
semblesɑ̃bl
encoreɑ̃kɔʁ
uneyn
preuvepʁœv
plusply
fortefɔʁt
.)
à Isolier
LE GOUVERNEUR
Attendez-moi
…
jeʒə
vaisvɛ
retrouverʁətʁuve
notrenɔtʁ
escorteɛskɔʁt
.
(
Puispɥi
ensembleɑ̃sɑ̃bl
vousvu
reviendronsʁəvjɛ̃dʁɔ̃
,
Pourpuʁ
confirmerkɔ̃fiʁme
,
ouu
bienbjɛ̃
dissiperdisipe
mesme
soupçonssupsɔ̃
.)
SCÈNE SIXIÈME
ISOLIER
Jeʒə
vaisvɛ
revoirʁəvwaʁ
lala
beautébote
quiki
m'est
chèreʃɛʁ
...
Maismɛ
commentkɔmɑ̃
désarmerdezaʁme
cettesɛt
vertuveʁty
sisi
fièrefjɛʁ
?
Commentkɔmɑ̃
,
enɑ̃
mama
faveurfavœʁ
,
lala
touchertuʃe
aujourd'hui
?
Sisi
cetsɛt
ermiteɛʁmit
,
cesə
bonbɔ̃
pèrepɛʁ
,
Voulaitvulɛ
m'aider
...
oho
!
nonnɔ̃
...
cesə
seraitsəʁɛ
troptʁo
hardiʼaʁdi
...
Allonsalɔ̃
!
...
nenə
suis-je
paspa
pagepaʒ
dudy
comtekɔ̃t
Ory
?
SCÈNE SEPTIÈME
ISOLIER
Salutsaly
,
ô
vénérableveneʁabl
ermiteɛʁmit
!
avec un geste de surprise
LE COMTE ORY
(
C'est
monmɔ̃
pagepaʒ
!
sachonssaʃɔ̃
lelə
desseindesɛ̃
qu'il
méditemedit
.)
Quiki
versvɛʁ
moimwa
vousvu
amèneamɛn
,
ô
charmantʃaʁmɑ̃
Isolier
?
ISOLIER
II
memə
connaîtkɔnɛ
!
LE COMTE ORY
Teltɛl
estɛst
l'effet
dedə
mama
sciencesjɑ̃s
.
ISOLIER
Unœ̃
aussiosi
grandgʁɑ̃
savoirsavwaʁ
nenə
peutpø
troptʁo
sesə
payerpɛje
,
lui donnant une bourse
ISOLIER
Ete
cettesɛt
offrandeɔfʁɑ̃d
estɛst
bienbjɛ̃
faiblefɛbl
,
jeʒə
pensepɑ̃s
.
prenant la bourse
LE COMTE ORY
N'importe
...
à
moimwa
vousvu
pouvezpuve
vousvu
fierfje
:
Parlezpaʁle
,
parlezpaʁle
,
beaubo
pagepaʒ
.
N° 3 - Duo
ISOLIER
Uneyn
damedam
dedə
hautʼo
parage
Tienttjɛ̃
monmɔ̃
coeur
enɑ̃
unœ̃
douxdu
servagesɛʁvaʒ
,
Ete
jeʒə
brûlebʁyl
pourpuʁ
sesse
attraitsatʁɛ
.
LE COMTE ORY
Jeʒə
n'y
voisvwa
pointpwɛ̃
dedə
malmal
...
aprèsapʁɛ
?
ISOLIER
Jeʒə
croyaiskʁwajɛ
avoiravwaʁ
susy
luilɥi
plaireplɛʁ
;
Ete
pourtantpuʁtɑ̃
sonsɔ̃
cœurkœʁ
troptʁo
sévèresevɛʁ
Sesə
dérobedeʁɔb
à
mesme
projetspʁɔʒɛ
.
LE COMTE ORY
Jeʒə
n'y
voisvwa
pointpwɛ̃
dedə
malmal
..,
aprèsapʁɛ
?
ISOLIER
Ete
jusqu'au
retourʁətuʁ
dedə
sonsɔ̃
frèrefʁɛʁ
,
Quiki
desde
croiséskʁwaze
suitsɥi
lala
bannièrebanjɛʁ
,
Aucunokœ̃
amantamɑ̃
,
aucunokœ̃
mortelmɔʁtɛl
Nenə
peutpø
entrerɑ̃tʁe
dansdɑ̃
cesə
castelkastɛl
.
LE COMTE ORY
(
Celuisəlɥi
dedə
lala
Comtessekɔ̃tɛs
...
ô
cielsjɛl
!)
ISOLIER
Pourpuʁ
y
pénétrerpenetʁe
,
commentkɔmɑ̃
fairefɛʁ
?
J'avais
bienbjɛ̃
unœ̃
moyenmwajɛ̃
fortfɔʁ
beaubo
;
Maismɛ
jeʒə
lelə
croiskʁwa
troptʁo
témérairetemeʁɛʁ
.
LE COMTE ORY
Parlezpaʁle
...
parlezpaʁle
..,
beaubo
jouvenceauʒuvɑ̃so
.
ISOLIER
Jeʒə
voulaisvulɛ
,
d'une
pèlerinepɛlʁin
Prenantpʁənɑ̃
lala
capekap
ete
lelə
manteaumɑ̃to
,
M'introduire
dansdɑ̃
cesə
châteauʃato
.
LE COMTE ORY
Bienbjɛ̃
!
bienbjɛ̃
..,
lelə
moyenmwajɛ̃
estɛst
nouveaunuvo
.
On peut s'en servir, j'imagine.
LE COMTE ORY
Noblenɔbl
pagepaʒ
dodo
comtekɔ̃t
Ory
,
Serezsəʁe
unœ̃
jourʒuʁ
dignediɲ
dedə
luilɥi
!
(
Voyezvwaje
doncdɔ̃k
,
voyezvwaje
doncdɔ̃k
lelə
traîtretʁɛtʁ
!
Oseroze
jouter
contrekɔ̃tʁ
sonsɔ̃
maitre
.)
ISOLIER
A
l'instant
jeʒə
memə
senssɑ̃s
renaîtreʁənɛtʁ
:
Quelkɛl
bonbɔ̃
moyenmwajɛ̃
,
quelkɛl
coupku
dedə
maîtremɛtʁ
...
LE COMTE ORY
(
Maismɛ
jeʒə
lelə
tienstjɛ̃
,
ete
l'on
verravɛʁa
Quiki
dedə
nousnu
deuxdø
l'emportera
.)
ISOLIER
Quiki
,
jeʒə
lelə
tienstjɛ̃
,
ete
voisvwa
déjàdeʒa
Quekə
sonsɔ̃
pouvoirpuvwaʁ
memə
servirasɛʁviʁa
.
Maismɛ
d'abord
cesə
projetpʁɔʒɛ
réclameʁeklam
Vosvo
soinsswɛ̃
pourpuʁ
êtreɛtʁ
exécutéɛgzekyte
.
LE COMTE ORY
Commentkɔmɑ̃
?
ISOLIER
Parpaʁ
cettesɛt
noblenɔbl
damedam
Vousvu
allezale
êtreɛtʁ
consultékɔ̃sylte
.
C'est qu'il sait tout, en vérité.
ISOLIER
Dites-lui
quekə
l'indifférence
Causekoz
,
hélasʼelas
!
sonsɔ̃
tourmenttuʁmɑ̃
fatalfatal
.
LE COMTE ORY
J'entends
!
j'entends
...
cesə
c'est
paspa
malmal
.
ISOLIER
Ete
pourpuʁ
guérirgeʁiʁ
à
l'instant
mêmemɛm
,
Dites-lui
...
qu'il
fautfo
qu'elle
m'aime
.
LE COMTE ORY
J'entends
!
j'entends
...
cesə
c'est
paspa
malmal
.
Jeʒə
luilɥi
diraidiʁɛ
qu'il
fautfo
qu'elle
aimeɛm
...
Mais un autre que mon rival…
ISOLIER
Dites-lui
bienbjɛ̃
qu'il
fautfo
qu'elle
aimeɛm
.
LE COMTE ORY
Noblenɔbl
pagepaʒ
dudy
comtekɔ̃t
Ory
,
etc.
SCÈNE HUITIÈME
Marche
apercevant Isolier
LA COMTESSE
Isolier
dansdɑ̃
cessɛ
lieuxljø
!
ISOLIER
Sursyʁ
lelə
malmal
quiki
m'agite
Jeʒə
venaisvənɛ
consulterkɔ̃sylte
aussiosi
lelə
bonbɔ̃
ermiteɛʁmit
.
LE COMTE ORY
Jeʒə
doisdwa
à
toustu
lesle
malheureuxmalœʁø
Mesme
consolationskɔ̃sɔlasjɔ̃
,
mesme
conseilskɔ̃sɛj
ete
mesme
voeux
.
N° 4 - Air
s'approchant du comte Ory
LA COMTESSE
Enɑ̃
proiepʁwa
à
lala
tristessetʁistɛs
,
Nenə
plusply
goûtergute
d'ivresse
Auo
seinsɛ̃
dedə
sasa
jeunesseʒœnɛs
,
Souffrirsufʁiʁ
,
gémirʒemiʁ
sanssɑ̃
cessesɛs
,
Voilàvwala
quelkɛl
estɛst
monmɔ̃
sortsɔʁ
.
Sesə
flétrirfletʁiʁ
enɑ̃
silencesilɑ̃s
,
N'espérer
quekə
lala
mortmɔʁ
.
Hélasʼelas
,
quellekɛl
souffrancesufʁɑ̃s
.
Ô
peinepɛn
horribleɔʁibl
!
Vousvu
quekə
l'on
ditdi
sensiblesɑ̃sibl
,
Daignezdeɲe
,
s'il
estɛst
possiblepɔsibl
,
Guérirgeʁiʁ
lelə
malmal
terribletɛʁibl
Dontdɔ̃
jeʒə
memə
senssɑ̃s
mourirmuʁiʁ
!
Soulagezsulaʒe
mama
douleurdulœʁ
,
Rendez-moi
lelə
bonheurbɔnœʁ
.
LE CHOEUR
Calmezkalme
tanttɑ̃
dedə
souffrancesufʁɑ̃s
,
Calmezkalme
tanttɑ̃
dedə
douleurdulœʁ
!
Ete
quekə
votrevɔtʁ
sciencesjɑ̃s
Luilɥi
rendeʁɑ̃d
lelə
bonheurbɔnœʁ
.
LA COMTESSE
Faut-il
mourirmuʁiʁ
dedə
mama
souffrancesufʁɑ̃s
?
