Offenbach, Jacques
Les Contes d'Hoffmann
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PROLOGUE
SCÈNE PREMIÈRE
Chœur Invisible.
LES ESPRITS DE LA BIÈRE
Glouɡlu
!
glouɡlu
!
glouɡlu
!
glouɡlu
!
jeʒə
suissɥi
lala
bièrebjɛʁ
.
LES ESPRITS DU VIN
Glouɡlu
!
glouɡlu
!
glouɡlu
!
glouɡlu
!
jeʒə
suissɥi
lelə
vinvɛ̃
.
TOUS LES ESPRITS ENSEMBLE
Glouɡlu
!
glouɡlu
!
glouɡlu
!
nousnu
sommessɔm
Lesle
amisami
desde
hommesɔm
;
Nousnu
chassonsʃasɔ̃
d'ici
Langueurlɑ̃gœʁ
ete
soucisusi
.
Glouɡlu
!
SCÈNE II
Le conseiller Lindorff, Andrès.
entrant, suivi d'Andrès
LINDORF
Lelə
conseillerkɔ̃seje
Lindorf
,
morbleumɔʁblø
!
C'est
moimwa
quiki
suissɥi
Lelə
conseillerkɔ̃seje
Lindorf
!
...
Nenə
crainskʁɛ̃
rienʁjɛ̃
ete
memə
suissɥi
.
N'as-tu
paspa
pourpuʁ
maîtressemɛtʁɛs
Lala
Stella
,
cettesɛt
enchanteresseɑ̃ʃɑ̃təʁɛs
?
ANDRÈS
Ouiwi
.
LINDORF
Quiki
vientvjɛ̃
dedə
Milanmilɑ̃
...
ANDRÈS
Ouiwi
.
LINDORF
Traînanttʁɛnɑ̃
sursyʁ
sesse
paspa
Nombrenɔ̃bʁ
d'amoureux
,
n'est-ce
paspa
?
ANDRÈS
Ouiwi
.
LINDORF
C'est
à
l'un
d'eux
,
jeʒə
gagegaʒ
,
Quekə
tuty
portespɔʁt
cesə
messagemesaʒ
?
ANDRÈS
Ouiwi
.
LINDORF
Jeʒə
tetə
l'achète
.
ANDRÈS
Bonbɔ̃
.
LINDORF
Dixdis
thalers
!
ANDRÈS
Nonnɔ̃
!
LINDORF
Vingtvɛ̃
!
Trentetʁɑ̃t
!..
Andrès ne répond pas. – A part.
LINDORF
Parlons-lui
sasa
languelɑ̃g
.
Levant sa canne.
LINDORF
Quarantekaʁɑ̃t
!
ANDRÈS
Ouiwi
!
...
lui donnant de l'argent et prenant la lettre.
LINDORF
Donnedɔn
,
ete
va-t'en
auo
diabledjabl
!
ANDRÈS
Ouiwi
!
ouiwi
!
Il sort.
regardant la suscription de la lettre.
LINDORF
Voyonsvwajɔ̃
:
»
pourpuʁ
Hoffmann
«,
bonbɔ̃
...
jeʒə
m'en
doutaisdutɛ
!
ô
femmesfam
Voilàvwala
lesle
maîtresmɛtʁ
dedə
vosvo
cœurskœʁ
!
Voilàvwala
dedə
vosvo
âmesam
Lesle
heureuxœʁø
vainqueursvɛ̃kœʁ
!
Unœ̃
poètepɔɛt
!
...
unœ̃
ivrogneivʁɔɲ
!
...
enfinɑ̃fɛ̃
!
passonspasɔ̃
!
...
Il ouvre la lettre, en tire une petite clef et lit.
LINDORF
»
Jeʒə
t'aime
!
...
Sisi
jeʒə
t'ai
faitfɛ
souffrirsufʁiʁ
,
sisi
tuty
m'aimes
toi-mêmetwamɛm
,
Amiami
,
pardonne-moi
,
Cettesɛt
clefkle
t'ouvrira
mama
logelɔʒ
,
souviens-toisu.v(ə).niʁ
!
...«
A lui-même.
LINDORF
Ouiwi
,
l'on
devientdəvjɛ̃
dignediɲ
d'envie
,
Quandkɑ̃
,
brisébʁize
parpaʁ
l'amour
,
onɔ̃
portepɔʁt
auxo
cabaretskabaʁɛ
Ete
sesse
espoirsɛspwaʁ
ete
sesse
regretsʁəgʁɛ
!
Voilàvwala
cesə
qu'il
vousvu
fautfo
!
...
Ehe
bienbjɛ̃
!
nonnɔ̃
,
sursyʁ
mama
vievi
.
Dansdɑ̃
lesle
rôlesʁol
d'amoureux
Langoureuxlɑ̃guʁø
Jeʒə
saissɛ
quekə
jeʒə
suissɥi
pitoyablepitwajabl
;
Maismɛ
j'ai
dedə
l'esprit
commekɔm
unœ̃
diabledjabl
,
Commekɔm
unœ̃
diabledjabl
!
...
Mesme
yeuxjø
lancentlɑ̃s
desde
éclairseklɛʁ
,
Desde
éclairseklɛʁ
!
...
J'ai
dansdɑ̃
touttu
lelə
physiquefizik
Unœ̃
aspectaspɛ
sataniquesatanik
Quiki
produitpʁɔdɥi
sursyʁ
lesle
nerfsnɛʁ
L'effet
d'une
pilepil
électriqueelɛktʁik
,
Electrique
!
...
Parpaʁ
lesle
nerfsnɛʁ
j'arrive
auo
cœurkœʁ
Jeʒə
triomphetʁijɔ̃f
parpaʁ
lala
peurpœʁ
,
Parpaʁ
lala
peurpœʁ
!
...
Ouiwi
,
chèreʃɛʁ
primapʁima
donnadɔna
Quandkɑ̃
onɔ̃
a
Lala
beautébote
parfaitepaʁfɛt
Onɔ̃
doitdwa
dédaignerdedeɲe
unœ̃
poètepɔɛt
,
Unœ̃
poètepɔɛt
!
Dedə
cesə
boudoirbudwaʁ
parfumépaʁfyme
,
Parfumépaʁfyme
,
Quekə
lelə
diabledjabl
m'emporte
Sisi
jeʒə
n'ouvre
lala
portepɔʁt
!
Monmɔ̃
rivalʁival
estɛst
aiméɛme
,
Jeʒə
nenə
lelə
suissɥi
paspa
,
quekə
m'importe
?
Quekə
m'importe
?
Sanssɑ̃
parlerpaʁle
dudy
positifpozitif
.
Jeʒə
suissɥi
vieuxvjø
,
maismɛ
jeʒə
suissɥi
vifvif
!
Jeʒə
suissɥi
vifvif
Il regarde sa montre.
LINDORF
Deuxdø
heuresœʁ
devantdəvɑ̃
moimwa
!
...
Sisi
j'ai
bonnebɔn
mémoirememwaʁ
,
C'est
dansdɑ̃
cesə
cabaretkabaʁɛ
,
qu'avec
dedə
jeunesʒœn
fousfu
Hoffmann
vientvjɛ̃
deviserdəvize
ete
boirebwaʁ
!
Surveillons-le
jusqu'au
momentmɔmɑ̃
dudy
rendez-vousʁɑ̃devu
!
SCÈNE III
Lindorf, Luther, Garçons
entrant, suivi de ses garçons
LUTHER
Vitevit
!
vitevit
!
qu'on
sesə
remueʁəmy
!
Lesle
brocsbʁo
!
lesle
chopesʃɔp
,
lesle
quinquetskɛ̃.kɛ
!
Lesle
toaststost
vontvɔ̃
suivresɥivʁ
lesle
bouquetsbukɛ
Ete
souhaiterswete
lala
bienvenuebjɛ̃.v(ə).ny
A
cetsɛt
astreastʁ
dudy
firmamentfiʁmamɑ̃
!
Vivementvivmɑ̃
,
garçonsgaʁsɔ̃
,
vivementvivmɑ̃
!
Les garçons achèvent de préparer la salle. La porte du fond s'ouvre: Nathanaël, Hermann, Wofframm, Wilhelm et une troupe d'étudiants entrent gaiement en scène.
SCÈNE IV
Lindorf, Luther, Nathanael, Hermann, Étudiants, Garçons de Taverne.
CHŒUR DES ÉTUDIANTS
Drig
!
drig
!
drig
!
maîtremɛtʁ
Luther
,
Tisontizɔ̃
d'enfer
,
Drig
!
drig
!
drig
!
à
nousnu
tata
bièrebjɛʁ
,
A
nousnu
tontɔ̃
vinvɛ̃
,
Jusqu'au
matinmatɛ̃
Remplisʁɑ̃pli
monmɔ̃
verrevɛʁ
,
Jusqu'au
matinmatɛ̃
Remplisʁɑ̃pli
lesle
potspo
d'étain
!
NATHANAEL
Luther
estɛst
unœ̃
bravebʁav
hommeɔm
;
Tiretiʁ
lan
laire
!
C'est
demaindəmɛ̃
qu'on
l'assomme
;
Tiretiʁ
lan
lala
!
LE CHŒUR
Tiretiʁ
lan
lala
!
Les étudiants frappent les gobelets sur les tables.
allant de table en table avec les garçons et servant les étudiants.
LUTHER
Voilàvwala
,
messieursme.sjø
,
voilàvwala
!
HERMANN
Sasa
cavekav
estɛst
d'un
bonbɔ̃
drilledʁij
;
Tiretiʁ
lan
laire
!
C'est
demaindəmɛ̃
qu'on
lala
pillepij
Tiretiʁ
lan
lala
!
LE CHŒUR
Tiretiʁ
lan
lala
!
Bruit de gobelets.
LUTHER
Voilàvwala
,
messieursme.sjø
,
voilàvwala
!
WILHELM
Sasa
femmefam
estɛst
fillefij
d'Eve
;
Tiretiʁ
lan
laire
;
C'est
demaindəmɛ̃
qu'on
l'enlève
;
Tiretiʁ
lan
lala
!
LE CHŒUR
Tiretiʁ
lan
lala
!
LUTHER
Voilàvwala
,
messieursme.sjø
,
voilàvwala
!
LE CHŒUR
Drig
!
drig
!
drig
!
maîtremɛtʁ
Luther
Tisontizɔ̃
d'enfer
!
Drig
!
drig
!
drig
!
à
nousnu
lala
bièrebjɛʁ
,
A
nousnu
tontɔ̃
vinvɛ̃
!
Jusqu'au
matinmatɛ̃
Remplisʁɑ̃pli
monmɔ̃
verrevɛʁ
!
Jusqu'au
matinmatɛ̃
Remplisʁɑ̃pli
lesle
potspo
d'étain
!
Les étudiants s'assoient, boivent et fument dans tous les coins.
LUTHER
Ehe
bienbjɛ̃
!
Stella
?
...
NATHANAEL
Viveviv
Dieudjø
!
mesme
amisami
,
lala
bellebɛl
créaturekʁeatyʁ
!
Commekɔm
auo
chef-d'œuvre
dedə
Mozartmɔzaʁ
Elleɛl
prêtepʁɛt
l'accent
d'une
voixvwa
fermefɛʁm
ete
sûresyʁ
!
C'est
lala
grâcegʁas
dedə
lala
naturenatyʁ
,
Ete
c'est
lelə
triomphetʁijɔ̃f
dedə
l'art
!
Quekə
monmɔ̃
premierpʁəmje
toasttost
soitswa
pourpuʁ
elleɛl
!
Jeʒə
boisbwa
à
lala
Stella
!
TOUS
Vivatviva
!
à
lala
Stella
!
NATHANAEL
Commentkɔmɑ̃
Hoffmann
n'est-il
paspa
làla
Pourpuʁ
fêterfɛte
avecavɛk
nousnu
cettesɛt
étoileetwal
nouvellenuvɛl
!
Ehe
!
Luther
!
...
mama
grossegʁos
tonnetɔn
!
Qu'as-tu
faitfɛ
dedə
notrenɔtʁ
Hoffmann
?
HERMANN
C'est
tontɔ̃
vinvɛ̃
quiki
l'empoisonne
!
Tuty
l'as
tuétɥe
,
foifwa
d'Hermann
!
Rends-nous
Hoffmann
!
TOUS
Rends-nous
Hoffmann
!
à part
LINDORF
Auo
diabledjabl
Hoffmann
!
NATHANAEL
Morbleumɔʁblø
!
qu'on
nousnu
l'apporte
Ouu
tontɔ̃
dernierdɛʁnje
jourʒuʁ
a
luilɥi
!
Messieurs, il ouvre la porte,
LUTHER
Ete
Niklausse
estɛst
avecavɛk
luilɥi
!
TOUS
Vivatviva
!
c'est
luilɥi
!
à part.
LINDORF
Veillonsvɛjɔ̃
sursyʁ
luilɥi
.
Oho
!
oho
!
d'où
vientvjɛ̃
cetsɛt
airɛʁ
fâchéfaʃe
?
à Hoffmann
NATHANAEL
C'est
à
nenə
paspa
tetə
reconnaîtreʁəkɔnɛtʁ
.
HERMANN
Sursyʁ
quellekɛl
herbeɛʁb
as-tu
doncdɔ̃k
marchémaʁʃe
?
HOFFMANN
Hélasʼelas
!
sursyʁ
uneyn
herbeɛʁb
mortemɔʁt
Auo
soufflesufl
glacéglase
dudy
nordnɔʁ
!
...
NICKLAUSSE
Ete
làla
,
prèspʁɛ
dedə
cettesɛt
portepɔʁt
,
Sursyʁ
unœ̃
ivrogneivʁɔɲ
quiki
dortdɔʁ
!
HOFFMANN
C'est
vraivʁɛ
!
...
Cesə
coquin-là
,
pardieupaʁdjø
!
m'a
faitfɛ
envieɑ̃vi
!
A
boirebwaʁ
!
...
ete
,
commekɔm
luilɥi
,
couchonskuʃɔ̃
dansdɑ̃
lelə
ruisseauʁɥiso
.
HERMANN
Sanssɑ̃
oreillerɔʁɛje
?
HOFFMANN
Lala
pierrepjɛʁ
!
NATHANAEL
Ete
sanssɑ̃
rideauʁido
?
HOFFMANN
Lelə
cielsjɛl
!
NATHANAEL
Sanssɑ̃
couvre-piedkuvʁəpje
?
HOFFMANN
Lala
pluieplɥi
!
HERMANN
As-tu
lelə
cauchemarkɔʃmaʁ
,
Hoffmann
?
HOFFMANN
Nonnɔ̃
,
maismɛ
cesə
soirswaʁ
.
Touttu
à
l'heure
,
auo
théâtreteatʁ
...
TOUS
Ehe
bienbjɛ̃
?
HOFFMANN
J'ai
crukʁy
revoirʁəvwaʁ
...
Baste
!
...
à
quoikwa
bonbɔ̃
rouvrirʁuvʁiʁ
uneyn
vieillevjɛj
blessureblesyʁ
?
Lala
vievi
estɛst
courtekuʁt
!
...
Ilil
fautfo
l'égayer
enɑ̃
cheminʃmɛ̃
.
Ilil
fautfo
boirebwaʁ
,
chanterʃɑ̃te
ete
rireʁiʁ
à
l'aventure
,
Saufsof
à
pleurerplœʁe
demaindəmɛ̃
!
NATHANAEL
Chanteʃɑ̃t
doncdɔ̃k
lelə
premierpʁəmje
,
sanssɑ̃
qu'on
tetə
lelə
demandedəmɑ̃d
;
Nousnu
feronsfəʁɔ̃
choruskɔʁys
.
HOFFMANN
Soitswa
!
NATHANAEL
Quelquekɛlkə
choseʃoz
dedə
gaigɛ
!
HERMANN
Lala
chansonʃɑ̃sɔ̃
dudy
Ratʁa
!
NATHANAEL
Nonnɔ̃
!
moimwa
,
j'en
suissɥi
fatiguéfatige
.
Cesə
qu'il
nousnu
fautfo
,
c'est
lala
légendeleʒɑ̃d
Dedə
Klein-Zach
?
...
TOUS
C'est
lala
légendeleʒɑ̃d
dedə
Klein-Zach
!
HOFFMANN
Vava
pourpuʁ
Klein-Zach
!
Ilil
étaitetɛ
uneyn
foisfwa
à
lala
courkuʁ
d'Eysenach
Unœ̃
petitpəti
avortonavɔʁtɔ̃
quiki
sesə
nommaitnɔmɛ
Klein-Zach
!
Ilil
étaitetɛ
coiffékwafe
d'un
colbac
,
Ete
sesse
jambesʒɑ̃b
faisaientfɛzɛ
clicklik
,
clacklak
!
Voilàvwala
Klein-Zach
!
LE CHŒUR
Clicklik
,
clacklak
!
...
Voilàvwala
Klein-Zach
!
HOFFMANN
Ilil
avaitavɛ
uneyn
bossebɔs
enɑ̃
guisegiz
d'estomac
;
Sesse
piedspje
ramifiésʁamifje
semblaientsɑ̃blɛ
sortirsɔʁtiʁ
d'un
sacsak
,
Sonsɔ̃
nezne
étaitetɛ
noirnwaʁ
dedə
tabactaba
,
Ete
sasa
têtetɛt
faisaitfɛzɛ
crickʁik
,
crackʁak
,
Crickʁik
,
crackʁak
,
Voilàvwala
Klein-Zach
.
LE CHŒUR
Crickʁik
,
crackʁak
,
Voilàvwala
Klein-Zach
HOFFMANN
Quantkɑ̃
auxo
traitstʁɛ
dedə
sasa
figurefigyʁ
...
Il semble s'absorber peu à peu dans son rêve.
LE CHŒUR
Quantkɑ̃
auxo
traitstʁɛ
dedə
sasa
figurefigyʁ
?
...
très lentement
HOFFMANN
Quantkɑ̃
auxo
traitstʁɛ
dedə
sasa
figurefigyʁ
...
Il se lève.
HOFFMANN
Aha
!
sasa
figurefigyʁ
étaitetɛ
charmanteʃaʁmɑ̃t
!
...
Jeʒə
lala
voisvwa
,
Bellebɛl
commekɔm
lelə
jourʒuʁ
oùu
,
courantkuʁɑ̃
aprèsapʁɛ
elleɛl
,
Jeʒə
quittaikitɛ
commekɔm
unœ̃
foufu
lala
maisonmɛzɔ̃
paternellepatɛʁnɛl
Ete
m'enfuis
à
traverstʁavɛʁ
lesle
vallonsvalɔ̃
ete
lesle
boisbwa
!
Sesse
cheveuxʃəvø
enɑ̃
torsadestɔʁsad
sombressɔ̃bʁ
Sursyʁ
sonsɔ̃
colkɔl
élégantelegɑ̃
jetaientʒətɛ
leurslœʁ
chaudesʃod
ombresɔ̃bʁ
.
