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Rossini, Gioachino · opera

Guillaume Tell

Guillaume Tell Rossini, Gioachino · opera
Rossini, Gioachino

Guillaume Tell

Full Libretto
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ACTE PREMIER
SCÈNE I
CHŒUR
Quelkɛl
jourʒuʁ
sereinsəʁɛ̃
le
cielsjɛl
présagepʁezaʒ
!
Célébrons-le
dansdɑ̃
nosno
concertskɔ̃sɛʁ
;
Que
lesle
échoseko
de
ce
rivageʁivaʒ
élèventelɛv
nosno
chantsʃɑ̃
dansdɑ̃
lesle
airsɛʁ
!
Parpaʁ
nosno
travauxtʁavo
,
rendonsʁɑ̃dɔ̃
hommageɔmaʒ
Auo
créateurkʁeatœʁ
de
l'univers
.
dans sa barque
LE PÊCHEUR
Accoursakuʁ
dansdɑ̃
mama
nacellenasɛl
,
Timidetimid
jouvencelleʒuvɑ̃sɛl
;
Dudy
plaisirpleziʁ
quiki
t'appelle
C'est
iciisi
le
séjourseʒuʁ
.
Jeʒə
quittekit
le
rivageʁivaʒ
;
Lisbeth
,
soisswa
dudy
voyagevwajaʒ
,
Viensvjɛ̃
;
le
cielsjɛl
sanssɑ̃
nuagenɥaʒ
Nousnu
prometpʁɔmɛ
unœ̃
beaubo
jourʒuʁ
.
à demi-voix
GUILLAUME
Ilil
chanteʃɑ̃t
sonsɔ̃
ivresseivʁɛs
,
Sesse
plaisirspleziʁ
,
sasa
maîtressemɛtʁɛs
;
De
l'ennui
quiki
m'oppresse
Ilil
n'est
paspa
tourmentétuʁmɑ̃te
Quelkɛl
fardeaufaʁdo
que
lala
vievi
!
Pourpuʁ
nousnu
plusply
de
patriepatʁi
!
Ilil
chanteʃɑ̃t
,
ete
l'Helvétie
Pleureplœʁ
sasa
libertélibɛʁte
.
LE PÊCHEUR
Desde
fleursflœʁ
ceignentsɛɲ
sasa
têtetɛt
;
Leurlœʁ
puissancepɥisɑ̃s
secrètesəkʁɛt
;
Conjurantkɔ̃ʒyʁɑ̃
lala
tempêtetɑ̃pɛt
,
Nousnu
répondʁepɔ̃
dudy
retourʁətuʁ
.
Ete
toitwa
,
laclak
solitairesɔlitɛʁ
,
Témointemwɛ̃
d'un
douxdu
mystèremistɛʁ
,
Ne
disdi
paspa
à
lala
terretɛʁ
Lesle
secretssəkʁɛ
de
l'amour
.
HEDWIGE
ete
JEMMY
Sonsɔ̃
imprudentɛ̃pʁydɑ̃
couragekuʁaʒ
,
Se
jouantʒwɑ̃
de
l'orage
,
à
côtékote
dudy
naufragenofʁaʒ
Ne
pensepɑ̃s
qu'au
retourʁətuʁ
.
Versvɛʁ
l'écueil
qu'on
redouteʁədut
,
S'il
dirigeaitdiʁiʒɛ
sasa
routeʁut
,
Desde
chantsʃɑ̃
de
mortmɔʁ
,
sanssɑ̃
doutedut
,
Suivraientsɥivʁɛ
sesse
chantsʃɑ̃
d'amour
.
Ici l'on entend le ranz des vaches.
CHŒUR
Onɔ̃
entendɑ̃tɑ̃
desde
montagnesmɔ̃taɲ
Le
signalsiɲal
dudy
reposʁəpo
;
Lala
fêtefɛt
desde
campagneskɑ̃paɲ
Abrègeabʁɛʒ
nosno
travauxtʁavo
.
Cettesɛt
fêtefɛt
champêtreʃɑ̃pɛtʁ
,
Qu'ignore
l'œil
dudy
maîtremɛtʁ
,
Nousnu
ferafɛʁa
reconnaîtreʁəkɔnɛtʁ
Le
douxdu
payspei
natalnatal
.
SCÈNE II
Les mêmes, le vieux Melcthal, appuyé sur son fils Arnold, descend de la colline.
CHŒUR
Salutsaly
,
honneurɔnœʁ
,
hommageɔmaʒ
Auo
vertueuxvɛʁtɥø
Melcthal
!
HEDWIGE
Lala
fêtefɛt
desde
pasteurspastœʁ
,
selonsəlɔ̃
l'antique
usageyzaʒ
,
De
troistʁwa
jeunesʒœn
amantsamɑ̃
fait
troistʁwa
heureuxœʁø
épouxepu
.
à part
ARNOLD
Desde
amantsamɑ̃
,
desde
épouxepu
!
Aha
!
quelkɛl
penserpɑ̃se
m'assiège
!...
HEDWIGE
Bénisbeni
parpaʁ
vousvu
.
MELCTHAL
Parpaʁ
moimwa
?
HEDWIGE
Vousvu
nousnu
bénirezbeniʁe
toustu
.
GUILLAUME
De
l'âge
ete
desde
vertusveʁty
c'est
le
saintsɛ̃
privilègepʁivilɛʒ
,
Ete
desde
bienfaitsbjɛ̃fɛ
dudy
cielsjɛl
unœ̃
présagepʁezaʒ
bienbjɛ̃
douxdu
.
MELCTHAL
Pasteurspastœʁ
,
que
vosvo
accentsaksɑ̃
s'unissent
,
Qu'au
loinlwɛ̃
vosvo
trompestʁɔ̃p
retentissentʁətɑ̃tis
;
Célébrezselebʁe
toustu
enɑ̃
ce
beaubo
jourʒuʁ
Le
travailtʁavaj
,
l'hymen
ete
l'amour
.
CHŒUR D'HOMMES
Pasteurspastœʁ
,
que
nosno
accentsaksɑ̃
s'unissent
,
Qu'au
loinlwɛ̃
nosno
trompestʁɔ̃p
retentissentʁətɑ̃tis
!
Célébronsselebʁɔ̃
toustu
,
enɑ̃
ce
beaubo
jourʒuʁ
,
Le
travailtʁavaj
,
l'hymen
ete
l'amour
.
CHŒUR DE FEMMES
Auxo
chantsʃɑ̃
joyeuxʒwajø
quiki
retentissentʁətɑ̃tis
,
Que
nosno
accentsaksɑ̃
plusply
douxdu
s'unissent
!
Célébronsselebʁɔ̃
toustu
enɑ̃
ce
beaubo
jourʒuʁ
,
Le
travailtʁavaj
,
l'hymen
ete
l'amour
.
CHŒUR GÉNÉRAL
Prèspʁɛ
desde
torrentstɔʁɑ̃
quiki
grondentgʁɔ̃d
,
Que
lesle
corskɔʁ
se
répondentʁepɔ̃d
!
Que
l'écho
de
ces
montsmɔ̃
,
Retenantʁətənɑ̃
nosno
chansonsʃɑ̃sɔ̃
,
Enɑ̃
reporteʁəpɔʁt
lesle
sonssɔ̃
Auxo
forêtsfɔʁɛ
,
auxo
vallonsvalɔ̃
!
Prèspʁɛ
desde
torrentstɔʁɑ̃
quiki
grondentgʁɔ̃d
,
Que
lesle
corskɔʁ
se
répondentʁepɔ̃d
!
Célébronsselebʁɔ̃
parpaʁ
nosno
jeux
Ete
l'hymen
ete
sesse
feux
;
Desde
pasteurspastœʁ
amoureuxamuʁø
Célébronsselebʁɔ̃
lesle
douxdu
nœuds
,
Ete
volonsvɔlɔ̃
auprèsopʁɛ
d'eux
.
Le chœur sort.
SCÈNE III
Guillaume, Melcthal, Arnold, Hedwige, Jemmy.
GUILLAUME
Contrekɔ̃tʁ
lesle
feux
dudy
jourʒuʁ
que
monmɔ̃
toittwa
solitairesɔlitɛʁ
Vousvu
offreɔfʁ
unœ̃
abriabʁi
tutélairetytelɛʁ
.
C'est
la
que
dansdɑ̃
lala
paix
ontɔ̃
véçu
mesme
aïeuxajø
,
Que
jeʒə
fuisfɥi
lesle
tyranstiʁɑ̃
,
que
jeʒə
cachekaʃ
à
leurslœʁ
yeux
Le
bonheurbɔnœʁ
d'être
épouxepu
,
le
bonheurbɔnœʁ
d'être
pèrepɛʁ
!
il embrasse son fils
à Arnold
MELCTHAL
Le
bonheurbɔnœʁ
d'être
pèrepɛʁ
!
Tuty
l'entends
,
ô
monmɔ̃
filsfis
!
c'est
le
suprêmesypʁɛm
bienbjɛ̃
.
Veux-tu
trompertʁɔ̃pe
toujourstuʒuʁ
le
vœu
de
mama
vieillessevjejɛs
?
Lala
fêtefɛt
desde
pasteurspastœʁ
,
parpaʁ
unœ̃
tripletʁipl
lienljɛ̃
,
Vava
consacrerkɔ̃sakʁe
,
dansdɑ̃
ce
jourʒuʁ
d'allégresse
,
Le
sermentsɛʁmɑ̃
de
l'hymen
,
ete
ce
n'est
paspa
le
tientjɛ̃
Le vieux Melcthal entre avec Guillaume, Hedwige e Jemmy dans un châlet.
SCÈNE IV
Arnold seul.
ARNOLD
Le
mienmjɛ̃
,
dit-il
!
jamaisʒamɛ
,
jamaisʒamɛ
le
mienmjɛ̃
!
Que
ne
puis-je
tairetɛʁ
à
moi-mêmemwamɛm
De
quelkɛl
fatalfatal
objetɔbʒɛ
toustu
mesme
senssɑ̃s
sontsɔ̃
éprisepʁi
!
Toitwa
,
dontdɔ̃
le
frontfʁɔ̃
aspireaspiʁ
auo
diadèmedjadɛm
,
O
Mathilde
!
jeʒə
t'aime
,
Jeʒə
t'aime
,
ete
jeʒə
trahistʁai
Monmɔ̃
devoirdəvwaʁ
ete
l'honneur
,
monmɔ̃
pèrepɛʁ
ete
monmɔ̃
payspei
!
Contrekɔ̃tʁ
l'avalanche
homicideɔmisid
Mama
forcefɔʁs
te
servitsɛʁvi
d'égide
:
Jeʒə
te
sauvaisovɛ
,
toitwa
,
lala
fillefij
desde
roisʁwa
,
Toitwa
qu'une
puissancepɥisɑ̃s
perfidepɛʁfid
Destinedɛstin
à
nousnu
donnerdɔne
desde
loislwa
.
Ivreivʁ
d'un
fol
espoirɛspwaʁ
,
mama
jeunesseʒœnɛs
insenséeɛ̃sɑ̃se
A
prodiguépʁɔdige
sonsɔ̃
sangsɑ̃
pourpuʁ
desde
maîtresmɛtʁ
ingratsɛ̃gʁa
:
Avoiravwaʁ
connukɔny
soussu
euxø
lala
gloireglwaʁ
desde
combatskɔ̃ba
,
Voilàvwala
mama
honteʼɔ̃t
!
aussiosi
,
mesme
pleursplœʁ
l'ont
effacéeefase
:
Parpaʁ
unœ̃
funestefynɛst
amouramuʁ
ne
lala
rappelonsʁapəlɔ̃
paspa
.
Mais
quelkɛl
bruitbʁɥi
?
desde
tyranstiʁɑ̃
qu'a
vomisvɔmi
l'Allemagne
Le
corkɔʁ
sonnesɔn
sursyʁ
lala
montagnemɔ̃taɲ
.
Gesler
estɛst
la
;
Mathilde
l'accompagne
;
Ilil
fautfo
encoreɑ̃kɔʁ
lala
voirvwaʁ
,
entendreɑ̃tɑ̃dʁ
encoreɑ̃kɔʁ
sasa
voixvwa
;
Soyonsswajɔ̃
heureuxœʁø
ete
coupablekupabl
à
lala
foisfwa
!
SCÈNE V
Guillaume, Arnold.
GUILLAUME
u
vas-tu
?
quelkɛl
transporttʁɑ̃spɔʁ
t'agite
?
L'approche
d'un
amiami
n'arrête
pointpwɛ̃
tata
fuitefɥit
?
ARNOLD
Nonnɔ̃
.
GUILLAUME
Pourquoipuʁkwa
trembles-tu
?
à part
ARNOLD
De
feindrefɛ̃dʁ
aurai-je
le
couragekuʁaʒ
?
haut
ARNOLD
Soussu
le
fardeaufaʁdo
de
l'esclavage
Quelkɛl
grandgʁɑ̃
cœurkœʁ
n'est
paspa
abattuabaty
?
GUILLAUME
Jeʒə
comprendraiskɔ̃pʁɑ̃dʁɛ
desde
mauxmo
que
jeʒə
partagepaʁtaʒ
;
Arnold
ne
m'a
paspa
réponduʁepɔ̃dy
!
à part
ARNOLD
Suis-je
assezase
malheureuxmalœʁø
!
GUILLAUME
Malheureuxmalœʁø
?
quelkɛl
mystèremistɛʁ
?
Pourquoipuʁkwa
te
tairetɛʁ
?
ARNOLD
Qu'espères-tu
?
GUILLAUME
Rendreʁɑ̃dʁ
à
tontɔ̃
cœurkœʁ
lala
forcefɔʁs
ete
lala
vertuveʁty
.
à part
ARNOLD
Aha
!
Mathilde
,
idoleidɔl
de
monmɔ̃
âmeam
!
Ilil
fautfo
doncdɔ̃k
vaincrevɛ̃kʁ
mama
flammeflam
?
observant Arnold
GUILLAUME
Jeʒə
sauraisoʁɛ
lireliʁ
dansdɑ̃
sonsɔ̃
cœurkœʁ
.
ARNOLD
O
mama
patriepatʁi
,
Monmɔ̃
cœurkœʁ
te
sacrifiesakʁifi
Ete
monmɔ̃
amouramuʁ
ete
monmɔ̃
bonheurbɔnœʁ
!
à part
GUILLAUME
Ilil
rougitʁuʒi
de
sonsɔ̃
erreurɛʁœʁ
;
Enɑ̃
servantsɛʁvɑ̃
lala
tyrannietiʁani
S'il
futfy
traîtretʁɛtʁ
à
sasa
patriepatʁi
,
Sonsɔ̃
remordsʁəmɔʁ
dudy
moinsmwɛ̃
expieɛkspi
Unœ̃
momentmɔmɑ̃
de
déshonneurdezɔnœʁ
.
haut
GUILLAUME
Pourpuʁ
nousnu
plusply
de
craintekʁɛ̃t
servilesɛʁvil
,
Soyonsswajɔ̃
hommesɔm
,
ete
nousnu
vaincronsvɛ̃kʁɔ̃
.
ARNOLD
Ete
commentkɔmɑ̃
vengervɑ̃ʒe
nosno
affrontsafʁɔ̃
?
GUILLAUME
Touttu
pouvoirpuvwaʁ
injusteɛ̃ʒyst
estɛst
fragilefʁaʒil
.
ARNOLD
Contrekɔ̃tʁ
desde
maîtresmɛtʁ
étrangersetʁɑ̃ʒe
Quelskɛl
sontsɔ̃
nosno
appuisapɥi
?
GUILLAUME
Lesle
dangersdɑ̃ʒe
;
Ilil
n'en
estɛst
qu'un
pourpuʁ
nousnu
,
pourpuʁ
euxø
ilil
enɑ̃
estɛst
millemil
.
montrant la maison qui renferme la femme et le fils de Guillaume
ARNOLD
Songesɔ̃ʒ
auxo
biensbjɛ̃
que
tuty
perdspɛʁ
!
GUILLAUME
Qu'importe
!
ARNOLD
Quellekɛl
gloireglwaʁ
espérerɛspeʁe
desde
reversʁəvɛʁ
?
GUILLAUME
Jeʒə
ne
sais
troptʁo
ce
que
c'est
que
lala
gloireglwaʁ
,
Mais
jeʒə
connaiskɔnɛ
le
poidspwa
desde
fersfɛʁ
.
ARNOLD
Tontɔ̃
espéranceɛspeʁɑ̃s
...
GUILLAUME
Estɛst
lala
victoireviktwaʁ
:
Lala
tiennetjɛn
aussiosi
.
J'ai
besoinbəzwɛ̃
de
le
croirekʁwaʁ
.
ARNOLD
Nousnu
serionssəʁjɔ̃
libreslibʁ
!..
GUILLAUME
C'est
monmɔ̃
vœu
.
ARNOLD
Mais
u
combattrekɔ̃batʁ
?
GUILLAUME
Dansdɑ̃
ce
lieuljø
.
Jeʒə
te
l'ai
ditdi
:
plusply
de
craintekʁɛ̃t
servilesɛʁvil
.
ARNOLD
Vaincusvɛ̃ky
,
quelkɛl
serasəʁa
notrenɔtʁ
asileazil
?
GUILLAUME
Lala
tombetɔ̃b
.
ARNOLD
Ete
notrenɔtʁ
vengeurvɑ̃ʒœʁ
?
GUILLAUME
Dieudjø
!
à part
ARNOLD
Aha
!
Mathilde
,
idoleidɔl
de
monmɔ̃
âmeam
!
Ilil
fautfo
doncdɔ̃k
vaincrevɛ̃kʁ
mama
flammeflam
?
GUILLAUME
Jeʒə
vais
lireliʁ
dansdɑ̃
sonsɔ̃
cœurkœʁ
.
ARNOLD
O
mama
patriepatʁi
!
Monmɔ̃
cœurkœʁ
te
sacrifiesakʁifi
Ete
monmɔ̃
amouramuʁ
ete
monmɔ̃
bonheurbɔnœʁ
.
Ilil
rougitʁuʒi
de
sonsɔ̃
erreurɛʁœʁ
.
