Offenbach, Jacques
La Périchole
Full Libretto
Source
ACTE PREMIER
SCÈNE PREMIÈRE
CHŒUR
Dudy
vice-roivisʁwa
c'est
aujourd'hui
lala
fêtefɛt
,
Célébrons-la
;
D'autant
quekə
nousnu
sommessɔm
à
tanttɑ̃
parpaʁ
têtetɛt
,
Payéspɛje
pourpuʁ
çasa
.
Onɔ̃
nousnu
a
ditdi
:
«
Soyezswaje
gaisgɛ
,
Criezkʁije
!..
Sisi
vousvu
criezkʁije
bienbjɛ̃
,
Touttu
lelə
jourʒuʁ
vousvu
boirezbwaʁe
fraisfʁɛ
,
Sanssɑ̃
qu'il
vousvu
enɑ̃
coûtekut
rienʁjɛ̃
!»
Dudy
vice-roivisʁwa
c'est
aujourd'hui
lala
fêtefɛt
,
etc.
Les trois cousines descendent sur le devant de la scène.
Couplets
GUADALENA
Promptespʁɔ̃t
à
servirsɛʁviʁ
lala
pratiquepʁatik
,
Nousnu
sommessɔm
troistʁwa
cousineskuzin
,
quiki
Avonsavɔ̃
ouvertuvɛʁ
cettesɛt
boutiquebutik
,
Pourpuʁ
y
vendrevɑ̃dʁ
dudy
riquiquiʁikiki
...
Quiki
veutvø
dudy
vinvɛ̃
?
Buvezbyve
!
buvezbyve
!
CHŒUR
A
nousnu
!
à
nousnu
!
Versezvɛʁse
!
versezvɛʁse
!
GUADALENA
Ilil
n'est
paspa
dansdɑ̃
touttu
lelə
Péroupeʁu
,
Nini
dansdɑ̃
lesle
nationsnasjɔ̃
voisinesvwazin
,
Ilil
n'est
paspa
dedə
cabaretkabaʁɛ
oùu
L'on
fassefəʁas
plusply
gaîmentgemɑ̃
glouglougluglu
Qu'au
cabaretkabaʁɛ
desde
«
Troistʁwa
Cousineskuzin
»!
CHŒUR
Aha
!
qu'on
y
faitfɛ
gaîmentgemɑ̃
glouglougluglu
,
Auo
cabaretkabaʁɛ
desde
«
Troistʁwa
Cousineskuzin
»!
passant au milieu
MASTRILLA
Adressez-vousa.dʁɛ.se
à
lala
deuxièmedøzjɛm
,
Sisi
lala
premièrepʁəmjɛʁ
n'est
paspa
làla
;
Enɑ̃
manque-t-il
deuxdø
?
--
lala
troisièmetʁwazjɛm
,
Lala
troisièmetʁwazjɛm
vousvu
servirasɛʁviʁa
.
Quiki
veutvø
dudy
vinvɛ̃
?
Buvezbyve
!
buvezbyve
!
CHŒUR
A
nousnu
!
à
nousnu
!
Versezvɛʁse
!
versezvɛʁse
!
venant au milieu
BERGINELLA
Quandkɑ̃
ellesɛl
sontsɔ̃
jeunesʒœn
,
aimablesɛmabl
,
Onɔ̃
nenə
saitsɛ
paspa
,
enɑ̃
véritéveʁite
,
Dedə
quoikwa
troistʁwa
femmesfam
sontsɔ̃
capableskapabl
,
Avecavɛk
unœ̃
peupø
d'activité
!
Quiki
veutvø
dudy
vinvɛ̃
?
Buvezbyve
!
buvezbyve
!
CHŒUR
A
nousnu
!
à
nousnu
!
Versezvɛʁse
!
versezvɛʁse
!
Aha
!
qu'on
y
faitfɛ
gaîmentgemɑ̃
glouglougluglu
,
Auo
cabaretkabaʁɛ
desde
«
Troistʁwa
Cousineskuzin
»!
Entre par la droite Don Pedro de Hinoyosa, gouverneur de Lima; il est en costume de marchand de légumes.
SCÈNE II
Les Mêmes, Don Pedro.
tenant un panier de légumes
DON PEDRO
Unœ̃
motmo
,
lesle
troistʁwa
cousineskuzin
!...
TOUTES LES TROIS
Commentkɔmɑ̃
?...
DON PEDRO
Ingratesɛ̃gʁat
,
vousvu
nenə
memə
reconnaissezʁəkɔnɛse
paspa
?
GUADALENA
Lelə
seigneursɛɲœʁ
Dondɔ̃
Pedro
dedə
Hinoyosa
.
BERGINELLA
Lelə
gouverneurguvɛʁnœʁ
dedə
Limalima
!
MASTRILLA
Soussu
cesə
costumekɔstym
?...
Berginella prend le panier et le pose sur une table.
passant près de Berginella
DON PEDRO
Lui-mème
...
Maismɛ
,
dites-moi
,
s'amuse-t-on
iciisi
?
fait-on
dudy
bruitbʁɥi
commekɔm
ilil
fautfo
?
GUADALENA
Maismɛ
paspa
malmal
,
paspa
malmal
...
DON PEDRO
C'est
aujourd'hui
lala
fêtefɛt
dudy
vice-roivisʁwa
:
ilil
fautfo
quekə
lala
villevil
dedə
Limalima
soitswa
gaieɡɛ
.
Sisi
lala
villevil
dedə
Limalima
n'est
paspa
gaieɡɛ
,
onɔ̃
penserapɑ̃səʁa
quekə
lala
villevil
dedə
Limalima
estɛst
malmal
gouvernéeguvɛʁne
,
ete
moimwa
,
quiki
lala
gouverneguvɛʁn
,
lala
villevil
dedə
Limalima
,
jeʒə
perdraipɛʁdʁɛ
mama
placeplas
.
MASTRILLA
Lala
villevil
dedə
Limalima
estɛst
gaieɡɛ
.
DON PEDRO
L'est-elle
vraimentvʁɛmɑ̃
?
montrant la foule
BERGINELLA
Elleɛl
l'est
...
onɔ̃
ritʁi
.
de même
MASTRILLA
Onɔ̃
boitbwa
.
de même
GUADALENA
Onɔ̃
chanteʃɑ̃t
.
DON PEDRO
J'ai
faitfɛ
donnerdɔne
à
toustu
lesle
jongleursʒɔ̃glœʁ
,
escamoteursɛs.ka.mɔ.tœʁ
ete
chanteursʃɑ̃tœʁ
ambulantsɑ̃bylɑ̃
lala
permissionpɛʁmisjɔ̃
dedə
jonglerʒɔ̃gle
,
escamoterɛskamɔte
,
ete
chanterʃɑ̃te
dansdɑ̃
toustu
lesle
carrefourskaʁfuʁ
...
Enɑ̃
vient-il
iciisi
?...
BERGINELLA
Toutestut
lesle
cinqsɛ̃k
minutesminyt
,
ilil
enɑ̃
vientvjɛ̃
.
DON PEDRO
C'est
bienbjɛ̃
,
alorsalɔʁ
,
c'est
trèstʁɛ
bienbjɛ̃
...
Maismɛ
nenə
nousnu
figeonsfiʒɔ̃
paspa
...
renouvelonsʁənuvəlɔ̃
,
lesle
troistʁwa
cousineskuzin
,
renouvelonsʁənuvəlɔ̃
!...
dudy
vinvɛ̃
dansdɑ̃
toustu
lesle
verresvɛʁ
!...
ete
chantonsʃɑ̃tɔ̃
afinafɛ̃
dedə
donnerdɔne
auxo
autresotʁ
l'idée
dedə
chanterʃɑ̃te
!
CHŒUR
Aha
!
qu'on
y
faitfɛ
gaîmentgemɑ̃
glouglougluglu
,
Auo
cabaretkabaʁɛ
desde
«
Troistʁwa
Cousineskuzin
»!
Pendant la reprise du choeur, les trois cousines versent du vin à tout le monde. Puis elles rentrent dans leur cabaret. – A ce moment, entre par la droite le comte de Panatellas, déguisé en marchand de pains au beurre.
SCÈNE III
Les Mêmes, moins les trois cousines, Le Comte de Panatellas.
portant une manne
PANATELLAS
Painspɛ̃
auo
beurrebœʁ
!...
quiki
enɑ̃
veutvø
?...
quiki
veutvø
desde
petitspəti
painspɛ̃
auo
beurrebœʁ
?...
DON PEDRO
Moimwa
,
Excellenceɛkselɑ̃s
...
PANATELLAS
Vousvu
m'avez
reconnuʁəkɔny
?
le débarrassant de sa manne
DON PEDRO
Nenə
paspa
reconnaîtreʁəkɔnɛtʁ
lelə
seigneursɛɲœʁ
Comtekɔ̃t
dedə
Panatellas
,
premierpʁəmje
gentilhommeʒɑ̃tijɔm
dedə
lala
chambreʃɑ̃bʁ
!...
Jeʒə
seraissəʁɛ
unœ̃
pauvrepovʁ
gouverneurguvɛʁnœʁ
,
sisi
jeʒə
nenə
savaissavɛ
paspa
mieuxmjø
cesə
quiki
sesə
passepas
.
passant à gauche
PANATELLAS
Vousvu
voilàvwala
bienbjɛ̃
fierfje
,
monsieurməsjø
lelə
gouverneurguvɛʁnœʁ
!...
Jeʒə
pariepaʁi
cependantsəpɑ̃dɑ̃
quekə
vousvu
nenə
savezsave
paspa
cesə
quiki
s'est
passépase
,
ilil
y
a
uneyn
demi-heuredəmijœʁ
,
dansdɑ̃
lelə
palaispalɛ
dudy
vice-roivisʁwa
.
DON PEDRO
Pardonnez-moi
,
Excellenceɛkselɑ̃s
:
ilil
y
a
uneyn
demi-heuredəmijœʁ
,
unœ̃
hommeɔm
estɛst
sortisɔʁti
furtivementfyʁtivmɑ̃
dudy
palaispalɛ
parpaʁ
lala
petitepətit
portepɔʁt
desde
cuisineskɥizin
...
PANATELLAS
Aprèsapʁɛ
?...
DON PEDRO
Cetsɛt
hommeɔm
,
vêtuvety
d'un
costumekɔstym
dedə
docteurdɔktœʁ
...
PANATELLAS
Bienbjɛ̃
!
DON PEDRO
N'est
autreotʁ
quekə
Dondɔ̃
Andrès
dedə
Ribeira
,
vice-roivisʁwa
dudy
Péroupeʁu
ete
notrenɔtʁ
gracieuxgʁasjø
maîtremɛtʁ
.
PANATELLAS
Trèstʁɛ
bienbjɛ̃
!
DON PEDRO
Vousvu
êtesɛt
contentkɔ̃tɑ̃
,
Excellenceɛkselɑ̃s
?
PANATELLAS
Sisi
contentkɔ̃tɑ̃
quekə
jeʒə
vousvu
permetspɛʁmɛ
uneyn
demi-familiarité
...
Appelez-moi
touttu
simplementsɛ̃pləmɑ̃
monseigneurmɔ̃sɛɲœʁ
ete
causonskozɔ̃
commekɔm
uneyn
pairepɛʁ
d'amis
...
Dansdɑ̃
quelkɛl
desseindesɛ̃
pensez-vous
quekə
Sonsɔ̃
Altessealtɛs
sesə
soitswa
aviséeavize
dedə
courirkuʁiʁ
aujourd'hui
lesle
ruesʁy
dedə
Limalima
?...
riant
DON PEDRO
Ehe
!
ehe
!
ehe
!...
PANATELLAS
Maismɛ
encoreɑ̃kɔʁ
?...
DON PEDRO
Ilil
estɛst
toujourstuʒuʁ
gaillardgajaʁ
,
cesə
cherʃɛʁ
vice-roivisʁwa
!...
Montrant la maison de droite
DON PEDRO
Lala
petitepətit
maisonmɛzɔ̃
,
quiki
estɛst
làla
,
luilɥi
appartientapaʁtjɛ̃
.
Avantavɑ̃
dedə
sortirsɔʁtiʁ
,
ilil
a
euy
grandgʁɑ̃
soinswɛ̃
d'en
mettremɛtʁ
lala
clefkle
dansdɑ̃
sasa
pochepɔʃ
,
ete
jeʒə
pensepɑ̃s
quekə
,
cesə
soirswaʁ
,
aprèsapʁɛ
lelə
feufø
d'artifice
,
ilil
nenə
seraitsəʁɛ
paspa
fâchéfaʃe
d'y
conduirekɔ̃dɥiʁ
quelquekɛlkə
sémillantesemijɑ̃t
manola
...
PANATELLAS
Bonbɔ̃
!...
maismɛ
croyez-vous
quekə
cesə
soitswa
pourpuʁ
celasəla
seulementsœlmɑ̃
?...
DON PEDRO
Jeʒə
croiskʁwa
aussiosi
quekə
lelə
vice-roivisʁwa
,
sesə
flattantflatɑ̃
dedə
nenə
paspa
êtreɛtʁ
reconnuʁəkɔny
,
profiterapʁɔfitəʁa
dedə
l'occasion
pourpuʁ
adresseradʁɛse
auxo
gensʒɑ̃
quelqueskɛlkə
petitespətit
questionskɛstjɔ̃
...
commekɔm
çasa
,
sanssɑ̃
avoiravwaʁ
l'air
...
afinafɛ̃
dedə
savoirsavwaʁ
unœ̃
peupø
,
parpaʁ
lui-mêmelɥimɛm
,
cesə
quekə
l'on
pensepɑ̃s
dedə
sonsɔ̃
administrationadministʁasjɔ̃
.
PANATELLAS
Ete
celasəla
nenə
vousvu
inquièteɛ̃kjɛt
paspa
?
DON PEDRO
J'ai
prispʁi
mesme
précautionspʁekosjɔ̃
.
Bruit de castagnettes dans le lointain, à droite
PANATELLAS
Qu'est-ce
quekə
c'est
quekə
çasa
?
DON PEDRO
Onɔ̃
m'annonce
quekə
lelə
vice-roivisʁwa
estɛst
à
centsɑ̃
paspa
d'ici
.
PANATELLAS
C'est
renversantʁɑ̃vɛʁsɑ̃
!
DON PEDRO
Monseigneurmɔ̃sɛɲœʁ
estɛst
contentkɔ̃tɑ̃
?
PANATELLAS
Tellementtɛlmɑ̃
contentkɔ̃tɑ̃
quekə
jeʒə
tetə
permetspɛʁmɛ
uneyn
familiaritéfamiljaʁite
complètekɔ̃plɛt
...
Appelle-moi
Miguel
,
ete
tape-moi
...
Don Pedro fait le geste de lui taper sur le ventre.
PANATELLAS
Heinʼɛ̃
?...
dansdɑ̃
lala
mainmɛ̃
...
montrant le ventre de Panatellas
DON PEDRO
Ete
làla
...
jamaisʒamɛ
?...
PANATELLAS
Soisswa
fidèlefidɛl
...
ete
nousnu
verronsvɛʁɔ̃
.
Nouveau bruit de castagnettes, plus rapproché
PANATELLAS
Ete
çasa
...
qu'est-ce
quekə
?...
DON PEDRO
C'est
lelə
vice-roivisʁwa
...
Asseyez-vousasɛjevu
làla
,
ete
rabattezʁabate
votrevɔtʁ
chapeauʃapo
sursyʁ
vosvo
yeuxjø
.
Panatellas va s'asseoir à une table à gauche, devant le cabaret; Don Pedro va s'asseoir à droite sur un banc. Entre alors par le fond, à droite, Don Andrès de Ribeira, en costume de docteur. Il traverse les groupes qui, tout en riant sous cape, affectent de ne pas faire attention à lui. Les trois cousines sont sorties de leur cabaret et observent malicieusement Don Andrès.
SCÈNE IV
Mastrilla, Guadalena, Berginella, Don Andrès de Ribeira, Péruviens; puis Panatellas.
à demi-voix
CHŒUR
C'est
luilɥi
,
c'est
notrenɔtʁ
vice-roivisʁwa
!
Nenə
bougeonsbuʒɔ̃
paspa
,
tenons-noustə.niʁ
coikwa
...
Nousnu
lelə
reconnaissonsʁəkɔnɛsɔ̃
trèstʁɛ
bienbjɛ̃
;
Maismɛ
ilil
fautfo
qu'il
n'en
sachesaʃ
rienʁjɛ̃
,
Rienʁjɛ̃
,
rienʁjɛ̃
,
rienʁjɛ̃
,
absolumentapsɔlymɑ̃
rienʁjɛ̃
!
arrivé sur le devant de la scène
I
Sanssɑ̃
enɑ̃
soufflersufle
motmo
à
personnepɛʁsɔn
,
Parpaʁ
uneyn
portepɔʁt
dudy
jardinʒaʁdɛ̃
,
Laissantlɛsɑ̃
là-baslaba
sceptresɛptʁ
ete
couronnekuʁɔn
,
Jeʒə
memə
suissɥi
sauvésove
cesə
matinmatɛ̃
;
Maintenantmɛ̃tnɑ̃
jeʒə
vaisvɛ
parpaʁ
lala
villevil
,
Lelə
nezne
cachékaʃe
dansdɑ̃
monmɔ̃
manteaumɑ̃to
,
Jeʒə
vaisvɛ
,
jeʒə
viensvjɛ̃
,
jeʒə
memə
faufilefofil
Incognitoɛ̃kɔɲito
.
piano
CHŒUR
Aha
!
aha
!
lelə
belbɛl
incognitoɛ̃kɔɲito
!
DON ANDRÈS
Aha
!
qu'un
monarquemɔnaʁk
s'ennuîrait
,
Sisi
,
pourpuʁ
sesə
distrairedistʁɛʁ
,
ilil
n'avait
L'incognito
!
piano
CHŒUR
Respectonsʁɛspɛktɔ̃
sonsɔ̃
incognitoɛ̃kɔɲito
!
II
Jeʒə
puispɥi
memə
lelə
dirediʁ
à
moi-mêmemwamɛm
,
Aussitôtosito
quekə
jeʒə
suissɥi
lâchélaʃe
,
Cesə
quekə
j'aime
,
làla
,
cesə
quekə
j'aime
...
Monmɔ̃
Dieudjø
!...
cesə
n'est
paspa
unœ̃
péchépeʃe
...
C'est
dedə
prendrepʁɑ̃dʁ
lala
tailletaj
auxo
damesdam
,
Ete
,
fringantfʁɛ̃gɑ̃
commekɔm
unœ̃
diabloteau
,
D'aller
chezʃe
lesle
petitespətit
femmesfam
Incognitoɛ̃kɔɲito
.
piano
CHŒUR
Aha
!
aha
!
lelə
belbɛl
incognitoɛ̃kɔɲito
!
DON ANDRÈS
Aha
!
qu'un
monarquemɔnaʁk
s'ennuîrait
,
Sisi
,
pourpuʁ
sesə
distrairedistʁɛʁ
,
ilil
n'avait
L'incognito
!
piano
CHŒUR
Respectonsʁɛspɛktɔ̃
sonsɔ̃
incognitoɛ̃kɔɲito
!
Mastrilla rentre dans le cabaret.
DON ANDRÈS
Unœ̃
verrevɛʁ
dedə
chichaʃi.ʃa
parpaʁ
là-dessusladsy
...
à Guadalena
DON ANDRÈS
Héʼe
!
lala
bellebɛl
enfantɑ̃fɑ̃
,
allezale
memə
chercherʃɛʁʃe
unœ̃
verrevɛʁ
dedə
chichaʃi.ʃa
...
en riant
GUADALENA
Ouiwi
,
monsieurməsjø
lelə
docteurdɔktœʁ
...
Elle rentre dans le cabaret.
DON ANDRÈS
Elleɛl
estɛst
gaieɡɛ
...
à Berginella, qui veut s'en aller avec sa cousine
DON ANDRÈS
Restezʁɛste
unœ̃
peupø
,
vousvu
...
vousvu
n'avez
paspa
besoinbəzwɛ̃
dedə
vousvu
mettremɛtʁ
deuxdø
pourpuʁ
allerale
memə
chercherʃɛʁʃe
...
restezʁɛste
unœ̃
peupø
ete
causonskozɔ̃
,
voulez-vous
?...
en riant
BERGINELLA
Jeʒə
veuxvø
bienbjɛ̃
,
monsieurməsjø
lelə
docteurdɔktœʁ
...
étonné de la voir rire
DON ANDRÈS
Elleɛl
aussiosi
!...
ehe
bienbjɛ̃
,
dites-moi
...
c'est
vousvu
quiki
teneztəne
cesə
cabaretkabaʁɛ
?
en riant
BERGINELLA
Cesə
cabaretkabaʁɛ
?
DON ANDRÈS
Ehe
!
ouiwi
!
en riant
BERGINELLA
Ouiwi
,
c'est
moimwa
,
quiki
lelə
tienstjɛ̃
...
avecavɛk
mesme
deuxdø
cousineskuzin
...
DON ANDRÈS
Aha
!
c'est
trèstʁɛ
bienbjɛ̃
...
Ete
lala
consommationkɔ̃sɔmasjɔ̃
?
en riant
BERGINELLA
Lala
consommationkɔ̃sɔmasjɔ̃
?
DON ANDRÈS
Ouiwi
,
celasəla
va-t-il
unœ̃
peupø
,
lala
consommationkɔ̃sɔmasjɔ̃
?
en riant
BERGINELLA
Sisi
celasəla
vava
,
monsieurməsjø
lelə
docteurdɔktœʁ
?...
DON ANDRÈS
Aha
çasa
!
maismɛ
...
Mastrilla sort du cabaret, elle apporte le chicha et pose le pot sur la première table à gauche, à laquelle est déjà installé le premier buveur.
en riant et montrant Mastrilla
BERGINELLA
Aha
!
mama
foifwa
,
demandezdəmɑ̃de
celasəla
à
mama
cousinekuzin
Mastrilla
...
Quantkɑ̃
à
moimwa
,
jeʒə
nenə
peuxpø
plusply
...
Elle rentre dans le cabaret en riant toujours.
regardant Mastrilla
DON ANDRÈS
Tienstjɛ̃
,
c'est
lala
troisièmetʁwazjɛm
cousinekuzin
!...
en riant
MASTRILLA
Ouiwi
,
Guadalena
n'a
paspa
oséoze
revenirʁəvniʁ
...
parcepaʁs
quekə
...
Elle rit de plus belle.
DON ANDRÈS
C'est
dedə
famillefamij
!...
Il va s'asseoir à la table.
riant
MASTRILLA
Parcepaʁs
qu'elle
avaitavɛ
peurpœʁ
d'éclater
auo
nezne
dedə
...
DON ANDRÈS
Auo
nezne
dedə
?...
riant toujours
MASTRILLA
Auo
nezne
dedə
monsieurməsjø
lelə
docteurdɔktœʁ
...
lui donnant une pièce de monnaie
DON ANDRÈS
Teneztəne
,
ete
laissez-moi
tranquilletʁɑ̃kil
toutestut
lesle
troistʁwa
.
qui a passé à gauche
MASTRILLA
Maismɛ
,
monsieurməsjø
lelə
docteurdɔktœʁ
...
Elle rentre dans le cabaret en riant aux éclats.
DON ANDRÈS
Ilil
n'y
a
paspa
moyenmwajɛ̃
dedə
causerkoze
sérieusementseʁjøzmɑ̃
avecavɛk
cessɛ
péronnellespeʁɔnɛl
...
Monmɔ̃
Dieudjø
!
qu'on
a
dedə
peinepɛn
à
savoirsavwaʁ
lala
véritéveʁite
!...
Il commence à boire et examine ses voisins. – Ceux-ci le regardent en souriant.
DON ANDRÈS
Aprèsapʁɛ
celasəla
,
sisi
ellesɛl
sontsɔ̃
gaiesɡɛ
...
Murmure général de satisfaction
DON ANDRÈS
sisi
touttu
lelə
mondemɔ̃d
estɛst
gaigɛ
,
c'est
quekə
çasa
vava
bienbjɛ̃
...
A Panatellas qui est à sa table
DON ANDRÈS
N'est-ce
paspa
,
monsieurməsjø
?...
c'est
quekə
l'on
n'a
paspa
troptʁo
à
sesə
plaindreplɛ̃dʁ
...
sans bouger
PANATELLAS
Viveviv
lelə
vice-roivisʁwa
!
DON ANDRÈS
Vraimentvʁɛmɑ̃
,
monsieurməsjø
?
même jeu
DON PEDRO
Viveviv
lelə
vice-roivisʁwa
!
avec satisfaction
DON ANDRÈS
Aha
!
viveviv
lelə
vice-roivisʁwa
!...
c'est
trèstʁɛ
bienbjɛ̃
...
maismɛ
,
enfinɑ̃fɛ̃
,
ilil
n'y
a
rienʁjɛ̃
dedə
parfaitpaʁfɛ
enɑ̃
cesə
mondemɔ̃d
,
ete
l'on
pourraitpuʁɛ
sanssɑ̃
doutedut
trouvertʁuve
bienbjɛ̃
desde
chosesʃoz
à
redireʁədiʁ
...
se levant
PANATELLAS
Viveviv
lelə
vice-roivisʁwa
!...
jeʒə
nenə
connaiskɔnɛ
quekə
çasa
,
moimwa
...
Menaçant
PANATELLAS
Est-ce
quekə
vousvu
nenə
seriezsəʁje
paspa
dedə
monmɔ̃
avisavi
?
DON ANDRÈS
Sisi
faitfɛ
!
sisi
faitfɛ
!
PANATELLAS
C'est
quekə
,
sisi
vousvu
n'étiez
paspa
dedə
monmɔ̃
avisavi
...
effrayé
DON ANDRÈS
Ehe
!
ehe
!...
s'approchant de Don Andrès
DON PEDRO
Criezkʁije
alorsalɔʁ
,
criezkʁije
avecavɛk
nousnu
:
Criant à tue-tête
DON PEDRO
Viveviv
lelə
vice-roivisʁwa
!
DON ANDRÈS
Viveviv
lelə
vice-roivisʁwa
!
PANATELLAS
ete
DONdɔ̃
PEDRO
A
lala
bonnebɔn
heureœʁ
!...
A
lala
bonnebɔn
heureœʁ
!...
Çasa
vava
trèstʁɛ
bienbjɛ̃
dansdɑ̃
cesə
quartier-ci
.
DON PEDRO
Ete
dansdɑ̃
lesle
autresotʁ
quartierskaʁtje
çasa
vava
encoreɑ̃kɔʁ
mieuxmjø
.
DON ANDRÈS
Vousvu
croyezkʁwaje
?...
PANATELLAS
Voulez-vous
allerale
voirvwaʁ
?
DON ANDRÈS
Jeʒə
veuxvø
bienbjɛ̃
.
PANATELLAS
Allons-ya.lɔ̃.z‿i
,
alorsalɔʁ
!
DON ANDRÈS
Allons-ya.lɔ̃.z‿i
!
Toustu
lesle
troistʁwa
sortentsɔʁt
enɑ̃
criantkʁijɑ̃
:
«
Viveviv
lelə
vice-roivisʁwa
!»
Lala
fouleful
,
touttu
enɑ̃
éclatanteklatɑ̃
dedə
rireʁiʁ
,
criekʁi
:
«
Viveviv
lelə
vice-roivisʁwa
!...»
Quandkɑ̃
Dondɔ̃
Andrès
,
Dondɔ̃
Pedro
ete
Panatellas
sontsɔ̃
horsʼɔʁ
dedə
vuevy
,
musiquemyzik
à
l'orchestre
.
--
Toustu
lesle
regardsʁəgaʁ
dedə
lala
fouleful
sesə
dirigentdiʁiʒ
alorsalɔʁ
versvɛʁ
lelə
fondfɔ̃
à
droitedʁwat
,
parpaʁ
oùu
arriventaʁiv
lala
Périchole
ete
Piquillo
,
chanteursʃɑ̃tœʁ
ambulantsɑ̃bylɑ̃
,
paspa
richesʁiʃ
dudy
touttu
,
portantpɔʁtɑ̃
guitaresgitaʁ
enɑ̃
sautoirsotwaʁ
.
Ilsil
descendentdesɑ̃d
sursyʁ
lelə
devantdəvɑ̃
dedə
lala
scènesɛn
.
–
Auxo
premierspʁəmje
accordsakɔʁ
dedə
lala
musiquemyzik
,
lesle
troistʁwa
cousineskuzin
sontsɔ̃
sortiessɔʁti
dedə
leurlœʁ
cabaretkabaʁɛ
.
SCÈNE V
Mastrilla, Berginella, Guadalena, Piquillo, La Périchole, Péruviens; puis des saltimbanques.
à Guadalena
PIQUILLO
Vousvu
permettezpɛʁmɛte
,
n'est-ce
paspa
?
GUADALENA
Maismɛ
trèstʁɛ
volontiersvɔlɔ̃tje
,
monmɔ̃
garçongaʁsɔ̃
,
trèstʁɛ
volontiersvɔlɔ̃tje
!
PIQUILLO
Mercimɛʁsi
,
mama
bonnebɔn
demoiselledəmwazɛl
...
Mama
bonnebɔn
demoiselledəmwazɛl
,
jeʒə
vousvu
remercieʁəmɛʁsi
bienbjɛ̃
...
Ils se préparent et mettent un petit tapis devant eux. Sur le tapis ils étalent des cahiers de chansons et placent une soucoupe pour la quête.
PIQUILLO
Espéronsɛspeʁɔ̃
quekə
nousnu
allonsalɔ̃
fairefɛʁ
iciisi
plusply
quekə
nousnu
n'avons
faitfɛ
jusqu'à
présentpʁezɑ̃
!
LA PÉRICHOLE
Dis-moi
,
Piquillo
?...
PIQUILLO
Quoikwa
?
LA PÉRICHOLE
Décidémentdesidemɑ̃
,
bienbjɛ̃
décidémentdesidemɑ̃
,
tuty
tienstjɛ̃
à
fairefɛʁ
lala
quêtekɛt
toi-mêmetwamɛm
?
PIQUILLO
Ouiwi
,
j'y
tienstjɛ̃
.
LA PÉRICHOLE
C'est
bonbɔ̃
,
alorsalɔʁ
!...
PIQUILLO
Ete
sisi
j'y
tienstjɛ̃
,
c'est
quekə
j'ai
mesme
raisonsʁɛzɔ̃
pourpuʁ
y
tenirtəniʁ
...
J'ai
trèstʁɛ
bienbjɛ̃
remarquéʁəmaʁke
quekə
,
lorsquelɔʁskə
tuty
passespas
entreɑ̃tʁ
lesle
tablestabl
...
LA PÉRICHOLE
C'est
bonbɔ̃
,
jeʒə
tetə
disdi
!...
Maismɛ
jeʒə
saissɛ
cesə
quiki
nousnu
attendatɑ̃
.
PIQUILLO
J
l'ai
trèstʁɛ
bienbjɛ̃
remarquéʁəmaʁke
,
ete
çasa
nenə
memə
vava
paspa
...
Tuty
y
esɛ
?...
LA PÉRICHOLE
J'y
suissɥi
.
dit le titre de la chanson à la foule qui se rapproche pour écouter.
PIQUILLO
L'Espagnol
ete
lala
jeuneʒœn
Indienneɛ̃djɛn
.
Puis tous les deux chantent en s'accompagnant sur leurs guitares.
PIQUILLO
Lelə
conquérantkɔ̃keʁɑ̃
ditdi
à
lala
jeuneʒœn
Indienneɛ̃djɛn
:
«
Tuty
voisvwa
,
Fatmafatma
,
quekə
jeʒə
suissɥi
tontɔ̃
vainqueurvɛ̃kœʁ
Maismɛ
mama
vertuveʁty
doitdwa
respecterʁɛspɛkte
lala
tiennetjɛn
,
Ete
cesə
respectʁɛspɛ
arrêteaʁet
monmɔ̃
ardeuraʁdœʁ
.
Vava
dirediʁ
,
enfantɑ̃fɑ̃
,
à
lala
tributʁiby
sauvagesovaʒ
,
Quekə
l'étranger
quiki
fouleful
iciisi
sonsɔ̃
solsɔl
,
A
pourpuʁ
devisedəviz
:
Abstinenceapstinɑ̃s
ete
couragekuʁaʒ
!
Onɔ̃
saitsɛ
aimerɛme
,
quandkɑ̃
onɔ̃
estɛst
Espagnolɛspaɲɔl
!»
LAla
PÉRICHOLE
ete
PIQUILLO
Onɔ̃
saitsɛ
aimerɛme
,
quandkɑ̃
onɔ̃
estɛst
Espagnolɛspaɲɔl
!
pendant la ritournelle, parlé
LA PÉRICHOLE
A
cesə
discoursdiskuʁ
,
lala
jeuneʒœn
Indienneɛ̃djɛn
,
émuee.my
,
Sursyʁ
sonsɔ̃
vainqueurvɛ̃kœʁ
soulèvesulɛv
sesse
beauxbo
yeuxjø
;
Elleɛl
pâlitpali
ete
chancelleʃɑ̃sɛl
à
sasa
vuevy
,
Carkaʁ
ilil
luilɥi
plaîtplɛ
,
cesə
soldatsɔlda
généreuxʒeneʁø
.