Sesse
yeuxjø
,
enveloppésɑ̃vlɔpe
d'azur
,
Promenaientpʁɔmənɛ
autourotuʁ
d'elle
unœ̃
regardʁəgaʁ
fraisfʁɛ
ete
purpyʁ
Ete
,
commekɔm
notrenɔtʁ
charʃaʁ
emportaitɑ̃pɔʁtɛ
sanssɑ̃
secoussesəkus
Nosno
cœurskœʁ
ete
nosno
amoursamuʁ
,
sasa
voixvwa
vibrantevibʁɑ̃t
ete
doucedus
Auxo
cieuxsjø
quiki
l'écoutaient
jetaitʒətɛ
cesə
chantʃɑ̃
vainqueurvɛ̃kœʁ
Dontdɔ̃
l'éternel
échoeko
résonneʁezɔn
dansdɑ̃
monmɔ̃
cœurkœʁ
!
NATHANAEL
O
bizarrebizaʁ
cervellesɛʁvɛl
!
Quiki
diabledjabl
peins-tu
làla
!
Klein-Zach
?
...
HOFFMANN
Jeʒə
parlepaʁl
d'elle
.
lui touchant l'épaule
NATHANAEL
Quiki
?
sortant de son rêve
HOFFMANN
Nonnɔ̃
!
personnepɛʁsɔn
!
...
rienʁjɛ̃
!
monmɔ̃
espritɛspʁi
sesə
troublaittʁublɛ
!
Rienʁjɛ̃
!
...
Ete
Klein-Zach
vautvo
mieuxmjø
,
touttu
difformedifɔʁm
qu'il
estɛst
!
...
Quandkɑ̃
ilil
avaitavɛ
troptʁo
buby
dedə
genièvreʒənjɛvʁ
ouu
dedə
rack
Ilil
fallaitfalɛ
voirvwaʁ
flotterflɔte
lesle
deuxdø
panspɑ̃
dedə
sonsɔ̃
fracfʁak
,
Commekɔm
desde
herbesɛʁb
dansdɑ̃
unœ̃
laclak
!
...
Ete
lelə
monstremɔ̃stʁ
faisaitfɛzɛ
flicflik
,
flacflak
!
...
Flicflik
,
flacflak
!
Voilàvwala
Klein-Zach
!
LE CHŒUR
Flicflik
,
flacflak
!
Voilàvwala
Klein-Zach
!
jetant son verre
HOFFMANN
Peuhpø
!
...
cettesɛt
bièrebjɛʁ
estɛst
détestabledetɛstabl
!
Allumonsalymɔ̃
lelə
punchpœnʃ
!
grisons-nous
!
Ete
quekə
lesle
plusply
fousfu
Roulentʁul
soussu
lala
tabletabl
.
LE CHŒUR
Ete
quekə
lesle
plusply
fousfu
Roulentʁul
soussu
lala
tabletabl
!
Mouvement général. On éteint les lumières. Luther allume un immense bol de punch; une lumière bleuâtre éclaire la scène.
LE CHŒUR
Luther
estɛst
unœ̃
bravebʁav
hommeɔm
,
Tiretiʁ
lanlaire
,
Tiretiʁ
lan
lala
,
C'est
demaindəmɛ̃
qu'on
l'assomme
,
Tiretiʁ
lan
laire
,
Tiretiʁ
lan
lala
,
Sasa
cavekav
estɛst
d'un
bonbɔ̃
drilledʁij
.
Tiretiʁ
lan
laire
,
Tiretiʁ
lan
lala
,
C'est
demaindəmɛ̃
qu'on
lala
pillepij
,
Tiretiʁ
lan
laire
,
Tiretiʁ
lan
lala
.
NICKLAUSSE
A
lala
bonnebɔn
heureœʁ
,
auo
moinsmwɛ̃
!
voilàvwala
quekə
l'on
sesə
piquepik
Dedə
raisonʁɛzɔ̃
ete
dedə
senssɑ̃s
pratiquepʁatik
!
Pestepɛst
soitswa
desde
cœurskœʁ
langoureuxlɑ̃guʁø
!
NATHANAEL
Gageonsgaʒɔ̃
qu'Hoffmann
estɛst
amoureuxamuʁø
!
HOFFMANN
Amoureuxamuʁø
...
Lelə
diabledjabl
m'emporte
Sisi
jamaisʒamɛ
jeʒə
lelə
deviensdəvjɛ̃
!
...
à mi-voix
LINDORF
Ehe
!
ehe
!
l'impertinence
estɛst
fortefɔʁt
Ilil
nenə
fautfo
jurerʒyʁe
dedə
rienʁjɛ̃
!
se retournant
HOFFMANN
Plaît-ilplɛ.t‿il
?
Reconnaissant Lindorf
HOFFMANN
Quandkɑ̃
onɔ̃
parlepaʁl
dudy
diabledjabl
,
Onɔ̃
enɑ̃
voitvwa
lesle
corneskɔʁn
!
...
NICKLAUSSE
Pardonpaʁdɔ̃
!
Lala
perruquepeʁyk
!
...
chasteʃast
dondɔ̃
LINDORF
Enɑ̃
admettantadmɛtɑ̃
qu'un
bohèmebɔɛm
Soitswa
volable
,
cherʃɛʁ
amouramuʁ
!
levant son verre
HOFFMANN
A
madamemadam
votrevɔtʁ
femmefam
,
Cherʃɛʁ
suppôtsypo
dedə
Luciferlysifɛʁ
!
même jeu
LINDORF
Elleɛl
enɑ̃
mourramuʁːa
,
sursyʁ
monmɔ̃
âmeam
,
Cherʃɛʁ
échappéeʃape
dedə
l'Enfer
!
Ils boivent.
NICKLAUSSE ET LE CHŒUR
Simplesɛ̃pl
échangeeʃɑ̃ʒ
dedə
politessespɔlitɛs
!
C'est
ainsiɛ̃si
qu'à
l'ombre
desde
boisbwa
Dedə
deuxdø
bergersbɛʁʒe
,
pourpuʁ
leurslœʁ
maîtressesmɛtʁɛs
Alternaientaltɛʁnɛ
lesle
chantsʃɑ̃
ete
lesle
voixvwa
!
aux étudiants
HOFFMANN
Jeʒə
vousvu
disdi
,
moimwa
,
qu'un
malheurmalœʁ
memə
menacemənas
!
Montrant Lindorf
HOFFMANN
Jeʒə
nenə
l'ai
paspa
rencontréʁɑ̃kɔ̃tʁe
facefas
à
facefas
Qu'il
nenə
m'en
soitswa
arrivéaʁive
quelquekɛlkə
ennuiɑ̃nɥi
!
Touttu
mauvaismovɛ
sortsɔʁ
memə
vientvjɛ̃
dedə
luilɥi
!
...
Sisi
jeʒə
joueʒu
,
ilil
memə
faitfɛ
perdrepɛʁdʁ
!
...
LINDORF
Bonbɔ̃
!
ilil
fautfo
croirekʁwaʁ
Quekə
vousvu
jouezʒwe
malmal
!
Espirt
morosemɔʁoz
,
Grandgʁɑ̃
mercimɛʁsi
pourpuʁ
Fausta
,
Gretchen
ete
Léonor
!
HOFFMANN
Baste
!
autantotɑ̃
celles-làsɛl.la
quekə
d'autres
?
NATHANAEL
Tata
maîtressemɛtʁɛs
estɛst
doncdɔ̃k
unœ̃
trésortʁezɔʁ
Quekə
tuty
méprisesmepʁiz
tanttɑ̃
lesle
nôtresnotʁ
?
HOFFMANN
Mama
maîtressemɛtʁɛs
?
...
A part
HOFFMANN
Ouiwi
,
Stella
!
Troistʁwa
femmesfam
dansdɑ̃
lala
mêmemɛm
femmefam
!
Troistʁwa
âmesam
dansdɑ̃
uneyn
seulesœl
âmeam
!
Artisteaʁtist
,
jeuneʒœn
fillefij
,
ete
courtisanekuʁtizan
!
...
Tendant la main vers la droite
HOFFMANN
Làla
!
Haut
HOFFMANN
Mama
maîtressemɛtʁɛs
?
...
Nonnɔ̃
paspa
!
ditesdit
mieuxmjø
,
troistʁwa
maîtressesmɛtʁɛs
,
Triotʁijo
charmantʃaʁmɑ̃
d'enchanteresses
Quiki
sesə
partagèrentpaʁtaʒɛʁ
mesme
joursʒuʁ
!
Voulez-vous
lelə
récitʁesi
dedə
cessɛ
follesfɔl
amoursamuʁ
?
...
LE CHŒUR
Ouiwi
,
ouiwi
!
NICKLAUSSE
Quekə
parles-tu
dedə
troistʁwa
maîtressesmɛtʁɛs
?
HOFFMANN
Fumefym
!
...
Avantavɑ̃
quekə
cettesɛt
pipepip
éteinteetɛ̃t
sesə
rallumeʁalym
Tuty
m'auras
sanssɑ̃
doutedut
compriskɔ̃pʁi
,
O
toitwa
quiki
dansdɑ̃
cesə
dramedʁam
oùu
monmɔ̃
cœurkœʁ
sesə
consumekɔ̃sym
Railleur
HOFFMANN
Dudy
bonbɔ̃
senssɑ̃s
emportasɑ̃pɔʁta
lelə
prixpʁi
!
Tous les étudiants vont reprendre leurs places.
rentrant en scène
LUTHER
Messieursme.sjø
,
onɔ̃
vava
leverləve
lelə
rideauʁido
.
NATHANAEL
Qu'il
sesə
lèvelɛv
!
C'est
làla
notrenɔtʁ
moindremwɛ̃dʁ
soucisusi
!
à part
LINDORF
Avantavɑ̃
quekə
l'opéra
s'achève
,
J'ai
lelə
tempstɑ̃
d'écouter
aussiosi
.
Luther va reprendre sa place à son comptoir.
LE CHŒUR
Écoutonsekutɔ̃
!
ilil
estɛst
douxdu
dedə
boirebwaʁ
Auo
récitʁesi
d'une
follefɔl
histoireistwaʁ
,
Enɑ̃
suivantsɥivɑ̃
lelə
nuagenɥaʒ
clairklɛʁ
Quekə
lala
pipepip
jetteʒɛt
dansdɑ̃
l'air
!
s'asseyant sur le coin d'une table.
HOFFMANN
Jeʒə
commencekɔmɑ̃s
.
LE CHŒUR
Silencesilɑ̃s
!
à part
LINDORF
Dansdɑ̃
uneyn
heureœʁ
,
j'espère
,
ilsil
serontsəʁɔ̃
à
quiakɥija
!
HOFFMANN
Lelə
nomnɔ̃
dedə
lala
premièrepʁəmjɛʁ
étaitetɛ
Olympia
!
Le rideau tombe, pendant qu'Hoffmann parle à tous les étudiants attentifs.
PREMIER ACTE
OLYMPIA
Un riche cabinet de physicien donnant sur une galerie dont les portes sont closes par des tapisseries; portes latérales fermées également par des portières. Le théâtre est éclairé par de bougies.
SCÈNE PREMIÈRE
seul, il tient la portière de droite soulevée
SPALANZANI
Làla
!
dorsdɔʁ
enɑ̃
paixpɛ
.
Ehe
i
Ehe
!
...
sagesaʒ
,
modestemɔdɛst
ete
bellebɛl
,
Jeʒə
rentreraiʁɑ̃tʁəʁɛ
parpaʁ
elleɛl
Dansdɑ̃
lesle
cinqsɛ̃k
centssɑ̃
ducatsdyka
quekə
lala
banqueroutebɑ̃kʁut
Dudy
juifʒɥif
Élias
memə
coûtekut
!
Resteʁɛst
Coppélius
dontdɔ̃
lala
duplicitédyplisite
Peutpø
réclamerʁeklame
desde
droitsdʁwa
à
lala
paternitépatɛʁnite
,
Diabledjabl
d'homme
!
...
Ilil
estɛst
loinlwɛ̃
,
parpaʁ
bonheurbɔnœʁ
!
SCÈNE II
Spalanzani, Hoffmann, puis Cochenille et les Laquais.
SPALANZANI
voyantvwajɑ̃
entrerɑ̃tʁe
Hoffmann
.
Aha
!
bonjourbɔ̃ʒuʁ
...
enchantéɑ̃ʃɑ̃te
!
...
HOFFMANN
Jeʒə
viensvjɛ̃
troptʁo
tôtto
,
peut-êtrepøtɛtʁ
?
SPALANZANI
Commentkɔmɑ̃
doncdɔ̃k
,
unœ̃
élèveelɛv
...
HOFFMANN
Indigneɛ̃diɲ
dedə
sonsɔ̃
maîtremɛtʁ
.
SPALANZANI
Troptʁo
modestemɔdɛst
,
enɑ̃
véritéveʁite
!
Plusply
dedə
versvɛʁ
,
plusply
dedə
musiquemyzik
,
Ete
vousvu
serezsəʁe
enɑ̃
physiquefizik
Professeurpʁɔfɛsœʁ
dedə
facultéfakylte
.
Vousvu
connaîtrezkɔnɛtʁe
mama
fillefij
,
unœ̃
souriresuʁiʁ
angéliqueɑ̃ʒelik
,
Lala
physiquefizik
estɛst
touttu
,
monmɔ̃
cherʃɛʁ
!
Olympia
vautvo
trèstʁɛ
cherʃɛʁ
!
...
à part
HOFFMANN
Quelkɛl
rapportʁapɔʁ
lala
physiquefizik
a-t-elle
avecavɛk
sasa
fillefij
?
appelant
SPALANZANI
Holàʼɔla
!
héʼe
!
...
Cochenillekɔʃnij
!
Cochenille paraît.
SPALANZANI
Faisfɛ
allumeralyme
partoutpaʁtu
...
bégayant
CHENILLE
Ete
...
lelə
champagneʃɑ̃paɲ
.
SPALANZANI
Attendsatɑ̃
!
Suis-moi
.
A Hoffmann
SPALANZANI
Pardonpaʁdɔ̃
,
monmɔ̃
cherʃɛʁ
,
jeʒə
reviensʁəvjɛ̃
dansdɑ̃
l'instant
.
Ils sortent.
SCÈNE III
seul
HOFFMANN
Allonsalɔ̃
!
Couragekuʁaʒ
ete
confiancekɔ̃fjɑ̃s
Jeʒə
deviensdəvjɛ̃
unœ̃
puitspɥi
dedə
sciencesjɑ̃s
!
Ilil
fautfo
tournertuʁne
selonsəlɔ̃
lelə
ventvɑ̃
.
Pourpuʁ
méritermeʁite
cellesɛl
quekə
j'aime
,
Jeʒə
sauraisoʁɛ
trouvertʁuve
enɑ̃
moi-mêmemwamɛm
L'étoffe
d'un
savantsavɑ̃
,
Elleɛl
estɛst
làla
...
Sisi
j'osais
!
...
Il soulève tout doucement la portière de droite.
HOFFMANN
C'est
elleɛl
?
...
Elleɛl
sommeillesɔmɛj
!
...
Qu'elle
estɛst
bellebɛl
!
...
Aha
!
vivrevivʁ
deuxdø
!
...
N'avoir
qu'une
mêmemɛm
espéranceɛspeʁɑ̃s
,
Unœ̃
mêmemɛm
souvenirsuvniʁ
!
Partagerpaʁtaʒe
lelə
bonheurbɔnœʁ
,
partagerpaʁtaʒe
lala
souffrancesufʁɑ̃s
,
Partagerpaʁtaʒe
l'avenir
!
...
Laisselɛs
,
laisselɛs
mama
flammeflam
Verservɛʁse
enɑ̃
toitwa
lelə
jourʒuʁ
!
Laisselɛs
écloreeklɔʁ
tontɔ̃
âmeam
Auxo
rayonsʁɛjɔ̃
dedə
l'Amour
!
Foyerfwaje
divindivɛ̃
!
...
Soleilsɔlɛj
dontdɔ̃
l'ardeur
nousnu
pénètrepe.ne.tʁe
Ete
nousnu
vientvjɛ̃
embraserɑ̃bʁaze
!
...
Ineffableinefabl
désirdeziʁ
oùu
l'on
sentsɑ̃
touttu
sonsɔ̃
êtreɛtʁ
Sesə
fondrefɔ̃dʁ
enɑ̃
unœ̃
baiserbɛze
.
Laisselɛs
,
laisselɛs
mama
flammeflam
Verservɛʁse
enɑ̃
toitwa
lelə
jourʒuʁ
!
...
Laisselɛs
écloreeklɔʁ
tontɔ̃
âmeam
Auxo
rayonsʁɛjɔ̃
dedə
l'Amour
!
Il soulève de nouveau la portière; Nicklausse paraît.
SCÈNE IV
Hoffmann, Nicklausse.
NICKLAUSSE
Pardieupaʁdjø
!
...
J'étais
bienbjɛ̃
sûrsyʁ
dedə
tetə
trouvertʁuve
iciisi
!
...
laissant brusquement retomber la portière
HOFFMANN
Chutʃyt
!
...
NICKLAUSSE
Pourquoipuʁkwa
?
...
C'est
làla
quekə
respireʁɛspiʁ
Lala
colombekɔlɔ̃b
quiki
faitfɛ
tontɔ̃
amoureuxamuʁø
soucisusi
,
Lala
bellebɛl
Olympia
?
...
Vava
,
monmɔ̃
enfantɑ̃fɑ̃
!
Admireadmiʁ
!
HOFFMANN
Ouiwi
,
jeʒə
l'adore
!
NICKLAUSSE
Attendsatɑ̃
à
lala
connaîtrekɔnɛtʁ
mieuxmjø
.
HOFFMANN
L'âme
qu'on
aimeɛm
estɛst
aiséeeze
à
connaîtrekɔnɛtʁ
!
railleur
NICKLAUSSE
Quoikwa
?
d'un
regardʁəgaʁ
?
...
parpaʁ
lala
fenêtrefnɛtʁ
?
HOFFMANN
Ilil
suffitsy.fi
d'un
regardʁəgaʁ
pourpuʁ
embrasserɑ̃bʁase
lesle
cieuxsjø
!
NICKLAUSSE
Quellekɛl
chaleurʃalœʁ
!
...
Auo
moinsmwɛ̃
sait-elle
quekə
tuty
l'aimes
?
HOFFMANN
Nonnɔ̃
!
NICKLAUSSE
Écris-lui
!
HOFFMANN
Jeʒə
n'ose
paspa
.
NICKLAUSSE
Pauvrepovʁ
agneauaɲo
!
Parle-lui
!