Enɑ̃
servantsɛʁvɑ̃
lala
tyrannietiʁani
,
S'il
futfy
traîtretʁɛtʁ
à
sasa
patriepatʁi
,
Sonsɔ̃
remordsʁəmɔʁ
dudy
moinsmwɛ̃
expieɛkspi
Unœ̃
momentmɔmɑ̃
de
déshonneurdezɔnœʁ
.
ARNOLD
Dudy
combatkɔ̃ba
,
quandkɑ̃
sonnerasɔnəʁa
l'heure
,
Amiami
,
jeʒə
seraisəʁɛ
prêtpʁɛ
...
Le cor se fait entendre, et Arnold cherche à s'éloigner.
GUILLAUME
Demeuredəmœʁ
.
ARNOLD
O
contre-temps
fatalfatal
!
GUILLAUME
Melcthal
!
Melcthal
!
Le cor résonne de nouveau.
ARNOLD
Qu'entends-je
?
GUILLAUME
C'est
Gesler
!
quoikwa
!
tandistɑ̃di
qu'il
nousnu
bravebʁav
,
Voudrais-tu
,
volontairevɔlɔ̃tɛʁ
esclaveɛsklav
,
D'un
regardʁəgaʁ
dédaigneuxdedɛɲø
implorerɛ̃plɔʁe
lala
faveurfavœʁ
?
ARNOLD
Quelkɛl
sévèresevɛʁ
langagelɑ̃gaʒ
!
Pourpuʁ
moimwa
c'est
unœ̃
outrageutʁaʒ
.
Jeʒə
veux
sursyʁ
sonsɔ̃
passagepasaʒ
Braverbʁave
l'insolent
oppresseurɔpʁesœʁ
.
GUILLAUME
Pointpwɛ̃
d'entreprise
témérairetemeʁɛʁ
;
Songesɔ̃ʒ
à
tontɔ̃
pèrepɛʁ
:
ilil
fautfo
le
protégerpʁɔteʒe
;
à
tata
patriepatʁi
:
ilil
faudrafodʁa
lala
vengervɑ̃ʒe
.
à part
ARNOLD
Monmɔ̃
pèrepɛʁ
!
monmɔ̃
payspei
!
mama
tendressetɑ̃dʁɛs
!
Que
fairefɛʁ
!
GUILLAUME
Ilil
hésiteezit
,
ilil
pâlitpali
!
Quelkɛl
estɛst
doncdɔ̃k
ce
mystèremistɛʁ
?
à part
ARNOLD
O
cielsjɛl
!
tuty
sais
sisi
Mathilde
m'est
chèreʃɛʁ
,
Mais
à
lala
vertuveʁty
jeʒə
me
rendsʁɑ̃
.
haut
ARNOLD
Haineʼɛn
ete
malheurmalœʁ
à
nosno
tyranstiʁɑ̃
!
GUILLAUME
Entendsɑ̃tɑ̃
auo
loinlwɛ̃
lesle
chantsʃɑ̃
de
l'hyménée
;
N'attristons
paspa
lala
fêtefɛt
desde
pasteurspastœʁ
:
à
leurslœʁ
plaisirspleziʁ
ne
mêlonsmelɔ̃
paspa
de
pleursplœʁ
;
Ete
que
,
dudy
moinsmwɛ̃
uneyn
journéeʒuʁne
,
Unœ̃
peuplepœpl
échappeeʃap
à
sesse
malheursmalœʁ
.
ARNOLD
à
sesse
regardsʁəgaʁ
cachonskaʃɔ̃
mesme
pleursplœʁ
.
O
cielsjɛl
!
tuty
sais
sisi
Mathilde
m'est
chèreʃɛʁ
;
Mais
à
lala
vertuveʁty
jeʒə
me
rendsʁɑ̃
.
Haineʼɛn
ete
malheurmalœʁ
à
nosno
tyranstiʁɑ̃
!
GUILLAUME
De
monmɔ̃
secretsəkʁɛ
ilil
estɛst
dépositairedepozitɛʁ
,
Mais
ilil
combattrakɔ̃batʁa
dansdɑ̃
nosno
rangsʁɑ̃
;
Haineʼɛn
ete
malheurmalœʁ
à
nosno
tyranstiʁɑ̃
!
SCÈNE VI (Nouvelle version - modifiée par Rossini.)
Les mêmes, Melcthal, Hedwige, Jemmy, le chœur, formant un cortège pour les trois mariés. Trois vieillards vont chercher les trois fiancées dans les chalets qui se trouvent sur la scène.
HEDWIGE
Sursyʁ
nosno
têtestɛt
le
soleilsɔlɛj
brillebʁij
,
Ete
semblesɑ̃bl
s'arrêter
auo
milieumiljø
de
sonsɔ̃
courskuʁ
,
Pourpuʁ
voirvwaʁ
lala
fêtefɛt
de
famillefamij
.
Vénérableveneʁabl
Melcthal
,
honneurɔnœʁ
desde
anciensɑ̃sjɛ̃
joursʒuʁ
,
C'est
à
vousvu
de
bénirbeniʁ
leurslœʁ
pudiquespydik
amoursamuʁ
.
MELCTHAL
Quandkɑ̃
le
cielsjɛl
entendɑ̃tɑ̃
votrevɔtʁ
promessepʁɔmɛs
Est-ce
à
moimwa
de
lala
consacrerkɔ̃sakʁe
?
GUILLAUME
Ouiwi
,
rendreʁɑ̃dʁ
hommageɔmaʒ
à
lala
vieillessevjejɛs
,
Monmɔ̃
Dieudjø
,
c'est
encoreɑ̃kɔʁ
t'honorer
!
Il conduit le vieux Melcthal sous un dôme de verdure, préparé pour lui.
CHŒUR
Cielsjɛl
,
quiki
dudy
mondemɔ̃d
estɛst
lala
parurepaʁyʁ
,
Pourpuʁ
euxø
fais
luirelɥiʁ
unœ̃
douxdu
augureogyʁ
;
Voisvwa
,
leurlœʁ
tendressetɑ̃dʁɛs
estɛst
aussiosi
purepyʁ
Que
tata
lumièrelymjɛʁ
enɑ̃
unœ̃
beaubo
joursʒuʁ
Pendant ce chœur, Melcthal bénit les époux qui sont agenouillés à ses pieds.
à part
ARNOLD
Qu'ils
sontsɔ̃
heureuxœʁø
!
quelkɛl
chasteʃast
amouramuʁ
!
Le bruit de la chasse se rapproche.
GUILLAUME
Encoreɑ̃kɔʁ
Gesler
!
sortant sans être aperçu
ARNOLD
Couronskuʁɔ̃
!
SCÈNE VII
Les mêmes, moins Arnold.
à part
GUILLAUME
Aha
!
quelkɛl
tourmenttuʁmɑ̃
j'endure
!
haut
GUILLAUME
Jeʒə
ne
voisvwa
plusply
Arnold
.
JEMMY
Ilil
nousnu
quittekit
.
GUILLAUME
Ilil
me
fuitfɥi
;
Ilil
me
dérobedeʁɔb
enɑ̃
vainvɛ̃
le
troubletʁubl
quiki
le
suitsɥi
.
Jeʒə
courskuʁ
l'interroger
;
toitwa
,
ranimeʁanim
lala
fêtefɛt
.
HEDWIGE
Tuty
me
glacesglas
de
craintekʁɛ̃t
,
ete
tuty
parlespaʁl
de
fêtefɛt
!
bas
GUILLAUME
Qu'elle
cachekaʃ
auxo
tyranstiʁɑ̃
le
bruitbʁɥi
de
lala
tempêtetɑ̃pɛt
!
étouffe-la
soussu
desde
accentsaksɑ̃
joyeuxʒwajø
:
Elleɛl
ne
doitdwa
grondergʁɔ̃de
pourpuʁ
euxø
Qu'en
tombanttɔ̃bɑ̃
sursyʁ
leurlœʁ
têtetɛt
!
SCÈNE VIII
Les mêmes, moins Guillaume.
accompagné de danse
CHŒUR
Hyménéeimene
,
Tata
journéeʒuʁne
Fortunéefɔʁtyne
Luit
pourpuʁ
nousnu
.
Desde
couronneskuʁɔn
Que
tuty
donnesdɔn
Ces
épouxepu
Sontsɔ̃
jalouxʒalu
.
D'allégresse
,
De
tendressetɑ̃dʁɛs
,
Leurlœʁ
jeunesseʒœnɛs
S'embellit
.
Sursyʁ
nosno
têtestɛt
Lesle
tempêtestɑ̃pɛt
Sontsɔ̃
muettesmɥɛt
;
Touttu
nousnu
ditdi
:
Hyménéeimene
,
Tata
journéeʒuʁne
Fortunéefɔʁtyne
Luit
pourpuʁ
nousnu
.
Desde
couronneskuʁɔn
Que
tuty
donnesdɔn
Ces
épouxepu
Sontsɔ̃
jalouxʒalu
.
Parpaʁ
teste
flammesflam
,
Dansdɑ̃
nosno
âmesam
,
Tuty
proclamespʁɔklam
Notrenɔtʁ
espoirɛspwaʁ
;
Tontɔ̃
ivresseivʁɛs
Jointʒwɛ̃
sanssɑ̃
cessesɛs
Lala
tendressetɑ̃dʁɛs
Auo
devoirdəvwaʁ
.
Hyménéeimene
,
Tata
journéeʒuʁne
Fortunéefɔʁtyne
Luit
pourpuʁ
nousnu
.
Desde
couronneskuʁɔn
Que
tuty
donnesdɔn
Ces
épouxepu
Sontsɔ̃
jalouxʒalu
.
Pendant que les danses s'exécutent, on s'exerce au jeu de l'arc.
CHŒUR
Gloireglwaʁ
,
honneurɔnœʁ
auo
filsfis
de
Tell
!
Ilil
obtientɔptjɛ̃
le
prixpʁi
de
l'adresse
.
venant déposer le prix entre les mains d'Hedwige
JEMMY
Mama
mèremɛʁ
!
HEDWIGE
O
momentmɔmɑ̃
pleinplɛ̃
d'ivresse
!
CHŒUR
Ilil
obtientɔptjɛ̃
le
prixpʁi
de
l'adresse
,
C'est
l'héritage
paternelpatɛʁnɛl
.
Les archers forment un pas entre eux pendant lequel on chante le chœur suivant.
CHŒUR
Enfantsɑ̃fɑ̃
de
lala
naturenatyʁ
,
Le
simplesɛ̃pl
habitabi
de
burebyʁ
Nousnu
tienttjɛ̃
lieuljø
de
l'armure
Quiki
défenddefɑ̃
lesle
guerriersgɛʁje
.
Mais
auo
butby
quiki
l'appèle
Notrenɔtʁ
flècheflɛʃ
estɛst
fidèlefidɛl
,
Ete
l'espoir
avecavɛk
elleɛl
Reposeʁəpoz
enɑ̃
nosno
foyersfwaje
.
SCÈNE IX
Les mêmes, Leuthold, portant une hache sur laquelle il s'appuie.
JEMMY
Pâlepal
ete
tremblanttʁɑ̃blɑ̃
,
se
soutenantsutənɑ̃
à
peinepɛn
,
Mama
mèremɛʁ
,
unœ̃
pâtrepatʁ
vientvjɛ̃
versvɛʁ
nousnu
.
LE PÊCHEUR
C'est
le
bravebʁav
Leuthold
;
unœ̃
malheurmalœʁ
nousnu
l'amène
.
LEUTHOLD
Sauvez-moi
!
sauvez-moi
!
HEDWIGE
Que
crains-tu
?
LEUTHOLD
Leurlœʁ
courrouxkuʁu
.
HEDWIGE
Leuthold
,
quelkɛl
pouvoirpuvwaʁ
te
menacemənas
?
LEUTHOLD
Le
seulsœl
quiki
n'a
jamaisʒamɛ
fait
grâcegʁas
,
Le
plusply
cruelkʁyɛl
,
le
plusply
affreuxafʁø
de
toustu
.
O
mesme
amisami
!
sauvez-moi
de
sesse
coupsku
.
MELCTHAL
Qu'as-tu
fait
?
LEUTHOLD
Monmɔ̃
devoirdəvwaʁ
.
De
toutetut
mama
famillefamij
Le
cielsjɛl
ne
me
laissalɛsa
qu'un
enfantɑ̃fɑ̃
,
qu'une
fillefij
;
Dudy
gouverneurguvɛʁnœʁ
unœ̃
infâmeɛ̃fam
soutiensutjɛ̃
,
Unœ̃
soldatsɔlda
l'enlevait
,
ete
j'ai
susy
lala
défendredefɑ̃dʁ
:
Luilɥi
,
me
ravirʁaviʁ
monmɔ̃
dernierdɛʁnje
bienbjɛ̃
!
Mama
hacheʼaʃ
sursyʁ
sonsɔ̃
frontfʁɔ̃
ne
s'est
paspa
fait
attendreatɑ̃dʁ
;
Voyez-vous
ce
sangsɑ̃
?
c'est
le
siensjɛ̃
.
MELCTHAL
Ilil
euty
le
couragekuʁaʒ
d'un
pèrepɛʁ
;
Mais
pourpuʁ
luilɥi
dudy
tyrantiʁɑ̃
redoutonsʁədutɔ̃
lala
colèrekɔlɛʁ
.
LEUTHOLD
Unœ̃
refugeʁəfyʒ
assuréasyʁe
m'attend
sursyʁ
l'autre
bordbɔʁ
.
au Pêcheur
LEUTHOLD
Conduis-moi
.
LE PÊCHEUR
Ce
torrenttɔʁɑ̃
,
cettesɛt
rocheʁɔʃ
,
Dudy
rivageʁivaʒ
opposéɔpoze
ne
permetpɛʁmɛ
pointpwɛ̃
l'approche
;
Affronterafʁɔ̃te
cetsɛt
écueilekœj
,
c'est
courirkuʁiʁ
à
lala
mortmɔʁ
.
LEUTHOLD
Aha
!
puisses-tu
,
barbarebaʁbaʁ
,
à
tontɔ̃
heureœʁ
dernièredɛʁnjɛʁ
,
Trouvertʁuve
Dieudjø
sourdsuʁ
à
tontɔ̃
remordsʁəmɔʁ
,
Commekɔm
tuty
l'es
à
mama
prièrepʁijɛʁ
!
dans l'éloignement
CHŒUR DE SOLDATS
Leuthold
!
malheurmalœʁ
à
toitwa
,
malheurmalœʁ
!
SCÈNE X
Les mêmes, Guillaume.
rentrant
GUILLAUME
Arnold
a
disparudispaʁy
,
mesme
paspa
n'ont
pupy
l'atteindre
.
LEUTHOLD
Grandgʁɑ̃
Dieudjø
,
soisswa
monmɔ̃
libérateurlibeʁatœʁ
!
GUILLAUME
J'entends
menacermənase
ete
se
plaindreplɛ̃dʁ
.
en dehors
CHŒUR
Leuthold
!
malheurmalœʁ
à
toitwa
,
malheurmalœʁ
!
LEUTHOLD
Guillaumegijom
,
le
destindɛstɛ̃
m'accable
,
Onɔ̃
me
poursuitpuʁsɥi
,
jeʒə
ne
suissɥi
pointpwɛ̃
coupablekupabl
;
Jeʒə
meursmœʁ
pourtantpuʁtɑ̃
sisi
jeʒə
ne
fuisfɥi
soudainsudɛ̃
:
Pourpuʁ
monmɔ̃
salutsaly
ilil
n'est
qu'un
seulsœl
cheminʃmɛ̃
.
il montre le bord opposé
GUILLAUME
Tata
barquebaʁk
estɛst
la
,
pêcheurpɛʃœʁ
,
tuty
l'entends
.
LEUTHOLD
C'est
enɑ̃
vainvɛ̃
;
Commekɔm
le
gouverneurguvɛʁnœʁ
ilil
estɛst
impitoyableɛ̃pitwajabl
.
GUILLAUME
Dudy
cielsjɛl
ilil
méconnaîtmekɔnɛ
lala
loilwa
,
Ilil
te
refuseʁəfyz
!
ehe
bienbjɛ̃
!
suis-moi
.
se rapprochant
CHŒUR DE SOLDATS
C'est
dudy
sangsɑ̃
que
le
meurtremœʁtʁ
exigeɛgziʒ
.
Malheurmalœʁ
à
toitwa
,
Leuthold
!
après avoir embrassé son fils
GUILLAUME
Hâtons-nous
,
lesle
voilàvwala
.
Adieuadjø
.
HEDWIGE
Tuty
vasva
périrpeʁiʁ
.
GUILLAUME
Ne
crainskʁɛ̃
rienʁjɛ̃
,
chèreʃɛʁ
Hedwige
.
montrant le ciel
GUILLAUME
Lesle
périlspeʁil
sontsɔ̃
bienbjɛ̃
grandsgʁɑ̃
;
mais
le
pilotepilɔt
estɛst
la
!
SCÈNE XI
Melcthal, Hedwige, Jemmy, le Pêcheur, Rodolphe, soldats et habitants des cantons.
Final
CHŒUR
Dieudjø
de
bontébɔ̃te
,
Dieudjø
tout-puissanttupɥisɑ̃
,
De
l'oppresseur
confondskɔ̃fɔ̃
lala
rageʁaʒ
,
Daignedeɲ
déroberdeʁɔbe
auo
naufragenofʁaʒ
Le
défenseurdefɑ̃sœʁ
de
l'innocent
.
RODOLPHE
De
lala
justiceʒystis
voicivwasi
l'heure
!
SOLDATS
De
lala
justiceʒystis
voicivwasi
l'heure
!
RODOLPHE
Malheurmalœʁ
auo
meurtriermœʁtʁije
,
qu'il
meuremœʁ
!
SOLDATS
Malheurmalœʁ
auo
meurtriermœʁtʁije
,
qu'il
meuremœʁ
!
CHŒUR
Dieudjø
de
bontébɔ̃te
,
Dieudjø
tout-puissanttupɥisɑ̃
,
De
l'oppresseur
confondskɔ̃fɔ̃
lala
rageʁaʒ
,
Daignedeɲ
déroberdeʁɔbe
auo
naufragenofʁaʒ
Le
défenseurdefɑ̃sœʁ
de
l'innocent
.