Unœ̃
anɑ̃
plusply
tardtaʁ
,
gagegaʒ
dedə
leurlœʁ
tendressetɑ̃dʁɛs
,
Unœ̃
jeuneʒœn
enfantɑ̃fɑ̃
dortdɔʁ
soussu
unœ̃
parasolpaʁasɔl
...
Ete
sesse
parentspaʁɑ̃
chantentʃɑ̃t
avecavɛk
ivresseivʁɛs
:
«
Ilil
grandiragʁɑ̃diʁa
,
carkaʁ
ilil
estɛst
Espagnolɛspaɲɔl
!»
PIQUILLO
ete
LAla
PÉRICHOLE
Ilil
grandiragʁɑ̃diʁa
,
carkaʁ
ilil
estɛst
Espagnolɛspaɲɔl
!
Après ce couplet, Piquillo fait le tour de la foule, en commençant par la gauche et en présentant, comme plateau, le dos de sa guitare.
PIQUILLO
Messieursme.sjø
,
mesdamesmedam
,
jeʒə
vousvu
enɑ̃
priepʁi
,
donnezdɔne
pourpuʁ
lesle
chanteursʃɑ̃tœʁ
...
pourpuʁ
lala
jolieʒɔ.li
chanteuseʃɑ̃tøz
...
Personne ne donne. – Piquillo, furieux, redescend près de la Périchole.
PIQUILLO
Panéspane
,
vava
!
LA PÉRICHOLE
Qu'est-ce
quekə
jeʒə
t'avais
ditdi
?...
Prenant la soucoupe
LA PÉRICHOLE
A
monmɔ̃
tourtuʁ
...
jeʒə
t'en
priepʁi
!...
PIQUILLO
Ehe
bienbjɛ̃
!
vava
...
maismɛ
jeʒə
nenə
tetə
perdspɛʁ
paspa
dedə
vuevy
...
passant à droite
LA PÉRICHOLE
Tuty
devraisdəvʁɛ
...
jeʒə
t'assure
...
PIQUILLO
Çasa
nenə
memə
seraitsəʁɛ
paspa
possiblepɔsibl
.
bas
LA PÉRICHOLE
Allonsalɔ̃
,
soitswa
!...
maismɛ
tâchetaʃ
auo
moinsmwɛ̃
d'être
raisonnableʁɛzɔnabl
ete
dedə
nenə
paspa
touttu
casserkase
,
sisi
tuty
t'aperçois
quekə
l'on
memə
ditdi
desde
bêtisesbetiz
.
Piquillo commence à gratter sa guitare et la Périchole fait la quête, en commençant par la droite. -- Quand un de ceux à qui elle s'adresse fait mine de s'émanciper, Piquillo joue avec fureur; s'agite et prend des airs menaçants.
LA PÉRICHOLE
Allonsalɔ̃
,
messieursme.sjø
,
unœ̃
peupø
dedə
couragekuʁaʒ
à
lala
pochepɔʃ
...
mesme
bonsbɔ̃
messieursme.sjø
!...
à droite
UN GROS BUVEUR
Dis-moi
,
lala
bellebɛl
...
sans s'interrompre
PIQUILLO
Attendsatɑ̃
unœ̃
peupø
,
toitwa
,
lelə
grosgʁo
là-baslaba
!...
continuant sa quête
LA PÉRICHOLE
Encouragezɑ̃kuʁaʒe
lesle
petitspəti
chanteursʃɑ̃tœʁ
,
allonsalɔ̃
,
messieursme.sjø
!
à gauche
UN BUVEUR MAIGRE
Maismɛ
jeʒə
nenə
demandedəmɑ̃d
paspa
mieuxmjø
,
quantkɑ̃
à
moimwa
...
de même que ci-dessus
PIQUILLO
Ehe
!
lelə
petitpəti
grêlégʁɛle
...
quiki
asa
lala
barbebaʁb
enɑ̃
pointepwɛ̃t
...
attendsatɑ̃
unœ̃
peupø
!...
LA PÉRICHOLE
Aha
!
sisi
c'est
commekɔm
celasəla
!...
Elle revient à Piquillo
PIQUILLO
Ehe
bienbjɛ̃
!...
tuty
voisvwa
...
jetant la soucoupe sur le tapis
LA PÉRICHOLE
Çasa
nenə
peutpø
paspa
compterkɔ̃te
,
monmɔ̃
amiami
...
jeʒə
t'en
priepʁi
,
chantonsʃɑ̃tɔ̃
quelquekɛlkə
choseʃoz
encoreɑ̃kɔʁ
,
quelquekɛlkə
choseʃoz
dedə
vifvif
...
aprèsapʁɛ
,
laisse-moi
fairefɛʁ
lala
quêtekɛt
encoreɑ̃kɔʁ
uneyn
foisfwa
...
maismɛ
laisse-moi
lala
fairefɛʁ
commekɔm
jeʒə
l'entends
...
PIQUILLO
Humʼœm
!...
LA PÉRICHOLE
Ete
tuty
verrasvɛʁa
...
Au moment où, pour la seconde fois, ils vont chanter, des saltimbanques venant de la droite, passent au fond, accompagnés par une musique de foire. Ils traînent un chariot dans lequel sont des chiens savants.
LES SALTIMBANQUES
Levez-vou
ete
prenezpʁəne
vosvo
rangsʁɑ̃
,
Pourpuʁ
venirvəniʁ
voirvwaʁ
lesle
chiensʃjɛ̃
savantssavɑ̃
!
LA FOULE
Levons-nous
ete
prenonspʁənɔ̃
nosno
rangsʁɑ̃
,
Pourpuʁ
allerale
voirvwaʁ
lesle
chiensʃjɛ̃
savantssavɑ̃
!
Et la foule sort, courant après les saltimbanques qui s'en vont par le fond à gauche. – Il ne reste en scène que Piquillo et la Périchole.
SCÈNE VI
La Périchole, Piquillo.
PIQUILLO
Lesle
voilàvwala
bienbjɛ̃
!...
LA PÉRICHOLE
Nousnu
quitterkite
pourpuʁ
courirkuʁiʁ
aprèsapʁɛ
desde
chiensʃjɛ̃
savantssavɑ̃
!...
pourpuʁ
allerale
écouterekute
uneyn
musiquemyzik
dedə
saltimbanquessaltɛ̃bɑ̃k
!...
Elle prend les quatre coins du tapis et le met sous son bras avec tout ce qu'il contient.
PIQUILLO
Tandistɑ̃di
quekə
nousnu
...
quiki
représentonsʁəpʁezɑ̃tɔ̃
l'art
...
LA PÉRICHOLE
L'art
sérieuxseʁjø
...
PIQUILLO
Onɔ̃
nousnu
laisselɛs
làla
...
seulssœl
toustu
lesle
troistʁwa
...
LA PÉRICHOLE
Commentkɔmɑ̃
,
toustu
lesle
troistʁwa
?...
comptant sur ses doigts
PIQUILLO
Ehe
bienbjɛ̃
,
ouiwi
...
toitwa
,
moimwa
,
ete
l'art
.
LA PÉRICHOLE
Aha
!...
PIQUILLO
Pauvrepovʁ
artaʁ
!...
aprèsapʁɛ
çasa
,
tuty
saissɛ
...
dedə
nousnu
troistʁwa
...
c'est
encoreɑ̃kɔʁ
luilɥi
lelə
moinsmwɛ̃
à
plaindreplɛ̃dʁ
...
carkaʁ
enfinɑ̃fɛ̃
...
l'art
...
ilil
estɛst
immortelimɔʁtɛl
...
Ete
alorsalɔʁ
,
n'est-ce
paspa
?...
étantetɑ̃
immortelimɔʁtɛl
,
ilil
n'a
besoinbəzwɛ̃
nini
dedə
déjeunerdeʒœne
,
nini
dedə
soupersupe
...
tandistɑ̃di
quekə
nousnu
...
quiki
enɑ̃
avonsavɔ̃
besoinbəzwɛ̃
,
nousnu
n'avons
paspa
déjeunédeʒœne
,
nousnu
...
LA PÉRICHOLE
Ete
quantkɑ̃
à
soupersupe
,
nousnu
nousnu
enɑ̃
passeronspasəʁɔ̃
...
PIQUILLO
C'est
probablepʁɔbabl
.
LA PÉRICHOLE
Qu'est-ce
quekə
tuty
asa
,
toitwa
?
cherchant dans sa poche
PIQUILLO
Moimwa
,
jeʒə
n'ai
rienʁjɛ̃
.
LA PÉRICHOLE
Cesə
n'est
paspa
assezase
.
PIQUILLO
Ete
toitwa
,
qu'est-ce
quekə
tuty
asa
?
LA PÉRICHOLE
Moimwa
,
j'ai
...
jeʒə
commencekɔmɑ̃s
à
avoiravwaʁ
unœ̃
peupø
d'appétit
...
PIQUILLO
C'est
troptʁo
.
LA PÉRICHOLE
Jeʒə
lelə
saissɛ
bienbjɛ̃
quekə
c'est
troptʁo
,
maismɛ
cesə
n'est
paspa
mama
fautefot
...
PIQUILLO
O
monmɔ̃
amanteamɑ̃t
!
se jetant dans ses bras
LA PÉRICHOLE
O
monmɔ̃
amantamɑ̃
!
PIQUILLO
Tuty
m'aimes
,
auo
moinsmwɛ̃
?...
LA PÉRICHOLE
Ouiwi
,
jeʒə
t'aime
!...
PIQUILLO
Puisqu'il
nenə
nousnu
resteʁɛst
plusply
l'un
à
l'autre
quekə
toitwa
à
moimwa
,
ete
moimwa
à
toitwa
...
dis-le
moimwa
encoreɑ̃kɔʁ
uneyn
foisfwa
,
quekə
tuty
m'aimes
...
LA PÉRICHOLE
Ehe
!
ouiwi
...
jeʒə
t'aimes
!...
PIQUILLO
Parcepaʁs
quekə
,
vois-tuvwa.ty
...
touttu
çasa
,
auo
fondfɔ̃
,
çasa
memə
seraitsəʁɛ
encoreɑ̃kɔʁ
bienbjɛ̃
égalegal
,
sisi
jeʒə
n'avais
paspa
làla
uneyn
idéeide
quiki
memə
tracassetʁakas
...
LA PÉRICHOLE
Quellekɛl
idéeide
?
voyonsvwajɔ̃
...
avec conviction
PIQUILLO
J'ai
peurpœʁ
quekə
çasa
nenə
t'ennuie
dedə
nenə
jamaisʒamɛ
rienʁjɛ̃
avoiravwaʁ
à
mangermɑ̃ʒe
...
LA PÉRICHOLE
Moimwa
!...
parpaʁ
exempleɛgzɑ̃pl
!...
PIQUILLO
Ouiwi
...
j'ai
peurpœʁ
qu'à
lala
longuelɔ̃g
...
LA PÉRICHOLE
Ilil
n'y
a
paspa
dedə
dangerdɑ̃ʒe
...
PIQUILLO
Vraivʁɛ
?...
çasa
nenə
t'ennuie
paspa
?
LA PÉRICHOLE
Auo
contrairekɔ̃tʁɛʁ
,
monmɔ̃
amiami
,
auo
contrairekɔ̃tʁɛʁ
...
PIQUILLO
A
lala
bonnebɔn
heureœʁ
!...
ete
cettesɛt
parolepaʁɔl
memə
donnedɔn
dudy
couragekuʁaʒ
...
Enɑ̃
avantavɑ̃
,
lala
Périchole
,
enɑ̃
avantavɑ̃
!
Il remonte.
LA PÉRICHOLE
Ete
oùu
?...
PIQUILLO
Ehe
bienbjɛ̃
,
maismɛ
...
nousnu
sommessɔm
chanteursʃɑ̃tœʁ
...
alorsalɔʁ
...
allonsalɔ̃
chanterʃɑ̃te
autreotʁ
partpaʁ
,
puisquepɥiskə
iciisi
onɔ̃
nenə
nousnu
a
rienʁjɛ̃
donnédɔne
.
LA PÉRICHOLE
Vava
chanterʃɑ̃te
,
sisi
tuty
veuxvø
...
quantkɑ̃
à
moimwa
,
jeʒə
n'ai
plusply
lala
forcefɔʁs
dedə
bougerbuʒe
.
redescendant
PIQUILLO
Quekə
vas-tu
fairefɛʁ
,
alorsalɔʁ
?
passant à droite
LA PÉRICHOLE
Voicivwasi
lelə
soirswaʁ
quiki
vientvjɛ̃
...
jeʒə
vaisvɛ
m'étendre
làla
...
ete
tâchertaʃe
dedə
dormirdɔʁmiʁ
unœ̃
peupø
...
Quiki
dortdɔʁ
dînedin
...
onɔ̃
lelə
ditdi
,
dudy
moinsmwɛ̃
...
Elle étale son tapis à terre, le long du banc.
PIQUILLO
Ete
tuty
vasva
essayereseje
dedə
cettesɛt
cuisine-là
?
LA PÉRICHOLE
Ilil
estɛst
évidentevidɑ̃
quekə
j'en
aimeraisɛməʁɛ
mieuxmjø
uneyn
autreotʁ
...
maismɛ
,
puisquepɥiskə
...
Elle pose sa guitare sur le banc.
PIQUILLO
O
monmɔ̃
amanteamɑ̃t
!
courant à lui
LA PÉRICHOLE
O
monmɔ̃
amantamɑ̃
!
PIQUILLO
Mama
Périchole
adoréeadɔʁe
!
LA PÉRICHOLE
Monmɔ̃
cherʃɛʁ
Piquillo
!
PIQUILLO
Sisi
encoreɑ̃kɔʁ
nousnu
étionsetjɔ̃
mariésmaʁje
!...
LA PÉRICHOLE
Qu-est-ce
quekə
çasa
y
feraitfəʁɛ
?
l'embrassant
PIQUILLO
J'aurais
lelə
droitdʁwa
dedə
tetə
prendrepʁɑ̃dʁ
unœ̃
baiserbɛze
...
auo
moinsmwɛ̃
...
ete
çasa
nousnu
feraitfəʁɛ
prendrepʁɑ̃dʁ
patiencepasjɑ̃s
.
Il l'embrasse encore.
LA PÉRICHOLE
Ouiwi
,
çasa
nousnu
feraitfəʁɛ
prendrepʁɑ̃dʁ
patiencepasjɑ̃s
.
PIQUILLO
Maismɛ
vava
tetə
promenerpʁɔmne
!...
Nousnu
nenə
lelə
sommessɔm
paspa
,
mariésmaʁje
.
avec un soupire
LA PÉRICHOLE
C'est
vraivʁɛ
,
quekə
nousnu
nenə
lelə
sommessɔm
paspa
.
PIQUILLO
Çasa
coûtekut
quatrekatʁ
piastrespjastʁ
pourpuʁ
sesə
mariermaʁje
...
quatrekatʁ
piastrespjastʁ
!...
l'administration
n'a
paspa
honteʼɔ̃t
d'exiger
...
Chienʃjɛ̃
dedə
payspei
!
LA PÉRICHOLE
Fichuefi.ʃy
journéeʒuʁne
!
PIQUILLO
Tuty
m'aimes
,
auo
moinsmwɛ̃
?...
LA PÉRICHOLE
Jeʒə
tetə
l'ai
déjàdeʒa
ditdi
.
PIQUILLO
C'est
vraivʁɛ
...
maismɛ
tuty
saissɛ
...
c'est
cettesɛt
diabledjabl
d'idée
quiki
memə
tracassetʁakas
.
LA PÉRICHOLE
Puisquepɥiskə
jeʒə
t'assure
...
PIQUILLO
Çasa
nenə
faitfɛ
rienʁjɛ̃
...
dis-le-moi
encoreɑ̃kɔʁ
uneyn
foisfwa
,
quekə
tuty
m'aimes
.
LA PÉRICHOLE
Jeʒə
t'adore
!
PIQUILLO
Aha
!...
jeʒə
vaisvɛ
chanterʃɑ̃te
,
alorsalɔʁ
,
ete
tâchertaʃe
dedə
récolterʁekɔlte
quelqueskɛlkə
maravédis
...
s'étendant sur le tapis
LA PÉRICHOLE
C'est
celasəla
,
vava
chanterʃɑ̃te
...
moimwa
,
jeʒə
vaisvɛ
dormirdɔʁmiʁ
.
Elle pose sa tête sur le banc. Elle s'endort; Piquillo s'éloigne en fredonnant.
PIQUILLO
Ilil
a
perdupɛʁdy
sonsɔ̃
alènea.lɛn
,
Lelə
pauvrepovʁ
cordonnierkɔʁdɔnje
;
Ilil
estɛst
bienbjɛ̃
dansdɑ̃
lala
peinepɛn
,
Ilil
n'pourra
plusply
fair'
dedə
soulierssulje
!
Piquillo chante cela à demi-voix. – Il croit qu'une fenêtre s'ouvre, qu'on va lui jeter quelque chose: alors sa voix devient plus forte. – Il revient sur ses pas et tend son chapeau; on ne jette rien: alors sa voix redevient traînante, il s'éloigne et s'en va définitivement par la gauche. – Au même instant, Don Andrès rentre par la droite.
SCÈNE VII
Don Andrès, La Périchole.
DON ANDRÈS
Cessɛ
deuxdø
messieursme.sjø
avecavɛk
quiki
jeʒə
suissɥi
sortisɔʁti
touttu
à
l'heure
,
cessɛ
deuxdø
messieursme.sjø
quiki
criaientkʁijɛ
:
«
Viveviv
lelə
vice-roivisʁwa
!»
j'ai
finifini
parpaʁ
lesle
reconnaîtreʁəkɔnɛtʁ
.
L'un
étaitetɛ
lelə
premierpʁəmje
gentilhommeʒɑ̃tijɔm
dedə
mama
chambreʃɑ̃bʁ
,
ete
l'autre
,
lelə
gouverneurguvɛʁnœʁ
dedə
lala
villevil
...
Aha
!
lala
véritéveʁite
!
lala
véritéveʁite
!
quiki
est-ce
quiki
memə
lelə
diradiʁa
,
lala
véritéveʁite
?
rêvant
LA PÉRICHOLE
Fichuefi.ʃy
journéeʒuʁne
!
DON ANDRÈS
Qu'entends-je
?
de même
LA PÉRICHOLE
Chienʃjɛ̃
dedə
payspei
!
se levant
DON ANDRÈS
Jeʒə
nenə
memə
trompetʁɔ̃p
paspa
!...
Serait-ce
elleɛl
,
enfinɑ̃fɛ̃
?...
Don Andrès s'approche de la Périchole et la contemple pendant quelques instants, puis:
DON ANDRÈS
C'est
uneyn
femmefam
!...
elleɛl
estɛst
jeuneʒœn
...
elleɛl
estɛst
bellebɛl
!...
Elleɛl
paraîtpaʁɛ
êtreɛtʁ
dansdɑ̃
uneyn
positionpozisjɔ̃
dedə
fortunefɔʁtyn
voisinevwazin
dedə
l'indigence
.
se réveillant
LA PÉRICHOLE
Décidémentdesidemɑ̃
,
onɔ̃
a
beaubo
dirediʁ
...
dormirdɔʁmiʁ
ete
dînerdine
,
cesə
n'est
paspa
lala
mêmemɛm
choseʃoz
...
J'aimerais
mieuxmjø
dînerdine
..
trébuchant, comme s'il recevait un coup très violent
DON ANDRÈS
Aha
!
monmɔ̃
Dieudjø
!...
qu'est-ce
quiki
m'arrive
doncdɔ̃k
,
à
moimwa
?
se mettant précipitamment sur son séant
LA PÉRICHOLE
Ehe
bienbjɛ̃
?...
ehe
bienbjɛ̃
?...
DON ANDRÈS
Cesə
n'est
rienʁjɛ̃
!
c'est
cesə
quekə
lelə
poètespɔɛt
appellentapɛl
lelə
coupku
dedə
foudrefudʁ
!
Aha
!...
memə
voilàvwala
amoureuxamuʁø
!...
se levant et courant à lui
LA PÉRICHOLE
Vousvu
nenə
vousvu
êtesɛt
paspa
faitfɛ
malmal
?
avec transport
DON ANDRÈS
Nonnɔ̃
,
jeʒə
vousvu
remercieʁəmɛʁsi
.
Plus calme
DON ANDRÈS
Çasa
y
estɛst
,
jeʒə
suissɥi
prispʁi
!...
c'est
uneyn
passionpasjɔ̃
!...
Avec tendresse
DON ANDRÈS
Votrevɔtʁ
nomnɔ̃
?
Touttu
à
l'heure
,
jeʒə
vousvu
écoutaisekutɛ
...
j'ai
crukʁy
d'abord
quekə
vousvu
étiezetje
lala
Véritéveʁite
.
LA PÉRICHOLE
Lala
Véritéveʁite
?
DON ANDRÈS
C'était
uneyn
erreurɛʁœʁ
,
sanssɑ̃
doutedut
...
Ete
cependantsəpɑ̃dɑ̃
touttu
memə
portepɔʁt
à
croirekʁwaʁ
quekə
,
sisi
vousvu
daigniezdeɲje
enɑ̃
prendrepʁɑ̃dʁ
lelə
costumekɔstym
...
fièrement
LA PÉRICHOLE
Desde
libertéslibɛʁte
!...
DON ANDRÈS
Pardonpaʁdɔ̃
,
jeʒə
plaisantaisplɛzɑ̃tɛ
...
LA PÉRICHOLE
Aha
!
jeʒə
suissɥi
bienbjɛ̃
enɑ̃
humeurymœʁ
!...
DON ANDRÈS
Enɑ̃
effetefɛ
,
vousvu
seulesœl
,
auo
milieumiljø
dedə
cettesɛt
villevil
enɑ̃
fêtefɛt
,
semblessɑ̃bl
tristetʁist
...
Confiez-les-moi
...
LA PÉRICHOLE
Quoikwa
doncdɔ̃k
?
DON ANDRÈS
Vosvo
chagrinsʃagʁɛ̃
.
LA PÉRICHOLE
A
quoikwa
bonbɔ̃
?
Elle remonte vers la gauche
DON ANDRÈS
Quiki
peutpø
savoirsavwaʁ
?...
à part
LA PÉRICHOLE
Ete
Piquillo
,
Piquillo
,
quiki
nenə
revientʁəvjɛ̃
paspa
!...
ilil
paraîtpaʁɛ
quekə
,
cettesɛt
foisfwa
encoreɑ̃kɔʁ
,
lala
recetteʁəsɛt
...
DON ANDRÈS
Heinʼɛ̃
?
quoikwa
?
Jeʒə
n'ai
paspa
entenduɑ̃tɑ̃dy
.
Encoreɑ̃kɔʁ
quelquekɛlkə
méchancetémeʃɑ̃ste
...
Vousvu
n'étiez
paspa
gentilleʒɑ̃tij
touttu
à
l'heure
.
redescendant
LA PÉRICHOLE
Commentkɔmɑ̃
?...
DON ANDRÈS
Cesə
pauvrepovʁ
gouvernementguvɛʁnəmɑ̃
,
vousvu
tapieztapje
dessusdəsy
.
LA PÉRICHOLE
Oho
!
vousvu
savezsave
...
jeʒə
suissɥi
ennuyéeɑ̃nɥije
...
alorsalɔʁ
,
jeʒə
trouvetʁuv
quekə
touttu
vava
malmal
...
Maismɛ
,
sisi
jeʒə
n'étais
paspa
ennuyéeɑ̃nɥije
,
jeʒə
trouveraistʁuvəʁɛ
quekə
touttu
vava
bienbjɛ̃
.
DON ANDRÈS
Vraimentvʁɛmɑ̃
,
vousvu
n'avez
paspa
d'autres
griefsgʁijɛf
?
LA PÉRICHOLE
Ehe
!
nonnɔ̃
!
DON ANDRÈS
Maismɛ
alorsalɔʁ
...
LA PÉRICHOLE
Quoikwa
doncdɔ̃k
?
DON ANDRÈS
Rienʁjɛ̃
...
Continuezkɔ̃tinɥe
,
donnez-moi
desde
détailsdetaj
,
parlezpaʁle
moimwa
dedə
vousvu
...
Votrevɔtʁ
famillefamij
?
LA PÉRICHOLE
Obscureɔp.skyʁ
.
DON ANDRÈS
Votrevɔtʁ
étateta
?
LA PÉRICHOLE
Chanteuseʃɑ̃tøz
.
DON ANDRÈS
Mariéemaʁje
?...
LA PÉRICHOLE
Nonnɔ̃
.
DON ANDRÈS
Ete
...
A lui-même
DON ANDRÈS
Monmɔ̃
Dieudjø
!
c'est
celasəla
quiki
estɛst
importantɛ̃pɔʁtɑ̃
...
jeʒə
faisfɛ
lala
demandedəmɑ̃d
ete
,
enɑ̃
attendantatɑ̃dɑ̃
lala
réponseʁepɔ̃s
,
jeʒə
trembletʁɑ̃bl
.
Haut
DON ANDRÈS
Ete
paspa
...
d'amoureux
?...
LA PÉRICHOLE
Qu'est-ce
quekə
celasəla
peutpø
vousvu
fairefɛʁ
?
Elle remonte
DON ANDRÈS
Cesə
quekə
celasəla
peutpø
memə
fairefɛʁ
!...
Ehe
bienbjɛ̃
?...
après avoir regardé à gauche si Piquillo revient et avoir vu qu'il ne revient pas
LA PÉRICHOLE
Nonnɔ̃
,
paspa
d'amoureux
!
DON ANDRÈS
Aha
!...
Réjouissez-vous
alorsalɔʁ
,
toustu
vosvo
mauxmo
vontvɔ̃
finirfiniʁ
...
jeʒə
vousvu
emmèneɑ̃mɛn
...
LA PÉRICHOLE
Oùu
celasəla
?
DON ANDRÈS
A
lala
courkuʁ
,
dansdɑ̃
lelə
palaispalɛ
dudy
vice-roivisʁwa
.
LA PÉRICHOLE
Qu'est-ce
quekə
j'aurai
à
fairefɛʁ
?
DON ANDRÈS
Vousvu
serezsəʁe
demoiselledəmwazɛl
...
indignée
LA PÉRICHOLE
Dedə
compagniekɔ̃paɲi
?
DON ANDRÈS
Nonnɔ̃
,
d'honneur
!...
demoiselledəmwazɛl
d'honneur
dedə
lala
vice-reine
.
avec étonnement
LA PÉRICHOLE
Dedə
lala
vice-reine
?
DON ANDRÈS
Jeʒə
comprendskɔ̃pʁɑ̃
votrevɔtʁ
étonnementetɔnmɑ̃
...
Lelə
vice-roivisʁwa
a
euy
,
enɑ̃
effetefɛ
lala
douleurdulœʁ
dedə
perdrepɛʁdʁ
...
maismɛ
ilil
a
tenutəny
à
gardergaʁde
quelquekɛlkə
choseʃoz
quiki
luilɥi
rappelâtʁapəlɑ
cellesɛl
qu'il
avaitavɛ
tanttɑ̃
aiméeɛme
!...
Ete
,
alorsalɔʁ
,
ilil
a
gardégaʁde
...
j'ai
gardégaʁde
lelə
servicesɛʁvis
desde
demoisellesdəmwazɛl
d'honneur
...
LA PÉRICHOLE
Vousvu
avezave
ditdi
:
«
J'ai
gardégaʁde
...»
Vousvu
seriezsəʁje
doncdɔ̃k
?...
DON ANDRÈS
C'est
vraivʁɛ
...
jeʒə
memə
suissɥi
trahitʁai
.
LA PÉRICHOLE
Aha
!...
DON ANDRÈS
Jeʒə
memə
suissɥi
trahitʁai
...
maismɛ
jeʒə
nenə
lelə
regretteʁəgʁɛt
paspa
...
pourvupuʁvy
quekə
,
toitwa
,
tuty
memə
promettespʁɔmɛt
dedə
nenə
jamaisʒamɛ
memə
trahirtʁaiʁ
.
LA PÉRICHOLE
Paspa
sisi
vitevit
!...
Ilil
nenə
manquemɑ̃k
paspa
dedə
gensʒɑ̃
sursyʁ
lelə
pavépave
dedə
Limalima
quiki
,
pourpuʁ
sesə
moquermɔke
d'une
pauvrepovʁ
jeuneʒœn
fillefij
,
s'amusent
à
luilɥi
dirediʁ
:
«
Jeʒə
suissɥi
lelə
vice-roivisʁwa
...»
Ete
puispɥi
,
aprèsapʁɛ
,
ilsil
sesə
mettentmɛt
à
rireʁiʁ
ete
ilsil
disentdiz
:
«
Jeʒə
suissɥi
touttu
bonnementbɔnmɑ̃
Velasquez
,
ouu
Perez
,
ouu
...»
DON ANDRÈS
Vousvu
doutezdute
?
LA PÉRICHOLE
Unœ̃
brinbʁɛ̃
.
DON ANDRÈS
Vousvu
voudriezvudʁje
desde
preuvespʁœv
?
LA PÉRICHOLE
Çasa
nenə
pourraitpuʁɛ
paspa
fairefɛʁ
dedə
malmal
.
tirant une piastre de sa poche
DON ANDRÈS
Ehe
bienbjɛ̃
!
regardezʁəgaʁde
.
LA PÉRICHOLE
Qu'est-ce
quekə
c'est
quekə
çasa
?
DON ANDRÈS
Vousvu
nenə
savezsave
paspa
?
LA PÉRICHOLE
J'ai
bienbjɛ̃
commekɔm
uneyn
idéeide
vaguevag
,
maismɛ
...
DON ANDRÈS
C'est
uneyn
piastrepjastʁ
.
prenant vivement la piastre
LA PÉRICHOLE
Uneyn
piastrepjastʁ
!...
voilàvwala
doncdɔ̃k
cesə
quekə
c'est
qu'une
piastrepjastʁ
!.
Elle la regarde avec avidité
montrant la face de la piastre
DON ANDRÈS
Ete
làla
...
vousvu
voyezvwaje
...
cesə
profilpʁɔfil
...
LA PÉRICHOLE
Ehe
bienbjɛ̃
?...
DON ANDRÈS
Ehe
bienbjɛ̃
!...
Se posant
DON ANDRÈS
Vousvu
nenə
reconnaissezʁəkɔnɛse
paspa
?...
le regardant et comparant
LA PÉRICHOLE
C'est
vraivʁɛ
,
mama
foifwa
...
vousvu
êtesɛt
trèstʁɛ
flattéflate
,
maismɛ
c'est
vousvu
.
DON ANDRÈS
Commentkɔmɑ̃
!
jeʒə
suissɥi
flattéflate
?...
LA PÉRICHOLE
Oho
!
ouiwi
!
ete
fermefɛʁm
!...
à lui-même
DON ANDRÈS
Aha
!
lala
véritéveʁite
!...
lala
véritéveʁite
!...
Haut
DON ANDRÈS
Doutez-vous
,
maintenantmɛ̃tnɑ̃
?
à part
LA PÉRICHOLE
Monmɔ̃
Dieudjø
!...
Piquillo
!...
Pourpuʁ
lui-mêmelɥimɛm
nenə
vaudrait-il
paspa
mieuxmjø
?...
D'un
autreotʁ
côtékote
,
l'abandonner
...
Aha
!
quellekɛl
situationsitɥasjɔ̃
!
Regardant vers la gauche
LA PÉRICHOLE
S'il
revenaitʁəvənɛ
,
auo
moinsmwɛ̃
,
s'il
revenaitʁəvənɛ
!...
DON ANDRÈS
Vousvu
avezave
lala
maniemani
dedə
vousvu
parlerpaʁle
à
vous-mêmevumɛm
...
Ehe
bienbjɛ̃
!
doutez-vous
?...
LA PÉRICHOLE
Maismɛ
...
pourquoipuʁkwa
nenə
douterais-je
paspa
?...
Unœ̃
hommeɔm
peutpø
avoiravwaʁ
desde
piastrespjastʁ
dansdɑ̃
sasa
pochepɔʃ
,
unœ̃
hommeɔm
peutpø
rassemblerʁasɑ̃ble
auo
vice-roivisʁwa
,
sanssɑ̃
êtreɛtʁ
pourpuʁ
celasəla
...
DON ANDRÈS
Ehe
bienbjɛ̃
!...
uneyn
preuvepʁœv
encoreɑ̃kɔʁ
...
Viensvjɛ̃
ete
criekʁi
avecavɛk
moimwa
...
Il remonte.
LA PÉRICHOLE
Quekə
jeʒə
criekʁi
?...
DON ANDRÈS
Ouiwi
,
criekʁi
avecavɛk
moimwa
:
«
A
basba
lelə
vice-roivisʁwa
!...»
remontant aussi
LA PÉRICHOLE
Jeʒə
veuxvø
bienbjɛ̃
,
moimwa
...
LAla
PÉRICHOLE
ete
DONdɔ̃
ANDRÈS
ensemble
LA PÉRICHOLE
A
basba
lelə
vice-roivisʁwa
!...
A
basba
lelə
vice-roivisʁwa
!
A ces cris, Panatellas accourt de la gauche et don Pedro de la droite. Tous deux se précipitent sur le vice-roi, qu'ils saisissent.
