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Berlioz, Hector · opera

Les Troyens

Les Troyens Berlioz, Hector · opera
Berlioz, Hector

Les Troyens

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ACTE PREMIER
N° 1 – Chœur de la populace troyenne
Le peuple troyen se répandant joyeusement dans la plaine. Soldats, citoyens, femmes, et enfants. Danses, jeux divers. Trois bergers jouent de la double flûte au sommet du tombeau d’ Achille.
CHŒUR
Haʼa
!
haʼa
!
Aprèsapʁɛ
dixdis
ansɑ̃
passéspase
dansdɑ̃
nosno
muraillesmyʁaj
,
Aha
!
quelkɛl
bonheurbɔnœʁ
de
respirerʁɛspiʁe
L
airɛʁ
purpyʁ
desde
champsʃɑ̃
,
que
le
crikʁi
desde
bataillesbataj
Ne
vava
plusply
déchirerdeʃiʁe
.
Jeunes garçons et enfants accourant avec des débris d’ armes à la main
CHŒUR
Que
de
débrisdebʁi
!
Unœ̃
ferfɛʁ
de
lancelɑ̃s
!
Jeʒə
trouvetʁuv
unœ̃
casquekask
!
Ete
moimwa
,
deux
javelotsʒavlo
!
Voyezvwaje
,
ce
bouclierbuklije
immenseimɑ̃s
!
Ilil
porteraitpɔʁtəʁɛ
unœ̃
hommeɔm
sursyʁ
lesle
flotsflo
.
Quelskɛl
poltronspɔltʁɔ̃
que
ces
Grecsgʁɛk
!
UN SOLDAT
Savez-voussɛ.ty
quellekɛl
tentetɑ̃t
Enɑ̃
ce
lieuljø
mêmemɛm
s
élevaiteləvɛ
?
CHŒUR
Nonnɔ̃
!
Dites-le
...
C
étaitetɛ
?
UN SOLDAT
Cellesɛl
d
Achilleaʃil
.
se reculant avec terreur
CHŒUR
Dieuxdjø
!
UN SOLDAT
Restezʁɛste
,
troupetʁup
vaillantevajɑ̃t
!
Achilleaʃil
estɛst
mortmɔʁ
,
vousvu
pouvezpuve
voirvwaʁ
iciisi
Sasa
tombetɔ̃b
,
lala
voicivwasi
.
CHŒUR
C
estɛst
vraivʁɛ
;
de
ce
monstremɔ̃stʁ
homicideɔmisid
Pâris
nousnu
délivradelivʁa
.
Connais-tu
le
chevalʃval
De
boisbwa
,
quky
avantavɑ̃
de
partirpaʁtiʁ
pourpuʁ
l
Aulide
Construisirentkɔ̃stʁɥiziʁ
lesle
Grecsgʁɛk
?
Ce
chevalʃval
colossalkɔlɔsal
,
Leurlœʁ
offrandeɔfʁɑ̃d
à
Pallaspa.las
,
dansdɑ̃
sesse
vastesvast
entraillesɑ̃tʁaj
Tiendraittjɛ̃dʁɛ
unœ̃
bataillonbatajɔ̃
.
Onɔ̃
abataba
lesle
muraillesmyʁaj
.
Dansdɑ̃
lala
villevil
,
ce
soirswaʁ
,
nousnu
allonsalɔ̃
le
traînertʁɛne
;
Onɔ̃
ditdi
que
le
roiʁwa
vientvjɛ̃
tantôttɑ̃to
l
examinerɛgzamine
!
u
doncdɔ̃k
est-ilɛ.t‿il
?
Sursyʁ
le
bordbɔʁ
dudy
Scamandre
!
Ilil
fautfo
le
voirvwaʁ
sanssɑ̃
plusply
attendreatɑ̃dʁ
!
Couronskuʁɔ̃
!
couronskuʁɔ̃
!
Le
chevalʃval
!
le
chevalʃval
!
Ils sortent en tumulte
N° 2 – Récitatif et air
Pendant la fin de la scène précédente, Cassandre a paru au milieu des groupes, parcourant la plaine avec agitation. Son regard est inquiet et égaré.
CASSANDRE
Lesle
Grecsgʁɛk
ontɔ̃
disparudispaʁy
!...
mais
quelkɛl
desseindesɛ̃
fatalfatal
Cachekaʃ
de
ce
départdepaʁ
l
étrangeetʁɑ̃ʒ
promptitudepʁɔ̃tityd
?
Touttu
vientvjɛ̃
justifierʒystifje
mama
sombresɔ̃bʁ
inquiétudeɛ̃kjetyd
!
J
aiɛ
vuvy
l
ombreɔ̃bʁ
d
Hectorɛk.tɔʁ
parcourirpaʁkuʁiʁ
nosno
rempartsʁɑ̃paʁ
Commekɔm
unœ̃
veilleurvɛjœʁ
de
nuitnɥi
,
j
aiɛ
vuvy
sesse
noirsnwaʁ
regardsʁəgaʁ
Interrogerɛ̃teʁɔʒe
auo
loinlwɛ̃
le
détroitdetʁwa
de
Sigée
...
Malheurmalœʁ
!
dansdɑ̃
lala
foliefɔli
ete
l
ivresseivʁɛs
plongéeplɔ̃ʒe
Lala
fouleful
sortsɔʁ
desde
mursmyʁ
,
ete
Priampʁi.jam
lala
conduitkɔ̃dɥi
!
Malheureuxmalœʁø
Roiʁwa
!
dansdɑ̃
l
éternelleetɛʁnɛl
nuitnɥi
,
C
enɑ̃
estɛst
doncdɔ̃k
fait
,
tuty
vasva
descendredesɑ̃dʁ
!
Tuty
ne
m
écoutesekut
paspa
,
tuty
ne
veux
rienʁjɛ̃
comprendrekɔ̃pʁɑ̃dʁ
,
Malheureuxmalœʁø
peuplepœpl
,
à
l
horreurɔʁœʁ
quiki
me
suitsɥi
!
Chorèbe
,
hélasʼelas
,
ouiwi
,
Chorèbe
lui-mêmelɥimɛm
Croitkʁwa
mama
raisonʁɛzɔ̃
perduepɛʁdy
!...
A
ce
nomnɔ̃
monmɔ̃
effroiefʁwa
Redoubleʁədubl
!
Ô
Dieuxdjø
!
Chorèbe
!
ilil
m
aimeɛm
!
Ilil
estɛst
aiméɛme
!
mais
plusply
d
hymenimɛn
pourpuʁ
moimwa
.
Plusply
d
amouramuʁ
,
de
chantsʃɑ̃
d
allégressealegʁɛs
,
Plusply
de
douxdu
rêvesʁɛv
de
tendressetɑ̃dʁɛs
!
De
l
affreuxafʁø
destindɛstɛ̃
quiki
m
oppresseɔpʁes
Ilil
fautfo
subirsybiʁ
l
inexorableinɛgzɔʁabl
loilwa
!
Elle tombe dans une tendre rêverie
CASSANDRE
Chorèbe
!...
ilil
fautfo
quky
ilil
partepaʁt
ete
quittekit
lala
Troadetʁɔ.ad
.
N° 3 – Duo
Chorèbe s’ avance vivement
CASSANDRE
C
estɛst
luilɥi
!
CHORÈBE
Quandkɑ̃
Troietʁwa
éclateeklat
enɑ̃
transportstʁɑ̃spɔʁ
jusqu
auxo
cieuxsjø
Vousvu
fuyezfɥije
lesle
palaispalɛ
joyeuxʒwajø
Pourpuʁ
lesle
boisbwa
ete
lesle
champsʃɑ̃
,
pensivepɑ̃siv
Hamadryadea.ma.dʁi.jad
!
De
vousvu
onɔ̃
s
inquièteɛ̃kjɛt
...
CASSANDRE
Aha
!
jeʒə
cachekaʃ
à
vosvo
yeux
Le
troubletʁubl
affreuxafʁø
dontdɔ̃
monmɔ̃
âmeam
estɛst
remplieʁɑ̃pli
!
CHORÈBE
Cassandrekasɑ̃dʁ
!
CASSANDRE
Quitte-moi
!
CHORÈBE
Viensvjɛ̃
!
CASSANDRE
Parspaʁ
,
jeʒə
t
enɑ̃
suppliesypli
!
CHORÈBE
Moimwa
,
partirpaʁtiʁ
!
Te
quitterkite
quandkɑ̃
le
plusply
saintsɛ̃
desde
nœudsnœd
...
CASSANDRE
C
estɛst
le
tempstɑ̃
de
mourirmuʁiʁ
ete
nonnɔ̃
paspa
d
êtreɛtʁ
heureuxœʁø
.
CHORÈBE
Reviensʁəvjɛ̃
à
toitwa
,
viergevjɛʁʒ
adoréeadɔʁe
!
Cessesɛs
de
craindrekʁɛ̃dʁ
enɑ̃
cessantsɛsɑ̃
de
prévoirpʁevwaʁ
;
Lèvelɛv
versvɛʁ
lala
voûtevut
azuréeazyʁe
L
œilœj
de
tontɔ̃
âmeam
rassuréeʁasyʁe
.
Laisselɛs
entrerɑ̃tʁe
dansdɑ̃
tontɔ̃
cœurkœʁ
unœ̃
douxdu
rayonʁɛjɔ̃
d
espoirɛspwaʁ
.
CASSANDRE
Touttu
estɛst
menacemənas
auo
cielsjɛl
!
Croiskʁwa
enɑ̃
mama
voixvwa
quky
inspireɛ̃spiʁ
Le
barbarebaʁbaʁ
dieudjø
mêmemɛm
à
nousnu
perdrepɛʁdʁ
acharnéaʃaʁne
.
Auo
livrelivʁ
dudy
destindɛstɛ̃
monmɔ̃
regardʁəgaʁ
a
susy
lireliʁ
,
Jeʒə
voisvwa
l
essaimesɛ̃
de
mauxmo
sursyʁ
nousnu
toustu
déchaînédeʃene
!
Ilil
vava
tombertɔ̃be
sursyʁ
Troietʁwa
!
A
sasa
fureurfyʁœʁ
enɑ̃
proiepʁwa
,
Le
peuplepœpl
vava
rugirʁyʒiʁ
Ete
de
sonsɔ̃
sangsɑ̃
rougirʁuʒiʁ
Le
pavépave
de
nosno
ruesʁy
;
Lesle
viergesvjɛʁʒ
demi-nues
,
Auxo
brasbʁa
desde
ravisseursʁavisœʁ
,
Vontvɔ̃
pousserpuse
desde
clameursklamœʁ
A
déchirerdeʃiʁe
lesle
nuesny
!
Déjàdeʒa
le
noirnwaʁ
vautourvotuʁ
,
Sursyʁ
lala
plusply
hauteʼot
tourtuʁ
A
chantéʃɑ̃te
le
carnagekaʁnaʒ
!
Touttu
s
écrouleekʁul
!
touttu
nagenaʒ
Sursyʁ
unœ̃
fleuveflœv
de
sangsɑ̃
,
Ete
dansdɑ̃
tontɔ̃
flancflɑ̃
Le
ferfɛʁ
d
unœ̃
Grecgʁɛk
!...
Aha
!
Chorèbe soutient un instant dans ses bras Cassandre à demi évanouie
CHORÈBE
Pauvrepovʁ
âmeam
égaréeegaʁe
!
Reviensʁəvjɛ̃
à
toitwa
,
viergevjɛʁʒ
adoréeadɔʁe
!
Cessesɛs
de
craindrekʁɛ̃dʁ
enɑ̃
cessantsɛsɑ̃
de
prévoirpʁevwaʁ
;
Lèvelɛv
versvɛʁ
lala
voûtevut
azuréeazyʁe
L
œilœj
de
tontɔ̃
âmeam
rassuréeʁasyʁe
.
Laisselɛs
entrerɑ̃tʁe
dansdɑ̃
tontɔ̃
cœurkœʁ
unœ̃
douxdu
rayonʁɛjɔ̃
d
espoirɛspwaʁ
.
CASSANDRE
Lala
mortmɔʁ
déjàdeʒa
planeplan
dansdɑ̃
l
airɛʁ
...
Ete
j
aiɛ
vuvy
le
sinistresinistʁ
éclaireklɛʁ
De
sonsɔ̃
froidfʁwa
regardʁəgaʁ
homicideɔmisid
!
Sisi
tuty
m
aimesɛm
,
va-t
enɑ̃
Parspaʁ
!...
vava
rendreʁɑ̃dʁ
à
tontɔ̃
pèrepɛʁ
Unœ̃
appuiapɥi
nécessairenesesɛʁ
A
sesse
vieuxvjø
ansɑ̃
,
Inutileinytil
pourpuʁ
nousnu
.
CHORÈBE
Ehe
,
de
quelkɛl
œilœj
,
sisi
de
teltɛl
mauxmo
sursyʁ
nousnu
Devaientdəvɛ
tombertɔ̃be
,
chèreʃɛʁ
insenséeɛ̃sɑ̃se
,
Monmɔ̃
pèrepɛʁ
me
reverrait-il
Fuyantfɥijɑ̃
mama
fiancéefijɑ̃se
Auo
momentmɔmɑ̃
dudy
périlpeʁil
?