JEMMY
ete
HEDWIGE
Ilil
estɛst
sauvésove
!
RODOLPHE
Que
vois-je
?
ô
rageʁaʒ
!
Ilil
a
franchifʁɑ̃ʃi
le
funestefynɛst
passagepasaʒ
.
MELCTHAL
ete
HEDWIGE
De
Dieudjø
jeʒə
reconnaisʁəkɔnɛ
l'ouvrage
.
Leurlœʁ
joieʒwa
estɛst
unœ̃
nouvelnuvɛl
outrageutʁaʒ
;
Esclavesɛsklav
,
malheurmalœʁ
à
vousvu
toustu
!
MELCTHAL
ete
JEMMY
Quellekɛl
insolenceɛ̃sɔlɑ̃s
!
pourquoipuʁkwa
l'âge
Ne
sert-il
paspa
mieuxmjø
monmɔ̃
courrouxkuʁu
?
CHŒUR DE PAYSANS
Sursyʁ
nosno
têtestɛt
grondegʁɔ̃d
l'orage
,
éloignons-nous
,
éloignons-nous
.
RODOLPHE
Restezʁɛste
;
ilil
estɛst
plusply
d'un
coupablekupabl
:
Auo
meurtriermœʁtʁije
quiki
prêtapʁɛta
sonsɔ̃
secourssəkuʁ
?
Nommeznɔme
le
traîtretʁɛtʁ
,
ilil
y
vava
de
vosvo
joursʒuʁ
.
MELCTHAL
,
JEMMY
ete
HEDWIGE
Ilsil
vontvɔ̃
parlerpaʁle
;
lala
terreurtɛʁœʁ
lesle
accableakabl
.
CHŒUR DE PAYSANS
Braverons-nous
sasa
colèrekɔlɛʁ
implacableɛ̃plakabl
?
faisant cerner la foule par ses soldats
RODOLPHE
Obéissezɔbeise
,
ilil
y
vava
de
vosvo
joursʒuʁ
.
CHŒUR DE FEMMES
Viergevjɛʁʒ
que
lesle
chrétienskʁetjɛ̃
adorentadɔʁ
,
Entendsɑ̃tɑ̃
nosno
voixvwa
,
ellesɛl
t'implorent
;
Soustraissustʁɛ
auo
glaiveglɛv
desde
méchantsmeʃɑ̃
Ete
nosno
marismaʁi
ete
nosno
enfantsɑ̃fɑ̃
!
MELCTHAL
Ce
qu'il
a
fait
,
toustu
,
nousnu
l'aurions
dy
fairefɛʁ
.
Amisami
,
plusply
de
lâchelaʃ
frayeurfʁɛjœʁ
:
Ilil
oseoz
agiraʒiʁ
,
osezoze
vousvu
tairetɛʁ
.
CHŒUR
Ilil
oseoz
agiraʒiʁ
,
osonsozɔ̃
nousnu
tairetɛʁ
.
RODOLPHE
Trembleztʁɑ̃ble
,
malheurmalœʁ
à
vousvu
,
trembleztʁɑ̃ble
!
Nommeznɔme
le
traîtretʁɛtʁ
,
enfinɑ̃fɛ̃
parlezpaʁle
!
MELCTHAL
Disdi
auo
tyrantiʁɑ̃
que
cettesɛt
terretɛʁ
Ne
portepɔʁt
paspa
de
délateurdelatœʁ
.
RODOLPHE
Qu'on
saisissesezis
ce
témérairetemeʁɛʁ
!
Ilil
bravebʁav
enɑ̃
nousnu
le
gouverneurguvɛʁnœʁ
.
Que
dudy
ravageʁavaʒ
,
Que
dudy
pillagepijaʒ
,
Sursyʁ
ce
rivageʁivaʒ
Pèse
l'horreur
!
Honteʼɔ̃t
ete
misèremizɛʁ
Sontsɔ̃
le
salairesalɛʁ
Que
mama
colèrekɔlɛʁ
Lègue
auo
malheurmalœʁ
!
JEMMY
Sisi
dudy
pillagepijaʒ
,
Sisi
dudy
ravageʁavaʒ
Sursyʁ
ce
rivageʁivaʒ
Pèse
l'horreur
,
Vilvil
mercenairemɛʁsənɛʁ
,
L'arc
de
monmɔ̃
pèrepɛʁ
Peut
nousnu
soustrairesustʁɛʁ
à
tata
fureurfyʁœʁ
!
Ensemble
JEMMY
RODOLPHE
ete
TOUStu
SESse
SOLDATSsɔlda
Que
dudy
ravageʁavaʒ
,
Que
dudy
pillagepijaʒ
,
Sursyʁ
ce
rivageʁivaʒ
Pèse
l'horreur
!
Honteʼɔ̃t
ete
misèremizɛʁ
Sontsɔ̃
le
salairesalɛʁ
Que
mama
/
sasa
colèrekɔlɛʁ
Lègue
auo
malheurmalœʁ
!
JEMMY
,
HEDWIGE
ete
TOUStu
LESle
HABITANTSabitɑ̃
DESde
CANTONSkɑ̃tɔ̃
Sisi
dudy
ravageʁavaʒ
,
Sisi
dudy
pillagepijaʒ
,
Sursyʁ
ce
rivageʁivaʒ
Pèse
l'horreur
!
Vilvil
mercenairemɛʁsənɛʁ
,
L'arc
de
monmɔ̃
/
sonsɔ̃
pèrepɛʁ
Peut
nousnu
soustrairesustʁɛʁ
à
tata
fureurfyʁœʁ
!
Les soldats s'emparent de Melcthal; les Suisses cherchent à le délivrer, mais ils sont sans armes, et l'on entraîne violemment sous leurs yeux le vieillard qu'ils voudraient suivre, quand une haie de hallebardes les arrête. La toile baisse sur ce tableau.
ACTE DEUXIÈME
Le théâtre représente les hauteurs du Rütli d'où l'on plane sur le lac de Waldstettes ou des Quatre-Cantons. On aperçoit aux bornes de l'horizon la cime des montagnes de Schwitz; au bas est le village de Brunnen. Des sapins touffus qui s'élèvent des deux côtés du théâtre complètent la solitude.
SCÈNE I
Des piqueurs, portant des flambeaux, ouvrent la marche; d'autres dirigent la meute; d'autres arrivent avec des cerfs, des renards et des loups tués; des dames et des seigneurs à cheval, ayant le faucon au poing, et suivis de pages, traversent le théâtre; enfin des chasseurs à pied font une halte, et vident les gourdes dont ils sont munis.
CHŒUR DE CHASSEURS
Quellekɛl
sauvagesovaʒ
harmonieaʁmɔni
Auo
sonsɔ̃
desde
corskɔʁ
se
mariemaʁi
!
Le
crikʁi
dudy
chamoisʃamwa
mourantmuʁɑ̃
Se
mêlemel
auo
bruitbʁɥi
dudy
torrenttɔʁɑ̃
.
L'entendre
exhalerɛgzale
sasa
vievi
,
Est-il
unœ̃
plaisirpleziʁ
plusply
grandgʁɑ̃
?
Desde
tempêtestɑ̃pɛt
lala
furiefyʁi
N'a
rienʁjɛ̃
de
plusply
enivrantɑ̃nivʁɑ̃
.
au loin dans les montagnes
CHŒUR DE PÂTRES
Auo
seinsɛ̃
dudy
laclak
quiki
rayonneʁɛjɔn
Le
soleilsɔlɛj
fuitfɥi
;
Desde
montsmɔ̃
que
lala
neigenɛʒ
couronnekuʁɔn
L'éclat
s'évanouit
.
Dudy
villagevilaʒ
lala
clocheklɔʃ
sonnesɔn
,
C'est
notrenɔtʁ
retourʁətuʁ
qu'elle
ordonneɔʁdɔn
.
Voicivwasi
lala
nuitnɥi
!
On voit les pâtres descendre du coteau dans le vallon, et y diriger leurs troupeaux.
CHOEUR DES CHASSEURS
Quelkɛl
estɛst
ce
bruitbʁɥi
?
Desde
pâtrespatʁ
lala
voixvwa
monotonemɔnɔtɔn
De
nouveaunuvo
nousnu
poursuitpuʁsɥi
;
Dudy
gouverneurguvɛʁnœʁ
le
corkɔʁ
résonneʁezɔn
,
C'est
notrenɔtʁ
retourʁətuʁ
qu'il
ordonneɔʁdɔn
.
Voicivwasi
lala
nuitnɥi
!
ils sortent
SCÈNE II
Mathilde, seule.
elle paraît s'être séparée à dessein du gros de la chasse
MATHILDE
Ilsil
s'éloignent
enfinɑ̃fɛ̃
;
j'ai
crukʁy
le
reconnaîtreʁəkɔnɛtʁ
:
Monmɔ̃
cœurkœʁ
n'a
pointpwɛ̃
trompétʁɔ̃pe
mesme
yeux
;
Ilil
a
suivisɥivi
mesme
paspa
,
ilil
estɛst
prèspʁɛ
de
ces
lieuxljø
.
Jeʒə
trembletʁɑ̃bl
!..
s'il
allaitalɛ
paraîtrepaʁɛtʁ
!
Quelkɛl
estɛst
ce
sentimentsɑ̃timɑ̃
profondpʁɔfɔ̃
,
mystérieuxmisteʁjø
Dontdɔ̃
jeʒə
nourrisnuʁi
l'ardeur
,
que
jeʒə
chérisʃeʁi
peut-êtrepøtɛtʁ
?
Arnold
!
Arnold
!
est-ce
bienbjɛ̃
toitwa
,
Simplesɛ̃pl
habitantabitɑ̃
de
ces
campagneskɑ̃paɲ
,
L'espoir
,
l'orgueil
de
teste
montagnesmɔ̃taɲ
,
Quiki
charmeʃaʁm
mama
penséepɑ̃se
ete
causekoz
monmɔ̃
effroiefʁwa
?
Aha
!
que
jeʒə
puissepɥis
auo
moinsmwɛ̃
l'avouer
moi-mêmemwamɛm
!
Melcthal
,
c'est
toitwa
que
j'aime
;
Sanssɑ̃
toitwa
j'aurais
perdupɛʁdy
le
jourʒuʁ
;
Ete
mama
reconnaissanceʁəkɔnɛsɑ̃s
excuseɛkskyz
monmɔ̃
amouramuʁ
.
Sombresɔ̃bʁ
forêtfɔʁɛ
,
désertdezɛʁ
tristetʁist
ete
sauvagesovaʒ
,
Jeʒə
vousvu
préfèrepʁefɛʁ
auxo
splendeurssplɑ̃dœʁ
desde
palaispalɛ
:
C'est
sursyʁ
lesle
montsmɔ̃
,
auo
séjourseʒuʁ
de
l'orage
,
Que
monmɔ̃
cœurkœʁ
peut
renaîtreʁənɛtʁ
à
lala
paix
;
Mais
l'écho
seulementsœlmɑ̃
apprendraapʁɑ̃dʁa
mesme
secretssəkʁɛ
.
Toitwa
,
dudy
bergerbɛʁʒe
astreastʁ
douxdu
ete
timidetimid
,
Quiki
,
sursyʁ
mesme
paspa
,
viensvjɛ̃
semant
teste
refletsʁəflɛ
,
Aha
!
soisswa
aussiosi
monmɔ̃
étoileetwal
ete
monmɔ̃
guidegid
!
Commekɔm
Arnold
teste
rayonsʁɛjɔ̃
sontsɔ̃
discretsdiskʁɛ
,
Ete
l'écho
seulementsœlmɑ̃
rediraʁədiʁa
mesme
secretssəkʁɛ
.
SCÈNE III
Arnold, Mathilde.
Arnold s'est montré pendant les dernières mesures de la Romance.
ARNOLD
Mama
présencepʁezɑ̃s
pourpuʁ
vousvu
estɛst
peut-êtrepøtɛtʁ
unœ̃
outrageutʁaʒ
;
Mathilde
,
mesme
paspa
indiscretsɛ̃diskʁɛ
Ontɔ̃
oséoze
jusqu'à
vousvu
se
frayerfʁɛje
unœ̃
passagepasaʒ
.
MATHILDE
Onɔ̃
pardonnepaʁdɔn
aisémentezemɑ̃
lesle
tortstɔʁ
que
l'on
partagepaʁtaʒ
;
Arnold
,
jeʒə
vousvu
attendaisatɑ̃dɛ
.
ARNOLD
Ce
motmo
u
votrevɔtʁ
âmeam
respireʁɛspiʁ
,
Jeʒə
le
senssɑ̃s
troptʁo
,
lala
pitiépitje
vousvu
l'inspire
;
Vousvu
plaignezplɛɲe
monmɔ̃
égarementegaʁmɑ̃
:
Jeʒə
vousvu
offenseɔfɑ̃s
enɑ̃
vousvu
aimantɛmɑ̃
.
Que
mama
destinéedɛstine
estɛst
affreuseafʁøz
!
MATHILDE
Lala
miennemjɛn
est-elle
plusply
heureuseœʁøz
?
ARNOLD
Ilil
fautfo
parlerpaʁle
,
ilil
fautfo
,
dansdɑ̃
ce
momentmɔmɑ̃
Sisi
cruelkʁyɛl
ete
sisi
douxdu
,
sisi
dangereuxdɑ̃ʒʁø
peut-êtrepøtɛtʁ
,
Que
lala
fillefij
desde
roisʁwa
apprenneapʁɛn
à
me
connaîtrekɔnɛtʁ
;
J'ose
le
dirediʁ
avecavɛk
unœ̃
noblenɔbl
orgueilɔʁgœj
,
Pourpuʁ
vousvu
le
Cielsjɛl
m'avait
fait
naîtrenɛtʁ
.
D'un
préjugépʁeʒyʒe
fatalfatal
j'ai
mesuréməzyʁe
l'écueil
;
Ilil
s'élève
entreɑ̃tʁ
nousnu
de
toutetut
sasa
puissancepɥisɑ̃s
;
Jeʒə
puispɥi
le
respecterʁɛspɛkte
,
mais
c'est
enɑ̃
votrevɔtʁ
absenceapsɑ̃s
.
Mathilde
,
ordonnez-moi
de
fuirfɥiʁ
loinlwɛ̃
de
ces
lieuxljø
,
D'abandonner
mama
patriepatʁi
ete
monmɔ̃
pèrepɛʁ
,
D'aller
mourirmuʁiʁ
sursyʁ
lala
terretɛʁ
étrangèreetʁɑ̃ʒɛʁ
,
De
choisirʃwaziʁ
pourpuʁ
tombeautɔ̃bo
desde
bordsbɔʁ
inhabitésinabite
,
Prononcezpʁɔnɔ̃se
sursyʁ
monmɔ̃
sortsɔʁ
,
ditesdit
unœ̃
motmo
.
tendrement
MATHILDE
Restezʁɛste
.
Ouiwi
,
vousvu
l'arrachez
à
monmɔ̃
âmeam
Ce
secretsəkʁɛ
qu'ont
trahitʁai
mesme
yeux
;
Jeʒə
ne
puispɥi
étoufferetufe
mama
flammeflam
,
Dût-elle
nousnu
perdrepɛʁdʁ
toustu
deux
!
ARNOLD
Ilil
estɛst
doncdɔ̃k
sortisɔʁti
de
sonsɔ̃
âmeam
Ce
secretsəkʁɛ
qu'ont
trahitʁai
sesse
yeux
!
Sasa
flammeflam
répondʁepɔ̃
à
mama
flammeflam
,
Dût-elle
nousnu
perdrepɛʁdʁ
toustu
deux
!
à Mathilde
ARNOLD
Mais
entreɑ̃tʁ
nousnu
quellekɛl
distancedistɑ̃s
,
Que
d'obstacles
de
toutestut
partspaʁ
!
MATHILDE
Aha
!
ne
perdezpɛʁde
paspa
l'espérance
;
Toustu
vousvu
élèveelɛv
à
mesme
regardsʁəgaʁ
.
ARNOLD
Douxdu
aveuavø
!
ce
tendretɑ̃dʁ
langagelɑ̃gaʒ
De
plaisirpleziʁ
enivreɑ̃nivʁ
monmɔ̃
cœurkœʁ
.
MATHILDE
Jeʒə
le
chérisʃeʁi
,
touttu
me
présagepʁezaʒ
Prèspʁɛ
de
luilɥi
desde
joursʒuʁ
de
bonheurbɔnœʁ
.
à Arnold
MATHILDE
Retournezʁətuʁne
auxo
champsʃɑ̃
de
lala
gloireglwaʁ
,
Volezvɔle
à
de
nouveauxnuvo
exploitsɛksplwa
:
Onɔ̃
s'anoblit
parpaʁ
lala
victoireviktwaʁ
;
Elleɛl
justifîra
monmɔ̃
choixʃwa
.
ARNOLD
Jeʒə
parspaʁ
,
jeʒə
courskuʁ
chercherʃɛʁʃe
lala
gloireglwaʁ
,
C'est
unœ̃
tributtʁiby
que
jeʒə
vousvu
doisdwa
:
Puis-je
douterdute
de
lala
victoireviktwaʁ
Lorsquelɔʁskə
j'obéis
à
voisvwa
loislwa
?
MATHILDE
Dansdɑ̃
cellesɛl
quiki
t'aime
,
Ouiwi
,
c'est
l'honneur
mêmemɛm
Quiki
dictedikt
sasa
loilwa
.
Mathilde
,
constantekɔ̃stɑ̃t
,
Iraiʁa
soussu
lala
tentetɑ̃t
Recevoirʁəsəvwaʁ
tata
foifwa
.
ARNOLD
Dansdɑ̃
cellesɛl
que
j'aime
,
Ouiwi
,
c'est
l'honneur
mêmemɛm
Quiki
dictedikt
sasa
loilwa
.
Mathilde
,
constantekɔ̃stɑ̃t
,
Viendravjɛ̃dʁa
soussu
lala
tentetɑ̃t
Recevoirʁəsəvwaʁ
mama
foifwa
.