HOFFMANN
Lesle
dangersdɑ̃ʒe
sontsɔ̃
lesle
mêmesmɛm
.
NICKLAUSSE
Alorsalɔʁ
,
chanteʃɑ̃t
,
morbleumɔʁblø
!
pourpuʁ
sortirsɔʁtiʁ
d'un
teltɛl
paspa
!
HOFFMANN
Monsieurməsjø
Spalanzani
n'aime
paspa
lala
musiquemyzik
.
riant
NICKLAUSSE
Ouiwi
,
jeʒə
saissɛ
!
Touttu
pourpuʁ
lala
physiquefizik
!
...
Uneyn
poupéepupe
auxo
yeuxjø
d'émail
Jouaitʒwɛ
auo
mieuxmjø
dedə
l'éventail
Auprèsopʁɛ
d'un
petitpəti
coqkɔk
enɑ̃
cuivrekɥivʁ
;
Toustu
deuxdø
chantaientʃɑ̃tɛ
à
l'unisson
D'une
merveilleusemɛʁvɛjøz
façonfasɔ̃
,
Dansaientdɑ̃sɛ
,
caquetaientkakətɛ
,
semblaientsɑ̃blɛ
vivrevivʁ
.
HOFFMANN
Plaît-ilplɛ.t‿il
?
Pourquoipuʁkwa
cettesɛt
chansonʃɑ̃sɔ̃
?
NICKLAUSSE
Lelə
petitpəti
coqkɔk
,
luisantlɥizɑ̃
ete
vifvif
,
Avecavɛk
unœ̃
airɛʁ
rébarbatifʁebaʁbatif
,
Tournaittuʁnɛ
parpaʁ
troistʁwa
foisfwa
sursyʁ
lui-mêmelɥimɛm
;
Parpaʁ
unœ̃
rouageʁwaʒ
ingénieuxɛ̃ʒenjø
,
Lala
poupéepupe
,
enɑ̃
roulantʁulɑ̃
lesle
yeuxjø
,
Soupiraitsupiʁɛ
ete
disaitdizɛ
:
Jeʒə
t'aime
!
SCÈNE V
Les Mêmes, Coppélius.
COPPÉLIUS
C'est
moimwa
,
Coppélius
!
...
doucementdusmɑ̃
,
prenonspʁənɔ̃
gardegaʁd
!
Apercevant Hoffmann.
COPPÉLIUS
Quelqu'un
...
se retournant
NICKLAUSSE
Heinʼɛ̃
!
...
COPPÉLIUS
Qu'est-ce
doncdɔ̃k
quekə
cesə
monsieurməsjø
regardeʁəgaʁd
?
Regardant par-dessus l'épaule d'Hoffmann
COPPÉLIUS
Notrenɔtʁ
Olympia
!
...
fortfɔʁ
bienbjɛ̃
..
à part
NICKLAUSSE
Leurlœʁ
Olympia
?
à Hoffmann
COPPÉLIUS
Jeuneʒœn
hommeɔm
,
Elevant la voix.
COPPÉLIUS
Ehe
!
monsieurməsjø
!
Voyant qu' Hoffmann ne répond pas, lui frappant sur l'épaule.
COPPÉLIUS
Ilil
n'entend
rienʁjɛ̃
!
Monsieurməsjø
!
HOFFMANN
Plaît-ilplɛ.t‿il
?
COPPÉLIUS
Jeʒə
memə
nommenɔm
Coppélius
,
unœ̃
amiami
Dedə
monsieurməsjø
Spalanzani
.
Hoffmann le salue.
COPPÉLIUS
Voyezvwaje
cessɛ
baromètresbaʁɔmɛtʁ
Hygromètresigʁɔmɛtʁ
,
Thermomètrestɛʁmɔmɛtʁ
,
Auo
rabaisʁabɛ
,
maismɛ
auo
comptantkɔ̃tɑ̃
.
Voyezvwaje
,
vousvu
enɑ̃
serezsəʁe
contentkɔ̃tɑ̃
.
Vidant à terre son sac rempli de lorgnons, lunettes et lorgnettes.
COPPÉLIUS
Chacunʃakœ̃
dedə
cessɛ
lorgnonslɔʁɲɔ̃
rendʁɑ̃
noirnwaʁ
commekɔm
lelə
jaisʒɛ
,
Ouu
blancblɑ̃
commekɔm
l'hermine
,
Assombritasɔ̃bʁi
,
Illumineilymin
,
Éclaireeklɛʁ
,
ouu
flétritfletʁi
Lesle
objetsɔbʒɛ
.
J'ai
desde
yeuxjø
,
dedə
vraisvʁɛ
yeuxjø
,
Desde
yeuxjø
vivantsvivɑ̃
,
desde
yeuxjø
dedə
flammeflam
,
Desde
yeuxjø
merveilleuxmɛʁvɛjø
Quiki
vontvɔ̃
jusquesʒyskə
auo
fondfɔ̃
dedə
l'âme
Ete
quiki
mêmemɛm
dansdɑ̃
bienbjɛ̃
desde
caska
Enɑ̃
peuventpœv
prêterpʁɛte
uneyn
à
ceuxsø
quiki
n'en
ontɔ̃
paspa
.
J'ai
desde
yeuxjø
,
dedə
vraisvʁɛ
yeuxjø
vivantsvivɑ̃
,
desde
yeuxjø
dedə
flammeflam
,
J'ai
desde
yeuxjø
,
Dedə
beauxbo
yeuxjø
!
Ouiwi
!
Veux-tu
voirvwaʁ
lelə
cœurkœʁ
d'une
femmefam
?
S'il
estɛst
purpyʁ
ouu
s'il
estɛst
infâmeɛ̃fam
!
Ouu
bienbjɛ̃
préfères-tu
lelə
voirvwaʁ
Lelə
voirvwaʁ
touttu
blancblɑ̃
quandkɑ̃
ilil
estɛst
noirnwaʁ
?
Prendspʁɑ̃
ete
tuty
verrasvɛʁa
Cesə
quekə
tuty
voudrasvudʁa
.
Prenezpʁəne
mesme
yeuxjø
,
mesme
yeuxjø
vivantsvivɑ̃
,
memə
yeuxjø
dedə
flammeflam
,
Mesme
yeuxjø
quiki
percentpɛʁs
l'âme
.
Prenezpʁəne
mesme
yeuxjø
!
HOFFMANN
Dis-tu
vraivʁɛ
?
lui présentant un lorgnon
COPPÉLIUS
Voyezvwaje
!
HOFFMANN
Donnedɔn
!
COPPÉLIUS
Troistʁwa
ducatsdyka
!
soulevant la portière et regardant
HOFFMANN
Dieudjø
puissantpɥisɑ̃
!
quellekɛl
grâcegʁas
rayonneʁɛjɔn
Sursyʁ
sonsɔ̃
frontfʁɔ̃
!
COPPÉLIUS
Troistʁwa
ducatsdyka
.
HOFFMANN
Cherʃɛʁ
angeɑ̃ʒ
,
est-ce
bienbjɛ̃
toitwa
?
faisant retomber la portière
COPPÉLIUS
Troistʁwa
ducatsdyka
!
HOFFMANN
Aha
!
pourquoipuʁkwa
memə
ravirʁaviʁ
cettesɛt
imageimaʒ
Dedə
bonheurbɔnœʁ
ete
d'amour
?
Nicklausse donne les ducats à Coppélius.
SCÈNE VI
Les mêmes, Spalanzani, puis Cochenille.
entrant en se frottant les mains, puis apercevant Coppélius.
SPALANZANI
Heinʼɛ̃
!
Vousvu
?
COPPÉLIUS
Cesə
cherʃɛʁ
maîtremɛtʁ
!
...
SPALANZANI
Morbleumɔʁblø
!
Ilil
étaitetɛ
convenukɔ̃vny
...
COPPÉLIUS
Rienʁjɛ̃
d'écrit
...
SPALANZANI
Maismɛ
...
COPPÉLIUS
Chimèreʃimɛʁ
!
...
L'argent
sursyʁ
vousvu
pleuvrapløvʁa
dansdɑ̃
peupø
,
Jeʒə
veuxvø
touttu
partagerpaʁtaʒe
.
SPALANZANI
Nenə
suis-je
paspa
lelə
pèrepɛʁ
D'Olympia
?
COPPÉLIUS
Pardonpaʁdɔ̃
,
elleɛl
a
mesme
yeuxjø
.
SPALANZANI
Plusply
basba
!
...
A part.
Bien lui prend que j'ignore
SPALANZANI
Sonsɔ̃
secretsəkʁɛ
.
Maismɛ
j'y
pensepɑ̃s
,
ouiwi
!
Haut.
SPALANZANI
Voulez-vous
encoreɑ̃kɔʁ
Cinqsɛ̃k
centssɑ̃
ducatsdyka
?
qu'un
écritekʁi
dedə
vousvu
m'abandonne
Sesse
yeuxjø
,
ainsiɛ̃si
quekə
toutetut
sasa
personnepɛʁsɔn
,
Ete
voicivwasi
votrevɔtʁ
argentaʁʒɑ̃
sursyʁ
lelə
juifʒɥif
Élias
.
COPPÉLIUS
Élias
?
SPALANZANI
Uneyn
maisonmɛzɔ̃
sûresyʁ
.
bas, à Nicklausse
HOFFMANN
Quelkɛl
marchémaʁʃe
peuvent-ils
conclurekɔ̃klyʁ
.
écrit sur ses tablettes
COPPÉLIUS
Allonsalɔ̃
,
c'est
ditdi
.
Ils échangent leurs papiers.
SPALANZANI
Donnantdɔnɑ̃
,
donnantdɔnɑ̃
!
Cesə
cherʃɛʁ
amiami
!
Ils s'embrassent.
COPPÉLIUS
Cesə
cherʃɛʁ
amiami
!
à part
SPALANZANI
Vava
,
maintenantmɛ̃tnɑ̃
!
Vava
tetə
fairefɛʁ
payerpɛje
!
COPPÉLIUS
A
propospʁɔpo
,
uneyn
idéeide
,
Mariezmaʁje
doncdɔ̃k
Olympia
!
Montrant Hoffmann
COPPÉLIUS
Lelə
jeuneʒœn
foufu
quekə
voilàvwala
Nenə
vousvu
l'a
doncdɔ̃k
paspa
demandéedəmɑ̃de
?
Quelkɛl
nigaudnigo
!
SPALANZANI
C'est
jeuneʒœn
!
COPPÉLIUS
Ouiwi
,
vousvu
l'avez
endormiɑ̃dɔʁmi
.
l'embrassant
SPALANZANI
Cesə
cherʃɛʁ
amiami
!
même jeu
COPPÉLIUS
Cesə
cherʃɛʁ
amiami
.
Il sort en ricanant.
à Hoffmann
SPALANZANI
Lala
physiquefizik
,
monmɔ̃
cherʃɛʁ
!
...
HOFFMANN
Aha
!
...
c'est
uneyn
maniemani
.
paraissant au fond
COCHENILLE
Monsieurməsjø
,
voilàvwala
toutetut
lala
compagniekɔ̃paɲi
.
SCÈNE VII
Hoffmann, Spalanzani, Cochenille, Nicklausse, Invités, Laquais.
LE CHŒUR DES INVITÉS
Nonnɔ̃
,
aucunokœ̃
hôteot
,
vraimentvʁɛmɑ̃
,
Nenə
reçoitʁə.swa
plusply
richementʁiʃmɑ̃
!
Parpaʁ
lelə
goûtgu
,
sasa
maisonmɛzɔ̃
brillebʁij
!
Touttu
s'y
trouvetʁuv
réuniʁeyni
.
Çasa
,
monsieurməsjø
Spalanzani
,
Présentez-nous
votrevɔtʁ
fillefij
.
Onɔ̃
lala
ditdi
faitefɛt
à
ravirʁaviʁ
,
Aimableɛmabl
,
exempteɛgzɑ̃t
dedə
vicesvis
.
Nousnu
comptonskɔ̃tɔ̃
nousnu
rafraîchirʁafʁɛʃiʁ
Aprèsapʁɛ
quelqueskɛlkə
exercicesɛgzɛʁsis
.
Nonnɔ̃
,
aucunokœ̃
hôteot
vraimentvʁɛmɑ̃
Nenə
reçoitʁə.swa
plusply
richementʁiʃmɑ̃
!
SPALANZANI
Vousvu
serezsəʁe
satisfaitssatisfɛ
,
messieursme.sjø
,
dansdɑ̃
unœ̃
momentmɔmɑ̃
.
Il fait signe à Cochenille de le suivre, et sort avec lui par la droite. Les invités se promènent par groupes en admirant la demeure de Spalanzani. Nicklausse s'approche d'Hoffmann.
à Hoffmann
NICKLAUSSE
Enfinɑ̃fɛ̃
,
nousnu
allonsalɔ̃
voirvwaʁ
dedə
prèspʁɛ
cettesɛt
merveillemɛʁvɛj
Sanssɑ̃
pareillepa.ʁɛj
!
HOFFMANN
Silencesilɑ̃s
!
...
lala
voicivwasi
!
...
Entrée de Spalanzani conduisant Olympia. Cochenille les suit. Curiosité générale.
SCÈNE VIII
Les mêmes, Olympia.
SPALANZANI
Mesdamesmedam
ete
messieursme.sjø
.
Jeʒə
vousvu
présentepʁezɑ̃t
Mama
fillefij
Olympia
.
LE CHŒUR
Charmanteʃaʁmɑ̃t
!
Elleɛl
a
dedə
trèstʁɛ
beauxbo
yeuxjø
!
Sasa
tailletaj
estɛst
fortfɔʁ
bienbjɛ̃
prisepʁiz
!
Voyezvwaje
commekɔm
elleɛl
estɛst
misemiz
!
Ilil
nenə
luilɥi
manquemɑ̃k
rienʁjɛ̃
!
Elleɛl
estɛst
trèstʁɛ
bienbjɛ̃
!
HOFFMANN
Aha
!
qu'elle
estɛst
adorableadɔʁabl
!
NICKLAUSSE
Charmanteʃaʁmɑ̃t
,
incomparableɛ̃kɔ̃paʁabl
.
À Olympia
SPALANZANI
Quelkɛl
succèssyksɛ
estɛst
lelə
tientjɛ̃
!
en la lorgnant
NICKLAUSSE
Vraimentvʁɛmɑ̃
elleɛl
estɛst
trèstʁɛ
bienbjɛ̃
.
LE CHŒUR
Elleɛl
a
dedə
trèstʁɛ
beauxbo
yeuxjø
,
Sasa
tailletaj
estɛst
fortfɔʁ
bienbjɛ̃
prisepʁiz
Voyezvwaje
commekɔm
elleɛl
estɛst
misemiz
,
Ilil
nenə
luilɥi
manquemɑ̃k
rienʁjɛ̃
.
Vraimentvʁɛmɑ̃
elleɛl
estɛst
trèstʁɛ
bienbjɛ̃
.
SPALANZANI
Mesdamesmedam
ete
messieursme.sjø
,
flère
dedə
vosvo
bravosbʁavo
,
Ete
surtoutsyʁtu
impatienteɛ̃pasjɑ̃t
D'en
conquérirkɔ̃keʁiʁ
dedə
nouveauxnuvo
,
Mama
fillefij
,
obéissantɔbeisɑ̃
à
vosvo
moindresmwɛ̃dʁ
capriceskapʁis
,
Vava
,
s'il
vousvu
plaîtplɛ
...
à part
NICKLAUSSE
Passerpase
à
d'autres
exercicesɛgzɛʁsis
.
SPALANZANI
Vousvu
chanterʃɑ̃te
unœ̃
grandgʁɑ̃
airɛʁ
,
enɑ̃
suivantsɥivɑ̃
dedə
lala
voixvwa
,
Talenttalɑ̃
rareʁaʁ
!
Lelə
clavecinklavsɛ̃
,
lala
guitaregitaʁ
,
Ouu
lala
harpeʼaʁp
,
à
votrevɔtʁ
choixʃwa
!
au fond du théâtre, en voix de fausset
COCHENILLE
Lala
harpeʼaʁp
!
...
répondant dans la coulisse à la voix de Cochenille
UNE VOIX DE BASSE
Lala
harpeʼaʁp
!
...
SPALANZANI
Fortfɔʁ
bienbjɛ̃
!
...
Cochenillekɔʃnij
Vava
vitevit
nousnu
chercherʃɛʁʃe
lala
harpeʼaʁp
dedə
mama
fillefij
Cochenille entre dans l'appartement d'Olympia.
à part
HOFFMANN
Jeʒə
vaisvɛ
l'entendre
...
ô
joieʒwa
!
à part
NICKLAUSSE
O
follefɔl
passionpasjɔ̃
!
à Olympia
SPALANZANI
Maîtrisemetʁiz
tontɔ̃
émotionemosjɔ̃
.
Monmɔ̃
enfantɑ̃fɑ̃
!
OLYMPIA
Ouiwi
!
rentrant en scène avec une harpe
COCHENILLE
Voilàvwala
!
s'asseyant auprès d'Olympia et plaçant sa harpe devant lui
SPALANZANI
Messieursme.sjø
,
attentionatɑ̃sjɔ̃
!
COCHENILLE
A
...
attentionatɑ̃sjɔ̃
!
LE CHŒUR
Attentionatɑ̃sjɔ̃
.
accompagnée par Spalanzani. – De temps à autre sa voix faiblit, Cochenille lui touche l'épaule et l'on entend le bruit d'un ressort.
OLYMPIA
Lesle
oi-seaux-dans-la-char-mille
.
Dans-les-cieux-l'astre-du-jour
,
Tout-parle-à-la-jeune-fil-le
D'a-mour
!
Voi-là
La-chan-son-gen-tille
,
Voi-là
,
La-chan-son-d'O-lym-pia
!
Haʼa
!
LE CHŒUR
C'est
lala
chansonʃɑ̃sɔ̃
d'Olympia
!
OLYMPIA
Tout-ce-qui-chante-et-ré-sonne
Et-sou-pire-tour-à-tour-
,
É-meut-son-cœur-qui-fris-sonne
D'a-mour
!
Voi-là
La-chan-son-mi-gnon-ne
Voi-là
La-chan-son-d'O-lym-pia
.
Haʼa
!
LE CHŒUR
C'est
lala
chansonʃɑ̃sɔ̃
d'Olympia
.
à Nicklausse
HOFFMANN
Aha
!
monmɔ̃
amiami
!
quelkɛl
accentaksɑ̃
!
...
NICKLAUSSE
Quelleskɛl
gammesgam
!
...
Cochenille a enlevé la harpe et tout le monde s'est
empressé autour d'Olympia qui remercie tour à tour de la main droite et de la main gauche. Hoffmann la contemple avec ravissement. Un laquais vient dire quelques mots à Spalanzani.
SPALANZANI
Allonsalɔ̃
,
messieursme.sjø
!