Mais
le
cielsjɛl
ete
lala
terretɛʁ
,
Oublieuxublijø
de
lala
guerregɛʁ
Proclamentpʁɔklam
tontɔ̃
erreurɛʁœʁ
.
Cettesɛt
tièdetjɛd
douceurdusœʁ
Dudy
soufflesufl
de
lala
brisebʁiz
Ete
cettesɛt
mermɛʁ
quiki
brisebʁiz
Sisi
mollementmɔlmɑ̃
sesse
flotsflo
Auxo
capskap
de
Ténédos
;
Sursyʁ
lala
plaineplɛn
ondoyanteɔ̃dwajɑ̃t
Ces
tranquillestʁɑ̃kil
troupeauxtʁupo
,
Ce
pâtrepatʁ
heureuxœʁø
quiki
chanteʃɑ̃t
Ete
ces
joyeuxʒwajø
oiseauxwazo
Semblentsɑ̃bl
ne
fairefɛʁ
entendreɑ̃tɑ̃dʁ
,
Soussu
le
célesteselɛst
dais
,
Ete
partoutpaʁtu
ne
répandreʁepɑ̃dʁ
Que
l
hymneimn
de
lala
paix
.
CASSANDRE
Signessiɲ
trompeurstʁɔ̃pœʁ
!
calmekalm
perfidepɛʁfid
!
Lala
mortmɔʁ
déjàdeʒa
planeplan
dansdɑ̃
l
airɛʁ
,
Ete
j
aiɛ
vuvy
le
sinistresinistʁ
éclaireklɛʁ
De
sonsɔ̃
froidfʁwa
regardʁəgaʁ
homicideɔmisid
!
Quitte-nous
dès
ce
soirswaʁ
,
Entends-moi
,
jeʒə
t
imploreɛ̃plɔʁ
,
Dansdɑ̃
nosno
mursmyʁ
que
l
auroreɔʁɔʁ
Ne
puissepɥis
te
revoirʁəvwaʁ
!
D
épouvanteepuvɑ̃t
j
expireɛkspiʁ
Ete
monmɔ̃
cœurkœʁ
se
déchiredeʃiʁ
!
Parspaʁ
ce
soirswaʁ
,
parspaʁ
ce
soirswaʁ
!
CHORÈBE
Te
quitterkite
,
dès
ce
soirswaʁ
!
Cassandrekasɑ̃dʁ
!
ete
jeʒə
t
adoreadɔʁ
!
Sauve-moi
,
jeʒə
t
imploreɛ̃plɔʁ
,
D
unœ̃
affreuxafʁø
désespoirdezɛspwaʁ
.
Tuty
veux
doncdɔ̃k
que
j
expireɛkspiʁ
?
Sanssɑ̃
pitiépitje
peux-tu
dirediʁ
:
Parspaʁ
ce
soirswaʁ
,
parspaʁ
ce
soirswaʁ
!
CASSANDRE
Sisi
de
tontɔ̃
noblenɔbl
amouramuʁ
,
Chorèbe
,
Tuty
me
cruskʁy
dignediɲ
unœ̃
jourʒuʁ
,
tuty
partiraspaʁtiʁa
!
CHORÈBE
Auo
nomnɔ̃
desde
dieuxdjø
dudy
cielsjɛl
ete
de
l
Érèbe
,
Cassandrekasɑ̃dʁ
,
tuty
m
écouterasekutəʁa
!
A
teste
genouxʒənu
,
jeʒə
tombetɔ̃b
Cassandrekasɑ̃dʁ
!
CASSANDRE
A
tanttɑ̃
de
douleursdulœʁ
jeʒə
succombesykɔ̃b
!
Ô
dieuxdjø
cruelskʁyɛl
!
CHORÈBE
Te
quitterkite
,
dès
ce
soirswaʁ
!
Cassandrekasɑ̃dʁ
!
ete
jeʒə
t
adoreadɔʁ
!
Sauve-moi
,
jeʒə
t
imploreɛ̃plɔʁ
,
D
unœ̃
affreuxafʁø
désespoirdezɛspwaʁ
.
Tuty
veux
doncdɔ̃k
que
j
expireɛkspiʁ
?
Sanssɑ̃
pitiépitje
peux-tu
dirediʁ
:
Parspaʁ
ce
soirswaʁ
,
parspaʁ
ce
soirswaʁ
!
Cassandrekasɑ̃dʁ
!
Ô
désespoirdezɛspwaʁ
!
CASSANDRE
Entends-moi
,
jeʒə
t
imploreɛ̃plɔʁ
Dansdɑ̃
nosno
mursmyʁ
que
l
auroreɔʁɔʁ
Ne
puissepɥis
te
revoirʁəvwaʁ
!
D
épouvanteepuvɑ̃t
j
expireɛkspiʁ
Ete
monmɔ̃
cœurkœʁ
se
déchiredeʃiʁ
!
Parspaʁ
ce
soirswaʁ
,
parspaʁ
ce
soirswaʁ
!
Aveugleavœgl
ete
sourdsuʁ
commekɔm
euxø
!
Tuty
persévèrespɛʁsevɛʁ
A
t
immolerimɔle
à
tontɔ̃
funestefynɛst
amouramuʁ
?
CHORÈBE
Jeʒə
ne
te
quittekit
paspa
!
CASSANDRE
L
épouvantableepuvɑ̃tabl
jourʒuʁ
Te
verravɛʁa
doncdɔ̃k
combattrekɔ̃batʁ
avecavɛk
mesme
frèresfʁɛʁ
?
CHORÈBE
Jeʒə
ne
te
quittekit
paspa
!
CASSANDRE
Ehe
bienbjɛ̃
!
voilàvwala
mama
mainmɛ̃
Ete
monmɔ̃
chasteʃast
baiserbɛze
d
épouseepuz
!
Resteʁɛst
!
Lala
mortmɔʁ
jalouseʒaluz
Préparepʁepaʁ
notrenɔtʁ
litli
nuptialnypsjal
pourpuʁ
demaindəmɛ̃
.
CHORÈBE
Viensvjɛ̃
!
Viensvjɛ̃
!
Il l’ entraîne éperdue
N° 4 – Marche et hymne
Entrent Ascagne à la tête des enfants, Hécube et les princesses, Énée à la tête des guerriers troyens, Priam et les prêtres.
CHŒUR
Dieuxdjø
protecteurspʁɔtɛktœʁ
de
lala
villevil
éternelleetɛʁnɛl
,
Recevezʁə.sə.vwaʁ
notrenɔtʁ
encensɑ̃sɑ̃
;
Ete
dudy
bonheurbɔnœʁ
de
sonsɔ̃
peuplepœpl
fidèlefidɛl
Entendezɑ̃tɑ̃de
lesle
accentsaksɑ̃
!
Ô
vousvu
!
divinsdivɛ̃
auteursotœʁ
de
notrenɔtʁ
délivrancedelivʁɑ̃s
.
Dieudjø
de
l
Olympeɔlɛ̃p
!
Dieudjø
desde
mersmɛʁ
!
Régulateursʁegylatœʁ
de
l
universynivɛʁ
,
Acceptezaksɛpte
lesle
présentspʁezɑ̃
de
lala
reconnaissanceʁəkɔnɛsɑ̃s
.
N° 5 – Combat de ceste – Pas de lutteurs
Danses et jeux populaires
N° 6 – Pantomime
Andromaque entre à pas lents, tenant par la main Astyanax. Ils sont en deuil – vêtus de blanc – tous les deux.
CHŒUR
Andromaqueɑ̃dʁɔmak
ete
sonsɔ̃
filsfis
!
Ô
destindɛstɛ̃
!
Ces
clameursklamœʁ
de
lala
publiquepy.blik
allégressealegʁɛs
...
Astyanax dépose une corbeille de fleurs au pied de l’ autel. Andromaque s’ agenouille à côté de lui et prie pendant quelques instants
CHŒUR
Ete
cettesɛt
immenseimɑ̃s
tristessetʁistɛs
,
Ce
deuildœj
profondpʁɔfɔ̃
,
Andromaque se lève et conduit son fils devant le trône de Priam.
CHŒUR
Ces
muettesmɥɛt
douleursdulœʁ
!
Elle présente l’ enfant au roi et à la reine. Elle attire Astyanax contre son sein et l’ embrasse avec une tendresse convulsive
CHŒUR
Lesle
épousesepuz
,
lesle
mèresmɛʁ
pleurentplœʁ
à
leurlœʁ
aspectaspɛ
...
Priam se lève et bénit l’ enfant. Hécube le bénit à son tour. Le roi et la reine reprennent place sur leurs trônes. Astyanax intimidé revient se réfugier auprès de sa mère. L’ émotion douloureuse d’ Andromaque augmente.
passant au fond du théâtre
CASSANDRE
Hélasʼelas
!
gardegaʁd
teste
pleursplœʁ
,
Veuvevœv
d
Hectorɛk.tɔʁ
...
Andromaque abaisse son voile
CASSANDRE
A
de
prochainspʁɔʃɛ̃
malheursmalœʁ
Tuty
doisdwa
bienbjɛ̃
desde
larmeslaʁm
amèresa.mɛʁ
...
Les larmes la gagnant, Andromaque reprend la main d’ Astyanax et passe devant les divers groupes du peuple pour se retirer. La foule s’ écarte devant les deux personnages. Plusieurs femmes troyennes pleurant, cachent leur visage sur l’ épaule des hommes qui sont auprès d’ elles. Les deux personnages s’ éloignent à pas lents.
CHŒUR
Aha
!
N° 6 bis – Scène de Sinon
coupé par Berlioz
CHŒUR
Unœ̃
traîtretʁɛtʁ
,
unœ̃
espionɛspjɔ̃
!
Pourpuʁ
luilɥi
,
lala
flagellationflaʒɛlasjɔ̃
!
Sanssɑ̃
doutedut
c
estɛst
unœ̃
Grecgʁɛk
!
quky
onɔ̃
l
immoleimɔl
à
Neptunenɛptyn
!
A
mortmɔʁ
le
Grecgʁɛk
,
à
mortmɔʁ
le
Grecgʁɛk
,
à
mortmɔʁ
,
à
mortmɔʁ
!
PRIAM
Pourpuʁ
cettesɛt
humbleœ̃bl
infortuneɛ̃fɔʁtyn
Ayezaje
plusply
de
pitiépitje
!
Laissezlɛse
jusquesʒyskə
à
moimwa
Venirvəniʁ
ce
malheureuxmalœʁø
.
CHŒUR
Ouiwi
,
quky
ilil
répondeʁepɔ̃d
auo
roiʁwa
,
Quky
ilil
parlepaʁl
!
PRIAM
Quelkɛl
est-tu
?
Pourquoipuʁkwa
dansdɑ̃
ces
campagneskɑ̃paɲ
Te
trouvons-nous
errantɛʁɑ̃
?
SINON
Pardonnepaʁdɔn
auo
suppliantsyplijɑ̃
,
grandgʁɑ̃
roiʁwa
!
Jeʒə
l
avoueraiavuʁɛ
,
jeʒə
naquisna.ki
auxo
montagnesmɔ̃taɲ
Dudy
royaumeʁwajom
d
Ithaque
.
CHŒUR
Aha
!
c
estɛst
unœ̃
Grecgʁɛk
!
PRIAM
Tontɔ̃
nomnɔ̃
?
CHŒUR
Quky
onɔ̃
le
brûlebʁyl
vivantvivɑ̃
!
SINON
Onɔ̃
me
nommenɔm
Sinonsinɔ̃
.
Objetɔbʒɛ
de
lala
haineʼɛn
d
Ulysseylis
Jeʒə
fusfy
pourpuʁ
êtreɛtʁ
offertɔfɛʁ
enɑ̃
sacrificesakʁifis
Désignédeziɲe
parpaʁ
ce
chefʃɛf
d
accordakɔʁ
avecavɛk
Calchas
.
Lesle
dieuxdjø
exigeaientɛgziʒɛ
monmɔ̃
trépastʁepa
Pourpuʁ
nousnu
rendreʁɑ̃dʁ
le
ventvɑ̃
auo
retourʁətuʁ
favorablefavɔʁabl
.
J
allaisalɛ
subirsybiʁ
monmɔ̃
sortsɔʁ
;
Mais
l
horreurɔʁœʁ
de
lala
mortmɔʁ
M
ouvrituvʁi
l
asileazil
impénétrableɛ̃penetʁabl
D
unœ̃
fétidefetid
maraismaʁɛ
;
j
y
dérobaideʁɔbɛ
mama
fuitefɥit
,
Desde
sacrificateurssakʁifikatœʁ
jeʒə
trompaitʁɔ̃pɛ
lala
poursuitepuʁsɥit
,
Cachékaʃe
dansdɑ̃
lesle
roseauxʁozo
Jusqu
auo
départdepaʁ
de
nosno
vaisseauxvɛso
.
Depuisdəpɥi
ce
tempstɑ̃
,
enɑ̃
proiepʁwa
à
lala
faimfɛ̃
dévorantedevɔʁɑ̃t
J
erreɛʁ
éperduepɛʁdy
,
tremblanttʁɑ̃blɑ̃
à
l
idéeide
effrayanteefʁɛjɑ̃t
,
Aprèsapʁɛ
m
êtreɛtʁ
soustraitsustʁɛ
à
lala
haineʼɛn
desde
miensmjɛ̃
,
De ne point éviter la fureur des Troyens.