Hélasʼelas
,
hélasʼelas
,
plusply
d'espérance
!
Cielsjɛl
!
Ô
peinepɛn
horribleɔʁibl
!
etc.
LA COMTESSE
Soulagezsulaʒe
mama
douleurdulœʁ
,
Rendez-moi
lelə
bonheurbɔnœʁ
.
LE CHOEUR
Aha
,
calmezkalme
tanttɑ̃
dedə
douleurdulœʁ
!
au Comte
ISOLIER
Vousvu
avezave
entenduɑ̃tɑ̃dy
sasa
touchantetuʃɑ̃t
prièrepʁijɛʁ
!
Voicivwasi
lelə
vraivʁɛ
momentmɔmɑ̃
,
soyezswaje
à
moimwa
,
monmɔ̃
pèrepɛʁ
!
à la Comtesse
LE COMTE ORY
Sisi
dansdɑ̃
monmɔ̃
assistanceasistɑ̃s
Vousvu
avezave
confiancekɔ̃fjɑ̃s
,
Jeʒə
puispɥi
enɑ̃
consciencekɔ̃sjɑ̃s
Guérirgeʁiʁ
votrevɔtʁ
douleurdulœʁ
Dudy
malmal
quiki
vousvu
dévoredevɔʁ
Lala
sourcesuʁs
estɛst
dansdɑ̃
lelə
coeur
.
Aimezɛme
,
aimezɛme
encoreɑ̃kɔʁ
Pourpuʁ
renaîtreʁənɛtʁ
auo
bonheurbɔnœʁ
.
LA COMTESSE
D'un
éterneletɛʁnɛl
veuvagevœvaʒ
Unœ̃
sermentsɛʁmɑ̃
futfy
lelə
gagagaga
.
Ete
j'irais
lelə
trahirtʁaiʁ
?
Plutôtplyto
,
plutôtplyto
mourirmuʁiʁ
.
LE COMTE ORY
Lelə
cielsjɛl
vousvu
enɑ̃
dégagedegaʒ
.
Ilil
ordonneɔʁdɔn
quekə
dedə
vosvo
joursʒuʁ
Lala
flammeflam
sesə
ranimeʁanim
Auo
flambeauflɑ̃bo
desde
amoursamuʁ
.
LA COMTESSE
Célesteselɛst
providencepʁɔvidɑ̃s
,
Jeʒə
tetə
bénisbeni
dedə
tata
clémenceklemɑ̃s
!
Ô
bonbɔ̃
ermiteɛʁmit
,
Votrevɔtʁ
méritemeʁit
Enɑ̃
mesme
beauxbo
joursʒuʁ
Vivra
/
Viendravjɛ̃dʁa
toujourstuʒuʁ
.
LElə
COMTEkɔ̃t
,
puispɥi
ISOLIER
Toujourstuʒuʁ
,
toujourstuʒuʁ
.
à Isolier
LA COMTESSE
Isolier
,
quekə
tata
présencepʁezɑ̃s
Memə
faitfɛ
naîtrenɛtʁ
unœ̃
douxdu
émoiemwa
.
Cherʃɛʁ
lsolier
,
jeʒə
veuxvø
t'aimer
,
Jeʒə
nenə
veuxvø
aimerɛme
quekə
toitwa
.
LE CHOEUR
Onɔ̃
voitvwa
quekə
sasa
parolepaʁɔl
Paraîtpaʁɛ
lala
ranimerʁanime
.
Lelə
maimɛ
quiki
lala
désoledezɔl
Commencekɔmɑ̃s
à
sesə
calmerkalme
.
LA COMTESSE
Déjàdeʒa
jeʒə
senssɑ̃s
Lesle
feux
brûlantsbʁylɑ̃
Dedə
lala
jeunesseʒœnɛs
Parpaʁ
lala
tendressetɑ̃dʁɛs
Sesə
rallumerʁalyme
.
Ô
bonbɔ̃
ermiteɛʁmit
,
etc.
au Comte
ISOLIER
C'est
bienbjɛ̃
...
jeʒə
suissɥi
contentkɔ̃tɑ̃
.
à la Comtesse
LE COMTE ORY
Encoreɑ̃kɔʁ
unœ̃
motmo
,
dedə
grâcegʁas
.
D'un
grandgʁɑ̃
périlpeʁil
quiki
vousvu
menacemənas
Jeʒə
doisdwa
vousvu
prévenirpʁevniʁ
!
…
ilil
fautfo
vousvu
défierdefje
...
LA COMTESSE
Dedə
quiki
?
LE COMTE ORY
Dedə
cesə
jeuneʒœn
Isolier
.
LA COMTESSE
Ô
cielsjɛl
!
LE COMTE ORY
C'est
lelə
fidèlefidɛl
pagepaʒ
Dedə
cesə
terribletɛʁibl
comtekɔ̃t
Ory
,
Dontdɔ̃
lesle
galantsgalɑ̃
exploitsɛksplwa
...
Maismɛ
iciisi
...
devantdəvɑ̃
luilɥi
,
Jeʒə
n'oserais
enɑ̃
dirediʁ
davantagedavɑ̃taʒ
.
Entronsɑ̃tʁɔ̃
dansdɑ̃
cesə
castelkastɛl
.
LA COMTESSE
Monmɔ̃
coeur
enɑ̃
a
frémifʁemi
!
au Comte
LA COMTESSE
Ô
monmɔ̃
sauveursovœʁ
!.
..
ô
monmɔ̃
uniqueynik
appuiapɥi
!
Venezvəne
,
venezvəne
!
Elle prend le Comte par la main et va l'entraîner dans le château. Toutes
les dames les suivent Le comte Ory a déjà le pied sur le pont-levis et, en
raillant Isolierr, fait un geste de joie.
A ce moment entre te Gouverneur, suivi de tous les chevaliers de son
escorte.
SCÈNE NEUVIÈME
LES CHEVALIERS
Nousnu
sauronssoʁɔ̃
bienbjɛ̃
lelə
reconnaîtreʁəkɔnɛtʁ
.
Avançonsavɑ̃sɔ̃
...
apercevant Raimbaud, qui est en paysan
LE GOUVERNEUR
Qu'ai-je
vuvy
!...
c'est
Raimbaud
,
Lelə
confidentkɔ̃fidɑ̃
,
l'ami
dedə
notrenɔtʁ
maîtremɛtʁ
!
RAIMBAUD
Taisez-vous
doncdɔ̃k
,
nenə
ditesdit
motmo
.
LE GOUVERNEUR
Plusply
dedə
doutedut
,
plusply
dedə
mystèremistɛʁ
,
montrant l'ermite
LE GOUVERNEUR
C'est
Monseigneurmɔ̃sɛɲœʁ
!
c'est
luilɥi
!
LE COMTE CRY
(
Misérablemizeʁabl
!
crainskʁɛ̃
mama
colére
.)
s'inclinant
LES CHEVALIERS
C'est
lelə
comtekɔ̃t
Ory
!
s'éloignant avec effroi et se réfugiant dans un coin
LES DAMES
Lelə
comtekɔ̃t
Ory
!
LE COMTE ORY
Ehe
bienbjɛ̃
!
ouiwi
…
lelə
voicivwasi
.
N° 5 - Finale
TOUS
Cielsjɛl
!
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
,
ALICE
,
RAGONDE
,
puispɥi
ISOLIER
Ô
terreurtɛʁœʁ
,
ô
peinepɛn
extrêmeɛkstʁɛm
,
Quelkɛl
indigneɛ̃diɲ
stratagèmestʁataʒɛm
!
Monmɔ̃
coeur
batba
d'effroi
,
d'horreur
.
Quelkɛl
effroiefʁwa
saisitsezi
monmɔ̃
coeur
!
Quelkɛl
effroiefʁwa
s'empare
dedə
monmɔ̃
coeur
!
Ouiwi
,
l'effroi
vientvjɛ̃
agiteraʒite
monmɔ̃
coeur
.
LE GOUVERNEUR
Ô
bonheurbɔnœʁ
(
ô
plaisirpleziʁ
),
ô
joieʒwa
extrêmeɛkstʁɛm
,
Onɔ̃
connait
sonsɔ̃
stratagèmestʁataʒɛm
,
Touttu
s'oppose
à
sonsɔ̃
bonheurbɔnœʁ
.
Cielsjɛl
!
L'espoir
fuitfɥi
dedə
sonsɔ̃
cœurkœʁ
(
Pourpuʁ
moimwa
,
quelkɛl
bonheurbɔnœʁ
!)
Lala
rageʁaʒ
estɛst
dansdɑ̃
sonsɔ̃
coeur
LE COMTE ORY
Plusply
d'espoir
,
ô
peinepɛn
extrêmeɛkstʁɛm
,
Touttu
s'oppose
à
monmɔ̃
bonheurbɔnœʁ
.
Aha
,
l'espoir
memə
fuitfɥi
encoreɑ̃kɔʁ
.
Quelkɛl
effroiefʁwa
,
hélasʼelas
!
L'espoir
fuitfɥi
dedə
monmɔ̃
coeur
Lala
rageʁaʒ
estɛst
dansdɑ̃
monmɔ̃
coeur
,
Lala
fureurfyʁœʁ
vientvjɛ̃
agiteraʒite
monmɔ̃
coeur
.
RAIMBAUD
Plusply
d'espoir
,
ô
peinepɛn
extrêmeɛkstʁɛm
,
Touttu
s'oppose
à
sonsɔ̃
bonheurbɔnœʁ
.
Lelə
dépitdepi
augmenteogmɑ̃t
encoreɑ̃kɔʁ
.
Ô
douleurdulœʁ
,
cielsjɛl
!
Quelkɛl
malheurmalœʁ
,
quelkɛl
effroiefʁwa
!
L'espoir
fuitfɥi
dedə
sonsɔ̃
cœurkœʁ
RAGONDE
Cetsɛt
écritekʁi
,
noblenɔbl
châtelaineʃatlɛn
,
Vousvu
vientvjɛ̃
dedə
lointainslwɛ̃tɛ̃
payspei
.
Ilil
apporteapɔʁt
,
j'en
suissɥi
certainesɛʁtɛn
,
Desde
nouvellesnuvɛl
dedə
nosno
marismaʁi
.
Encore une disgrâce.
LE COMTE ORY
TOUStu
saufsof
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
Lisezlize
,
cédezsede
,
dedə
grâcegʁas
.
LE GOUVERNEUR
Seigneursɛɲœʁ
,
adieuadjø
plaisirpleziʁ
!
ALICE
Cédezsede
à
monmɔ̃
désirdeziʁ
.