SCÈNE VIII
La Périchole, Panatellas, Don Andrès, Don Pedro.
en homme du peuple
PANATELLAS
Ehe
bienbjɛ̃
!
ehe
bienbjɛ̃
!...
quelkɛl
estɛst
l'insolent
quiki
sesə
permetpɛʁmɛ
?...
riant
DON ANDRÈS
C'est
moimwa
!
le lâchant
PANATELLAS
Vousvu
.
Altessealtɛs
!
de même
DON PEDRO
Ilil
n'y
avaitavɛ
quekə
vousvu
à
quiki
l'idée
pûtpy
venirvəniʁ
dedə
fairefɛʁ
uneyn
pareillepa.ʁɛj
farcefaʁs
,
Altessealtɛs
.
LA PÉRICHOLE
Altessealtɛs
!...
avec bonté et allant à elle
DON ANDRÈS
Êtes-vous
convaincuekɔ̃vɛ̃ky
,
monmɔ̃
enfantɑ̃fɑ̃
?
LA PÉRICHOLE
Ouiwi
,
maintenantmɛ̃tnɑ̃
.
DON ANDRÈS
Ete
vousvu
memə
suivrezsɥivʁe
?
LA PÉRICHOLE
Quekə
voulez-vous
?
puisqu'il
n'y
a
paspa
moyenmwajɛ̃
dedə
fairefɛʁ
autrementotʁəmɑ̃
...
Ouiwi
,
maismɛ
,
d'abord
...
vousvu
avezave
desde
tablettestablɛt
sursyʁ
vousvu
?...
les tirant de sa poche
DON ANDRÈS
Lesle
voicivwasi
.
les prenant
LA PÉRICHOLE
Donnez-les-moi
...
uneyn
lettrelɛtʁ
à
écrireekʁiʁ
,
avantavɑ̃
dedə
vousvu
suivresɥivʁ
...
uneyn
lettrelɛtʁ
à
écrireekʁiʁ
...
à
quelqu'un
.
inquiet
DON ANDRÈS
A
quiki
doncdɔ̃k
?
avec dignité
LA PÉRICHOLE
A
uneyn
vieillevjɛj
parentepaʁɑ̃t
!
DON ANDRÈS
Aha
!
commekɔm
tuty
m'as
faitfɛ
peurpœʁ
!...
Tuty
nenə
saurassoʁa
jamaisʒamɛ
commekɔm
tuty
m'as
faitfɛ
peurpœʁ
!
La Périchole s'éloigne et va écrire sa lettre sur une table à gauche.
PANATELLAS
Aha
!
maismɛ
,
ditesdit
doncdɔ̃k
,
Altessealtɛs
,
aha
!
maismɛ
,
ditesdit
doncdɔ̃k
!...
passant entre Panatellas et don Pedro
DON ANDRÈS
Qu'y
a-t-ila.t‿il
,
messieursme.sjø
?
DON PEDRO
Cettesɛt
femmefam
...
DON ANDRÈS
Ehe
bienbjɛ̃
,
messieursme.sjø
?...
PANATELLAS
Nousnu
nousnu
proposonspʁɔpozɔ̃
doncdɔ̃k
dedə
l'installer
dansdɑ̃
notrenɔtʁ
petitepətit
maisonmɛzɔ̃
?...
héʼe
?...
DON ANDRÈS
Mieuxmjø
quekə
celasəla
,
messieursme.sjø
...
jeʒə
l'emmène
auo
palaispalɛ
.
DON PEDRO
Aha
!...
Enɑ̃
titretitʁ
,
alorsalɔʁ
?
DON ANDRÈS
Enɑ̃
titretitʁ
...
Elleɛl
occuperaɔkypəʁa
lelə
petitpəti
appartementapaʁtəmɑ̃
dudy
troisièmetʁwazjɛm
.
PANATELLAS
Celuisəlɥi
qu'occupait
autrefoisotʁəfwa
lala
jeuneʒœn
duchessedyʃɛs
d'Acapulco
?
DON ANDRÈS
Celasəla
vousvu
gèneʒɛn
,
monsieurməsjø
monmɔ̃
premierpʁəmje
gentilhommeʒɑ̃tijɔm
?
PANATELLAS
Ouiwi
,
celasəla
memə
gèneʒɛn
unœ̃
peupø
...
parcepaʁs
quekə
,
cetsɛt
appartementapaʁtəmɑ̃
étantetɑ̃
vacantvakɑ̃
,
n'est-ce
paspa
?...
j'avais
prispʁi
l'habitude
d'y
fourrerfuʁe
unœ̃
tasta
dedə
chosesʃoz
...
Maismɛ
cesə
n'est
paspa
dedə
celasəla
qu'il
s'agit
.
appuyant
DON PEDRO
Ilil
s'agit
dudy
règlementʁɛgləmɑ̃
.
DON ANDRÈS
Lelə
règlementʁɛgləmɑ̃
?...
maismɛ
ilil
nenə
memə
défenddefɑ̃
paspa
,
jeʒə
supposesypoz
...
tirant de sa poche un petit livre richement relié
PANATELLAS
Certainementsɛʁtɛnmɑ̃
,
nonnɔ̃
...
ilil
nenə
vousvu
défenddefɑ̃
paspa
...
maismɛ
enfinɑ̃fɛ̃
...
ilil
metmɛ
certainessɛʁtɛn
restrictionsʁɛstʁiksjɔ̃
...
DON PEDRO
Votrevɔtʁ
Altessealtɛs
étantetɑ̃
veufvœf
...
le reprenant
PANATELLAS
Veuvevœv
...
DON PEDRO
J'aime
mieuxmjø
veufvœf
.
PANATELLAS
Uneyn
Altessealtɛs
...
ilil
fautfo
dirediʁ
veuvevœv
.
indiquant le vice-roi
DON PEDRO
Maismɛ
luilɥi
,
puisqu'il
estɛst
,
luilɥi
,
dudy
genreʒɑ̃ʁ
masculinmaskylɛ̃
!...
PANATELLAS
Qu'est-ce
quekə
çasa
faitfɛ
?
DON PEDRO
Jeʒə
croyaiskʁwajɛ
quekə
çasa
faisaitfɛzɛ
quelquekɛlkə
choseʃoz
...
PANATELLAS
Allezale
doncdɔ̃k
apprendreapʁɑ̃dʁ
l'espagnol
.
A Don Andrès
PANATELLAS
Votrevɔtʁ
Altessealtɛs
étantetɑ̃
veuvevœv
...
DON ANDRÈS
Ouiwi
,
jeʒə
suissɥi
veuvevœv
...
continuant
Et se trouvant dans l'âge où il est plus aisé de faire une sottise que de frapper le taureau entre les deux épaules, il a été décidé par le règlement que votre Altesse ne pourrait... sous-louer le petit appartement du troisième qu'à une femme mariée.
Il lui montre un passage du petit livre
à Don Andrès
DON PEDRO
Est-elle
mariéemaʁje
?
DON ANDRÈS
Nonnɔ̃
,
elleɛl
nenə
l'est
paspa
.
DON PEDRO
Ehe
bienbjɛ̃
,
alorsalɔʁ
?...
LA PÉRICHOLE
Ehe
!
là-baslaba
...
ehe
!
lelə
vice-roivisʁwa
!...
Elle se lève.
à Don Andrès
PANATELLAS
A
vousvu
!
onɔ̃
vousvu
appelleapɛl
...
courant à la Périchole
DON ANDRÈS
Monmɔ̃
amouramuʁ
?...
Ehe
bienbjɛ̃
,
cettesɛt
lettrelɛtʁ
?...
LA PÉRICHOLE
Jeʒə
l'écris
...
J'aurais
bientôtbjɛ̃to
finifini
...
Maismɛ
jeʒə
nenə
seraissəʁɛ
paspa
fâchéefaʃe
dedə
fairefɛʁ
parvenirpaʁvəniʁ
enɑ̃
mêmemɛm
tempstɑ̃
...
Vousvu
n'auriez
paspa
sursyʁ
vousvu
,
parpaʁ
hasardʼazaʁ
,
unœ̃
sacsak
...
unœ̃
petitpəti
sacsak
touttu
pleinplɛ̃
dedə
cessɛ
jolisʒɔli
portraitspɔʁtʁɛ
quekə
vousvu
memə
montriezmɔ̃tʁje
touttu
à
l'heure
?...
inquiet
DON ANDRÈS
Pourpuʁ
quiki
?
avec dignité
LA PÉRICHOLE
Pourpuʁ
mama
vieillevjɛj
parentepaʁɑ̃t
.
montrant sa petite maison
DON ANDRÈS
Sisi
faitfɛ
,
làla
,
dansdɑ̃
cettesɛt
maisonmɛzɔ̃
,
quiki
estɛst
à
moimwa
ete
dansdɑ̃
laquellelakɛl
j'espère
quekə
vousvu
memə
ferezfɛʁe
lelə
plaisirpleziʁ
dedə
dînerdine
avecavɛk
moimwa
touttu
à
l'heure
.
avec élan
LA PÉRICHOLE
Dînerdine
!...
DON ANDRÈS
Vousvu
voulezvule
bienbjɛ̃
?
LA PÉRICHOLE
Ouiwi
,
jeʒə
veuxvø
bienbjɛ̃
.
DON ANDRÈS
J'ai
làla
cesə
quekə
vousvu
memə
demandezdəmɑ̃de
;
jeʒə
lelə
vaisvɛ
querir
ete
jeʒə
vousvu
l'apporte
,
monmɔ̃
amouramuʁ
!
LA PÉRICHOLE
Ouiwi
,
allezale
!
A part
LA PÉRICHOLE
Ilil
memə
demandedəmɑ̃d
sisi
jeʒə
veuxvø
dînerdine
!
Elle va se rasseoir à la table et se remet à écrire.
à Panatellas et à Don Pedro
DON ANDRÈS
Enɑ̃
effetefɛ
,
messieursme.sjø
,
elleɛl
n'est
paspa
mariéemaʁje
,
ete
lelə
règlementʁɛgləmɑ̃
exigeɛgziʒ
qu'elle
lelə
soitswa
...
jeʒə
vousvu
remercieʁəmɛʁsi
dedə
memə
l'avoir
rappeléʁaple
..
Jeʒə
vousvu
chargeʃaʁʒ
,
vousvu
,
monsieurməsjø
lelə
premierpʁəmje
gentilhommeʒɑ̃tijɔm
dedə
mama
chambreʃɑ̃bʁ
,
dedə
trouvertʁuve
auo
plusply
vitevit
quelquekɛlkə
pauvrepovʁ
diabledjabl
quiki
consentekɔ̃sɑ̃t
à
épouserepuze
...
Allant à Don Pedro
DON ANDRÈS
vousvu
,
monsieurməsjø
lelə
gouverneurguvɛʁnœʁ
dedə
lala
villevil
,
dedə
trouvertʁuve
unœ̃
notairenɔtɛʁ
quiki
consentekɔ̃sɑ̃t
à
bâclerbakle
immédiatementimedjatmɑ̃
cesə
mariagemaʁjaʒ
...
Ete
sisi
dansdɑ̃
deuxdø
heuresœʁ
...
vousvu
m'entendez
bienbjɛ̃
...
sisi
dansdɑ̃
deuxdø
heuresœʁ
...
touttu
n'est
paspa
finifini
,
j'accepterai
lala
démissiondemisjɔ̃
dedə
toustu
vosvo
emploisɑ̃plwa
,
chargesʃaʁʒ
ete
dignitésdiɲite
...
Allant à sa petite maison et se retournant avant d'y rentrer
DON ANDRÈS
sanssɑ̃
oublierublije
lesle
appointementapwɛ̃tmɑ̃
!...
Appuyant
DON ANDRÈS
Immédiatementimedjatmɑ̃
!
Il entre dans sa petite maison, les laissant stupéfaits
DON PEDRO
Quekə
fairefɛʁ
,
Miguel
?...
remettant le règlement dans sa poche
PANATELLAS
Obéirɔbeiʁ
,
Pedro
...
ete
plusply
tardtaʁ
nousnu
verronsvɛʁɔ̃
.
montrant la maison du fond
Alors, j'entre là... Il y a ici un notaire, je vais tâcher de le décider.
PANATELLAS
Ete
jeʒə
vaisvɛ
,
moimwa
,
tâchertaʃe
dedə
trouvertʁuve
unœ̃
marimaʁi
!
Don Pedro entre dans la maison qui est au fond. – Panatellas entre dans le cabaret, après avoir fait à la Périchole de grandes révérances.
SCÈNE IX
La Périchole, puis Don Andrès, et ensuite les Trois Cousines.
seule
LA PÉRICHOLE
Aha
!
Piquillo
!
pauvrepovʁ
Piquillo
!...
quekə
vas-tu
dirediʁ
,
quandkɑ̃
tuty
recevrasʁə.sə.vwaʁ
cettesɛt
lettrelɛtʁ
?...
Elle se lève, sa lettre à la main, et se met à la relire.
MORCEAU
«
O
monmɔ̃
cherʃɛʁ
amantamɑ̃
,
jeʒə
tetə
jureʒyʁ
Quekə
jeʒə
t'aime
dedə
touttu
monmɔ̃
coeurkœʁ
;
Maismɛ
,
vraivʁɛ
,
lala
misèremizɛʁ
estɛst
troptʁo
duredyʁ
,
Ete
nousnu
avonsavɔ̃
troptʁo
dedə
malheurmalœʁ
!
Tuty
doisdwa
lelə
comprendrekɔ̃pʁɑ̃dʁ
toi-mêmetwamɛm
,
Quekə
celasəla
nenə
sauraitsoʁɛ
durerdyʁe
,
Ete
qu'il
vautvo
mieuxmjø
...
(
Dieudjø
!
quekə
jeʒə
t'aime
!)
Ete
qu'il
vautvo
mieuxmjø
nousnu
séparar
!
Crois-tu
qu'on
puissepɥis
êtreɛtʁ
bienbjɛ̃
tendretɑ̃dʁ
,
Alorsalɔʁ
quekə
l'on
manquemɑ̃k
dedə
painpɛ̃
?
A
quelskɛl
transportstʁɑ̃spɔʁ
peut-on
s'attendre
,
Enɑ̃
s'aimant
quandkɑ̃
onɔ̃
meurtmœʁ
dedə
faimfɛ̃
?
Jeʒə
suissɥi
faiblefɛbl
,
carkaʁ
jeʒə
suissɥi
femmefam
,
Ete
j'aurais
renduʁɑ̃dy
,
quelquekɛlkə
jourʒuʁ
,
Lelə
dernierdɛʁnje
soupirsupiʁ
,
mama
chèreʃɛʁ
âmeam
,
Croyantkʁwajɑ̃
enɑ̃
pousserpuse
unœ̃
d'amour
...
Cessɛ
paroles-là
sontsɔ̃
cruelleskʁyɛl
,
Jeʒə
lelə
saissɛ
bienbjɛ̃
...
maismɛ
quekə
veux-tu
?...
Pourpuʁ
lesle
chosesʃoz
essentiellesesɑ̃sjɛl
,
Tuty
peuxpø
compterkɔ̃te
sursyʁ
mama
vertuveʁty
.
Jeʒə
t'adore
!...
Sisi
jeʒə
suissɥi
follefɔl
,
C'est
dedə
toitwa
!...
comptekɔ̃t
là-dessusladsy
...
Ete
jeʒə
signesiɲ
:
lala
Périchole
,
Quiki
t'aime
,
maismɛ
quiki
n'en
peutpø
plusply
!...»
Paraît Don Andrès sur le seuil de sa petite maison. Il tient un sac de piastres à la main.
DON ANDRÈS
Memə
voilàvwala
,
moimwa
!
LA PÉRICHOLE
Avecavɛk
lesle
?...
DON ANDRÈS
Ouiwi
,
avecavɛk
lesle
petitspəti
portraitspɔʁtʁɛ
.
Il lui donne le sac.
LA PÉRICHOLE
C'est
trèstʁɛ
bienbjɛ̃
...
Appelezaple
,
maintenantmɛ̃tnɑ̃
...
faitesfɛt
venirvəniʁ
quelqu'un
.
passant à gauche et appelant
DON ANDRÈS
Holàʼɔla
!...
héʼe
!...
lesle
troistʁwa
cousineskuzin
!...
Entrent les trois cousines.
riant
GUADALENA
Nousnu
voicivwasi
,
monsieurməsjø
lelə
docteurdɔktœʁ
,
nousnu
voicivwasi
!
montrant le Périchole
DON ANDRÈS
C'est
à
madamemadam
qu'il
fautfo
parlerpaʁle
.
riant
BERGINELLA
C'est
trèstʁɛ
bienbjɛ̃
,
monsieurməsjø
lelə
docteurdɔktœʁ
.
DON ANDRÈS
Qu'est-ce
quekə
vousvu
avezave
à
rireʁiʁ
,
à
lala
finfɛ̃
?
riant
MASTRILLA
Maismɛ
rienʁjɛ̃
,
monsieurməsjø
lelə
docteurdɔktœʁ
,
rienʁjɛ̃
absolumentapsɔlymɑ̃
!...
allant aux trois cousines
LA PÉRICHOLE
Teneztəne
,
voicivwasi
uneyn
lettrelɛtʁ
...
à Don Andrès
LA PÉRICHOLE
Jeʒə
présumepʁezym
quekə
vousvu
allezale
memə
fairefɛʁ
plaisirpleziʁ
dedə
nenə
paspa
écouterekute
.
avec empressement
DON ANDRÈS
Jeʒə
m'éloigne
,
monmɔ̃
amouramuʁ
...
jeʒə
m'éloigne
...
Il se retire à droite.
aux trois cousines, en donnant la lettre à Guadalena
LA PÉRICHOLE
Teneztəne
,
voicivwasi
uneyn
lettrelɛtʁ
quekə
vousvu
remettrezʁəmɛtʁe
à
cesə
grandgʁɑ̃
beaubo
garçongaʁsɔ̃
quiki
,
touttu
à
l'heure
,
a
chantéʃɑ̃te
avecavɛk
moimwa
...
Teneztəne
...
vousvu
luilɥi
remettrezʁəmɛtʁe
em
mêmemɛm
tempstɑ̃
...
Elle lui donne aussi le sac de piastres.
se rapprochant
DON ANDRÈS
A
présentpʁezɑ̃
,
sisi
nousnu
allionsaljɔ̃
dînerdine
?
à part, en regardant le côté par lequel Piquillo est sorti
LA PÉRICHOLE
Aha
!
maintenantmɛ̃tnɑ̃
encoreɑ̃kɔʁ
,
s'il
revenaitʁəvənɛ
...
maismɛ
,
puispɥi
qu'il
nenə
revientʁəvjɛ̃
paspa
...
Allonsalɔ̃
dînerdine
,
puisqu'il
nenə
revientʁəvjɛ̃
paspa
!...
Elle reprend machinalement son tapis par les quatre coins et se dispose à l'emporter
DON ANDRÈS
Ehe
bienbjɛ̃
,
qu'est-ce
quekə
vousvu
faitesfɛt
doncdɔ̃k
?
LA PÉRICHOLE
Aha
!
Elle rejette le tapis près du banc et entre avec Don Andrès dans la petite maison.
SCÈNE X
Mastrilla, Guadalena, Berginella, puis Piquillo.
GUADALENA
Onɔ̃
nousnu
a
chargéesʃaʁʒe
dedə
remettreʁəmɛtʁ
uneyn
lettrelɛtʁ
ete
l'on
nousnu
a
donnédɔne
unœ̃
sacsak
d'argent
!...
Commentkɔmɑ̃
entendez-vousɑ̃.tɑ̃dʁ
celasəla
,
mesme
cousineskuzin
?
BERGINELLA
Maismɛ
ilil
memə
semblesɑ̃bl
quekə
c'est
trèstʁɛ
simplesɛ̃pl
.
MASTRILLA
Ilil
n'y
a
paspa
deuxdø
façonsfasɔ̃
d'entendre
lala
choseʃoz
...
Ilil
fautfo
remettreʁəmɛtʁ
lala
lettrelɛtʁ
trèstʁɛ
exactementɛgzaktəmɑ̃
...
GUADALENA
Sanssɑ̃
doutedut
!
BERGINELLA
Ete
quantkɑ̃
auo
sacsak
d'argent
...
MASTRILLA
Ilil
fautfo
lelə
gardergaʁde
,
pourpuʁ
lala
commissionkɔmisjɔ̃
.
passant à droite
GUADALENA
Voilàvwala
!
Rentre par le fond à droite Piquillo, désespéré, le chapeau enfoncé sur les yeux, murmurant son refrain d'une voix qu'on entend à peine.
PIQUILLO
Deuxdø
maravédis
...
enɑ̃
touttu
!
deuxdø
maravédis
!
ete
encoreɑ̃kɔʁ
,
ilil
y
a
unœ̃
quiki
a
uneyn
façonfasɔ̃
dedə
sonnersɔne
...
Pauvrepovʁ
Périchole
!...
Est-ce
bienbjɛ̃
lala
peinepɛn
dedə
lala
réveillerʁevɛje
,
pourpuʁ
luilɥi
dirediʁ
?...
Tienstjɛ̃
!...
oùu
doncdɔ̃k
est-elle
?...
s'approchant
BERGINELLA
Beaubo
chanteurʃɑ̃tœʁ
!...
de même
MASTRILLA
Nousnu
avonsavɔ̃
uneyn
lettrelɛtʁ
pourpuʁ
vousvu
,
beaubo
chanteurʃɑ̃tœʁ
.
PIQUILLO
Uneyn
lettrelɛtʁ
?
lui donnant la lettre
GUADALENA
Ouiwi
,
uneyn
lettrelɛtʁ
qu'une
personnepɛʁsɔn
,
quiki
étaitetɛ
iciisi
touttu
à
l'heure
,
nousnu
a
priéespʁije
dedə
vousvu
remettreʁəmɛtʁ
.
après avoir parcouru la lettre, à lui-même
PIQUILLO
Aha
!
monmɔ̃
Dieudjø
!...
Ehe
bienbjɛ̃
!
ilil
nenə
manquaitmɑ̃kɛ
plusply
quekə
celasəla
!...
Guadalena passe à gauche de Piquillo.
MASTRILLA
Dites-nous
,
beaubo
chanteurʃɑ̃tœʁ
...
Sisi
vousvu
avezave
envieɑ̃vi
dedə
consommerkɔ̃sɔme
quelquekɛlkə
choseʃoz
?...
BERGINELLA
Nenə
vousvu
gênezʒɛne
paspa
.
GUADALENA
Ete
,
vousvu
savezsave
,
pourpuʁ
lelə
prixpʁi
,
nousnu
n'en
parleronspaʁləʁɔ̃
paspa
...
PIQUILLO
Jeʒə
vousvu
remercieʁəmɛʁsi
bienbjɛ̃
dedə
votrevɔtʁ
honnêtetéɔnɛtte
...
maismɛ
làla
,
vraivʁɛ
,
pourpuʁ
l'instant
,
jeʒə
n'ai
paspa
lelə
coeurkœʁ
à
lala
consommationkɔ̃sɔmasjɔ̃
...
Cesə
serasəʁa
pourpuʁ
uneyn
autreotʁ
foisfwa
,
sisi
vousvu
lelə
voulezvule
bienbjɛ̃
,
cesə
serasəʁa
pourpuʁ
uneyn
autreotʁ
foisfwa
!
Les trois cousines rentrent dans leur cabaret. – L'orchestre joue piano le motif de la lettre pendant la scène qui suit.
SCÈNE XI
seul, relisant un passage de la lettre
PIQUILLO
«
Jeʒə
t'adore
!...
Sisi
jeʒə
suissɥi
follefɔl
,
C'est
dedə
toitwa
!...
comptekɔ̃t
là-dessusladsy
...
Ete
jeʒə
signesiɲ
:
lala
Périchole
,
Quiki
t'aime
,
maismɛ
quiki
n'en
peutpø
plusply
!...»
C'est
trèstʁɛ
bienbjɛ̃
!...
ete
jeʒə
pensepɑ̃s
quekə
maintenantmɛ̃tnɑ̃
lelə
pauvrepovʁ
Piquillo
a
chantéʃɑ̃te
sasa
dernièredɛʁnjɛʁ
chansonʃɑ̃sɔ̃
!
Relisant la lettre
PIQUILLO
«
Pourpuʁ
lesle
chosesʃoz
essentiellesesɑ̃sjɛl
,
Tuty
peuxpø
compterkɔ̃te
sursyʁ
mama
vertuveʁty
.»
Maismɛ
certainementsɛʁtɛnmɑ̃
j'y
comptekɔ̃t
!...
ete
tuty
vasva
bienbjɛ̃
voirvwaʁ
commekɔm
j'y
comptekɔ̃t
!...
Aha
!
Périchole
!
Périchole
!...
Il regarde autour de lui, aperçoit la guitare de la Périchole et en détache la corde.
PIQUILLO
Uneyn
cordekɔʁd
...
voicivwasi
quiki
enɑ̃
tiendratjɛ̃dʁa
lieuljø
.
Il va au cabaret et avise un gros clou à l'un des piliers.
PIQUILLO
Unœ̃
clouklu
!
c'est
trèstʁɛ
bienbjɛ̃
...
unœ̃
escabeauɛskabo
,
maintenantmɛ̃tnɑ̃
...
Il prend un tabouret et le met sous le clou.
PIQUILLO
Làla
...
j'ai
touttu
cesə
qu'il
memə
fautfo
...
Il monte sur le tabouret, attache le ruban au clou et se le passe autour du cou.
PIQUILLO
Ilil
n'y
a
plusply
qu'à
donnerdɔne
unœ̃
coupku
dedə
piedpje
dansdɑ̃
l'escabeau
...
çasa
a
l'air
touttu
simplesɛ̃pl
...
ete
c'est
justementʒystəmɑ̃
lala
choseʃoz
délicatedelikat
...
allonsalɔ̃
!...
uneyn
!
deuxdø
!...
troistʁwa
!...
Il ne bouge pas.
PIQUILLO
Décidémentdesidemɑ̃
,
c'est
lala
choseʃoz
délicatedelikat
...
C'est
commekɔm
,
auo
billardbijaʁ
,
lelə
dernierdɛʁnje
carambolagekaʁɑ̃bɔlaʒ
...
toustu
lesle
amateursamatœʁ
vousvu
dirontdiʁɔ̃
quekə
c'est
lala
plusply
difficiledifisil
...
allonsalɔ̃
!...
Panatellas sort rapidement du cabaret et heurte par mégarde le tabouret qui tombe; Piquillo se trouve pendu; la corde qui doit être très élastique s'allonge et Piquillo tombe sur le dos de Panatellas, qui se met à crier.
SCÈNE XII
Piquillo, Panatellas, puis les Trois Cousines.
tout étourdi, soutenu par Panatellas
PIQUILLO
Aha
!
monmɔ̃
Dieudjø
!
aha
!
monmɔ̃
Dieudjø
!...
PANATELLAS
Holàʼɔla
!
quelqu'un
!..
à
moimwa
!...
Les trois cousines accourent; Berginella prend un tabouret sur lequel on fait asseoir Piquillo.
PANATELLAS
Cetsɛt
hommeɔm
...
ilil
étaitetɛ
làla
...
enɑ̃
traintʁɛ̃
dedə
sesə
pendrepɑ̃dʁ
!...
vivement
GUADALENA
Aha
!
cesə
n'est
paspa
notrenɔtʁ
fautefot
,
seigneursɛɲœʁ
...
Nousnu
luilɥi
avonsavɔ̃
offertɔfɛʁ
...
PANATELLAS
Bienbjɛ̃
!
bienbjɛ̃
!...
A Piquillo
PANATELLAS
Unœ̃
motmo
seulementsœlmɑ̃
...
es-tu
mariémaʁje
?
encore étourdi
PIQUILLO
Héʼe
?...
PANATELLAS
Es-tu
mariémaʁje
?
PIQUILLO
Nonnɔ̃
.
aux trois cousines
PANATELLAS
Emmenez-le
chezʃe
vousvu
,
alorsalɔʁ
,
ete
faites-le
revenirʁəvniʁ
à
luilɥi
...
donnez-lui
à
boirebwaʁ
...
j'irai
luilɥi
parlerpaʁle
touttu
à
l'heure
.
Berginella et Guadalena font lever Piquillo et le soutiennent.
emmené, ou, pour mieux dire, emporté par Guadalena et Berginella
PIQUILLO
Quiki
est-ce
quiki
a
donnédɔne
unœ̃
coupku
dedə
piedpje
dansdɑ̃
l'escabeau
?...
çasa
n'est
paspa
moimwa
!...
çasa
n'est
paspa
moimwa
!...
Il entre dans le cabaret avec Guadalena et Berginella. – Mastrilla remet le tabouret à sa place; Don Andrès sort de sa petite maison.
Scène XIII
Mastrilla, Panatellas, Don Andrès, puis Don Pedro, ensuite Guadalena, et enfin Berginella.
vivement à Mastrilla
DON ANDRÈS
Dudy
malagamalaga
!...
Vitevit
,
lala
fillefij
,
apportez-nous
dudy
malagamalaga
!
riant
MASTRILLA
Ouiwi
,
monsieurməsjø
lelə
docteurdɔktœʁ
.
Elle entre dans le cabaret
à Panatellas
DON ANDRÈS
Ehe
bienbjɛ̃
!
comtekɔ̃t
,
avezave
vousvu
trouvétʁuve
?...
PANATELLAS
Maismɛ
,
ouiwi
,
j'espère
...
DON ANDRÈS
Aha
!
monmɔ̃
amiami
!...
cettesɛt
femmefam
,
c'est
unœ̃
angeɑ̃ʒ
!...
Uneyn
réserveʁezɛʁv
,
uneyn
distinctiondistɛ̃ksjɔ̃
...
ete
unœ̃
appétitapeti
!...
Parpaʁ
exempleɛgzɑ̃pl
,
quandkɑ̃
jeʒə
luilɥi
aiɛ
proposépʁɔpoze
dedə
lala
mariermaʁje
,
elleɛl
a
refuséʁəfyze
touttu
netnɛt
...
Maismɛ
j'espère
lala
déciderdeside
avecavɛk
deuxdø
ouu
troistʁwa
verresvɛʁ
dudy
malagamalaga
.
PANATELLAS
Jeʒə
nenə
perdspɛʁ
paspa
dedə
tempstɑ̃
,
alorsalɔʁ
,
ete
jeʒə
vaisvɛ
,
moimwa
,
tâchertaʃe
dedə
déciderdeside
monmɔ̃
hommeɔm
.
DON ANDRÈS
Enɑ̃
mêmemɛm
tempstɑ̃
,
jeʒə
vousvu
enɑ̃
priepʁi
,
ditesdit
doncdɔ̃k
à
cettesɛt
fillefij
dedə
sesə
dépêcherdepɛʃe
avecavɛk
cesə
malagamalaga
...
Panatellas entre dans le cabaret. -- Don Pedro sort brusquement de la maison du fond.
criant
DON PEDRO
Dudy
portopɔʁto
!...
touttu
dedə
suitesɥit
,
dudy
portopɔʁto
!...
allant à lui
DON ANDRÈS
Ehe
bienbjɛ̃
!
monsieurməsjø
lelə
gouverneurguvɛʁnœʁ
,
cesə
notairenɔtɛʁ
?...
DON PEDRO
J'ai
euy
dudy
bonheurbɔnœʁ
,
Altessealtɛs
...
Celuisəlɥi
quiki
demeuredəmœʁ
làla
étaitetɛ
chezʃe
luilɥi
...
ete
jeʒə
l'ai
trouvétʁuve
enɑ̃
traintʁɛ̃
dedə
jouerʒwe
uneyn
petitepətit
partiepaʁti
avecavɛk
unœ̃
dedə
sesse
collègueskɔlɛg
.
DON ANDRÈS
Quelkɛl
heureuxœʁø
hasardʼazaʁ
!
DON PEDRO
Jeʒə
leurlœʁ
aiɛ
proposépʁɔpoze
l'affaire
...
maismɛ
ilsil
fontfɔ̃
unœ̃
tasta
d'objections
...
Ilsil
disentdiz
quekə
c'est
aujourd'hui
jourʒuʁ
dedə
fêtefɛt
ete
qu'alors
...
Avecavɛk
dudy
portopɔʁto
j'en
viendraivjɛ̃dʁɛ
à
boutbu
.
Mastrilla sort du cabaret avec le malaga.
MASTRILLA
Lelə
malagamalaga
demandédəmɑ̃de
!...
DON PEDRO
Jeʒə
vousvu
enɑ̃
priepʁi
,
lala
bellebɛl
,
ayezaje
lala
honté
dedə
memə
fairefɛʁ
donnerdɔne
dudy
portopɔʁto
,
à
moimwa
.
MASTRILLA
Touttu
dedə
suitesɥit
,
monsieurməsjø
.
Criant à la porte du cabaret
MASTRILLA
Dudy
portopɔʁto
pourpuʁ
monsieurməsjø
lelə
gouverneurguvɛʁnœʁ
!
dans l'intérieur du cabaret
GUADALENA
Voilàvwala
!
voilàvwala
!
à Mastrilla
DON ANDRÈS
Maintenantmɛ̃tnɑ̃
,
venezvəne
vitevit
.
Il traverse la scène et entre dans sa petite maison avec Mastrilla portant le malaga. – Panatellas sort du cabaret.
PANATELLAS
Paspa
moyenmwajɛ̃
dedə
sesə
fairefɛʁ
servirsɛʁviʁ
dansdɑ̃
cettesɛt
maisonmɛzɔ̃
!