SINON
Telletɛl
estɛst
lala
véritéveʁite
.
Depuis quelque temps Cassandre est entrée avec Chorèbe et examine Sinon d’ un regard soupçonneux.
CASSANDRE
Touttu
n
estɛst
que
perfidiepɛʁfidi
dansdɑ̃
lala
bouchebuʃ
d
unœ̃
Grecgʁɛk
!
apaisant la foule d’ un geste
CHŒUR
Ouiwi
,
Cassandrekasɑ̃dʁ
a
raisonʁɛzɔ̃
!
Entraînons-le
!
PRIAM
Sinonsinɔ̃
,
jeʒə
t
accordeakɔʁd
lala
vievi
Sisi
tuty
veux
me
répondreʁepɔ̃dʁ
enɑ̃
toutetut
véritéveʁite
.
SINON
Soyezswaje
témoinstemwɛ̃
,
ô
dieuxdjø
,
de
mama
sincéritésɛ̃seʁite
!
PRIAM
Quelkɛl
estɛst
l
objetɔbʒɛ
de
l
œuvreœvʁ
merveilleusemɛʁvɛjøz
Que
l
art
desde
Grecsgʁɛk
auo
bordbɔʁ
dudy
Scamandre
élevaeləva
?
Fut-ce
offrandeɔfʁɑ̃d
pieusepjøz
Ouu
machinemaʃin
?
SINON
Ô
Priampʁi.jam
,
Ulysseylis
l
achevaaʃəva
Pourpuʁ
êtreɛtʁ
offerteɔfɛʁt
à
Pallaspa.las
offenséeɔfɑ̃se
;
Ete
lala
déessedeɛs
courroucéekuʁuse
Parpaʁ
le
sacrilègesakʁilɛʒ
quky
unœ̃
jourʒuʁ
Diomède
commitkɔmi
sursyʁ
sasa
divinedivin
imageimaʒ
,
A
ce
prixpʁi
seulsœl
permitpɛʁmi
notrenɔtʁ
retourʁətuʁ
.
Mais
Calchas
ordonnaɔʁdɔna
que
d
étageetaʒ
enɑ̃
étageetaʒ
Le
chevalʃval
s
élevanteləvɑ̃
,
devintdəvɛ̃
sisi
monstrueuxmɔ̃stʁyø
Que
ce
présentpʁezɑ̃
prodigieuxpʁɔdiʒjø
Ne
putpy
êtreɛtʁ
introduitɛ̃tʁɔdɥi
dansdɑ̃
lala
villevil
troyennetʁwajɛn
.
Carkaʁ
...
ouiwi
,
jeʒə
l
avoueraiavuʁɛ
pourpuʁ
moimwa
quoikwa
quky
ilil
adviennead.və.niʁ
,
Sisi
dansdɑ̃
votrevɔtʁ
Ilion
ilil
parvenaitpaʁvənɛ
jamaisʒamɛ
,
Victorieuseviktɔʁjøz
désormaisdezɔʁmɛ
,
Lala
raceʁas
de
Priampʁi.jam
feraitfəʁɛ
tremblertʁɑ̃ble
lala
terretɛʁ
Ete
jusqu
auxo
mursmyʁ
d
Argos
iraitiʁɛ
porterpɔʁte
lala
guerregɛʁ
.
CHŒUR
Quoikwa
!
nousnu
ironsiʁɔ̃
à
notrenɔtʁ
tourtuʁ
Pillerpije
lesle
Argiens
?
CASSANDRE
Ilil
mentmɑ̃
!
CHŒUR
Quellekɛl
bataillebataj
!
Quelkɛl
incendieɛ̃sɑ̃di
!
CASSANDRE
Ilil
mentmɑ̃
!
descend de son trône
PRIAM
Quky
onɔ̃
abatteabat
lala
tourtuʁ
De
lala
portepɔʁt
de
Scée
,
ete
quky
unœ̃
panpɑ̃
de
muraillemyʁaj
Tombetɔ̃b
!
Allezale
!
ete
malgrémalgʁe
lala
ruseʁyz
de
Calchas
Installezɛ̃stale
dansdɑ̃
nosno
mursmyʁ
cettesɛt
offrandeɔfʁɑ̃d
à
Pallaspa.las
.
CHŒUR
A
l
œuvreœvʁ
!
obéissonsɔbeisɔ̃
!
CASSANDRE
Dieuxdjø
éternelsetɛʁnɛl
!
Quky
entends-je
?
Parpaʁ
tata
fillefij
...
parpaʁ
toitwa
...
monmɔ̃
pèrepɛʁ
!
quelkɛl
étrangeetʁɑ̃ʒ
Desseindesɛ̃
!
jeʒə
crainskʁɛ̃
lesle
Grecsgʁɛk
jusquesʒyskə
dansdɑ̃
leurslœʁ
présentspʁezɑ̃
!
Révoqueʁevɔk
l
ordreɔʁdʁ
!
ô
dieuxdjø
!
PRIAM
Reprendsʁəpʁɑ̃
teste
senssɑ̃s
,
chèreʃɛʁ
fillefij
!
CHŒUR
Elleɛl
estɛst
follefɔl
!
allonsalɔ̃
!
PRIAM
Laisselɛs
à
tontɔ̃
pèrepɛʁ
Le
soinswɛ̃
de
protégerpʁɔteʒe
sonsɔ̃
peuplepœpl
ete
sesse
étatseta
.
Plusieurs hommes sortent comme pour aller exécuter l’ ordre de Priam.
CASSANDRE
Aha
!
c
estɛst
le
dernierdɛʁnje
coupku
!
CHORÈBE
Elleɛl
me
désespèredezɛspɛʁ
!
N° 7 – Récit
accourant
ÉNÉE
Dudy
peuplepœpl
ete
desde
soldatssɔlda
,
ô
roiʁwa
!
lala
fouleful
S
enfuitɑ̃fɥi
ete
rouleʁul
Commekɔm
unœ̃
torrenttɔʁɑ̃
;
onɔ̃
ne
peut
l
arrêteraʁete
!
Unœ̃
prodigepʁɔdiʒ
inouïinwi
vientvjɛ̃
de
l
épouvanterepuvɑ̃te
:
Laocoonla.o.ko.ɔ̃
,
voyantvwajɑ̃
quelquekɛlkə
trametʁam
perfidepɛʁfid
Dansdɑ̃
l
ouvrageuvʁaʒ
desde
Grecsgʁɛk
,
a
d
unœ̃
brasbʁa
intrépideɛ̃tʁepid
Lancélɑ̃se
sonsɔ̃
javelotʒavlo
sursyʁ
ce
boisbwa
,
excitantɛksitɑ̃
Le
peuplepœpl
indécisɛ̃desi
ete
flottantflɔtɑ̃
A
le
brûlerbʁyle
.
Alorsalɔʁ
,
gonflésgɔ̃fle
de
rageʁaʒ
,
Deux
serpentssɛʁpɑ̃
monstrueuxmɔ̃stʁyø
s
avancentavɑ̃s
versvɛʁ
lala
plageplaʒ
,
S
élancentelɑ̃s
sursyʁ
le
prêtrepʁɛtʁ
,
enɑ̃
leurslœʁ
terriblestɛʁibl
nœudsnœd
L
enlacentɑ̃las
,
le
brûlantbʁylɑ̃
de
leurlœʁ
haleinealɛn
ardenteaʁ.dɑ̃
,
Ete
le
couvrantkuvʁɑ̃
d
uneyn
bavebav
sanglantesɑ̃glɑ̃t
,
Le
dévorentdevɔʁ
à
nosno
yeux
.
N° 8 – Ottetto et double chœur
PRIAM, PANTHÉE, CHORÈBE, ÉNÉE, HELENUS, CASSANDRE, ASCAGNE, HÉCUBE, LE PEUPLE
ÉNÉE
Châtimentʃatimɑ̃
effroyableefʁwajabl
!
Mystérieusemisteʁjøz
horreurɔʁœʁ
!
A
ce
récitʁesi
cet aspect
ÉNÉE
épouvantableepuvɑ̃tabl
Le
sangsɑ̃
s
estɛst
glacéglase
dansdɑ̃
monmɔ̃
cœurkœʁ
.
Unœ̃
frissonfʁisɔ̃
de
terreurtɛʁœʁ
Ébranleebʁɑ̃l
touttu
monmɔ̃
êtreɛtʁ
!
Laocoonla.o.ko.ɔ̃
!
unœ̃
prêtrepʁɛtʁ
!
Objetɔbʒɛ
de
lala
fureurfyʁœʁ
desde
dieuxdjø
,
Dévorédevɔʁe
palpitantpalpitɑ̃
parpaʁ
ces
monstresmɔ̃stʁ
hideuxʼidø
!
Horreurɔʁœʁ
!
CASSANDRE
Ô
peuplepœpl
déplorabledeplɔʁabl
!
Mystérieusemisteʁjøz
horreurɔʁœʁ
!
A
ce
récitʁesi
épouvantableepuvɑ̃tabl
Le
sangsɑ̃
s
estɛst
glacéglase
dansdɑ̃
monmɔ̃
cœurkœʁ
.
N° 9 – Récitatif et chœur
ÉNÉE
Que
lala
déessedeɛs
nousnu
protègepʁɔtɛʒ
,
Conjuronskɔ̃ʒyʁɔ̃
ce
nouveaunuvo
dangerdɑ̃ʒe
!
Ilil
estɛst
troptʁo
vraivʁɛ
,
Pallaspa.las
vientvjɛ̃
de
vengervɑ̃ʒe
Unœ̃
affreuxafʁø
sacrilègesakʁilɛʒ
.
PRIAM
Pourpuʁ
l
apaiserapɛze
,
suivezsɥive
mesme
ordresɔʁdʁ
sanssɑ̃
retardʁətaʁ
.
ÉNÉE
Déjàdeʒa
sursyʁ
desde
rouleauxʁulo
disposésdispoze
avecavɛk
art
,
Le
chevalʃval
estɛst
placéplase
,
que
chacunʃakœ̃
le
conduisekɔ̃dɥiz
,
Versvɛʁ
le
Palladiumpaladjɔm
enɑ̃
pompepɔ̃p
l
introduiseɛ̃tʁɔdɥiz
!
A
cetsɛt
objetɔbʒɛ
sacrésakʁe
formezfɔʁme
cortègekɔʁtɛʒ
,
enfantsɑ̃fɑ̃
,
Femmesfam
,
guerriersgɛʁje
,
couvrezkuvʁe
de
fleursflœʁ
lala
voievwa
,
Ete
que
jusquesʒyskə
dansdɑ̃
Troietʁwa
Lala
trompettetʁɔ̃pɛt
ete
lala
lyreliʁ
accompagnentakɔ̃paɲ
vosvo
chantsʃɑ̃
!
ENSEMBLE
A
cetsɛt
objetɔbʒɛ
sacrésakʁe
formezfɔʁme
formons
ENSEMBLE
cortègekɔʁtɛʒ
,
enfantsɑ̃fɑ̃
,
Femmesfam
,
guerriersgɛʁje
,
couvrezkuvʁe
couvrons
ENSEMBLE
de
fleursflœʁ
lala
voievwa
,
Ete
que
jusquesʒyskə
dansdɑ̃
Troietʁwa
Lala
trompettetʁɔ̃pɛt
ete
lala
lyreliʁ
accompagnentakɔ̃paɲ
vosvo
/
nosno
chantsʃɑ̃
!
parcourant la scène avec égarement
CASSANDRE
Malheurmalœʁ
!
PRIAM, HÉCUBE, ÉNÉE, PANTHÉE, CHORÈBE, HELENUS
CASSANDRE
Pallaspa.las
,
pardonnepaʁdɔn
à
Troietʁwa
!
Ils sortent. Cassandre reste seul sur l’ avant-scène. Après avoir fait quelques pas pour suivre la foule, elle rentre brusquement
N° 9 – Récitatif et chœur
version tenant compte de la scène de Sinon
PRIAM
Que
lala
déessedeɛs
nousnu
protègepʁɔtɛʒ
,
Conjuronskɔ̃ʒyʁɔ̃
ce
nouveaunuvo
dangerdɑ̃ʒe
!
Sinonsinɔ̃
ditdi
vraivʁɛ
,
Pallaspa.las
vientvjɛ̃
de
vengervɑ̃ʒe
Unœ̃
affreuxafʁø
sacrilègesakʁilɛʒ
.
Pourpuʁ
l
apaiserapɛze
,
suivezsɥive
mesme
ordresɔʁdʁ
sanssɑ̃
retardʁətaʁ
.
Que
sursyʁ
desde
rouleauxʁulo
disposésdispoze
avecavɛk
art
,
Le
chevalʃval
soitswa
placéplase
,
que
chacunʃakœ̃
le
conduisekɔ̃dɥiz
,
Avecavɛk
solennitésɔlanite
le
traînetʁɛn
ete
l
introduiseɛ̃tʁɔdɥiz
!