LE COMTE ORY, RAIMBAUD, LE GOUVERNEUR, LE CHOEUR
ALICE
Ilil
fautfo
sesə
contenirkɔ̃tniʁ
.
lisant
LA COMTESSE
«
Madamemadam
ete
soeur
chérieʃeʁi
,
Lala
croisadekʁwazad
estɛst
finiefini
,
Ete
dansdɑ̃
outreutʁ
patriepatʁi
Nousnu
revenonsʁəvənɔ̃
enfinɑ̃fɛ̃
.»
TOUStu
saufsof
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
avec joie
LA COMTESSE
Ls
croisadekʁwazad
euty
finiefini
Ete
toustu
dansdɑ̃
leurlœʁ
patriepatʁi
Ilsil
reviennentʁəvjɛ̃n
enfinɑ̃fɛ̃
.»
RAIMBAUD
Fatalfatal
destindɛstɛ̃
!
lisant
LA COMTESSE
«
Onɔ̃
nousnu
a
vusvy
sanssɑ̃
craintekʁɛ̃t
Purgerpyʁʒe
lala
Terretɛʁ
saintesɛ̃t
Ete
notrenɔtʁ
épéeepe
estɛst
teintetɛ̃t
Dudy
sangsɑ̃
dudy
Sarrasinsaʁazɛ̃
.»
TOUStu
sautso
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
Onɔ̃
lesle
a
vusvy
sanssɑ̃
craintekʁɛ̃t
Purgerpyʁʒe
lala
Terretɛʁ
saintesɛ̃t
Ete
leurlœʁ
épéeepe
estɛst
teintetɛ̃t
Dudy
sangsɑ̃
dudy
Sarrasinsaʁazɛ̃
.
RAIMBAUD
Fatalfatal
destindɛstɛ̃
!
lisant
LA COMTESSE
«
Nousnu
partonspaʁtɔ̃
pourpuʁ
lala
Francefʁɑ̃s
Ete
nousnu
suivronssɥivʁɔ̃
,
jeʒə
pensepɑ̃s
,
A
deuxdø
joursʒuʁ
dedə
distancedistɑ̃s
Cesə
messagemesaʒ
certainsɛʁtɛ̃
.»
ALICE
Telletɛl
estɛst
notrenɔtʁ
espéranceɛspeʁɑ̃s
.
Ilsil
suiventsɥiv
versvɛʁ
lala
Francefʁɑ̃s
A
deuxdø
joursʒuʁ
dedə
distancedistɑ̃s
Cesə
messagemesaʒ
certainsɛʁtɛ̃
.
RAIMBAUD
Hélasʼelas
,
plusply
d'espérance
.
Ilsil
suiventsɥiv
versvɛʁ
lala
Francefʁɑ̃s
etc.
LE GOUVERNEUR
Pourpuʁ
luilɥi
,
plusply
d'espérance
.
Ilsil
suiventsɥiv
versvɛʁ
lala
Francefʁɑ̃s
etc.
RAGONDE
Vousvu
viendrezvjɛ̃dʁe
,
ô
seigneursɛɲœʁ
Comtekɔ̃t
,
Partagerpaʁtaʒe
nosno
transportstʁɑ̃spɔʁ
.
LE COMTE ORY
Jeʒə
partagepaʁtaʒ
vosvo
transportstʁɑ̃spɔʁ
.
LA COMTESSE
Partagezpaʁtaʒe
nosno
transportstʁɑ̃spɔʁ
.
LE COMTE ORY
(
Sachonssaʃɔ̃
vengervɑ̃ʒe
mama
honteʼɔ̃t
Parpaʁ
dedə
nouveauxnuvo
succèssyksɛ
.)
à Raimbaud
LE COMTE ORY
Unœ̃
jourʒuʁ
memə
resteʁɛst
encoreɑ̃kɔʁ
,
Qu'il
servesɛʁv
à
mesme
projetspʁɔʒɛ
.
RAIMBAUD
Allonsalɔ̃
,
partonspaʁtɔ̃
.
Surveillonssyʁvɛjɔ̃
sesse
projetspʁɔʒɛ
.
LA COMTESSE
Quandkɑ̃
monmɔ̃
coeur
trembletʁɑ̃bl
encoreɑ̃kɔʁ
Dedə
sesse
affreuxafʁø
projetspʁɔʒɛ
,
Celuisəlɥi
quekə
seulsœl
j'adore
Vava
memə
rendreʁɑ̃dʁ
lala
paixpɛ
.
ALICE
Quandkɑ̃
monmɔ̃
coeur
trembletʁɑ̃bl
encoreɑ̃kɔʁ
Dedə
sesse
affreuxafʁø
projetspʁɔʒɛ
,
Lelə
frèrefʁɛʁ
qu'elle
adoreadɔʁ
Vava
luilɥi
rendreʁɑ̃dʁ
lala
paixpɛ
.
RAGONDE
Quandkɑ̃
monmɔ̃
coeur
trembletʁɑ̃bl
encoreɑ̃kɔʁ
Dedə
sesse
affreuxafʁø
projetspʁɔʒɛ
,
L'époux
quekə
seulsœl
j'adore
Vava
memə
rendreʁɑ̃dʁ
lala
paixpɛ
.
SES COMPAGNONS
(
Unœ̃
jourʒuʁ
memə
/
nousnu
resteʁɛst
encoreɑ̃kɔʁ
,
Qu'il
servesɛʁv
à
nosno
projetspʁɔʒɛ
.)
LE CHOEUR
Hélasʼelas
!
jeʒə
trembletʁɑ̃bl
encoreɑ̃kɔʁ
Dedə
sesse
affreuxafʁø
projetspʁɔʒɛ
.
LE COMTE ORY
Venezvəne
,
amisami
,
retirons-nous
Ete
dansdɑ̃
notrenɔtʁ
retraiteʁətʁɛt
Assuronsasyʁɔ̃
mama
conquêtekɔ̃kɛt
Ete
dudy
destindɛstɛ̃
bravonsbʁavɔ̃
lesle
coupsku
.
Lala
nuitnɥi
,
sanssɑ̃
bruitbʁɥi
,
Sachonssaʃɔ̃
enɑ̃
dépitdepi
desde
jalouxʒalu
Dudy
sortsɔʁ
braverbʁave
lesle
coupsku
.
ISOLIER
A
touttu
cesə
qu'il
projettepʁɔʒɛt
Avecavɛk
adresseadʁɛs
opposons-nous
.
Sachonssaʃɔ̃
parerpaʁe
sesse
coupsku
.
LA COMTESSE
Déjàdeʒa
lelə
sortsɔʁ
dansdɑ̃
sasa
rigueurʁigœʁ
N'a
plusply
rienʁjɛ̃
quiki
m'alarme
.
Unœ̃
espoirɛspwaʁ
pleinplɛ̃
dedə
charmeʃaʁm
Déjàdeʒa
faitfɛ
battrebatʁ
monmɔ̃
coeur
.
Déjàdeʒa
l'espoir
faitfɛ
palpiterpalpite
monmɔ̃
coeur
Dedə
joieʒwa
ete
dedə
bonheurbɔnœʁ
.
RAGONDE
Celuisəlɥi
quiki
sutsy
touchertuʃe
monmɔ̃
coeur
Vava
memə
rendreʁɑ̃dʁ
auo
bonheurbɔnœʁ
.
Jeʒə
senssɑ̃s
(
déjàdeʒa
)
battrebatʁ
monmɔ̃
coeur
,
D'amour
ete
dedə
bonheurbɔnœʁ
.
RAIMBAUD
Allonsalɔ̃
,
sortonssɔʁtɔ̃
,
Allonsalɔ̃
avecavɛk
prudencepʁydɑ̃s
.
Méditermedite
enɑ̃
silencesilɑ̃s
Ete
dedə
notrenɔtʁ
vengeancevɑ̃ʒɑ̃s
Lelə
succèssyksɛ
estɛst
certainsɛʁtɛ̃
.
Bravonsbʁavɔ̃
lelə
seigneursɛɲœʁ
châtelainʃatlɛ̃
.
LE GOUVERNEUR
Repartonsʁəpaʁtɔ̃
enɑ̃
silencesilɑ̃s
.
Ilil
fautfo
avecavɛk
prudencepʁydɑ̃s
Eviter
lala
vengeancevɑ̃ʒɑ̃s
Dudy
seigneursɛɲœʁ
châtelainʃatlɛ̃
.
Jeʒə
crainskʁɛ̃
lelə
seigneursɛɲœʁ
châtelainʃatlɛ̃
.
LE COMTE ORY
Allonsalɔ̃
,
sortonssɔʁtɔ̃
!
LES DAMES
Allonsalɔ̃
,
rentronsʁɑ̃tʁɔ̃
.
LE CHŒUR
Auxo
chantsʃɑ̃
dedə
lala
victoireviktwaʁ
Allonsalɔ̃
mêlermele
nosno
voixvwa
.
Desde
preuxpʁø
chantonsʃɑ̃tɔ̃
lala
gloireglwaʁ
Ete
lesle
brillantsbʁijɑ̃
exploitsɛksplwa
.
Chantonsʃɑ̃tɔ̃
toustu
leurslœʁ
exploitsɛksplwa
!
RAIMBAUD
Sachonssaʃɔ̃
parpaʁ
lala
victoireviktwaʁ
Assurerasyʁe
toustu
nosno
droitsdʁwa
.
Onɔ̃
trouvetʁuv
aussiosi
lala
gloireglwaʁ
Dansdɑ̃
nosno
galantsgalɑ̃
exploitsɛksplwa
.
Partonspaʁtɔ̃
,
onɔ̃
parlerapaʁləʁa
dedə
nosno
exploitsɛksplwa
.
SES COMPAGNONS
Sachonssaʃɔ̃
parpaʁ
lala
victoireviktwaʁ
Lesle
soumettresumɛtʁ
à
nosno
loislwa
.
Onɔ̃
trouvetʁuv
aussiosi
lala
gloireglwaʁ
Dansdɑ̃
nosno
galantsgalɑ̃
exploitsɛksplwa
.
Partonspaʁtɔ̃
,
onɔ̃
parlerapaʁləʁa
dedə
nosno
exploitsɛksplwa
.
LE COMTE ORY
Venezvəne
amisami
,
retirons-nous
etc.
ACTE DEUXIÈME
SCÈNE PREMIÈRE
N° 6 - Introduction
La chambre à coucher de la Comtesse. A gauche, un lit de repos et une table sur laquelle brûle une lampe. A droite, une croisée sur le premier plan.
La Comtesse est entourée de Dame Ragonde et des dames de sa suite,
occupées à des ouvrages de femmes.