DON PEDRO
A
quiki
enɑ̃
avez-vous
,
Miguel
?
PANATELLAS
S'il
estɛst
Dieudjø
possiblepɔsibl
d'imaginer
desde
chosesʃoz
pareillespa.ʁɛj
!...
Unœ̃
hommeɔm
quiki
nenə
demandaitdəmɑ̃dɛ
paspa
mieuxmjø
quekə
dedə
sesə
pendrepɑ̃dʁ
!...
jeʒə
luilɥi
proposepʁɔpoz
dedə
sesə
mariermaʁje
,
ete
ilil
faitfɛ
desde
façonsfasɔ̃
...
Heureusementœʁøzmɑ̃
,
avecavɛk
dudy
madèremadɛʁ
...
Mastrilla sort de la maison de Don Andrès.
PANATELLAS
Mademoisellemadmwazɛl
,
jeʒə
vousvu
enɑ̃
priepʁi
,
envoyez-moi
dudy
madèremadɛʁ
...
MASTRILLA
Ouiwi
,
monsieurməsjø
.
Elle rentre dans le cabaret. – Guadalena en sort, apportant du porto.
GUADALENA
Pourpuʁ
oùu
çasa
,
lelə
portopɔʁto
?...
pourpuʁ
oùu
çasa
?
DON PEDRO
Pourpuʁ
iciisi
,
mademoisellemadmwazɛl
,
pourpuʁ
iciisi
.
Il entre avec Guadalena dans la maison du fond.
criant, à la porte du cabaret
PANATELLAS
Touttu
cesə
quekə
vousvu
avezave
dedə
plusply
fortfɔʁ
commekɔm
madèremadɛʁ
,
n'est-ce
paspa
?...
touttu
cesə
quekə
vousvu
avezave
dedə
plusply
fortfɔʁ
!
Don Andrès sort de sa maison.
DON ANDRÈS
Dudy
xérèsgzeʁɛs
,
jeʒə
vousvu
priepʁi
...
jeʒə
nenə
seraissəʁɛ
paspa
fâchéfaʃe
d'avoir
unœ̃
peupø
dedə
xérèsgzeʁɛs
...
PANATELLAS
Ehe
bienbjɛ̃
,
Altessealtɛs
?
un peu ému
DON ANDRÈS
Ehe
bienbjɛ̃
!
çasa
vava
,
monmɔ̃
amiami
...
çasa
vava
trèstʁɛ
bienbjɛ̃
!...
pourtantpuʁtɑ̃
elleɛl
a
encoreɑ̃kɔʁ
desde
scrupulesskʁypyl
...
desde
touttu
petitspəti
...
Aussiosi
,
avecavɛk
quelquekɛlkə
biscuitsbiskɥi
trempéstʁɑ̃pe
dansdɑ̃
dudy
xérèsgzeʁɛs
...
Guadalena sort de la maison du fond.
DON ANDRÈS
Mademoisellemadmwazɛl
,
jeʒə
vousvu
enɑ̃
priepʁi
,
dudy
xérèsgzeʁɛs
...
GUADALENA
Touttu
dedə
suitesɥit
,
monsieurməsjø
.
Elle rentre dans le cabaret, Don Andrès repasse à droite.
à Panatellas
DON ANDRÈS
Vousvu
savezsave
,
sisi
çasa
peutpø
vousvu
aiderɛde
à
déciderdeside
votrevɔtʁ
hommeɔm
,
annoncez-lui
qu'en
sesə
mariantmaʁjɑ̃
ilil
devientdəvjɛ̃
marquismaʁki
dudy
Mançanarez
,
comtekɔ̃t
dedə
Tabago
.
PANATELLAS
Jeʒə
n'y
manqueraimɑ̃kəʁɛ
paspa
,
Altessealtɛs
.
DON ANDRÈS
Annoncez-lui
çasa
...
Sisi
çasa
nenə
faitfɛ
paspa
dedə
bienbjɛ̃
,
çasa
nenə
peutpø
paspa
fairefɛʁ
dedə
malmal
.
sortant du cabaret avec le madère
MASTRILLA
Voicivwasi
lelə
madèremadɛʁ
...
de même, avec le xérès
GUADALENA
Voicivwasi
lelə
xérèsgzeʁɛs
!
allant à Mastrilla
PANATELLAS
Parpaʁ
iciisi
,
lelə
madèremadɛʁ
!
DON ANDRÈS
Parpaʁ
iciisi
,
lelə
xérèsgzeʁɛs
!
Don Andrès entre dans sa petite maison avec Guadalena, et Panatellas rentre dans le cabaret avec Mastrilla. – Don Pedro, un peu gris, sort de la maison du fond.
DON PEDRO
Dedə
l'alicante
,
maintenantmɛ̃tnɑ̃
!
ilil
paraîtpaʁɛ
quekə
lelə
collèguekɔlɛg
aimeɛm
mieuxmjø
l'alicante
...
paraissant sur la porte du cabaret
BERGINELLA
Monsieurməsjø
veutvø
?...
DON PEDRO
Dedə
l'alicante
,
lala
bellebɛl
enfantɑ̃fɑ̃
!...
BERGINELLA
Touttu
dedə
suitesɥit
,
monsieurməsjø
.
Elle rentre.
DON PEDRO
Çasa
nenə
vava
paspa
dudy
touttu
,
làla
dedansdədɑ̃
...
A Guadalena qui sort de chez don Andrès
DON PEDRO
Figurez-vous
,
cousinekuzin
,
quekə
çasa
nenə
vava
paspa
dudy
touttu
...
Ilsil
boiventbwav
touttu
cesə
qu'on
veutvø
,
maismɛ
,
quantkɑ̃
à
consentirkɔ̃sɑ̃tiʁ
à
cesə
quekə
jeʒə
leurlœʁ
demandedəmɑ̃d
...
vava
tetə
promenerpʁɔmne
!
Il prend la taille de Guadalena, qui lui échappe en riant et rentre dans le cabaret au moment où Berginella en sort, tenant une bouteille d'alicante.
BERGINELLA
Alicante
,
monsieurməsjø
!
DON PEDRO
Venezvəne
alorsalɔʁ
,
venezvəne
vitevit
.
Il entre dans la maison du fond avec Berginella. – En même temps, Don Andrès et Panatellas paraissent, l'un à droite, l'autre à gauche, assez gris tous les deux.
sortant de sa maison
DON ANDRÈS
Ehe
bienbjɛ̃
,
monmɔ̃
amiami
?
sortant du cabaret
PANATELLAS
Ehe
bienbjɛ̃
,
Altessealtɛs
?
avec joie
DON ANDRÈS
Elleɛl
consentkɔ̃sɑ̃
,
monmɔ̃
amiami
,
elleɛl
consentkɔ̃sɑ̃
!..
maismɛ
j'ai
euy
dudy
malmal
!...
PANATELLAS
Moimwa
aussiosi
,
j'ai
euy
dudy
malmal
!...
jeʒə
nenə
lelə
regretteʁəgʁɛt
paspa
,
puisquepɥiskə
j'ai
réussiʁeysi
...
DON ANDRÈS
Votrevɔtʁ
hommeɔm
estɛst
décidédeside
?
PANATELLAS
Touttu
à
faitfɛ
décidédeside
...
Seulementsœlmɑ̃
,
pourpuʁ
venirvəniʁ
à
boutbu
desde
scrupulesskʁypyl
dedə
cesə
drôledʁol
,
ilil
a
fallufaly
livrerlivʁe
uneyn
sisi
bellebɛl
bataillebataj
quekə
jeʒə
lelə
déclaredeklaʁ
incapableɛ̃kapabl
dedə
fairefɛʁ
dixdis
paspa
.
DON ANDRÈS
N'est-ce
quekə
celasəla
?...
Lelə
mariagemaʁjaʒ
auraoʁa
lieuljø
iciisi
.
PANATELLAS
Iciisi
?
DON ANDRÈS
Iciisi
mêmemɛm
.
A Berginella, qui sort de la maison du fond
DON ANDRÈS
Annoncezanɔ̃se
celasəla
à
vosvo
amisami
ete
connaissanceskɔnɛsɑ̃s
,
mademoisellemadmwazɛl
lala
cabaretièrekabaʁtjɛʁ
,
ete
dites-leur
quekə
,
sisi
çasa
lesle
amuseamyz
dedə
voirvwaʁ
unœ̃
mariagemaʁjaʒ
,
unœ̃
mariagemaʁjaʒ
pourpuʁ
dedə
bonbɔ̃
,
ilil
n'ont
qu'à
venirvəniʁ
iciisi
touttu
à
l'heure
.
BERGINELLA
Jeʒə
vaisvɛ
lelə
leurlœʁ
dirediʁ
,
monsieurməsjø
lelə
docteurdɔktœʁ
!
Elle va au fond, fait des signes comme pour appeler, puis rentre au cabaret. Don Pedro sort de la maison du fond, un peu plus gris que précédemment, très gai.
DON ANDRÈS
Ehe
bienbjɛ̃
,
cessɛ
notairesnɔtɛʁ
?...
Don Pedro se contente de sourire et d'incliner la tête, pour faire comprendre qu'ils ont consenti enfin. Tout en souriant, il s'approche de Panatellas et lui donne une tape sur le ventre. – Don Andrès est rentré dans sa maison.
PANATELLAS
Ehe
bienbjɛ̃
,
monsieurməsjø
!...
DON PEDRO
Pardonne-moi
Miguel
,
j'en
mouraismuʁɛ
d'envie
!
SCÈNE XIV
Don Pedro, Panatellas, Foule de Péruviens et d'Indiens arrivant de tous les côtés, les Trois Cousines, sortant de leur cabaret, puis les Deux Notaires, puis Don Andrès, puis La Périchole, et enfin Piquillo.
Finale
CHŒUR
Holàʼɔla
!
he
!...
holàʼɔla
!
dedə
là-baslaba
,
Venezvəne
vitevit
...
pressezpʁese
lelə
paspa
.
Onɔ̃
ditdi
quekə
,
pourpuʁ
nousnu
amuseramyze
,
Deuxdø
personnespɛʁsɔn
vontvɔ̃
s'épouser
,
Ete
qu'à
leurlœʁ
santésɑ̃te
l'on
boirabwaʁa
,
Sanssɑ̃
avoiravwaʁ
à
payerpɛje
pourpuʁ
çasa
.
Holàʼɔla
!
dedə
là-baslaba
,
venezvəne
toustu
Boirebwaʁ
à
lala
santésɑ̃te
desde
épouxepu
!
Don Pedro va chercher les deux notaires, qui paraissent à la porte de la maison du fond, suivis de leurs clercs.
GUADALENA
Voicivwasi
lesle
notairesnɔtɛʁ
!...
paixpɛ
làla
!
Lesle
deuxdø
notairesnɔtɛʁ
,
lesle
voilàvwala
!
BERGINELLA
Accompagnésakɔ̃paɲe
dedə
leurslœʁ
deuxdø
clercsklɛʁ
.
riant
MASTRILLA
Aha
!
commekɔm
ilsil
marchentmaʁʃ
dedə
traverstʁavɛʁ
!
riant
LES TROIS COUSINES
Aha
!
commekɔm
ilsil
marchentmaʁʃ
dedə
traverstʁavɛʁ
!
de même
CHŒUR
Aha
!
commekɔm
ilsil
marchentmaʁʃ
dedə
traverstʁavɛʁ
!
Les deux notaires sont entrés, donnant chacun le bras à don Pedro. -- Pendant que l'on chante: «Ah! comme ils marchent de travers, etc.,» ils décrivent et font décrire à don Pedro une marche en zigzag. Les trois cousines passent à gauche.
à Don Pedro
LES DEUX NOTAIRES
Tenez-nous
bienbjɛ̃
parpaʁ
lelə
brasbʁa
,
Ete
nenə
nousnu
remuezʁəmɥe
paspa
!
PREMIER NOTAIRE
Lelə
xérèsgzeʁɛs
étaitetɛ
fortfɔʁ
vieuxvjø
.
DEUXIÈME NOTAIRE
Lelə
malagamalaga
valaitva.lwaʁ
mieuxmjø
.
PREMIER NOTAIRE
Quekə
dites-vous
dudy
madèremadɛʁ
?
DEUXIÈME NOTAIRE
Unœ̃
rudeʁyd
vinvɛ̃
,
monmɔ̃
confrèrekɔ̃fʁɛʁ
!
PREMIER NOTAIRE
L'alicante
étaitetɛ
fortfɔʁ
secsɛk
.
DEUXIÈME NOTAIRE
J'ai
prispʁi
desde
biscuitsbiskɥi
avecavɛk
.
PREMIER NOTAIRE
Ete
lelə
portopɔʁto
!
quelkɛl
régalʁegal
!
DEUXIÈME NOTAIRE
Ouiwi
,
maismɛ
ilil
memə
faitfɛ
dudy
malmal
.
à Don Pedro
LES NOTAIRES
Tenez-nous
bienbjɛ̃
parpaʁ
lelə
brasbʁa
,
Ete
nenə
nousnu
remuezʁəmɥe
paspa
!
les lâchant
DON PEDRO
Allonsalɔ̃
,
messieursme.sjø
,
quittezkite
mesme
brasbʁa
,
Ete
prenezpʁəne
lesle
brasbʁa
dedə
vosvo
clercsklɛʁ
!
Les clercs viennent prendre leur patrons.
pendant que les notaires, appuyés sur leurs clercs, remontent la scène
LES TROIS COUSINES
Aha
!
commekɔm
ilsil
marchentmaʁʃ
dedə
traverstʁavɛʁ
!
CHŒUR
Aha
!
commekɔm
ilsil
marchentmaʁʃ
dedə
traverstʁavɛʁ
!
sortant de sa maison, à don Pedro
DON ANDRÈS
Ehe
bienbjɛ̃
,
touttu
est-ilɛ.t‿il
prêtpʁɛ
?
DON PEDRO
Ilil
nenə
manquemɑ̃k
plusply
rienʁjɛ̃
.
allant prendre la Périchole, qui sort de sa maison, recouverte d'un long voile avec couronne et bouquet de fleurs d'oranger
DON ANDRÈS
Voicivwasi
lala
fiancéefijɑ̃se
!
CHŒUR
Voicivwasi
lala
fiancéefijɑ̃se
!
DON ANDRÈS
Elleɛl
estɛst
unœ̃
peupø
lancéelɑ̃se
,
Maismɛ
çasa
luilɥi
vava
fortfɔʁ
bienbjɛ̃
.
La Périchole paraît, en effet, un peu lancée.
I
Aha
!
quelkɛl
dinerdi.ne
jeʒə
viensvjɛ̃
dedə
fairefɛʁ
!
Ete
quelkɛl
vinvɛ̃
extraordinaireɛkstʁaɔʁdinɛʁ
!
J'en
aiɛ
tanttɑ̃
buby
...
maismɛ
tanttɑ̃
ete
tanttɑ̃
,
Quekə
jeʒə
croiskʁwa
bienbjɛ̃
quekə
maintenantmɛ̃tnɑ̃
Jeʒə
suissɥi
unœ̃
peupø
grisegʁiz
...
Maismɛ
chutʃyt
!
Fautfo
paspa
qu'on
lelə
disediz
!
Chutʃyt
!
Pendant la ritournelle, elle chancelle un peu et passe à la droite de Don Andrès; les trois cousines descendent à droite et Panatellas va rejoindre Don Pedro à gauche.
II
Sisi
mama
parolepaʁɔl
estɛst
unœ̃
peupø
vaguevag
,
Sisi
touttu
enɑ̃
marchantmaʁʃɑ̃
jeʒə
zigzaguezigzag
,
Ete
sisi
monmɔ̃
oeilœj
estɛst
égrillardegʁijaʁ
,
Ilil
nenə
fautfo
s'en
étonneretɔne
,
carkaʁ
...
Jeʒə
suissɥi
unœ̃
peupø
grisegʁiz
...
Maismɛ
chutʃyt
!
Fautfo
paspa
qu'on
lelə
disediz
!
Chutʃyt
!
DON ANDRÈS
C'est
unœ̃
angeɑ̃ʒ
,
messieursme.sjø
!
à Don Andrès
LA PÉRICHOLE
Dites-moi
,
jeʒə
vousvu
priepʁi
,
Cesə
qu'il
fautfo
quekə
jeʒə
fassefəʁas
?...
DON ANDRÈS
Enfantɑ̃fɑ̃
,
jeʒə
vousvu
mariemaʁi
.
LA PÉRICHOLE
Moimwa
!
jamaisʒamɛ
dedə
lala
vievi
!
DONdɔ̃
ANDRÈS
ete
PANATELLAS
Vousvu
vouliezvulje
touttu
à
l'heure
...
Ouiwi
,
lorsquelɔʁskə
j'avais
faimfɛ̃
!
J'ai
diné
,
maintenantmɛ̃tnɑ̃
,
seigneursɛɲœʁ
,
c'est
autreotʁ
choseʃoz
.
DON ANDRÈS
A
votrevɔtʁ
souverainsuvʁɛ̃
Vousvu
osezoze
résisterʁeziste
!
LA PÉRICHOLE
Jeʒə
l'ose
!...
Elle passe à droite. Les cousines remontent.
bas, à Don Andrès
PANATELLAS
Nousnu
lala
décideronsdesidəʁɔ̃
.
à Panatellas
DON ANDRÈS
Exhibonsɛgzibɔ̃
lelə
marimaʁi
.
Il s'approche de la Périchole
regardant à gauche
DON PEDRO
Lelə
voicivwasi
!
lelə
voicivwasi
!
Paraît Piquillo sortant du cabaret, absolument gris. La Périchole le reconnaît. Lui est hors d'état de reconnaître personne et de rien comprendre à ce qui se passe.
à demi-voix
CHŒUR
Aha
!
lesle
autresotʁ
étaientetɛ
bienbjɛ̃
grisgʁi
,
Maismɛ
ilil
l'est
tanttɑ̃
,
celui-làsə.lɥi.la
grisgʁi
,
Qu'à
luilɥi
touttu
seulsœl
ilil
estɛst
plusply
grisgʁi
Quekə
toustu
lesle
autresotʁ
n'étaient
grisgʁi
!
Panatellas passe à la droite de Piquillo.
à part
LA PÉRICHOLE
C'est
luilɥi
!...
c'est
Piquillo
!...
DON ANDRÈS
Vousvu
ditesdit
,
chèreʃɛʁ
enfantɑ̃fɑ̃
?
LA PÉRICHOLE
Nenə
soyezswaje
plusply
fâchéfaʃe
...
jeʒə
consenskɔ̃sɑ̃
maintenantmɛ̃tnɑ̃
.
PIQUILLO
Messieursme.sjø
,
jeʒə
vousvu
saluesaly
ete
d'abord
jeʒə
diraidiʁɛ
...
Jeʒə
nenə
saissɛ
paspa
pourquoipuʁkwa
...
maismɛ
jeʒə
suissɥi
assezase
gaigɛ
...
Pourpuʁ
avoiravwaʁ
bienbjɛ̃
buby
,
j'ai
bienbjɛ̃
buby
...
Fautfo
maintenantmɛ̃tnɑ̃
payerpɛje
monmɔ̃
dûdy
,
Fautfo
sesə
mariermaʁje
,
ete
,
mama
foifwa
,
Nenə
saissɛ
à
quiki
,
nenə
saissɛ
à
quoikwa
!
Maismɛ
oùu
diabledjabl
estɛst
mama
femmefam
?
montrant la Périchole
LES TROIS COUSINES
Elleɛl
estɛst
là-baslaba
,
auo
boutbu
.
à Piquillo
PANATELLAS
Nenə
lala
voyez-vousvwa.je.vu
paspa
?
Don Andrès fait avancer la Périchole. Les trois cousines descendent à droite.
PIQUILLO
Jeʒə
nenə
voisvwa
rienʁjɛ̃
dudy
touttu
.
Panatellas pousse Piquillo vers la Périchole.
PIQUILLO
Êtes-vous
làla
?
ramenant son voile sur sa figure
LA PÉRICHOLE
J'y
suissɥi
.
à la Périchole
PIQUILLO
Pourrais-je
vousvu
prierpʁije
D'écouter
quelqueskɛlkə
motsmo
ditsdi
enɑ̃
particulierpaʁtikylje
?
Il amène la Périchole sur le devant de la scène.
PIQUILLO
Jeʒə
doisdwa
vousvu
prévenirpʁevniʁ
,
madamemadam
,
Enɑ̃
bonbɔ̃
épouxepu
,
Quekə
j'aime
fortfɔʁ
uneyn
autreotʁ
femmefam
,
Paspa
dudy
touttu
vousvu
!...
N'ayant
pourpuʁ
vousvu
,
soyez-en
sûresyʁ
,
Rienʁjɛ̃
dansdɑ̃
lelə
coeurkœʁ
,
Jeʒə
vousvu
tromperaitʁɔ̃pəʁɛ
,
jeʒə
vousvu
jureʒyʁ
,
Avecavɛk
bonheurbɔnœʁ
!
LA PÉRICHOLE
Commekɔm
vousvu
ferezfɛʁe
,
jeʒə
feraifɛʁɛ
...
Sisi
vousvu
memə
trompeztʁɔ̃pe
,
jeʒə
vousvu
lelə
rendraiʁɑ̃dʁɛ
.
PIQUILLO
Memə
trompertʁɔ̃pe
,
vousvu
!...
LA PÉRICHOLE
Vousvu
verrezvɛʁe
çasa
.
ENSEMBLE
Allon-y
quiki
vivravivʁa
verravɛʁa
!
DON ANDRÈS
Monmɔ̃
Dieudjø
!...
quekə
dedə
cérémonieseʁemɔni
!...
Qu'on
sesə
hâteʼat
ete
qu'on
lesle
mariemaʁi
!
CHŒUR
Qu'on
sesə
hâteʼat
,
ete
qu'on
lesle
mariemaʁi
!
Les deux clercs placent une table au milieu de la scène.
à Piquillo
LA PÉRICHOLE
Donnez-moi
lala
mainmɛ̃
,
cherʃɛʁ
seigneursɛɲœʁ
!
lui donnant la main
PIQUILLO
Jeʒə
vousvu
lala
donnedɔn
,
ete
dedə
grandgʁɑ̃
coeurkœʁ
.
LA PÉRICHOLE
Vouevu
memə
paraissezpaʁɛse
unœ̃
peupø
grisgʁi
.
PIQUILLO
Mama
bellebɛl
,
c'est
quekə
jeʒə
lelə
suissɥi
.
LAla
PÉRICHOLE
ete
PIQUILLO
Nousnu
auronsɔʁɔ̃
toustu
deuxdø
,
sursyʁ
l'honneur
,
Unœ̃
adorableadɔʁabl
intérieurɛ̃teʁjœʁ
.
à part
DON ANDRÈS
Elleɛl
estɛst
à
luilɥi
,
dedə
parpaʁ
lelə
loilwa
:
Parpaʁ
conséquentkɔ̃sekɑ̃
,
elleɛl
estɛst
à
moimwa
!
à part
PANATELLAS
Encourageonsɑ̃kuʁaʒɔ̃
sasa
passionpasjɔ̃
,
Pourpuʁ
sauversove
mama
positionpozisjɔ̃
.
à part
DON PEDRO
Aha
!
puissepɥis
cetsɛt
événementevɛnmɑ̃
Memə
valoirvalwaʁ
dedə
l'avancement
!
LES NOTAIRES
Marions-les
vitevit
:
aprèsapʁɛ
çasa
,
Ilil
estɛst
probablepʁɔbabl
qu'on
boirabwaʁa
.
LES TROIS COUSINES
Mariez-les
vitevit
:
aprèsapʁɛ
çasa
,
Nousnu
vousvu
promettonspʁɔmɛtɔ̃
qu'on
boirabwaʁa
.
CHŒUR
Lelə
beaubo
mariagemaʁjaʒ
Quekə
nousnu
voyonsvwajɔ̃
làla
!
Lelə
joliʒɔli
ménagemenaʒ
Quekə
celasəla
ferafɛʁa
!
Quekə
lala
vievi
estɛst
bellebɛl
,
Quandkɑ̃
lelə
vinvɛ̃
estɛst
bonbɔ̃
!
J'ai
dansdɑ̃
lala
cervellesɛʁvɛl
Desde
airsɛʁ
dedə
chansonʃɑ̃sɔ̃
!
Sur la ritournelle, les deux notaires se placent derrière la table. Don Andrès y conduit la Périchole, et Panatellas y pousse Piquillo. Cela se fait avec quelque difficulté, vu l'état des époux.
à Piquillo
PREMIER NOTAIRE
Répondez-nous
...
vousvu
,
lelə
marimaʁi
...
Vousvu
prenezpʁəne
madamemadam
Pourpuʁ
femmefam
?
PIQUILLO
Ouiwi
,
ouiwi
,
ouiwi
,
ouiwi
!
CHŒURkœʁ
d'HOMMES
Ouiwi
,
ouiwi
,
ouiwi
,
ouiwi
!
à la Périchole
DEUXIÈME NOTAIRE
Répondez-nous
,
aussiosi
,
madamemadam
:
Vousvu
prenezpʁəne
monsieurməsjø
pourpuʁ
marimaʁi
?
LA PÉRICHOLE
Ouiwi
,
ouiwi
,
ouiwi
,
ouiwi
!
CHŒURkœʁ
dedə
FEMMESfam
Ouiwi
,
ouiwi
,
ouiwi
,
ouiwi
!
On quitte la table que les clercs enlèvent.
avec une grande gaieté
LES NOTAIRES
C'est
finifini
,
mesme
petitspəti
amisami
,
Auo
nomnɔ̃
dedə
lala
loilwa
,
vousvu
êtesɛt
unisyni
!
CHŒUR
Auo
nomnɔ̃
dedə
lala
loilwa
,
vousvu
êtesɛt
unisyni
!
Les notaires descendent à gauche.
CHŒUR
Lelə
beaubo
mariagemaʁjaʒ
Quekə
nousnu
voyonsvwajɔ̃
làla
!
Lelə
joliʒɔli
ménagemenaʒ
Quekə
celasəla
ferafɛʁa
!
Quekə
lala
vievi
estɛst
bellebɛl
,
Quandkɑ̃
lelə
vinvɛ̃
estɛst
bonbɔ̃
!
J'ai
dansdɑ̃
lala
cervellesɛʁvɛl
Desde
airsɛʁ
dedə
chansonʃɑ̃sɔ̃
!
à Piquillo
LA PÉRICHOLE
Donnez-moi
lala
mainmɛ̃
,
cherʃɛʁ
seigneursɛɲœʁ
.
PIQUILLO
Jeʒə
vousvu
lala
donnedɔn
dedə
bonbɔ̃
coeurkœʁ
!
LA PÉRICHOLE
Vousvu
memə
paraissezpaʁɛse
unœ̃
peupø
grisgʁi
.
PIQUILLO
Mama
bellebɛl
,
c'est
quekə
jeʒə
lelə
suissɥi
.
CHŒUR
Gaigɛ
!
gaigɛ
!
mariez-vousma.ʁje
!
Viventviv
lesle
deuxdø
épouxepu
!
venant au milieu avec Panatellas, bas
DON ANDRÈS
Ete
maintenantmɛ̃tnɑ̃
,
séparez-les
,
Ete
qu'on
lesle
conduisekɔ̃dɥiz
auo
palaispalɛ
!
bas
PANATELLAS
Séparémentsepaʁemɑ̃
?
bas
DON ANDRÈS
Certainementsɛʁtɛnmɑ̃
.
Don Andrès retourne à la gauche de la Périchole et Panatellas à la gauche de Piquillo.
CHŒUR
Ilil
sesə
faitfɛ
tardtaʁ
,
lala
nuitnɥi
estɛst
noirenwaʁ
;
Qu'on
lesle
reconduiseʁəkɔ̃dɥiz
chezʃe
euxø
!
Allon
,
partezpaʁte
...
Touttu
portepɔʁt
à
croirekʁwaʁ
Quekə
vousvu
serezsəʁe
heureuxœʁø
toustu
deuxdø
!
Entrent alors, de droite et de gauche, deux riches palanquins portés chacun par quatre hommes. Don Andrès fait monter la Périchole sur celui de gauche, et Piquillo est poussé par Panatellas sur celui de droite. Puis les porteurs enlèvent les palanquins sur leurs épaules.
reprenant à tue-tête le motif de la Jeune Indienne
PIQUILLO
Unœ̃
anɑ̃
plusply
tardtaʁ
,
gagegaʒ
dedə
leurlœʁ
tendressetɑ̃dʁɛs
,
Unœ̃
jeuneʒœn
enfantɑ̃fɑ̃
dortdɔʁ
soussu
unœ̃
parasolpaʁasɔl
.
LA PÉRICHOLE
Ete
sesse
parentspaʁɑ̃
chantentʃɑ̃t
avecavɛk
ivresseivʁɛs
:
«
Ilil
grandiragʁɑ̃diʁa
,
carkaʁ
ilil
estɛst
Espagnolɛspaɲɔl
!»
TOUS LES DEUX
«
Ilil
grandiragʁɑ̃diʁa
,
carkaʁ
ilil
estɛst
Espagnolɛspaɲɔl
!»
CHŒUR
«
Ilil
grandiragʁɑ̃diʁa
,
carkaʁ
ilil
estɛst
Espagnolɛspaɲɔl
!»
Les deux palanquins prennent des directions absolument contraires.
ACTE DEUXIÈME
Une salle d'été dans le palais du vice-roi.
Cette salle donne sur une terrasse d'où l'on aperçoit la ville de Lima. - Au fond, une grande baie garnie de rideaux. Portes à droite et à gauche, au troisième plan. A gauche, au premier plan, un trône élevé sur plusieurs marches. - De chaque côté du trône, des tabourets. - A droite, au premier plan, une table; sur cette table, un timbre.
SCÈNE PREMIÈRE
Brambilla, Ninetta, Le Marquis de Tarapote, Manuelita, Frasquinella, Dames de la cour.
Au lever du rideau, Tarapote est évanoui sur un fauteuil, au milieu du théâtre; les dames s'empressent autour de lui et essaient de le tirer de sa léthargie.
CHŒUR
Cherʃɛʁ
seigneursɛɲœʁ
,
revenezʁəvəne
à
vousvu
;
Aha
!
rouvrezʁuvʁe
,
parpaʁ
pitiépitje
pourpuʁ
nousnu
,
Cetsɛt
oeuil
rempliʁɑ̃pli
d'intelligence
!
Çasa
nousnu
metmɛ
senssɑ̃s
dessusdəsy
dessousdəsu
Dedə
vousvu
voirvwaʁ
làla
sanssɑ̃
connaissancekɔnɛsɑ̃s
!
Cherʃɛʁ
seigneursɛɲœʁ
,
revenezʁəvəne
à
vousvu
!
tirant un flacon de sa poche
NINETTA
Vitevit
,
desde
selssɛl
!...
Teneztəne
,
comtessekɔ̃tɛs
,
J'en
aiɛ
sursyʁ
moimwa
fortfɔʁ
à
propospʁɔpo
.
Elle fait respirer le flacon à Tarapote.
à une autrre dame
FRASQUINELLA
Avez-vous
uneyn
clefkle
,
duchessedyʃɛs
,
Pourpuʁ
lala
luilɥi
fourrerfuʁe
dansdɑ̃
lelə
dosdo
?
BRAMBILLA
Voyezvwaje
:
ilil
rouvreʁuvʁ
lala
prunellepʁynɛl
,
Ilil
enɑ̃
rouvriraʁuvʁiʁa
bientôtbjɛ̃to
deuxdø
.
regardant Tarapote
MANUELITA
Cettesɛt
grimacegʁimas
n'est
paspa
bellebɛl
,
Maismɛ
elleɛl
prouvepʁuv
qu'il
vava
mieuxmjø
.
TOUTES
Ilil
vava
mieuxmjø
!
Cherʃɛʁ
seigneursɛɲœʁ
,
revenezʁəvəne
à
vousvu
!
etc.
Pendant le choeur, Tarapote revient tout à fait à lui.
TARAPOTE
Uneyn
saltimbanquesaltɛ̃bɑ̃k
,
mesdamesmedam
,
uneyn
saltimbanquesaltɛ̃bɑ̃k
!...
NINETTA
Expliquex-vous
,
Tarapote
.
se levant
TARAPOTE
Cettesɛt
nuitnɥi
,
cellessɛl
d'entre
vousvu
quiki
ontɔ̃
lelə
sommeilsɔmɛj
légerleʒe
n'ont-elles
paspa
étéete
réveilléesʁevɛje
parpaʁ
unœ̃
refrainʁəfʁɛ̃
étrangeetʁɑ̃ʒ
?
BRAMBILLA
Onɔ̃
chantaitʃɑ̃tɛ
,
n'est-ce
paspa
?
FRASQUINELLA
Qu'est-ce
quekə
l'on
chantaitʃɑ̃tɛ
?
chantant
TARAPOTE
Ilil
grandiragʁɑ̃diʁa
...
de même
TOUTES
Ilil
grandiragʁɑ̃diʁa
...
de même
TARAPOTE
Ilil
grandiragʁɑ̃diʁa
,
carkaʁ
ilil
estɛst
Espagnolɛspaɲɔl
!