...
lala
mainmɛ̃
auxo
damesdam
!
...
Lelə
soupersupe
nousnu
attendatɑ̃
!
...
LE CHŒUR
Lelə
soupersupe
!
...
Bonbɔ̃
celasəla
!
...
SPALANZANI
A
moinsmwɛ̃
qu'on
nenə
préfèrepʁefɛʁ
Danserdɑ̃se
d'abord
!
...
avec énergie
LE CHŒUR
Nonnɔ̃
!
...
nonnɔ̃
!
...
lelə
soupersupe
!
...
bonnebɔn
affaireafɛʁ
,
Ensuiteɑ̃sɥit
onɔ̃
danseradɑ̃səʁa
.
SPALANZANI
Commekɔm
ilil
vousvu
plairaplɛʁa
!
...
s'approchant d'Olympia
HOFFMANN
Oserai-je
?
...
intervenant
SPALANZANI
Elleɛl
estɛst
unœ̃
peupø
lasselas
Attendezatɑ̃de
lelə
balbal
.
Il touche l'épaule d'Olympia
OLYMPIA
Ouiwi
.
SPALANZANI
Vousvu
voyezvwaje
,
jusque-làʒyskla
Voulez-vous
memə
fairefɛʁ
lala
grâcegʁas
Dedə
tenirtəniʁ
compagniekɔ̃paɲi
à
monmɔ̃
Olympia
?
HOFFMANN
O
bonheurbɔnœʁ
!
à part, en riant
SPALANZANI
Nousnu
verronsvɛʁɔ̃
cesə
qu'il
luilɥi
chanteraʃɑ̃təʁa
.
à Spalanzani
NICKLAUSSE
Elleɛl
nenə
soupesup
paspa
?
SPALANZANI
Nonnɔ̃
!
à part
NICKLAUSSE
Ame
poétiquepɔetik
!
Spalanzani passe un moment derrière Olympia. On entend de nouveau le bruit d'un ressort qu'on remonte. Nicklausse se retourne.
NICKLAUSSE
Plaît-ilplɛ.t‿il
?
...
SPALANZANI
Rienʁjɛ̃
!
lala
physiquefizik
!
...
aha
!
monsieurməsjø
!
lala
physiquefizik
.
Il conduit Olympia à un fauteuil et l'y fait asseoir puis il sort avec les invités.
COCHENILLE
Le-e
soupersupe
vou-ous
attendatɑ̃
.
avec un enthousiasme croissant
LE CHŒUR
Lelə
soupersupe
,
lelə
soupersupe
,
lelə
soupersupe
nousnu
attendatɑ̃
!
Nonnɔ̃
,
aucunokœ̃
hôteot
vraimentvʁɛmɑ̃
,
Nenə
reçoitʁə.swa
plusply
richementʁiʃmɑ̃
!
Aha
!
comprends-tu
,
dis-moi
,
cettesɛt
joieʒwa
éternelleetɛʁnɛl
Desde
cœurskœʁ
silencieuxsilɑ̃sjø
?
...
Vivantsvivɑ̃
,
n'être
qu'une
âmeam
,
ete
dudy
mêmemɛm
coupku
d'aile
Nousnu
élancerelɑ̃se
auxo
cieuxsjø
!
Laisselɛs
,
laisselɛs
mama
flammeflam
Verservɛʁse
enɑ̃
toitwa
lelə
jourʒuʁ
!
Laisselɛs
écloreeklɔʁ
tontɔ̃
âmeam
Auxo
rayonsʁɛjɔ̃
dedə
l'amour
!
Il presse la main d'Olympia avec passion; celle-ci comme si elle était mue par un ressort, se lève aussitôt, parcourt la scène en différents sens et sort enfin par une des portes du fond sans se servir de ses mains pour écarter la tapisserie. Hoffmann se lève et suit Olympia dans ses évolutions.
LE CHŒUR
Tuty
memə
fuisfɥi
?
...
qu'ai-je
faitfɛ
?
...
Tuty
nenə
memə
répondsʁepɔ̃
paspa
?
...
Parlepaʁl
!
...
t'ai-je
irritéeiʁite
?
...
Aha
!
...
jeʒə
suivraisɥivʁɛ
teste
paspa
!
Au moment où Hoffmann va s'éloigner à la suite d'Olympia, Nicklausse paraît à l'une des portes opposées et l'interpelle.
SCÈNE IX
Hoffmann, Olympia.
HOFFMANN
Ilsil
sesə
sontsɔ̃
éloignéselwaɲe
enfinɑ̃fɛ̃
!
...
Aha
!
jeʒə
respireʁɛspiʁ
!
...
Seulssœl
!
seulssœl
toustu
deuxdø
!
S'approchant d'Olympia
HOFFMANN
Quekə
j'ai
dedə
chosesʃoz
à
tetə
dirediʁ
,
O
monmɔ̃
Olympia
!
...
Laisse-moi
t'admirer
!
...
Dedə
tontɔ̃
regardʁəgaʁ
charmantʃaʁmɑ̃
laisse-moi
m'enivrer
.
Il touche légèrement l'épaule Olympia.
OLYMPIA
Ouiwi
.
HOFFMANN
N'est-ce
paspa
unœ̃
rêveʁɛv
enfantéɑ̃fɑ̃te
parpaʁ
lala
fièvrefjɛvʁ
?
J'ai
crukʁy
voirvwaʁ
unœ̃
soupirsupiʁ
s'échapper
dedə
tata
lèvrelɛvʁ
!..
Ilil
touchetuʃ
dedə
nouveaunuvo
l'épaule
d'Olympia
.
OLYMPIA
Ouiwi
.
HOFFMANN
Douxdu
aveuavø
,
gagegaʒ
dedə
nosno
amoursamuʁ
,
Tuty
m'appartiens
,
nosno
cœurskœʁ
sontsɔ̃
unisyni
pourpuʁ
toujourstuʒuʁ
!
Aha
!
comprends-tu
,
dis-moi
,
cettesɛt
joieʒwa
éternelleetɛʁnɛl
Desde
cœurskœʁ
silencieuxsilɑ̃sjø
?
...
Vivantsvivɑ̃
,
n'être
qu'une
âmeam
,
ete
dudy
mêmemɛm
coupku
d'aile
Nousnu
élancerelɑ̃se
auxo
cieuxsjø
!
Laisselɛs
,
laisselɛs
mama
flammeflam
Verservɛʁse
enɑ̃
toitwa
lelə
jourʒuʁ
!
Laisselɛs
écloreeklɔʁ
tontɔ̃
âmeam
Auxo
rayonsʁɛjɔ̃
dedə
l'amour
!
Il presse la main d'Olympia avec passion; celle-ci, comme si elle était mue par un ressort, se lève aussitôt, parcourt la scène en différents sens et sort enfin par une des portes du fond sans se servir de ses mains pour écarter la tapisserie. Hoffmann se lève et suit Olympia dans ses évolutions.
HOFFMANN
Tuty
memə
fuisfɥi
?
...
qu'ai-je
faitfɛ
?
...
Tuty
nenə
memə
répondsʁepɔ̃
paspa
?
...
Parlepaʁl
!
...
t'ai-je
irritéeiʁite
?
...
Aha
!
...
jeʒə
suivraisɥivʁɛ
teste
paspa
!
Au moment où Hoffmann va s'éloigner à la suite d'Olympia, Nicklausse paraît à l'une des portes opposées et l'interpelle.
SCÈNE X
Hoffmann, Nicklausse.
NICKLAUSSE
Ehe
!
morbleumɔʁblø
!
modèremɔdɛʁ
tontɔ̃
zèlezɛl
!
Veux-tu
qu'on
sesə
grisegʁiz
sanssɑ̃
toitwa
?
...
avec ivresse
HOFFMANN
Nicklausse
!
...
jeʒə
suissɥi
aiméɛme
d'elle
!
...
Aiméɛme
,
Dieudjø
puissantpɥisɑ̃
!
...
NICKLAUSSE
Parpaʁ
mama
foifwa
Sisi
tuty
savaissavɛ
cesə
qu'on
ditdi
dedə
tata
bellebɛl
!
HOFFMANN
Qu'en
peut-on
dirediʁ
?
Quoikwa
?
NICKLAUSSE
Qu'elle
estɛst
mortemɔʁt
.
HOFFMANN
Dieudjø
justeʒyst
!
...
NICKLAUSSE
Ouu
nenə
futfy
paspa
enɑ̃
vievi
.
avec ivresse
HOFFMANN
Angeɑ̃ʒ
quekə
l'envie
Suitsɥi
enɑ̃
frémissantfʁemisɑ̃
,
Justiceʒystis
éternelleetɛʁnɛl
!
Nicklausse
!
...
Jeʒə
suissɥi
aiméɛme
d'elle
!
...
Aiméɛme
!
...
Dieudjø
puissantpɥisɑ̃
!
...
Il sort rapidement; Nicklausse le suit.
SCÈNE XI
entrant, furieux, par la petite porte de gauche
COPPÉLIUS
Voleurvɔlœʁ
!
...
brigandbʁigɑ̃
!
...
quellekɛl
déroutedeʁut
!
...
Élias
a
faitfɛ
banqueroutebɑ̃kʁut
!
...
Vava
,
jeʒə
sauraisoʁɛ
trouvertʁuve
lelə
momentmɔmɑ̃
opportunɔpɔʁtœ̃
Pourpuʁ
memə
vengervɑ̃ʒe
...
Volévɔle
!
...
moimwa
!
...
jeʒə
tueraityʁɛ
quelqu'un
.
Les tapisseries du fond s'écartent. Coppélius se glisse dans la chambre d'Olympia, à droite.
SCÈNE XII
Spalanzani, Hoffmann, Olympia, Nicklausse, Cochenille, Invités, Laquais, puis Coppélius.
SPALANZANI
Voicivwasi
lesle
valseursvalsœʁ
.
COCHENILLE
Voicivwasi
lala
ritournelleʁituʁnɛl
!
HOFFMANN
C'est
lala
valsevals
quiki
nousnu
appelleapɛl
.
à Olympia
SPALANZANI
Prendspʁɑ̃
lala
mainmɛ̃
dedə
monsieurməsjø
,
monmɔ̃
enfantɑ̃fɑ̃
...
Lui touchant l'épaule
SPALANZANI
Allonsalɔ̃
!
...
OLYMPIA
Ouiwi
.
Hoffmann enlace la taille d'Olympia et ils commencent à valser. On leur fait place et ils disparaissent par la gauche. Le chœur les suit des yeux. Spalanzani cause sur le devant de la scène avec Nicklausse.
LE CHŒUR
Elleɛl
dansedɑ̃s
!
Enɑ̃
cadencekadɑ̃s
!
C'est
merveilleuxmɛʁvɛjø
,
Prodigieuxpʁɔdiʒjø
!
Placeplas
!
placeplas
!
Elleɛl
passepas
,
Elleɛl
fendfɑ̃
l'air
Commekɔm
unœ̃
éclaireklɛʁ
!
Pendant ce chœur, Hoffmann et Olympia ont repassé en valsant dans le fond de la galerie et ont disparu par la droite. Le mouvement de ta valse s'anime de plus en plus.
dans la coulisse
LA VOIX D'HOFFMANN
Olympia
!
...
remontant la scène
SPALANZANI
Qu'on
lesle
arrêteaʁet
!
...
LE CHŒUR
Quiki
dedə
nousnu
lesle
arrêteraaʁetəʁa
?
...
NICKLAUSSE
Elleɛl
vava
luilɥi
casserkase
lala
têtetɛt
!
...
Hoffmann et Olympia reparaissent et redescendent en scène en valsant de plus en plus vite. Nicklausse s'élance pour les arrêter.
NICKLAUSSE
Ehe
!
millemil
diablesdjabl
!
...
Il est violemment bousculé et va tomber sur un fauteuil en tournant plusieurs fois sur lui-même.
LE CHŒUR
Patatra
!
...
s'élançant à son tour
SPALANZANI
Halteʼalt
làla
!
Il touche Olympia à l'épaule. Elle s'arrête subitement. Hoffmann, étourdi, va tomber sur un canapé. Spalanzani continue en se retournant vers les invités.
SPALANZANI
Voilàvwala
.
A Olympia
SPALANZANI
Assezase
,
assezase
,
mama
fillefij
.
OLYMPIA
Ouiwi
.
SPALANZANI
Ilil
nenə
fautfo
plusply
valservalse
.
OLYMPIA
Ouiwi
.
â Cochenille
SPALANZANI
Toitwa
,
Cochenillekɔʃnij
,
Reconduis-la
.
Il touche Olympia qui se tourne vers la droite.
poussant Olympia
COCHENILLE
Va-a
doncdɔ̃k
!
...
Vava
!
OLYMPIA
Ouiwi
.
En sortant, lentement poussée par Cochenille
OLYMPIA
Haʼa
!
haʼa
!
haʼa
!
haʼa
!
haʼa
!
haʼa
!
haʼa
!
LE CHŒUR
Quekə
voulez-vous
qu'on
disediz
?
C'est
uneyn
fillefij
exquiseɛkskiz
!
Ilil
nenə
luilɥi
manquemɑ̃k
rienʁjɛ̃
!
Elleɛl
estɛst
trèstʁɛ
bienbjɛ̃
!
Olympia sort par la droite, suivie de Cochenille
d'une voix dolente, en montrant Hoffmann
NICKLAUSSE
Est-ilɛ.t‿il
mortmɔʁ
?
...
examinant Hoffmann
SPALANZANI
Nonnɔ̃
!
enɑ̃
sommesɔm
,
Sonsɔ̃
lorgnonlɔʁɲɔ̃
seulsœl
estɛst
enɑ̃
débrisdebʁi
.
Ilil
reprendʁəpʁɑ̃
sesse
espritsɛspʁi
.
LE CHŒUR
Pauvrepovʁ
jeuneʒœn
hommeɔm
!
...
dans la coulisse
COCHENILLE
Aha
!
Il entre en scène, la figure bouleversée
SPALANZANI
Quoikwa
?
COCHENILLE
L'homme
auxo
lunetteslynɛt
!
...
Làla
!
SPALANZANI
Miséricordemizeʁikɔʁd
!
Olympia
!
...
HOFFMANN
Olympia
!
...
Spalanzani va pour s'élancer. On entend dans la coulisse un bruit de ressorts qui se brisent avec fracas.
HOFFMANN
Aha
!
terretɛʁ
ete
cieuxsjø
!
Elleɛl
estɛst
casséekase
!
...
se levant
HOFFMANN
Casséekase
!
...
entrant par la droite et éclatant de rire
COPPÉLIUS
Haʼa
!
haʼa
!
haʼa
!
haʼa
!
ouiwi
...
Fracasséefʁakase
!
...
Hoffmann s'élance et disparaît par la droite.
Spalanzani et Coppélius se jettent l'un sur l'autre et se prennent au collet.
SPALANZANI
Gredingʁədɛ̃
!
COPPÉLIUS
Voleurvɔlœʁ
!
SPALANZANI
Brigandbʁigɑ̃
!
COPPÉLIUS
Païenpajɛ̃
!
SPALANZANI
Banditbɑ̃di
!
COPPÉLIUS
Piratepiʁat
!
apparaissant, pâle et épouvanté
HOFFMANN
Unœ̃
automateotɔmat
!
unœ̃
automateotɔmat
!
Il se laisse tomber sur un fauteuil, Nicklausse cherche à le calmer. Eclat de rire général.
LE CHŒUR
Haʼa
!
haʼa
!
haʼa
!
lala
bombebɔ̃b
éclateeklat
!
Ilil
aimaitɛmɛ
unœ̃
automateotɔmat
!
avec désespoir
SPALANZANI
Monmɔ̃
automateotɔmat
!
TOUS
Unœ̃
automateotɔmat
!
LE CHŒUR
Haʼa
!
haʼa
!
haʼa
!
haʼa
!
ACTE DEUXIÈME
GIULIETTA
A Venise. Galerie de fête dans un palais donnant sur le grand canal. Eau praticable au fond pour les gondoles. Balustrade, escaliers, colonnes lampadaires, lustres, coussins, fleurs. Portes latérales sur le premier plan, plus loin de larges portes ou arcades en pans coupés, conduisant à d'autres galeries.
SCÈNE PREMIÈRE
Hoffmann, Pitichinaccio, Jeunes Gens et Jeunes Femmes, Laquais, puis Giulietta et Nicklausse.
Les hôtes de Giulietta sont groupés debout ou étendus sur des coussins. Tableau brillant et animé.
Barcarolle
dans la coulisse
GIULIETTA
Bellebɛl
nuitnɥi
,
ô
nuitnɥi
d'amour
,
Sourissuʁi
à
nosno
ivressesivʁɛs
,
Nuitnɥi
plusply
doucedus
quekə
lelə
jourʒuʁ
,
O
bellebɛl
nuitnɥi
d'amour
!
Lelə
tempstɑ̃
fuitfɥi
ete
sanssɑ̃
retourʁətuʁ
Emporteɑ̃pɔʁt
nosno
tendressestɑ̃dʁɛs
!
Loinlwɛ̃
dedə
cetsɛt
heureuxœʁø
séjourseʒuʁ
,
Lelə
tempstɑ̃
fuitfɥi
sanssɑ̃
retourʁətuʁ
Zéphyrszefiʁ
embrasésɑ̃bʁaze
,
Versez-nous
vosvo
caresseskaʁɛs
;
Zéphyrszefiʁ
embrasésɑ̃bʁaze
Donnez-nous
vosvo
baisersbɛze
.
Bellebɛl
nuitnɥi
,
ô
nuitnɥi
d'amour
,
Sourissuʁi
à
nosno
ivressesivʁɛs
,
Nuitnɥi
plusply
doucedus
quekə
lelə
jourʒuʁ
,
O
bellebɛl
nuitnɥi
d'amour
!
Giulietta et Nicklausse entrent en scène, venant lentement de la galerie du fond.
HOFFMANN
Ete
moimwa
,
cesə
n'est
paspa
làla
,
pardieupaʁdjø
!
cesə
quiki
m'enchante
!
Auxo
piedspje
dedə
lala
beautébote
quiki
nousnu
vientvjɛ̃
enivrerɑ̃nivʁe
Lelə
plaisirpleziʁ
doit-il
soupirersupiʁe
?
Nonnɔ̃
!
...
Lelə
rireʁiʁ
à
lala
bouchebuʃ
,
écoutezekute
commekɔm
ilil
chanteʃɑ̃t
!
Giulietta s'assoit à droite, sur un divan où elle s'étend peu à peu en écoutant Hoffmann.
CHANT BACHIQUE
Amisami
!
...
l'amour
tendretɑ̃dʁ
ete
rêveurʁɛvœʁ
Erreurɛʁœʁ
!
L'amour
dansdɑ̃
lelə
bruitbʁɥi
ete
lelə
vinvɛ̃
Divindivɛ̃
!