A
cetsɛt
objetɔbʒɛ
sacrésakʁe
formezfɔʁme
cortègekɔʁtɛʒ
,
enfantsɑ̃fɑ̃
,
Femmesfam
,
guerriersgɛʁje
,
couvrezkuvʁe
de
fleursflœʁ
lala
voievwa
,
Ete
que
jusquesʒyskə
dansdɑ̃
Troietʁwa
Lala
trompettetʁɔ̃pɛt
ete
lala
lyreliʁ
accompagnentakɔ̃paɲ
vosvo
chantsʃɑ̃
!
ENSEMBLE
A
cetsɛt
objetɔbʒɛ
sacrésakʁe
formezfɔʁme
/
formonsfɔʁmɔ̃
cortègekɔʁtɛʒ
,
enfantsɑ̃fɑ̃
,
Femmesfam
,
guerriersgɛʁje
,
couvrezkuvʁe
/
couvronskuvʁɔ̃
de
fleursflœʁ
lala
voievwa
,
Ete
que
jusquesʒyskə
dansdɑ̃
Troietʁwa
Lala
trompettetʁɔ̃pɛt
ete
lala
lyreliʁ
accompagnentakɔ̃paɲ
vosvo
/
nosno
chantsʃɑ̃
!
parcourant la scène avec égarement
CASSANDRE
Malheurmalœʁ
!
PRIAM, HÉCUBE, ÉNÉE, PANTHÉE, CHORÈBE, HELENUS
CASSANDRE
Pallaspa.las
,
pardonnepaʁdɔn
à
Troietʁwa
!
SINON
Grandegʁɑ̃d
Junonʒynɔ̃
,
tuty
me
livreslivʁ
doncdɔ̃k
Troietʁwa
!
Ils sortent. Cassandre reste seul sur l’ avant-scène. Après avoir fait quelques pas pour suivre la foule, elle rentre brusquement.
N° 10 – Air
CASSANDRE
Nonnɔ̃
,
jeʒə
ne
verraivɛʁɛ
paspa
lala
déplorabledeplɔʁabl
fêtefɛt
u
s
enivreɑ̃nivʁ
,
enɑ̃
espoirɛspwaʁ
d
unœ̃
brillantbʁijɑ̃
aveniravniʁ
,
Ce
peuplepœpl
condamnékɔ̃dane
,
que
rienʁjɛ̃
,
hélasʼelas
!
n
arrêteaʁet
Sursyʁ
lala
pentepɑ̃t
dudy
gouffregufʁ
.
Ô
cruelkʁyɛl
souvenirsuvniʁ
!
Gloireglwaʁ
de
lala
Patriepatʁi
!...
Ete
voirvwaʁ
s
évanouirevanwiʁ
Dudy
bonheurbɔnœʁ
le
plusply
purpyʁ
lala
séduisantesedɥizɑ̃t
imageimaʒ
!
Ô
Chorèbe
!
Ô
Priampʁi.jam
!...
Vainsvɛ̃
effortsefɔʁ
de
couragekuʁaʒ
,
Desde
pleursplœʁ
d
angoisseɑ̃gwas
inondentinɔ̃d
monmɔ̃
visagevizaʒ
!
N° 11 – Final : Marche troyenne
On entend le cortège dans un grand éloignement.
CASSANDRE
De
mesme
senssɑ̃s
éperdusepɛʁdy
...
est-ce
uneyn
illusionilyzjɔ̃
?
Lesle
chœurskœʁ
sacréssakʁe
d
Ilion
!
CHŒUR
Dudy
roiʁwa
desde
dieuxdjø
,
ô
fillefij
aiméeɛme
,
Dudy
casquekask
ete
de
lala
lancelɑ̃s
arméeaʁme
,
Sagesaʒ
guerrièregɛʁjɛʁ
auxo
regardsʁəgaʁ
douxdu
,
A
nosno
destinsdɛstɛ̃
soisswa
favorablefavɔʁabl
,
Rendsʁɑ̃
Ilion
inébranlableinebʁɑ̃labl
,
Bellebɛl
Pallaspa.las
,
protège-nous
.
CASSANDRE
Quoikwa
,
déjàdeʒa
le
cortègekɔʁtɛʒ
!...
Auo
loinlwɛ̃
jeʒə
l
aperçoisapɛʁswa
!
L
ennemiɛnmi
vientvjɛ̃
ete
lala
villevil
estɛst
ouverteuvɛʁt
!...
Ce
peuplepœpl
foufu
quiki
se
rueʁy
à
sasa
pertepɛʁt
Semblesɑ̃bl
avoiravwaʁ
devancédəvɑ̃se
lesle
ordresɔʁdʁ
de
sonsɔ̃
Roiʁwa
!
On entend le cortège plus près
CHŒUR
Dudy
roiʁwa
desde
dieuxdjø
,
ô
fillefij
aiméeɛme
,
Dudy
casquekask
ete
de
lala
lancelɑ̃s
arméeaʁme
,
Sagesaʒ
guerrièregɛʁjɛʁ
auxo
regardsʁəgaʁ
douxdu
,
Entendsɑ̃tɑ̃
nosno
voixvwa
,
viergevjɛʁʒ
sublimesyblim
,
Auxo
sonssɔ̃
desde
flûtesflyt
de
Dindyme
Se
mêlermele
auo
plusply
hautʼo
desde
airsɛʁ
.
Que
lala
trompettetʁɔ̃pɛt
phrygiennefʁiʒjɛn
Unieyni
à
lala
lyreliʁ
troyennetʁwajɛn
Te
portepɔʁt
nosno
pieuxpjø
concertskɔ̃sɛʁ
!
CASSANDRE
L
éclatekla
desde
chantsʃɑ̃
augmenteogmɑ̃t
!
L
énormeenɔʁm
machinemaʃin
roulantʁulɑ̃
S
avanceavɑ̃s
!...
lala
voicivwasi
!
entrant en scène
CHŒUR
Dudy
roiʁwa
desde
dieuxdjø
,
ô
fillefij
aiméeɛme
,
Dudy
casquekask
ete
de
lala
lancelɑ̃s
arméeaʁme
,
Sagesaʒ
guerrièregɛʁjɛʁ
auxo
regardsʁəgaʁ
douxdu
,
Souriantesuʁjɑ̃t
guirlandegiʁlɑ̃d
,
A
l
entourɑ̃.tuʁ
de
l
offrandeɔfʁɑ̃d
Dansezdɑ̃se
,
heureuxœʁø
enfantsɑ̃fɑ̃
!
Semezsə.me
sursyʁ
lala
raméeʁame
Lala
neigenɛʒ
parfuméepaʁfyme
Desde
muguetsmygɛ
dudy
printempspʁɛ̃tɑ̃
.
Pallaspa.las
!
protège-nous
!
Les chants cessent brusquement. Le chœur s’ agite en divers sens; quelques femmes sortent comme pour aller voir ce qui se passe hors de la scène et reviennent presque aussitôt.
QUELQUES HOMMES DU PEUPLE
Quky
est-ce
doncdɔ̃k
?
ete
pourquoipuʁkwa
ce
mouvementmuvmɑ̃
d
alarmesalaʁm
?
CASSANDRE
Jupiterʒypitɛʁ
!
onɔ̃
hésiteezit
!
Ete
lala
fouleful
s
agiteaʒit
!
LES FEMMES
Dansdɑ̃
lesle
flancsflɑ̃
dudy
colossekɔlɔs
onɔ̃
entendɑ̃tɑ̃
unœ̃
bruitbʁɥi
d
armesaʁm
...
CASSANDRE
Onɔ̃
s
arrêteaʁet
...
Ô
dieuxdjø
!
Sisi
...
LES HOMMES
Présagepʁezaʒ
heureuxœʁø
!
chantezʃɑ̃te
,
enfantsɑ̃fɑ̃
!
Les chants reprennent avec plus d’ éclat qu’ auparavant.
TOUT LE CHŒUR
Fiersfje
sommetssɔmɛ
de
Pergame
,
D
uneyn
joyeuseʒwajøz
flammeflam
Rayonnezʁɛjɔne
triomphantstʁijɔ̃fɑ̃
!
Le chœur reprend la suite du cortège et sort.
CASSANDRE
Arrêtezaʁete
!
arrêtezaʁete
!
Ouiwi
,
lala
flammeflam
,
lala
hacheʼaʃ
!
Fouillezfuje
le
flancflɑ̃
dudy
monstrueuxmɔ̃stʁyø
chevalʃval
!
Laocoonla.o.ko.ɔ̃
!...
lesle
Grecsgʁɛk
!...
ilil
cachekaʃ
Unœ̃
piègepjɛʒ
infernalɛ̃fɛʁnal
...
Mama
voixvwa
se
perdpɛʁ
!...
plusply
d
espéranceɛspeʁɑ̃s
!
Vousvu
êtesɛt
sanssɑ̃
pitiépitje
,
grandsgʁɑ̃
dieuxdjø
,
Pourpuʁ
ce
peuplepœpl
enɑ̃
démencedemɑ̃s
!
Ô
dignediɲ
emploiɑ̃plwa
de
lala
toute-puissancetutpɥisɑ̃s
,
Le
conduirekɔ̃dɥiʁ
à
l
abîmeabim
enɑ̃
luilɥi
fermantfɛʁmɑ̃
lesle
yeux
!
Elle écoute les derniers sons de la marche triomphale qu’ on distingue encore et qui s’ éteignent tout d’ un coup.
CASSANDRE
Ilsil
entrentɑ̃tʁ
,
c
enɑ̃
estɛst
fait
,
le
destindɛstɛ̃
tienttjɛ̃
sasa
proiepʁwa
!
Sœursœʁ
d
Hectorɛk.tɔʁ
,
vava
mourirmuʁiʁ
soussu
lesle
débrisdebʁi
de
Troietʁwa
!
Elle sort.
ACTE DEUXIÈME
PREMIER TABLEAU
N° 12 – Scène et récitatif
Un appartement du palais d’ Énée, qu’ éclaire à peine une lampe. Rumeurs de combats éloignés. Énée à demi armé dort sur son lit. Ascagne sort tout effrayé d’ un appartement voisin. Il écoute; il s’ approche du lit de son père. Les bruits de la ville cessant de se faire entendre, il n’ ose pas le réveiller et s’ en retourne. D’ un coin obscur s’ avance vers Énée le spectre sanglant d’ Hector d’ un pas lent et solennel. Sa barbe et sa chevelure sont souillées et en désordre. Parvenu auprès d’ Énée, il reste un instant immobile à le contempler et soupire profondément. Un bruit d’ écroulement au loin, plus fort que les précédents, éveille Énée en sursaut. Il voit Hector debout devant lui et après un instant d’ indécision il lui adresse la parole, à demi levé sur son lit
ÉNÉE
Ô
lumièrelymjɛʁ
de
Troietʁwa
!...
Ô
gloireglwaʁ
desde
Troyenstʁwajɛ̃
!
Aprèsapʁɛ
tanttɑ̃
de
labeurslabœʁ
de
teste
concitoyenskɔ̃sitwajɛ̃
,
De
quelskɛl
bordsbɔʁ
inconnusɛ̃kɔny
reviens-tu
?
Quelkɛl
nuagenɥaʒ
Semblesɑ̃bl
voilervwale
teste
yeux
sereinssəʁɛ̃
?
Hectorɛk.tɔʁ
,
quelleskɛl
douleursdulœʁ
ontɔ̃
flétrifletʁi
tontɔ̃
visagevizaʒ
?
L’ OMBRE D’ HECTOR
Aha
!...
fuisfɥi
,
filsfis
de
Vénusvenys
!
l
ennemiɛnmi
tienttjɛ̃
nosno
mursmyʁ
!
De
sonsɔ̃
faîtefɛt
élevéelve
Troietʁwa
entièreɑ̃tjɛʁ
s
écrouleekʁul
!
Unœ̃
ouraganuʁagɑ̃
de
flammesflam
rouleʁul
Desde
templestɑ̃pl
auxo
palaispalɛ
sesse
tourbillonstuʁbijɔ̃
impursɛ̃pyʁ
...
Nousnu
eussionsysjɔ̃
fait
assezase
pourpuʁ
sauversove
lala
patriepatʁi
Sanssɑ̃
l
arrêtaʁɛ
dudy
destindɛstɛ̃
.
Pergame
te
confiekɔ̃fi
Sesse
enfantsɑ̃fɑ̃
ete
sesse
dieuxdjø
.
Vava
,
chercheʃɛʁʃ
l
Italieitali
...
u
pourpuʁ
tontɔ̃
peuplepœpl
renaissantʁənɛsɑ̃
,
Aprèsapʁɛ
avoiravwaʁ
longtempslɔ̃tɑ̃
erréɛʁe
sursyʁ
l
ondeɔ̃d
Tuty
doisdwa
fonderfɔ̃de
unœ̃
empireɑ̃piʁ
puissantpɥisɑ̃
,
Dansdɑ̃
l
aveniravniʁ
,
dominateurdɔminatœʁ
dudy
mondemɔ̃d
,
u
lala
mortmɔʁ
desde
hérosʼeʁo
t
attendatɑ̃
.
Hector s’ éloigne avec solennité et sa forme devient de plus en plus indistincte pendant qu’ Énée le suit d’ un regard effaré.