MATHILDE
Onɔ̃
vientvjɛ̃
,
séparons-nous
.
ARNOLD
Vousvu
reverrai-je
encoreɑ̃kɔʁ
?
MATHILDE
Ouiwi
,
demaindəmɛ̃
.
ARNOLD
O
bonheurbɔnœʁ
!
MATHILDE
Quandkɑ̃
renaîtra
l'aurore
,
Dansdɑ̃
l'antique
chapelleʃapɛl
,
enɑ̃
présencepʁezɑ̃s
de
Dieudjø
J'entendrai
tontɔ̃
dernierdɛʁnje
adieuadjø
.
ARNOLD
Que
de
bienfaitsbjɛ̃fɛ
!
MATHILDE
Jeʒə
vousvu
quittekit
,
onɔ̃
s'avance
.
ARNOLD
Cielsjɛl
!
Walter
ete
Guillaumegijom
,
aha
!
fuyezfɥije
leurlœʁ
présencepʁezɑ̃s
.
SCÈNE IV
Arnold, Guillaume, Walter Furst.
GUILLAUME
Tuty
n'étais
paspa
seulsœl
enɑ̃
ces
lieuxljø
?
ARNOLD
Ehe
bienbjɛ̃
?
GUILLAUME
Nousnu
craignonskʁɛɲɔ̃
de
troublertʁuble
unœ̃
sisi
douxdu
entretienɑ̃tʁətjɛ̃
.
ARNOLD
Jeʒə
ne
m'informe
paspa
de
vosvo
desseinsdesɛ̃
.
WALTER
Peut-êtrepøtɛtʁ
Plusply
qu'un
autreotʁ
dois-tu
chercherʃɛʁʃe
à
lesle
connaîtrekɔnɛtʁ
.
GUILLAUME
Nonnɔ̃
;
qu'importe
à
Melcthal
s'il
désertedezɛʁt
nosno
rangsʁɑ̃
,
S'il
aspireaspiʁ
enɑ̃
secretsəkʁɛ
à
servirsɛʁviʁ
nosno
tyranstiʁɑ̃
?
ARNOLD
Quiki
te
l'a
ditdi
?
GUILLAUME
Tontɔ̃
troubletʁubl
,
ete
Mathilde
ete
sasa
fuitefɥit
.
ARNOLD
Onɔ̃
m'épie
,
ete
c'est
toitwa
?
GUILLAUME
Moi-mêmemwamɛm
;
tata
conduitekɔ̃dɥit
A
jetéʒəte
le
soupçonsupsɔ̃
dansdɑ̃
ce
cœurkœʁ
alarméalaʁme
.
ARNOLD
Mais
sisi
j'aime
?
WALTER
Grandgʁɑ̃
Dieudjø
!
ARNOLD
Mais
sisi
j'étais
aiméɛme
,
Teste
soupçonssupsɔ̃
?
GUILLAUME
Seraientsəʁɛ
vraisvʁɛ
.
ARNOLD
Monmɔ̃
amouramuʁ
?!
WALTER
Estɛst
impieɛ̃pi
.
ARNOLD
Mathilde
?
GUILLAUME
Elleɛl
estɛst
notrenɔtʁ
ennemie
.
WALTER
Parmipaʁmi
nosno
oppresseursɔpʁesœʁ
elleɛl
a
reçuʁəsy
lala
vievi
.
GUILLAUMEgijom
ete
WALTER
Ete
Melcthal
lâchementlaʃmɑ̃
embrasseɑ̃bʁas
sesse
genouxʒənu
!
ARNOLD
Mais
de
quelkɛl
droitdʁwa
votrevɔtʁ
aveugleavœgl
furiefyʁi
?…
GUILLAUME
Nosno
droitsdʁwa
?
unœ̃
motmo
te
lesle
apprendraapʁɑ̃dʁa
toustu
:
Sais-tu
bienbjɛ̃
ce
que
c'est
que
d'aimer
sasa
patriepatʁi
?
ARNOLD
Vousvu
parlezpaʁle
de
patriepatʁi
,
ilil
n'en
estɛst
plusply
pourpuʁ
nousnu
.
Jeʒə
quittekit
ce
rivageʁivaʒ
Qu'habitent
lala
discordediskɔʁd
ete
lala
haineʼɛn
ete
lala
peurpœʁ
,
Dignesdiɲ
fillesfij
de
l'esclavage
;
Jeʒə
courskuʁ
dansdɑ̃
lesle
combatskɔ̃ba
reconquérirʁəkɔ̃keʁiʁ
l'honneur
.
GUILLAUME
Quandkɑ̃
l'Helvétie
estɛst
unœ̃
champʃɑ̃
de
supplicessyplis
u
l'on
moissonnemwasɔn
nosno
enfantsɑ̃fɑ̃
;
Que
de
Gesler
teste
armesaʁm
soientswa
compliceskɔ̃plis
;
Meursmœʁ
pourpuʁ
nosno
bourreauxbuʁo
triomphantstʁijɔ̃fɑ̃
!
ARNOLD
Sisi
jeʒə
meursmœʁ
c'est
pourpuʁ
lala
victoireviktwaʁ
,
Ce
butby
souritsuʁi
à
mama
fiertéfjɛʁte
;
Mais
jeʒə
vivraivivʁɛ
,
mais
jeʒə
vaincraivɛ̃kʁɛ
;
lala
gloireglwaʁ
Remplaceʁɑ̃plas
touttu
,
mêmemɛm
lala
libertélibɛʁte
.
WALTER
Pourpuʁ
toitwa
,
Gesler
préludantpʁelydɑ̃
auxo
bataillesbataj
,
D'un
vieillardvjɛjaʁ
a
tranchétʁɑ̃ʃe
lesle
joursʒuʁ
;
Cettesɛt
victimeviktim
attendatɑ̃
desde
funéraillesfyneʁaj
,
Elleɛl
a
desde
droitsdʁwa
à
teste
secourssəkuʁ
.
ARNOLD
Aha
!
quelkɛl
affreuxafʁø
mystèremistɛʁ
!
Unœ̃
vieillardvjɛjaʁ
,
dites-vous
?
WALTER
Que
lala
Suissesɥis
révèreʁevɛʁ
.
ARNOLD
Sonsɔ̃
nomnɔ̃
?
WALTER
Jeʒə
doisdwa
le
tairetɛʁ
.
GUILLAUME
Parlerpaʁle
c'est
te
frapperfʁape
auo
cœurkœʁ
.
ARNOLD
Monmɔ̃
pèrepɛʁ
!…
WALTER
Ouiwi
,
tontɔ̃
pèrepɛʁ
,
Melcthal
,
l'honneur
de
nosno
hameauxʼamo
,
Tontɔ̃
pèrepɛʁ
,
assassinéasasine
parpaʁ
lala
mainmɛ̃
desde
bourreauxbuʁo
!
Trio
ARNOLD
Qu'entends-je
?
ô
crimekʁim
!
hélasʼelas
!
j'expire
!
Sesse
joursʒuʁ
qu'ils
ontɔ̃
oséoze
proscrirepʁɔskʁiʁ
,
Jeʒə
ne
lesle
aiɛ
paspa
défendusdefɑ̃dy
!
Monmɔ̃
pèrepɛʁ
,
tuty
m'as
dy
maudiremodiʁ
!
De
remordsʁəmɔʁ
monmɔ̃
cœurkœʁ
se
déchiredeʃiʁ
.
O
cielsjɛl
!
ô
cielsjɛl
!
jeʒə
ne
te
verraivɛʁɛ
plusply
.
GUILLAUMEgijom
ete
WALTER
Ilil
chancelleʃɑ̃sɛl
,
à
peinepɛn
ilil
respireʁɛspiʁ
,
Ilil
frémitfʁemi
,
le
remordsʁəmɔʁ
le
déchiredeʃiʁ
;
De
l'amour
toustu
lesle
nœuds
sontsɔ̃
rompusʁɔ̃py
,
Sonsɔ̃
effroiefʁwa
remplaceʁɑ̃plas
sonsɔ̃
déliredeliʁ
,
Sonsɔ̃
malheurmalœʁ
le
rendʁɑ̃
à
sesse
vertusveʁty
.
Ilil
estɛst
doncdɔ̃k
vraivʁɛ
!
WALTER
J'ai
vuvy
le
crimekʁim
.
ARNOLD
Toitwa
?
WALTER
J'ai
vuvy
se
débattredebatʁ
ete
tombertɔ̃be
lala
victimeviktim
.
ARNOLD
Grandgʁɑ̃
Dieudjø
!
que
fairefɛʁ
?
GUILLAUME
Tontɔ̃
devoirdəvwaʁ
.
ARNOLD
Ilil
fautfo
mourirmuʁiʁ
?
GUILLAUME
Ilil
fautfo
vivrevivʁ
.
ARNOLD
Ehe
bienbjɛ̃
!
contrekɔ̃tʁ
Gesler
servezsɛʁve
monmɔ̃
désespoirdezɛspwaʁ
.
Dansdɑ̃
Altdorf
voulez-vous
me
suivresɥivʁ
?
GUILLAUME
Modèremɔdɛʁ
lesle
transportstʁɑ̃spɔʁ
u
tontɔ̃
âmeam
se
livrelivʁ
.
WALTER
Resteʁɛst
,
ete
vengevɑ̃ʒ
à
lala
foisfwa
tontɔ̃
pèrepɛʁ
ete
tontɔ̃
payspei
.
ARNOLD
Achevezaʃəve
doncdɔ̃k
!
GUILLAUME
Lala
nuitnɥi
,
à
nosno
desseinsdesɛ̃
propicepʁɔpis
,
Nousnu
entoureɑ̃tuʁ
déjàdeʒa
d'une
ombreɔ̃bʁ
protectricepʁɔtɛktʁis
.
Tuty
vasva
voirvwaʁ
dansdɑ̃
ces
lieuxljø
,
que
Gesler
croitkʁwa
soumissumi
,
Surgirsyʁʒiʁ
de
toustu
côtéskote
de
généreuxʒeneʁø
amisami
:
Ilsil
comprendrontkɔ̃pʁɑ̃dʁɔ̃
teste
larmeslaʁm
.
Auo
socsɔk
de
lala
charrueʃaʁy
ilsil
empruntentɑ̃pʁœ̃t
desde
armesaʁm
Pourpuʁ
conquérirkɔ̃keʁiʁ
unœ̃
dignediɲ
sortsɔʁ
,
Ouu
l'indépendance
ouu
lala
mortmɔʁ
!
GUILLAUMEgijom
,
ARNOLD
ete
WALTER
Ouu
l'indépendance
ouu
lala
mortmɔʁ
!
ils se donnent la main
GUILLAUME
Embrasons-nous
d'un
saintsɛ̃
déliredeliʁ
!
Lala
libertélibɛʁte
pourpuʁ
nousnu
conspirekɔ̃spiʁ
;
Desde
cieux
tontɔ̃
/
monmɔ̃
pèrepɛʁ
nousnu
inspireɛ̃spiʁ
,
Vengeons-le
,
ne
le
pleuronsplœʁɔ̃
plusply
.
Pourpuʁ
sonsɔ̃
payspei
quandkɑ̃
ilil
expireɛkspiʁ
,
Sonsɔ̃
beaubo
destindɛstɛ̃
semblesɑ̃bl
nousnu
dirediʁ
:
C'était
auxo
palmespalm
dudy
martyre
À
couronnerkuʁɔne
tanttɑ̃
de
vertusveʁty
!
Desde
profondeurspʁɔfɔ̃dœʁ
dudy
boisbwa
immenseimɑ̃s
,
Unœ̃
bruitbʁɥi
confuskɔ̃fy
semblesɑ̃bl
sortirsɔʁtiʁ
.
Écoutonsekutɔ̃
!
ARNOLD
Écoutonsekutɔ̃
!
GUILLAUME
Silencesilɑ̃s
!
WALTER
J'entends
de
paspa
nombreuxnɔ̃bʁø
lala
forêtfɔʁɛ
retentirʁətɑ̃tiʁ
.
ARNOLD
Le
bruitbʁɥi
approcheapʁɔʃ
...
GUILLAUME
Quiki
s'avance
?
SCÈNE V
Les mêmes, habitants d'Unterwald.
à demi-voix
CHŒUR D'UNTERWALD
Amisami
de
lala
patriepatʁi
!
GUILLAUME
O
bonheurbɔnœʁ
!
ARNOLD
O
vengeancevɑ̃ʒɑ̃s
!
GUILLAUMEgijom
,
WALTER
ete
ARNOLD
Honneurɔnœʁ
,
honneurɔnœʁ
à
leurlœʁ
présencepʁezɑ̃s
!
CHŒUR
Nousnu
avonsavɔ̃
susy
braverbʁave
,
nousnu
avonsavɔ̃
susy
franchirfʁɑ̃ʃiʁ
Lesle
périlspeʁil
commekɔm
lala
distancedistɑ̃s
.
Lesle
torrentstɔʁɑ̃
,
lesle
forêtsfɔʁɛ
n'ont
pupy
nousnu
retenirʁətəniʁ
;
Notrenɔtʁ
audaceodas
auo
Rütli
nousnu
a
fait
parvenirpaʁvəniʁ
Soussu
l'escorte
de
lala
prudencepʁydɑ̃s
.
GUILLAUME
Dudy
cantonkɑ̃tɔ̃
d'Unterwald
,
ô
vousvu
généreuxʒeneʁø
filsfis
,
Ce
noblenɔbl
empressementɑ̃pʁɛsmɑ̃
n'a
rienʁjɛ̃
quiki
nousnu
étonneetɔn
.
WALTER
Onɔ̃
saurasoʁa
l'imiter
:
de
nosno
frèresfʁɛʁ
de
Schwitz
J'entends
lala
trompetʁɔ̃p
quiki
résonneʁezɔn
;
De
teste
enfantsɑ̃fɑ̃
soisswa
fierfje
,
ô
monmɔ̃
payspei
!
SCÈNE VI
Les mêmes, habitants de Schwitz.
CHŒUR DE SCHWITZ
Enɑ̃
ce
tempstɑ̃
de
misèremizɛʁ
,
Uneyn
raceʁas
étrangèreetʁɑ̃ʒɛʁ
Épiantepjɑ̃
nosno
douleursdulœʁ
,
Nousnu
condamnekɔ̃dan
auo
mystèremistɛʁ
.
Que
ce
boisbwa
solitairesɔlitɛʁ
Seulsœl
connaissekɔnɛs
nosno
pleursplœʁ
.
à Arnold et à Walter
GUILLAUME
Onɔ̃
pardonnepaʁdɔn
lala
craintekʁɛ̃t
à
de
sisi
grandsgʁɑ̃
malheursmalœʁ
;
Mais
croyez-en
monmɔ̃
espéranceɛspeʁɑ̃s
,
Leurslœʁ
cœurs
répondrontʁepɔ̃dʁɔ̃
à
nosno
cœurs
:
Honneurɔnœʁ
,
honneurɔnœʁ
à
leurlœʁ
présencepʁezɑ̃s
!
GUILLAUMEgijom
,
ARNOLD
,
WALTER
ete
LESle
HABITANTSabitɑ̃
D'UNTERWALD
Honneurɔnœʁ
,
honneurɔnœʁ
à
leurlœʁ
présencepʁezɑ̃s
!
WALTER
Dudy
seulsœl
cantonkɑ̃tɔ̃
d'Uri
nousnu
regrettonsʁəgʁɛtɔ̃
l'absence
.
GUILLAUME
Pourpuʁ
déroberdeʁɔbe
lala
tracetʁas
de
leurslœʁ
paspa
,
Pourpuʁ
mieuxmjø
cacherkaʃe
nosno
saintessɛ̃t
tramestʁam
,
Nonnɔ̃
frèresfʁɛʁ
,
sursyʁ
lesle
eauxo
,
s'ouvrent
avecavɛk
leurslœʁ
ramesʁam
Unœ̃
cheminʃmɛ̃
quiki
ne
trahittʁai
paspa
.
WALTER
De
promptspʁɔ̃
effetsefɛ
lala
promessepʁɔmɛs
estɛst
suiviesɥivi
,
N'entends-tu
paspa
?…
GUILLAUME
Quiki
vientvjɛ̃
?
SCÈNE VII
Les mêmes, habitants d'Uri.
CHOEUR D'URI
Amisami
de
lala
patriepatʁi
!
GUILLAUME
Honneurɔnœʁ
auxo
soutienssutjɛ̃
de
nosno
droitsdʁwa
!
moins les habitants d'Uri
TOUS
Honneurɔnœʁ
auxo
soutienssutjɛ̃
de
nosno
droitsdʁwa
!
CHOEUR D'URI
Guillaumegijom
,
tuty
le
voisvwa
,
Troistʁwa
peuplespœpl
à
tata
voixvwa
,
Sontsɔ̃
armésaʁme
de
leurslœʁ
droitsdʁwa
Contrekɔ̃tʁ
unœ̃
pouvoirpuvwaʁ
infâmeɛ̃fam
.
Parlepaʁl
,
ete
lesle
fiersfje
accentsaksɑ̃
,
Jaillissantʒajisɑ̃
de
tontɔ̃
âmeam
,
Soudainsudɛ̃
enɑ̃
traitstʁɛ
de
flammeflam
Embraserontɑ̃bʁazəʁɔ̃
nosno
senssɑ̃s
!
CHŒUR GÉNÉRAL
Guillaumegijom
,
tuty
le
voisvwa
,
Troistʁwa
peuplespœpl
à
tata
voixvwa
,
Sontsɔ̃
armésaʁme
de
leurslœʁ
droitsdʁwa
Contrekɔ̃tʁ
unœ̃
pouvoirpuvwaʁ
infâmeɛ̃fam
.