Quekə
d'un
brûlantbʁylɑ̃
désirdeziʁ
Votrevɔtʁ
cœurkœʁ
s'enflamme
Auxo
fièvresfjɛvʁ
dudy
plaisirpleziʁ
Consumezkɔ̃syme
votrevɔtʁ
âmeam
!
Transportstʁɑ̃spɔʁ
d'amour
,
Durezdyʁe
unœ̃
jourʒuʁ
!
Auo
diabledjabl
celuisəlɥi
quiki
pleureplœʁ
,
Pourpuʁ
deuxdø
beauxbo
yeuxjø
A
nousnu
l'ivresse
meilleuremɛjœʁ
Desde
chantsʃɑ̃
joyeuxʒwajø
!
Vivonsvivɔ̃
uneyn
heureœʁ
Dansdɑ̃
lesle
cieuxsjø
!
LE CHŒUR
Auo
diabledjabl
celuisəlɥi
quiki
pleureplœʁ
,
Pourpuʁ
deuxdø
beauxbo
yeuxjø
!
A
nousnu
l'ivresse
meilleuremɛjœʁ
Desde
chantsʃɑ̃
joyeuxʒwajø
!
Vivonsvivɔ̃
uneyn
heureœʁ
Dansdɑ̃
lesle
cieuxsjø
!
HOFFMANN
Lelə
cielsjɛl
tetə
prêtepʁɛt
sasa
clartéklaʁte
Beautébote
,
Maismɛ
vousvu
cachezkaʃe
,
ô
cœurskœʁ
dedə
ferfɛʁ
,
L'enfer
!
Bonheurbɔnœʁ
dudy
paradispaʁadi
,
Oùu
l'amour
conviekɔ̃vi
,
Sermentssɛʁmɑ̃
,
espoirsɛspwaʁ
mauditsmodi
,
Rêvesʁɛv
dedə
lala
vievi
!
O
chastetésʃastəte
!
O
puretéspyʁte
,
Mentezmɑ̃te
!
LE CHŒUR
Auo
diabledjabl
celuisəlɥi
quiki
pleureplœʁ
,
Pourpuʁ
deuxdø
beauxbo
yeuxjø
!
A
nousnu
l'ivresse
meilleuremɛjœʁ
Desde
chantsʃɑ̃
joyeuxʒwajø
!
Vivonsvivɔ̃
uneyn
heureœʁ
Dansdɑ̃
lesle
cieuxsjø
!
SCÈNE II
Les Mêmes, Schlemil, puis Dapertutto.
entrant en scène
SCHLEMIL
Jeʒə
voisvwa
qu'on
estɛst
enɑ̃
fêtefɛt
.
A
merveillemɛʁvɛj
,
madamemadam
!
GIULIETTA
Commentkɔmɑ̃
!
...
Maismɛ
jeʒə
vousvu
aiɛ
pleuréplœʁe
troistʁwa
grandsgʁɑ̃
joursʒuʁ
.
PITICHINACCIO
Damedam
!
à Pitichinaccio
SCHLEMIL
Avortonavɔʁtɔ̃
!
PITICHINACCIO
Holàʼɔla
!
les calmant
GIULIETTA
Calmez-vous
!
Nousnu
avonsavɔ̃
unœ̃
poètepɔɛt
étrangeretʁɑ̃ʒe
parmipaʁmi
nousnu
.
Présentant Hoffmann
GIULIETTA
Hoffmann
!
de mauvaise grâce
SCHLEMIL
Monsieurməsjø
!
ironique
HOFFMANN
Monsieurməsjø
!
à Schlemil
GIULIETTA
Souriez-nous
,
dedə
grâcegʁas
.
Ete
venezvəne
prendrepʁɑ̃dʁ
placeplas
Auo
pharaonfaʁaɔ̃
.
LE CHŒUR
Vivatviva
!
Auo
pharaonfaʁaɔ̃
!
Giulietta, après avoir invité du geste tout le monde à
la suivre dans la salle de jeu, se dirige vers la sortie. Hoffmann va pour offrir sa main à Giulietta, Schlemil intervient vivement.
prenant la main de Giulietta qui essaie de le calmer.
SCHLEMIL
Morbleumɔʁblø
!
aux invités
GIULIETTA
Auo
jeuʒø
,
messieursme.sjø
,
auo
jeuʒø
!
LE CHŒUR
Auo
jeuʒø
!
auo
jeuʒø
!
Tout le monde sort, moins Nicklausse et Hoffmann.
SCÈNE III
Hoffmann, Nicklausse.
à Hoffmann
NICKLAUSSE
Unœ̃
motmo
!
...
J'ai
deuxdø
chevauxʃvo
selléssɛle
;
auo
premierpʁəmje
rêveʁɛv
Dontdɔ̃
sesə
laisselɛs
affolerafɔle
monmɔ̃
Hoffmann
,
jeʒə
l'enlève
.
HOFFMANN
Ete
quelskɛl
rêvesʁɛv
,
jamaisʒamɛ
,
pourraientpuʁɛ
êtreɛtʁ
enfantésɑ̃fɑ̃te
Parpaʁ
dedə
tellestɛl
réalitésʁealite
?
Aime-t-on
uneyn
courtisanekuʁtizan
?
...
NICKLAUSSE
Cesə
Schlemil
,
cependantsəpɑ̃dɑ̃
...
HOFFMANN
Jeʒə
nenə
suissɥi
paspa
Schlemil
.
NICKLAUSSE
Prends-y
gardegaʁd
,
lelə
diabledjabl
estɛst
malinmalɛ̃
.
Dapertutto paraît au fond.
HOFFMANN
Lelə
fût-il
,
S'il
memə
lala
faitfɛ
aimerɛme
,
jeʒə
consenskɔ̃sɑ̃
qu'il
memə
damnedan
.
Allonsalɔ̃
!
NICKLAUSSE
Allonsalɔ̃
!
Ils sortent.
seul
DAPERTUTTO
Allezale
!
...
pourpuʁ
tetə
livrerlivʁe
combatkɔ̃ba
Lesle
yeuxjø
dedə
Giulietta
sontsɔ̃
uneyn
armeaʁm
certainesɛʁtɛn
.
Ilil
a
fallufaly
quekə
Schlemil
succombâtsykɔ̃ba
...
Foifwa
dedə
diabledjabl
ete
dedə
capitainekapitɛn
!
Tuty
ferasfɛʁa
commekɔm
luilɥi
.
Jeʒə
veuxvø
quekə
Giulietta
t'ensorcelle
aujourd'hui
.
Tirant de son doigt une bague où brille un gros diamant et le faisant scintiller.
Chanson
Tourne, tourne, miroir où se prend l'alouette,
DAPERTUTTO
Scintillesɛ̃tij
,
diamantdjamɑ̃
,
fascinefasin
,
attire-la
...
L'alouette
ouu
lala
femmefam
A
cetsɛt
appâtapa
vainqueurvɛ̃kœʁ
Vontvɔ̃
dedə
l'aile
ouu
dudy
cœurkœʁ
;
L'une
y
laisselɛs
sasa
vievi
ete
l'autre
y
perdpɛʁ
sonsɔ̃
âmeam
.
Tourne, tourne, miroir ou se prend l'alouette.
DAPERTUTTO
Scintillesɛ̃tij
,
diamantdjamɑ̃
,
fascinefasin
,
attire-la
.
Giulietta paraît et s'avance, comme fascinée, vers le diamant que Dapertutto tend vers elle.
SCÈNE IV
Dapertutto, Giulietta.
passant la bague au doigt de Giulietta.
DAPERTUTTO
Cherʃɛʁ
angeɑ̃ʒ
!
GIULIETTA
Qu'attendez-vous
dedə
votrevɔtʁ
servantesɛʁvɑ̃t
?
DAPERTUTTO
Bienbjɛ̃
,
tuty
m'as
devinédəvine
,
A séduire les cœurs entre toutes savante,
DAPERTUTTO
Tuty
m'as
déjàdeʒa
donnédɔne
L'ombre
dedə
Schlemil
!
Jeʒə
varievaʁi
Mesme
plaisirspleziʁ
ete
tetə
priepʁi
Dedə
m'avoir
aujourd'hui
Lelə
refletʁəflɛ
d'Hoffmann
!
GIULIETTA
Quoikwa
!
sonsɔ̃
refletʁəflɛ
!
DAPERTUTTO
Ouiwi
!
Sonsɔ̃
refletʁəflɛ
!
...
Tuty
doutesdut
Dedə
lala
puissancepɥisɑ̃s
dedə
teste
yeuxjø
?
GIULIETTA
Nonnɔ̃
.
DAPERTUTTO
Quiki
saitsɛ
?
Tontɔ̃
Hoffmann
rêveʁɛv
peut-êtrepøtɛtʁ
mieuxmjø
Avec dureté
DAPERTUTTO
Ouiwi
,
j'étais
làla
,
touttu
à
l'heure
,
auxo
écoutesekut
,
Avec ironie
DAPERTUTTO
Ilil
tetə
défiedefi
...
GIULIETTA
Hoffmann
?
...
C'est
bienbjɛ̃
!
...
dèsdɛ
aujourd'hui
J'en
feraifɛʁɛ
monmɔ̃
jouetʒwɛ
.
Hoffmann entre.
DAPERTUTTO
C'est
luilɥi
!
Dapertutto sort après avoir baisé la main de Giulietta.
SCÈNE V
Giulietta, Hoffmann.
Hoffmann traverse le théâtre, salue Giulietta et fait mine de s'éloigner.
à Hoffmann
GIULIETTA
Vousvu
memə
quittezkite
?
railleur
HOFFMANN
J'ai
touttu
perdupɛʁdy
...
GIULIETTA
Quoikwa
!
...
vousvu
aussiosi
!..
Aha
!
vousvu
memə
faitesfɛt
injureɛ̃ʒyʁ
Sanssɑ̃
pitiépitje
,
nini
mercimɛʁsi
.
Partezpaʁte
!
...
Partezpaʁte
!
...
HOFFMANN
Teste
larmeslaʁm
t'ont
trahietʁai
.
Aha
!
jeʒə
t'aime
...
fût-ce
auo
prixpʁi
dedə
mama
vievi
.
GIULIETTA
Aha
!
malheureuxmalœʁø
,
maismɛ
tuty
nenə
saissɛ
doncdɔ̃k
paspa
Qu'une
heureœʁ
,
qu'un
momentmɔmɑ̃
peuventpœv
t'être
funestesfynɛst
?
Quekə
monmɔ̃
amouramuʁ
tetə
perdpɛʁ
à
jamaisʒamɛ
sisi
tuty
restesʁɛst
?
Quekə
Schlemil
peutpø
cesə
soirswaʁ
tetə
frapperfʁape
dansdɑ̃
mesme
brasbʁa
?
Nenə
repousseʁəpus
paspa
mama
prièrepʁijɛʁ
;
Mama
vievi
estɛst
à
toitwa
touttu
entièreɑ̃tjɛʁ
.
Partoutpaʁtu
jeʒə
tetə
prometspʁɔmɛ
d'accompagner
teste
paspa
.
HOFFMANN
O
Dieudjø
!
dedə
quellekɛl
ivresseivʁɛs
embrases-tu
monmɔ̃
âmeam
?
Commekɔm
unœ̃
concertkɔ̃sɛʁ
divindivɛ̃
tata
voixvwa
m'a
pénétrépenetʁe
;
D'un
feufø
douxdu
ete
brûlantbʁylɑ̃
monmɔ̃
êtreɛtʁ
estɛst
dévorédevɔʁe
;
Teste
regardsʁəgaʁ
dansdɑ̃
lesle
miensmjɛ̃
ontɔ̃
épanchéepɑ̃ʃe
leurlœʁ
flammeflam
Commekɔm
desde
astresastʁ
radieuxʁadjø
,
Ete
jeʒə
senssɑ̃s
,
ô
mama
bienbjɛ̃
aiméeɛme
,
Passerpase
tontɔ̃
haleinealɛn
embauméeɑ̃bome
Sursyʁ
mesme
lèvreslɛvʁ
ete
sursyʁ
mesme
yeuxjø
.
GIULIETTA
Aujourd'hui
,
cependantsəpɑ̃dɑ̃
,
affermisafɛʁmi
monmɔ̃
couragekuʁaʒ
Enɑ̃
memə
laissantlɛsɑ̃
quelquekɛlkə
choseʃoz
dedə
toitwa
!
HOFFMANN
Quekə
veux-tu
dirediʁ
?
GIULIETTA
Écouteekut
,
ete
nenə
risʁi
paspa
dedə
moimwa
.
Elle enlace Hoffmann de ses bras et prend un miroir qui est sur la table.
GIULIETTA
Cesə
quekə
jeʒə
veuxvø
,
c'est
tata
fidèlefidɛl
imageimaʒ
Quiki
reproduitʁəpʁɔdɥi
teste
traitstʁɛ
,
tontɔ̃
regardʁəgaʁ
,
tontɔ̃
visagevizaʒ
,
Lelə
refletʁəflɛ
quekə
tuty
voisvwa
sursyʁ
lelə
mienmjɛ̃
sesə
pencherpɑ̃ʃe
.
HOFFMANN
Quoikwa
!
monmɔ̃
refletʁəflɛ
?
quellekɛl
foliefɔli
!
GIULIETTA
Nonnɔ̃
!
...
carkaʁ
ilil
peutpø
sesə
détacherdetaʃe
Dedə
lala
glaceglas
poliepɔli
Pourpuʁ
venirvəniʁ
touttu
entierɑ̃tje
dansdɑ̃
monmɔ̃
cœurkœʁ
sesə
cacherkaʃe
.
HOFFMANN
Dansdɑ̃
tontɔ̃
cœurkœʁ
?
GIULIETTA
Dansdɑ̃
monmɔ̃
cœurkœʁ
.
C'est
moimwa
quiki
t'en
suppliesypli
,
Hoffmann
,
comblekɔ̃bl
mesme
vœuxvø
!
HOFFMANN
Monmɔ̃
refletʁəflɛ
?
GIULIETTA
Tontɔ̃
refletʁəflɛ
.
Ouiwi
,
sagessesaʒɛs
ouu
foliefɔli
,
Jeʒə
l'attends
,
jeʒə
lelə
veuxvø
!
Ensemble
HOFFMANN
Extaseɛkstaz
!
ivresseivʁɛs
inassouvie
,
Étrangeetʁɑ̃ʒ
ete
douxdu
effroiefʁwa
!
Monmɔ̃
refletʁəflɛ
,
monmɔ̃
âmeam
ete
mama
vievi
A
toitwa
,
toujourstuʒuʁ
à
toitwa
!
GIULIETTA
Sisi
tata
présencepʁezɑ̃s
m'est
ravieʁavi
,
Jeʒə
veuxvø
gardergaʁde
dedə
toitwa
Tontɔ̃
refletʁəflɛ
,
tontɔ̃
âmeam
ete
tata
vievi
,
Amiami
,
donne-les-moi
!
SCÈNE VI
Les Mêmes, Schlemil, Dapertutto, Nicklausse, Pitichinaccio.
vivement
GIULIETTA
Schlemil
!
Schlemil entre suivi de Nicklausse, Dapertutto, Pitichinaccio et quelques autres invités.
SCHLEMIL
J'en
étaisetɛ
sûrsyʁ
!
Ensembleɑ̃sɑ̃bl
!
Il remonte, s'adressant aux invités
SCHLEMIL
Venezvəne
,
messieursme.sjø
,
venezvəne
,
C'est
pourpuʁ
Hoffmann
,
à
cesə
qu'il
semblesɑ̃bl
,
Quekə
nousnu
sommessɔm
abandonnésabɑ̃dɔne
.
Rires ironiques
presque parlé
HOFFMANN
Monsieurməsjø
!
à Hoffmann
GIULIETTA
Silencesilɑ̃s
!
bas
GIULIETTA
Jeʒə
t'aime
,
ilil
a
mama
clefkle
.
à Schlemil
PITICHINACCIO
Tuons-le
.
SCHLEMIL
Patiencepasjɑ̃s
.
s'approchant d'Hoffmann
DAPERTUTTO
Commekɔm
vousvu
êtesɛt
pâlepal
!
HOFFMANN
Moimwa
!
lui présentant un miroir
DAPERTUTTO
Voyezvwaje
plutôtplyto
!
stupéfait, en regardant le miroir
HOFFMANN
Cielsjɛl
!
à Hoffmann
NICKLAUSSE
Quoikwa
?
avec une sorte d'effroi
HOFFMANN
Monmɔ̃
refletʁəflɛ
!
Courant à deux grandes glaces alternativement
HOFFMANN
J'ai
perdupɛʁdy
monmɔ̃
refletʁəflɛ
!
en montrant Giulietta ironiquement
NICKLAUSSE
Pourpuʁ
madamemadam
.
moins Hoffmann et Nicklausse, en riant, d'une voix étouffée.
TOUS
Haʼa
!
haʼa
!
haʼa
!
voyezvwaje
sonsɔ̃
effroiefʁwa
.
NICKLAUSSE
Aha
!
viensvjɛ̃
,
fuyonsfɥijɔ̃
cessɛ
lieuxljø
oùu
tuty
perdraspɛʁdʁa
tontɔ̃
âmeam
.
éperdu
HOFFMANN
Nonnɔ̃
!
nonnɔ̃
!
jeʒə
l'aime
.
Laisse-moi
!
Ensemble
HOFFMANN
Hélasʼelas
!
monmɔ̃
cœurkœʁ
s'égare
encoreɑ̃kɔʁ
,
Mesme
senssɑ̃s
sesə
laissentlɛs
embraserɑ̃bʁaze
,
Mauditmodi
l'amour
quiki
memə
dévoredevɔʁ
,
Mama
raisonʁɛzɔ̃
nenə
peutpø
s'apaiser
.
Soussu
cesə
frontfʁɔ̃
clairklɛʁ
commekɔm
uneyn
auroreɔʁɔʁ
L'enfer
mêmemɛm
vientvjɛ̃
memə
grisergʁize
.
Jeʒə
lala
haisʼai
ete
jeʒə
l'adore
Jeʒə
veuxvø
mourirmuʁiʁ
dedə
sonsɔ̃
baiserbɛze
.
GIULIETTA
Monmɔ̃
belbɛl
Hoffmann
,
jeʒə
vousvu
adoreadɔʁ
,
Mais n'ai point l'âme à refuser
GIULIETTA
Cesə
diamantdjamɑ̃
auxo
feuxfø
d'aurore
Quiki
nenə
memə
coûtekut
qu'un
baiserbɛze
.
Carkaʁ
jeʒə
suissɥi
femmefam
ete
j'adore
Cesə
quiki
memə
faitfɛ
plusply
bellebɛl
encoreɑ̃kɔʁ
Pourpuʁ
vousvu
grisergʁize
.