Ete
,
enɑ̃
attendantatɑ̃dɑ̃
cettesɛt
poésiepɔezi
,
entreɑ̃tʁ
deuxdø
ete
troistʁwa
heuresœʁ
dudy
matinmatɛ̃
,
vousvu
nenə
vousvu
êtesɛt
rienʁjɛ̃
ditdi
?
FRASQUINELLA
J'ai
crukʁy
,
moimwa
,
quekə
c'était
unœ̃
rêveʁɛv
.
NINETTA
Moimwa
,
jeʒə
pensaispɑ̃sɛ
à
autreotʁ
choseʃoz
.
MANUELITA
J'ai
supposésypoze
quekə
c'était
quelquekɛlkə
employéɑ̃plwaje
dudy
châteauʃato
,
quiki
rentraitʁɑ̃tʁɛ
aprèsapʁɛ
s'être
griségʁize
enɑ̃
villevil
.
TARAPOTE
C'était
lala
nouvellenuvɛl
favoritefavɔʁit
!
MANUELITA
Lala
nouvellenuvɛl
favoritefavɔʁit
!
ironiquement
TARAPOTE
Ouiwi
,
c'était
lala
comtessekɔ̃tɛs
dedə
Tabago
,
marquisemaʁkiz
dudy
Mançanarez
,
quiki
faisaitfɛzɛ
sonsɔ̃
installationɛ̃stalasjɔ̃
enɑ̃
compagniekɔ̃paɲi
dudy
comtekɔ̃t
dedə
Tabago
,
marquismaʁki
dudy
Mançanarez
,
sonsɔ̃
illustreilystʁ
marimaʁi
!
BRAMBILLA
Elleɛl
estɛst
mariéemaʁje
?
montrant la droite
TARAPOTE
A
preuvepʁœv
qu'il
estɛst
làla
,
cesə
marimaʁi
.
TOUTES
Làla
?
TARAPOTE
Ouiwi
,
ilil
estɛst
làla
...
encoreɑ̃kɔʁ
endormiɑ̃dɔʁmi
,
sanssɑ̃
doutedut
...
carkaʁ
ilil
étaitetɛ
dansdɑ̃
unœ̃
étateta
,
lorsqu'il
estɛst
arrivéaʁive
iciisi
!...
FRASQUINELLA
Aha
!
ilil
estɛst
làla
...
Ete
lala
marquisemaʁkiz
?...
TARAPOTE
Elleɛl
n'est
paspa
làla
,
bienbjɛ̃
entenduɑ̃tɑ̃dy
...
Désignant le fond à gauche
TARAPOTE
Elleɛl
estɛst
là-baslaba
,
touttu
là-baslaba
,
dansdɑ̃
lelə
petitpəti
appartementapaʁtəmɑ̃
.
MANUELITA
Déjàdeʒa
?
FRASQUINELLA
Uneyn
chanteuseʃɑ̃tøz
desde
ruesʁy
installéeɛ̃stale
auo
palaispalɛ
!
Elle remonte et va à Ninetta.
BRAMBILLA
C'est
indigneɛ̃diɲ
!
MANUELITA
Lelə
vice-roivisʁwa
nenə
pourrait-il
mieuxmjø
placerplase
sesse
affectionsafɛksjɔ̃
?...
N'a-t-il
paspa
autourotuʁ
dedə
luilɥi
?...
TARAPOTE
Bienbjɛ̃
,
mama
niècenjɛs
!
MANUELITA
Maismɛ
,
monmɔ̃
oncleɔ̃kl
...
TARAPOTE
Trèstʁɛ
bienbjɛ̃
!
MANUELITA
Vousvu
nenə
comprenezkɔ̃pʁəne
paspa
?
TARAPOTE
Jeʒə
comprendskɔ̃pʁɑ̃
...
quekə
tuty
esɛ
indignéeɛ̃diɲe
...
quekə
vousvu
êtesɛt
toutestut
indignéesɛ̃diɲe
...
ete
quekə
jeʒə
lelə
suissɥi
,
moimwa
,
plusply
quekə
vousvu
toutestut
ensembleɑ̃sɑ̃bl
...
Maismɛ
patiencepasjɑ̃s
!...
sisi
,
commekɔm
jeʒə
l'espère
,
lala
courkuʁ
estɛst
avecavɛk
nousnu
,
cettesɛt
plaisanterieplɛzɑ̃tʁi
nenə
dureradyʁəʁa
paspa
longtempslɔ̃tɑ̃
...
Lala
favoritefavɔʁit
s'en
iraiʁa
commekɔm
elleɛl
estɛst
venuevəny
...
ete
,
sisi
celasəla
faitfɛ
troptʁo
dedə
peinepɛn
à
notrenɔtʁ
gracieuxgʁasjø
maîtremɛtʁ
...
MANUELITA
Onɔ̃
tâcherataʃəʁa
dedə
lelə
consolerkɔ̃sɔle
.
TARAPOTE
Bienbjɛ̃
,
mama
niècenjɛs
!
MANUELITA
Maismɛ
,
monmɔ̃
oncleɔ̃kl
...
TARAPOTE
Trèstʁɛ
bienbjɛ̃
!
mama
niècenjɛs
,
trèstʁɛ
bienbjɛ̃
!
MANUELITA
Jeʒə
vousvu
assureasyʁ
,
monmɔ̃
oncleɔ̃kl
,
quekə
vousvu
nenə
memə
comprenezkɔ̃pʁəne
paspa
.
TARAPOTE
Jeʒə
comprendskɔ̃pʁɑ̃
quekə
tontɔ̃
coeurkœʁ
estɛst
bonbɔ̃
,
ete
celasəla
memə
réjouitʁeʒwi
,
parcepaʁs
quekə
jeʒə
suissɥi
tontɔ̃
oncleɔ̃kl
...
Allonsalɔ̃
,
embrasse-le
,
tontɔ̃
bonbɔ̃
grosgʁo
bravebʁav
hommeɔm
d'oncle
!
Il embrasse Manuelita; puis, regardant à droite:
TARAPOTE
Aha
!...
c'est
lelə
marimaʁi
!
Tarapote et les dames se retirent vers le fond à gauche, en regardant Piquillo, qui entre par la droite.
SCÈNE II
Les Mêmes, Piquillo, magnifiquement habillé.
voyant les dames
PIQUILLO
Desde
damesdam
!...
soyonsswajɔ̃
polipɔli
...
Saluant
PIQUILLO
Mesdamesmedam
,
jeʒə
vousvu
saluesaly
.
Les dames se retournent avec dédain. Piquillo descend sur le devant et se dit à lui-même:
PIQUILLO
Aha
çasa
!
oùu
suis-je
iciisi
?...
Quekə
m'est-il
arrivéaʁive
?...
Onɔ̃
nenə
m'ôtera
paspa
dedə
lala
têtetɛt
quekə
depuisdəpɥi
hierijɛʁ
ilil
s'est
passépase
dansdɑ̃
mama
vievi
desde
chosesʃoz
extraordinairesɛkstʁaɔʁdinɛʁ
...
Quelleskɛl
chosesʃoz
,
parpaʁ
exempleɛgzɑ̃pl
!...
voilàvwala
cesə
qu'il
memə
seraitsəʁɛ
impossibleɛ̃pɔsibl
,
pourpuʁ
lelə
momentmɔmɑ̃
...
Saluant de nouveau les dames qui sont revenues sur le devant
PIQUILLO
Mesdamesmedam
,
jeʒə
vousvu
saluesaly
derechefdəʁəʃɛf
.
bas à Ninetta
BRAMBILLA
Ilil
oseoz
nousnu
saluersalɥe
!
bas, à Manuelita
FRASQUINELLA
Faisons-lui
sentirsɑ̃tiʁ
notrenɔtʁ
méprismepʁi
...
voulez-vous
?
bas
MANUELITA
Jeʒə
nenə
demandedəmɑ̃d
paspa
mieuxmjø
.
Haut, à Piquillo
MANUELITA
Madamemadam
vava
bienbjɛ̃
?
PIQUILLO
Madamemadam
?
FRASQUINELLA
Ehe
!
ouiwi
,
lala
comtessekɔ̃tɛs
dedə
Tabago
,
marquisemaʁkiz
dudy
Mançanarez
!
TARAPOTE
Votrevɔtʁ
femmefam
,
enfinɑ̃fɛ̃
!
à part
PIQUILLO
Jeʒə
nenə
l'avais
paspa
vuvy
,
celui-làsə.lɥi.la
...
Haut et saluant
PIQUILLO
Monsieurməsjø
,
jeʒə
vousvu
souhaîte
lelə
bonjourbɔ̃ʒuʁ
.
TARAPOTE
Ouiwi
,
votrevɔtʁ
femmefam
.
PIQUILLO
Mama
femmefam
!...
A lui-même
PIQUILLO
Aha
!
c'est
vraivʁɛ
...
voilàvwala
cesə
dontdɔ̃
jeʒə
nenə
pouvaispuvɛ
paspa
arriveraʁive
à
memə
souvenirsuvniʁ
...
jeʒə
suissɥi
mariémaʁje
!
Couplets
NINETTA
Onɔ̃
vantevɑ̃t
partoutpaʁtu
sonsɔ̃
souriresuʁiʁ
,
Sonsɔ̃
piedpje
,
sasa
tailletaj
ete
sonsɔ̃
maintienmɛ̃tjɛ̃
;
Est-ce
à
torttɔʁ
?
--
Veuillezvœje
nousnu
lelə
dirediʁ
...
Peut-êtrepøtɛtʁ
n'en
savez-voussɛ.ty
rienʁjɛ̃
?
FRASQUINELLA
Onɔ̃
lala
ditdi
d'humeur
doucedus
ete
tendretɑ̃dʁ
,
Ete
rêveuseʁɛvøz
quandkɑ̃
vientvjɛ̃
lelə
soirswaʁ
.
Est-ce
vraivʁɛ
?
--
Maismɛ
,
pourpuʁ
nousnu
l'apprendre
,
Ilil
faudraitfodʁɛ
d'abord
lelə
savoirsavwaʁ
.
à part
PIQUILLO
Quekə
dedə
cancanskɑ̃kɑ̃
!
quekə
dedə
sornettessɔʁnɛt
!
Aha
!
lesle
petitespətit
malhonnêtesmalɔnɛt
!
ENSEMBLE
Ehe
!
bonjourbɔ̃ʒuʁ
,
monsieurməsjø
lelə
marimaʁi
!
Qu'avez-vous
faitfɛ
dedə
votrevɔtʁ
femmefam
?
Sisi
vousvu
lala
voyezvwaje
aujourd'hui
,
Bienbjɛ̃
desde
complimentskɔ̃plimɑ̃
à
madamemadam
!
Pendant cet ensemble, Brambilla et Manuelita ont passé près de Piquillo
parlé
BRAMBILLA
Çasa
n'est
paspa
touttu
.
II
Onɔ̃
ditdi
encorɑ̃.kɔʁ
bienbjɛ̃
autreotʁ
choseʃoz
;
Maismɛ
demanderdəmɑ̃de
,
mêmemɛm
touttu
basba
,
Sisi
c'est
exactɛgzakt
,
monsieurməsjø
,
jeʒə
n'ose
...
D'ailleurs
,
vousvu
nenə
lelə
savezsave
paspa
.
MANUELITA
Touttu
çasa
,
lelə
diabledjabl
vousvu
emporteɑ̃pɔʁt
,
Monsieurməsjø
,
sisi
vousvu
enɑ̃
savezsave
rienʁjɛ̃
;
Maismɛ
cesə
quekə
l'hymen
vousvu
rapporteʁapɔʁt
,
Pourpuʁ
celasəla
,
vousvu
lelə
savezsave
bienbjɛ̃
.
à part
PIQUILLO
Quekə
dedə
cancanskɑ̃kɑ̃
!
quekə
dedə
sornettessɔʁnɛt
!
Aha
!
lesle
petitespətit
malhonnêtesmalɔnɛt
!
ENSEMBLE
Ehe
!
bonjourbɔ̃ʒuʁ
,
monsieurməsjø
lelə
marimaʁi
!
Qu'avez-vous
faitfɛ
dedə
votrevɔtʁ
femmefam
?
Sisi
vousvu
lala
voyezvwaje
aujourd'hui
,
Bienbjɛ̃
desde
complimentskɔ̃plimɑ̃
à
madamemadam
!
Les dames sortent, moitié par la droite, moitié par la gauche, en faisant à Piquillo de grandes révérances ironiques.
parlé
TARAPOTE
Bienbjɛ̃
desde
complimentskɔ̃plimɑ̃
à
madamemadam
!
Il sort par la droite.
SCÈNE III
Piquillo, seul.
PIQUILLO
Commentkɔmɑ̃
,
«
z'à
madamemadam
!...»
c'est
dedə
l'ironie
!...
Sisi
peupø
d'éducation
quekə
j'ai
reçuʁəsy
,
jeʒə
m'aperçois
trèstʁɛ
bienbjɛ̃
quekə
c'est
dedə
l'ironie
...
maismɛ
çasa
nenə
faitfɛ
rienʁjɛ̃
,
j'aurais
torttɔʁ
dedə
memə
fâcherfaʃe
...
C'est
enɑ̃
écoutantekutɑ̃
commekɔm
çasa
lesle
personnespɛʁsɔn
,
ete
enɑ̃
lesle
écoutantekutɑ̃
sanssɑ̃
memə
fâcherfaʃe
,
quekə
j'arriverai
peupø
à
peupø
à
memə
rappelerʁaple
lesle
chosesʃoz
ete
à
memə
rendreʁɑ̃dʁ
comptekɔ̃t
dedə
mama
situationsitɥasjɔ̃
...
Sisi
jeʒə
lesle
arrêtaisaʁetɛ
,
lesle
personnespɛʁsɔn
,
ete
sisi
jeʒə
leurlœʁ
demandaisdəmɑ̃dɛ
:
«
Qu'est-ce
quekə
jeʒə
faisfɛ
iciisi
?...»
Sisi
jeʒə
leurlœʁ
demandaisdəmɑ̃dɛ
çasa
touttu
bêtementbɛtmɑ̃
,
j'aurais
l'air
d'une
bêtebɛt
...
tandistɑ̃di
qu'en
nenə
demandantdəmɑ̃dɑ̃
rienʁjɛ̃
ete
enɑ̃
écoutantekutɑ̃
...
Voyonsvwajɔ̃
unœ̃
peupø
,
voyonsvwajɔ̃
...
Jeʒə
saissɛ
déjàdeʒa
quekə
j'ai
épouséepuze
uneyn
femmefam
...
c'est
trèstʁɛ
bienbjɛ̃
...
Quellekɛl
estɛst
cettesɛt
femmefam
?...
jeʒə
n'en
saissɛ
rienʁjɛ̃
...
maismɛ
,
d'ici
à
peupø
dudy
tempstɑ̃
,
sanssɑ̃
doutedut
,
jeʒə
rencontreraiʁɑ̃kɔ̃tʁəʁɛ
desde
gensʒɑ̃
quiki
memə
lelə
dirontdiʁɔ̃
.
Musique à l'orchestre. - Les rideaux s'ouvrent. - Des courtisans entrent successivement par le fond, de gauche et de droite, et viennent entourer Piquillo sans rien dire et en se le montrant du doigt.
SCÈNE IV
Piquillo, les Courtisans.
à lui-même
PIQUILLO
Aha
!
aha
!
desde
monsieurs
maintenantmɛ̃tnɑ̃
!...
Pendant que les courtisans se placent, un à un, en demi-cercle autour de lui
PIQUILLO
Qu'est-ce
qu'ils
vontvɔ̃
memə
fairefɛʁ
?
S'ils
n'étaient
quekə
quatrekatʁ
,
jeʒə
croiraiskʁwaʁɛ
qu'ils
veulentvøl
jouerʒwe
auxo
...
maismɛ
ilsil
sontsɔ̃
plusply
dedə
quatrekatʁ
...
En voyant entrer d'autres courtisans
PIQUILLO
Encoreɑ̃kɔʁ
!...
Ilsil
formentfɔʁm
lelə
rondʁɔ̃
...
c'est
qu'ils
désirentdeziʁ
quekə
jeʒə
leurlœʁ
chanteʃɑ̃t
quelquekɛlkə
choseʃoz
...
C'est
monmɔ̃
métiermetje
...
jeʒə
vaisvɛ
leurlœʁ
chanterʃɑ̃te
quelquekɛlkə
choseʃoz
...
Humʼœm
!...
humʼœm
!...
Au moment où il va ouvrir la bouche pour chanter, les courtisans entonnent, sans accompagnement d'orchestre, le quatrain suivant, sur le motif du second acte de "La Favorite".
LES COURTISANS
Quelkɛl
marchémaʁʃe
dedə
bassessebasɛs
!
C'est
troptʁo
fortfɔʁ
,
sursyʁ
mama
foifwa
,
D'épouser
lala
maîtressemɛtʁɛs
,
Lala
maîtressemɛtʁɛs
dudy
roiʁwa
!
à lui-même
PIQUILLO
Quandkɑ̃
jeʒə
lelə
disaisdizɛ
,
quekə
jeʒə
nenə
tarderaistaʁdəʁɛ
paspa
à
savoirsavwaʁ
!...
Jeʒə
lelə
saissɛ
maintenantmɛ̃tnɑ̃
!...
jeʒə
saissɛ
quekə
j'ai
épouséepuze
lala
maîtressemɛtʁɛs
...
lala
maîtressemɛtʁɛs
dudy
roiʁwa
!...
Aha
!
maismɛ
ilil
fautfo
quekə
jeʒə
leurlœʁ
expliqueɛksplik
...
Haut
PIQUILLO
Messieursme.sjø
...
LES COURTISANS
Fautfo
paspa
tanttɑ̃
dedə
finessefinɛs
Pourpuʁ
devinerdəvine
pourquoipuʁkwa
...
Épouserepuze
lala
maîtressemɛtʁɛs
,
Lala
maîtressemɛtʁɛs
dudy
roiʁwa
!
PIQUILLO
Messieursme.sjø
...
messieursme.sjø
...
jeʒə
vousvu
enɑ̃
priepʁi
...
LES COURTISANS
Quellekɛl
indélicatesseɛ̃delikatɛs
!
Elleɛl
échappeeʃap
à
lala
loilwa
...
Épouserepuze
lala
maîtressemɛtʁɛs
,
Lala
maîtressemɛtʁɛs
dudy
roiʁwa
!
hors de lui
PIQUILLO
Aha
maismɛ
!
ilsil
m'ennuient
,
à
lala
finfɛ̃
!
Entrent, par le fond, à gauche, Panatellas et Don Pedro. Ils écartent les courtisans, qui, à chaque quatrain, s'étaient rapprochés de Piquillo.
SCÈNE V
Don Pedro, Piquillo, Panatellas, les Courtisans.
aux courtisans
PANATELLAS
Ehe
bienbjɛ̃
,
messieursme.sjø
,
qu'est-ce
quekə
celasəla
veutvø
dirediʁ
?
DON PEDRO
Voulez-vous
bienbjɛ̃
laisserlɛse
cesə
pauvrepovʁ
garçongaʁsɔ̃
tranquilletʁɑ̃kil
!
PANATELLAS
Vousvu
serezsəʁe
doncdɔ̃k
,
toujourstuʒuʁ
lesle
mèmesmɛm
,
ete
dèsdɛ
qu'il
arriveraaʁivəʁa
unœ̃
nouveaunuvo
...
le premier à droite
UN COURTISAN
Maismɛ
,
Excellenceɛkselɑ̃s
...
PANATELLAS
Paspa
unœ̃
motmo
,
monsieurməsjø
!...
Ete
d'abord
,
qu'est-ce
quekə
vousvu
faitesfɛt
iciisi
?
UN COURTISAN
Nousnu
venonsvənɔ̃
pourpuʁ
lala
présentationpʁezɑ̃tasjɔ̃
...
pourpuʁ
lala
fameusefamøz
présentationpʁezɑ̃tasjɔ̃
.
PANATELLAS
Ilil
n'est
paspa
l'heure
encoreɑ̃kɔʁ
...
Allonsalɔ̃
,
circulezsiʁkyle
,
messieursme.sjø
,
circulezsiʁkyle
!
DON PEDRO
c
Circulezsiʁkyle
,
messieursme.sjø
,
circulezsiʁkyle
!
les imitant
PIQUILLO
Circulezsiʁkyle
,
messieursme.sjø
,
circulezsiʁkyle
.
PANATELLAS
Circulezsiʁkyle
,
messieursme.sjø
,
circulezsiʁkyle
!...
Onɔ̃
fermefɛʁm
!
Les courtisans s'éloignent par le fond, à gauche et à droite. Les rideaux se ferment.
à lui-même
PIQUILLO
Jeʒə
suissɥi
dansdɑ̃
unœ̃
muséemyze
...
Voyezvwaje
commekɔm
touttu
sesə
découvredekuvʁ
,
commekɔm
onɔ̃
arriveaʁiv
à
touttu
savoirsavwaʁ
!...
Jeʒə
saissɛ
maintenantmɛ̃tnɑ̃
quekə
jeʒə
suissɥi
mariémaʁje
,
quekə
jeʒə
suissɥi
dansdɑ̃
unœ̃
muséemyze
...
ete
c'est
probablementpʁɔbabləmɑ̃
pourpuʁ
çasa
qu'on
m'a
sisi
bienbjɛ̃
habilléabije
!
Panatellas et Don Pedro descendent et viennent se placer, l'un à gauche et l'autre à droite de Piquillo. - A Panatellas:
PIQUILLO
Aha
!
aha
!
vousvu
voilàvwala
,
monsieurməsjø
...
PANATELLAS
Memə
voilàvwala
.
PIQUILLO
Jeʒə
vousvu
aiɛ
trèstʁɛ
bienbjɛ̃
reconnuʁəkɔny
,
malgrémalgʁe
votrevɔtʁ
belbɛl
habitabi
touttu
neufnœf
.
Montrant Don Pedro
PIQUILLO
Ete
monsieurməsjø
?...
Ilil
estɛst
avecavɛk
vousvu
?...
unœ̃
amiami
,
peut-êtrepøtɛtʁ
?
PANATELLAS
Dondɔ̃
Pedro
dedə
Hinoyosa
,
gouverneurguvɛʁnœʁ
dedə
lala
villevil
.
saluant
PIQUILLO
Bienbjɛ̃
flattéflate
,
monsieurməsjø
...
PANATELLAS
Ete
nousnu
arrivonsaʁivɔ̃
pourpuʁ
vousvu
défendredefɑ̃dʁ
,
commekɔm
vousvu
voyezvwaje
.
PIQUILLO
C'est
bienbjɛ̃
lelə
moinsmwɛ̃
,
monsieurməsjø
,
c'est
bienbjɛ̃
lelə
moinsmwɛ̃
...
carkaʁ
,
enfinɑ̃fɛ̃
,
c'est
vousvu
quiki
,
hierijɛʁ
,
avezave
profitépʁɔfite
dedə
mama
positionpozisjɔ̃
misérablemizeʁabl
pourpuʁ
memə
forcerfɔʁse
à
accepteraksɛpte
...
PANATELLAS
Desde
reprochesʁəpʁɔʃ
!
DON PEDRO
Ilil
n'oserait
paspa
.
PIQUILLO
Jeʒə
n'oserais
paspa
?...
DON PEDRO
Nonnɔ̃
.
PIQUILLO
Aha
!
jeʒə
n'os
...?
Ehe
bienbjɛ̃
,
nonnɔ̃
,
làla
...
voyonsvwajɔ̃
,
jeʒə
nenə
vousvu
feraifɛʁɛ
paspa
dedə
reprochesʁəpʁɔʃ
.
J'allais
memə
pendrepɑ̃dʁ
:
vousvu
m'avez
offertɔfɛʁ
dedə
memə
mariermaʁje
;
vousvu
m'avez
ditdi
qu'après
lelə
mariagemaʁjaʒ
jeʒə
recevraisʁə.sə.vwaʁ
uneyn
bonnebɔn
sommesɔm
ete
quekə
jeʒə
pourraispuʁɛ
planterplɑ̃te
làla
mama
femmefam
ete
m'en
allerale
auo
diabledjabl
...
Cettesɛt
propositionpʁɔpozisjɔ̃
m'a
séduitsedɥi
,
parcepaʁs
quekə
j'ai
pensépɑ̃se
qu'avec
lala
grossegʁos
sommesɔm
jeʒə
parviendraispaʁvjɛ̃dʁɛ
bienbjɛ̃
à
retrouverʁətʁuve
certainesɛʁtɛn
femmefam
quekə
j'aimais
,
quiki
m'a
abandonnéabɑ̃dɔne
,
ete
quekə
j'aime
centsɑ̃
foisfwa
davantagedavɑ̃taʒ
depuisdəpɥi
qu'elle
m'a
...
d'un ton sentimental
DON PEDRO
Jeʒə
vousvu
comprendskɔ̃pʁɑ̃
.
PIQUILLO
N'est-ce
paspa
?
PANATELLAS
A
votrevɔtʁ
placeplas
,
jeʒə
seraissəʁɛ
commekɔm
vousvu
.
PIQUILLO
Franchementfʁɑ̃ʃmɑ̃
,
entreɑ̃tʁ
nousnu
,
n'est-ce
paspa
quekə
c'est
bonbɔ̃
,
lesle
femmesfam
?...
PANATELLAS
ete
DONdɔ̃
PEDRO
Aha
!...
Ete
qu'il
n'y
a
quekə
çasa
encoreɑ̃kɔʁ
?
PANATELLAS
ete
DONdɔ̃
PEDRO
Ilil
n'y
a
quekə
çasa
!
Couplets
I
Ete
làla
,
maintenantmɛ̃tnɑ̃
quekə
nousnu
sommessɔm
Seulssœl
ete
tranquillestʁɑ̃kil
toustu
lesle
troistʁwa
,
Pourquoipuʁkwa
,
messieursme.sjø
lesle
gentilshommesʒɑ̃.ti.zɔm
,
Dirions-nous
paspa
à
pleineplɛn
voixvwa
:
Lesle
femmesfam
,
ilil
n'y
a
quekə
çasa
,
Tanttɑ̃
quekə
lelə
mondemɔ̃d
dureradyʁəʁa
,
Tanttɑ̃
quekə
lala
terretɛʁ
tourneratuʁnəʁa
!
ENSEMBLE
Lesle
femmesfam
,
ilil
n'y
a
quekə
çasa
!
Tanttɑ̃
quekə
lala
terretɛʁ
tourneratuʁnəʁa
,
Ilil
n'y
auraoʁa
quekə
çasa
!
II
Voyezvwaje
,
messieursme.sjø
,
commes
ilsil
sontsɔ̃
tristestʁist
,
Lesle
gensʒɑ̃
quiki
rêventʁɛv
lelə
pouvoirpuvwaʁ
!
Nousnu
sommessɔm
gaisgɛ
,
nousnu
,
lesle
artistesaʁtist
,
Ete
c'est
cesə
quiki
nousnu
faitfɛ
avoiravwaʁ
Desde
femmesfam
!...
Ilil
n'y
a
quekə
çasa
,
Tanttɑ̃
quekə
lelə
mondemɔ̃d
dureradyʁəʁa
,
Tanttɑ̃
quekə
lala
terretɛʁ
tourneratuʁnəʁa
!
ENSEMBLE
Lesle
femmesfam
,
ilil
n'y
a
quekə
çasa
!
Tanttɑ̃
quekə
lala
terretɛʁ
tourneratuʁnəʁa
,
Ilil
n'y
auraoʁa
quekə
çasa
!
III
Voulez-vous
fairefɛʁ
uneyn
expérienceɛkspeʁjɑ̃s
?
Prenonspʁənɔ̃
toustu
lesle
gensʒɑ̃
quiki
pass'ront
,
Ete
d'mandons-leur
à
quoikwa
ilsil
pensentpɑ̃s
;
Jeʒə
pari'
qu'ils
nousnu
répondrontʁepɔ̃dʁɔ̃
:
Auxo
femmesfam
!...
Ilil
n'y
a
quekə
çasa
,
Tanttɑ̃
quekə
lelə
mondemɔ̃d
dureradyʁəʁa
,
Tanttɑ̃
quekə
lala
terretɛʁ
tourneratuʁnəʁa
!
ENSEMBLE
Lesle
femmesfam
,
ilil
n'y
a
quekə
çasa
!
Tanttɑ̃
quekə
lala
terretɛʁ
tourneratuʁnəʁa
,
Ilil
n'y
auraoʁa
quekə
çasa
!
PANATELLAS
Assezase
parlépaʁle
desde
femmesfam
.
Maintenantmɛ̃tnɑ̃
,
parlonspaʁlɔ̃
dedə
nousnu
.
PIQUILLO
Dedə
nousnu
?...
PANATELLAS
Ouiwi
,
dedə
nousnu
...
Monmɔ̃
amiami
Dondɔ̃
Pedro
dedə
Hinoyosa
estɛst
,
jeʒə
l'ai
ditdi
,
gouverneurguvɛʁnœʁ
dedə
lala
villevil
;
jeʒə
suissɥi
,
moimwa
,
premierpʁəmje
gentilhommeʒɑ̃tijɔm
dedə
lala
chambreʃɑ̃bʁ
;
vousvu
êtesɛt
,
vousvu
,
lelə
marimaʁi
dedə
lala
favoritefavɔʁit
:
nousnu
sommessɔm
doncdɔ̃k
,
à
nousnu
troistʁwa
,
lesle
troistʁwa
plusply
hautsʼo
dignitairesdiɲitɛʁ
dudy
Péroupeʁu
.
PIQUILLO
Est-ilɛ.t‿il
possiblepɔsibl
?...
DON PEDRO
Puisquepɥiskə
c'est
nousnu
quiki
avonsavɔ̃
lesle
troistʁwa
meilleuresmɛjœʁ
placesplas
!
Cela posé, il ne nous reste plus qu'à nous partager, entre nous trois, les richesses, les honneurs.
DON PEDRO
Ete
lesle
billetsbijɛ
dedə
spectaclespɛktakl
...
PANATELLAS
Nousnu
aurionsɔʁjɔ̃
trèstʁɛ
bienbjɛ̃
pupy
vousvu
tenirtəniʁ
à
l'écart
,
fairefɛʁ
lelə
partagepaʁtaʒ
sanssɑ̃
vousvu
...
DON PEDRO
Maismɛ
nousnu
nenə
sommessɔm
paspa
capableskapabl
...
PANATELLAS
Nousnu
sommessɔm
d'honnêtes
gensʒɑ̃
.
PIQUILLO
Est-ilɛ.t‿il
possiblepɔsibl
?...
DON PEDRO
Nousnu
nousnu
sommessɔm
ditdi
:
Avantavɑ̃
dedə
procéderpʁɔsede
auo
partagepaʁtaʒ
,
allonsalɔ̃
trouvertʁuve
lelə
comtekɔ̃t
dedə
Tabago
...
PIQUILLO
Lelə
comtekɔ̃t
dedə
Tabago
?...
PANATELLAS
C'est
vousvu
.
DON PEDRO
Allonsalɔ̃
trouvertʁuve
lelə
marquismaʁki
dudy
Mançanarez
...
PIQUILLO
Qu'est-ce
quekə
c'est
encoreɑ̃kɔʁ
quekə
celui-làsə.lɥi.la
?
PANATELLAS
C'est
vousvu
,
toujourstuʒuʁ
.
PIQUILLO
Est-ilɛ.t‿il
possiblepɔsibl
?...
DON PEDRO
Allonsalɔ̃
trouvertʁuve
lelə
comtekɔ̃t
dedə
Tabago
.
lelə
marquismaʁki
dudy
Mançanarez
,
entendons-nousɑ̃.tɑ̃dʁ
avecavɛk
euxø
...
PANATELLAS
Avecavɛk
luilɥi
?...
DON PEDRO
Nonnɔ̃
,
avecavɛk
euxø
...
Comptant sur ses doigts
DON PEDRO
Lelə
marquismaʁki
dudy
Mançanarez
,
lelə
comtekɔ̃t
dedə
Tabago
...
ilil
fautfo
dirediʁ
:
«
avecavɛk
euxø
».
PANATELLAS
Allezale
doncdɔ̃k
apprendreapʁɑ̃dʁ
l'espagnol
.
s'inclinant
DON PEDRO
C'est
bonbɔ̃
:
vousvu
êtesɛt
monmɔ̃
supérieursypeʁjœʁ
hiérarchiqueʼjeʁaʁʃik
...
Entendons-nousɑ̃.tɑ̃dʁ
avecavɛk
luilɥi
...
sachonssaʃɔ̃
cesə
qu'il
demandedəmɑ̃d
...
PANATELLAS
Ete
cesə
qu'il
demanderadəmɑ̃dəʁa
,
nousnu
lelə
luilɥi
donneronsdɔnəʁɔ̃
...
PIQUILLO
Est-ilɛ.t‿il
possiblepɔsibl
?...
DON PEDRO
Maismɛ
ouiwi
,
cherʃɛʁ
marquismaʁki
,
maismɛ
ouiwi
...
demandezdəmɑ̃de
cesə
quekə
vousvu
voulezvule
.
PANATELLAS
Seulementsœlmɑ̃
,
soyezswaje
raisonnableʁɛzɔnabl
...
DON PEDRO
N'oubliez
paspa
quekə
vousvu
êtesɛt
unœ̃
hommeɔm
dedə
peupø
...
PANATELLAS
Unœ̃
hommeɔm
dedə
rienʁjɛ̃
...