LA COMTESSE
Dansdɑ̃
cesə
séjourseʒuʁ
calmekalm
ete
tranquilletʁɑ̃kil
S'écoulent
nosno
joursʒuʁ
innocentsinɔsɑ̃
;
El
nousnu
bravonsbʁavɔ̃
dansdɑ̃
cetsɛt
asileazil
Lesle
entreprisesɑ̃tʁəpʁiz
desde
méchantsmeʃɑ̃
.
LES DAMES
Ete
nousnu
bravonsbʁavɔ̃
dansdɑ̃
cetsɛt
asileazil
Lesle
entreprisesɑ̃tʁəpʁiz
desde
méchantsmeʃɑ̃
,
assise et brodant une écharpe
LA COMTESSE
Jeʒə
trembletʁɑ̃bl
encoreɑ̃kɔʁ
quandkɑ̃
j'y
pensepɑ̃s
;
Quelkɛl
hommeɔm
quekə
cesə
comtekɔ̃t
Oryl
Dedə
lala
vertuveʁty
,
dedə
l'innocence
C'est
lelə
plusply
terribletɛʁibl
ennemiɛnmi
.
RAGONDE
C'est
lelə
nôtrenotʁ
...
Dieul
quellekɛl
audaceodas
!
D'un
saintsɛ̃
hommeɔm
prendrepʁɑ̃dʁ
lala
placeplas
!
Ete
memə
parlerpaʁle
dedə
monmɔ̃
marimaʁi
!
LA COMTESSE
Parpaʁ
bonheurbɔnœʁ
nousnu
pouvonspuvɔ̃
sanssɑ̃
craintekʁɛ̃t
Lelə
défierdefje
dansdɑ̃
cettte
enceinteɑ̃sɛ̃t
Ouiwi
nousnu
protègepʁɔtɛʒ
contrekɔ̃tʁ
luilɥi
.
Dansdɑ̃
cesə
séjourseʒuʁ
etc.
LES DAMES
Ete
nousnu
bravonsbʁavɔ̃
dansdɑ̃
cetsɛt
asileazil
Lesle
entreprisesɑ̃tʁəpʁiz
desde
méchantsmeʃɑ̃
.
L'orage qui avait commencé à gronder se fait entendre avec plus de
force.
LES DAMES
Ecoutez
!...
lelə
cielsjɛl
grondegʁɔ̃d
.
LA COMTESSE
Ouiwi
,
lala
grêlegʁɛl
ete
lala
pluieplɥi
Ebranlent
lesle
vitrauxvitʁo
dedə
cesə
noblenɔbl
castelkastɛl
.
D'effroi
jeʒə
suissɥi
saisiesezi
.
RAGONDE
,
puispɥi
LESle
DAMESdam
Apaiseapɛz
tontɔ̃
courrouxkuʁu
,
Grandgʁɑ̃
Dieudjø
,
protège-nous
.
RAGONDE
Nousnu
sommessɔm
à
l'abri
!...
Quekə
jeʒə
rendsʁɑ̃
grâcegʁas
auo
cielsjɛl
!
LA COMTESSE
Ete
moimwa
,
lorsquelɔʁskə
l'orage
éclateeklat
avecavɛk
furiefyʁi
,
Auo
fondfɔ̃
dudy
coeur
combienkɔ̃bjɛ̃
jeʒə
plainsplɛ̃
Lelə
sortsɔʁ
desde
pauvrespovʁ
pèlerinespɛlʁin
!
On entend alors des voix provenant du dehors.
VOIX
Noblenɔbl
châtelaineʃatlɛn
,
Voyezvwaje
notrenɔtʁ
peinepɛn
;
Ete
dansdɑ̃
cesə
domainedɔmɛn
,
Damedam
dedə
bontébɔ̃te
,
Pourpuʁ
fuirfɥiʁ
lala
disgrâcedisgʁas
Dontdɔ̃
onɔ̃
nousnu
menacemənas
,
Donnez-nous
,
parpaʁ
grâcegʁas
,
L'hospitalité
.
LA COMTESSE
Voyezvwaje
gaigɛ
cesə
peutpø
êtreɛtʁ
,
ete
quiki
frappefʁap
à
cettesɛt
heureœʁ
.
Jamaisʒamɛ
lelə
malheureuxmalœʁø
quiki
vientvjɛ̃
nousnu
suppliersyplije
N'a
dedə
cettesɛt
antiqueɑ̃tik
demeuredəmœʁ
Imploréɛ̃plɔʁe
vainementvɛnmɑ̃
lelə
toittwa
hospitalierɔspitalje
.
L'orage redouble.
LA COMTESSE
Grandgʁɑ̃
Dieudjø
!
dansdɑ̃
tata
bontébɔ̃te
suprêmesypʁɛm
,
Apaiseapɛz
cetsɛt
orageɔʁaʒ
affreuxafʁø
!
Enɑ̃
cesə
momentmɔmɑ̃
celuisəlɥi
/
l'époux
quekə
j'aime
Estɛst
peut-êtrepøtɛtʁ
aussiosi
malheureuxmalœʁø
.
VOIX
Noblenɔbl
chatelaine
,
etc.
Dame Ragonde sort.
SCÈNE DEUXIÈME
qui revient avec un air agité
RAGONDE
Quandkɑ̃
tomberonttɔ̃bəʁɔ̃
sursyʁ
luilɥi
lesle
vengeancesvɑ̃ʒɑ̃s
divinesdivin
?
Quellekɛl
horreurɔʁœʁ
!
LA COMTESSE
Qu'avez-vous
?
RAGONDE
Dieudjø
!
quelkɛl
crimekʁim
inouïinwi
!
LA COMTESSE
Maismɛ
qu'est-ce
doncdɔ̃k
?
RAGONDE
Encoreɑ̃kɔʁ
onɔ̃
traittʁɛ
dudy
comtekɔ̃t
Ory
.
Dedə
malheureusesmalœʁøz
pèlerinespɛlʁin
Quiki
,
fuyantfɥijɑ̃
sasa
poursuitepuʁsɥit
,
ete
cherchantʃɛʁʃɑ̃
unœ̃
abriabʁi
,
Pourpuʁ
lala
nuitnɥi
seulementsœlmɑ̃
demandentdəmɑ̃d
unœ̃
asileazil
.
LA COMTESSE
Quekə
nosno
secourssəkuʁ
leurlœʁ
soientswa
offerteɔfɛʁt
!
RAGONDE
J'ai
prévenupʁevny
vosvo
vœux
!
Cesə
soinswɛ̃
m'était
facilefasil
.
Onɔ̃
aimeɛm
à
compatirkɔ̃patiʁ
one
mauxmo
qu'on
a
souffertssufɛʁ
...
LA COMTESSE
Cessɛ
damesdam
sont-elles
nombreusesnɔ̃bʁøz
?
RAGONDE
Quatorzekatɔʁz
.
LA COMTESSE
C'est
beaucoupboku
!
RAGONDE
Maismɛ
quelkɛl
airɛʁ
!
quelkɛl
maintienmɛ̃tjɛ̃
!
LA COMTESSE
Leurlœʁ
âgeaʒ
?
RAGONDE
Quarantekaʁɑ̃t
ansɑ̃
.
LA COMTESSE
Leurslœʁ
figuresfigyʁ
?
RAGONDE
Affreusesafʁøz
!
Cesə
comtekɔ̃t
Ory
n'a
peurpœʁ
dedə
rienʁjɛ̃
.
Jeʒə
lesle
aiɛ
faitfɛ
entrerɑ̃tʁe
auo
parloirpaʁlwaʁ
enɑ̃
silencesilɑ̃s
.
Ellesɛl
tremblaienttʁɑ̃blɛ
encoreɑ̃kɔʁ
dedə
froidfʁwa
ete
dedə
frayeurfʁɛjœʁ
.
L'une
d'elles
pourtantpuʁtɑ̃
,
dansdɑ̃
sasa
reconnaissanceʁəkɔnɛsɑ̃s
,
Dedə
nousnu
voirvwaʁ
unœ̃
instantɛ̃stɑ̃
demandedəmɑ̃d
lala
faveurfavœʁ
.
Maismɛ
c'est
elleɛl
,
jeʒə
pensepɑ̃s
:
Elleɛl
approcheapʁɔʃ
.
LA COMTESSE
C'est
bienbjɛ̃
.
Laissez-nous
unœ̃
instantɛ̃stɑ̃
.
au comte Ory, qui paraît en pèlerine et les yeux baissés
RAGONDE
Entrezɑ̃tʁe
,
nenə
craignezkʁɛɲe
rienʁjɛ̃
.
Toutes les dames sortent
LA COMTESSE
Ragonde
avaitavɛ
raisonʁɛzɔ̃
,
quelkɛl
modestemɔdɛst
maintienmɛ̃tjɛ̃
!
Approchezapʁɔʃe
,
approchezapʁɔʃe
,
Madamemadam
.
SCÈNE TROISIÈME
N° 7 - Duo
LE COMTE ORY
Aha
!
quelkɛl
respectʁɛspɛ
,
Madamemadam
,
Pourpuʁ
vosvo
vertusveʁty
m'enflamme
:
Souffrezsufʁe
quekə
dedə
monmɔ̃
âmeam
J'exprime
iciisi
l'ardeur
!
LA COMTESSE
L'ardeur
?
LE COMTE ORY
Votrevɔtʁ
prudencepʁydɑ̃s
,
Votrevɔtʁ
obligeanceɔbliʒɑ̃s
Nousnu
a
sauvésove
l'honneur
.
LA COMTESSE
Jeʒə
suissɥi
heureuseœʁøz
ete
fièrefjɛʁ
D'avoir
d'un
témérairetemeʁɛʁ
Soustraitsustʁɛ
à
lala
colèrekɔlɛʁ
Uneyn
vertuveʁty
sisi
chèreʃɛʁ
.
LE COMTE ORY
Vertuveʁty
!
LA COMTESSE
Ouiwi
,
jeʒə
suissɥi
fièrefjɛʁ
Qu'à
sasa
colèrekɔlɛʁ
Echappent
tanttɑ̃
d'attraits
.
LE COMTE ORY
Enɑ̃
monmɔ̃
courkuʁ
rienʁjɛ̃
n'efface
Tanttɑ̃
dedə
charmeʃaʁm
ete
dedə
grâcegʁas
.
prenant sa main
LE COMTE ORY
Cellesɛl
mainmɛ̃
quekə
j'embrasse
Vousvu
l'atteste
à
jamaisʒamɛ
.
LA COMTESSE
Quekə
faites-vous
?
Aha
,
dedə
grâcegʁas
!