N° 13 – Récitatif et chœur
Entre Panthée blessé au visage et portant les dieux de Troie.
ÉNÉE
Quellekɛl
espéranceɛspeʁɑ̃s
encorɑ̃.kɔʁ
estɛst
permisepɛʁmiz
,
Panthée
?
u
combattrekɔ̃batʁ
,
u
courirkuʁiʁ
?
PANTHÉE
Lala
villevil
ensanglantéeɑ̃sɑ̃glɑ̃te
Brûlebʁyl
!
c
estɛst
notrenɔtʁ
jourʒuʁ
fatalfatal
!
Priampʁi.jam
n
estɛst
plusply
!
Sortissɔʁti
dudy
monstrueuxmɔ̃stʁyø
chevalʃval
,
Lesle
Grecsgʁɛk
ontɔ̃
massacrémasakʁe
lesle
gardesgaʁd
de
nosno
portespɔʁt
.
Déjàdeʒa
d
innombrablesinɔ̃bʁabl
cohorteskoɔʁt
,
Affluantaflyɑ̃
dudy
dehorsdəɔʁ
,
courentkuʁ
de
toutestut
partspaʁ
Attiseratize
l
incendieɛ̃sɑ̃di
Quky
allumaalyma
de
leurslœʁ
chefsʃɛf
l
infâmeɛ̃fam
perfidiepɛʁfidi
;
D
autresotʁ
occupentɔkyp
lesle
rempartsʁɑ̃paʁ
.
Entre Ascagne
ASCAGNE
Ô
pèrepɛʁ
!
le
palaispalɛ
d
Ucalégon
s
écrouleekʁul
!
Sonsɔ̃
toittwa
fondantfɔ̃dɑ̃
enɑ̃
pluieplɥi
ardenteaʁ.dɑ̃
coulekul
!
l’ interrompant
ÉNÉE
Suis-nous
,
Ascagne
!
Entre Chorèbe, à la tête d’ une troupe armée
CHORÈBE
Auxo
armesaʁm
,
grandgʁɑ̃
Énée
!
Viensvjɛ̃
,
lala
Citadellesitadɛl
cernéesɛʁne
Tienttjɛ̃
encorɑ̃.kɔʁ
!
ÉNÉE
A
touttu
prixpʁi
ilil
fautfo
y
parvenirpaʁvəniʁ
.
Prêtspʁɛ
à
mourirmuʁiʁ
Tentonstɑ̃tɔ̃
de
nousnu
défendredefɑ̃dʁ
.
Le
salutsaly
desde
vaincusvɛ̃ky
estɛst
de
n
enɑ̃
plusply
attendreatɑ̃dʁ
.
Grands bruits et cris lointains
CHŒUR
Le
salutsaly
desde
vaincusvɛ̃ky
estɛst
de
n
enɑ̃
plusply
attendreatɑ̃dʁ
.
Entendez-vousɑ̃.tɑ̃dʁ
L
écroulementekʁulmɑ̃
desde
tourstuʁ
?...
lala
flammeflam
dévorantedevɔʁɑ̃t
?
Lesle
hurlementsʼyʁləmɑ̃
desde
Grecsgʁɛk
?
Toujourstuʒuʁ
leurlœʁ
fouleful
augmenteogmɑ̃t
.
Marchonsmaʁʃɔ̃
!
le
désespoirdezɛspwaʁ
dirigeradiʁiʒəʁa
nosno
coupsku
.
TOUS
Prêtspʁɛ
à
mourirmuʁiʁ
,
tentonstɑ̃tɔ̃
de
nousnu
défendredefɑ̃dʁ
,
Le
salutsaly
desde
vaincusvɛ̃ky
estɛst
de
n
enɑ̃
plusply
attendreatɑ̃dʁ
.
Énée prend la main d’ Ascagne et le place au milieu d’ un groupe armé
TOUS
Marsmaʁs
!
Erinnys
!
conduisez-nous
!
Ils sortent
DEUXIÈME TABLEAU
N° 14 – Chœur – Prière
Un intérieur du palais de Priam. Dans le fond, une galerie à colonnade dont le parapet peu élevé donne sur une place située à une assez grande profondeur. Entre les colonnades on aperçoit au loin le mont Ida. L’ autel de Vesta-Cybèle allumé. Polyxène, femmes troyennes, groupées autour de l’ autel. Quelques-unes sont agenouillées, d’ autres assises à terre, plusieurs sont couchées sur les gradins de l’ autel, la face contre terre. Toutes dans l’ attitude du plus profond accablement.
CHŒUR DES TROYENNES
Aha
!
Puissantepɥisɑ̃t
Cybèle
,
Déessedeɛs
immortelleimɔʁtɛl
,
Mèremɛʁ
desde
malheureuxmalœʁø
,
A
teste
Troyenstʁwajɛ̃
soisswa
secourablesəkuʁabl
,
A
leurslœʁ
effortsefɔʁ
soisswa
favorablefavɔʁabl
Enɑ̃
ces
momentsmɔmɑ̃
affreuxafʁø
!
Sauvesov
de
l
outrageutʁaʒ
Ete
de
l
esclavageɛsklavaʒ
Leurslœʁ
mèresmɛʁ
,
leurslœʁ
sœurssœʁ
.
Brisebʁiz
l
armeaʁm
impieɛ̃pi
De
lala
perfidiepɛʁfidi
Auxo
mainsmɛ̃
desde
vainqueursvɛ̃kœʁ
,
Puissantepɥisɑ̃t
Cybèle
,
Déessedeɛs
immortelleimɔʁtɛl
,
Mèremɛʁ
desde
malheureuxmalœʁø
,
A
teste
Troyenstʁwajɛ̃
soisswa
secourablesəkuʁabl
,
A
leurslœʁ
effortsefɔʁ
soisswa
favorablefavɔʁabl
Enɑ̃
ces
momentsmɔmɑ̃
affreuxafʁø
!
N° 15 – Récitatif et chœur
Entre Cassandre, les cheveux épars.
CASSANDRE
Toustu
ne
périrontpeʁiʁɔ̃
paspa
.
Le
valeureuxvalœʁø
Énée
Ete
sasa
troupetʁup
,
troistʁwa
foisfwa
auo
combatkɔ̃ba
ramenéeʁaməne
,
Ontɔ̃
délivrédelivʁe
nosno
bravesbʁav
citoyenssitwajɛ̃
Enfermésɑ̃fɛʁme
dansdɑ̃
lala
Citadellesitadɛl
.
Le
trésortʁezɔʁ
de
Priampʁi.jam
estɛst
auxo
mainsmɛ̃
desde
Troyenstʁwajɛ̃
.
Bientôt en Italie, où le sort les appelle,
CASSANDRE
Ilsil
verrontvɛʁɔ̃
s
éleverelve
,
plusply
puissantepɥisɑ̃t
ete
plusply
bellebɛl
,
Uneyn
nouvellenuvɛl
Troietʁwa
.
Ilsil
marchentmaʁʃ
versvɛʁ
l
Ida
.
CHŒUR
Ete
Chorèbe
?
CASSANDRE
Ilil
estɛst
mortmɔʁ
.
CHŒUR
Dieuxdjø
cruelskʁyɛl
!
CASSANDRE
De
Vestavɛs.ta
,
Pourpuʁ
lala
dernièredɛʁnjɛʁ
foisfwa
,
à
l
autelotɛl
,
jeʒə
m
inclineɛ̃klin
.
Jeʒə
suissɥi
monmɔ̃
jeuneʒœn
épouxepu
.
Ouiwi
,
cetsɛt
instantɛ̃stɑ̃
terminetɛʁmin
Monmɔ̃
inutileinytil
vievi
.
CHŒUR
Ô
dignediɲ
sœursœʁ
d
Hectorɛk.tɔʁ
!
Prophétessepʁɔfetɛs
que
Troietʁwa
accusaitakyzɛ
de
démencedemɑ̃s
!
De
nousnu
sauversove
,
hierijɛʁ
,
ilil
étaitetɛ
tempstɑ̃
encorɑ̃.kɔʁ
,
Quandkɑ̃
elleɛl
prédisaitpʁedizɛ
cettesɛt
ruineʁɥin
immenseimɑ̃s
!
CASSANDRE
Bientôtbjɛ̃to
elleɛl
ne
serasəʁa
plusply
.
CHŒUR
Ô
désespoirdezɛspwaʁ
!
Ô
regretsʁəgʁɛ
superflussypɛʁfly
!
CASSANDRE
Mais
vousvu
,
colombeskɔlɔ̃b
effaréesefaʁe
,
Pouvez-vous
consentirkɔ̃sɑ̃tiʁ
A
l
horribleɔʁibl
esclavageɛsklavaʒ
?
ete
voudrez-vous
subirsybiʁ
,
Viergesvjɛʁʒ
,
femmesfam
déshonoréesdezɔnɔʁe
Lala
loilwa
brutalebʁytal
desde
vainqueursvɛ̃kœʁ
?
CHŒUR
Faut-il
bannirbaniʁ
touttu
espoirɛspwaʁ
de
nosno
cœurskœʁ
?
CASSANDRE
L
espoirɛspwaʁ
!
Ô
malheureusesmalœʁøz
!
Dansdɑ̃
ces
ténèbrestenɛbʁ
lumineuseslyminøz
Ne
voyez-vousvwa.je.vu
,
n
entendez-vousɑ̃.tɑ̃dʁ
doncdɔ̃k
paspa
Lesle
cruelskʁyɛl
Myrmidons
quiki
remplissentʁɑ̃plis
nosno
ruesʁy
Ete
ceux
quiki
dudy
palaispalɛ
gardentgaʁd
lesle
avenuesavny
?
CHŒUR
C
enɑ̃
estɛst
fait
,
rienʁjɛ̃
ne
peut
nousnu
sauversove
de
leurslœʁ
brasbʁa
.
CASSANDRE
Rienʁjɛ̃
,
dites-vous
?
Sisi
l
honneurɔnœʁ
vousvu
animeanim
,
montrant la galerie
CASSANDRE
Pourpuʁ
quiki
doncdɔ̃k
cetsɛt
abîmeabim
Est-ilɛ.t‿il
ouvertuvɛʁ
devantdəvɑ̃
vosvo
paspa
?
montrant son poignard et les ceintures des femmes
CASSANDRE
Pourpuʁ
quiki
ce
ferfɛʁ
ete
ces
cordonskɔʁdɔ̃
de
soieswa
,
Sinonsinɔ̃
pourpuʁ
vousvu
,
femmesfam
de
Troietʁwa
?
Un petit groupe se tait et manifeste une terreur profonde.
LA PLUS NOMBREUSE
Héroïneeʁɔin
d
amouramuʁ
Ete
d
honneurɔnœʁ
,
tuty
disdi
vraivʁɛ
!
nousnu
te
suivronssɥivʁɔ̃
!
CASSANDRE
Le
jourʒuʁ
Ne
vousvu
trouveratʁuvəʁa
paspa
parpaʁ
lesle
Grecsgʁɛk
profanéespʁɔfane
?
LE GRAND CHŒUR
Nonnɔ̃
,
Cassandrekasɑ̃dʁ
,
nousnu
le
juronsʒyʁɔ̃
!
CASSANDRE
Vousvu
ne
paraîtrezpaʁɛtʁe
paspa
enɑ̃
triomphetʁijɔ̃f
traînéestʁɛne
?
LE GRAND CHŒUR
Jamaisʒamɛ
!
jamaisʒamɛ
!
avecavɛk
toitwa
nousnu
mourronsmuʁːɔ̃
.
N° 16 – Final
Les femmes se parlent entre elles. Quelques-unes prennent des lyres et en jouent en chantant.
LE GRAND CHŒUR
Compliceskɔ̃plis
de
sasa
gloireglwaʁ
,
En partageant son sort,
LE GRAND CHŒUR
Desde
Grecsgʁɛk
parpaʁ
notrenɔtʁ
mortmɔʁ
Flétrissonsfletʁisɔ̃
lala
victoireviktwaʁ
!
Purespyʁ
ete
libreslibʁ
nousnu
vivionsvivjɔ̃
.
Enɑ̃
cettesɛt
nuitnɥi
fatalefatal
Purespyʁ
ete
libreslibʁ
descendonsdesɑ̃dɔ̃
A
lala
riveʁiv
infernaleɛ̃fɛʁnal
!
interpellant le petit groupe
CASSANDRE
Vousvu
quiki
trembleztʁɑ̃ble
ete
gardezgaʁde
le
silencesilɑ̃s
,
Vousvu
hésitezezite
?
LE PETIT GROUPE
Aha
!
jeʒə
me
senssɑ̃s
frémirfʁemiʁ
!
CASSANDRE
Ehe
quoikwa
!
vousvu
subiriezsybiʁje
uneyn
vilevil
existenceɛgzistɑ̃s
Indigneɛ̃diɲ
desde
grandsgʁɑ̃
cœurskœʁ
?...
LE PETIT GROUPE
Hélasʼelas
!...
déjàdeʒa
mourirmuʁiʁ
!
avec explosion
CASSANDRE
Allezale
dresserdʁese
lala
tabletabl
ete
le
litli
de
vosvo
maîtresmɛtʁ
!