DON PEDRO
Uneyn
manièremanjɛʁ
d'histrion
...
PANATELLAS
Uneyn
façonfasɔ̃
dedə
baladinbaladɛ̃
...
DON PEDRO
Unœ̃
pauvrepovʁ
diabledjabl
,
enɑ̃
unœ̃
motmo
,
ete
quekə
,
dansdɑ̃
touttu
partagepaʁtaʒ
,
unœ̃
pauvrepovʁ
diabledjabl
doitdwa
savoirsavwaʁ
sesə
contenterkɔ̃tɑ̃te
d'une
partpaʁ
dedə
pauvrepovʁ
diabledjabl
...
PANATELLAS
Làla
!
allezale
maintenantmɛ̃tnɑ̃
...
ditesdit
cesə
quekə
vousvu
voulezvule
.
TOUT DEUX
Nenə
vousvu
gênezʒɛne
paspa
.
PIQUILLO
Cesə
quekə
jeʒə
voudraisvudʁɛ
?...
PANATELLAS
Ouiwi
...
PIQUILLO
J'ai
faitfɛ
cesə
quekə
vousvu
vouliezvulje
...
j'ai
épouséepuze
lala
maîtressemɛtʁɛs
...
Cessɛ
messieursme.sjø
quekə
vousvu
avezave
faitfɛ
circulersiʁkyle
memə
l'ont
chantéʃɑ̃te
troistʁwa
foisfwa
touttu
à
l'heure
.
Commekɔm
j'ai
unœ̃
fondfɔ̃
d'honnêteté
,
jeʒə
nenə
memə
souciesusi
paspa
qu'ils
memə
lelə
chantentʃɑ̃t
uneyn
quatrièmekatʁijɛm
foisfwa
.
Voilàvwala
pourquoipuʁkwa
jeʒə
voudraisvudʁɛ
m'en
allerale
.
DON PEDRO
Vousvu
enɑ̃
allerale
?...
PIQUILLO
Ouiwi
.
PANATELLAS
Nousnu
pouvonspuvɔ̃
luilɥi
accorderakɔʁde
celasəla
,
ilil
memə
semblesɑ̃bl
...
DON PEDRO
Aha
!
ouiwi
,
nousnu
pouvonspuvɔ̃
...
Est-ilɛ.t‿il
bêtebɛt
,
heinʼɛ̃
?...
ilil
pouvaitpuvɛ
nousnu
demanderdəmɑ̃de
unœ̃
tasta
dedə
chosesʃoz
,
ete
ilil
nousnu
demandedəmɑ̃d
touttu
bonnementbɔnmɑ̃
à
s'en
allerale
...
Jeʒə
croiskʁwa
bienbjɛ̃
quekə
nousnu
pouvonspuvɔ̃
luilɥi
accorderakɔʁde
çasa
!...
PIQUILLO
Bonjourbɔ̃ʒuʁ
,
alorsalɔʁ
...
PANATELLAS
Paspa
touttu
dedə
suitesɥit
,
cependantsəpɑ̃dɑ̃
.
PIQUILLO
Qu'est-ce
qu'il
y
a
encoreɑ̃kɔʁ
?
le retenant
PANATELLAS
Uneyn
formalitéfɔʁmalite
...
uneyn
petitepətit
formalitéfɔʁmalite
dedə
rienʁjɛ̃
dudy
touttu
...
Cettesɛt
femmefam
,
quekə
vousvu
avezave
épouséeepuze
,
ilil
fautfo
quekə
vousvu
lala
présentiezpʁezɑ̃tje
.
PIQUILLO
Quekə
jeʒə
lala
présentepʁezɑ̃t
!...
ete
à
quiki
?
DON PEDRO
Maismɛ
...
à
lala
courkuʁ
...
auo
vice-roivisʁwa
.
PIQUILLO
Commentkɔmɑ̃
!
moimwa
,
lelə
marimaʁi
,
ilil
fautfo
quekə
jeʒə
présentepʁezɑ̃t
mama
femmefam
...
DON PEDRO
Vousvu
êtesɛt
surprissyʁpʁi
?
PIQUILLO
Unœ̃
peupø
...
maismɛ
j'ai
torttɔʁ
...
Chaqueʃak
payspei
a
sesse
usagesyzaʒ
...
Ete
commekɔm
celasəla
,
auo
moinsmwɛ̃
,
jeʒə
nenə
partiraipaʁtiʁɛ
paspa
d'ici
sanssɑ̃
l'avoir
vuevy
,
mama
femmefam
!
DON PEDRO
Aha
!
elleɛl
estɛst
jolieʒɔ.li
.
PIQUILLO
Vraimentvʁɛmɑ̃
?
PANATELLAS
Elleɛl
estɛst
trèstʁɛ
jolieʒɔ.li
...
Vousvu
verrezvɛʁe
çasa
touttu
à
l'heure
...
Quandkɑ̃
elleɛl
entreraɑ̃tʁəʁa
,
vousvu
lala
prendrezpʁɑ̃dʁe
parpaʁ
lala
mainmɛ̃
ete
vousvu
lala
présenterezpʁezɑ̃təʁe
à
Sonsɔ̃
Altessealtɛs
,
enɑ̃
disantdizɑ̃
:
«
Altessealtɛs
,
jeʒə
vousvu
présentepʁezɑ̃t
lala
marquisemaʁkiz
.»
Sonsɔ̃
Altessealtɛs
vousvu
répondraʁepɔ̃dʁa
probablementpʁɔbabləmɑ̃
:
«
Bienbjɛ̃
obligéɔbliʒe
.»
PIQUILLO
Ete
cesə
serasəʁa
touttu
?
PANATELLAS
Cesə
serasəʁa
touttu
...
vousvu
serezsəʁe
librelibʁ
.
PIQUILLO
Ete
jeʒə
pourraipuʁɛ
courirkuʁiʁ
aprèsapʁɛ
lala
femmefam
quekə
j'aime
?
DON PEDRO
Tanttɑ̃
qu'il
vousvu
plairaplɛʁa
!
PIQUILLO
Dépèchons-nous
,
alorsalɔʁ
..
Est-ce
bientôtbjɛ̃to
,
cettesɛt
présentationpʁezɑ̃tasjɔ̃
?
L'orchestre joue la ritournelle du morceau suivant. - Les rideaux s'ouvrent.
PANATELLAS
C'est
touttu
dedə
suitesɥit
...
Voicivwasi
Sonsɔ̃
Altessealtɛs
,
ete
touttu
à
l'heure
votrevɔtʁ
femmefam
.
Il remonte avec Don Pedro, et tous sortent par le fond, à gauche, pour rentrer avec le vice-roi.
riant
PIQUILLO
Mama
femmefam
!...
A lui-même
PIQUILLO
Çasa
memə
faitfɛ
touttu
dedə
mêmemɛm
quelquekɛlkə
choseʃoz
dedə
lala
voirvwaʁ
...
paspa
grand'chose
...
maismɛ
quelquekɛlkə
choseʃoz
!
Entrent par le fond, de droite et de gauche, les dames de la cour et les courtisans, qui se rangent de chaque côté de la scène.
SCÈNE VI
Les Mêmes, les Dames de la Cour, les Courtisans, un Huissier, puis Don Andrès de Ribeira, Manuelita, Brambilla, Ninetta, Frasquinella, Gardes, ensuite La Périchole, Tarapote.
CHŒUR
Nousnu
allonsalɔ̃
doncdɔ̃k
voirvwaʁ
unœ̃
marimaʁi
Présenterpʁezɑ̃te
sasa
femmefam
à
lala
courkuʁ
!
Cettesɛt
fêtefɛt
revientʁəvjɛ̃
iciisi
Unœ̃
peupø
plusply
souventsuvɑ̃
qu'à
sonsɔ̃
tourtuʁ
.
Entre par le fond, à gauche, Don Andrès, à qui font cortège Manuelita, Brambilla, Ninetta et Frasquinella. - Des gardes suivent et se rangent au fond. - Panatellas et Don Pedro précèdent le vice-roi.
à Piquillo
DON ANDRÈS
Comtekɔ̃t
,
bonjourbɔ̃ʒuʁ
.
PIQUILLO
Bonjourbɔ̃ʒuʁ
,
Altessealtɛs
.
DON ANDRÈS
Doncdɔ̃k
vousvu
allezale
,
monsieurməsjø
,
présenterpʁezɑ̃te
lala
comtessekɔ̃tɛs
?
goguenard
CHŒUR
Aha
!
lala
comtessekɔ̃tɛs
!
DON ANDRÈS
Ouiwi
,
lala
comtessekɔ̃tɛs
.
CHŒUR
Haʼa
!
haʼa
!
haʼa
!
haʼa
!
haʼa
!
haʼa
!
Elleɛl
estɛst
bienbjɛ̃
bonnebɔn
,
celle-làsɛl.la
!
tristement, à Panatellas et à Don Pedro
DON ANDRÈS
Mesme
amisami
,
lelə
respectʁɛspɛ
s'en
vava
.
DONdɔ̃
PEDRO
ete
PANATELLAS
les bras au ciel
DON ANDRÈS
Quekə
pouvons-nous
fairefɛʁ
à
celasəla
!
Don Pedro et Panatellas remontent et sortent par le fond, à gauche.
CHŒUR
Haʼa
!
haʼa
!
haʼa
!
haʼa
!
haʼa
!
haʼa
!
Elleɛl
estɛst
bienbjɛ̃
bonnebɔn
,
celle-làsɛl.la
!
offensé, à lui-même. Parlé
DON ANDRÈS
Commentkɔmɑ̃
!
elleɛl
estɛst
bienbjɛ̃
bonnebɔn
!...
Il va s'asseoir sur le trône. -- Manuelita, Brambilla, Ninetta et Frasquinella le suivent et s'asseyent de chaque côté du trône sur des tabourets.
DON ANDRÈS
Faitesfɛt
entrerɑ̃tʁe
.
annonçant du fond
L'HUISSIER
Madamemadam
lala
comtessekɔ̃tɛs
dedə
Tabago
,
marquisemaʁkiz
dedə
Mançanarez
.
Entre par le fond, à gauche, la Périchole, somptueusement vêtue et couverte de diamants. - Elle donne la main gauche à Tarapote et la droite à un courtisan; deux autres courtisans la suivent. - Panatellas et Don Pedro, qui ont remonté la scène, la précèdent et l'introduisent.
pendant l'entrée de la Périchole
CHŒUR
Nousnu
allonsalɔ̃
doncdɔ̃k
voirvwaʁ
unœ̃
marimaʁi
Présenterpʁezɑ̃te
sasa
femmefam
à
lala
courkuʁ
!
Cettesɛt
fêtefɛt
revientʁəvjɛ̃
iciisi
Unœ̃
peupø
plusply
souventsuvɑ̃
qu'à
sonsɔ̃
tourtuʁ
.
à Piquillo
PANATELLAS
Dedə
touttu
cesə
quekə
j'ai
ditdi
vousvu
souvenez-voussu.v(ə).niʁ
bienbjɛ̃
?
PIQUILLO
Jeʒə
m'en
souvienssuvjɛ̃
.
PANATELLAS
Allezale
doncdɔ̃k
,
ete
n'oubliez
rienʁjɛ̃
.
PIQUILLO
Vousvu
allezale
voirvwaʁ
.
Il s'approche de la Périchole.
PIQUILLO
Venezvəne
,
madamemadam
.
Panatellas et Don Pedro vont s'asseoir sur des tabourets, au bas des marches du trône, l'un à droite, l'autre à gauche. - Tarapote descend à droite.
à Piquillo
LA PÉRICHOLE
Jeʒə
viensvjɛ̃
,
monsieurməsjø
...
frappé, à part
PIQUILLO
Dieudjø
!
cettesɛt
voixvwa
!...
La reconnaissant et à mi-voix
PIQUILLO
Lala
Périchole
!
bas
LA PÉRICHOLE
Ehe
!
ouiwi
!
bas
PIQUILLO
Commentkɔmɑ̃
!
c'est
toitwa
mama
femmefam
?
bas
LA PÉRICHOLE
Ehe
!
ouiwi
,
c'est
moimwa
!
élevant la voix
PIQUILLO
Qu'est-ce
quekə
j'entrevois
?
bas
LA PÉRICHOLE
Tais-toitɛʁ
,
tuty
saurassoʁa
touttu
!
PIQUILLO
Aha
!
j'en
saissɛ
bienbjɛ̃
assezase
!
Carkaʁ
jeʒə
saissɛ
,
Coquinekɔkin
,
quekə
c'est
vousvu
lala
maîtressemɛtʁɛs
dudy
roiʁwa
,
Ete
qu'alors
jeʒə
suissɥi
,
moimwa
...
bas, à Piquillo, qui l'a prise par le bras
LA PÉRICHOLE
Tais-toitɛʁ
!
tais-toitɛʁ
!
tais-toitɛʁ
!
tais-toitɛʁ
!
CHŒUR
Haʼa
!
haʼa
!
haʼa
!
haʼa
!
haʼa
!
haʼa
!
Elleɛl
estɛst
bienbjɛ̃
bonnebɔn
,
celle-làsɛl.la
!
qui est descendu du trône, à Panatellas et à Don Pedro, qui se sont levés
DON ANDRÈS
Vousvu
attendiez-vous
à
celasəla
?
PANATELLAS
Fautfo
voirvwaʁ
cesə
quekə
çasa
deviendradəvjɛ̃dʁa
.
CHŒUR
Haʼa
!
haʼa
!
haʼa
!
haʼa
!
haʼa
!
haʼa
!
Elleɛl
estɛst
bienbjɛ̃
bonnebɔn
,
celle-làsɛl.la
!
bas, à Don Andrès
LA PÉRICHOLE
C'est
unœ̃
malentendumalɑ̃tɑ̃dy
...
Maismɛ
jeʒə
vaisvɛ
lelə
calmerkalme
;
Nenə
craignezkʁɛɲe
rienʁjɛ̃
,
jeʒə
sauraisoʁɛ
l'apaiser
.
Don Andrès va se rasseoir sur le trône. - Don Pedro et Panatellas se rasseyent aussi. - A Piquillo
LA PÉRICHOLE
Écouteekut
unœ̃
peupø
,
Ete
nenə
bougebuʒ
paspa
,
dedə
parpaʁ
Dieudjø
!
I
Quekə
veulentvøl
dirediʁ
cessɛ
colèreskɔlɛʁ
Ete
cessɛ
gestesʒɛst
dedə
mauvaismovɛ
tontɔ̃
?
Sont-ce
làla
,
monsieurməsjø
,
lesle
manièresmanjɛʁ
Qu'on
doitdwa
avoiravwaʁ
dansdɑ̃
unœ̃
salonsalɔ̃
?
Troublertʁuble
ainsiɛ̃si
l'éclat
desde
fêtesfɛt
Dontdɔ̃
jeʒə
prendspʁɑ̃
mama
partpaʁ
pourpuʁ
tontɔ̃
bienbjɛ̃
!
Nigaudnigo
,
nigaudnigo
,
tuty
nenə
comprendskɔ̃pʁɑ̃
doncdɔ̃k
rienʁjɛ̃
?
Monmɔ̃
Dieudjø
!
quekə
lesle
hommesɔm
sontsɔ̃
bêtesbɛt
!
Piquillo fait vivement quelques pas vers Don Andrès; la Périchole le rattrape par le bras et le ramène au milieu de la scène.
II
Commentkɔmɑ̃
!
tuty
voisvwa
quekə
j'ai
lala
chanceʃɑ̃s
Ete
tuty
veuxvø
touttu
brouillerbʁuje
iciisi
!
Manquerais-tu
dedə
confiancekɔ̃fjɑ̃s
?
C'est
unœ̃
défautdefo
chezʃe
unœ̃
marimaʁi
.
Laisse-les
doncdɔ̃k
finirfiniʁ
,
cessɛ
fêtesfɛt
,
Ete
puispɥi
aprèsapʁɛ
tuty
verrasvɛʁa
bienbjɛ̃
...
Nigaudnigo
,
nigaudnigo
,
tuty
nenə
comprendskɔ̃pʁɑ̃
doncdɔ̃k
rienʁjɛ̃
?
Monmɔ̃
Dieudjø
!
quekə
lesle
hommesɔm
sontsɔ̃
bêtesbɛt
!
PIQUILLO
C'est
vraivʁɛ
,
j'ai
torttɔʁ
dedə
m'emporter
:
Venezvəne
,
jeʒə
vaisvɛ
vousvu
présenterpʁezɑ̃te
!
Mouvement général d'attention. - Piquillo prend la Périchole par la main et s'addresse à Don Andrès.
PIQUILLO
Écouteekut
,
ô
roiʁwa
,
jeʒə
tetə
présentepʁezɑ̃t
,
A
lala
facefas
dedə
toustu
cessɛ
gensʒɑ̃
,
Lala
femmefam
lala
plusply
séduisantesedɥizɑ̃t
...
Ete
lala
plusply
faussefos
enɑ̃
mêmemɛm
tempstɑ̃
!
Prendspʁɑ̃
gardegaʁd
à
lala
câlineriekalinʁi
Dedə
sasa
voixvwa
ete
dedə
sonsɔ̃
regardʁəgaʁ
!
Enɑ̃
elleɛl
touttu
estɛst
menterie
...
Jeʒə
m'en
aperçoisapɛʁswa
...
maismɛ
troptʁo
tardtaʁ
!
Écouteekut
,
ô
roiʁwa
,
jeʒə
tetə
présentepʁezɑ̃t
,
A
lala
facefas
dedə
toustu
cessɛ
gensʒɑ̃
,
Lala
femmefam
lala
plusply
séduisantesedɥizɑ̃t
...
Ete
lala
plusply
faussefos
enɑ̃
mêmemɛm
tempstɑ̃
!
Elleɛl
tetə
diradiʁa
qu'elle
t'aime
,
Pauvrepovʁ
vieuxvjø
,
ete
tuty
lala
croiraskʁwaʁa
,
Commekɔm
jeʒə
lala
croyaiskʁwajɛ
moi-mêmemwamɛm
!...
Voyezvwaje
,
quiki
nenə
lala
croiraitkʁwaʁɛ
paspa
?
Puisquepɥiskə
tuty
lala
veuxvø
pourpuʁ
maîtressemɛtʁɛs
,
Garde-la
...
maismɛ
veillevɛj
dessusdəsy
!
Garde-la
bienbjɛ̃
,
jeʒə
tetə
lala
laisselɛs
,
Ete
m'en
vaisvɛ
,
carkaʁ
jeʒə
n'en
veuxvø
plusply
!
A la fin du morceau, Piquillo jette la Périchole sur les marches du trône. Don Andrès aide la Périchole à se relever. Grand mouvement d'indignation.
furieux et désignant Piquillo
DON ANDRÈS
Sautezsote
dessusdəsy
!
Don Pedro et Panatellas vont se placer derrière Piquillo, l'un à sa droite, l'autre à sa gauche.
menaçant Piquillo
LES COURTISANS
Sautonssotɔ̃
dessusdəsy
!
exaspérée, allant à Piquillo, tenu par Don Pedro et Panatellas
LA PÉRICHOLE
Aha
!
mama
foifwa
,
ouiwi
,
sautezsote
dessusdəsy
!
Gensʒɑ̃
dedə
lala
fêtefɛt
,
Sautezsote
dessusdəsy
!
Carkaʁ
moimwa
nonnɔ̃
plusply
,
jeʒə
n'en
veuxvø
plusply
!
Ilil
estɛst
troptʁo
bêtebɛt
...
Sautezsote
dessusdəsy
!
CHŒUR
Sautonssotɔ̃
dessusdəsy
!
Pendant ce choeur, Piquillo passe à droite et fait le tour de la scène; Panatellas, Don Pedro et Tarapote le poursuivent.
CHŒUR
PANATELLAS
ete
DONdɔ̃
PEDRO
sautant sur Piquillo
CHŒUR
Nousnu
lelə
tenonstənɔ̃
!
PIQUILLO
Aha
lesle
brigandsbʁigɑ̃
!
TARAPOTE
,
PANATELLAS
ete
DONdɔ̃
PEDRO
Nousnu
lelə
tenonstənɔ̃
!
Lesle
mécréantsmekʁeɑ̃
!
TARAPOTE
,
PANATELLAS
ete
DONdɔ̃
PEDRO
à Don Andrès qui est debout sur les marches du trône
PIQUILLO
Ete
maintenantmɛ̃tnɑ̃
,
pourpuʁ
vousvu
plaireplɛʁ
,
Qu'en
faut-il
fairefɛʁ
?
Grandgʁɑ̃
roiʁwa
,
qu'en
faut-il
fairefɛʁ
?
DON ANDRÈS
Conduisez-le
,
bonsbɔ̃
courtisanskuʁtizɑ̃
,
Ete
quekə
cetsɛt
exempleɛgzɑ̃pl
servesɛʁv
,
Dansdɑ̃
lelə
cachotkaʃo
qu'on
réserveʁezɛʁv
Auxo
marismaʁi
réʁe
...
Auxo
marismaʁi
calkal
...
Auxo
marismaʁi
cisi
...
Auxo
marismaʁi
trants
...
Auxo
marismaʁi
récalcitrantsʁekalsitʁɑ̃
!
Ensemble
CHŒUR
Conduisons-le
,
bonsbɔ̃
courtisanskuʁtizɑ̃
,
etc.
PIQUILLO
Conduisez-moi
doncdɔ̃k
,
courtisanskuʁtizɑ̃
,
etc.
à la Périchole
PIQUILLO
Dansdɑ̃
sonsɔ̃
palaispalɛ
tontɔ̃
roiʁwa
t'appelle
,
Pourpuʁ
tetə
couvrirkuvʁiʁ
dedə
honteʼɔ̃t
ete
d'or
!
Sonsɔ̃
amouramuʁ
tetə
rendraʁɑ̃dʁa
plusply
bellebɛl
,
Plusply
bellebɛl
ete
plusply
infâmeɛ̃fam
encorɑ̃.kɔʁ
!
REPRISE
enɑ̃
CHŒURkœʁ
Conduisez
/
Conduisons-le
,
bonsbɔ̃
courtisanskuʁtizɑ̃
,
Ete
quekə
cetsɛt
exempleɛgzɑ̃pl
servesɛʁv
,
Dansdɑ̃
lelə
cachotkaʃo
qu'on
réserveʁezɛʁv
Auxo
marismaʁi
réʁe
...
Auxo
marismaʁi
calkal
...
Auxo
marismaʁi
cisi
...
Auxo
marismaʁi
trants
...
Auxo
marismaʁi
récalcitrantsʁekalsitʁɑ̃
!
Panatellas, Don Pedro et Tarapote entraînent Piquillo par le fond, à gauche.
ACTE TROISIÈME
PREMIER TABLEAU
Le cachot des maris récalcitrants. - Un cachot très étroit et très sombre. - Une lampe suspendue à la voûte. - Au premier plan, à droite et à gauche, deux gros anneaux scellés dans le mur supportent deux chaînes de fer; à l'extremité de ces chaînes, deux ceintures avec fermoir. - Un pilier à gauche. - Porte au fond, un peu vers la droite. - Devant le pilier, par terre, une botte de paille; près de la botte de paille, un escabeau.
SCÈNE PREMIÈRE
Un Vieux Prisonnier.
Au lever du rideau, la scène est vide. - Une trappe s'ouvre au milieu de la scène, et paraît le Vieux Prisonnier.
LE VIEUX PRISONNIER
Jeʒə
suissɥi
enɑ̃
traintʁɛ̃
dedə
m'évader
...
y
parviendrai-je
?
toutetut
lala
questionkɛstjɔ̃
estɛst
làla
!
Avec fureur
LE VIEUX PRISONNIER
Ilil
y
a
douzeduz
ansɑ̃
quekə
jeʒə
suissɥi
enferméɑ̃fɛʁme
dansdɑ̃
cettesɛt
prisonpʁizɔ̃
...
Avec sentiment
LE VIEUX PRISONNIER
ilil
y
a
douzeduz
ansɑ̃
quekə
jeʒə
n'ai
embrasséɑ̃bʁase
uneyn
femmefam
...
c'est
bienbjɛ̃
longlɔ̃
...
Cessɛ
douzeduz
annéesane
dedə
captivitékaptivite
,
jeʒə
lesle
aiɛ
employéesɑ̃plwaje
à
percerpɛʁse
lelə
murmyʁ
dedə
monmɔ̃
cachotkaʃo
...
avecavɛk
unœ̃
petitpəti
couteaukuto
quekə
j'ai
làla
...
ete
j'ai
pupy
arriveraʁive
jusqu'ici
...
Regardant autour de lui
LE VIEUX PRISONNIER
Douzeduz
ansɑ̃
encoreɑ̃kɔʁ
pourpuʁ
percerpɛʁse
cetsɛt
autreotʁ
murmyʁ
,
ete
jeʒə
seraisəʁɛ
librelibʁ
...
nenə
perdonspɛʁdɔ̃
paspa
uneyn
minuteminyt
...
Au moment où il va attaquer le mur, on entend jouer par l'orchestre le motif des maris récalcitrants: le Vieux Prisonnier s'arrête.
LE VIEUX PRISONNIER
J'entends
dudy
bruitbʁɥi
,
ilil
memə
semblesɑ̃bl
...
rentronsʁɑ̃tʁɔ̃
vitevit
...
Enɑ̃
matièrematjɛʁ
d'évasion
,
l'on
nenə
sauraitsoʁɛ
montrermɔ̃tʁe
troptʁo
dedə
prudencepʁydɑ̃s
!
Il disparaît. La trappe se referme.
SCÈNE II
Piquillo, Panatellas, Don Pedro, Le Geôlier.
LE GEÔLIER
C'est
iciisi
,
messieursme.sjø
;
nousnu
sommessɔm
arrivésaʁive
...
PANATELLAS
C'est
iciisi
lelə
cachotkaʃo
desde
marismaʁi
récalcitrantsʁekalsitʁɑ̃
?
LE GEÔLIER
Ouiwi
,
monseigneurmɔ̃sɛɲœʁ
.
DON PEDRO
Ilil
estɛst
trèstʁɛ
proprepʁɔpʁ
.
LE GEÔLIER
Ilil
estɛst
touttu
neufnœf
,
ilil
n'a
encoreɑ̃kɔʁ
servisɛʁvi
à
personnepɛʁsɔn
.
PIQUILLO
Ainsiɛ̃si
l'on
memə
fourrefuʁ
enɑ̃
prisonpʁizɔ̃
parcepaʁs
quekə
jeʒə
n'ai
paspa
trouvétʁuve
bonbɔ̃
quekə
mama
femmefam
...
PANATELLAS
Onɔ̃
vousvu
fourrefuʁ
enɑ̃
prisonpʁizɔ̃
parcepaʁs
quekə
vousvu
avezave
étéete
récalcitrantʁekalsitʁɑ̃
.
PIQUILLO
C'est
quekə
jeʒə
disaisdizɛ
...
onɔ̃
memə
fourrefuʁ
enɑ̃
prisonpʁizɔ̃
parcepaʁs
quekə
jeʒə
n'ai
paspa
vouluvuly
memə
laisserlɛse
fairefɛʁ
...
Ehe
bienbjɛ̃
...
voilàvwala
dedə
cessɛ
chosesʃoz
...
jeʒə
n'ai
paspa
,
quantkɑ̃
à
moimwa
,
d'opinions
subversivessybvɛʁsiv
,
maismɛ
jeʒə
suissɥi
obligéɔbliʒe
dedə
vousvu
lelə
dirediʁ
,
messeigneursme.sɛ.ɲœʁ
,
voilàvwala
dedə
cessɛ
chosesʃoz
quiki
fontfɔ̃
comprendrekɔ̃pʁɑ̃dʁ
lesle
révolutionsʁevɔlysjɔ̃
.
PANATELLAS
Oho
!
oho
!
DON PEDRO
Qu'est-ce
qu'il
a
ditdi
?
PIQUILLO
Ellesɛl
nenə
lesle
excusentɛkskyz
paspa
,
maismɛ
ellesɛl
lesle
fontfɔ̃
comprendrekɔ̃pʁɑ̃dʁ
.
PANATELLAS
Taisez-voustɛʁ
,
monmɔ̃
amiami
.
DON PEDRO
N'aggravez
paspa
votrevɔtʁ
positionpozisjɔ̃
.
lui serrant la main
PANATELLAS
Auo
revoirʁəvwaʁ
,
monmɔ̃
amiami
,
auo
revoirʁəvwaʁ
.
PIQUILLO
Vousvu
allezale
memə
laisserlɛse
làla
,
touttu
seulsœl
?
DON PEDRO
Ilil
lelə
fautfo
bienbjɛ̃
,
lala
fêtefɛt
continuekɔ̃tiny
là-hautlao
...
PIQUILLO
Lala
fêtefɛt
?...
PANATELLAS
Maismɛ
nousnu
nenə
vousvu
quitteronskitəʁɔ̃
paspa
sanssɑ̃
vousvu
avoiravwaʁ
ditdi
cesə
quekə
nousnu
pensonspɑ̃sɔ̃
dedə
votrevɔtʁ
admirableadmiʁabl
conduitekɔ̃dɥit
...
Couplets
DON PEDRO
Lesle
marismaʁi
courbaientkuʁbɛ
lala
têtetɛt
,
C'était
l'usage
à
Limalima
;
Vousvu
seulsœl
avezave
,
âmeam
honnêteɔnɛt
,
Oséoze
crierkʁije
:
«
Halte-là
!...»
TOUS LES DEUX
Cettesɛt
fureurfyʁœʁ
généreuseʒeneʁøz
Estɛst
flatteuseflatøz
Pourpuʁ
lala
corporationkɔʁpɔʁasjɔ̃
!...
Recevezʁə.sə.vwaʁ
doncdɔ̃k
,
Excellenceɛkselɑ̃s
,
L'assurance
Dedə
notrenɔtʁ
admirationadmiʁasjɔ̃
.
PANATELLAS
Jeʒə
vousvu
croyaiskʁwajɛ
l'âme
vilevil
,
Jeʒə
memə
trompaistʁɔ̃pɛ
lourdemen
Vousvu
n'êtes
qu'un
imbécileɛ̃besil
,
Jeʒə
vousvu
enɑ̃
faisfɛ
complimentkɔ̃plimɑ̃
.
TOUS LES DEUX
Cettesɛt
fureurfyʁœʁ
généreuseʒeneʁøz
Estɛst
flatteuseflatøz
Pourpuʁ
lala
corporationkɔʁpɔʁasjɔ̃
!...
Recevezʁə.sə.vwaʁ
doncdɔ̃k
,
Excellenceɛkselɑ̃s
,
L'assurance
Dedə
notrenɔtʁ
admirationadmiʁasjɔ̃
.
Don Pedro et Panatellas lui donnent des poignées de main et se retirent. Alors le geôlier s'approche de Piquillo comme s'il voulait lui parler; ne trouvant rien à dire, il se contente de lui serrer la main avec effusion, essuie une larme et s'en va.
SCÈNE III
Piquillo, seul.
PIQUILLO
Ilil
estɛst
émuemy
...
Quiki
nenə
lelə
seraitsəʁɛ
paspa
à
l'aspect
d'une
pareillepa.ʁɛj
infortuneɛ̃fɔʁtyn
?...
Cessɛ
messieursme.sjø
aussiosi
étaientetɛ
émusemy
...
cessɛ
messieursme.sjø
quiki
viennentvjɛ̃n
dedə
sortirsɔʁtiʁ
...
Cesə
sontsɔ̃
lesle
mêmesmɛm
quiki
,
ilil
y
a
uneyn
demi-heuredəmijœʁ
,
formaientfɔʁmɛ
lelə
rondʁɔ̃
autourotuʁ
dedə
moimwa
ete
quiki
memə
chantaientʃɑ̃tɛ
:
Épouserepuze
lala
maîtressemɛtʁɛs
,
Lala
maîtressemɛtʁɛs
dudy
roiʁwa
...
Avec orgueil
PIQUILLO
Maintenantmɛ̃tnɑ̃
,
ilsil
chantentʃɑ̃t
sursyʁ
unœ̃
autreotʁ
airɛʁ
...
çasa
memə
prouvepʁuv
quekə
je'ai
reconquisʁə.kɔ̃.ke.ʁiʁ
lala
considérationkɔ̃sideʁasjɔ̃
publiquepy.blik
...
C'est
uneyn
consolationkɔ̃sɔlasjɔ̃
...
malheuresuement
,
elleɛl
estɛst
insuffisanteɛ̃syfizɑ̃t
...
commekɔm
lala
plupartplypaʁ
desde
consolationskɔ̃sɔlasjɔ̃
,
dudy
resteʁɛst
...
Tout en examinant la paille de son cachot
PIQUILLO
Lala
voilàvwala
doncdɔ̃k
,
lala
couchekuʃ
dedə
l'honnête
hommeɔm
...
dedə
lala
paillepaj
!...
Jeʒə
vaisvɛ
dormirdɔʁmiʁ
sursyʁ
lala
paillepaj
,
tandistɑ̃di
quekə
,
sisi
j'avais
étéete
uneyn
canaillekanaj
,
jeʒə
dormiraisdɔʁmiʁɛ
soussu
lelə
duvetdyvɛ
...