LE COMTE ORY
Dedə
mama
reconnaissanceʁəkɔnɛsɑ̃s
,
Quoikwa
!
l'excès
vousvu
offenseɔfɑ̃s
!
Ete
sanssɑ̃
votrevɔtʁ
assistanceasistɑ̃s
,
Hélasʼelas
!
lorsquelɔʁskə
j'y
pensepɑ̃s
...
Quelkɛl
étaitetɛ
entreɑ̃tʁ
sortsɔʁ
!...
D'effroi
j'en
trembletʁɑ̃bl
encor
!...
avec bonté, et lui tendant la main
LA COMTESSE
Calmezkalme
,
calmezkalme
votrevɔtʁ
âmeam
.
pressant sa main sur ses lèvres
LE COMTE ORY
Aha
!
Madamemadam
!
souriant
LA COMTESSE
Quelkɛl
excèsɛksɛ
dedə
frayeurfʁɛjœʁ
!
(
Aha
,
quelkɛl
excèsɛksɛ
d'ivresse
,
D'où
vientvjɛ̃
cellesɛl
tendressetɑ̃dʁɛs
?
Pourquoipuʁkwa
cellesɛl
tendressetɑ̃dʁɛs
?
Luly
craintekʁɛ̃t
encor
l'oppresse
.)
Quoiquekwakə
sisi
prèspʁɛ
dedə
luilɥi
,
Aha
!
vousvu
pouvezpuve
sanssɑ̃
craintekʁɛ̃t
iciisi
Braverbʁave
lelə
comtekɔ̃t
Ory
.
LE COMTE ORY
(
Ilil
fautfo
avecavɛk
adresseadʁɛs
Modérermɔdeʁe
mama
tendressetɑ̃dʁɛs
;
Dedə
quellekɛl
doucedus
ivresseivʁɛs
Malgrémalgʁe
moimwa
j'ai
frémifʁemi
!)
Quoikwa
,
vousvu
osezoze
sanssɑ̃
craintekʁɛ̃t
iciisi
Braverbʁave
lelə
comtekɔ̃t
Ory
?
Onɔ̃
lelə
ditdi
témérairetemeʁɛʁ
.
LA COMTESSE
Jeʒə
bravebʁav
sasa
colèrekɔlɛʁ
.
LE COMTE ORY
Onɔ̃
prétendpʁetɑ̃
qu'il
vousvu
aimeɛm
.
LA COMTESSE
Aha
!...
Quellekɛl
audaceodas
extrêmeɛkstʁɛm
!
LE COMTE ORY
Pourpuʁ
obtenirɔptəniʁ
auo
grâcegʁas
S'il
tombaittɔ̃bɛ
à
vosvo
genouxʒənu
,
Madamemadam
,
quekə
feriez-vous
?
LA COMTESSE
D'une
pareille
audaceodas
Lala
honteʼɔ̃t
ete
lelə
méprismepʁi
Seraientsəʁɛ
lelə
prixpʁi
.
Cesə
témérairetemeʁɛʁ
Quiki
croitkʁwa
nousnu
plaireplɛʁ
,
Enɑ̃
vainvɛ̃
espèreɛspɛʁ
Êtreɛtʁ
vainqueurvɛ̃kœʁ
.
Moimwa
jeʒə
préfèrepʁefɛʁ
L'amant
sincèresɛ̃sɛʁ
Quiki
saitsɛ
nousnu
fairefɛʁ
Sasa
tendretɑ̃dʁ
ardeuraʁdœʁ
...
Maismɛ
onɔ̃
doitdwa
rireʁiʁ
Dudy
fauxfo
déliredeliʁ
Ete
dudy
martyre
D'un
séducteursedyktœʁ
.
Cesə
témérairetemeʁɛʁ
Quiki
croitkʁwa
nousnu
plaireplɛʁ
,
Enɑ̃
vainvɛ̃
espèreɛspɛʁ
Êtreɛtʁ
vainqueurvɛ̃kœʁ
,
Séduiresedɥiʁ
monmɔ̃
coeur
.
LE COMTE ORY
(
Beautébote
sisi
fièrefjɛʁ
,
Prudepʁyd
,
sévèresevɛʁ
,
Bientôtbjɛ̃to
j'espère
Touchertuʃe
tontɔ̃
coeur
.
Jeʒə
risʁi
d'avance
Dedə
sasa
défensedefɑ̃s
,
Lala
résistanceʁezistɑ̃s
Estɛst
dedə
rigueurʁigœʁ
...
Puispɥi
l'heure
arriveaʁiv
Oùu
lala
captivekaptiv
,
Faiblefɛbl
ete
plaintiveplɛ̃tiv
,
Cèdesɛd
auo
vainqueurvɛ̃kœʁ
.
Beautébote
sisi
fièrefjɛʁ
,
Prudepʁyd
,
sévèresevɛʁ
,
Bientôtbjɛ̃to
j'espère
Êtreɛtʁ
vainqueurvɛ̃kœʁ
,
Touchertuʃe
tontɔ̃
coeur
.)
LA COMTESSE
Enɑ̃
confiancekɔ̃fjɑ̃s
Onɔ̃
peutpø
d'avance
Braverbʁave
,
jeʒə
pensepɑ̃s
,
Sonsɔ̃
insolenceɛ̃sɔlɑ̃s
.
LE COMTE ORY
Ilil
fautfo
,
d'avance
,
Êtreɛtʁ
enɑ̃
défensedefɑ̃s
;
Lala
confiancekɔ̃fjɑ̃s
N'est
paspa
prudencepʁydɑ̃s
.
LA COMTESSE
Cesə
témérairetemeʁɛʁ
,
etc.
LA COMTESSE
…
Touchertuʃe
monmɔ̃
coeur
.
LE COMTE ORY
Pourpuʁ
sesə
vengervɑ̃ʒe
,
Cesə
séducteursedyktœʁ
Saurasoʁa
bientôtbjɛ̃to
Touchertuʃe
tontɔ̃
cœurkœʁ
.
(
Enɑ̃
vainvɛ̃
tuty
risʁi
Dedə
monmɔ̃
ardeuraʁdœʁ
,
J'espère
encoreɑ̃kɔʁ
Êtreɛtʁ
vainqueurvɛ̃kœʁ
Ouiwi
,
l'amour
Memə
prometpʁɔmɛ
lelə
bonheurbɔnœʁ
.)
LA COMTESSE
Voicivwasi
vosvo
compagneskɔ̃paɲ
fidèlesfidɛl
.
se reprenant
LE COMTE ORY
Jeʒə
lesle
entendsɑ̃tɑ̃
...
cesə
sontsɔ̃
euxø
...
cesə
sontsɔ̃
ellesɛl
!
regardant vers le fond
LE COMTE ORY
(
Mesme
chevaliersʃvalje
!
soussu
cessɛ
humblesœ̃bl
habitsabi
!)
LA COMTESSE
J'ordonne
qu'en
vousvu
servesɛʁv
ete
dudy
laitlɛ
ete
desde
fruitsfʁɥi
.
LE COMTE ORY
Quellekɛl
bontébɔ̃te
célesteselɛst
!
Il baise avec respect la main de la Comtesse, qui sort en le regardant avec intérêt.
LE COMTE ORY
L'ordinaire
estɛst
frugalfʁygal
ete
lelə
repasʁəpa
modestemɔdɛst
Pourpuʁ
d'aussi
noblesnɔbl
appétitsapeti
.
SCÈNE QUATRIÈME
N° 8 - Choeur
Entrent le Gouverneur et onze chevaliers, vêtus d'une pèlerine qui est entrouverte et laisse apercevoir leurs habits de chevaliers.
SES COMPAGNONS
Aha
!
lala
bonnebɔn
foliefɔli
!
C'est
charmantʃaʁmɑ̃
,
c'est
divindivɛ̃
!
Lelə
plaisirpleziʁ
nousnu
conviekɔ̃vi
A
cesə
joyeuxʒwajø
festinfɛstɛ̃
.
LE COMTE ORY
L'aventure
estɛst
jolie
,
N'est-ce
paspa
vraivʁɛ
?…
Monsieurməsjø
monmɔ̃
gouverneurguvɛʁnœʁ
?
LE GOUVERNEUR
Jeʒə
pensepɑ̃s
commekɔm
Monseigneurmɔ̃sɛɲœʁ
.
Maismɛ
sisi
lelə
Ducdyk
...
LE COMTE ORY
Monmɔ̃
pèrepɛʁ
...
LE GOUVERNEUR
Apprendapʁɑ̃
cettesɛt
foliefɔli
,
Mama
placeplas
memə
serasəʁa
ravieʁavi
!
Ilil
fautfo
doncdɔ̃k
prendrepʁɑ̃dʁ
gardegaʁd
.
LE COMTE ORY
Ehe
!
maismɛ
,
c'est
tontɔ̃
emploiɑ̃plwa
;
Tuty
veillerasvɛjəʁa
pourpuʁ
nousnu
,
ete
nousnu
rironsʁiʁɔ̃
pourpuʁ
toitwa
.
Rienʁjɛ̃
nenə
nousnu
manqueramɑ̃kəʁa
,
jeʒə
pensepɑ̃s
;
Carkaʁ
sagementsaʒmɑ̃
j'ai
susy
choisirʃwaziʁ
Mesme
compagnonskɔ̃paɲɔ̃
,
pourpuʁ
lelə
plaisirpleziʁ
,
Monmɔ̃
gouverneurguvɛʁnœʁ
,
pourpuʁ
lala
prudencepʁydɑ̃s
.
LE GOUVERNEUR
Quiki
peutpø
vousvu
inspirerɛ̃spiʁe
pareille
extravaganceɛkstʁavagɑ̃s
?
LE COMTE ORY
C'est
monmɔ̃
pagepaʒ
Isolier
...
monmɔ̃
rivalʁival
...
LE GOUVERNEUR
L'imprudent
!
LE COMTE ORY
…
Quiki
,
nenə
connaissantkɔnɛsɑ̃
pointpwɛ̃
l'objet
dedə
mama
tendressetɑ̃dʁɛs
,
M'a
conseillékɔ̃seje
tantôttɑ̃to
unœ̃
teltɛl
déguisementdegizmɑ̃
Pourpuʁ
mieuxmjø
enleverɑ̃lve
sasa
maîtressemɛtʁɛs
.
LE GOUVERNEUR
Ete
lelə
cielsjɛl
lelə
punitpyni
.
LE COMTE ORY
Enɑ̃
memə
récompensantʁekɔ̃pɑ̃sɑ̃
.
SES COMPAGNONS
Oho
!
lala
bonnebɔn
foliefɔli
!
etc.