Esclavesɛsklav
,
loinlwɛ̃
de
nousnu
!
LE PETIT GROUPE
Pitiépitje
...
CASSANDREkasɑ̃dʁ
ete
LE
GRANDgʁɑ̃
CHŒURkœʁ
Honteʼɔ̃t
sursyʁ
vousvu
!
Descendezdesɑ̃de
versvɛʁ
ces
traîtrestʁɛtʁ
,
Jetez-vous
à
leurslœʁ
piedspje
,
embrassezɑ̃bʁase
leurslœʁ
genouxʒənu
!
avec une violente expression de mépris
LE PETIT GROUPE
Allezale
vivrevivʁ
!
Thessaliennes
!
Honteʼɔ̃t
sursyʁ
vousvu
!
sortezsɔʁte
!
vousvu
n
êtesɛt
paspa
Troyennestʁwajɛn
!
Elles les chassent. Le petit groupe recule en silence devant les autres femmes jusqu’ à la coulisse et sort enfin de la scène. Toutes les autres redescendent la scène avec une exaltation toujours croissante
LE GRAND CHŒUR
Cassandrekasɑ̃dʁ
,
avecavɛk
toitwa
nousnu
mourronsmuʁːɔ̃
!
Onɔ̃
ne
nousnu
verravɛʁa
paspa
parpaʁ
lesle
Grecsgʁɛk
profanéespʁɔfane
,
Nousnu
ne
paraîtronspaʁɛtʁɔ̃
paspa
enɑ̃
triomphetʁijɔ̃f
traînéestʁɛne
,
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
,
jamaisʒamɛ
,
nousnu
le
juronsʒyʁɔ̃
.
reprenant leurs lyres
LE GRAND CHŒUR
Compliceskɔ̃plis
de
sasa
gloireglwaʁ
En partageant son sort,
LE GRAND CHŒUR
Desde
Grecsgʁɛk
parpaʁ
notrenɔtʁ
mortmɔʁ
Flétrissonsfletʁisɔ̃
lala
victoireviktwaʁ
!
Purespyʁ
ete
libreslibʁ
nousnu
vivionsvivjɔ̃
.
Enɑ̃
cettesɛt
nuitnɥi
fatalefatal
Purespyʁ
ete
libreslibʁ
descendonsdesɑ̃dɔ̃
A
lala
riveʁiv
infernaleɛ̃fɛʁnal
!
Ouvre-nous
,
noirnwaʁ
Plutonplytɔ̃
,
Lesle
portespɔʁt
dudy
Ténare
!
Fais
retentirʁətɑ̃tiʁ
,
Caronka.ʁɔ̃
,
Tata
funèbrefynɛbʁ
fanfarefɑ̃faʁ
!
avec la plus grande exaltation
CASSANDRE
Chorèbe
!
Hectorɛk.tɔʁ
!
Priampʁi.jam
!
Roiʁwa
!
pèrepɛʁ
!
frèrefʁɛʁ
!
amantamɑ̃
!
Jeʒə
vousvu
rejoinsʁəʒwɛ̃
!
entendezɑ̃tɑ̃de
leurlœʁ
sermentsɛʁmɑ̃
,
Dieuxdjø
desde
enfersɑ̃fɛʁ
!
Elle saisit la lyre d’ une Troyenne
CASSANDRE
Mourezmuʁe
dignesdiɲ
de
gloireglwaʁ
,
Ete
partageantpaʁtaʒɑ̃
monmɔ̃
sortsɔʁ
Desde
Grecsgʁɛk
parpaʁ
votrevɔtʁ
mortmɔʁ
,
Flétrissezfletʁise
lala
victoireviktwaʁ
!
Purespyʁ
ete
libreslibʁ
nousnu
vivionsvivjɔ̃
.
Enɑ̃
cettesɛt
nuitnɥi
fatalefatal
Purespyʁ
ete
libreslibʁ
descendonsdesɑ̃dɔ̃
A
lala
riveʁiv
infernaleɛ̃fɛʁnal
!
Un chef grec entre pendant la fin de cette scène; il s’ avance rapidement l’ épée haute, et s’ arrête étonné à l’ aspect des Troyennes.
pendant la fin du chœur
LE CHEF
Quoikwa
:
lala
lyreliʁ
à
lala
mainmɛ̃
!...
de
ce
noblenɔbl
transporttʁɑ̃spɔʁ
,
J
admireadmiʁ
malgrémalgʁe
moimwa
lala
sublimesyblim
ironieiʁɔni
!
Cassandrekasɑ̃dʁ
!...
quky
elleɛl
estɛst
bellebɛl
ainsiɛ̃si
chantantʃɑ̃tɑ̃
lala
mortmɔʁ
,
Bacchantebakɑ̃t
à
l
œilœj
d
azurazyʁ
s
enivrantɑ̃nivʁɑ̃
d
harmonieaʁmɔni
!
Entre une partie des Grecs
LES SOLDATS
Le
trésortʁezɔʁ
!
le
trésortʁezɔʁ
!
livrez-nous
le
trésortʁezɔʁ
!
Ils lèvent leurs épées sur les femmes
CASSANDRE
Nousnu
méprisonsmepʁizɔ̃
votrevɔtʁ
lâchelaʃ
menacemənas
,
Monstresmɔ̃stʁ
ivresivʁ
de
sangsɑ̃
,
troupetʁup
immondeimɔ̃d
ete
rapaceʁapas
!
Vousvu
n
étancherezetɑ̃ʃəʁe
paspa
,
brigandsbʁigɑ̃
,
votrevɔtʁ
soifswaf
d
orɔʁ
!
Elle se frappe et tendant le poignard à Polyxène
CASSANDRE
Tienstjɛ̃
!
lala
douleurdulœʁ
n
estɛst
rienʁjɛ̃
!
Polyxène se frappe à son tour. Cassandre se soutient toujours
entrant
AUTRE TROUPE DE GRECS
Dieuxdjø
ennemisɛnmi
!
Ô
rageʁaʒ
!
Couvertskuvɛʁ
de
sangsɑ̃
,
dudy
milieumiljø
dudy
carnagekaʁnaʒ
,
Énée
ete
sesse
Troyenstʁwajɛ̃
échappenteʃap
à
nosno
coupsku
.
Ete
,
maîtremɛtʁ
dudy
trésortʁezɔʁ
,
ilsil
sortentsɔʁt
!...
mourant
CASSANDRE
ete
LESle
FEMMESfam
Quelques-unes dénouent leur ceinture et tirent leur poignard
CASSANDRE
Malgrémalgʁe
vousvu
,
Auxo
cheminsʃmɛ̃
de
l
Ida
lesle
voilàvwala
toustu
,
Ete
nousnu
bravonsbʁavɔ̃
votrevɔtʁ
furiefyʁi
.
Toutes agitant leurs voiles et leurs écharpes du côté de l’ Ida
CASSANDRE
Sauvesov
nosno
filsfis
,
Énée
!
Italieitali
!
Italieitali
!
Quelques-unes se précipitent, d’ autres s’ étranglent et se poignardent. Cri d’ horreur des Grecs s’ élançant vers la galerie. Pendant cette dernière scène, Cassandre, après s’ être frappée, et voyant les Troyennes monter sur le parapet pour se précipiter, s’ avance en chancelant vers le fond du théâtre; mais les forces lui manquent avant de parvenir à la galerie. Elle s’ affaisse aux genoux, puis se relevant par un suprême effort et tendant les bras vers l’ Ida, elle s’ écrie: Italie ! et tombe morte.
ACTE TROISIÈME
Une vaste salle de verdure du palais de Didon à Carthage. Sur l’ un des côtés s’ élève un trône entouré des trophées de l’ agriculture, du commerce, et des arts; sur l’ autre côté et au fond un amphithéâtre en gradins, sur lequel une innombrable multitude est assise, au lever du rideau.
N° 17 – Chœur
d’ une partie du peuple carthaginois
CHŒUR
De
Carthagekaʁtaʒ
lesle
cieuxsjø
semblentsɑ̃bl
bénirbeniʁ
lala
fêtefɛt
!
Vit-on
jamaisʒamɛ
unœ̃
jourʒuʁ
pareilpaʁɛj
Aprèsapʁɛ
sisi
terribletɛʁibl
tempêtetɑ̃pɛt
?
Quelkɛl
douxdu
zéphyrzefiʁ
!
notrenɔtʁ
brûlantbʁylɑ̃
soleilsɔlɛj
De
sesse
rayonsʁɛjɔ̃
calmekalm
lala
violencevjɔlɑ̃s
;
A
sonsɔ̃
aspectaspɛ
lala
plaineplɛn
immenseimɑ̃s
Tressailletʁe.sa.jiʁ
de
joieʒwa
;
ilil
s
avanceavɑ̃s
Illuminantilyminɑ̃
le
souriresuʁiʁ
vermeilvɛʁmɛj
De
lala
naturenatyʁ
à
sonsɔ̃
réveilʁevɛj
.
N° 18 – Chant national
Entre Didon avec sa suite. A son entrée, tout le peuple assis sur les gradins de l’ amphithéâtre se lève en agitant des voiles de diverses couleurs, des palmes, des fleurs. Didon va s’ asseoir sur son trône ayant sa sœur à sa droite et Narbal à sa gauche ; quelques soldats les entourent.
CHŒUR GENERAL
Gloireglwaʁ
à
Didondi.dɔ̃
,
notrenɔtʁ
reineʁɛn
chérieʃeʁi
!
Reineʁɛn
parpaʁ
lala
beautébote
,
lala
grâcegʁas
,
le
génieʒeni
,
Reineʁɛn
parpaʁ
lala
faveurfavœʁ
desde
dieuxdjø
,
Ete
reineʁɛn
parpaʁ
l
amouramuʁ
de
sesse
sujetssyʒɛ
heureuxœʁø
!
Le peuple agite des palmes et jette des fleurs
N° 19 – Récitatif et air
debout, du haut de son trône
DIDON
Nousnu
avonsavɔ̃
vuvy
finirfiniʁ
septsɛt
ansɑ̃
à
peinepɛn
,
Depuisdəpɥi
le
jourʒuʁ
u
,
pourpuʁ
trompertʁɔ̃pe
lala
haineʼɛn
Dudy
tyrantiʁɑ̃
meurtriermœʁtʁije
de
monmɔ̃
augusteogyst
épouxepu
,
J
aiɛ
dy
fuirfɥiʁ
avecavɛk
vousvu
,
De
Tyrtiʁ
à
lala
riveʁiv
africaineafʁikɛn
.
Ete
déjàdeʒa
nousnu
voyonsvwajɔ̃
Carthagekaʁtaʒ
s
éleverelve
,
Sesse
campagneskɑ̃paɲ
fleurirflœʁiʁ
,
sasa
flotteflɔt
s
acheveraʃve
!
Déjàdeʒa
desde
bordsbɔʁ
lointainslwɛ̃tɛ̃
u
s
éveilleevej
l
auroreɔʁɔʁ
Vousvu
rapportezʁapɔʁte
,
laboureurslabuʁœʁ
de
lala
mermɛʁ
,
Le
bléble
,
le
vinvɛ̃
ete
lala
lainelɛn
ete
le
ferfɛʁ
,
Ete
lesle
produitspʁɔdɥi
desde
arts
quiki
nousnu
manquentmɑ̃k
encoreɑ̃kɔʁ
.
Chersʃɛʁ
Tyriens
,
tanttɑ̃
de
noblesnɔbl
travauxtʁavo
Ontɔ̃
enivréɑ̃nivʁe
monmɔ̃
cœurkœʁ
d
unœ̃
orgueilɔʁgœj
légitimeleʒitim
!
Mais
ne
vousvu
lassezlase
paspa
,
suivezsɥive
lala
voixvwa
sublimesyblim
Dudy
Dieudjø
quiki
vousvu
appelleapɛl
à
desde
effortsefɔʁ
nouveauxnuvo
!
Donnezdɔne
encoreɑ̃kɔʁ
unœ̃
exempleɛgzɑ̃pl
à
lala
terretɛʁ
;
Grandsgʁɑ̃
dansdɑ̃
lala
paix
,
devenezdəvəne
dansdɑ̃
lala
guerregɛʁ
Unœ̃
peuplepœpl
de
hérosʼeʁo
.
LE PEUPLE
Grandsgʁɑ̃
dansdɑ̃
lala
paix
,
devenonsdəvənɔ̃
dansdɑ̃
lala
guerregɛʁ
Unœ̃
peuplepœpl
de
hérosʼeʁo
.
DIDON
Le
farouchefaʁuʃ
Iarbas
veut
m
imposerɛ̃poze
lala
chaîneʃɛn
D
unœ̃
hymenimɛn
odieuxɔdjø
;
Sonsɔ̃
insolenceɛ̃sɔlɑ̃s
estɛst
vainevɛn
.
LE PEUPLE
Sonsɔ̃
insolenceɛ̃sɔlɑ̃s
estɛst
vainevɛn
.
DIDON
Le
soinswɛ̃
de
mama
défensedefɑ̃s
estɛst
à
vousvu
commekɔm
auxo
dieuxdjø
.
LE PEUPLE
Gloireglwaʁ
à
Didondi.dɔ̃
,
notrenɔtʁ
reineʁɛn
chérieʃeʁi
!