Parlepaʁl
,
ete
lesle
fiersfje
accentsaksɑ̃
,
Jaillissantʒajisɑ̃
de
tontɔ̃
âmeam
,
Soudainsudɛ̃
enɑ̃
traitstʁɛ
de
flammeflam
Embraserontɑ̃bʁazəʁɔ̃
nosno
senssɑ̃s
!
se plaçant au milieu des députés des trois cantons
GUILLAUME
L'avalanche
roulantʁulɑ̃
dudy
hautʼo
de
nosno
montagnesmɔ̃taɲ
,
Lançantlɑ̃sɑ̃
lala
mortmɔʁ
sursyʁ
nosno
campagneskɑ̃paɲ
,
Renfermeʁɑ̃fɛʁm
dansdɑ̃
sesse
flancsflɑ̃
Desde
mauxmo
moinsmwɛ̃
accablantsakablɑ̃
Que
n'en
sèmesɛm
aprèsapʁɛ
luilɥi
chaqueʃak
paspa
desde
tyranstiʁɑ̃
.
C'est
à
nousnu
,
à
notrenɔtʁ
couragekuʁaʒ
À
purgerpyʁʒe
ce
rivageʁivaʒ
Desde
maîtresmɛtʁ
détestésdetɛste
.
CHŒUR DE SCHWITZ
De
lala
guerregɛʁ
c'est
lala
menacemənas
;
Malgrémalgʁe
nousnu
lala
terreurtɛʁœʁ
nousnu
glaceglas
.
WALTER
u
doncdɔ̃k
estɛst
votrevɔtʁ
antiqueɑ̃tik
audaceodas
?
Millemil
ansɑ̃
nosno
aïeuxajø
indomptésɛ̃dɔ̃te
Ontɔ̃
défendudefɑ̃dy
leurslœʁ
vieillesvjɛj
libertéslibɛʁte
;
Est-ce
enɑ̃
vousvu
que
s'éteint
leurlœʁ
raceʁas
?
CHŒUR DE SCHWITZ
Malgrémalgʁe
nousnu
lala
terreurtɛʁœʁ
nousnu
glaceglas
.
GUILLAUME
Accoutumésakutyme
auxo
mauxmo
long-temps
souffertssufɛʁ
,
Sisi
vousvu
ne
sentezsɑ̃te
plusply
le
fardeaufaʁdo
de
vosvo
fersfɛʁ
,
Songezsɔ̃ʒe
dudy
moinsmwɛ̃
à
vosvo
famillesfamij
;
Vosvo
pèrespɛʁ
,
vosvo
femmesfam
,
vosvo
fillesfij
N'ont
plusply
d'asile
enɑ̃
vosvo
foyersfwaje
.
WALTER
Ilil
n'est
plusply
parmipaʁmi
nousnu
de
toitstwa
hospitaliersɔspitalje
.
GUILLAUME
Amisami
,
contrekɔ̃tʁ
ce
jougʒu
infâmeɛ̃fam
Enɑ̃
vainvɛ̃
l'humanité
réclameʁeklam
;
Nosno
oppresseursɔpʁesœʁ
sontsɔ̃
triomphantstʁijɔ̃fɑ̃
.
Unœ̃
esclaveɛsklav
n'a
pointpwɛ̃
de
femmefam
,
Unœ̃
esclaveɛsklav
n'a
paspa
d'enfants
.
CHŒUR GÉNÉRAL
Unœ̃
esclaveɛsklav
n'a
pointpwɛ̃
de
femmefam
,
Unœ̃
esclaveɛsklav
n'a
paspa
d'enfants
.
C'est
troptʁo
souffrirsufʁiʁ
,
que
faut-il
fairefɛʁ
?
se réveillant tout à coup de l'abattement où il était resté plongé
ARNOLD
Vengervɑ̃ʒe
le
trépastʁepa
de
monmɔ̃
pèrepɛʁ
.
CHŒUR
Quoikwa
!
tontɔ̃
pèrepɛʁ
?
ARNOLD
Ilil
estɛst
mortmɔʁ
.
CHŒUR
Quelkɛl
crimekʁim
étaitetɛ
le
siensjɛ̃
?
ARNOLD
Sonsɔ̃
crimekʁim
,
hélasʼelas
!
c'est
le
vôtrevotʁ
ete
le
mienmjɛ̃
,
Celuisəlɥi
de
toustu
!
ilil
aimaitɛmɛ
sasa
patriepatʁi
.
CHŒUR
O
meurtremœʁtʁ
abominableabɔminabl
,
impieɛ̃pi
!
GUILLAUME
Soyonsswajɔ̃
dignesdiɲ
enfinɑ̃fɛ̃
dudy
sangsɑ̃
dontdɔ̃
nousnu
sortonssɔʁtɔ̃
;
Dansdɑ̃
l'ombre
ete
le
silencesilɑ̃s
,
Dudy
glaiveglɛv
ete
de
lala
lancelɑ̃s
Armezaʁme
lesle
troistʁwa
cantonskɑ̃tɔ̃
.
CHŒUR
Dansdɑ̃
l'ombre
ete
le
silencesilɑ̃s
,
Dudy
glaiveglɛv
ete
de
lala
lancelɑ̃s
Armonsaʁmɔ̃
lesle
troistʁwa
cantonskɑ̃tɔ̃
.
GUILLAUME
Prèspʁɛ
dudy
laclak
,
quandkɑ̃
luiront
lesle
signauxsiɲo
de
vengeancevɑ̃ʒɑ̃s
,
Nousnu
seconderez-vous
?
CHŒUR
N'en
doutedut
paspa
,
ouiwi
,
toustu
.
GUILLAUME
Prêtspʁɛ
à
vaincrevɛ̃kʁ
?
CHŒUR
Ouiwi
,
toustu
.
GUILLAUME
Prêtspʁɛ
à
mourirmuʁiʁ
?
CHŒUR
Ouiwi
,
toustu
.
GUILLAUME
Que
de
nosno
mainsmɛ̃
lesle
loyaleslwajal
étreintesetʁɛ̃t
Confirmentkɔ̃fiʁm
ces
promessespʁɔmɛs
saintessɛ̃t
!
CHŒUR GÉNÉRAL
Juronsʒyʁɔ̃
,
juronsʒyʁɔ̃
parpaʁ
nosno
dangersdɑ̃ʒe
,
Parpaʁ
nosno
malheursmalœʁ
,
parpaʁ
nosno
ancêtresɑ̃sɛtʁ
,
Auo
Dieudjø
desde
roisʁwa
ete
desde
bergersbɛʁʒe
,
De
repousserʁəpuse
d'injustes
maîtresmɛtʁ
.
Sisi
parmipaʁmi
nousnu
ilil
estɛst
desde
traîtrestʁɛtʁ
,
Que
le
soleilsɔlɛj
de
sonsɔ̃
flambeauflɑ̃bo
Refuseʁəfyz
à
leurslœʁ
yeux
lala
lumièrelymjɛʁ
,
Le
Cielsjɛl
l'accès
à
leurlœʁ
prièrepʁijɛʁ
,
Ete
lala
terretɛʁ
unœ̃
tombeautɔ̃bo
!
ARNOLD
Voicivwasi
le
jourʒuʁ
!
WALTER
Pourpuʁ
nousnu
c'est
unœ̃
signalsiɲal
d'alarmes
.
GUILLAUME
De
victoireviktwaʁ
!
WALTER
Quelkɛl
crikʁi
doitdwa
y
répondreʁepɔ̃dʁ
?
ARNOLD
Auxo
armesaʁm
!
GUILLAUMEgijom
ete
WALTER
Auxo
armesaʁm
!
TOUS
Auxo
armesaʁm
!
ACTE TROISIÈME
Intérieur d'une vieille chapelle en ruines, attenante aux jardins du palais d'Altdorf.
SCÈNE I
Arnold, Mathilde.
MATHILDE
Arnold
,
d'où
naît
ce
désespoirdezɛspwaʁ
?
Est-ce
la
cetsɛt
adieuadjø
sisi
tendretɑ̃dʁ
Que
j'espérais
entendreɑ̃tɑ̃dʁ
?
Vousvu
partezpaʁte
,
mais
bientôtbjɛ̃to
nousnu
pourronspuʁɔ̃
nousnu
revoirʁəvwaʁ
.
ARNOLD
Nonnɔ̃
,
jeʒə
resteʁɛst
u
m'enchaîne
unœ̃
terribletɛʁibl
devoirdəvwaʁ
;
Jeʒə
resteʁɛst
pourpuʁ
vengervɑ̃ʒe
monmɔ̃
pèrepɛʁ
.
MATHILDE
Qu'espérez-vous
?
ARNOLD
C'est
dudy
sangsɑ̃
que
j'espère
.
Jeʒə
renonceʁənɔ̃s
auxo
faveursfavœʁ
dudy
sortsɔʁ
,
Jeʒə
renonceʁənɔ̃s
à
touttu
ce
que
j'aime
,
À
lala
gloireglwaʁ
,
à
vous-mêmevumɛm
!…
MATHILDE
À
moimwa
,
Melcthal
?
ARNOLD
Monmɔ̃
pèrepɛʁ
estɛst
mortmɔʁ
;
Ilil
estɛst
tombétɔ̃be
soussu
l'homicide
glaiveglɛv
.
MATHILDE
Dieudjø
!
ARNOLD
Savez-vous
quiki
dirigeadiʁiʒa
le
ferfɛʁ
?
MATHILDE
Aha
!
jeʒə
frémisfʁemi
,
achèveaʃɛv
!
ARNOLD
Votrevɔtʁ
effroiefʁwa
l'a
nomménɔme
...
Gesler
!
MATHILDE
Pourpuʁ
notrenɔtʁ
amouramuʁ
plusply
d'espérance
;
Quandkɑ̃
mama
vievi
à
peinepɛn
commencekɔmɑ̃s
,
Pourpuʁ
toujourstuʒuʁ
jeʒə
perdspɛʁ
le
bonheurbɔnœʁ
.
Ouiwi
,
Melcthal
,
d'un
barbarebaʁbaʁ
Le
crimekʁim
nousnu
séparesepaʁ
;
Mama
raisonʁɛzɔ̃
,
quiki
s'égare
,
Imploreɛ̃plɔʁ
unœ̃
Dieudjø
vengeurvɑ̃ʒœʁ
.
Dudy
sortsɔʁ
bravantbʁavɑ̃
lala
servitudesɛʁvityd
,
Enɑ̃
vainvɛ̃
jeʒə
t'ai
donnédɔne
mama
foifwa
;
Dansdɑ̃
mama
courkuʁ
quellekɛl
solitudesɔlityd
!
Tuty
ne
serassəʁa
plusply
prèspʁɛ
de
moimwa
.
Enfinɑ̃fɛ̃
,
pourpuʁ
comblekɔ̃bl
de
misèremizɛʁ
,
Unœ̃
crimekʁim
te
privepʁiv
d'un
pèrepɛʁ
,
Ete
jeʒə
ne
puispɥi
le
pleurerplœʁe
avecavɛk
toitwa
.
Destindɛstɛ̃
,
malgrémalgʁe
tata
rageʁaʒ
,
Toujourstuʒuʁ
ce
tristetʁist
cœurkœʁ
Conserverakɔ̃sɛʁvəʁa
l'image
De
monmɔ̃
libérateurlibeʁatœʁ
.
ARNOLD
Quelkɛl
bruitbʁɥi
arriveaʁiv
à
monmɔ̃
oreilleɔʁɛj
?
Desde
chantsʃɑ̃
?
desde
criskʁi
?
MATHILDE
Gesler
s'éveille
.
ARNOLD
Le
jourʒuʁ
le
rendʁɑ̃
à
sesse
forfaitsfɔʁfɛ
.
MATHILDE
Hélasʼelas
!
d'une
fêtefɛt
guerrièregɛʁjɛʁ
Ces
chantsʃɑ̃
annoncentanɔ̃s
lesle
apprêtsapʁɛ
.
Dudy
gouverneurguvɛʁnœʁ
fuisfɥi
le
palaispalɛ
,
Toujourstuʒuʁ
sasa
joieʒwa
estɛst
meurtrièremœʁtʁijɛʁ
;
Fuisfɥi
,
sisi
jamaisʒamɛ
jeʒə
te
fusfy
chèreʃɛʁ
.
ARNOLD
Moimwa
,
fuirfɥiʁ
!
MATHILDE
Sursyʁ
lala
riveʁiv
étrangèreetʁɑ̃ʒɛʁ
,
Sisi
jeʒə
ne
puispɥi
à
tata
misèremizɛʁ
Offrirɔfʁiʁ
mesme
soinsswɛ̃
consolateurskɔ̃sɔlatœʁ
,
Monmɔ̃
âmeam
te
suitsɥi
touttu
entièreɑ̃tjɛʁ
;
Elleɛl
estɛst
fidèlefidɛl
à
teste
malheursmalœʁ
.
ARNOLD
Ces
chantsʃɑ̃
étouffentetuf
tata
prièrepʁijɛʁ
,
Leurlœʁ
joieʒwa
insulteɛ̃sylt
à
mesme
douleursdulœʁ
.
MATHILDE
Arnold
,
prendspʁɑ̃
pitiépitje
de
mesme
pleursplœʁ
,
Fuisfɥi
,
sisi
jamaisʒamɛ
jeʒə
te
fusfy
chèreʃɛʁ
.
ARNOLD
Moimwa
fuirfɥiʁ
!
MATHILDE
Sursyʁ
lala
riveʁiv
étrangèreetʁɑ̃ʒɛʁ
,
Sisi
jeʒə
ne
puispɥi
à
tata
misèremizɛʁ
Offrirɔfʁiʁ
mesme
soinsswɛ̃
consolateurskɔ̃sɔlatœʁ
,
Monmɔ̃
âmeam
te
suitsɥi
touttu
entièreɑ̃tjɛʁ
;
Elleɛl
estɛst
fidèlefidɛl
à
teste
malheursmalœʁ
.
Ete
songesɔ̃ʒ
!
ARNOLD
Jeʒə
songesɔ̃ʒ
à
monmɔ̃
pèrepɛʁ
!
MATHILDE
Enɑ̃
renonçantʁənɔ̃sɑ̃
à
nosno
amoursamuʁ
,
C'est
luilɥi
donnerdɔne
plusply
que
nosno
joursʒuʁ
.
Adieuadjø
,
Melchtal
,
adieuadjø
,
c'est
pourpuʁ
toujourstuʒuʁ
!
ARNOLD
Enɑ̃
renonçantʁənɔ̃sɑ̃
à
mesme
amoursamuʁ
,
C'est
luilɥi
donnerdɔne
plusply
que
mesme
joursʒuʁ
.
Adieuadjø
,
Mathilde
,
adieuadjø
,
c'est
pourpuʁ
toujourstuʒuʁ
!
SCÈNE II
Grande place d'Altdorf, où l'on fait des préparatifs de fête. On voit çà et là des pommiers et des tilleuls. Le château-fort de Gesler est au fond. Des ouvriers sont occupés à lever une estrade où doit se placer la cour; d'autres plantent, vers le fond du théâtre, un trophée composé des armes du gouverneur et surmonté de son chaperon.
Gesler, Rodolphe, gardes, soldats, peuple.
CHŒUR D'HOMMES
Gloireglwaʁ
auo
pouvoirpuvwaʁ
suprêmesypʁɛm
!
Craintekʁɛ̃t
à
Gesler
quiki
dispensedispɑ̃s
sesse
loislwa
!
Ouiwi
c'est
l'empereur
mêmemɛm
,
Quiki
lancelɑ̃s
l'anathème
Parpaʁ
sasa
terribletɛʁibl
voixvwa
.
CHŒUR DE FEMMES
Paix
auo
pouvoirpuvwaʁ
qu'on
aimeɛm
!
De
Mathilde
onɔ̃
chéritʃeʁi
lesle
loislwa
!
Qu'est-il
besoinbəzwɛ̃
de
diadèmedjadɛm
?
L'amour
estɛst
unœ̃
pouvoirpuvwaʁ
suprêmesypʁɛm
égalegal
à
celuisəlɥi
desde
roisʁwa
.
GESLER
Vainementvɛnmɑ̃
dansdɑ̃
sonsɔ̃
insolenceɛ̃sɔlɑ̃s
,
Le
peuplepœpl
bravebʁav
mama
vengeancevɑ̃ʒɑ̃s
,
Ilil
doitdwa
se
soumettresumɛtʁ
à
mama
loilwa
:
en montrant le trophée
GESLER
Devantdəvɑ̃
ce
signesiɲ
de
puissancepɥisɑ̃s
Que
chacunʃakœ̃
se
courbekuʁb
enɑ̃
silencesilɑ̃s
,
Commekɔm
onɔ̃
s'incline
devantdəvɑ̃
moimwa
!
CHŒUR D'HOMMES
Gloireglwaʁ
auo
pouvoirpuvwaʁ
suprêmesypʁɛm
!
Craintekʁɛ̃t
à
Gesler
quiki
dispensedispɑ̃s
sesse
loislwa
!
Ouiwi
c'est
l'empereur
mêmemɛm
,
Quiki
lancelɑ̃s
l'anathème
Parpaʁ
sasa
terribletɛʁibl
voixvwa
.
CHŒUR DE FEMMES
Paix
auo
pouvoirpuvwaʁ
qu'on
aimeɛm
!
De
Mathilde
onɔ̃
chéritʃeʁi
lesle
loislwa
!
Qu'est-il
besoinbəzwɛ̃
de
diadèmedjadɛm
?
L'amour
estɛst
unœ̃
pouvoirpuvwaʁ
suprêmesypʁɛm
égalegal
à
celuisəlɥi
desde
roisʁwa
.
On fait passer les habitants par groupe, et on les force à s'incliner devant le trophée.
placé sur l'estrade
GESLER
Que
l'empire
germainʒɛʁmɛ̃
de
votrevɔtʁ
obéissanceɔbeisɑ̃s
Reçoive
le
gagegaʒ
aujourd'hui
.
Depuisdəpɥi
unœ̃
sièclesjɛkl
,
sasa
puissancepɥisɑ̃s
Daignedeɲ
à
votrevɔtʁ
faiblessefɛblɛs
accorderakɔʁde
unœ̃
appuiapɥi
.
À
pareilpaʁɛj
jourʒuʁ
,
nosno
droitsdʁwa
,
scelléssele
parpaʁ
lala
victoireviktwaʁ
,
S'étendirent
sursyʁ
vosvo
aïeuxajø
.
D'un
jourʒuʁ
sisi
glorieuxglɔʁjø
,
Parpaʁ
vosvo
chantsʃɑ̃
,
parpaʁ
vosvo
jeux
Célébrezselebʁe
lala
mémoirememwaʁ
,
Jeʒə
le
veux
!