Ils se mettent à table.
LE GOUVERNEUR
Ehe
!
maismɛ
quellekɛl
tristetʁist
observanceɔpsɛʁvɑ̃s
!
Rienʁjɛ̃
quekə
dudy
laitagelɛtaʒ
ete
desde
fruitsfʁɥi
.
LE COMTE ORY
C'est
lelə
repasʁəpa
dedə
l'innocence
,
Mesdamesmedam
.
LElə
GOUVERNEURguvɛʁnœʁ
,
puispɥi
LElə
CHOEUR
Pointpwɛ̃
dedə
vinvɛ̃
!...
SCÈNE CINQUIÈME
LE COMTE ORY
(
Arriveaʁiv
Raimbaud
,
tenanttənɑ̃
unœ̃
panierpanje
soussu
sonsɔ̃
manteaumɑ̃to
dedə
pèlerinepɛlʁin
.)
RAIMBAUD
Enɑ̃
voicivwasi
,
mesme
amieami
.
se levant
LE CHOEUR
C'est
Raimbaud
!
RAIMBAUD
Enɑ̃
hérosʼeʁo
j'ai
tentétɑ̃te
l'aventure
,
Ete
jeʒə
viensvjɛ̃
avecavɛk
vousvu
partagerpaʁtaʒe
mama
capturekaptyʁ
.
Approchezapʁɔʃe
.
Ecoutez
Lelə
récitʁesi
desde
exploitsɛksplwa
quekə
peurpœʁ
vousvu
j'ai
tentéstɑ̃te
.
N° 9 - Air
RAIMBAUD
Dansdɑ̃
cesə
lieuljø
solitairesɔlitɛʁ
,
Propicepʁɔpis
auo
douxdu
mystèremistɛʁ
,
Moimwa
,
quiki
n'ai
rienʁjɛ̃
à
fairefɛʁ
,
Jeʒə
m'étais
endormiɑ̃dɔʁmi
.
Dansdɑ̃
monmɔ̃
âmeam
indéciseɛ̃desiz
,
Certainsɛʁtɛ̃
goûtgu
d'entreprise
Quekə
l'exemple
autoriseotɔʁiz
Vientvjɛ̃
m'éveiller
aussiosi
.
LE CHOEUR
Quoikwa
!
Raimbaud
s'en
mêlemel
aussiosi
!
RAIMBAUD
C'est
lelə
seulsœl
moyenmwajɛ̃
d'être
Dignediɲ
d'un
pareilpaʁɛj
maîtremɛtʁ
,
Ete
jeʒə
veuxvø
reconnaîtreʁəkɔnɛtʁ
Cesə
manoirmanwaʁ
enɑ̃
détaildetaj
!
Jeʒə
parspaʁ
..,
jeʒə
m'oriente
;
A
mesme
yeuxjø
sesə
présentepʁezɑ̃t
Uneyn
chambreʃɑ̃bʁ
éléganteelegɑ̃t
,
C'est
cellesɛl
dudy
travailtʁavaj
.
LE CHOEUR
Ete
quelkɛl
estɛst
cesə
travailtʁavaj
?
RAIMBAUD
Uneyn
harpeʼaʁp
jolie
...
Dedə
lala
tapisserietapisʁi
;
Prèspʁɛ
dedə
lala
broderiebʁɔdʁi
J'aperçois
unœ̃
romanʁɔmɑ̃
!
Mêmemɛm
enɑ̃
uneyn
chambretteʃɑ̃bʁɛt
,
J'ai
,
dansdɑ̃
uneyn
cachettekaʃɛt
,
Crukʁy
voirvwaʁ
l'historiette
Dudy
beaubo
Tyran-le-Blanc
!
LE CHOEUR
Quoikwa
,
vraimentvʁɛmɑ̃
,
unœ̃
romanʁɔmɑ̃
!
RAIMBAUD
Jeʒə
sorssɔʁ
dedə
l'oratoire
Ete
j'entre
auo
réfectoireʁefɛktwaʁ
Oùu
rienʁjɛ̃
nenə
memə
faitfɛ
croirekʁwaʁ
A
l'espoir
d'un
festinfɛstɛ̃
.
Marchantmaʁʃɑ̃
à
l'aventure
Soussu
uneyn
voûtevut
obscure
,
J'entrevois
l'ouverture
D'un
affreuxafʁø
souterrainsutɛʁɛ̃
.
LE CHOEUR
Unœ̃
affreuxafʁø
souterrainsutɛʁɛ̃
!
RAIMBAUD
Uneyn
beautébote
naïvenaiv
Peutpø
y
gémirʒemiʁ
,
captivekaptiv
.
Jeʒə
m'élance
ete
j'arrive
Dansdɑ̃
unœ̃
vastevast
cellierselje
Dontdɔ̃
l'étendue
immenseimɑ̃s
Ete
lala
bonnebɔn
apparenceapaʁɑ̃s
Attestentatɛst
lala
prudencepʁydɑ̃s
Dudy
siresiʁ
dedə
Formoutiers
.
LE CHOEUR
Pouvait-on
mieuxmjø
tombertɔ̃be
?
RAIMBAUD
Arsenalaʁsənal
redoutableʁədutabl
,
Quiki
faitfɛ
qu'on
puisepɥiz
à
tabletabl
Unœ̃
couragekuʁaʒ
indomptableɛ̃dɔ̃tabl
Contrekɔ̃tʁ
lelə
Sarrasinsaʁazɛ̃
.
Arméeaʁme
immenseimɑ̃s
ete
bellebɛl
,
D'une
espèceɛspɛs
nouvellenuvɛl
,
Plusply
à
craindrekʁɛ̃dʁ
quekə
cellesɛl
Dudy
sultansyltɑ̃
Saladin
...
LE CHOEUR
C'est
charmantʃaʁmɑ̃
,
c'est
divindivɛ̃
!
RAIMBAUD
Prèspʁɛ
desde
vinsvɛ̃
dedə
Tourainetuʁɛn
,
Jeʒə
voisvwa
ceuxsø
d'Aquitaine
:
Ete
mama
vuevy
incertaineɛ̃sɛʁtɛn
S'égare
onɔ̃
lesle
comptantkɔ̃tɑ̃
.
Làla
,
jeʒə
voisvwa
l'Allemagne
;
Iciisi
,
brillebʁij
l'Espagne
;
Làla
,
frémitfʁemi
lelə
Champagneʃɑ̃paɲ
Dudy
jougʒu
impatientɛ̃pasjɑ̃
.
LE CHOEUR
C'est
divindivɛ̃
,
c'est
charmantʃaʁmɑ̃
!
RAIMBAUD
J'hésite
...
ô
troubletʁubl
extrêmeɛkstʁɛm
!
Ô
douxdu
périlpeʁil
quekə
j'aime
!
Ete
seulsœl
,
avecavɛk
moi-mêmemwamɛm
,
Contrekɔ̃tʁ
tanttɑ̃
d'ennemis
,
Auo
hasardʼazaʁ
,
jeʒə
m'élance
.
Sanssɑ̃
compterkɔ̃te
,
jeʒə
commencekɔmɑ̃s
,
J'attaque
avecavɛk
vaillancevajɑ̃s
A
lala
foisfwa
vingtvɛ̃
payspei
.
Quellekɛl
conquêtekɔ̃kɛt
Pourpuʁ
moimwa
s'apprête
!...
Maismɛ
jeʒə
m'arrête
,
J'entends
dudy
bruitbʁɥi
.
Quelqu'un
s'avance
,
Versvɛʁ
moimwa
s'élance
!
Dedə
notrenɔtʁ
coursekuʁs
Lesle
mursmyʁ
frémissentfʁemis
,
Ilsil
retentissentʁətɑ̃tis
,
Onɔ̃
memə
poursuitpuʁsɥi
.
Onɔ̃
criekʁi
:
arrêteaʁet
!
Arrêteaʁet
..,
arrêteaʁet
!
L'écho
répèteʁepɛt
Cessɛ
criskʁi
d'alarme
,
Jeʒə
fuisfɥi
soudainsudɛ̃
.
Quelkɛl
jourʒuʁ
dedə
fêtefɛt
Ô
mesme
amisami
!
Dedə
mama
conquêtekɔ̃kɛt
Voilàvwala
(
toustu
)
lesle
fruitsfʁɥi
.
LE CHOEUR
Dedə
sasa
conquêtekɔ̃kɛt
Prenonspʁənɔ̃
lesle
fruitsfʁɥi
.
RAIMBAUD
Onɔ̃
criekʁi
:
arrêteaʁet
!
L'écho
répèteʁepɛt
,
Ete
leurslœʁ
paspa
ete
leurslœʁ
criskʁi
...
Lesle
mursmyʁ
frémissentfʁemis
Ete
retentissentʁətɑ̃tis
Soussu
lelə
bruitbʁɥi
dedə
leurslœʁ
paspa
;
Quelqu'un
s'avance
,
Versvɛʁ
moimwa
s'élance
,
Maismɛ
jeʒə
nenə
l'attends
paspa
.
Quelkɛl
jourʒuʁ
dedə
fêtefɛt
etc.
LE COMTE ORY
Dudy
fruitfʁɥi
dedə
sasa
victoireviktwaʁ
Ilil
faitfɛ
hommageɔmaʒ
à
l'amitié
.
Dansdɑ̃
sasa
conquêtekɔ̃kɛt
ete
dansdɑ̃
sasa
gloireglwaʁ
Soyonsswajɔ̃
toustu
dedə
moitiémwatje
.
N° 10 - Choeur
ôtant les bouteilles du panier
SES COMPAGNONS
Buvonsbyvɔ̃
,
buvonsbyvɔ̃
soudainsudɛ̃
!
Qu'il
avaitavɛ
dedə
bonsbɔ̃
vinsvɛ̃
Lelə
seigneursɛɲœʁ
châtelainʃatlɛ̃
!
Pendentpɑ̃d
qu'il
faitfɛ
lala
guerregɛʁ
Auo
Turctyʁk
,
auo
Sarrasinsaʁazɛ̃
;
A
sasa
santésɑ̃te
sisi
chèreʃɛʁ
Buvonsbyvɔ̃
cesə
jusʒy
divindivɛ̃
.
Buvonsbyvɔ̃
jusqu'à
demaindəmɛ̃
.
Quellekɛl
doucedus
ambroisieɑ̃bʁwazi
!
Célébronsselebʁɔ̃
tourtuʁ
à
tourtuʁ
Lelə
vinvɛ̃
ete
lala
foliefɔli
,
Lelə
plaisirpleziʁ
ete
l'amour
Qu'il
avaitavɛ
dedə
bonsbɔ̃
vinsvɛ̃
etc.