Poètepɔɛt
,
ilil
fautfo
vousvu
apaiserapɛze
.
DAPERTUTTO
ete
PITICHINACCIO
Pauvrepovʁ
Hoffmann
,
l'amour
encorɑ̃.kɔʁ
Vainementvɛnmɑ̃
vientvjɛ̃
t'embraser
;
Tata
bellebɛl
auo
regardʁəgaʁ
d'aurore
Nousnu
a
venduvɑ̃dy
sonsɔ̃
baiserbɛze
.
Carkaʁ
lala
coquettekɔkɛt
s'adore
;
Unœ̃
bijoubiʒu
quiki
peutpø
encoreɑ̃kɔʁ
L'embellir
ete
nousnu
grisergʁize
Vautvo
bienbjɛ̃
pourpuʁ
elleɛl
unœ̃
baiserbɛze
.
en touchant la garde de son épée
SCHLEMIL
Cesə
poètepɔɛt
quekə
j'abhorre
Auraitɔʁɛ
bientôtbjɛ̃to
sonsɔ̃
baiserbɛze
Sanssɑ̃
cesə
ferfɛʁ
clairklɛʁ
ete
sonoresɔnɔʁ
Dontdɔ̃
jeʒə
saissɛ
fortfɔʁ
bienbjɛ̃
useryze
.
Unœ̃
folfɔl
amouramuʁ
tetə
dévoredevɔʁ
?
Jeʒə
suissɥi
làla
pourpuʁ
t'apaiser
.
Tuty
prétendspʁetɑ̃
quekə
l'on
t'adore
,
C'est
bonbɔ̃
,
nousnu
allonsalɔ̃
causerkoze
.
NICKLAUSSE ET LE CHŒUR
Hélasʼelas
!
sonsɔ̃
cœurkœʁ
s'enflamme
encoreɑ̃kɔʁ
!
Parpaʁ
elleɛl
ilil
s'est
laissélɛse
grisergʁize
.
L'amour
lelə
brûlebʁyl
ete
lelə
dévoredevɔʁ
.
Rienʁjɛ̃
nenə
pourrapuʁa
l'apaiser
.
Lala
perfidepɛʁfid
qu'il
adoreadɔʁ
Prend les cœurs pour les briser.
NICKLAUSSE ET LE CHŒUR
Fuisfɥi
lala
bellebɛl
auo
frontfʁɔ̃
d'aurore
,
Carkaʁ
onɔ̃
meurtmœʁ
dedə
sonsɔ̃
baiserbɛze
.
On entend un chant de gondoliers.
Final
GIULIETTA
Écoutezekute
,
messieursme.sjø
,
Voicivwasi
lesle
gondolesgɔ̃dɔl
,
L'heure
desde
barcarollesbaʁkaʁɔl
Ete
cellesɛl
desde
adieuxa.djø
!
Schlemil reconduit les invités jusqu'au fond de la scène Giulietta sort par la gauche après avoir jeté un dernier regard à Hoffmann qui la suit des yeux.
Dapertutto reste au fond de la scène. Nicklausse, voyant qu'Hoffmann ne le suit pas, revient à lui et lui touche l'épaule.
NICKLAUSSE
Viens-tu
?
HOFFMANN
Paspa
encoreɑ̃kɔʁ
.
NICKLAUSSE
Pourquoipuʁkwa
?
Bienbjɛ̃
,
jeʒə
comprendskɔ̃pʁɑ̃
!
adieuadjø
!
A part.
NICKLAUSSE
Maismɛ
jeʒə
veillevɛj
sursyʁ
toitwa
.
Il salue Schlemil et sort.
SCHLEMIL
Qu'attendez-vous
,
monsieurməsjø
?
HOFFMANN
Quekə
vousvu
memə
donniezdɔnje
certainesɛʁtɛn
clefkle
quekə
j'ai
juréʒyʁe
d'avoir
.
SCHLEMIL
Vousvu
n'aurez
cettesɛt
clefkle
,
monsieurməsjø
,
qu'avec
mama
vievi
!
HOFFMANN
J'aurai
doncdɔ̃k
l'une
ete
l'autre
.
SCHLEMIL
C'est
cesə
qu'il
fautfo
voirvwaʁ
!
Enɑ̃
gardegaʁd
!
DAPERTUTTO
Vousvu
n'avez
paspa
d'épée
,
Lui présentant son épée
DAPERTUTTO
prenezpʁəne
lala
miennemjɛn
!
prenant l'épée
HOFFMANN
Mercimɛʁsi
!
dans la coulisse qui se termine au baisser du rideau
LE CHŒUR
Bellebɛl
nuitnɥi
,
ô
nuitnɥi
d'amour
!
Sourissuʁi
à
nosno
ivressesivʁɛs
,
Nuitnɥi
plusply
doucedus
quekə
lelə
jourʒuʁ
,
O
bellebɛl
nuitnɥi
d'amour
!
Hoffmann et Schlemil se battent; après quelques passes, Schlemil est blessé à mort, et tombe. Hoffmann jette son épée, se penche sur le corps de Schlemil et lui prend une petite clef pendue à son cou. Hoffmann s'élance dans l'appartement de Giulietta. Pitichinaccio regarde Schlemil avec curiosité et s'assure qu'il est bien mort. Dapertutto ramasse tranquillement son épée et la remet au fourreau, puis il remonte vers la galerie ... Giulietta paraît dans une gondole; au même moment rentre Hoffmann.
HOFFMANN
Personnepɛʁsɔn
...
riant
GIULIETTA
Haʼa
!
Haʼa
!
Haʼa
!
Hoffmann se retourne vers Giulietta et la regarde avec stupeur.
à Giulietta
DAPERTUTTO
Qu'en
fais-tu
maintenantmɛ̃tnɑ̃
?
GIULIETTA
Jeʒə
tetə
l'abandonne
!
entre dans la gondole
PITICHINACCIO
Cherʃɛʁ
angeɑ̃ʒ
!
Giulietta le prend dans ses bras.
comprenant toute l'infamie de Giulietta
HOFFMANN
Misérablemizeʁabl
!
NICKLAUSSE
Hoffmann
!
Hoffmann
!
Lesle
sbiressbiʁ
!
Nicklausse entraîne Hoffmann.
Giulietta et Dapertutto rient.
ACTE TROISIÈME
ANTONIA
A Munich, chez Crespel. Une chambre bizarrement meublée. A droite, un clavecin. A gauche, canapé et fauteuil. Violons suspendus au mur. Au fond, deux portes en pan coupé. Sui le premier plan, à gauche, une fenêtre en pan coupé formant un enfoncement et donnant sur un balcon. Soleil couchant. Au fond, entre les deux portes, un grand portrait de femme accroché au mur.
SCÈNE PREMIÈRE
seule. Elle est assise devant le clavecin et chante.
ANTONIA
Elleɛl
a
fuifɥi
,
lala
tourterelletuʁtəʁɛl
,
Elleɛl
a
fuifɥi
loinlwɛ̃
dedə
toitwa
!
Elle s'arrête et se lève.
ANTONIA
Aha
!
souvenirsuvniʁ
troptʁo
douxdu
!
imageimaʒ
troptʁo
cruellekʁyɛl
!
...
Hélasʼelas
!
à
mesme
genouxʒənu
,
jeʒə
l'entends
,
jeʒə
lelə
voisvwa
!
...
Elle descend sur le devant de la scène.
ANTONIA
Elleɛl
a
fuifɥi
,
lala
tourterelletuʁtəʁɛl
,
Elleɛl
a
fuifɥi
loinlwɛ̃
dedə
toitwa
!
...
Maismɛ
elleɛl
estɛst
toujourstuʒuʁ
fidèlefidɛl
Ete
tetə
gardegaʁd
sasa
foifwa
.
Bien-aimébjɛ̃neme
,
mama
voixvwa
t'appelle
,
Touttu
monmɔ̃
cœurkœʁ
estɛst
à
toitwa
.
Elle se rapproche du clavecin et continue debout, en feuilletant la musique.
ANTONIA
Chèreʃɛʁ
fleurflœʁ
quiki
viensvjɛ̃
d'éclore
,
Parpaʁ
pitiépitje
,
réponds-moi
,
Toitwa
quiki
saissɛ
s'il
m'aime
encoreɑ̃kɔʁ
,
S'il
memə
gardegaʁd
sasa
foifwa
!
...
Bien-aimébjɛ̃neme
,
mama
voixvwa
t'implore
.
Quekə
tontɔ̃
cœurkœʁ
viennevjɛn
à
moimwa
!
...
Elle se laisse tomber sur la chaise qui est devant le clavecin.
SCÈNE II
Crespel, Antonia.
entrant brusquement et courant à Antonia.
CRESPEL
Malheureusemalœʁøz
enfantɑ̃fɑ̃
,
fillefij
bien-aiméeTu
m'avais
promispʁɔmi
dedə
nenə
plusply
chanterʃɑ̃te
.
ANTONIA
Mama
mèremɛʁ
s'était
enɑ̃
moimwa
raniméeʁanime
;
Monmɔ̃
cœurkœʁ
enɑ̃
chantantʃɑ̃tɑ̃
croyaitkʁwajɛ
l'écouter
.
CRESPEL
C'est
làla
monmɔ̃
tourmenttuʁmɑ̃
.
Tata
mèremɛʁ
chérieʃeʁi
T'a
léguéle.ɡe
sasa
voixvwa
,
regretsʁəgʁɛ
superflussypɛʁfly
!
Parpaʁ
toitwa
jeʒə
l'entends
.
Nonnɔ̃
...
nonnɔ̃
...
jeʒə
t'en
priepʁi
.
tristement
ANTONIA
Votrevɔtʁ
Antonia
nenə
chanteraʃɑ̃təʁa
plusply
!
...
Elle sort lentement.
SCÈNE III
seul
CRESPEL
Désespoirdezɛspwaʁ
!
...
Touttu
à
l'heure
encoreɑ̃kɔʁ
Jeʒə
voyaisvwajɛ
cessɛ
tachestaʃ
dedə
feufø
Colorerkɔlɔʁe
sonsɔ̃
visagevizaʒ
,
Dieudjø
!
Perdrai-je
l'enfant
quekə
j'adore
?
Aha
!
cetsɛt
Hoffmann
...
C'est
luilɥi
Quiki
jetaʒəta
dansdɑ̃
sonsɔ̃
cœurkœʁ
cessɛ
ivressesivʁɛs
...
J'ai
fuifɥi
Jusqu'à
Munichmynik
...
SCÈNE IV
Crespel, Frantz.
CRESPEL
Toitwa
,
Frantz
,
n'ouvre
à
personnepɛʁsɔn
.
fausse sortie
FRANTZ
Vousvu
croyezkʁwaje
...
CRESPEL
Oùu
vas-tu
?
...
FRANTZ
Jeʒə
vaisvɛ
voirvwaʁ
sisi
l'on
sonnesɔn
.
Commekɔm
vousvu
avezave
ditdi
...
CRESPEL
J'ai
ditdi
:
n'ouvre
à
personnepɛʁsɔn
!
Criant
CRESPEL
A
personnepɛʁsɔn
!
Entends-tu
,
cettesɛt
foisfwa
?
FRANTZ
Ehe
!
monmɔ̃
Dieudjø
!
Jeʒə
nenə
suissɥi
paspa
sourdsuʁ
!
CRESPEL
Bienbjɛ̃
!
quekə
lelə
diabledjabl
t'emporte
!
FRANTZ
Ouiwi
,
monsieurməsjø
,
lala
clefkle
sursyʁ
lala
portepɔʁt
.
CRESPEL
Bélîtrebe.litʁ
!
Ane
bâtébate
!
FRANTZ
C'est
convenukɔ̃vny
.
CRESPEL
Morbleumɔʁblø
!
Il sort vivement. Frantz va refermer la porte et redescend.
SCÈNE V
Frantz, seul.
CRESPEL
Euy
bienbjɛ̃
!
Quoikwa
!
toujourstuʒuʁ
enɑ̃
colèrekɔlɛʁ
!
Bizarrebizaʁ
!
quinteuxkɛ̃.tø
!
exigeantɛgziʒɑ̃
!
Aha
!
l'on
a
dudy
malmal
à
luilɥi
plaireplɛʁ
Pourpuʁ
sonsɔ̃
argentaʁʒɑ̃
...
Jourʒuʁ
ete
nuitnɥi
jeʒə
memə
metsmɛ
enɑ̃
quatrekatʁ
,
Auo
moindremwɛ̃dʁ
signesiɲ
jeʒə
memə
taistɛ
,
C'est
touttu
commekɔm
sisi
jeʒə
chantaisʃɑ̃tɛ
!
...
Encoreɑ̃kɔʁ
nonnɔ̃
,
sisi
jeʒə
chantaisʃɑ̃tɛ
,
Dedə
sesse
méprismepʁi
ilil
luilɥi
faudraitfodʁɛ
rabattreʁabatʁ
.
Jeʒə
chanteʃɑ̃t
seulsœl
quelquefoiskɛlkəfwa
;
Maismɛ
chanterʃɑ̃te
n'est
paspa
commodekɔmɔd
!
Tra
lala
lala
!
Tra
lala
lala
!
Cesə
n'est
pourtantpuʁtɑ̃
paspa
lala
voixvwa
Quiki
memə
faitfɛ
défautdefo
,
jeʒə
croiskʁwa
...
Tra
lala
lala
!
Tra
lala
lala
!
Nonnɔ̃
!
c'est
lala
méthodemetɔd
.
Damedam
!
onɔ̃
n'a
paspa
touttu
enɑ̃
partagepaʁtaʒ
.
Jeʒə
chanteʃɑ̃t
pitoyablementpitwajabləmɑ̃
;
Maismɛ
jeʒə
dansedɑ̃s
agréablementagʁeabləmɑ̃
,
Jeʒə
memə
lelə
disdi
sanssɑ̃
complimentkɔ̃plimɑ̃
.
Corbleukɔʁ.blø
!
lala
dansedɑ̃s
estɛst
à
monmɔ̃
avantageavɑ̃taʒ
,
C'est
làla
monmɔ̃
plusply
grandgʁɑ̃
attraitatʁɛ
,
Ete
danserdɑ̃se
n'est
paspa
commodekɔmɔd
.
Tra
lala
lala
!
Tra
lala
lala
!
Il danse. Il s'arrête.
CRESPEL
Prèspʁɛ
desde
femmesfam
lelə
jarretʒaʁɛ
N'est
paspa
cesə
quiki
memə
nuiraitnɥiʁ
.
Tra
lala
lala
!
Tra
lala
lala
!
Il tombe.
CRESPEL
Nonnɔ̃
!
c'est
lala
méthodemetɔd
.
Hoffmann entre par le fond, suivi de Nicklausse.
SCÈNE VI
Frantz, Hoffmann, Nicklausse.
paraît à la porte du fond
HOFFMANN
Frantz
!
...
C'est
iciisi
!
Il descend en scène, touchant l'épaule de Frantz
HOFFMANN
Deboutdəbu
,
l'ami
.
FRANTZ
Heinʼɛ̃
!
quiki
vava
làla
?
Il se relève surpris.
FRANTZ
Monsieurməsjø
Hoffmann
!
HOFFMANN
Moi-mêmemwamɛm
!
Ehe
bienbjɛ̃
,
Antonia
?
FRANTZ
Ilil
estɛst
sortisɔʁti
,
monsieurməsjø
.
riant
HOFFMANN
Haʼa
!
haʼa
!
plusply
sourdsuʁ
encoreɑ̃kɔʁ
Quekə
l'an
passépase
?
...
FRANTZ
Monsieurməsjø
m'honore
Jeʒə
memə
portepɔʁt
bienbjɛ̃
,
grâcegʁas
auo
cielsjɛl
.
HOFFMANN
Antonia
!
...
Vava
!
...
faisfɛ
quekə
jeʒə
lala
voievwa
!
souriant
FRANTZ
Trèstʁɛ
bienbjɛ̃
!
...
Quellekɛl
joieʒwa
Pourpuʁ
monsieurməsjø
Crespel
!
Il sort.
s'asseyant devant le clavecin et s'accompagnant.
HOFFMANN
C'est
uneyn
chansonʃɑ̃sɔ̃
d'amour
Quiki
s'envole
,
Tristetʁist
ouu
follefɔl
Tourtuʁ
à
tourtuʁ
!
...
entrant précipitamment en scène
ANTONIA
Hoffmann
!
...
se relevant et recevant Antonia dans ses bras
HOFFMANN
Antonia
!
...
à part
NICKLAUSSE
Jeʒə
suissɥi
dedə
troptʁo
.
Bonsoirbɔ̃swaʁ
.
Ilil
s'esquive
.
SCÈNE VII
Hoffmann, Antonia.
ANTONIA
Aha
!
jeʒə
lelə
savaissavɛ
bienbjɛ̃
quekə
tuty
m'aimais
encoreɑ̃kɔʁ
!
HOFFMANN
Monmɔ̃
cœurkœʁ
m'avait
bienbjɛ̃
ditdi
quekə
j'étais
regrettéʁəgʁɛte
!
Maismɛ
pourquoipuʁkwa
nousnu
a-t-on
séparéssepaʁe
?
ANTONIA
Jeʒə
l'ignore
.
Ensemble
HOFFMANN
Aha
!
j'ai
lelə
bonheurbɔnœʁ
dansdɑ̃
l'âme
!
Demaindəmɛ̃
tuty
serassəʁa
mama
femmefam
.
Heureuxœʁø
épouxepu
L'avenir
estɛst
à
nousnu
!
A
l'amour
soyonsswajɔ̃
fidèlesfidɛl
!
Quekə
sesse
chaînesʃɛn
éternellesetɛʁnɛl
Gardentgaʁd
nosno
cœurskœʁ
Dudy
tempstɑ̃
mêmemɛm
vainqueursvɛ̃kœʁ
!
ANTONIA
Aha
!
j'ai
lelə
bonheurbɔnœʁ
dansdɑ̃
l'âme
!
Demaindəmɛ̃
,
jeʒə
seraisəʁɛ
tata
femmefam
!
Heureuxœʁø
épouxepu
,
L'avenir
estɛst
à
nousnu
!
Chaqueʃak
jourʒuʁ
,
chansonsʃɑ̃sɔ̃
nouvellesnuvɛl
!
Tontɔ̃
génieʒeni
ouvreuvʁ
sesse
ailesɛl
!
Monmɔ̃
chantʃɑ̃
vainqueurvɛ̃kœʁ
Estɛst
l'écho
dedə
tontɔ̃
cœurkœʁ
!
souriant
HOFFMANN
Pourtantpuʁtɑ̃
,
ô
mama
fiancéefijɑ̃se
,
Tetə
dirai-je
uneyn
penséepɑ̃se
Quiki
memə
troubletʁubl
malgrémalgʁe
moimwa
?