Ici commence la fête. Des soldats contraignent des femmes suisses à danser avec eux. Les habitants témoignent par leurs gestes leur indignation de cette violence. Des troubadours, annoncés par un page, succèdent aux soldats; enfin paraissent des Tyroliens et des Tyroliennes que des voix seules accompagnent.
CHŒUR DE FEMMES
Toitwa
que
l'oiseau
ne
suivraitsɥivʁɛ
paspa
!
Aha
!
aha
!
etc
.
Sursyʁ
nosno
accordsakɔʁ
règleʁɛgl
teste
paspa
!
Aha
!
aha
!
etc
.
Toitwa
quiki
n'est
paspa
,
Aha
!
aha
!
etc
.
De
ces
climatsklima
,
Aha
!
aha
!
etc
.
Versvɛʁ
nosno
frimats
,
Aha
!
aha
!
etc
.
Tuty
reviendrasʁəvjɛ̃dʁa
.
Aha
!
aha
!
etc
.
ACCOMPAGNEMENT D'HOMMES
À
nosno
chantsʃɑ̃
viensvjɛ̃
mêlermele
teste
paspa
!
Etrangère
Sisi
légèreleʒɛʁ
,
Veux-tu
plaireplɛʁ
?
Aha
!
ne
fuisfɥi
paspa
.
Fleurflœʁ
nouvellenuvɛl
Estɛst
moinsmwɛ̃
bellebɛl
,
Quandkɑ̃
teste
paspa
S'approchent
d'elle
,
Aha
!
aha
!
etc
.
CHŒUR D'HOMMES ET DE FEMMES
Dansdɑ̃
nosno
campagneskɑ̃paɲ
,
Lesle
filsfis
desde
montagnesmɔ̃taɲ
À
leurslœʁ
compagneskɔ̃paɲ
Apprendrontapʁɑ̃dʁɔ̃
teste
paspa
.
Le ballet se termine par un chœur général à la fin du quel tout le monde se prosterne devant le poteau.
SCÈNE III
Les mêmes, Guillaume, Jemmy.
RODOLPHE
Audacieuxodasjø
,
incline-toi
!
GUILLAUME
Tuty
peux
,
t'armant
de
sasa
faiblessefɛblɛs
,
Aviliraviliʁ
ce
peuplepœpl
,
mais
moimwa
,
Jeʒə
ne
reconnaisʁəkɔnɛ
paspa
lala
loilwa
Quiki
me
prescritpʁɛskʁi
uneyn
bassessebasɛs
.
RODOLPHE
Misérablemizeʁabl
!
CHŒUR DE SUISSES
O
momentmɔmɑ̃
d'effroi
!
Pourpuʁ
luilɥi
nousnu
avonsavɔ̃
touttu
à
craindrekʁɛ̃dʁ
.
RODOLPHE
Gouverneurguvɛʁnœʁ
,
onɔ̃
bravebʁav
tata
loilwa
.
GESLER
Quelkɛl
témérairetemeʁɛʁ
oseoz
l'enfreindre
?
RODOLPHE
Ilil
estɛst
deboutdəbu
devantdəvɑ̃
toitwa
.
GUILLAUME
Deboutdəbu
,
j'honore
lala
puissancepɥisɑ̃s
,
Quandkɑ̃
d'un
honteuxʼɔ̃tø
servagesɛʁvaʒ
elleɛl
nousnu
affranchitafʁɑ̃ʃi
;
Mais
de
monmɔ̃
frontfʁɔ̃
l'indépendance
,
Devantdəvɑ̃
Dieudjø
seulsœl
fléchitfleʃi
.
GESLER
Traîtretʁɛtʁ
,
obéisɔbei
ouu
trembletʁɑ̃bl
!
Mama
voixvwa
ete
teste
périlspeʁil
te
menacentmənas
ensembleɑ̃sɑ̃bl
;
Voisvwa
ces
armesaʁm
,
voisvwa
ces
soldatssɔlda
.
GUILLAUME
J'écoute
,
jeʒə
regardeʁəgaʁd
,
ete
ne
te
comprendskɔ̃pʁɑ̃
paspa
.
GESLER
L'esclave
rebelleʁəbɛl
à
sonsɔ̃
maîtremɛtʁ
.
Ne
frémitfʁemi
paspa
enɑ̃
prévoyantpʁevwajɑ̃
sonsɔ̃
sortsɔʁ
?
GUILLAUME
Serais-je
devantdəvɑ̃
toitwa
,
sisi
jeʒə
craignaiskʁɛɲɛ
lala
mortmɔʁ
?
RODOLPHE
Tanttɑ̃
d'audace
,
seigneursɛɲœʁ
,
me
le
fait
reconnaîtreʁəkɔnɛtʁ
;
C'est
Guillaumegijom
Tell
,
c'est
ce
traîtretʁɛtʁ
Quiki
ravitʁavi
à
nosno
coupsku
Leuthold
le
meurtriermœʁtʁije
.
GESLER
Saisissez-le
!
hésitant
SOLDATS
C'est
la
cetsɛt
archeraʁʃe
redoutableʁədutabl
,
Cetsɛt
intrépideɛ̃tʁepid
nautonier
...
GESLER
Pointpwɛ̃
de
pitiépitje
coupablekupabl
;
C'est
la
monmɔ̃
prisonnierpʁizɔnje
.
GUILLAUME
Puisse-t-il
êtreɛtʁ
le
dernierdɛʁnje
!
GESLER
Tanttɑ̃
d'orgueil
me
lasselas
,
Lala
foudrefudʁ
s'amasse
,
Sursyʁ
toitwa
qu'elle
passepas
,
Ete
tuty
fléchirasfleʃiʁa
!
RODOLPHE
Quelkɛl
excèsɛksɛ
d'audace
!
Ilil
bravebʁav
,
ilil
menacemənas
.
Allonsalɔ̃
,
pointpwɛ̃
de
grâcegʁas
,
Désarmonsdezaʁmɔ̃
sonsɔ̃
brasbʁa
.
GUILLAUME
Mortellemɔʁtɛl
disgrâcedisgʁas
!
bas à son fils
GUILLAUME
Espoirɛspwaʁ
de
mama
raceʁas
,
O
toitwa
que
j'embrasse
,
Portepɔʁt
auo
loinlwɛ̃
teste
paspa
!
JEMMY
Que
tata
peurpœʁ
s'efface
,
C'est
iciisi
mama
placeplas
,
Laisse-moi
parpaʁ
grâcegʁas
Mourirmuʁiʁ
dansdɑ̃
teste
brasbʁa
!
On retire des mains de Guillaume son arbalète et son carquois.
à voix basse
GUILLAUME
Rejoinsʁəʒwɛ̃
tata
mèremɛʁ
,
jeʒə
l'ordonne
,
Qu'aux
sommetssɔmɛ
de
nosno
montsmɔ̃
lala
flammeflam
brillebʁij
ete
donnedɔn
Auxo
troistʁwa
cantonskɑ̃tɔ̃
le
signalsiɲal
desde
combatskɔ̃ba
!
retenant l'enfant
GESLER
Arrêteaʁet
...
leurlœʁ
tendressetɑ̃dʁɛs
éclaireeklɛʁ
mama
vengeancevɑ̃ʒɑ̃s
;
Répondsʁepɔ̃
,
toitwa
quiki
m'oses
braverbʁave
,
C'est
tontɔ̃
enfantɑ̃fɑ̃
?
GUILLAUME
Le
seulsœl
.
GESLER
Tuty
voudraisvudʁɛ
le
sauversove
?
GUILLAUME
Le
sauversove
luilɥi
,
quelkɛl
estɛst
sonsɔ̃
crimekʁim
?
GESLER
Sasa
naissancenɛsɑ̃s
,
Teste
discoursdiskuʁ
,
teste
projetspʁɔʒɛ
,
tata
coupablekupabl
insolenceɛ̃sɔlɑ̃s
.
GUILLAUME
Jeʒə
t'ai
seulsœl
offenséɔfɑ̃se
,
c'est
moimwa
qu'il
fautfo
punirpyniʁ
.
GESLER
Sasa
grâcegʁas
estɛst
dansdɑ̃
teste
mainsmɛ̃
ete
tuty
peux
l'obtenir
.
Pourpuʁ
unœ̃
habileabil
archeraʁʃe
partoutpaʁtu
onɔ̃
te
renommeʁənɔm
;
à Rodolphe, en détachant une pomme d'un arbre voisin
GESLER
Sursyʁ
lala
têtetɛt
dudy
filsfis
qu'on
placeplas
cettesɛt
pommepɔm
,
à Tell
GESLER
D'un
traittʁɛ
,
tuty
vasva
soudainsudɛ̃
l'enlever
à
mesme
yeux
,
Ouu
vousvu
périrezpeʁiʁe
toustu
lesle
deux
.
GUILLAUME
Que
dis-tu
?
GESLER
Jeʒə
le
veux
.
Quelkɛl
horribleɔʁibl
décretdekʁɛ
;
sursyʁ
monmɔ̃
filsfis
!..
jeʒə
m'égare
!
Tuty
pourraispuʁɛ
ordonnerɔʁdɔne
,
barbarebaʁbaʁ
!…
Nonnɔ̃
,
le
crimekʁim
estɛst
troptʁo
grandgʁɑ̃
.
GESLER
Obéisɔbei
,
GUILLAUME
Tuty
n'as
paspa
d'enfant
!…
Ilil
estɛst
unœ̃
Dieudjø
,
Gesler
!
GESLER
Unœ̃
maîtremɛtʁ
.
montrant le ciel
GUILLAUME
Ilil
nousnu
entendɑ̃tɑ̃
!
GESLER
C'est
troptʁo
tardertaʁde
,
cèdesɛd
sursyʁ
l'heure
.
GUILLAUME
Jeʒə
ne
le
puispɥi
.
GESLER
Que
sonsɔ̃
filsfis
meuremœʁ
!
GUILLAUME
Arrêteaʁet
!..
Abominableabɔminabl
loilwa
!
Tuty
triomphestʁijɔ̃f
de
mama
faiblessefɛblɛs
;
Le
périlpeʁil
de
Jemmy
m'impose
uneyn
bassessebasɛs
,
Gesler
;
ete
jeʒə
fléchisfleʃi
le
genouʒənu
devantdəvɑ̃
toitwa
.
il s'agenouille
GESLER
Voilàvwala
cetsɛt
archeraʁʃe
redoutableʁədutabl
,
Cetsɛt
intrépideɛ̃tʁepid
nautonier
!
Lala
peurpœʁ
l'atteint
,
unœ̃
motmo
l'accable
.
se relevant
GUILLAUME
Ce
châtimentʃatimɑ̃
dudy
moinsmwɛ̃
estɛst
équitableekitabl
:
Tuty
me
punispyni
d'avoir
pupy
m'oublier
.
JEMMY
Monmɔ̃
pèrepɛʁ
,
songesɔ̃ʒ
à
tontɔ̃
adresseadʁɛs
.
GUILLAUME
Aha
,
jeʒə
crainskʁɛ̃
touttu
de
mama
tendressetɑ̃dʁɛs
.
JEMMY
Donnedɔn
tata
mainmɛ̃
,
interrogeɛ̃teʁɔʒ
monmɔ̃
cœurkœʁ
:
Soussu
tata
flècheflɛʃ
ilil
battrabatʁa
sanssɑ̃
peurpœʁ
.
(
a été supprimé avant la première.)
GUILLAUME
Jeʒə
te
bénisbeni
enɑ̃
répandantʁepɑ̃dɑ̃
desde
larmeslaʁm
,
Ete
jeʒə
reprendsʁəpʁɑ̃
mama
forcefɔʁs
sursyʁ
tontɔ̃
seinsɛ̃
:
Le
calmekalm
de
tontɔ̃
cœurkœʁ
a
raffermiʁafɛʁmi
mama
mainmɛ̃
.
Plusply
de
faiblessefɛblɛs
,
plusply
d'alarmes
;
Qu'on
me
rendeʁɑ̃d
mesme
armesaʁm
:
Jeʒə
suissɥi
Guillaumegijom
Tell
enfinɑ̃fɛ̃
!
On rend à Guillaume son arbalète et son carquois qu'il vide à terre. Il choisit parmi les traits en se tenant baissé, et en place un sous ses vêtements, sans être aperçu.
GESLER
Qu'on
attacheataʃ
l'enfant
!
En ce moment on voit un des pages de Mathilde quitter la scène et se diriger, en courant, vers le château.
JEMMY
M'attacher
?
quellekɛl
injureɛ̃ʒyʁ
!
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
,
librelibʁ
auo
moinsmwɛ̃
jeʒə
mourraimuʁːɛ
.
J'expose
auo
coupku
fatalfatal
mama
têtetɛt
sanssɑ̃
murmuremyʁmyʁ
,
Ete
sanssɑ̃
pâlirpaliʁ
jeʒə
l'attendrai
.
SUISSES
Quoikwa
!
lesle
accentsaksɑ̃
de
l'innocence
Ne
désarmentdezaʁm
paspa
sasa
vengeancevɑ̃ʒɑ̃s
?
en voyant son père préparer ses armes
JEMMY
Couragekuʁaʒ
,
monmɔ̃
pèrepɛʁ
!
GUILLAUME
À
sasa
voixvwa
Mama
mainmɛ̃
laisselɛs
échappereʃape
mesme
armesaʁm
;
Mesme
yeux
sontsɔ̃
obscurcisɔpskyʁsi
de
dangereusesdɑ̃ʒʁøz
larmeslaʁm
...
à Gesler
GUILLAUME
Monmɔ̃
filsfis
!..
que
jeʒə
l'embrasse
uneyn
dernièredɛʁnjɛʁ
foisfwa
!
Gesler fait un signe d 'acquiescement, et Jemmy se rend près de son père.
GUILLAUME
Soisswa
immobileimɔbil
,
ete
versvɛʁ
lala
terretɛʁ
Inclineɛ̃klin
unœ̃
genouʒənu
suppliantsyplijɑ̃
.
Invoqueɛ̃vɔk
Dieudjø
:
c'est
luilɥi
seulsœl
,
monmɔ̃
enfantɑ̃fɑ̃
,
Quiki
dansdɑ̃
le
filsfis
peut
épargnerepaʁɲe
le
pèrepɛʁ
.
Demeuredəmœʁ
ainsiɛ̃si
,
mais
regardeʁəgaʁd
lesle
cieux
.
Enɑ̃
menaçantmənasɑ̃
uneyn
têtetɛt
sisi
chèreʃɛʁ
,
Cettesɛt
pointepwɛ̃t
d'acier
peut
effrayerefʁɛje
teste
yeux
.
Le
moindremwɛ̃dʁ
mouvementmuvmɑ̃
...
Jemmy
,
songesɔ̃ʒ
à
tata
mèremɛʁ
!
Elleɛl
nousnu
attendatɑ̃
toustu
lesle
deux
!
Jemmy regagne le poteau avec rapidité; Guillaume parcourt d'un œil morne toute l'enceinte. Lorsque son regard s'arrête sur Gesler, il porte la main sur la place où la seconde flèche est cachée; il vise enfin, tire, et soudain le pomme est loin de l'enfant.
SUISSES
Victoireviktwaʁ
!
sasa
vievi
estɛst
sauvéesove
.
JEMMY
Monmɔ̃
pèrepɛʁ
!
GUILLAUME
Cielsjɛl
!
GESLER
Quoikwa
!
lala
pommepɔm
enlevéeɑ̃ləve
!
SUISSES
Lala
pommepɔm
estɛst
enlevéeɑ̃ləve
;
Guillaumegijom
estɛst
triomphanttʁijɔ̃fɑ̃
.
GESLER
O
fureurfyʁœʁ
!
SUISSES
O
bonheurbɔnœʁ
!
JEMMY
Mama
vievi
estɛst
conservéekɔ̃sɛʁve
:
Monmɔ̃
pèrepɛʁ
pouvait-il
immolerimɔle
sonsɔ̃
enfantɑ̃fɑ̃
?
GUILLAUME
Jeʒə
ne
voisvwa
plusply
,
jeʒə
me
soutienssutjɛ̃
à
peinepɛn
;
Est-ce
bienbjɛ̃
toitwa
,
monmɔ̃
filsfis
?
Jeʒə
succombesykɔ̃b
auo
bonheurbɔnœʁ
.
entrouvrant les vêtements de Guillaume
JEMMY
Aha
!
secourezsəkuʁe
monmɔ̃
pèrepɛʁ
!…
GESLER
Ilil
échappeeʃap
à
mama
haineʼɛn
.
apercevant la seconde flèche
GESLER
Que
vois-je
?
GUILLAUME
Aha
!
j'ai
sauvésove
monmɔ̃
trésortʁezɔʁ
le
plusply
cherʃɛʁ
!
GESLER
À
quiki
destinais-tu
ce
traittʁɛ
?
GUILLAUME
À
toitwa
,
Gesler
!
GESLER
Trembletʁɑ̃bl
!
embrassant son fils
GUILLAUME
Jeʒə
n'ai
plusply
peurpœʁ
.
GESLER
Rodolphe
,
qu'on
l'enchaîne
!
SCÈNE IV
Les mêmes, Mathilde, pages et femmes de sa suite.
Final
MATHILDE
Qu'ai-je
apprisapʁi
?
sacrificesakʁifis
affreuxafʁø
!
SUISSES
Faut-il
encor
tremblertʁɑ̃ble
pourpuʁ
euxø
?
SOLDATS
Ilsil
doiventdwav
périrpeʁiʁ
toustu
lesle
deux
.
à Mathilde
GESLER
Jeʒə
n'abrégerai
pointpwɛ̃
desde
joursʒuʁ
sisi
misérablesmizeʁabl
,
Jeʒə
l'ai
promispʁɔmi
;
mais
toustu
deux
sontsɔ̃
coupableskupabl
,
Ete
toustu
deux
dansdɑ̃
lesle
fersfɛʁ
attendrontatɑ̃dʁɔ̃
le
trépastʁepa
.
MATHILDE
Quoikwa
!
sonsɔ̃
filsfis
?..
unœ̃
enfantɑ̃fɑ̃
!
seigneursɛɲœʁ
,
ilil
fautfo
m'entendre
.