LE COMTE ORY
Onɔ̃
vientvjɛ̃
...
c'est
lala
tourièretuʁjɛʁ
!..
Silencesilɑ̃s
!
taisez-vous
!
Mettez-vous
enɑ̃
prièrepʁijɛʁ
,
Ouu
bienbjɛ̃
c'est
faitfɛ
dedə
nousnu
.
SCÈNE SIXIÈME
fermant leur pèlerine et cachant leur bouteille
TROIS COMPAGNONS
Toitwa
quekə
jeʒə
révèreʁevɛʁ
,
Entendsɑ̃tɑ̃
mama
prièrepʁijɛʁ
.
Ô
Dieudjø
tutélairetytelɛʁ
,
Viensvjɛ̃
dansdɑ̃
tata
bontébɔ̃te
Sauversove
l'innocence
,
Ete
quekə
tata
puissancepɥisɑ̃s
,
Unœ̃
jourʒuʁ
récompenseʁekɔ̃pɑ̃s
L'hospitalité
!
Ragonde les regarde d'un air attendri, lève les yeux au ciel et s'éloigne.
RAIMBAUD
Elleɛl
a
disparudispaʁy
,
Réparonsʁepaʁɔ̃
bienbjɛ̃
lelə
tempstɑ̃
perdupɛʁdy
.
SES COMPAGNONS
Buvonsbyvɔ̃
,
buvonsbyvɔ̃
soudainsudɛ̃
!
etc.
LE COMTE ORY
Elleɛl
revientʁəvjɛ̃
...
silencesilɑ̃s
!
SCÈNE SEPTIÈME
La Comtesse arrive avec plusieurs femmes portant des flambeaux.
LA COMTESSE
(
Quelkɛl
douedu
recueillementʁəkœjmɑ̃
!
combienkɔ̃bjɛ̃
jeʒə
lesle
admireadmiʁ
!)
au Comte et aux chevaliers
LA COMTESSE
Dudy
reposʁəpo
voice
lelə
momentmɔmɑ̃
.
Quekə
chacuneʃakyn
dedə
vosvo
,
Mesdamesmedam
,
sesə
retireʁətiʁ
Dansdɑ̃
sonsɔ̃
appartementapaʁtəmɑ̃
.
LE COMTE ORY
Adieuadjø
,
noblenɔbl
Comtessekɔ̃tɛs
..,
aha
!
sisi
lelə
cielsjɛl
m'entend
,
Bientôtbjɛ̃to
viendravjɛ̃dʁa
l'instant
,
peut-êtrepøtɛtʁ
,
Oùu
jeʒə
pourraipuʁɛ
vousvu
fairefɛʁ
connaîtrekɔnɛtʁ
Cesə
qu'éprouve
pourpuʁ
vousvu
monmɔ̃
coeur
reconnaissantʁəkɔnɛsɑ̃
.
Le Comte et les chevaliers prennent les flambeaux des mains des dames, et se retirent.
SCÈNE HUITIÈME
commençant à défaire son voile
LA COMTESSE
Ouiwi
,
c'est
uneyn
bonnebɔn
oeuvre
ete
quiki
,
dansdɑ̃
notrenɔtʁ
zèlezɛl
,
Doitdwa
nousnu
porterpɔʁte
bonheurbɔnœʁ
.
Onɔ̃
sonnesɔn
à
lala
tourelletuʁɛl
,
Quiki
vientvjɛ̃
encoreɑ̃kɔʁ
?
regardant par la fenêtre
RAGONDE
Unœ̃
pagepaʒ
.
LA COMTESSE
Unœ̃
pagepaʒ
dansdɑ̃
cessɛ
lieuxljø
,
Dontdɔ̃
l'enceinte
estɛst
paspa
nousnu
auxo
hommesɔm
interditeɛ̃tɛʁdit
!
Jeʒə
veuxvø
savoirsavwaʁ
quelkɛl
estɛst
l'audacieux
...
SCÈNE NEUVIÈME
ISOLIER
C'est
moimwa
,
bellebɛl
cousinekuzin
,
ete
pointpwɛ̃
jeʒə
nenə
méritemeʁit
Lelə
fierfje
courrouxkuʁu
quiki
brillebʁij
enɑ̃
vosvo
beauxbo
yeuxjø
.
LA COMTESSE
Quiki
vousvu
amèneamɛn
iciisi
?
ISOLIER
Lelə
Ducdyk
,
monmɔ̃
maîtremɛtʁ
.
Ilil
m'a
chargéʃaʁʒe
dedə
vousvu
fairefɛʁ
connaîtrekɔnɛtʁ
A
cessɛ
damesdam
,
à
vousvu
,
qu'aujourd'hui
,
cettesɛt
nuitnɥi
,
Leurslœʁ
marismaʁi
,
notrenɔtʁ
frèrefʁɛʁ
,
arriventaʁiv
à
minuitminɥi
.
LA COMTESSE
Quoikwa
!
nosno
marismaʁi
..,
bontébɔ̃te
divinedivin
!...
ISOLIER
Ilsil
reviennentʁəvjɛ̃n
dedə
Palestinepalɛstin
Ete
veulentvøl
enɑ̃
secretsəkʁɛ
vousvu
surprendresyʁpʁɑ̃dʁ
cesə
soirswaʁ
.
LA COMTESSE
Aha
!
cetsɛt
heureuxœʁø
retourʁətuʁ
comblekɔ̃bl
touttu
notrenɔtʁ
espoirɛspwaʁ
!
ISOLIER
Lelə
Ducdyk
lelə
croitkʁwa
aussiosi
;
maismɛ
ilil
pensepɑ̃s
enɑ̃
sonsɔ̃
âmeam
Qu'un
marimaʁi
bienbjɛ̃
prudentpʁydɑ̃
prévientpʁevjɛ̃
toujourstuʒuʁ
sasa
femmefam
.
Unœ̃
bonheurbɔnœʁ
troptʁo
subitsybi
peutpø
êtreɛtʁ
dangereuxdɑ̃ʒʁø
.
RAGONDE
Quoikwa
!
nosno
marismaʁi
enfinɑ̃fɛ̃
reviennentʁəvjɛ̃n
dansdɑ̃
cessɛ
lieuxljø
!
Aha
!
lelə
cielsjɛl
lesle
devaitdəvɛ
à
nosno
vivesviv
tendressestɑ̃dʁɛs
.
Jeʒə
courskuʁ
enɑ̃
prévenirpʁevniʁ
nosno
aimablesɛmabl
hôtessesotɛs
.
l'arrêtant
ISOLIER
Ete
quiki
doncdɔ̃k
?
RAGONDE
Quatorzekatɔʁz
vertusveʁty
…
Quekə
lelə
comtekɔ̃t
Ory
,
votrevɔtʁ
maîtremɛtʁ
,
Poursuivaitpuʁsɥivɛ
.
ISOLIER
Dedə
terreurtɛʁœʁ
toustu
mesme
senssɑ̃s
sontsɔ̃
émusemy
.
Achevezaʃəve
…
cesə
sontsɔ̃
peut-êtrepøtɛtʁ
Desde
pèlerinespɛlʁin
?
RAGONDE
Ouiwi
,
vraimentvʁɛmɑ̃
.
ISOLIER
C'est
faitfɛ
dedə
nousnu
...
Soussu
cesə
déguisementdegizmɑ̃
Vousvu
avezave
accueilliakœji
lelə
comtekɔ̃t
Ory
lui-mêmelɥimɛm
,
Ete
toustu
sesse
chevaliersʃvalje
.
RAGONDE
Ô
cielsjɛl
!
LA COMTESSE
Terreurtɛʁœʁ
extrêmeɛkstʁɛm
!
RAGONDE
Quekə
dirediʁ
à
monmɔ̃
marimaʁi
,
trouvanttʁuvɑ̃
enɑ̃
sesse
foyersfwaje
Sasa
chasteʃast
épouseepuz
avecavɛk
quatorzekatɔʁz
chevaliersʃvalje
?
LA COMTESSE
Hélasʼelas
!
à
quelkɛl
périlpeʁil
sommes-nous
réservéesʁezɛʁve
?
ISOLIER
Uneyn
heureœʁ
seulementsœlmɑ̃
,
ete
vousvu
êtesɛt
sauvéessove
.
Onɔ̃
vava
nousnu
secourirsəkuʁiʁ
...
Ilil
fautfo
gagnergaɲe
dudy
tempstɑ̃
.
LA COMTESSE
Hélasʼelas
!
hélasʼelas
!
jeʒə
trembletʁɑ̃bl
!
Plusply
terribletɛʁibl
à
luilɥi
seulsœl
quekə
lesle
autresotʁ
ensembleɑ̃sɑ̃bl
,
Cesə
comtekɔ̃t
Ory
…
lelə
voicivwasi
…
jeʒə
l'entends
.
Toutes les dames s'enfuient en poussant un grand cri. lsolier va souffler la lampe qui est sur le guéridon, puis, s'enveloppant du voile que la Comtesse vient de quitter, il se place sur le canapé et fait signe à la Comtesse de s'approcher de lui.
ISOLIER
Nenə
craignezkʁɛɲe
rienʁjɛ̃
.
Auo
périlpeʁil
dedə
mama
vievi
Jeʒə
vousvu
défendraidefɑ̃dʁɛ
contrekɔ̃tʁ
toustu
.
LA COMTESSE
D'effroi
jeʒə
suissɥi
toutetut
saisiesezi
.
ISOLIER
Damedam
tanttɑ̃
chérieʃeʁi
,
âmeam
dedə
mama
vievi
,
Nenə
craignezkʁɛɲe
rienʁjɛ̃
,
jeʒə
suissɥi
auprèsopʁɛ
dedə
vousvu
.
SCÈNE DIXIÈME
N°11 - Trio
LE COMTE ORY
A
lala
faveurfavœʁ
dedə
cettesɛt
nuitnɥi
obscure
,
Avançons-nous
,
ete
sanssɑ̃
lala
réveillerʁevɛje
,
Ilil
taut
cédersede
auo
tourmenttuʁmɑ̃
quekə
j'endure
;
Amouramuʁ
memə
bercebɛʁs
,
ete
nenə
puispɥi
sommeillersɔmɛje
.
D'amour
ete
d'espérance
Jeʒə
senssɑ̃s
battrebatʁ
monmɔ̃
coeur
;
Lala
nuitnɥi
ete
lelə
silencesilɑ̃s
Assurentasyʁ
monmɔ̃
bonheurbɔnœʁ
.