Lala
musiquemyzik
m'inspire
unœ̃
peupø
dedə
jalousieʒaluzi
,
Tuty
l'aimes
troptʁo
!
souriant
ANTONIA
Voyezvwaje
l'étrange
fantaisiefɑ̃tezi
!
T'aimé-je
doncdɔ̃k
pourpuʁ
elleɛl
,
ouu
l'aimé-je
pourpuʁ
toitwa
?
Carkaʁ
toitwa
tuty
nenə
vasva
paspa
sanssɑ̃
doutedut
memə
défendredefɑ̃dʁ
Dedə
chanterʃɑ̃te
,
commekɔm
a
faitfɛ
monmɔ̃
pèrepɛʁ
?
HOFFMANN
Quekə
dis-tu
?
ANTONIA
Ouiwi
,
monmɔ̃
pèrepɛʁ
à
présentpʁezɑ̃
,
m'impose
lala
vertuveʁty
Dudy
silencesilɑ̃s
.
Vivement
ANTONIA
Veux-tu
m'entendre
?
à part
HOFFMANN
C'est
étrangeetʁɑ̃ʒ
!
...
Est-ce
doncdɔ̃k
...
l'entraînant vers le clavecin
ANTONIA
Viensvjɛ̃
làla
,
commekɔm
autrefoisotʁəfwa
.
Écouteekut
ete
tuty
verrasvɛʁa
sisi
j'ai
perdupɛʁdy
mama
voixvwa
.
HOFFMANN
Commekɔm
tontɔ̃
œilœj
s'anime
ete
commekɔm
tata
mainmɛ̃
trembletʁɑ̃bl
!
le faisant s'asseoir devant le clavecin et se penchant sur son épaule.
ANTONIA
Tienstjɛ̃
,
cesə
douxdu
chantʃɑ̃
d'amour
quekə
nousnu
chantionsʃɑ̃tjɔ̃
ensembleɑ̃sɑ̃bl
.
Elle chante, accompagnée par Hoffmann.
ANTONIA
C'est
uneyn
chansonʃɑ̃sɔ̃
d'amour
Quiki
s'envole
Tristetʁist
ouu
follefɔl
Tourtuʁ
à
tourtuʁ
;
C'est
uneyn
chansonʃɑ̃sɔ̃
d'amour
.
Lala
roseʁoz
nouvellenuvɛl
Souritsuʁi
auo
printempspʁɛ̃tɑ̃
.
Lasla
!
...
combienkɔ̃bjɛ̃
dedə
tempstɑ̃
Vivra-t-elle
?
Ensemble
ANTONIA
C'est
uneyn
chansonʃɑ̃sɔ̃
d'amour
Quiki
s'envole
,
Tristetʁist
ouu
follefɔl
Tourtuʁ
à
tourtuʁ
.
C'est
uneyn
chansonʃɑ̃sɔ̃
d'amour
.
HOFFMANN
Unœ̃
rayonʁɛjɔ̃
dedə
flammeflam
Parepaʁ
tata
beautébote
.
Verras-tu
l'été
,
Fleurflœʁ
dedə
l'âme
?
Ensemble
HOFFMANN
C'est
uneyn
chansonʃɑ̃sɔ̃
d'amour
Quiki
s'envole
Tristetʁist
ouu
follefɔl
Tourtuʁ
à
tourtuʁ
.
C'est
uneyn
chansonʃɑ̃sɔ̃
d'amour
.
Antonia porte la main à son cœur et semble prête à défailli.
HOFFMANN
Qu'as-tu
doncdɔ̃k
?
mettant la main à son cœur.
ANTONIA
Rienʁjɛ̃
.
écoutant
HOFFMANN
Chutʃyt
!
ANTONIA
Cielsjɛl
!
monmɔ̃
pèrepɛʁ
!
Viensvjɛ̃
!
...
viensvjɛ̃
!
...
Elle sort.
HOFFMANN
Nonnɔ̃
!
jeʒə
sauraisoʁɛ
lelə
motmo
dedə
cesə
mystèremistɛʁ
.
Il se cache dans l'enfoncement de la fenêtre, Crespel
paraît.
SCÈNE VIII
Crespel, Hoffmann caché, puis Frantz.
regardant autour de lui
CRESPEL
Nonnɔ̃
,
rienʁjɛ̃
!
J'ai
crukʁy
qu'Hoffmann
étaitetɛ
iciisi
.
Puisse-t-il
êtreɛtʁ
auo
diabledjabl
!
à part
HOFFMANN
Grandgʁɑ̃
mercimɛʁsi
!
entrant, à Crespel
FRANTZ
Monsieurməsjø
!
CRESPEL
Quoikwa
?
FRANTZ
Lelə
docteurdɔktœʁ
Miraclemiʁakl
.
CRESPEL
Drôledʁol
!
...
infâmeɛ̃fam
!
Fermefɛʁm
vitevit
lala
portepɔʁt
!
FRANTZ
Ouiwi
,
monsieurməsjø
,
médecinmedsɛ̃
...
CRESPEL
Luilɥi
!
médecinmedsɛ̃
?
Nonnɔ̃
,
sursyʁ
monmɔ̃
âmeam
,
Unœ̃
fossoyeurfoswajœʁ
,
unœ̃
assassinasasɛ̃
!
Quiki
memə
tueraittyʁɛ
mama
fillefij
aprèsapʁɛ
mama
femmefam
.
J'entends
lelə
cliquetisklikti
dedə
sesse
flaconsflakɔ̃
dansdɑ̃
l'air
.
Loinlwɛ̃
dedə
moimwa
qu'on
lelə
chasseʃas
.
Miracle paraît subitement. Frantz se sauve.
SCÈNE IX
Les Mêmes, Miracle.
MIRACLE
Haʼa
!
haʼa
!
haʼa
!
haʼa
!
CRESPEL
Enfinɑ̃fɛ̃
!
MIRACLE
Ehe
bienbjɛ̃
!
memə
voilàvwala
!
c'est
moi-mêmemwamɛm
.
Cesə
bonbɔ̃
monsieurməsjø
Crespel
,
jeʒə
l'aime
!
Oùu
doncdɔ̃k
est-ilɛ.t‿il
?
l'arrêtant
CRESPEL
Morbleumɔʁblø
!
MIRACLE
Haʼa
!
haʼa
!
haʼa
!
haʼa
!
Jeʒə
cherchaisʃɛʁʃɛ
votrevɔtʁ
Antonia
!
Ehe
bienbjɛ̃
!
cesə
malmal
qu'elle
héritaeʁita
Dedə
sasa
mèremɛʁ
?
Toujourstuʒuʁ
enɑ̃
progrèspʁɔgʁɛ
?
chèreʃɛʁ
bellebɛl
Nousnu
lala
guérironsgeʁiʁɔ̃
.
Menez-moi
prèspʁɛ
d'elle
.
CRESPEL
Pourpuʁ
l'assassiner
!
...
Sisi
tuty
faisfɛ
unœ̃
paspa
,
Je te jette par la fenêtre.
MIRACLE
Ehe
!
làla
!
touttu
douxdu
!
Jeʒə
nenə
veuxvø
paspa
Vousvu
déplairedeplɛʁ
.
Il avance un fauteuil.
CRESPEL
Quekə
fais-tu
,
traîtretʁɛtʁ
?
MIRACLE
Pourpuʁ
conjurerkɔ̃ʒyʁe
lelə
dangerdɑ̃ʒe
,
Ilil
fautfo
lelə
connaîtrekɔnɛtʁ
.
Laissez-moi
l'interroger
.
CRESPEL
L'effroi
memə
pénètrepe.ne.tʁe
.
Ensemble
la main étendue vers la chambre d'Antonia
MIRACLE
A
monmɔ̃
pouvoirpuvwaʁ
vainqueurvɛ̃kœʁ
Cèdesɛd
dedə
bonnebɔn
grâcegʁas
!
...
Prèspʁɛ
dedə
moimwa
,
sanssɑ̃
terreurtɛʁœʁ
,
Viensvjɛ̃
iciisi
prendrepʁɑ̃dʁ
placeplas
,
Viensvjɛ̃
!
CRESPEL
D'épouvante
ete
d'horreur
Touttu
monmɔ̃
êtreɛtʁ
sesə
glaceglas
.
Uneyn
étrangeetʁɑ̃ʒ
terreurtɛʁœʁ
M'enchaîne
à
cettesɛt
placeplas
,
J'ai
peurpœʁ
.
s'asseyant sur le tabouret du clavecin
CRESPEL
Allonsalɔ̃
,
parlepaʁl
,
ete
soisswa
brefbʁɛf
!
Miracle continue ses passes magnétiques. La porte de la chambre d'Antonia s'ouvre lentement. Miracle indique par ses gestes qu'il prend la main d'Antonia invisible, qu'il la mène près de l'un des fauteuils et la fait s'asseoir.
indiquant l'un des fauteuils et s'asseyant sur l'autre.
MIRACLE
Veuillezvœje
vousvu
asseoiraswaʁ
làla
!
CRESPEL
Jeʒə
suissɥi
assisasi
!
sans répondre à Crespel
MIRACLE
Quelkɛl
âgeaʒ
avez-vous
,
jeʒə
vousvu
priepʁi
?
CRESPEL
Quiki
?
moimwa
?
MIRACLE
Jeʒə
parlepaʁl
à
votrevɔtʁ
enfantɑ̃fɑ̃
.
À part
HOFFMANN
Antonia
?
MIRACLE
Quelkɛl
âgeaʒ
?
...
Ilil
écouteekut
Vingtvɛ̃
ansɑ̃
!
CRESPEL
Heinʼɛ̃
?
MIRACLE
Lelə
printempspʁɛ̃tɑ̃
dedə
lala
vievi
!
...
Il fait le geste d'un homme qui tâte le pouls.
MIRACLE
Voyonsvwajɔ̃
lala
mainmɛ̃
!
...
CRESPEL
Lala
mainmɛ̃
?
...
tirant sa montre
MIRACLE
Chutʃyt
!
Laissez-moi
compterkɔ̃te
.
à part
HOFFMANN
Dieudjø
!
...
suis-je
lelə
jouetʒwɛ
d'un
rêveʁɛv
?
...
Est-ce
unœ̃
fantômefɑ̃tom
?
MIRACLE
Lelə
poulspu
estɛst
inégalinegal
ete
vifvif
,
mauvaismovɛ
symptômesɛ̃ptom
!
Chantezʃɑ̃te
!..
se levant
CRESPEL
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
,
tais-toitɛʁ
!
...
nenə
lala
faisfɛ
paspa
chanterʃɑ̃te
!..
La voix d'Antonia se fait entendre dans l'air.
MIRACLE
Voyezvwaje
,
sonsɔ̃
frontfʁɔ̃
s'anime
ete
sonsɔ̃
regardʁəgaʁ
flamboieflɑ̃bwa
;
Elis
portepɔʁt
lala
mainmɛ̃
à
sonsɔ̃
cœurkœʁ
agitéaʒite
.
Il semble suivre Antonia du geste, la porte de la chambre se referme brusquement.
CRESPEL
Quekə
dit-il
?
se levant et remettant un des fauteuils en place.
MIRACLE
Ilil
seraitsəʁɛ
dommagedɔmaʒ
,
enɑ̃
véritéveʁite
,
Dedə
laisserlɛse
à
lala
mortmɔʁ
uneyn
sisi
bellebɛl
proiepʁwa
!
CRESPEL
Tais-toitɛʁ
!
...
Ilil
repousseʁəpus
violemmentvjɔlamɑ̃
l'autre
fauteuilfotœj
.
MIRACLE
Sisi
vousvu
voulezvule
accepteraksɛpte
monmɔ̃
secourssəkuʁ
,
Sisi
vousvu
voulezvule
sauversove
sesse
joursʒuʁ
,
J'ai
làla
certainssɛʁtɛ̃
flaconsflakɔ̃
quekə
jeʒə
tienstjɛ̃
enɑ̃
réserveʁezɛʁv
.
Il tire plusieurs flacons de sa poche et les fait sonner comme des castagnettes.
CRESPEL
Tais-toitɛʁ
!
...
MIRACLE
Dontdɔ̃
ilil
faudraitfodʁɛ
...
CRESPEL
Tais-toitɛʁ
!
Dieudjø
memə
préservepʁezɛʁv
D'écouter
teste
conseilskɔ̃sɛj
,
misérablemizeʁabl
assassinasasɛ̃
!
...
MIRACLE
Dontdɔ̃
ilil
faudraitfodʁɛ
,
chaqueʃak
matinmatɛ̃
...
Ensemble
MIRACLE
Ehe
ouiwi
!
jeʒə
vousvu
entendsɑ̃tɑ̃
!
Touttu
à
l'heure
!
unœ̃
instantɛ̃stɑ̃
!
Desde
flaconsflakɔ̃
!
pauvrepovʁ
pèrepɛʁ
,
Vousvu
enɑ̃
serezsəʁe
,
j'espère
Contentkɔ̃tɑ̃
!
CRESPEL
Va-t'en
!
va-t'en
!
va-t'en
!
Horsʼɔʁ
dedə
chezʃe
moimwa
,
Satansatɑ̃
!
Redouteʁədut
lala
colèrekɔlɛʁ
Ete
lala
douleurdulœʁ
d'un
pèrepɛʁ
!
Va-t'en
!
à part
HOFFMANN
A
lala
mortmɔʁ
quiki
t'attend
,
Jeʒə
sauraisoʁɛ
,
pauvrepovʁ
enfantɑ̃fɑ̃
,
T'arracher
,
jeʒə
l'espère
!
Tuty
risʁi
enɑ̃
vainvɛ̃
d'un
pèrepɛʁ
,
Satansatɑ̃
!
continuant toujours avec le même flegme
MIRACLE
Dontdɔ̃
ilil
faudraitfodʁɛ
...
CRESPEL
Va-t'en
!
MIRACLE
Chaqueʃak
matinmatɛ̃
...
CRESPEL
Va-t'en
!
...
Il pousse Miracle dehors, par la porte du fond et la reforme sur lui.
CRESPEL
Aha
!
lelə
voilàvwala
dehorsdəɔʁ
ete
mama
portepɔʁt
estɛst
ferméefɛʁme
Nousnu
sommessɔm
seulssœl
enfinɑ̃fɛ̃
,
Mama
fillefij
bienbjɛ̃
aiméeɛme
!
rentrant par la muraille
MIRACLE
Dontdɔ̃
ilil
faudraitfodʁɛ
chaqueʃak
matinmatɛ̃
...
CRESPEL
Aha
!
misérablemizeʁabl
!
Viensvjɛ̃
!
...
viensvjɛ̃
!
...
Lesle
flotsflo
puissent-ils
t'engloutir
Nousnu
verronsvɛʁɔ̃
sisi
lelə
diabledjabl
T'en
ferafɛʁa
sortirsɔʁtiʁ
!
...
Ensemble
CRESPEL
Va-t'en
!
Va-t'en
!
Va-t'en
!
Horsʼɔʁ
dedə
chezʃe
moimwa
,
Satansatɑ̃
!
Redouteʁədut
lala
colèrekɔlɛʁ
Ete
lala
douleurdulœʁ
d'un
pèrepɛʁ
,
Va-t'en
!
à part
HOFFMANN
A
lala
mortmɔʁ
quiki
t'attend
,
Jeʒə
sauraisoʁɛ
,
pauvrepovʁ
enfantɑ̃fɑ̃
,
T'arracher
,
jeʒə
l'espère
!
Tuty
risʁi
enɑ̃
vainvɛ̃
d'un
pèrepɛʁ
,
Satansatɑ̃
!
MIRACLE
Dontdɔ̃
ilil
faudraitfodʁɛ
...
CRESPEL
Va-t'en
!
MIRACLE
Chaqueʃak
matinmatɛ̃
...
CRESPEL
Va-t'en
!
Il suit Miracle qui sort à reculons en faisant sonner ses flacons. Ils disparaissent ensemble.
SCÈNE X
Hoffmann seul, puis Antonia.
redescend en scène
HOFFMANN
Nenə
plusply
chanterʃɑ̃te
!
hélasʼelas
!
Commentkɔmɑ̃
obtenirɔptəniʁ
d'elle
Unœ̃
pareilpaʁɛj
sacrificesakʁifis
?
paraît
ANTONIA
Ehe
bienbjɛ̃
?
Monmɔ̃
pèrepɛʁ
,
qu'a-t-il
ditdi
?
HOFFMANN
Nenə
memə
demandedəmɑ̃d
rienʁjɛ̃
,
Plusply
tardtaʁ
tuty
saurassoʁa
touttu
;
uneyn
routeʁut
nouvellenuvɛl
S'ouvre
à
nousnu
,
monmɔ̃
Antonia
!
...
Pourpuʁ
y
suivresɥivʁ
mesme
paspa
,
chasseʃas
dedə
tata
mémoirememwaʁ
Cessɛ
rêvesʁɛv
d'avenir
,
dedə
succèssyksɛ
ete
dedə
gloireglwaʁ
Quekə
tontɔ̃
cœurkœʁ
auo
mienmjɛ̃
confiakɔ̃fja
.
ANTONIA
Maismɛ
toi-mêmetwamɛm
?
HOFFMANN
L'amour
toustu
lesle
deuxdø
nousnu
conviekɔ̃vi
,
Touttu
cesə
quiki
n'est
paspa
toitwa
n'est
plusply
rienʁjɛ̃
dansdɑ̃
mama
vievi
.
ANTONIA
Tienstjɛ̃
doncdɔ̃k
!
voicivwasi
mama
mainmɛ̃
!
HOFFMANN
Aha
!
chèreʃɛʁ
Antonia
!
Pourrai-je
reconnaîtreʁəkɔnɛtʁ
Cesə
quekə
tuty
faisfɛ
pourpuʁ
moimwa
?
Il lui baise les mains.
HOFFMANN
Tontɔ̃
pèrepɛʁ
vava
peut-êtrepøtɛtʁ
Revenirʁəvniʁ
,
jeʒə
tetə
quittekit
...
à
demaindəmɛ̃
!
ANTONIA
A
demaindəmɛ̃
!
Hoffmann sort. Antonia le regarde s'éloigner. Après un moment, elle redescend en scène.
SCÈNE XI
Antonia, puis Miracle.
allant ouvrir une des portes latérales
ANTONIA
Dedə
monmɔ̃
pèrepɛʁ
aisémentezemɑ̃
ilil
s'est
faitfɛ
lelə
complicekɔ̃plis
!
Allonsalɔ̃
,
lesle
pleursplœʁ
sontsɔ̃
superflussypɛʁfly
,
Jeʒə
l'ai
promispʁɔmi
,
jeʒə
nenə
chanteraiʃɑ̃təʁɛ
plusply
.