GESLER
L'ordre
estɛst
donnédɔne
,
rienʁjɛ̃
ne
peut
le
suspendresyspɑ̃dʁ
!
Le
filsfis
aussiosi
!
MATHILDE
Vousvu
ne
l'obtiendrez
paspa
.
Auo
nomnɔ̃
de
l'empereur
,
jeʒə
le
prendspʁɑ̃
soussu
mama
gardegaʁd
.
Quandkɑ̃
touttu
unœ̃
peuplepœpl
indignéɛ̃diɲe
nousnu
regardeʁəgaʁd
,
Osezoze
l'arracher
de
mesme
brasbʁa
!
RODOLPHE
Cédezsede
;
Guillaumegijom
auo
moinsmwɛ̃
nousnu
resteʁɛst
.
FEMMES DE MATHILDE
Heureuxœʁø
secourssəkuʁ
!
bontébɔ̃te
célesteselɛst
!
SOLDATS
Cédonssedɔ̃
:
Guillaumegijom
auo
moinsmwɛ̃
nousnu
resteʁɛst
.
SUISSES
Pourpuʁ
toitwa
,
Guillaumegijom
,
ô
sortsɔʁ
funestefynɛst
!
Desde
fersfɛʁ
punirontpyniʁɔ̃
tata
vertuveʁty
.
RODOLPHE
Ilsil
murmurentmyʁmyʁ
,
lesle
entends-tu
?
GESLER
L'audace
dudy
captifkaptif
a
passépase
dansdɑ̃
leurlœʁ
haineʼɛn
.
Sursyʁ
lesle
eauxo
,
cettesɛt
nuitnɥi
,
versvɛʁ
Kusnac
jeʒə
l'entraîne
.
RODOLPHE
Sursyʁ
lesle
eauxo
;
mais
lesle
ventsvɑ̃
,
l'orage
?…
GESLER
Vainvɛ̃
effroiefʁwa
!
en montrant Guillaume enchaîné
GESLER
L'habile
nautonier
n'est-il
paspa
avecavɛk
moimwa
?
Auo
château-fort
,
que
le
laclak
environneɑ̃viʁɔn
L'attend
unœ̃
supplicesyplis
nouveaunuvo
.
PEUPLE
Grâcegʁas
!
grâcegʁas
!
GESLER
Apprenezapʁəne
commentkɔmɑ̃
Gesler
pardonnepaʁdɔn
:
Auxo
reptilesʁɛptil
jeʒə
l'abandonne
,
Ete
leurlœʁ
horribleɔʁibl
faimfɛ̃
luilɥi
répondʁepɔ̃
d'un
tombeautɔ̃bo
.
JEMMY
O
monmɔ̃
pèrepɛʁ
!
GUILLAUME
O
Jemmy
!
PEUPLE
Grâcegʁas
!
GESLER
Jamaisʒamɛ
.
MATHILDE
Barbarebaʁbaʁ
!
C'est
sasa
mortmɔʁ
qu'il
préparepʁepaʁ
:
De
sonsɔ̃
filsfis
jeʒə
m'empare
,
Qu'il
s'éloigne
avecavɛk
nousnu
!
à Mathilde
JEMMY
Quandkɑ̃
l'ordre
d'un
barbarebaʁbaʁ
D'un
pèrepɛʁ
me
séparesepaʁ
,
Le
seconderez-vous
?
GUILLAUME
Quandkɑ̃
mama
mortmɔʁ
se
préparepʁepaʁ
,
Que
monmɔ̃
filsfis
,
ô
barbarebaʁbaʁ
!
Se
dérobedeʁɔb
à
teste
coupsku
!
GESLER
L'audace
lesle
égareegaʁ
:
De
leurlœʁ
sangsɑ̃
êtreɛtʁ
avareavaʁ
C'est
trahirtʁaiʁ
monmɔ̃
courrouxkuʁu
.
à Gesler
SOLDATS
L'audace
lesle
égareegaʁ
:
De
leurlœʁ
sangsɑ̃
êtreɛtʁ
avareavaʁ
,
C'est
te
perdrepɛʁdʁ
avecavɛk
nousnu
.
RODOLPHE
L'audace
lesle
égareegaʁ
:
De
leurlœʁ
sangsɑ̃
êtreɛtʁ
avareavaʁ
,
C'est
te
perdrepɛʁdʁ
avecavɛk
nousnu
.
GESLER
Peuplepœpl
,
qu'on
se
retireʁətiʁ
,
Ouu
le
coupablekupabl
expireɛkspiʁ
:
touchant sa dague
GESLER
J'en
attesteatɛst
ce
ferfɛʁ
!
À ces mots succède un moment de stupeur parmi le peuple.
à demi-voix
GESLER
Ilsil
gardentgaʁd
le
silencesilɑ̃s
,
Ilsil
craignentkʁɛɲ
mama
vengeancevɑ̃ʒɑ̃s
.
SOLDATS
Ilsil
gardentgaʁd
le
silencesilɑ̃s
,
Ilsil
craignentkʁɛɲ
sasa
vengeancevɑ̃ʒɑ̃s
.
SUISSES
Assuronsasyʁɔ̃
enɑ̃
silencesilɑ̃s
Lesle
coupsku
de
lala
vengeancevɑ̃ʒɑ̃s
.
d'une voix très forte et secouant ses chaînes
GUILLAUME
Anathèmeanatɛm
à
Gesler
.
RODOLPHE
ete
SOLDATSsɔlda
Subirsybiʁ
tanttɑ̃
d'insolence
,
O
tourmentstuʁmɑ̃
de
l'enfer
!
s'agitant et se rapprochant
SUISSES
Ecoutez
lala
sentencesɑ̃tɑ̃s
:
Anathèmeanatɛm
à
Gesler
!
montrant les Suisses
GESLER
Sisi
l'un
d'entre
euxø
s'avance
,
désignant Tell
GESLER
Qu'il
tombetɔ̃b
soussu
le
ferfɛʁ
!
SOLDATS
Viveviv
,
viveviv
Gesler
!
sur la place, sur les toits, sur les arbres
SUISSES
Anathèmeanatɛm
à
Gesler
!
SCÈNE I
Arnold, Mathilde.
Intérieur d'une vieille chapelle en ruines, attenant aux jardins du palais d'Altdorf.
MATHILDE
Arnold
,
d'où
naît
ce
désespoirdezɛspwaʁ
?
Est-ce
la
cetsɛt
adieuadjø
sisi
tendretɑ̃dʁ
Que
j'espérais
entendreɑ̃tɑ̃dʁ
?
Vousvu
partezpaʁte
,
mais
bientôtbjɛ̃to
nousnu
pourronspuʁɔ̃
nousnu
revoirʁəvwaʁ
.
ARNOLD
Nonnɔ̃
,
jeʒə
resteʁɛst
u
m'enchaîne
unœ̃
terribletɛʁibl
devoirdəvwaʁ
;
Jeʒə
resteʁɛst
pourpuʁ
vengervɑ̃ʒe
monmɔ̃
pèrepɛʁ
.
MATHILDE
Qu'espérez-vous
?
ARNOLD
C'est
dudy
sangsɑ̃
que
j'espère
.
Jeʒə
renonceʁənɔ̃s
auxo
faveursfavœʁ
dudy
sortsɔʁ
,
Jeʒə
renonceʁənɔ̃s
à
touttu
ce
que
j'aime
,
À
lala
gloireglwaʁ
,
à
vous-mêmevumɛm
!…
MATHILDE
À
moimwa
,
Arnold
?
ARNOLD
Monmɔ̃
pèrepɛʁ
estɛst
mortmɔʁ
;
Ilil
estɛst
tombétɔ̃be
soussu
l'homicide
glaiveglɛv
.
MATHILDE
Cielsjɛl
!
ARNOLD
Savez-vous
quiki
dirigeadiʁiʒa
le
ferfɛʁ
?
MATHILDE
Aha
!
jeʒə
frémisfʁemi
,
achèveaʃɛv
!
ARNOLD
Votrevɔtʁ
effroiefʁwa
l'a
nomménɔme
...
Gesler
!
MATHILDE
Gesler
!
Pourpuʁ
notrenɔtʁ
amouramuʁ
plusply
d'espérance
;
Quandkɑ̃
mama
vievi
à
peinepɛn
commencekɔmɑ̃s
,
Pourpuʁ
toujourstuʒuʁ
jeʒə
perdspɛʁ
le
bonheurbɔnœʁ
Aha
!
Mathilde
,
dansdɑ̃
le
malheurmalœʁ
,
Pourpuʁ
toitwa
,
ilil
n'y
a
plusply
de
paix
!
De
tontɔ̃
pèrepɛʁ
,
l'ombre
indignéeɛ̃diɲe
S'oppose
à
notrenɔtʁ
funestefynɛst
amouramuʁ
.
Unœ̃
devoirdəvwaʁ
cruelkʁyɛl
t'attend
:
Arnold
,
fais
tontɔ̃
devoirdəvwaʁ
.
Quelkɛl
malheurmalœʁ
que
cetsɛt
odieuxɔdjø
jourʒuʁ
!
Jeʒə
haisʼai
le
solsɔl
u
jeʒə
suissɥi
néene
Maintenantmɛ̃tnɑ̃
que
tuty
doisdwa
vengervɑ̃ʒe
tontɔ̃
pèrepɛʁ
À
Mathilde
,
ilil
ne
t'est
plusply
permispɛʁmi
de
penserpɑ̃se
!
Loinlwɛ̃
de
toitwa
,
monmɔ̃
bien-aimébjɛ̃neme
,
Jeʒə
vivraisvivʁɛ
desde
joursʒuʁ
de
chagrinʃagʁɛ̃
.
Jeʒə
feraisfəʁɛ
résonnerʁezɔne
enɑ̃
vainvɛ̃
De
tontɔ̃
nomnɔ̃
lesle
contréeskɔ̃tʁe
Ete
dansdɑ̃
monmɔ̃
cœurkœʁ
jeʒə
porteraipɔʁtəʁɛ
Tontɔ̃
imageimaʒ
gravéegʁave
.
C'est
toitwa
quiki
me
sauvassova
lala
vievi
,
Celasəla
ne
méritemeʁit
paspa
l'oubli
!
Quelkɛl
bruitbʁɥi
arriveaʁiv
à
monmɔ̃
oreilleɔʁɛj
?
Desde
chantsʃɑ̃
?
desde
criskʁi
?
Gesler
s'éveille
.
Hélasʼelas
!
d'une
fêtefɛt
guerrièregɛʁjɛʁ
Ces
chantsʃɑ̃
annoncentanɔ̃s
lesle
apprêtsapʁɛ
.
Dudy
gouverneurguvɛʁnœʁ
fuisfɥi
le
palaispalɛ
,
Toujourstuʒuʁ
sasa
joieʒwa
estɛst
meurtrièremœʁtʁijɛʁ
;
Fuisfɥi
,
sisi
jamaisʒamɛ
jeʒə
te
fusfy
chèreʃɛʁ
.
Aha
!
fuisfɥi
!
Fuisfɥi
,
sisi
jamaisʒamɛ
jeʒə
te
fusfy
chèreʃɛʁ
Ouu
tuty
me
ferasfɛʁa
périrpeʁiʁ
de
douleurdulœʁ
.
Partoutpaʁtu
u
le
sortsɔʁ
t'entrainera
,
Monmɔ̃
chagrinʃagʁɛ̃
toujourstuʒuʁ
te
suivrasɥivʁa
.
Lesle
entends-tu
?
Ces
chantsʃɑ̃
Ilsil
me
remplissentʁɑ̃plis
de
terreurtɛʁœʁ
!
Parpaʁ
pitiépitje
,
fuisfɥi
sanssɑ̃
tardertaʁde
!
Aha
!
songesɔ̃ʒ
à
tontɔ̃
pèrepɛʁ
...
(
Oho
instantsɛ̃stɑ̃
de
douleurdulœʁ
!
Quelkɛl
martyre
pourpuʁ
monmɔ̃
cœurkœʁ
!)
Jeʒə
ne
sauraisoʁɛ
jamaisʒamɛ
t'oublier
!
Arnold sort à gauche, Mathilde à droite.
SCÈNE III
JEMMY
Aha
,
que
tontɔ̃
âmeam
se
rassureʁasyʁ
;
Le
Cielsjɛl
,
lesle
droitsdʁwa
de
lala
naturenatyʁ
Vontvɔ̃
luilɥi
parlerpaʁle
pourpuʁ
nousnu
.
à Gesler
JEMMY
Voisvwa
sasa
douleurdulœʁ
,
songesɔ̃ʒ
à
monmɔ̃
âge
,
Tuty
veux
contrekɔ̃tʁ
sonsɔ̃
filsfis
qu'il
dirigediʁiʒ
sesse
coupsku
!
Sursyʁ
unœ̃
enfantɑ̃fɑ̃
tuty
fais
tombertɔ̃be
tata
rageʁaʒ
,
Mais
dansdɑ̃
monmɔ̃
seinsɛ̃
ilil
a
mismi
sonsɔ̃
couragekuʁaʒ
.
Sisi
mêmemɛm
auo
grégʁe
de
tontɔ̃
courrouxkuʁu
Le
trépastʁepa
devientdəvjɛ̃
monmɔ̃
partagepaʁtaʒ
,
Vava
,
de
sasa
mainmɛ̃
ilil
semblerasɑ̃bləʁa
douxdu
.
Le
butby
estɛst
prêtpʁɛ
,
l'épreuve
estɛst
sûre
,
Ete
jeʒə
l'implore
à
teste
jenoux
.
Lala
mortmɔʁ
que
j'envisage
Souritsuʁi
à
monmɔ̃
jeuneʒœn
âge
;
J'attends
l'épreuve
avecavɛk
couragekuʁaʒ
,
Jeʒə
l'implore
à
teste
genouxʒənu
.
ACTE QUATRIÈME
Habitation du vieux Melcthal.
SCÈNE I
Arnold, seul.
ARNOLD
Ne
m'abandonne
pointpwɛ̃
,
espoirɛspwaʁ
de
lala
vengeancevɑ̃ʒɑ̃s
!
Guillaumegijom
estɛst
dansdɑ̃
lesle
fersfɛʁ
,
ete
monmɔ̃
impatienceɛ̃pasjɑ̃s
Pressepʁɛs
le
momentmɔmɑ̃
desde
combatskɔ̃ba
.
Dansdɑ̃
cettesɛt
enceinteɑ̃sɛ̃t
quelkɛl
silencesilɑ̃s
!
J'écoute
:
jeʒə
n'entends
que
le
bruitbʁɥi
de
mesme
paspa
.
Entronsɑ̃tʁɔ̃
...
Quellekɛl
terreurtɛʁœʁ
secrètesəkʁɛt
!
Devantdəvɑ̃
le
seuilsœj
,
malgrémalgʁe
moimwa
jeʒə
m'arrête
;
Jeʒə
n'y
rentreraiʁɑ̃tʁəʁɛ
paspa
.
Asileazil
héréditaireeʁeditɛʁ
,
u
mesme
yeux
s'ouvrirent
auo
jourʒuʁ
,
Hierijɛʁ
encor
,
tontɔ̃
abriabʁi
tutélairetytelɛʁ
Offraitɔfʁɛ
unœ̃
pèrepɛʁ
à
monmɔ̃
amouramuʁ
.
J'appelle
enɑ̃
vainvɛ̃
,
douleurdulœʁ
amère
!…
J'appelle
,
ilil
n'entend
plusply
mama
voixvwa
!
Mursmyʁ
chérisʃeʁi
qu'habitait
monmɔ̃
pèrepɛʁ
,
Jeʒə
viensvjɛ̃
vousvu
voirvwaʁ
pourpuʁ
lala
dernièredɛʁnjɛʁ
foisfwa
!
en dehors
CHŒUR
Vengeancevɑ̃ʒɑ̃s
!
ARNOLD
Quelkɛl
espoirɛspwaʁ
!
j'entends
desde
criskʁi
d'alarmes
.
Ce
sontsɔ̃
mesme
compagnonskɔ̃paɲɔ̃
,
jeʒə
lesle
voisvwa
accourirakuʁiʁ
.
SCÈNE II
Arnold, confédérés.
CHŒUR
Guillaumegijom
estɛst
prisonnierpʁizɔnje
ete
nousnu
sommessɔm
sanssɑ̃
armesaʁm
!
Nousnu
voulonsvulɔ̃
toustu
le
secourirsəkuʁiʁ
.
Desde
armesaʁm
!
desde
armesaʁm
!
Ete
nousnu
sauronssoʁɔ̃
mourirmuʁiʁ
.
ARNOLD
Dès
long-temps
,
Guillaumegijom
ete
monmɔ̃
pèrepɛʁ
Ontɔ̃
prévupʁevy
l'heure
desde
combatskɔ̃ba
:
Soussu
le
rocherʁɔʃe
,
auo
fondfɔ̃
dudy
châlet
solitairesɔlitɛʁ
,
Courezkuʁe
armeraʁme
vosvo
brasbʁa
.
CHŒUR
Couronskuʁɔ̃
armeraʁme
nosno
brasbʁa
.
ARNOLD
Nonnɔ̃
,
plusply
de
larmeslaʁm
inutilesinytil
,
Plusply
de
plaintesplɛ̃t
stérilessteʁil
:
Gesler
,
tuty
périraspeʁiʁa
!
Pourpuʁ
toitwa
,
quiki
privespʁiv
mama
tendressetɑ̃dʁɛs
De
monmɔ̃
pèrepɛʁ
ete
de
mama
maîtressemɛtʁɛs
,
Est-ce
assezase
que
le
trépastʁepa
?
en rentrant
CHŒUR
Melcthal
,
que
tontɔ̃
espoirɛspwaʁ
renaisse
!
Enfinɑ̃fɛ̃
le
glaiveglɛv
armeaʁm
nosno
brasbʁa
.