Ehe
bienbjɛ̃
,
voilàvwala
dedə
cessɛ
chosesʃoz
...
jeʒə
nenə
veuxvø
paspa
dirediʁ
dedə
malmal
dedə
lala
Providencepʁɔvidɑ̃s
,
maismɛ
enfinɑ̃fɛ̃
voilàvwala
dedə
cessɛ
chosesʃoz
…
RONDEAU
Onɔ̃
memə
proposaitpʁɔpozɛ
d'être
infâmeɛ̃fam
,
Jeʒə
fusfy
honnêteɔnɛt
...
ete
memə
voilàvwala
!
Celasəla
vousvu
metmɛ
lala
mortmɔʁ
dansdɑ̃
l'âme
Dedə
voirvwaʁ
lelə
mondemɔ̃d
commekɔm
ilil
vava
...
Mama
femmefam
,
avecavɛk
touttu
çasa
,
mama
femmefam
,
Qu'est-ce
qu'elle
peutpø
fair'
pendantpɑ̃dɑ̃
c'temps-là
?
Qu'est-ce
qu'elle
peutpø
fairefɛʁ
,
lala
perfidepɛʁfid
,
-
Jeʒə
n'pensais
paspa
dudy
touttu
à
çasa
,
-
Pendantpɑ̃dɑ̃
quekə
,
sursyʁ
lala
paillepaj
humideymid
,
Jeʒə
geinsʒɛ̃
ete
poussepus
desde
hélasʼelas
!
Elleɛl
estɛst
prèspʁɛ
dudy
roiʁwa
,
l'infidèle
!...
Lelə
roiʁwa
luilɥi
ditdi
cecisəsi
,
celasəla
,
Ete
qu'elle
estɛst
bellebɛl
,
ete
qu'elle
estɛst
bellebɛl
,
Ete
patatipatati
ete
patatapatata
...
Baste
!
à
quoikwa
bonbɔ̃
lala
jalousieʒaluzi
Quandkɑ̃
onɔ̃
enɑ̃
estɛst
oùu
memə
voilàvwala
!...
Il s'étend sur sa botte de paille.
RONDEAU
Mieuxmjø
vautvo
dormirdɔʁmiʁ
:
quiki
dortdɔʁ
oublieubli
...
Jeʒə
n'sais
paspa
troptʁo
qu'est-c'
qu'a
ditdi
çasa
!...
J'ai
toujourstuʒuʁ
cesə
tourmenttuʁmɑ̃
dansdɑ̃
l'âme
,
Jamaisʒamɛ
lelə
sommeilsɔmɛj
nenə
viendravjɛ̃dʁa
...
Mama
femmefam
,
mama
petitepətit
femmefam
,
Quekə
fais-tu
pendantpɑ̃dɑ̃
cesə
temps-là
?
Il s'endort, et, d'une voix éteinte:
RONDEAU
Mama
femmefam
!...
Avecavɛk
touttu
çasa
mama
femmefam
Qu'est-c'
qu'ell'
peutpø
fair'
pendantpɑ̃dɑ̃
c'temps-là
?
Il dort. Entrent la Périchole et le geôlier portant une torche.
SCÈNE IV
Piquillo, La Périchole, Le Geôlier.
LA PÉRICHOLE
Est-ilɛ.t‿il
liélje
dedə
manièremanjɛʁ
à
cesə
quekə
jeʒə
puissepɥis
m'approcher
dedə
luilɥi
sanssɑ̃
craintekʁɛ̃t
?
LE GEÔLIER
Ilil
n'est
paspa
liélje
,
madamemadam
;
maismɛ
sisi
vousvu
y
teneztəne
,
jeʒə
puispɥi
lelə
fairefɛʁ
attacherataʃe
à
l'un
dedə
cessɛ
anneauxano
.
LA PÉRICHOLE
C'est
inutileinytil
;
maismɛ
tenez-voustə.niʁ
làla
,
ete
,
auo
moindremwɛ̃dʁ
crikʁi
,
jetez-vous
sursyʁ
luilɥi
avecavɛk
vosvo
hommesɔm
!
LE GEÔLIER
Bienbjɛ̃
!
madamemadam
.
Il sort.
SCÈNE V
Piquillo, La Périchole.
La Périchole s'approche de Piquillo et lui donne deux ou trois petits coups de pieds: Piquillo se borne d'abord à changer de position, puis il se réveille.
PIQUILLO
Quiki
vava
làla
?
quiki
estɛst
làla
?
LA PÉRICHOLE
Moimwa
!
PIQUILLO
Quiki
çasa
,
toitwa
?
LA PÉRICHOLE
Lala
Périchole
!
PIQUILLO
Lala
Périchole
!
LA PÉRICHOLE
Est-ce
quekə
tuty
nenə
t'attendais
paspa
à
memə
voirvwaʁ
?
PIQUILLO
Jeʒə
n'y
comptaiskɔ̃tɛ
paspa
;
jeʒə
nenə
pouvaispuvɛ
paspa
croirekʁwaʁ
quekə
tuty
auraisɔʁɛ
l'imprudence
...
Retroussant ses manches
PIQUILLO
Maismɛ
,
puisquepɥiskə
tuty
l'as
euey
,
cettesɛt
imprudenceɛ̃pʁydɑ̃s
...
Il se lève.
LA PÉRICHOLE
Ehe
bienbjɛ̃
?...
terrible
PIQUILLO
Tuty
vasva
voirvwaʁ
!...
très tranquille
Un pas de plus, et j'appelle. Si j'appelle, le geôlier entre avec six de ses hommes; on se jette sur toi et l'on attache à l'un de ces deux anneaux... Maintenant, fais ce que tu voudras.
PIQUILLO
C'est
sérieuxseʁjø
,
cesə
quekə
tuty
disdi
làla
?
LA PÉRICHOLE
Onɔ̃
nenə
peutpø
plusply
sérieuxseʁjø
.
PIQUILLO
C'est
bonbɔ̃
,
alorsalɔʁ
!...
Tuty
asa
étéete
moinsmwɛ̃
imprudenteɛ̃pʁydɑ̃t
quekə
jeʒə
nenə
lelə
supposaissypozɛ
,
voilàvwala
touttu
.
se rapprochant
LA PÉRICHOLE
Paspa
dedə
bêtisesbetiz
,
tuty
saissɛ
!...
PIQUILLO
C'est
bonbɔ̃
!
jeʒə
tetə
disdi
...
dudy
momentmɔmɑ̃
quekə
jeʒə
nenə
seraissəʁɛ
paspa
lelə
plusply
fortfɔʁ
...
LA PÉRICHOLE
A
lala
bonnebɔn
heureœʁ
!...
Causonskozɔ̃
maintenantmɛ̃tnɑ̃
...
Tuty
pensespɑ̃s
bienbjɛ̃
quekə
jeʒə
nenə
seraissəʁɛ
paspa
venuevəny
sisi
jeʒə
n'avais
paspa
euy
unœ̃
motifmɔtif
.
PIQUILLO
Jeʒə
lelə
connaiskɔnɛ
,
tontɔ̃
motifmɔtif
.
LA PÉRICHOLE
Quelkɛl
est-ilɛ.t‿il
,
voyonsvwajɔ̃
?...
PIQUILLO
Femmefam
dedə
toutestut
lesle
voluptésvɔlypte
.
LA PÉRICHOLE
C'est
possiblepɔsibl
,
aprèsapʁɛ
?
PIQUILLO
Tuty
asa
tenutəny
à
êtreɛtʁ
sûresyʁ
quekə
j'étais
malmal
couchékuʃe
...
Ehe
bienbjɛ̃
!
soisswa
satisfaitesatisfɛt
...
jeʒə
suissɥi
couchékuʃe
aussiosi
malmal
qu'on
peutpø
l'être
.
Lala
voilàvwala
,
lala
couchekuʃ
dedə
l'honnête
hommeɔm
!...
c'est
pourpuʁ
voirvwaʁ
çasa
quekə
tuty
esɛ
venuevəny
?
LA PÉRICHOLE
Nonnɔ̃
,
cesə
n'est
paspa
pourpuʁ
celasəla
,
monmɔ̃
amiami
.
PIQUILLO
Pourquoipuʁkwa
,
alorsalɔʁ
?
LA PÉRICHOLE
Dansdɑ̃
cessɛ
couloirskulwaʁ
obscursɔpskyʁ
,
soussu
cettesɛt
voûtevut
sombresɔ̃bʁ
,
Piquillo
,
Piquillo
,
nenə
devines-tu
paspa
Quelkɛl
butby
mystérieuxmisteʁjø
m'a
conduitekɔ̃dɥit
dansdɑ̃
l'ombre
Ete
versvɛʁ
cesə
noirnwaʁ
cachotkaʃo
a
dirigédiʁiʒe
mesme
paspa
.
PIQUILLO
Cesə
butby
mystérieuxmisteʁjø
sesə
devinedəvin
aisémentezemɑ̃
:
Tuty
viensvjɛ̃
pourpuʁ
tetə
ficherfiʃe
dedə
moimwa
.
LA PÉRICHOLE
Nonnɔ̃
,
cherʃɛʁ
amantamɑ̃
,
Jeʒə
viensvjɛ̃
pourpuʁ
tetə
parlerpaʁle
.
PIQUILLO
Pourpuʁ
celasəla
seulementsœlmɑ̃
?
LA PÉRICHOLE
Ouiwi
,
jeʒə
t'assure
,
Jeʒə
tetə
lelə
jureʒyʁ
!
Seulementsœlmɑ̃
pourpuʁ
celasəla
,
monmɔ̃
gentilʒɑ̃ti
Piquillo
!..
PIQUILLO
Ehe
bienbjɛ̃
,
soitswa
!
parlez-moi
,
comtess'
dedə
Tabago
.
LA PÉRICHOLE
Tuty
veuxvø
bienbjɛ̃
?
PIQUILLO
Jeʒə
veuxvø
bienbjɛ̃
.
LA PÉRICHOLE
Écouteekut
alorsalɔʁ
,
écouteekut
ete
nenə
disdi
rienʁjɛ̃
:
I
Tuty
n'es
paspa
beaubo
,
tuty
n'es
paspa
richeʁiʃ
,
Tuty
manquesmɑ̃k
touttu
à
faitfɛ
d'esprit
;
Teste
gestesʒɛst
sontsɔ̃
ceuxsø
d'un
godichegɔdiʃ
,
D'un
saltimbanquesaltɛ̃bɑ̃k
dontdɔ̃
onɔ̃
ritʁi
.
Lelə
talenttalɑ̃
,
c'est
uneyn
autreotʁ
affaireafɛʁ
:
Tuty
n'en
asa
guèregɛʁ
,
dedə
talenttalɑ̃
...
Dedə
cesə
qu'on
doitdwa
avoiravwaʁ
pourpuʁ
plaireplɛʁ
Tuty
n'as
presquepʁɛsk
rienʁjɛ̃
,
ete
pourtantpuʁtɑ̃
...
PIQUILLO
Ete
pourtantpuʁtɑ̃
?
LA PÉRICHOLE
Jeʒə
t'adore
,
brigandbʁigɑ̃
,
j'ai
honteʼɔ̃t
à
l'avouer
;
Jeʒə
t'adore
ete
nenə
puispɥi
vivrevivʁ
sanssɑ̃
t'adorer
.
II
Jeʒə
nenə
haisʼai
paspa
lala
bonnebɔn
chèreʃɛʁ
...
Onɔ̃
dînaitdinɛ
chezʃe
cesə
vice-roivisʁwa
,
Tandistɑ̃di
quekə
toitwa
,
toitwa
,
pauvrepovʁ
hèreʼɛʁ
,
Jeʒə
mouraismuʁɛ
dedə
faimfɛ̃
avecavɛk
toitwa
!
J'en
avaisavɛ
chezʃe
luilɥi
,
dedə
lala
joieʒwa
;
J'en
pouvaispuvɛ
prendrepʁɑ̃dʁ
tanttɑ̃
ete
tanttɑ̃
;
J'avais
dudy
veloursvəluʁ
,
dedə
lala
soieswa
,
Dedə
l'or
,
desde
bijouxbi.ʒu
,
ete
pourtantpuʁtɑ̃
...
PIQUILLO
Ete
pourtantpuʁtɑ̃
?...
LA PÉRICHOLE
Jeʒə
t'adore
,
brigandbʁigɑ̃
,
j'ai
honteʼɔ̃t
à
l'avouer
;
Jeʒə
t'adore
ete
nenə
puispɥi
vivrevivʁ
sanssɑ̃
t'adorer
.
PIQUILLO
C'est
lala
véritéveʁite
,
disdi
?
LA PÉRICHOLE
C'est
lala
véritéveʁite
mêmemɛm
.
PIQUILLO
Tuty
m'aimes
?
LA PÉRICHOLE
Jeʒə
t'aime
!
PIQUILLO
O
joieʒwa
extrêmeɛkstʁɛm
!
LA PÉRICHOLE
Bonheurbɔnœʁ
suprêmesypʁɛm
!
ENSEMBLE
Ete
caetera
,
ete
caetera
.
Felicità
!
felicità
!
avec passion
PIQUILLO
Monmɔ̃
bonheurbɔnœʁ
seraitsəʁɛ
completkɔ̃plɛ
sisi
Jeʒə
lelə
goûtaisgutɛ
ailleursajœʁ
qu'ici
.
LA PÉRICHOLE
Tuty
m'aimes
?
PIQUILLO
Jeʒə
t'aime
!
LA PÉRICHOLE
O
joieʒwa
extrêmeɛkstʁɛm
!
PIQUILLO
Bonheurbɔnœʁ
suprêmesypʁɛm
!
ENSEMBLE
Ete
caetera
,
ete
caetera
.
Felicità
!
felicità
!
LA PÉRICHOLE
Monmɔ̃
Piquillo
!
PIQUILLO
Tuty
m'aimes
?
LA PÉRICHOLE
A
cesə
pointpwɛ̃
quekə
lala
fortunefɔʁtyn
m'est
devenuedəvəny
insupportableɛ̃sypɔʁtabl
dèsdɛ
quekə
tuty
n'as
plusply
étéete
làla
pourpuʁ
lala
partagerpaʁtaʒe
avecavɛk
moimwa
...
J'ai
touttu
quittékite
pourpuʁ
venirvəniʁ
tetə
retrouverʁətʁuve
,
monmɔ̃
Piquillo
!
PIQUILLO
O
monmɔ̃
amanteamɑ̃t
!
LA PÉRICHOLE
O
monmɔ̃
amantamɑ̃
!
PIQUILLO
Maismɛ
commentkɔmɑ̃
sesə
fait-il
,
auo
faitfɛ
,
quekə
tuty
aiesɛ
pupy
venirvəniʁ
?...
LA PÉRICHOLE
J'ai
demandédəmɑ̃de
l'autorisation
auo
vice-roivisʁwa
.
PIQUILLO
Ete
ilil
tetə
l'a
accordéeakɔʁde
?...
LA PÉRICHOLE
Ilil
n'a
rienʁjɛ̃
à
memə
refuserʁəfyze
.
PIQUILLO
Ehe
làla
!...
LA PÉRICHOLE
Tuty
esɛ
bêtebɛt
!...
s'il
enɑ̃
estɛst
encoreɑ̃kɔʁ
à
nenə
rienʁjɛ̃
memə
refuserʁəfyze
,
c'est
quekə
,
moimwa
,
jeʒə
luilɥi
aiɛ
touttu
refuséʁəfyze
,
moimwa
!
PIQUILLO
Commentkɔmɑ̃
dis-tu
çasa
?...
s'il
enɑ̃
estɛst
encoreɑ̃kɔʁ
à
nenə
tetə
rienʁjɛ̃
refuserʁəfyze
,
c'est
quekə
?...
LA PÉRICHOLE
C'est
quekə
,
moimwa
,
jeʒə
luilɥi
aiɛ
touttu
refuséʁəfyze
...
Tuty
nenə
comprendskɔ̃pʁɑ̃
paspa
?...
PIQUILLO
Nonnɔ̃
.
LA PÉRICHOLE
Tuty
comprendraskɔ̃pʁɑ̃dʁa
plusply
tardtaʁ
.
Nousnu
n'avons
paspa
dedə
tempstɑ̃
à
perdrepɛʁdʁ
...
Tuty
vasva
êtreɛtʁ
librelibʁ
,
monmɔ̃
Piquillo
,
tuty
vasva
êtreɛtʁ
librelibʁ
.
J'ai
gardégaʁde
sursyʁ
moimwa
assezase
d'or
ete
dedə
pierreriespjɛʁʁi
pourpuʁ
corromprekɔʁɔ̃pʁ
toustu
lesle
geôliersʒolje
dudy
mondemɔ̃d
...
A
moimwa
,
geôlierʒolje
,
à
moimwa
!...
Entre Don Andrès, le vice-roi, déguisé en geôlier: barbe hérissée, air féroce, énorme trousseau de clefs.
SCÈNE VI
Les Mêmes plus Don Andrès en geôlier.
DON ANDRÈS
Jeʒə
suissɥi
lelə
joliʒɔli
p'tit
geôlierʒolje
A
lala
bellebɛl
barbebaʁb
enɑ̃
broussaillebʁusaj
:
Onɔ̃
memə
ditdi
quelqu'fois
d'la
taillertaje
,
Maismɛ
moimwa
,
jamaisʒamɛ
jeʒə
nenə
lala
tailletaj
.
En faisant sonner ses clefs
DON ANDRÈS
Ete
tintɛ̃
tintɛ̃
tintɛ̃
,
ete
tintɛ̃
tintɛ̃
tintɛ̃
!
Sonnezsɔne
,
mesme
clefskle
,
soirswaʁ
ete
matinmatɛ̃
!
TOUS LES TROIS
Ete
tintɛ̃
tintɛ̃
tintɛ̃
,
ete
tintɛ̃
tintɛ̃
tintɛ̃
!
Chantezʃɑ̃te
votrevɔtʁ
joyeuxʒwajø
tintɛ̃
tintɛ̃
!
Sonnezsɔne
,
mesme
clefskle
,
soirswaʁ
ete
matinmatɛ̃
.
Sonnezsɔne
,
sesse
clefskle
,
soirswaʁ
ete
matinmatɛ̃
.
DON ANDRÈS
Auxo
prisonnierspʁizɔnje
,
d'un
paspa
hâtifʼatif
,
Jeʒə
vaisvɛ
porterpɔʁte
lala
nourriturenuʁityʁ
;
Malgrémalgʁe
monmɔ̃
airɛʁ
rébarbatifʁebaʁbatif
,
Jeʒə
suissɥi
uneyn
bonnebɔn
naturenatyʁ
.
Agitant son gros trousseau de clefs
DON ANDRÈS
Ete
tintɛ̃
tintɛ̃
tintɛ̃
!
ete
tintɛ̃
tintɛ̃
tintɛ̃
!
Sonnezsɔne
,
mesme
clefskle
soirswaʁ
ete
matinmatɛ̃
.
PIQUILLO
Ilil
estɛst
fortfɔʁ
bienbjɛ̃
!
LA PÉRICHOLE
Fortfɔʁ
bienbjɛ̃
,
vraimentvʁɛmɑ̃
!
PIQUILLO
Mignonmiɲɔ̃
,
gentilʒɑ̃ti
,
coquetkɔkɛ
,
charmantʃaʁmɑ̃
.
LA PÉRICHOLE
Fringantfʁɛ̃gɑ̃
,
pimpantpɛ̃pɑ̃
.
PIQUILLO
Ete
sémillantsemijɑ̃
.
REPRISE
Sonnezsɔne
,
mesme
clefskle
,
soirswaʁ
ete
matinmatɛ̃
.
Sonnezsɔne
,
sesse
clefskle
,
soirswaʁ
ete
matinmatɛ̃
.
Ete
tintɛ̃
tintɛ̃
tintɛ̃
,
ete
tintɛ̃
tintɛ̃
tintɛ̃
!
LA PÉRICHOLE
Ilil
estɛst
gentilʒɑ̃ti
!
çasa
vava
allerale
touttu
seulsœl
...
Venezvəne
unœ̃
peupø
iciisi
,
petitpəti
geôlierʒolje
.
DON ANDRÈS
Ete
tintɛ̃
tintɛ̃
tintɛ̃
,
ete
tintɛ̃
tintɛ̃
tintɛ̃
!...
LA PÉRICHOLE
Qu'est-ce
quekə
c'est
?
DON ANDRÈS
Ete
tintɛ̃
tintɛ̃
tintɛ̃
,
ete
tintɛ̃
tintɛ̃
tintɛ̃
!
LA PÉRICHOLE
Enɑ̃
voilàvwala
assezase
...
Lui montrant des diamants
LA PÉRICHOLE
Savez-voussɛ.ty
cesə
quekə
c'est
quekə
çasa
?
DON ANDRÈS
Parfaitementpaʁfɛtmɑ̃
!...
cesə
sontsɔ̃
desde
diamantsdjamɑ̃
.
LA PÉRICHOLE
Quiki
sontsɔ̃
à
vousvu
sisi
vousvu
consentezkɔ̃sɑ̃te
à
favoriserfavɔʁize
sonsɔ̃
évasionevazjɔ̃
.
PIQUILLO
Oho
!
disdi
doncdɔ̃k
...
c'est
beaucoupboku
peut-êtrepøtɛtʁ
dedə
luilɥi
donnerdɔne
touttu
çasa
...
Enfinɑ̃fɛ̃
!...
DON ANDRÈS
Ete
sisi
jeʒə
consenskɔ̃sɑ̃
à
favoriserfavɔʁize
sonsɔ̃
évasionevazjɔ̃
,
qu'est-ce
quekə
vousvu
ferezfɛʁe
,
vousvu
?
LA PÉRICHOLE
Jeʒə
partiraipaʁtiʁɛ
avecavɛk
luilɥi
.
DON ANDRÈS
Avecavɛk
luilɥi
!
PIQUILLO
Sanssɑ̃
doutedut
,
avecavɛk
moimwa
,
Dondɔ̃
Alfonso
Piquillo
...
Ilil
estɛst
gentilʒɑ̃ti
,
maismɛ
ilil
estɛst
bêtebɛt
...
LA PÉRICHOLE
Oho
!
ouiwi
,
qu'il
estɛst
bêtebɛt
!
à part
DON ANDRÈS
Tuty
verrasvɛʁa
çasa
touttu
à
l'heure
,
toitwa
,
sisi
jeʒə
suissɥi
bêtebɛt
!...
Haut
DON ANDRÈS
Ehe
bienbjɛ̃
,
ete
cesə
vice-roivisʁwa
,
cesə
pauvrepovʁ
vice-roivisʁwa
,
vousvu
lelə
plantezplɑ̃te
làla
?
LA PÉRICHOLE
Netnɛt
!
dissimulant son émotion
DON ANDRÈS
Ilil
vousvu
adoreadɔʁ
,
pourtantpuʁtɑ̃
!
LA PÉRICHOLE
Qu'est-ce
quekə
çasa
memə
faitfɛ
?
DON ANDRÈS
Sisi
vousvu
l'aimiez
,
çasa
vousvu
feraitfəʁɛ
quelquekɛlkə
choseʃoz
.
LA PÉRICHOLE
Ouiwi
,
maismɛ
commekɔm
jeʒə
nenə
l'aime
paspa
...
DON ANDRÈS
Paspa
mêmemɛm
unœ̃
brinbʁɛ̃
?
LA PÉRICHOLE
Paspa
uneyn
miettemjɛt
!
PIQUILLO
C'est
moimwa
qu'elle
aimeɛm
.
LA PÉRICHOLE
Ouiwi
,
c'est
luilɥi
...
jeʒə
l'aime
!
Ilil
m'aime
,
nousnu
nousnu
aimonsɛmɔ̃
;
nousnu
voulonsvulɔ̃
vivrevivʁ
l'un
prèspʁɛ
dedə
l'autre
...
ete
c'est
sursyʁ
vousvu
,
petitpəti
geôlierʒolje
,
quekə
nousnu
avonsavɔ̃
comptékɔ̃te
pourpuʁ
nousnu
procurerpʁɔkyʁe
cettesɛt
satisfactionsatisfaksjɔ̃
.
DON ANDRÈS
C'est
sursyʁ
moimwa
quekə
vousvu
avezave
comptékɔ̃te
?
PIQUILLO
Ouiwi
,
bonbɔ̃
petitpəti
geôlierʒolje
,
c'est
sursyʁ
vousvu
.
DON ANDRÈS
Ehe
bienbjɛ̃
,
vousvu
n'avez
paspa
euy
torttɔʁ
...
carkaʁ
cettesɛt
satisfactionsatisfaksjɔ̃
,
jeʒə
vousvu
lala
procureraipʁɔkyʁəʁɛ
ete
plusply
complètekɔ̃plɛt
quekə
vousvu
nenə
pouvezpuve
croirekʁwaʁ
...
A
moimwa
,
vousvu
autresotʁ
!
Entrent des gardes.
DON ANDRÈS
PIQUILLO
ete
LAla
PÉRICHOLE
Oho
!
montrant les anneaux
DON ANDRÈS
Lala
femmefam
à
gauchegoʃ
,
l'homme
à
droitedʁwat
...
nenə
faitesfɛt
paspa
dedə
malmal
à
lala
femmefam
,
maismɛ
vousvu
bousculeriezbuskyləʁje
unœ̃
peupø
l'homme
quekə
jeʒə
n'y
verraisvɛʁɛ
paspa
d'inconvénient
.
On attache Piquillo à l'anneau de gauche, et la Périchole à l'anneau de droite.
DON ANDRÈS
Làla
,
c'est
bienbjɛ̃
,
laissez-nous
maintenantmɛ̃tnɑ̃
.
Les gardes sortent.
LA PÉRICHOLE
Dondɔ̃
Andrès
!...
PIQUILLO
Lelə
vice-roivisʁwa
!...
DON ANDRÈS
Ouiwi
,
lelə
vice-roivisʁwa
,
quiki
n'est
paspa
aussiosi
bêtebɛt
quekə
vousvu
lelə
pensiezpɑ̃sje
,
monsieurməsjø
...
lelə
vice-roivisʁwa
,
à
quiki
uneyn
minuteminyt
a
suffisy.fiʁ
pourpuʁ
sesə
vengervɑ̃ʒe
dedə
vosvo
dédainsdedɛ̃
,
madamemadam
...
Vivrevivʁ
l'un
prèspʁɛ
dedə
l'autre
,
disiez-vous
...
Ehe
bienbjɛ̃
!
vousvu
y
êtesɛt
l'un
prèspʁɛ
dedə
l'autre
...
restez-y
doncdɔ̃k
,
ete
parlez-vous
d'amour
sisi
celasəla
vousvu
faitfɛ
plaisirpleziʁ
.
PIQUILLO
Ouiwi
,
tyrantiʁɑ̃
,
nousnu
nousnu
enɑ̃
parleronspaʁləʁɔ̃
!
LA PÉRICHOLE
Nousnu
nousnu
enɑ̃
parleronspaʁləʁɔ̃
à
tontɔ̃
nezne
ete
à
tata
barbebaʁb
!
avec dignité, ôtant sa fausse barbe
DON ANDRÈS
Vousvu
faitesfɛt
erreurɛʁœʁ
,
madamemadam
:
cettesɛt
barbebaʁb
n'est
paspa
à
moimwa
.
Trio
PIQUILLO
Roiʁwa
paspa
plusply
hautʼo
qu'une
bottebɔt
!
Singesɛ̃ʒ
!
nousnu
nousnu
adoronsadɔʁɔ̃
;
Marronmaʁɔ̃
sculptéskylte
!
vilvil
despotedɛspɔt
!
Entends-tu
?
nousnu
nousnu
aimonsɛmɔ̃
.
DON ANDRÈS
Lala
jalousieʒaluzi
ete
lala
souffrancesufʁɑ̃s
Déchirentdeʃiʁ
monmɔ̃
coeurkœʁ
tourtuʁ
à
tourtuʁ
;
J'ai
lala
fortunefɔʁtyn
ete
lala
puissancepɥisɑ̃s
,
Touttu
celasəla
nenə
vautvo
paspa
l'amour
.
Ensemble
DON ANDRÈS
PIQUILLO
ete
LAla
PÉRICHOLE
Lala
jalousieʒaluzi
ete
lala
souffrancesufʁɑ̃s
Déchirentdeʃiʁ
sonsɔ̃
coeurkœʁ
tourtuʁ
à
tourtuʁ
;
Ilil
a
touttu
,
fortunefɔʁtyn
ete
puissancepɥisɑ̃s
,
Lelə
gueuxgø
,
maismɛ
ilil
n'a
paspa
l'amour
.
Nousnu
,
nousnu
avonsavɔ̃
l'amour
!
Lala
jalousieʒaluzi
ete
lala
souffrancesufʁɑ̃s
Déchirentdeʃiʁ
monmɔ̃
coeurkœʁ
tourtuʁ
à
tourtuʁ
;
J'ai
lala
fortunefɔʁtyn
ete
lala
puissancepɥisɑ̃s
,
Touttu
celasəla
nenə
vautvo
paspa
l'amour
.
Moimwa
,
jeʒə
n'ai
paspa
l'amour
!
PIQUILLO
Ouiwi
,
nousnu
nousnu
aimonsɛmɔ̃
,
Nousnu
nousnu
adoronsadɔʁɔ̃
...
Entends-tu
,
brigandbʁigɑ̃
?...
DON ANDRÈS
Aha
!
qu'elle
estɛst
bellebɛl
!
Il va vers la Périchole
PIQUILLO
Lelə
banditbɑ̃di
sesə
rapprocheʁapʁɔʃ
d'elle
!...
Veux-tu
t'en
allerale
!
veux-tu
t'en
allerale
!
se défendant comme elle peut
LA PÉRICHOLE
Veux-tu
t'en
allerale
!
veux-tu
t'en
allerale
!
à la Périchole
DON ANDRÈS
Touttu
basba
laisse-moi
tetə
parlerpaʁle
!
PIQUILLO
Quekə
dit-il
?
bas, à la Périchole
DON ANDRÈS
Sisi
plusply
tardtaʁ
tuty
deviensdəvjɛ̃
raisonnableʁɛzɔnabl
,
Sisi
tuty
tetə
montresmɔ̃tʁ
plusply
traitabletʁɛtabl
,
Fredonnefʁədɔn
unœ̃
dedə
cessɛ
airsɛʁ
quekə
tuty
chantesʃɑ̃t
sisi
bienbjɛ̃
,
Jeʒə
seraisəʁɛ
làla
!...
Chutʃyt
!
nenə
memə
répondsʁepɔ̃
rienʁjɛ̃
?
LA PÉRICHOLE
Misérablemizeʁabl
!
PIQUILLO
Qu'est-ce
qu'il
t'a
ditdi
,
lelə
misérablemizeʁabl
?
REPRISE
dedə
l'ENSEMBLE
PIQUILLO
ete
LAla
PÉRICHOLE
Lala
jalousieʒaluzi
ete
lala
souffrancesufʁɑ̃s
.
etc.
DON ANDRÈS
Lala
jalousieʒaluzi
ete
lala
souffrancesufʁɑ̃s
.
etc
.
Don Andrès sort à la fin du trio.
à la Périchole, en sortant, parlé
DON ANDRÈS
Jeʒə
seraisəʁɛ
làla
.
Il reparaît: Piquillo saisit sa botte de paille et la lui jette. -- Piquillo et la Périchole restent seuls attachés en face l'un de l'autre à leurs anneaux de fer.
SCÈNE VII
La Périchole, Piquillo.
PIQUILLO
Qu'est-ce
qu'il
t'a
ditdi
,
touttu
à
l'heure
,
lelə
vice-roivisʁwa
?
LA PÉRICHOLE
Quandkɑ̃
çasa
?
PIQUILLO
Quandkɑ̃
ilil
t'a
parlépaʁle
basba
.
LA PÉRICHOLE
Ilil
nenə
m'a
rienʁjɛ̃
ditdi
.
PIQUILLO
Pourquoipuʁkwa
t'a-t-il
parlépaʁle
basba
,
alorsalɔʁ
?
Quandkɑ̃
onɔ̃
nenə
ditdi
rienʁjɛ̃
,
onɔ̃
n'a
paspa
besoinbəzwɛ̃
dedə
parlerpaʁle
basba
.
LA PÉRICHOLE
Tuty
m'ennuies
!...
Tuty
voisvwa
quekə
çasa
memə
crispekʁisp
d'être
attachéeataʃe
parpaʁ
lelə
milieumiljø
dudy
corpskɔʁ
,
ete
tuty
viensvjɛ̃
encoreɑ̃kɔʁ
avecavɛk
teste
bêtesbɛt
dedə
questionskɛstjɔ̃
...
PIQUILLO
Enɑ̃
voilàvwala
uneyn
nuitnɥi
dedə
nocesnɔs
!...
Carkaʁ
,
enfinɑ̃fɛ̃
,
enɑ̃
y
pensantpɑ̃sɑ̃
,
c'est
notrenɔtʁ
nuitnɥi
dedə
nocesnɔs
.
LA PÉRICHOLE
C'est
vraivʁɛ
,
pourtantpuʁtɑ̃
!
PIQUILLO
Commekɔm
c'est
agréableagʁeabl
dedə
lala
passerpase
dedə
cettesɛt
façon-là
!...
En riant
PIQUILLO
Heureusementœʁøzmɑ̃
quekə
nousnu
,
paspa
bêtesbɛt
...
LA PÉRICHOLE
Plaît-ilplɛ.t‿il
,
monsieurməsjø
?