Elle se laisse tomber sur un fauteuil.
surgissant tout à coup derrière elle et se penchant à son oreille
MIRACLE
Tuty
nenə
chanterasʃɑ̃təʁa
plusply
?
Sais-tusɛ.ty
quelkɛl
sacrificesakʁifis
S'impose
tata
jeunesseʒœnɛs
,
ete
l'as-tu
mesuréməzyʁe
?
Lala
grâcegʁas
,
lala
beautébote
,
lelə
talenttalɑ̃
,
dondɔ̃
sacrésakʁe
,
Toustu
cessɛ
biensbjɛ̃
quekə
lelə
cielsjɛl
t'a
livréslivʁe
enɑ̃
partagepaʁtaʒ
,
Faut-il
lesle
enfouirɑ̃fwiʁ
dansdɑ̃
l'ombre
d'un
ménagemenaʒ
?
N'as-tu
paspa
entenduɑ̃tɑ̃dy
,
dansdɑ̃
unœ̃
rêveʁɛv
orgueilleuxɔʁgœjø
,
Ainsiɛ̃si
qu'une
forêtfɔʁɛ
parpaʁ
lelə
ventvɑ̃
balancéebalɑ̃se
,
Cesə
douxdu
frémissementfʁemismɑ̃
dedə
lala
fouleful
presséepʁese
Quiki
murmuremyʁmyʁ
tontɔ̃
nomnɔ̃
ete
quiki
tetə
suitsɥi
desde
yeuxjø
?
Voilàvwala
l'ardente
joieʒwa
ete
lala
fêtefɛt
éternelleetɛʁnɛl
Quekə
teste
vingtvɛ̃
ansɑ̃
enɑ̃
fleurflœʁ
sontsɔ̃
prèspʁɛ
d'abandonner
,
Pourpuʁ
lesle
plaisirspleziʁ
bourgeoisbuʁʒwa
oùu
l'on
veutvø
t'enchaîne
Ete
desde
marmotsmaʁmo
d'enfants
quiki
tetə
rendrontʁɑ̃dʁɔ̃
moinsmwɛ̃
bellebɛl
!
sans se retourner
ANTONIA
Aha
!
quellekɛl
estɛst
cettesɛt
voixvwa
quiki
memə
troubletʁubl
l'esprit
?
Est-ce
l'enfer
quiki
parlepaʁl
ouu
Dieudjø
quiki
m'avertit
?
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
,
cesə
n'est
paspa
làla
lelə
bonheurbɔnœʁ
,
voixvwa
mauditemodit
,
Ete
contrekɔ̃tʁ
monmɔ̃
orgueilɔʁgœj
monmɔ̃
amouramuʁ
s'est
arméaʁme
;
Lala
gloireglwaʁ
nenə
vautvo
paspa
l'ombre
heureuseœʁøz
oùu
m'invite
Lala
maisonmɛzɔ̃
dedə
monmɔ̃
bien-aimébjɛ̃neme
.
MIRACLE
Quelleskɛl
amoursamuʁ
sontsɔ̃
doncdɔ̃k
lesle
vôtresvotʁ
?
Hoffmann
tetə
sacrifiesakʁifi
à
sasa
brutalitébʁytalite
;
Ilil
n'aime
enɑ̃
toitwa
quekə
tata
beautébote
,
Ete
pourpuʁ
luilɥi
,
commekɔm
pourpuʁ
lesle
autresotʁ
,
Viendravjɛ̃dʁa
bientôtbjɛ̃to
lelə
tempstɑ̃
dedə
l'infidélité
!
...
Il disparaît.
se levant
ANTONIA
Nonnɔ̃
,
nenə
memə
tentetɑ̃t
plusply
!
...
Va-t'en
,
Démondemɔ̃
!
...
Jeʒə
nenə
veuxvø
plusply
t'entendre
.
J'ai
juréʒyʁe
d'être
à
luilɥi
,
monmɔ̃
bien-aimébjɛ̃neme
m'attend
,
Jeʒə
nenə
m'appartiens
plusply
ete
nenə
puispɥi
memə
reprendreʁəpʁɑ̃dʁ
;
Ete
touttu
à
l'heure
encorɑ̃.kɔʁ
,
sursyʁ
sonsɔ̃
cœurkœʁ
adoréadɔʁe
,
Quelkɛl
éterneletɛʁnɛl
amouramuʁ
nenə
m'a-t-il
paspa
juréʒyʁe
;
!
...
Aha
!
quiki
memə
sauverasovəʁa
dudy
démondemɔ̃
,
dedə
moi-mêmemwamɛm
?
...
Mama
mèremɛʁ
!
ô
mama
mèremɛʁ
!
...
jeʒə
l'aime
!
...
Elle va tomber en pleurant près du clavecin.
reparaît derrière Antonia
MIRACLE
Tata
mèremɛʁ
?
...
Oses-tu
l'invoquer
?
...
Tata
mèremɛʁ
?
Maismɛ
n'est-ce
paspa
elleɛl
Quiki
parlepaʁl
parpaʁ
mama
voixvwa
,
ingrateɛ̃gʁat
,
ete
tetə
rappelleʁapɛl
Lala
splendeursplɑ̃dœʁ
dedə
sonsɔ̃
nomnɔ̃
quekə
tuty
veuxvø
abdiquerabdike
?
Le portrait s'éclaire et semble s'animer. C'est le fantôme de la mère qui apparaît à la place de la peinture.
MIRACLE
Écouteekut
!
...
LA VOIX
Antonia
!
ANTONIA
Dieudjø
!
...
mama
mèremɛʁ
!
mama
mèremɛʁ
.
Ensemble
LE FANTOME
Cherʃɛʁ
enfantɑ̃fɑ̃
quekə
j'appelle
Commekɔm
autrefoisotʁəfwa
,
C'est
tata
mèremɛʁ
,
c'est
elleɛl
,
Entendsɑ̃tɑ̃
sasa
voixvwa
!
ANTONIA
Mama
mèremɛʁ
!
MIRACLE
Ouiwi
!
ouiwi
!
c'est
sasa
voixvwa
,
l'entends-tu
?
Sasa
voixvwa
,
meilleuremɛjœʁ
conseillèrekɔ̃sejɛʁ
,
Quiki
tetə
lèguele.ɡe
unœ̃
talenttalɑ̃
quekə
lelə
mondemɔ̃d
a
perdupɛʁdy
!
LE FANTOME
Antonia
!
MIRACLE
Écouteekut
!
Elleɛl
semblesɑ̃bl
revivreʁəvivʁ
Ete
lelə
publicpyblik
lointainlwɛ̃tɛ̃
dedə
sesse
bravosbʁavo
l'enivre
!
se levant
ANTONIA
Mama
mèremɛʁ
!
LE FANTOME
Antonia
!
MIRACLE
Reprendsʁəpʁɑ̃
doncdɔ̃k
avecavɛk
elleɛl
!
...
Il saisit un violon et accompagne avec une sorte de fureur.
Ensemble
ANTONIA
Ouiwi
,
sonsɔ̃
âmeam
m'appelle
Commekɔm
autrefoisotʁəfwa
!
C'est
mama
mèremɛʁ
,
c'est
elleɛl
,
J'entends
sasa
voixvwa
!
LE FANTOME
Cherʃɛʁ
enfantɑ̃fɑ̃
quekə
j'appelle
Commekɔm
autrefoisotʁəfwa
,
C'est
tata
mèremɛʁ
,
c'est
elleɛl
!
Entendsɑ̃tɑ̃
sasa
voixvwa
!
ANTONIA
Nonnɔ̃
!
assezase
!
...
Jeʒə
succombesykɔ̃b
!
MIRACLE
Encoreɑ̃kɔʁ
!
ANTONIA
Jeʒə
nenə
veuxvø
plusply
chanterʃɑ̃te
.
MIRACLE
Encoreɑ̃kɔʁ
!
ANTONIA
Quellekɛl
ardeuraʁdœʁ
m'entraîne
ete
memə
dévoredevɔʁ
?
MIRACLE
Encoreɑ̃kɔʁ
!
Pourquoipuʁkwa
t'arrêter
?
haletante
ANTONIA
Jeʒə
cèdesɛd
auo
transporttʁɑ̃spɔʁ
quiki
m'enivre
!
Quellekɛl
flammeflam
éblouiteblui
mesme
yeuxjø
!
...
Unœ̃
seulsœl
momentmɔmɑ̃
encoreɑ̃kɔʁ
à
vivrevivʁ
,
Ete
monmɔ̃
âmeam
s'envole
auxo
cieuxsjø
!
Ensemble
LE FANTOME
Cherʃɛʁ
enfantɑ̃fɑ̃
quekə
j'appelle
etc.
ANTONIA
C'est
mama
mèremɛʁ
,
c'est
elleɛl
,
etc.
ANTONIA
Aha
!
Elle vient tomber mourante sur le canapé. Miracle s'engloutit dans la terre en poussant un éclat de rire. La fantôme disparaît et le portrait reprend son premier aspect.
SCÈNE XII
Antonia, Crespel, puis Hoffmann, Nicklausse, Miracle et Frantz.
accourant
CRESPEL
Monmɔ̃
enfantɑ̃fɑ̃
!
...
mama
fillefij
!
...
Antonia
!
...
expirante
ANTONIA
Monmɔ̃
pèrepɛʁ
!
...
Écoutezekute
!
c'est
mama
mèremɛʁ
Quiki
m'appelle
!
...
Ete
luilɥi
...
dedə
retourʁətuʁ
...
C'est
uneyn
chansonʃɑ̃sɔ̃
d'amour
...
Quiki
s'envole
...
Tristetʁist
ouu
follefɔl
...
Elle meurt.
CRESPEL
Nonnɔ̃
!
...
unœ̃
seulsœl
motmo
!
...
unœ̃
seulsœl
!
...
mama
fillefij
...
parle-moi
.
Maismɛ
parlepaʁl
doncdɔ̃k
!
...
Mortmɔʁ
exécrableɛgzekʁabl
!
...
Nonnɔ̃
!
...
pitiépitje
!
...
grâcegʁas
!
...
Éloigne-toi
!
entrant précipitamment
HOFFMANN
Pourquoipuʁkwa
cessɛ
criskʁi
?
CRESPEL
Hoffmann
!
...
aha
!
misérablemizeʁabl
!
C'est
toitwa
quiki
l'as
tuéetɥe
!
...
courant à Antonia
HOFFMANN
Antonia
!
...
courant avec égarement
CRESPEL
Dudy
sangsɑ̃
!
Pourpuʁ
colorerkɔlɔʁe
sasa
joueʒu
!
...
Uneyn
armeaʁm
,
Unœ̃
couteaukuto
!
...
Il saisit un couteau sur une table et va pour s'élancer sur Hoffmann.
entrant en scène et arrêtant Crespel
NICKLAUSSE
Malheureuxmalœʁø
!
...
à Nicklausse
HOFFMANN
Vitevit
!
...
donnedɔn
l'alarme
!
...
Unœ̃
médecinmedsɛ̃
!
...
unœ̃
médecinmedsɛ̃
!
...
paraissant
MIRACLE
Présentpʁezɑ̃
!
Il s'approche d'Antonia et lui tâte le pouls.
MIRACLE
Mortemɔʁt
!
éperdu
CRESPEL
Aha
!
Dieudjø
,
monmɔ̃
enfantɑ̃fɑ̃
!
mama
fillefij
!
avec désespoir
HOFFMANN
Antonia
!
Frantz est entré le dernier et s'est agenouillé près d'Antonia.
EPILOGUE
STELLA
Même décoration qu'au premier acte.
SCÈNE PREMIÈRE
Hoffmann, Nicklausse, Lindorf, Nathanael, Hermann, Wilhelm, Wolframm, Luther. Les Étudiants.
On retrouve tous les personnages dans la situation où on les a laissés à la fin du premier acte.
HOFFMANN
Voilàvwala
quellekɛl
futfy
l'histoire
Dedə
mesme
amoursamuʁ
Dontdɔ̃
lala
mémoirememwaʁ
Enɑ̃
monmɔ̃
cœurkœʁ
resteraʁɛstəʁa
toujourstuʒuʁ
.
entrant
LUTHER
Grandgʁɑ̃
succèssyksɛ
,
onɔ̃
acclameaklam
Notrenɔtʁ
primapʁima
donnadɔna
.
à part
LINDORF
Ilil
n'est
plusply
à
craindrekʁɛ̃dʁ
...
à
moimwa
lala
divadiva
!
Il s'esquive.
NATHANAEL
Qu'a
dedə
communkɔmœ̃
Stella
?
se levant
NICKLAUSSE
Aha
!
jeʒə
comprendskɔ̃pʁɑ̃
!
troistʁwa
dramesdʁam
dansdɑ̃
unœ̃
dramedʁam
Olympia
...
Antonia
...
Giulietta
...
Nenə
sontsɔ̃
qu'une
mêmemɛm
femmefam
:
Lala
Stella
!
LE CHŒUR
Lala
Stella
!
NICKLAUSSE
Buvonsbyvɔ̃
à
cettesɛt
honnêteɔnɛt
damedam
!
furieux, brisant son verre
HOFFMANN
Unœ̃
motmo
dedə
plusply
ete
sursyʁ
monmɔ̃
âmeam
Jeʒə
tetə
brisebʁiz
commekɔm
cecisəsi
!
...
NICKLAUSSE
Moimwa
,
tontɔ̃
mentormɑ̃tɔʁ
?
Mercimɛʁsi
!
...
HOFFMANN
Aha
!
jeʒə
suissɥi
foufu
!
...
A
nousnu
lelə
vertigevɛʁtiʒ
divindivɛ̃
Desde
espritsɛspʁi
dedə
l'alcool
,
dedə
lala
bièrebjɛʁ
ete
dudy
vinvɛ̃
!
A
nousnu
l'ivresse
ete
lala
foliefɔli
,
Lelə
néantneɑ̃
parpaʁ
quiki
l'on
oublieubli
.
LE CHŒUR
Allumonsalymɔ̃
lelə
punchpœnʃ
!
...
grisons-nous
!
Ete
quekə
lesle
plusply
fousfu
Roulentʁul
soussu
lala
tabletabl
.
Luther
estɛst
unœ̃
bravebʁav
hommeɔm
,
Tiretiʁ
lan
laire
,
tiretiʁ
lan
lala
!
C'est
demaindəmɛ̃
qu'on
l'assomme
Tiretiʁ
lan
laire
,
tiretiʁ
lan
lala
!
Sasa
cavekav
estɛst
d'un
bonbɔ̃
drilledʁij
,
Tiretiʁ
lan
laire
,
tiretiʁ
lan
lala
!
C'est
demaindəmɛ̃
qu'on
lala
pillepij
!
Tiretiʁ
lan
laire
,
tiretiʁ
lan
lala
!
Jusqu'au
matinmatɛ̃
Remplisʁɑ̃pli
monmɔ̃
verrevɛʁ
,
Jusqu'au
matinmatɛ̃
Remplisʁɑ̃pli
lesle
potspo
d'étain
!
Les étudiants entrent en tumulte dans la salle voisine. Hoffmann reste comme frappé de stupeur.
SCÈNE II
Hoffmann, La Muse.
paraissant
LA MUSE
Ete
moimwa
?
Moimwa
,
lala
fidèlefidɛl
amieami
Dontdɔ̃
lala
mainmɛ̃
essuyaesɥija
teste
yeuxjø
?
Parpaʁ
quiki
lala
douleurdulœʁ
endormieɑ̃dɔʁmi
S'exhale
enɑ̃
rêveʁɛv
dansdɑ̃
lesle
cieuxsjø
?
Nenə
suis-je
rienʁjɛ̃
?
Quekə
lelə
tempêtetɑ̃pɛt
Desde
passionspasjɔ̃
s'apaise
enɑ̃
toitwa
!
L'homme
n'est
plusply
;
renaisʁə.nɛtʁ
poètepɔɛt
!
Jeʒə
t'aime
,
Hoffmann
!
appartiens-moi
!
Desde
cendressɑ̃dʁ
dedə
tontɔ̃
cœurkœʁ
réchauffeʁeʃof
tontɔ̃
génieʒeni
,
Dansdɑ̃
lala
sérénitéseʁenite
sourissuʁi
à
teste
douleursdulœʁ
,
Lala
Musemyz
adouciraadusiʁa
tata
souffrancesufʁɑ̃s
béniebeni
,
Onɔ̃
estɛst
grandgʁɑ̃
parpaʁ
l'amour
ete
plusply
grandgʁɑ̃
parpaʁ
lesle
pleursplœʁ
!
Elle disparaît.
Seul
HOFFMANN
O
Dieudjø
!
dedə
quellekɛl
ivresseivʁɛs
embrasses-tu
monmɔ̃
âmeam
,
Commekɔm
unœ̃
concertkɔ̃sɛʁ
divindivɛ̃
tata
voixvwa
m'a
pénétrépenetʁe
,
D'un
feufø
douxdu
ete
brûlantbʁylɑ̃
monmɔ̃
êtreɛtʁ
estɛst
dévorédevɔʁe
,
Teste
regardsʁəgaʁ
dansdɑ̃
lesle
miensmjɛ̃
ontɔ̃
épanchéepɑ̃ʃe
leurlœʁ
flammeflam
Commekɔm
desde
astresastʁ
radieuxʁadjø
,
Ete
jeʒə
senssɑ̃s
,
ô
Musemyz
aiméeɛme
,
Passerpase
tontɔ̃
haleinealɛn
embauméeɑ̃bome
Sursyʁ
mesme
lèvreslɛvʁ
ete
sursyʁ
mesme
yeuxjø
!
Il tombe, le visage sur une table.
SCÈNE III
Hoffmann, Stella, Lindorf, Nicklausse, Les Étudiants.
allant vers Hoffmann
STELLA
Hoffmann
endormiɑ̃dɔʁmi
!
...
NICKLAUSSE
Nonnɔ̃
!
...
ivre-morti.vʁə mɔʁ
!
...
Troptʁo
tardtaʁ
,
madamemadam
!
LINDORF
Corbleukɔʁ.blø
!
NICKLAUSSE
Teneztəne
,
voilàvwala
lelə
conseillerkɔ̃seje
Lindorf
quiki
vousvu
attendatɑ̃
.
Stella prend son manteau des mains d'Andrès et le jette sur ses épaules; puis elle s'appuie sur le bras de Lindorf, s'arrête au bout de quelques pas pour regarder Hoffmann, détache une fleur de son bouquet et la jette à ses pieds. Hoffmann la suit des yeux avec une sorte de stupeur. Pendant cette scène muette, les étudiants chantent en frappant bruyamment des gobelets sur les tables.
LE CHŒUR
Jusqu'au
matinmatɛ̃
Remplisʁɑ̃pli
monmɔ̃
verrevɛʁ
!
Jusqu'au
matinmatɛ̃
Remplisʁɑ̃pli
lesle
potspo
d'étain
!