ARNOLD
Amisami
,
amisami
,
secondezsəgɔ̃de
mama
vengeancevɑ̃ʒɑ̃s
:
Sisi
notrenɔtʁ
chefʃɛf
estɛst
dansdɑ̃
lesle
fersfɛʁ
,
Brisons-les
avecavɛk
notrenɔtʁ
lancelɑ̃s
;
D'Altdorf
lesle
cheminsʃmɛ̃
sontsɔ̃
ouvertsuvɛʁ
.
Suivez-moi
:
d'un
monstremɔ̃stʁ
perfidepɛʁfid
,
Tromponstʁɔ̃pɔ̃
l'espérance
homicideɔmisid
;
Arrachonsaʁaʃɔ̃
Guillaumegijom
à
sesse
coupsku
!
D'un
tyrantiʁɑ̃
cruelkʁyɛl
ete
perfidepɛʁfid
Tromponstʁɔ̃pɔ̃
l'espérance
homicideɔmisid
:
Cettesɛt
tâchetaʃ
estɛst
dignediɲ
de
vousvu
.
CHŒUR
D'un
tyrantiʁɑ̃
cruelkʁyɛl
ete
perfidepɛʁfid
,
Tromponstʁɔ̃pɔ̃
l'espérance
homicideɔmisid
:
Cettesɛt
tâchetaʃ
estɛst
dignediɲ
de
nousnu
.
ARNOLD
ete
LE
CHŒURkœʁ
Sursyʁ
mesme
/
teste
paspa
,
Auxo
combatskɔ̃ba
!
Ouu
lala
victoireviktwaʁ
ouu
le
trépastʁepa
!
Ils sortent.
Vue du rocher situé au pied de l'Achsenberg; il est baigné par le lac des Quatre-Cantons. Des nuages épais, précurseurs de la tempête, bornent l'horizon. On découvre pourtant sur une haute éminence la maison de Tell. Dans cette enceinte, hérissée d'écueils, les flots se brisent avec furie.
SCÈNE III
Edwige, Femmes suisses.
CHŒUR DE FEMMES
u
vas-tu
?
tata
douleurdulœʁ
t'égare
.
N'entends-tu
paspa
nosno
ennemisɛnmi
?
HEDWIGE
Jeʒə
veux
voirvwaʁ
Gesler
:
jeʒə
lesle
suissɥi
.
CHŒUR
Ete
qu'obtiendras-tu
dudy
barbarebaʁbaʁ
?
HEDWIGE
Lala
mortmɔʁ
!
jeʒə
lala
désiredeziʁ
.
Ilil
triomphetʁijɔ̃f
,
ete
jeʒə
visvis
,
Quandkɑ̃
jeʒə
n'ai
plusply
d'époux
,
quandkɑ̃
jeʒə
n'ai
plusply
de
filsfis
!
SCÈNE IV
Les mêmes, Mathilde, Jemmy et pages de la suite de la princesse.
hors de la scène
JEMMY
Mama
mèremɛʁ
!
HEDWIGE
Onɔ̃
a
parlépaʁle
!
cettesɛt
voixvwa
doucedus
ete
tendretɑ̃dʁ
...
JEMMY
Mama
mèremɛʁ
!
HEDWIGE
Jeʒə
croiskʁwa
l'entendre
!
C'est
luilɥi
!
c'est
monmɔ̃
enfantɑ̃fɑ̃
!
ô
bonheurbɔnœʁ
!
Mais
,
hélasʼelas
!
Tontɔ̃
pèrepɛʁ
ne
suitsɥi
pointpwɛ̃
teste
paspa
.
JEMMY
À
sonsɔ̃
indigneɛ̃diɲ
chaîneʃɛn
ilil
saurasoʁa
se
soustrairesustʁɛʁ
:
en montrant Mathilde
JEMMY
Crois-en
notrenɔtʁ
appuiapɥi
tutélairetytelɛʁ
.
HEDWIGE
Princessepʁɛ̃sɛs
,
enɑ̃
l'écoutant
,
jeʒə
ne
vousvu
voyaisvwajɛ
paspa
.
O
protectricepʁɔtɛktʁis
augusteogyst
ete
chèreʃɛʁ
,
Hedwige
tombetɔ̃b
à
vosvo
genouxʒənu
!
Trio
MATHILDE
Jeʒə
rendsʁɑ̃
à
vostre
amouramuʁ
unœ̃
filsfis
dignediɲ
de
vousvu
.
Ce
filsfis
,
malgrémalgʁe
sonsɔ̃
âge
,
Estɛst
grandgʁɑ̃
parpaʁ
sonsɔ̃
couragekuʁaʒ
;
Ete
quandkɑ̃
mama
voixvwa
présagepʁezaʒ
Unœ̃
termetɛʁm
à
vosvo
douleursdulœʁ
,
Ce
n'est
qu'un
justeʒyst
hommageɔmaʒ
Offertɔfɛʁ
à
vosvo
malheursmalœʁ
.
HEDWIGE
ete
JEMMY
Mathilde
à
nosno
châlets
prometpʁɔmɛ
desde
joursʒuʁ
plusply
douxdu
.
Dudy
cielsjɛl
aprèsapʁɛ
l'orage
Elleɛl
estɛst
pourpuʁ
nousnu
l'image
;
Ete
quandkɑ̃
sasa
voixvwa
présagepʁezaʒ
Unœ̃
termetɛʁm
à
nosno
douleursdulœʁ
,
L'espoir
prendpʁɑ̃
sonsɔ̃
langagelɑ̃gaʒ
Ete
vientvjɛ̃
sécherseʃe
nosno
pleursplœʁ
.
HEDWIGE
Quoikwa
!
dansdɑ̃
nosno
mauxmo
,
acceptantaksɛptɑ̃
unœ̃
partagepaʁtaʒ
,
Vousvu
demeurezdəmœʁe
sursyʁ
ce
tristetʁist
rivageʁivaʒ
,
Vousvu
,
l'ornement
,
vousvu
,
l'orgueil
d'une
courkuʁ
!
MATHILDE
De
Guillaumegijom
captifkaptif
jeʒə
veux
êtreɛtʁ
l'otage
,
Ete
mama
présencepʁezɑ̃s
iciisi
répondʁepɔ̃
de
sonsɔ̃
retourʁətuʁ
.
HEDWIGE
Sonsɔ̃
retourʁətuʁ
!
n'est-ce
pointpwɛ̃
uneyn
espéranceɛspeʁɑ̃s
vainevɛn
?
D'Altdorf
que
ne
l'arrachons-nous
?
JEMMY
Ilil
n'est
plusply
dansdɑ̃
Altdorf
.
MATHILDE
Sursyʁ
le
laclak
onɔ̃
l'entraîne
.
HEDWIGE
Sursyʁ
le
laclak
?
ete
déjàdeʒa
l'ouragan
se
déchaînedeʃen
:
Partoutpaʁtu
lala
mortmɔʁ
pourpuʁ
monmɔ̃
épouxepu
!
JEMMY
Quelkɛl
souvenirsuvniʁ
m'éclaire
!
Réparonsʁepaʁɔ̃
unœ̃
oubliubli
fatalfatal
;
Que
de
lala
libertélibɛʁte
brillebʁij
enfinɑ̃fɛ̃
le
signalsiɲal
!
HEDWIGE
Qu'espères-tu
?
JEMMY
Sauversove
monmɔ̃
pèrepɛʁ
.
Touttu
unœ̃
peuplepœpl
se
lèvelɛv
à
ce
feu
tutélairetytelɛʁ
;
Ete
quelskɛl
que
soientswa
lesle
bordsbɔʁ
u
Gesler
descendradesɑ̃dʁa
,
Lala
vengeancevɑ̃ʒɑ̃s
l'y
recevra
!
il sort
SCÈNE V
Les mêmes, moins Jemmy.
MATHILDE
Quelkɛl
bruitbʁɥi
éclateeklat
sursyʁ
nosno
têtestɛt
?
HEDWIGE
C'est
lala
mortmɔʁ
quiki
s'avance
à
lala
voixvwa
desde
tempêtestɑ̃pɛt
:
Guillaumegijom
périrapeʁiʁa
!...
Toitwa
,
quiki
dudy
faiblefɛbl
estɛst
l'espérance
,
Sauvesov
Guillaumegijom
,
ô
Providencepʁɔvidɑ̃s
!
Dansdɑ̃
leurslœʁ
projetspʁɔʒɛ
,
dansdɑ̃
leurlœʁ
vengeancevɑ̃ʒɑ̃s
,
Trompetʁɔ̃p
ete
confondskɔ̃fɔ̃
nosno
ennemisɛnmi
.
Brisebʁiz
le
jougʒu
quiki
nousnu
opprimeɔpʁim
;
Dansdɑ̃
l'oppresseur
punispyni
le
crimekʁim
,
Sauvesov
Guillaumegijom
!
Ilil
meurtmœʁ
victimeviktim
De
sonsɔ̃
amouramuʁ
pourpuʁ
sonsɔ̃
payspei
.
HEDWIGE
,
MATHILDE
ete
LE
CHŒURkœʁ
Sauvesov
Guillaumegijom
!
ilil
meurtmœʁ
victimeviktim
De
sonsɔ̃
amouramuʁ
pourpuʁ
sonsɔ̃
payspei
.
SCÈNE VI
Les mêmes, Leuthold.
LEUTHOLD
Jeʒə
l'ai
vuvy
,
jeʒə
l'ai
vuvy
!
Guillaumegijom
sursyʁ
ces
rivesʁiv
Parpaʁ
lala
tempêtetɑ̃pɛt
estɛst
rejetéʁəʒəte
.
Sesse
mainsmɛ̃
cessentsɛs
d'être
captiveskaptiv
:
Le
gouvernailguvɛʁnaj
cèdesɛd
à
sasa
volontévɔlɔ̃te
.
HEDWIGE
Sisi
Guillaumegijom
,
malgrémalgʁe
l'orage
,
Peut
approcherapʁɔʃe
de
ce
rivageʁivaʒ
,
Jeʒə
répondsʁepɔ̃
de
sasa
libertélibɛʁte
.
MATHILDE
Couronskuʁɔ̃
à
luilɥi
.
TOUS
Couronskuʁɔ̃
à
luilɥi
.
SCÈNE VII
Guillaume, Gesler, soldats.
dans la barque
CHŒUR DE SOLDATS
Versvɛʁ
lala
riveʁiv
prochainepʁɔʃɛn
Lala
vaguevag
nousnu
entraîneɑ̃tʁɛn
:
D'une
mortmɔʁ
troptʁo
certainesɛʁtɛn
,
Guillaumegijom
,
sauve-nous
!
GESLER
Guillaumegijom
,
sauve-nous
!
abordant et repoussant du pied la barque au milieu des vagues
GUILLAUME
Nonnɔ̃
,
vousvu
périrezpeʁiʁe
toustu
!
Toitwa
quiki
voulaisvulɛ
desde
frontsfʁɔ̃
servilessɛʁvil
Obtenirɔptəniʁ
unœ̃
lâchelaʃ
respectʁɛspɛ
,
Commandekɔmɑ̃d
auxo
vaguesvag
indocilesɛ̃dɔsil
De
se
courberkuʁbe
à
tontɔ̃
aspectaspɛ
!
SCÈNE VIII
Guillaume, Hedwige, Jemmy.
HEDWIGE
Jeʒə
te
revoisʁəvwa
!
JEMMY
Monmɔ̃
pèrepɛʁ
!
HEDWIGE
O
retourʁətuʁ
pleinplɛ̃
de
charmesʃaʁm
!
montrant la maison qui brûle
GUILLAUME
Quellekɛl
flammeflam
brillebʁij
à
mesme
yeux
?
JEMMY
Auo
défautdefo
d'un
bûcherbyʃe
d'alarmes
,
Moi-mêmemwamɛm
j'embrasai
le
toittwa
de
nosno
aïeuxajø
.
Mais
dudy
moinsmwɛ̃
j'ai
sauvésove
teste
armesaʁm
.
saisissant l'arc et la flèche qu'on lui présente
GUILLAUME
Gesler
,
tuty
peux
venirvəniʁ
!
SCÈNE IX
Les mêmes, Gesler, soldats.
CHŒUR DE SOLDATS
Enɑ̃
vainvɛ̃
ilil
veut
nousnu
fuirfɥiʁ
:
Suivonssɥivɔ̃
,
suivonssɥivɔ̃
sasa
tracetʁas
.
GESLER
Qu'il
ne
trouvetʁuv
sasa
grâcegʁas
Que
dansdɑ̃
le
coupku
mortelmɔʁtɛl
!
GESLER
ete
GARDESgaʁd
Qu'il
ne
trouvetʁuv
sasa
grâcegʁas
Que
dansdɑ̃
le
coupku
mortelmɔʁtɛl
!
HEDWIGE
C'est
luilɥi
!
à sa femme et à son fils
GUILLAUME
Retirez-vous
;
que
lala
Suissesɥis
respireʁɛspiʁ
!
À
toitwa
,
Gesler
!
frappé au haut du rocher
GESLER
J'expire
!
C'est
lala
flècheflɛʃ
de
Tell
!
il tombe dans le lac
fuyant
LES GARDES
C'est
lala
flècheflɛʃ
de
Tell
!
JEMMY
ete
HEDWIGE
O
jourʒuʁ
de
délivrancedelivʁɑ̃s
!
Sasa
mortmɔʁ
terminetɛʁmin
enfinɑ̃fɛ̃
nosno
mauxmo
.
GUILLAUME
De
Dieudjø
reconnaisʁəkɔnɛ
l'assistance
.
JEMMY
Rienʁjɛ̃
n'a
pupy
le
soustrairesustʁɛʁ
auo
traittʁɛ
de
lala
vengeancevɑ̃ʒɑ̃s
:
Sesse
richessesʁiʃɛs
nini
sasa
puissancepɥisɑ̃s
,
Sesse
supplicessyplis
nini
sesse
bourreauxbuʁo
.
SCÈNE X
Les mêmes, Walter et des confédérés, Mathilde.
WALTER
À
ces
signauxsiɲo
de
flammeflam
enfinɑ̃fɛ̃
cessonssɛsɔ̃
de
craindrekʁɛ̃dʁ
;
Ilil
fautfo
dudy
sangsɑ̃
pourpuʁ
lesle
éteindreetɛ̃dʁ
,
Ilil
fautfo
le
sangsɑ̃
de
l'oppresseur
.
Mais
,
que
vois-je
?
Guillaumegijom
!
ilil
estɛst
librelibʁ
,
ô
bonheurbɔnœʁ
!
Volonsvɔlɔ̃
versvɛʁ
le
tyrantiʁɑ̃
!
GUILLAUME
Que
veux-tu
?
WALTER
Qu'il
succombesykɔ̃b
!
GUILLAUME
Dansdɑ̃
le
laclak
vava
chercherʃɛʁʃe
sasa
tombetɔ̃b
!
Mathilde entre à cette réponse de Guillaume.
GUILLAUME
JEMMY
ete
HEDWIGE
Honneurɔnœʁ
,
honneurɔnœʁ
,
Auo
brasbʁa
libérateurlibeʁatœʁ
!
TOUTS
Honneurɔnœʁ
,
honneurɔnœʁ
,
Auo
brasbʁa
libérateurlibeʁatœʁ
!
GUILLAUME
Pointpwɛ̃
de
vainevɛn
espéranceɛspeʁɑ̃s
,
Tanttɑ̃
que
d'Altdorf
lesle
créneauxkʁeno
orgueilleuxɔʁgœjø
Commanderontkɔmɑ̃dəʁɔ̃
à
notrenɔtʁ
obéissanceɔbeisɑ̃s
.
SCÈNE XI
Les mêmes, Arnold et le reste des trois cantons.
présentant à Guillaume le drapeau qui flottait au troisième acte sur le château d 'Altdorf
ARNOLD
Tuty
n'as
plusply
à
formerfɔʁme
de
v
¦
ux
,
Altdorf
estɛst
enɑ̃
notrenɔtʁ
puissancepɥisɑ̃s
!
TOUS
Victoireviktwaʁ
!
Altdorf
estɛst
enɑ̃
notrenɔtʁ
puissancepɥisɑ̃s
!
ARNOLD
Vousvu
iciisi
,
Mathilde
?
MATHILDE
Ouiwi
,
c'est
moimwa
:
Desde
faussesfos
grandeursgʁɑ̃dœʁ
détrompéedetʁɔ̃pe
,
Tontɔ̃
égaleegal
jeʒə
te
revoisʁəvwa
;
Ete
,
m'appuyant
sursyʁ
tontɔ̃
épéeepe
,
Jusqu'à
lala
libertélibɛʁte
jeʒə
m'élève
avecavɛk
toitwa
.
ARNOLD
Pourquoipuʁkwa
tata
présencepʁezɑ̃s
,
ô
monmɔ̃
pèrepɛʁ
!
Manque-t-elle
auo
bonheurbɔnœʁ
de
l'Helvétie
entièreɑ̃tjɛʁ
?
L'orage, entièrement dissipé, laisse voir, dans toute sa beauté, une partie de la Suisse. Une multitude de barques pavoisées voguent sur le lac des Quatre-Cantons. Les montagnes qui dominent Flüelen, et surmontées encore par les grands glaciers frappés des rayons du soleil, couronnent le tableau.
GUILLAUME
Touttu
changeʃɑ̃ʒ
ete
granditgʁɑ̃di
enɑ̃
ces
lieuxljø
.
Quelkɛl
airɛʁ
purpyʁ
!
HEDWIGE
Quelkɛl
jourʒuʁ
radieuxʁadjø
!
JEMMY
Auo
loinlwɛ̃
quelkɛl
horizonɔʁizɔ̃
immenseimɑ̃s
!
MATHILDE
Ouiwi
,
lala
naturenatyʁ
soussu
nosno
yeux
Dérouledeʁul
sasa
magnificencemaɲifisɑ̃s
.
GUILLAUME
À
nosno
accentsaksɑ̃
religieuxʁəliʒjø
,
Libertélibɛʁte
,
redescendsʁədesɑ̃
desde
cieux
,
Ete
que
tontɔ̃
règneʁɛɲ
recommenceʁəkɔmɑ̃s
!
TOUS
Libertélibɛʁte
,
redescendsʁədesɑ̃
desde
cieux
,
Ete
que
tontɔ̃
règneʁɛɲ
recommenceʁəkɔmɑ̃s
!
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