Chacunʃakœ̃
de
nousnu
estɛst
prêtpʁɛ
à
luilɥi
donnerdɔne
sasa
vievi
!
Toustu
nousnu
lala
défendronsdefɑ̃dʁɔ̃
.
Nousnu
bravonsbʁavɔ̃
d
Iarbas
l
insolenceɛ̃sɔlɑ̃s
ete
lala
rageʁaʒ
,
Ete
nousnu
repousseronsʁəpusəʁɔ̃
Jusqu
auo
fondfɔ̃
desde
désertsdezɛʁ
ce
Numidenymid
sauvagesovaʒ
!
DIDON
Chersʃɛʁ
Tyriens
!
ouiwi
,
vosvo
noblesnɔbl
travauxtʁavo
Ontɔ̃
enivréɑ̃nivʁe
monmɔ̃
cœurkœʁ
d
unœ̃
orgueilɔʁgœj
légitimeleʒitim
!
Soyezswaje
heureuxœʁø
ete
fiersfje
!
Suivezsɥive
lala
voixvwa
sublimesyblim
Dudy
Dieudjø
quiki
vousvu
appelleapɛl
à
desde
effortsefɔʁ
nouveauxnuvo
!
LE PEUPLE
Toustu
nousnu
lala
défendronsdefɑ̃dʁɔ̃
.
Soyonsswajɔ̃
heureuxœʁø
ete
fiersfje
,
suivonssɥivɔ̃
lala
voixvwa
sublimesyblim
Dudy
dieudjø
quiki
nousnu
appelleapɛl
à
desde
effortsefɔʁ
nouveauxnuvo
.
DIDON
Cettesɛt
bellebɛl
journéeʒuʁne
Quiki
dansdɑ̃
vosvo
souvenirssuvniʁ
doitdwa
resterʁɛste
à
jamaisʒamɛ
,
A
couronnerkuʁɔne
lesle
œuvresœvʁ
de
lala
paix
Futfy
parpaʁ
moimwa
destinéedɛstine
.
Approchezapʁɔʃe
,
constructeurskɔ̃stʁyktœʁ
,
Matelotsmatlo
,
laboureurslabuʁœʁ
;
Recevezʁə.sə.vwaʁ
de
mama
mainmɛ̃
lala
justeʒyst
récompenseʁekɔ̃pɑ̃s
Duedy
auo
travailtʁavaj
quiki
donnedɔn
lala
puissancepɥisɑ̃s
Ete
lala
vievi
auxo
Étatseta
.
N° 20 – Entrée des constructeurs
Les constructeurs en cortège s’ avancent vers le trône. Didon donne à leur chef une équerre d’ argent et une hache. Le cortège retourne au fond du théâtre.
N° 21 – Entrée des matelots
Les matelots en cortège s’ avancent vers le trône. Didon donne à leur chef un gouvernail et un aviron. Le cortège retourne au fond du théâtre.
N° 22 – Entrée des laboureurs
Le cortège des laboureurs, plus nombreux que les deux précédents, s’ avance lentement vers le trône; un vieillard robuste le conduit.
N° 23 – Récitatif et chœur
Didon donne au vieillard chef des laboureurs une faucille d’ or, puis, tenant à la main une couronne de fleurs et d’ épis, elle s’ écrie.
DIDON
Peuplepœpl
!
toustu
lesle
honneursɔnœʁ
Pourpuʁ
le
plusply
grandgʁɑ̃
desde
arts
,
l
art
quiki
nourritnuʁi
lesle
hommesɔm
!
LE PEUPLE
Viventviv
lesle
laboureurslabuʁœʁ
!
nousnu
sommessɔm
Leurslœʁ
filsfis
reconnaissantsʁəkɔnɛsɑ̃
;
ilsil
nousnu
donnentdɔn
le
painpɛ̃
!
à part
DIDON
Ô
Cérèsse.ʁɛs
!
l
aveniravniʁ
de
Carthagekaʁtaʒ
estɛst
certainsɛʁtɛ̃
!
CHŒUR GENERAL
Gloireglwaʁ
à
Didondi.dɔ̃
,
notrenɔtʁ
reineʁɛn
chérieʃeʁi
!
Chacunʃakœ̃
de
nousnu
estɛst
prêtpʁɛ
à
luilɥi
donnerdɔne
sasa
vievi
.
Prouvons-lui
notrenɔtʁ
amouramuʁ
parpaʁ
desde
gagesgaʒ
nouveauxnuvo
.
Colonskɔlɔ̃
,
marinsmaʁɛ̃
,
formonsfɔʁmɔ̃
unœ̃
peuplepœpl
de
hérosʼeʁo
!
Gloireglwaʁ
à
Didondi.dɔ̃
,
notrenɔtʁ
reineʁɛn
chérieʃeʁi
!
Reineʁɛn
parpaʁ
lala
beautébote
,
lala
grâcegʁas
,
le
génieʒeni
!
Reineʁɛn
parpaʁ
lala
faveurfavœʁ
desde
dieuxdjø
,
Ete
reineʁɛn
parpaʁ
l
amouramuʁ
de
sesse
sujetssyʒɛ
heureuxœʁø
.
Le peuple, conduit par Narbal, défile en cortège devant le trône de Didon et sort.
N° 24 – Récitatif et duo
DIDON
Lesle
chantsʃɑ̃
joyeuxʒwajø
,
l
aspectaspɛ
de
cettesɛt
noblenɔbl
fêtefɛt
,
Ontɔ̃
fait
rentrerʁɑ̃tʁe
lala
paix
enɑ̃
monmɔ̃
cœurkœʁ
agitéaʒite
.
Jeʒə
respireʁɛspiʁ
,
mama
sœursœʁ
,
ouiwi
,
mama
joieʒwa
estɛst
parfaitepaʁfɛt
,
Jeʒə
retrouveʁətʁuv
le
calmekalm
ete
lala
sérénitéseʁenite
.
ANNA
Reineʁɛn
d
unœ̃
jeuneʒœn
empireɑ̃piʁ
Quiki
chaqueʃak
jourʒuʁ
s
élèveelɛv
florissantflɔʁisɑ̃
Reineʁɛn
adoréeadɔʁe
ete
que
le
mondemɔ̃d
admireadmiʁ
,
Quellekɛl
craintekʁɛ̃t
avaitavɛ
pupy
vousvu
troublertʁuble
unœ̃
instantɛ̃stɑ̃
?
DIDON
Uneyn
étrangeetʁɑ̃ʒ
tristessetʁistɛs
,
Sanssɑ̃
causeskoz
,
tuty
le
sais
,
vientvjɛ̃
parfoispaʁfwa
m
accablerakable
.
Mesme
effortsefɔʁ
restentʁɛst
vainsvɛ̃
contrekɔ̃tʁ
cettesɛt
faiblessefɛblɛs
,
Jeʒə
senssɑ̃s
transirtʁɑ̃ziʁ
monmɔ̃
seinsɛ̃
quky
unœ̃
ennuiɑ̃nɥi
vaguevag
oppresseɔpʁes
,
Ete
monmɔ̃
visagevizaʒ
enɑ̃
feu
soussu
mesme
larmeslaʁm
brûlerbʁyle
...
souriant
ANNA
Vousvu
aimerezɛməʁe
,
mama
sœursœʁ
...
DIDON
Nonnɔ̃
,
toutetut
ardeuraʁdœʁ
nouvellenuvɛl
Estɛst
interditeɛ̃tɛʁdit
à
monmɔ̃
cœurkœʁ
sanssɑ̃
retourʁətuʁ
.
ANNA
Vousvu
aimerezɛməʁe
,
mama
sœursœʁ
...
DIDON
Nonnɔ̃
,
lala
veuvevœv
fidèlefidɛl
Doitdwa
éteindreetɛ̃dʁ
sonsɔ̃
âmeam
ete
détesterdetɛste
l
amouramuʁ
.
ANNA
Didondi.dɔ̃
,
vousvu
êtesɛt
reineʁɛn
,
ete
troptʁo
jeuneʒœn
,
ete
troptʁo
bellebɛl
,
Pourpuʁ
ne
plusply
obéirɔbeiʁ
à
cettesɛt
doucedus
loilwa
;
Carthagekaʁtaʒ
veut
unœ̃
roiʁwa
.
montrant à son doigt l’ anneau de Sichée
DIDON
Puissentpɥis
monmɔ̃
peuplepœpl
ete
lesle
dieuxdjø
me
maudiremodiʁ
,
Sisi
jeʒə
quittaiskitɛ
jamaisʒamɛ
cetsɛt
anneauano
consacrékɔ̃sakʁe
!
ANNA
Unœ̃
teltɛl
sermentsɛʁmɑ̃
fait
naîtrenɛtʁ
le
souriresuʁiʁ
De
lala
bellebɛl
Vénusvenys
;
sursyʁ
le
livrelivʁ
sacrésakʁe
Lesle
dieuxdjø
refusentʁəfyz
de
l
inscrireɛ̃skʁiʁ
.
DIDON
Sasa
voixvwa
fait
naîtrenɛtʁ
dansdɑ̃
monmɔ̃
seinsɛ̃
Lala
dangereusedɑ̃ʒʁøz
ivresseivʁɛs
;
Déjàdeʒa
dansdɑ̃
mama
faiblessefɛblɛs
Contrekɔ̃tʁ
unœ̃
espoirɛspwaʁ
confuskɔ̃fy
jeʒə
me
débatsdeba
enɑ̃
vainvɛ̃
.
ANNA
Mama
voixvwa
fait
naîtrenɛtʁ
dansdɑ̃
sonsɔ̃
seinsɛ̃
Desde
rêvesʁɛv
de
tendressetɑ̃dʁɛs
;
Déjàdeʒa
dansdɑ̃
sasa
faiblessefɛblɛs
,
Auo
douxdu
espoirɛspwaʁ
d
aimerɛme
elleɛl
résisteʁezist
enɑ̃
vainvɛ̃
.
DIDON
Sichée
!
Ô
monmɔ̃
épouxepu
,
pardonnepaʁdɔn
A
cetsɛt
instantɛ̃stɑ̃
d
involontaireɛ̃vɔlɔ̃tɛʁ
erreurɛʁœʁ
,
Ete
que
tontɔ̃
souvenirsuvniʁ
chasseʃas
loinlwɛ̃
de
monmɔ̃
cœurkœʁ
Ce
troubletʁubl
quiki
l
étonneetɔn
.
ANNA
Didondi.dɔ̃
,
mama
tendretɑ̃dʁ
sœursœʁ
,
pardonnepaʁdɔn
Sisi
jeʒə
dissipedisip
uneyn
troptʁo
chèreʃɛʁ
erreurɛʁœʁ
,
Pardonnepaʁdɔn
sisi
mama
voixvwa
exciteɛksit
dansdɑ̃
tontɔ̃
cœurkœʁ
Ce
troubletʁubl
quiki
l
étonneetɔn
.
N° 25 – Récitatif et air
IOPAS
Échappéseʃape
à
grandgʁɑ̃
peinepɛn
,
à
lala
mermɛʁ
enɑ̃
fureurfyʁœʁ
,
Reineʁɛn
,
lesle
députésdepyte
d
uneyn
flotteflɔt
inconnueɛ̃.kɔ.ny
D
êtreɛtʁ
admisadmi
devantdəvɑ̃
vousvu
implorentɛ̃plɔʁ
lala
faveurfavœʁ
.
DIDON
Lala
portepɔʁt
dudy
palaispalɛ
n
estɛst
jamaisʒamɛ
défenduedefɑ̃dy
A
de
telstɛl
suppliantssyplijɑ̃
.
Sur un signe de la reine, Iopas sort
DIDON
Erranteɛʁɑ̃t
sursyʁ
lesle
mersmɛʁ
,
Ne
fus-je
paspa
aussiosi
,
de
rivageʁivaʒ
enɑ̃
rivageʁivaʒ
,
Emportéeɑ̃pɔʁte
auo
seinsɛ̃
de
l
orageɔʁaʒ
Jouetʒwɛ
desde
flotsflo
amersamɛʁ
!
Hélas, des coups du sort je sais la violence
DIDON
Sursyʁ
ceux
quky
ilil
frappefʁap
.
Auo
malheurmalœʁ
compatirkɔ̃patiʁ
Estɛst
facilefasil
pourpuʁ
nousnu
.
Quiki
connutkɔny
lala
souffrancesufʁɑ̃s
Ne
pourraitpuʁɛ
voirvwaʁ
enɑ̃
vainvɛ̃
souffrirsufʁiʁ
.
N° 26 – Marche troyenne dans le mode triste
à part
DIDON
J
éprouveepʁuv
uneyn
soudainesudɛn
ete
viveviv
impatienceɛ̃pasjɑ̃s
De
lesle
voirvwaʁ
,
ete
jeʒə
crainskʁɛ̃
enɑ̃
secretsəkʁɛ
leurlœʁ
présencepʁezɑ̃s
.
Elle monte sur son trône. Entrent Énée sous un déguisement de matelot, Panthée, Ascagne, et les chefs troyens portant des présents.