PIQUILLO
Rienʁjɛ̃
...
jeʒə
saissɛ
cesə
quekə
jeʒə
veuxvø
dirediʁ
...
ilil
sembleraitsɑ̃bləʁɛ
quekə
nousnu
avionsavjɔ̃
prévupʁevy
çasa
,
vraimentvʁɛmɑ̃
,
ilil
sembleraitsɑ̃bləʁɛ
quekə
nousnu
avionsavjɔ̃
prévupʁevy
çasa
.
Musique à l'orchestre pendant que la trappe du Vieux Prisonnier s'ouvre très lentement.
LA PÉRICHOLE
Tais-toitɛʁ
!
PIQUILLO
Qu'est-ce
qu'il
y
a
?
LA PÉRICHOLE
Ilil
memə
semblesɑ̃bl
quekə
j'entends
...
PIQUILLO
Moimwa
aussiosi
...
SCÈNE VIII
Les Mêmes, Le Vieux Prisonnier.
sortant de la trappe
LE VIEUX PRISONNIER
Chutʃyt
!
chutʃyt
!...
PIQUILLO
ete
LAla
PÉRICHOLE
Qu'est-ce
quekə
c'est
quekə
çasa
?
Taisez-voustɛʁ
!
PIQUILLO
ete
LAla
PÉRICHOLE
Qu'est-ce
quekə
c'est
quekə
çasa
?
Jeʒə
vousvu
apporteapɔʁt
lala
libertélibɛʁte
!
PIQUILLO
ete
LAla
PÉRICHOLE
Lala
libertélibɛʁte
!
J'ai
mismi
douzeduz
ansɑ̃
à
percerpɛʁse
lelə
murmyʁ
dedə
monmɔ̃
cachotkaʃo
avecavɛk
cesə
petitpəti
couteaukuto
...
Douzeduz
ansɑ̃
encoreɑ̃kɔʁ
pourpuʁ
percerpɛʁse
lelə
murmyʁ
dedə
votrevɔtʁ
cachotkaʃo
à
vousvu
,
ete
nousnu
sommessɔm
libreslibʁ
!
PIQUILLO
ete
LAla
PÉRICHOLE
Dansdɑ̃
douzeduz
ansɑ̃
...
Ouiwi
...
nenə
perdonspɛʁdɔ̃
paspa
uneyn
minuteminyt
.
LA PÉRICHOLE
Psstt
!
Ditesdit
doncdɔ̃k
,
l'évadé
,
j'ai
peut-êtrepøtɛtʁ
unœ̃
moyenmwajɛ̃
plusply
rapideʁapid
...
Vousvu
l'avez
sursyʁ
vousvu
,
votrevɔtʁ
petitpəti
couteaukuto
?...
LE VIEUX PRISONNIER
Lelə
voicivwasi
.
LA PÉRICHOLE
Ehe
bienbjɛ̃
,
servez-vous-ensɛʁ.viʁ
d'abord
pourpuʁ
fairefɛʁ
sautersote
unœ̃
desde
anneauxano
dedə
cettesɛt
chaîneʃɛn
.
LE VIEUX PRISONNIER
A
votrevɔtʁ
servicesɛʁvis
!
Il saute sur la Périchole, et, avant de la délivrer, il l'embrasse avec fureur une demi-douzaine de fois.
se débattant
LA PÉRICHOLE
Ehe
bienbjɛ̃
!
ehe
bienbjɛ̃
!...
PIQUILLO
Ehe
bienbjɛ̃
!
qu'est-ce
quekə
c'est
?...
Voulez-vous
bienbjɛ̃
!...
LE VIEUX PRISONNIER
Pardonnez-moi
,
ilil
y
avaitavɛ
douzeduz
ansɑ̃
!...
ilil
y
avaitavɛ
douzeduz
ansɑ̃
,
monmɔ̃
amiami
,
ilil
y
avaitavɛ
douzeduz
ansɑ̃
...
délivrant la Périchole
LE VIEUX PRISONNIER
Làla
,
vousvu
êtesɛt
librelibʁ
.
LA PÉRICHOLE
A
lala
bonnebɔn
heureœʁ
!
Le Vieux Prisonnier va délivrer Piquillo.
lui serrant la main
PIQUILLO
C'est
bonbɔ̃
!
jeʒə
nenə
vousvu
enɑ̃
veuxvø
plusply
.
LA PÉRICHOLE
Maintenantmɛ̃tnɑ̃
,
écoutez-moi
.
Lelə
vice-roivisʁwa
m'a
ditdi
touttu
à
l'heure
...
PIQUILLO
Tuty
voisvwa
bienbjɛ̃
qu'il
t'a
ditdi
quelquekɛlkə
choseʃoz
!
haussant les épaules
LA PÉRICHOLE
Lelə
vice-roivisʁwa
m'a
ditdi
touttu
à
l'heure
quekə
,
sisi
çasa
m'ennuyait
troptʁo
dedə
passerpase
lala
nuitnɥi
accrochéeakʁɔʃe
à
cetsɛt
anneauano
,
jeʒə
n'aurais
qu'à
chanterʃɑ̃te
uneyn
desde
chansonsʃɑ̃sɔ̃
quekə
jeʒə
chanteʃɑ̃t
sisi
bienbjɛ̃
...
Avec modestie
LA PÉRICHOLE
Cesə
n'est
paspa
moimwa
quiki
parlepaʁl
,
c'est
lelə
vice-roivisʁwa
.
saluant cérémonieusement
LE VIEUX PRISONNIER
Oho
!
madamemadam
!...
à part
PIQUILLO
C'est
unœ̃
hommeɔm
dudy
mondemɔ̃d
.
LA PÉRICHOLE
Ilil
a
ditdi
qu'il
seraitsəʁɛ
làla
;
quekə
,
lorsqu'il
m'entendrait
chanterʃɑ̃te
,
ilil
reviendraitʁəvjɛ̃dʁɛ
...
alorsalɔʁ
,
vousvu
comprenezkɔ̃pʁəne
...
Toitwa
,
Piquillo
,
tuty
vasva
tetə
remettreʁəmɛtʁ
prèspʁɛ
dedə
tontɔ̃
murmyʁ
,
commekɔm
sisi
tuty
étaisetɛ
toujourstuʒuʁ
attachéataʃe
;
vousvu
,
bonbɔ̃
vieillardvjɛjaʁ
,
vousvu
allezale
vousvu
cacherkaʃe
derrièredɛʁjɛʁ
cesə
pilierpilje
...
moimwa
,
jeʒə
vaisvɛ
chanterʃɑ̃te
...
lelə
vice-roivisʁwa
viendravjɛ̃dʁa
,
ete
,
dèsdɛ
qu'il
serasəʁa
à
portéepɔʁte
...
LE VIEUX PRISONNIER
Nousnu
sautonssotɔ̃
sursyʁ
luilɥi
.
PIQUILLO
Nousnu
lelə
ficelonsfisəlɔ̃
,
nousnu
luilɥi
chiponsʃipɔ̃
sesse
cléskle
.
LA PÉRICHOLE
Ete
nousnu
décamponsdekɑ̃pɔ̃
...
Y
sommes-nous
?
LE VIEUX PRISONNIER
Nousnu
y
sommessɔm
.
la tête tournée vers la porte
LA PÉRICHOLE
Jeʒə
t'adore
!...
Sisi
jeʒə
suissɥi
follefɔl
,
C'est
dedə
toitwa
!...
Comptekɔ̃t
là-dessusladsy
...
Entre Don Andrès.
SCÈNE IX
Les Mêmes, Don Andrès.
DON ANDRÈS
Elleɛl
m'adore
...
j'ai
bienbjɛ̃
entenduɑ̃tɑ̃dy
...
elleɛl
m'adore
,
jeʒə
puispɥi
compterkɔ̃te
là-dessusladsy
.
LA PÉRICHOLE
C'est
vousvu
,
Dondɔ̃
Andrès
?
DON ANDRÈS
Ouiwi
,
c'est
moimwa
.
Ehe
bienbjɛ̃
,
vousvu
êtesɛt
devenuedəvəny
raisonnableʁɛzɔnabl
?
LA PÉRICHOLE
Touttu
à
faitfɛ
raisonnableʁɛzɔnabl
!
DON ANDRÈS
Ete
vousvu
m'adorez
?
LA PÉRICHOLE
Ete
jeʒə
vousvu
adoreadɔʁ
!...
PIQUILLO
ete
LElə
VIEUXvjø
PRISONNIERpʁizɔnje
qui se sont rapprochés, jettent une corde autour du corps du vice-roi, l'emmènent près du pilier, l'y attachent solidement.
LA PÉRICHOLE
Tuty
vasva
voirvwaʁ
commekɔm
elleɛl
t'adore
,
tuty
vasva
voirvwaʁ
...
DON ANDRÈS
A
moimwa
!...
à
moimwa
!...
Maismɛ
jeʒə
suissɥi
foufu
...
ilil
n'y
a
personnepɛʁsɔn
...
onɔ̃
nenə
m'entendra
paspa
!...
Une fois attaché
DON ANDRÈS
Aha
!
lesle
femmesfam
!
lesle
femmesfam
!...
LA PÉRICHOLE
Tuty
asa
raisonʁɛzɔ̃
,
Dondɔ̃
Andrès
,
lesle
femmesfam
...
Sur le motif du second acte
LA PÉRICHOLE
Qu'est-c'
quiki
,
dansdɑ̃
unœ̃
tasta
d'circonstances
,
Faitfɛ
auxo
roisʁwa
commekɔm
auxo
vice-roisvisʁwa
Commettrekɔmɛtʁ
uneyn
foul'
d'imprudences
Dontdɔ̃
,
plusply
tardtaʁ
,
ilsil
sesə
mord'nt
lesle
doigtsdwa
?...
Lesle
femmesfam
,
ilil
n'y
a
quekə
çasa
,
etc.
LES TROIS PRISONNIERS
Lesle
femmesfam
,
ilil
n'y
a
quekə
çasa
,
etc.
Tous les trois se sauvent.
seul, attaché au pilier
DON ANDRÈS
Ehe
bienbjɛ̃
!
ilsil
ontɔ̃
raisonʁɛzɔ̃
aprèsapʁɛ
touttu
.
Lesle
femmesfam
,
ilil
n'y
a
quekə
çasa
!...
A
moimwa
!
à
moimwa
!
à
moimwa
!...
DEUXIÈME TABLEAU
Décor du premier acte.
SCÈNE PREMIÈRE
Berginella, Guadalena, Mastrilla, puis Piquillo, La Périchole, Le Vieux Prisonnier, puis Don Pedro, Panatellas et des Gardes.
Au lever du rideau, des passants se sauvent en courant. -- Mastrilla est au balcon, les deux autres cousines rangent les tables et les chaises.
MASTRILLA
Quekə
sesə
passe-t-il
doncdɔ̃k
?
touttu
lelə
mondemɔ̃d
a
peurpœʁ
,
touttu
lelə
mondemɔ̃d
sesə
sauvesov
...
BERGINELLA
Onɔ̃
ditdi
quekə
troistʁwa
prisonnierspʁizɔnje
viennentvjɛ̃n
dedə
s'échapper
.
GUADALENA
Ete
toutestut
lesle
milicesmilis
dedə
lala
villevil
sontsɔ̃
sursyʁ
piedpje
pourpuʁ
lesle
rattraperʁatʁape
...
Oho
!...
Entrent Piquillo, la Périchole et le Vieux Prisonnier.
GUADALENA
BERGINELLA
ete
GUADALENA
Piquillo
!...
Lala
Périchole
!...
PIQUILLO
Nenə
nousnu
trahisseztʁaise
paspa
,
mesme
bonnesbɔn
demoisellesdəmwazɛl
,
nenə
nousnu
trahisseztʁaise
paspa
!
embrassant Guadalena
LE VIEUX PRISONNIER
Ilil
y
avaitavɛ
douzeduz
ansɑ̃
...
Piquillo et la Périchole entraînent le Vieux Prisonnier; ils sortent par la droite. - Les Trois Cousines rentrent dans leur cabaret. - Paraît Don Pedro, l'épée à la main, suivi d'un peloton de soldats.
LE VIEUX PRISONNIER
DONdɔ̃
PEDRO
ete
CHŒURkœʁ
Enɑ̃
avantavɑ̃
!
enɑ̃
avantavɑ̃
soldatssɔlda
!
Pressonspʁesɔ̃
lelə
paspa
!
pressonspʁesɔ̃
lelə
paspa
!
DON PEDRO
D'un
piedpje
leger
,
d'un
paspa
agileaʒil
,
Visitantvizitɑ̃
lesle
moindresmwɛ̃dʁ
quartierskaʁtje
,
Nousnu
parcouronspaʁkuʁɔ̃
toutetut
lala
villevil
Pourpuʁ
rattraperʁatʁape
lesle
prisonnierspʁizɔnje
.
CHŒUR
Lesle
banditsbɑ̃di
Sontsɔ̃
partispaʁti
;
Toustu
lesle
troistʁwa
A
lala
foisfwa
Ontɔ̃
prispʁi
lala
poudrepudʁ
d'escampette
.
Furetonsfyʁtɔ̃
Ete
cherchonsʃɛʁʃɔ̃
,
Carkaʁ
ilil
fautfo
Vitevit
ete
tôtto
Lelə
découvrirdekuvʁiʁ
dansdɑ̃
leurlœʁ
cachettekaʃɛt
.
Doncdɔ̃k
enɑ̃
avantavɑ̃
,
d'un
paspa
agileaʒil
,
Parpaʁ
lesle
quaiskɛ
ete
parpaʁ
lesle
faubourgsfobuʁ
;
Traquons-les
dansdɑ̃
toutetut
lala
villevil
,
Suivonssɥivɔ̃
leurslœʁ
tourstuʁ
ete
leurslœʁ
détoursdetuʁ
!
Sur la fin du choeur, Panatellas entre à la tête d'une autre patrouille.
DEUXIÈME PATROUILLE
Enɑ̃
avantavɑ̃
!
enɑ̃
avantavɑ̃
soldatssɔlda
!
Pressonspʁesɔ̃
lelə
paspa
!
pressonspʁesɔ̃
lelə
paspa
!
PANATELLAS
Lala
fouleful
nousnu
suitsɥi
,
gouailleusegwajøz
,
Ete
riantʁijɑ̃
dedə
notrenɔtʁ
embarrasɑ̃baʁa
,
Nousnu
chanteʃɑ̃t
dedə
sasa
voixvwa
railleuseʁajøz
:
«
L'attrap'ra
!...
l'attrap'ra
paspa
!...»
CHŒUR
Lesle
banditsbɑ̃di
Sontsɔ̃
partispaʁti
,
etc.
Après ce choeur, sortie des patrouilles et rentrée des Trois Cousines
LES TROIS COUSINES
Pauvrespovʁ
gensʒɑ̃
,
oùu
sont-ils
?
Lesle
voilàvwala
bienbjɛ̃
lotislɔti
!
C'est
lala
fautefot
à
lala
Périchole
:
Lelə
satinsatɛ̃
,
lesle
atoursatuʁ
,
Lesle
bijouxbi.ʒu
,
lelə
veloursvəluʁ
!
Elleɛl
étaitetɛ
grisegʁiz
,
elleɛl
étaitetɛ
follefɔl
!...
Maismɛ
,
hélasʼelas
!
pauvrepovʁ
enfantɑ̃fɑ̃
!
Lala
voilàvwala
maintenantmɛ̃tnɑ̃
Plusply
malheureusemalœʁøz
quekə
naguèrenagɛʁ
!
Profitonspʁɔfitɔ̃
sagementsaʒmɑ̃
D'un
teltɛl
enseignementɑ̃sɛɲmɑ̃
,
N'ayons
paspa
lala
têtetɛt
légèreleʒɛʁ
.
MASTRILLA
Ete
sisi
jamaisʒamɛ
notrenɔtʁ
douxdu
maîtremɛtʁ
,
Sisi
notrenɔtʁ
douxdu
maîtremɛtʁ
,
unœ̃
jourʒuʁ
,
Avaitavɛ
l'aplomb
dedə
sesə
permettrepɛʁmɛtʁ
Dedə
nousnu
parlerpaʁle
sesə
sonsɔ̃
amouramuʁ
...
BERGINELLA
Nousnu
aurionsɔʁjɔ̃
bienbjɛ̃
plusply
dedə
sagessesaʒɛs
!
Ete
nousnu
ferionsfəʁjɔ̃
,
sursyʁ
mama
foifwa
!
Avecavɛk
beaucoupboku
dedə
politessepɔlitɛs
,
Lala
révérance
auo
vice-roivisʁwa
.
GUADALENA
Carkaʁ
,
vraivʁɛ
,
celasəla
passepas
troptʁo
vitevit
Uneyn
fortunefɔʁtyn
à
lala
courkuʁ
!
Lelə
règneʁɛɲ
dedə
lala
favoritefavɔʁit
N'aura
paspa
durédyʁe
plusply
d'un
jourʒuʁ
!
Rentrent Don Pedro et Panatellas à la tête de leurs patrouilles. Derrière les patrouilles, le populaire.
REPRISE GÉNÉRALE
Lesle
banditsbɑ̃di
Sontsɔ̃
partispaʁti
,
etc.
Entre le vice-roi suivi de ses pages.
SCÈNE II
REPRISE GÉNÉRALE
Lesle
Mêmesmɛm
,
Dondɔ̃
Andrès
.
DON ANDRÈS
Ilsil
sontsɔ̃
prispʁi
,
n'est-ce
paspa
?
DON PEDRO
Altessealtɛs
!...
DON ANDRÈS
Ilsil
sontsɔ̃
prispʁi
?...
ilsil
sontsɔ̃
arrêtésaʁete
?...
PANATELLAS
Onɔ̃
estɛst
sursyʁ
leurslœʁ
tracestʁas
,
Altessealtɛs
,
onɔ̃
estɛst
sursyʁ
leurslœʁ
tracestʁas
.
DON ANDRÈS
Sursyʁ
leurslœʁ
tracestʁas
...
Aha
!
jeʒə
lala
connaiskɔnɛ
,
celle-làsɛl.la
,
jeʒə
saissɛ
cesə
quekə
çasa
veutvø
dirediʁ
...
PANATELLAS
Maismɛ
,
Altessealtɛs
,
çasa
veutvø
dirediʁ
...
DON ANDRÈS
Quekə
vousvu
n'avez
rienʁjɛ̃
trouvétʁuve
,
quekə
vousvu
nenə
savezsave
rienʁjɛ̃
...
Ainsiɛ̃si
,
deuxdø
misérablesmizeʁabl
aurontɔʁɔ̃
oséoze
porterpɔʁte
lala
mainmɛ̃
sursyʁ
mama
personnepɛʁsɔn
sacréesakʁe
;
ilsil
l'auront
ficeléefisle
commekɔm
unœ̃
saucissonsosisɔ̃
,
mama
personnepɛʁsɔn
sacréesakʁe
!
puispɥi
ilsil
sesə
serontsəʁɔ̃
sauvéssove
,
enɑ̃
sesə
moquantmɔkɑ̃
dedə
moimwa
...
Ete
,
quandkɑ̃
jeʒə
vousvu
demandedəmɑ̃d
,
à
vousvu
quiki
êtesɛt
gouverneurguvɛʁnœʁ
dedə
mama
villevil
dedə
Limalima
,
à
vousvu
quiki
êtesɛt
premierpʁəmje
gentilhommeʒɑ̃tijɔm
dedə
mama
chambreʃɑ̃bʁ
,
sisi
cessɛ
deuxdø
misérablesmizeʁabl
sontsɔ̃
arrêtésaʁete
,
vousvu
pensezpɑ̃se
qu'il
vousvu
suffirasy.fiʁ
dedə
memə
répondreʁepɔ̃dʁ
:
«
Onɔ̃
estɛst
sursyʁ
leurslœʁ
tracestʁas
,
Altessealtɛs
,
onɔ̃
estɛst
sursyʁ
leurslœʁ
tracestʁas
!...»
DON PEDRO
J'ai
fouilléfuje
lelə
palaispalɛ
,
Altessealtɛs
,
ete
j'ai
fouilléfuje
lesle
bougesbuʒ
;
j'ai
fouilléfuje
lesle
boutiquesbutik
,
j'ai
fouilléfuje
lesle
bazarsbazaʁ
,
j'ai
fouilléfuje
lesle
bazarsbazaʁ
,
j'ai
fouilléfuje
lesle
cabaretskabaʁɛ
,
j'ai
fouilléfuje
lesle
hôtelsotɛl
garnisgaʁni
,
j'ai
fouilléfuje
...
DON ANDRÈS
Ete
vousvu
,
Panatellas
?..
PANATELLAS
Moimwa
,
Altessealtɛs
,
j'ai
fouilléfuje
lesle
habitantsabitɑ̃
.
DON ANDRÈS
Ete
vousvu
n'avez
rienʁjɛ̃
trouvétʁuve
?
PANATELLAS
Paspa
grand'chose
,
Altessealtɛs
.
DON ANDRÈS
Vousvu
ditesdit
çasa
parcepaʁs
quekə
vousvu
avezave
peurpœʁ
quekə
jeʒə
vousvu
demandedəmɑ̃d
mama
partpaʁ
...
Avancezavɑ̃se
unœ̃
peupø
,
lesle
troistʁwa
cousineskuzin
.
BERGINELLA
Altessealtɛs
!...
DON ANDRÈS
Vousvu
lala
connaissiezkɔnɛsje
,
vousvu
,
cettesɛt
Périchole
dedə
malheurmalœʁ
?
vousvu
lelə
connaissiezkɔnɛsje
,
cesə
Piquillo
?
MASTRILLA
Ouiwi
,
Altessealtɛs
,
maismɛ
...
DON ANDRÈS
Vousvu
lesle
avezave
vusvy
,
sanssɑ̃
doutedut
?...
troublée
GUADALENA
Nonnɔ̃
...
Altessealtɛs
...
nonnɔ̃
...
A ses cousines
GUADALENA
N'est-ce
paspa
quekə
nousnu
nenə
lesle
avonsavɔ̃
paspa
vusvy
?
DON ANDRÈS
Vousvu
vousvu
troubleztʁuble
,
faites-y
attentionatɑ̃sjɔ̃
,
lesle
troistʁwa
cousineskuzin
!...
Jeʒə
vousvu
feraifɛʁɛ
battrebatʁ
dedə
vergesvɛʁʒ
,
sisi
vousvu
nenə
memə
ditesdit
paspa
lala
véritéveʁite
...
Vousvu
entendezɑ̃tɑ̃de
,
jeʒə
vousvu
feraifɛʁɛ
battrebatʁ
dedə
vergesvɛʁʒ
aprèsapʁɛ
vousvu
avoiravwaʁ
faitfɛ
préalablementpʁealabləmɑ̃
déshabillerdezabije
jusqu'à
lala
ceinturesɛ̃tyʁ
.
avec un murmure d'adhésion
LA FOULE
Ehe
!
ehe
!...
Aha
!
aha
!...
DON ANDRÈS
Çasa
vousvu
amuseamyz
,
çasa
,
vousvu
autresotʁ
?
PANATELLAS
Damedam
!
Altessealtɛs
!...
DON ANDRÈS
Ehe
bienbjɛ̃
,
çasa
n'aura
paspa
lieuljø
...
Enɑ̃
chasseʃas
,
messieursme.sjø
,
enɑ̃
chasseʃas
!...
Jeʒə
rattraperaiʁatʁapəʁɛ
ceuxsø
quiki
m'ont
ficeléfisle
,
dussé-je
,
pourpuʁ
lesle
rattraperʁatʁape
,
démolirdemɔliʁ
lala
moitiémwatje
dedə
lala
villevil
!
Enɑ̃
chasseʃas
!
enɑ̃
chasseʃas
!
PLUSIEURS VOIX
Lesle
voilàvwala
!
lesle
voilàvwala
!
remontant
DON ANDRÈS
Quiki
çasa
?
remontant
DON PEDRO
Lala
Périchole
!
Piquillo
!
DON ANDRÈS
Piquillo
,
lala
Périchole
!...
Ilsil
sesə
livrentlivʁ
!
à
lala
bonnebɔn
heureœʁ
!
Entrent la Périchole et Piquillo, suivis du Vieux Prisonnier. -- Entrée absolument pareille à celle du premier acte. Ils ont repris leurs costumes de chanteurs ambulants avec les guitares en sautoir.
SCÈNE III
Les Mêmes, Piquillo, La Périchole, Le Vieux Prisonnier.
aux Trois Cousines
PIQUILLO
Vousvu
permettezpɛʁmɛte
,
n'est-ce
paspa
?
effarées
LES TROIS COUSINES
Maismɛ
,
trèstʁɛ
volontiersvɔlɔ̃tje
,
trèstʁɛ
volontiersvɔlɔ̃tje
!
PIQUILLO
Mercimɛʁsi
,
mesme
bonnesbɔn
demoisellesdəmwazɛl
...
mesme
bonnesbɔn
demoisellesdəmwazɛl
,
jeʒə
vousvu
remercieʁəmɛʁsi
bienbjɛ̃
...
Tapis étendu, cahiers de chansons, soucoupe pour la quête
PIQUILLO
Enɑ̃
voilàvwala
unœ̃
publicpyblik
,
heinʼɛ̃
?
lala
Périchole
!...
ilil
s'agit
dedə
nousnu
distinguerdistɛ̃ge
.
LA PÉRICHOLE
Ete
ilil
fautfo
espérerɛspeʁe
quekə
lesle
gensʒɑ̃
quiki
nousnu
écoutentekut
serontsəʁɔ̃
généreuxʒeneʁø
,
trèstʁɛ
généreuxʒeneʁø
.
DON ANDRÈS
Tuty
verrasvɛʁa
bienbjɛ̃
!
LA PÉRICHOLE
Y
es-tu
?
PIQUILLO
J'y
suissɥi
.
LA PÉRICHOLE
Lala
clémenceklemɑ̃s
d'Auguss
...
flatté
DON ANDRÈS
Çasa
,
c'est
délicatdelika
!
LA PÉRICHOLE
Lala
clémenceklemɑ̃s
d'Auguss
...
ouu
lesle
Coupableskupabl
récompensésʁekɔ̃pɑ̃se
quandkɑ̃
ilsil
auraientɔʁɛ
dudy
êtreɛtʁ
punispyni
...
PIQUILLO
Complaintekɔ̃plɛ̃t
brillantebʁijɑ̃t
,
enɑ̃
troistʁwa
coupletskuplɛ
.
Don Andrès aperçoit le Vieux Prisonnier portant un basson.
DON ANDRÈS
Quekə
vois-je
!
lelə
marquismaʁki
dedə
Santarem
!
Pour toute réponse, le marquis de Santarem attaque sur son basson la ritournelle de la complainte suivante.
LA PÉRICHOLE
Écoutezekute
,
peup'
d'Amérique
,
Dedə
l'Espagne
ete
dudy
Péroupeʁu
,
Écoutezekute
...
çasa
n'coût'
qu'un
sousu
!...
L'histoire
trèstʁɛ
véridiqueveʁidik
.
Dedə
deuxdø
amantsamɑ̃
malheureuxmalœʁø
,
Quiki
finir'nt
parpaʁ
êtreɛtʁ
heureuxœʁø
.
ENSEMBLE
Dedə
deuxdø
amantsamɑ̃
malheureuxmalœʁø
,
Quiki
finir'nt
parpaʁ
êtreɛtʁ
heureuxœʁø
.
PIQUILLO
Lelə
vice-roivisʁwa
,
enɑ̃
colèrekɔlɛʁ
Lesle
fitfi
,
pourpuʁ
certain'
raisonʁɛzɔ̃
,
Mettremɛtʁ
toustu
deuxdø
enɑ̃
prisonpʁizɔ̃
;
Heureus'ment
,
ilsil
s'évadèrent
,
Grâcegʁas
à
unœ̃
vieuxvjø
prisonnierpʁizɔnje
,
Quiki
dudy
bassonbasɔ̃
savaitsavɛ
jouerʒwe
.
ENSEMBLE
Grâcegʁas
à
unœ̃
vieuxvjø
prisonnierpʁizɔnje
,
Quiki
dudy
bassonbasɔ̃
savaitsavɛ
jouerʒwe
.
LA PÉRICHOLE
Onɔ̃
lesle
traquetʁak
,
onɔ̃
lesle
repinceʁəpɛ̃s
,
Onɔ̃
vava
lesle
percerpɛʁse
dedə
coupsku
...
Maismɛ
ilsil
tombenttɔ̃b
auxo
genouxʒənu
,
Auxo
genouxʒənu
dedə
leurlœʁ
bonbɔ̃
princepʁɛ̃s
,
Quiki
lesle
accableakabl
toustu
deuxdø
Soussu
unœ̃
pardonpaʁdɔ̃
généreuxʒeneʁø
!
ENSEMBLE
Quiki
lesle
accableakabl
toustu
deuxdø
Soussu
unœ̃
pardonpaʁdɔ̃
généreuxʒeneʁø
!
à Piquillo
LA PÉRICHOLE
Ete
maintenantmɛ̃tnɑ̃
,
laisse-moi
fairefɛʁ
lala
quêtekɛt
ete
laisse-moi
lala
fairefɛʁ
commekɔm
jeʒə
l'entends
.
A Don Andrès
LA PÉRICHOLE
Reprenezʁəpʁəne
vosvo
diamantsdjamɑ̃
,
Altessealtɛs
;
touttu
cesə
quekə
nousnu
vousvu
demandonsdəmɑ̃dɔ̃
,
c'est
dedə
nenə
paspa
nousnu
fairefɛʁ
pendrepɑ̃dʁ
.
PIQUILLO
Ete
dedə
nenə
paspa
nousnu
réclamerʁeklame
lesle
quatrekatʁ
piastrespjastʁ
...
vousvu
savezsave
...
pourpuʁ
notrenɔtʁ
mariagemaʁjaʒ
...
DON ANDRÈS
Dondɔ̃
Andrès
dedə
Ribeira
n'a
paspa
pourpuʁ
habitudeabityd
dedə
reprendreʁəpʁɑ̃dʁ
cesə
qu'il
a
donnédɔne
:
gardezgaʁde
touttu
.
Votrevɔtʁ
conduitekɔ̃dɥit
memə
causekoz
tanttɑ̃
d'admiration
,
quekə
,
sisi
jeʒə
nenə
memə
retenaisʁətənɛ
paspa
,
jeʒə
pleureraisplœʁəʁɛ
commekɔm
uneyn
bêtebɛt
...
Approchezapʁɔʃe
,
marquismaʁki
dedə
Santarem
...
Qu'aviez-vous
doncdɔ̃k
faitfɛ
pourpuʁ
êtreɛtʁ
mismi
enɑ̃
prisonpʁizɔ̃
?
LE VIEUX PRISONNIER
Jeʒə
n'en
saissɛ
rienʁjɛ̃
.
DON ANDRÈS
C'est
fâcheuxfaʃø
:
j'aurais
aiméɛme
à
vousvu
lelə
pardonnerpaʁdɔne
...
Maismɛ
,
puisquepɥiskə
vousvu
n'en
savezsave
rienʁjɛ̃
...
qu'on
lelə
reconduisse
dansdɑ̃
sonsɔ̃
cachotkaʃo
.
LE VIEUX PRISONNIER
Çasa
m'est
égalegal
:
j'ai
monmɔ̃
petitpəti
couteaukuto
.
DON ANDRÈS
Vousvu
deuxdø
,
vousvu
êtesɛt
libreslibʁ
.
ENSEMBLE
Libreslibʁ
!
LA PÉRICHOLE
Ete
richesʁiʃ
!...
Tuty
voisvwa
,
quandkɑ̃
c'est
moimwa
quiki
faisfɛ
lala
quêtekɛt
!...
PIQUILLO
O
monmɔ̃
amanteamɑ̃t
!
LA PÉRICHOLE
O
monmɔ̃
amantamɑ̃
!
Finale
PIQUILLO
Toustu
deuxdø
,
auo
tempstɑ̃
dedə
peinepɛn
ete
dedə
misèremizɛʁ
,
Dansdɑ̃
bienbjɛ̃
desde
courskuʁ
avonsavɔ̃
chantéʃɑ̃te
souventsuvɑ̃
.
LA PÉRICHOLE
Nousnu
vousvu
dironsdiʁɔ̃
,
avecavɛk
franchisefʁɑ̃ʃiz
entièreɑ̃tjɛʁ
,
Quekə
c'est
iciisi
qu'on
faitfɛ
lelə
plusply
d'argent
.
PIQUILLO
Nousnu
vousvu
quittonskitɔ̃
...
Ainsiɛ̃si
quekə
l'hirondelle
,
Versvɛʁ
d'autres
cieuxsjø
nousnu
prenonspʁənɔ̃
notrenɔtʁ
volvɔl
.
LA PÉRICHOLE
Maismɛ
enɑ̃
partantpaʁtɑ̃
,
reprenonsʁəpʁənɔ̃
dedə
plusply
bellebɛl
Ilil
grandiragʁɑ̃diʁa
,
carkaʁ
ilil
estɛst
Espagnolɛspaɲɔl
!
ENSEMBLE
Ilil
grandiragʁɑ̃diʁa
,
carkaʁ
ilil
estɛst
Espagnolɛspaɲɔl
!
CHŒUR
Ilil
grandiragʁɑ̃diʁa
,
carkaʁ
ilil
estɛst
Espagnolɛspaɲɔl
!