ISOLIER
Dedə
craintekʁɛ̃t
ete
d'espérance
Jeʒə
senssɑ̃s
battrebatʁ
monmɔ̃
coeur
.
Lala
nuitnɥi
ete
lelə
silencesilɑ̃s
Redoublentʁədubl
sonsɔ̃
erreurɛʁœʁ
.
cachée par Isolier
LA COMTESSE
Dedə
craintekʁɛ̃t
ete
d'espérance
Jeʒə
senssɑ̃s
battrebatʁ
monmɔ̃
coeur
;
Lala
nuitnɥi
ete
lelə
silencesilɑ̃s
Redoublentʁədubl
mama
frayeurfʁɛjœʁ
.
bas, à la Comtesse
ISOLIER
Parlez-lui
.
LA COMTESSE
Quiki
vava
làla
?
LE COMTE ORY
C'est
moimwa
:
c'est
sœursœʁ
Colette
.
Seulesœl
,
ete
dansdɑ̃
cettesɛt
chambreʃɑ̃bʁ
ouu
jeʒə
nenə
puispɥi
dormirdɔʁmiʁ
,
Touttu
memə
troubletʁubl
,
touttu
m'inquiète
.
J'ai
peurpœʁ
...
permettez-moi
...
prèspʁɛ
dedə
vousvu
...
dedə
venirvəniʁ
.
ISOLIER
,
puispɥi
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
(
Aha
!
quellekɛl
perfidiepɛʁfidi
!)
avançant près d'Isolier qu'il prend pour la comtesse Adèle
LE COMTE ORY
Ô
momentsmɔmɑ̃
pleinsplɛ̃
dedə
charmesʃaʁm
!
Quandkɑ̃
onɔ̃
estɛst
deuxdø
,
onɔ̃
a
moinsmwɛ̃
peurpœʁ
.
ISOLIER
(
Ouiwi
,
lorsqu'on
estɛst
deuxdø
!)
prenant la main d'Isolier, qui prend celle de la comtesse Adèle
LE COMTE ORY
Aha
!
jeʒə
n'ai
plusply
d'alarmes
.
LA COMTESSE
Quekə
faites-vous
?
pressant la main d'lsolier
LE COMTE ORY
Pourpuʁ
moimwa
,
plusply
dedə
frayeurfʁɛjœʁ
!
Quandkɑ̃
cettesɛt
mainmɛ̃
estɛst
sursyʁ
monmɔ̃
coeur
.
Il presse ma main sur son coeur.
à la Comtesse
ISOLIER
Beautébote
sévèresevɛʁ
,
Laissez-le
fairefɛʁ
;
Sonsɔ̃
bonheurbɔnœʁ
nenə
vousvu
coûtekut
rienʁjɛ̃
.
LE COMTE ORY
(
Grandgʁɑ̃
Dieudjø
!
quelkɛl
bonheurbɔnœʁ
estɛst
lelə
mienmjɛ̃
!)
D'amour
ete
d'espérance
,
etc.
ISOLIER
Dedə
craintekʁɛ̃t
ete
d'espérance
,
etc.
LA COMTESSE
Dedə
craintekʁɛ̃t
ete
d'espérance
,
etc.
LA COMTESSE
Maintenantmɛ̃tnɑ̃
,
jeʒə
vousvu
suppliesypli
,
Soeur
Colette
,
rentrezʁɑ̃tʁe
chezʃe
vousvu
.
à lsolier
LE COMTE ORY
Vousvu
quitterkite
...
c'est
perdrepɛʁdʁ
lala
vievi
...
Ouiwi
,
jeʒə
demeuredəmœʁ
à
vosvo
genouxʒənu
.
LA COMTESSE
Jeʒə
trembletʁɑ̃bl
,
ô
cielsjɛl
!
Quekə
faites-vous
?
se démasquant
LE COMTE ORY
Sachezsaʃe
lelə
feufø
quiki
memə
dévoredevɔʁ
!
C'est
unœ̃
amantamɑ̃
quiki
vousvu
imploreɛ̃plɔʁ
.
LA COMTESSE
Aha
!
grandgʁɑ̃
Dieudjø
!
quellekɛl
trahisontʁaizɔ̃
!
LE COMTE ORY
L'amour
quiki
troubletʁubl
mama
raisonʁɛzɔ̃
Doitdwa
memə
méritermeʁite
monmɔ̃
pardonpaʁdɔ̃
.
à Isolier qui veut se lever
LE COMTE ORY
Nenə
m'ôtez
pointpwɛ̃
,
jeʒə
lala
réclameʁeklam
,
Cettesɛt
mainmɛ̃
quekə
mama
viveviv
flammeflam
...
LA COMTESSE
Aha
!
commekɔm
vousvu
mv
pressezpʁese
!
Laissez-moi
.
embrassant lsolier
LE COMTE ORY
Vraivʁɛ
Dieudjø
!
Madamemadam
,
Peut-on
vousvu
aimerɛme
assezase
?
En ce moment un bruit de clairons retentit â la porte du château. Les femmes de la Comtesse se précipitent dans l'appartement en tenant des flambeaux.
LE COMTE ORY
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
,
puispɥi
LElə
COMTEkɔ̃t
ORY
,
puispɥi
ISOLIER
J'entends
d'ici
lelə
bruitbʁɥi
desde
armesaʁm
,
Lelə
claironklɛʁɔ̃
vientvjɛ̃
dudy
retentirʁətɑ̃tiʁ
.
LA COMTESSE
Plusply
dedə
frayeurfʁɛjœʁ
ete
plusply
d'alarmes
,
Onɔ̃
vientvjɛ̃
enfinɑ̃fɛ̃
nousnu
secourirsəkuʁiʁ
.
J'entends
d'ici
lelə
bruitbʁɥi
etc.
LE COMTE ORY
A
quelkɛl
dangerdɑ̃ʒe
faut-il
courirkuʁiʁ
?
J'entends
d'ici
lelə
bruitbʁɥi
etc.
LE COMTE ORY
Faut-il
quitterkite
autantotɑ̃
dedə
charmesʃaʁm
?
LAla
COMTESSEkɔ̃tɛs
,
puispɥi
LElə
COMTEkɔ̃t
ORY
,
puispɥi
ISOLIER
J'entends
d'ici
lelə
bruitbʁɥi
etc.
LE COMTE ORY
Ô
cielsjɛl
!
quelkɛl
estɛst
cesə
bruitbʁɥi
?
jetant son voile
ISOLIER
L'heure
dedə
lala
retraiteʁətʁɛt
.
Carkaʁ
ilil
fautfo
partirpaʁtiʁ
,
Monseigneurmɔ̃sɛɲœʁ
.
le reconnaissant
LE COMTE ORY
C'est
monmɔ̃
pagepaʒ
Isolier
!
ISOLIER
Celuisəlɥi
quekə
soeur
Colette
Embrassaitɑ̃bʁasɛ
avecavɛk
tanttɑ̃
d'ardeur
.
LE COMTE ORY
Jeʒə
suissɥi
trahitʁai
!
crainskʁɛ̃
mama
colèrekɔlɛʁ
!
ISOLIER
Craignezkʁɛɲe
cellesɛl
dedə
votrevɔtʁ
pèrepɛʁ
!
Ilil
arriveaʁiv
dansdɑ̃
cesə
castelkastɛl
.
Entendez-vous
cessɛ
criskʁi
dedə
joieʒwa
?
LE COMTE ORY
Ô
cielsjɛl
!
SCÈNE ONZIÈME
LA COMTESSE
Vousvu
quiki
faisiezfɛzje
lala
guerregɛʁ
auxo
femmesfam
,
Vousvu
voilàvwala
doncdɔ̃k
mesme
prisonnierspʁizɔnje
!
LE COMTE ORY
Ouiwi
,
nousnu
sommessɔm
vaincusvɛ̃ky
!
à
teste
piedspje
,
noblenɔbl
damedam
,
Jeʒə
demandedəmɑ̃d
mercimɛʁsi
pourpuʁ
toustu
mesme
chevaliersʃvalje
.
Pourpuʁ
leurlœʁ
rançonʁɑ̃sɔ̃
,
qu'exigez-vous
?
LA COMTESSE
Unœ̃
gagegaʒ
:
votrevɔtʁ
départdepaʁ
!...
évitezevite
lelə
courrouxkuʁu
Dedə
leurslœʁ
marismaʁi
.
ISOLIER
Parpaʁ
unœ̃
secretsəkʁɛ
passagepasaʒ
Jeʒə
vaisvɛ
guidergide
vosvo
paspa
,
ete
votrevɔtʁ
pagepaʒ
Fermerafɛʁməʁa
lala
portepɔʁt
sursyʁ
vousvu
.
LE COMTE ORY
C'est
luilɥi
quiki
nousnu
a
jouésʒwe
toustu
.
N° 12 - Finale
LA COMTESSE
Ecoutez
cessɛ
chantsʃɑ̃
dedə
victoireviktwaʁ
...
Cesə
sontsɔ̃
dedə
bravesbʁav
chevaliersʃvalje
Quekə
l'amour
ainsiɛ̃si
quekə
lala
gloireglwaʁ
Ontɔ̃
ramenésʁaməne
dansdɑ̃
leurslœʁ
foyersfwaje
.
LE COMTE ORY
A
l'hymen
cédonssedɔ̃
victoireviktwaʁ
,
Ete
qu'il
rentreʁɑ̃tʁ
dansdɑ̃
sesse
foyersfwaje
.
Quittonskitɔ̃
cessɛ
lieuxljø
hospitaliersɔspitalje
.
SES COMPAGNONS
Quittonskitɔ̃
cessɛ
lieuxljø
hospitaliersɔspitalje
.
Isolier ouvre à gauche une porte secrète par laquelle le comte Ory et ses chevaliers disparaissent En ce moment s'ouvrent les portes du fond.
Le Duc et les chevaliers revenant de la Palestine entrent, précédés de leurs écuyers, qui portent des étendards et des faisceaux d'armes.
Dame Ragonde et les autres femmes se précipitent dans les bras de leurs maris, et la Comtesse dans ceux de son frère; puis Isolier va baiser la main du comte de Formoutiers, qui le relève et l'embrasse pendant le choeur suivant.
TOUS
Honneurɔnœʁ
auxo
filsfis
dedə
lala
victoireviktwaʁ
,
Honneurɔnœʁ
auxo
bravesbʁav
chevaliersʃvalje
,
Quekə
l'amour
ainsiɛ̃si
quekə
lala
gloireglwaʁ
Ontɔ̃
ramenésʁaməne
dansdɑ̃
leurslœʁ
foyersfwaje
!