N° 27 – Récitatif
s’ inclinant devant la reine
ASCAGNE
Augusteogyst
reineʁɛn
,
unœ̃
peuplepœpl
errantɛʁɑ̃
ete
malheureuxmalœʁø
Pourpuʁ
quelqueskɛlkə
joursʒuʁ
vousvu
demandedəmɑ̃d
unœ̃
asileazil
.
Jeʒə
déposedepoz
à
vosvo
piedspje
lesle
présentspʁezɑ̃
précieuxpʁesjø
,
Débrisdebʁi
de
sasa
grandeurgʁɑ̃dœʁ
,
que
,
parpaʁ
mama
mainmɛ̃
débiledebil
Auo
nomnɔ̃
de
Jupiterʒypitɛʁ
,
vousvu
offreɔfʁ
unœ̃
chefʃɛf
pieuxpjø
.
DIDON
De
ce
chefʃɛf
,
belbɛl
enfantɑ̃fɑ̃
,
dis-moi
le
nomnɔ̃
,
lala
raceʁas
?
ASCAGNE
Ô
reineʁɛn
,
sursyʁ
nosno
paspa
uneyn
sanglantesɑ̃glɑ̃t
tracetʁas
Desde
montsmɔ̃
de
lala
Phrygiefʁiʒi
a
marquémaʁke
lesle
cheminsʃmɛ̃
Jusqu
à
lala
mermɛʁ
.
Ce
sceptresɛptʁ
d
Ilione
,
Il offre un à un les présents
ASCAGNE
Fillefij
dudy
roiʁwa
Priampʁi.jam
,
d
Hécubee.kyb
lala
couronnekuʁɔn
,
Ete
ce
voilevwal
légerleʒe
d
Hélènee.lɛn
u
l
orɔʁ
rayonneʁɛjɔn
,
Doiventdwav
vousvu
dirediʁ
assezase
que
nousnu
sommessɔm
Troyenstʁwajɛ̃
.
DIDON
Troyenstʁwajɛ̃
!
ASCAGNE
Notrenɔtʁ
chefʃɛf
estɛst
Énée
,
Jeʒə
suissɥi
sonsɔ̃
filsfis
.
DIDON
Étrangeetʁɑ̃ʒ
destinéedɛstine
!
s’ avançant
PANTHÉE
Obéissantɔbeisɑ̃
auo
souverainsuvʁɛ̃
desde
dieuxdjø
Ce
hérosʼeʁo
chercheʃɛʁʃ
l
Italieitali
,
Où le sort lui promet un trépas glorieux
PANTHÉE
Ete
le
bonheurbɔnœʁ
de
rendreʁɑ̃dʁ
auxo
sienssjɛ̃
uneyn
patriepatʁi
.
DIDON
Quiki
n
admireadmiʁ
ce
princepʁɛ̃s
,
amiami
dudy
grandgʁɑ̃
Hectorɛk.tɔʁ
?
Quiki
de
sonsɔ̃
nomnɔ̃
fameuxfamø
n
estɛst
ignorantiɲɔʁɑ̃
encorɑ̃.kɔʁ
?
Carthagekaʁtaʒ
enɑ̃
estɛst
remplieʁɑ̃pli
.
Dites-lui
que
monmɔ̃
portpɔʁ
ouvertuvɛʁ
à
sesse
vaisseauxvɛso
L
attendatɑ̃
.
Quky
ilil
viennevjɛn
,
quky
ilil
oublieubli
Avecavɛk
vousvu
à
mama
courkuʁ
sesse
péniblespenibl
travauxtʁavo
.
N° 28 – Final
entrant avec agitation
NARBAL
J
oseoz
à
peinepɛn
annonceranɔ̃se
lala
terribletɛʁibl
nouvellenuvɛl
!
DIDON
Quky
arrive-t-il
?
NARBAL
Le
Numidenymid
rebelleʁəbɛl
,
Le
férocefeʁɔs
Iarbas
Avecavɛk
d
innombrablesinɔ̃bʁabl
soldatssɔlda
S
avanceavɑ̃s
versvɛʁ
Carthagekaʁtaʒ
.
au loin
CARTHAGINOIS
Desde
armesaʁm
!
desde
armesaʁm
!
NARBAL
Ete
lala
troupetʁup
sauvagesovaʒ
Égorgeegɔʁʒ
nosno
troupeauxtʁupo
Ete
dévastedevast
nosno
champsʃɑ̃
.
Mais
desde
malheursmalœʁ
nouveauxnuvo
Menacentmənas
lala
villevil
elle-mêmeɛlmɛm
:
A
nosno
jeunesʒœn
guerriersgɛʁje
dontdɔ̃
l
ardeuraʁdœʁ
estɛst
extrêmeɛkstʁɛm
Lesle
armesaʁm
vontvɔ̃
manquermɑ̃ke
.
DIDON
Que
dites-vous
,
Narbal
?
NARBAL
Que
nousnu
allonsalɔ̃
tentertɑ̃te
unœ̃
combatkɔ̃ba
inégalinegal
.
CARTHAGINOIS
Desde
armesaʁm
!
desde
armesaʁm
!
s’ avançant, après avoir laissé tomber son déguisement de matelot. Il porte un brillant costume et la cuirasse, mais sans casque ni bouclier.
ÉNÉE
Reineʁɛn
,
jeʒə
suissɥi
Énée
!
Mama
flotteflɔt
sursyʁ
vosvo
bordsbɔʁ
parpaʁ
lesle
ventsvɑ̃
entraînéeɑ̃tʁɛne
A
de
rudesʁyd
travauxtʁavo
futfy
parpaʁ
moimwa
destinéedɛstine
;
Permettezpɛʁmɛte
auxo
Troyenstʁwajɛ̃
de
combattrekɔ̃batʁ
avecavɛk
vousvu
!
DIDON
J
accepteaksɛpt
avecavɛk
orgueilɔʁgœj
uneyn
telletɛl
alliancealjɑ̃s
!
Énée
arméaʁme
pourpuʁ
mama
défensedefɑ̃s
!
Lesle
dieuxdjø
se
déclarentdeklaʁ
pourpuʁ
nousnu
.
à part, à Anna
DIDON
Ô
mama
sœursœʁ
,
quky
ilil
estɛst
fierfje
,
ce
filsfis
de
lala
déessedeɛs
,
Ete
quky
onɔ̃
voitvwa
sursyʁ
sonsɔ̃
frontfʁɔ̃
de
grâcegʁas
ete
de
noblessenɔblɛs
!
ÉNÉE
Sursyʁ
cettesɛt
hordeʼɔʁd
immondeimɔ̃d
d
Africainsafʁikɛ̃
,
Marchonsmaʁʃɔ̃
Troyenstʁwajɛ̃
ete
Tyriens
,
Volonsvɔlɔ̃
à
lala
victoireviktwaʁ
ensembleɑ̃sɑ̃bl
!
Commekɔm
le
sablesabl
emportéɑ̃pɔʁte
parpaʁ
lesle
ventsvɑ̃
Chassonsʃasɔ̃
dansdɑ̃
sesse
désertsdezɛʁ
brûlantsbʁylɑ̃
Le
Numidenymid
éperduepɛʁdy
;
quky
ilil
trembletʁɑ̃bl
.
ÉNÉE, PANTHÉE, NARBAL, IOPAS, ASCAGNE, DIDON, ANNA, LES CHEFS TROYENS
ÉNÉE
C
estɛst
le
dieudjø
Marsmaʁs
quiki
vousvu
nous
ÉNÉE
rassembleʁasɑ̃bl
C
estɛst
le
filsfis
de
Vénusvenys
quiki
vousvu
nous
ÉNÉE
guidegid
auxo
combatskɔ̃ba
!
Exterminezɛkstɛʁmine
exterminons
ÉNÉE
lala
noirenwaʁ
arméeaʁme
,
Ete
que
demaindəmɛ̃
lala
renomméeʁənɔme
Proclamepʁɔklam
auo
loinlwɛ̃
lala
honteʼɔ̃t
ete
lala
mortmɔʁ
d
Iarbas
!
Pendant la fin de ce morceau, on apporte ses armes à Énée. Il met rapidement son casque, passe à son bras son vaste bouclier et saisit ses javelots.
à Panthée
ÉNÉE
Annonceanɔ̃s
à
nosno
Troyenstʁwajɛ̃
l
entrepriseɑ̃tʁəpʁiz
nouvellenuvɛl
u
lala
gloireglwaʁ
lesle
appelleapɛl
.
Panthée sort
ÉNÉE
Reineʁɛn
,
bientôtbjɛ̃to
dudy
barbarebaʁbaʁ
odieuxɔdjø
Vousvu
serezsəʁe
délivréedelivʁe
.
A
vosvo
soinsswɛ̃
généreuxʒeneʁø
J
abandonneabɑ̃dɔn
monmɔ̃
filsfis
.
DIDON
De
monmɔ̃
amouramuʁ
de
mèremɛʁ
Pourpuʁ
luilɥi
ne
doutezdute
paspa
.
à Ascagne
ÉNÉE
Viensvjɛ̃
embrasserɑ̃bʁase
tontɔ̃
pèrepɛʁ
.
Il l’ embrasse en le couvrant tout entier de ses armes. Ascagne pleure sans répondre.
ÉNÉE
D
autresotʁ
t
enseignerontɑ̃sɛɲəʁɔ̃
,
enfantɑ̃fɑ̃
,
l
art
d
êtreɛtʁ
heureuxœʁø
;
Jeʒə
ne
t
apprendraiapʁɑ̃dʁɛ
,
moimwa
,
que
lala
vertuveʁty
guerrièregɛʁjɛʁ
Ete
le
respectʁɛspɛ
desde
dieuxdjø
;
Mais
révèreʁevɛʁ
enɑ̃
tontɔ̃
cœurkœʁ
ete
gardegaʁd
enɑ̃
tata
mémoirememwaʁ
Ete
d
Énée
ete
d
Hectorɛk.tɔʁ
lesle
exemplesɛgzɑ̃pl
de
gloireglwaʁ
.
Le peuple de Carthage accourt de toutes parts demandant des armes. Quelques hommes seulement sont armés régulièrement, les autres portent des faux, des haches, des frondes. Panthée rentre en scène. Ascagne essuie tout à coup ses larmes et s’ élance à côté des chefs troyens.
ENSEMBLE
Desde
armesaʁm
!
desde
armesaʁm
!
Sursyʁ
cettesɛt
hordeʼɔʁd
immondeimɔ̃d
d
Africainsafʁikɛ̃
,
Marchezmaʁʃe
marchons
ENSEMBLE
Troyenstʁwajɛ̃
ete
Tyriens
Volezvɔle
(
volonsvɔlɔ̃
)
à
lala
victoireviktwaʁ
ensembleɑ̃sɑ̃bl
!
Commekɔm
le
sablesabl
emportéɑ̃pɔʁte
parpaʁ
lesle
ventsvɑ̃
Chassezʃase
(
chassonsʃasɔ̃
)
dansdɑ̃
sesse
désertsdezɛʁ
brûlantsbʁylɑ̃
Le
Numidenymid
éperduepɛʁdy
!
quky
ilil
trembletʁɑ̃bl
!
C
estɛst
le
Dieudjø
Marsmaʁs
quiki
vousvu
nous
ENSEMBLE
rassembleʁasɑ̃bl
C
estɛst
le
filsfis
de
Vénusvenys
quiki
vousvu
(
nousnu
)
guidegid
auxo
combatskɔ̃ba
!
Exterminezɛkstɛʁmine
(
exterminonsɛkstɛʁminɔ̃
)
lala
noirenwaʁ
arméeaʁme
Ete
que
demaindəmɛ̃
lala
renomméeʁənɔme
Proclamepʁɔklam
auo
loinlwɛ̃
lala
honteʼɔ̃t
ete
lala
mortmɔʁ
d
Iarbas
Auxo
armesaʁm
!
Auxo
armesaʁm
!
ACTE QUATRIÈME
PREMIER TABLEAU
N° 29 – Chasse royale et orage: Pantomime
Une forêt d’ Afrique, au matin. Au fond, un rocher très élevé. Au bas et à gauche du rocher, l’ ouverture d’ une grotte. Un petit ruisseau coule le long du rocher et va se perdre dans un bassin naturel bordé de joncs et de roseaux. Deux naïades se laissent entrevoir un instant et disparaissent; puis on les voit nager dans le bassin. Chasse royale. Des fanfares de trompe retentissent au loin dans la forêt. Les naïades effrayées se cachent dans les roseaux. On voit passer des chasseurs tyriens, conduisant des chiens en laisse. Le jeune Ascagne, à cheval, traverse le théâtre au galop. Le ciel s’ obscurcit, la pluie tombe. Orage grandissant... Bientôt la tempête devient terrible, torrents de pluie, grêle, éclairs et tonnerre. Appels réitérés des trompes de chasse au milieu du tumulte des éléments. Les chasseurs se dispersent dans toutes les directions; en dernier lieu on voit paraître Didon vêtue en Diane chasseresse, l’ arc à la main, le carquois sur l’ épaule, et Énée en costume demi-guerrier. Ils sont à pied l’ un et l’ autre. Ils entrent dans la grotte. Aussitôt les nymphes des bois apparaissent, les cheveux épars, au sommet du rocher, et vont et viennent en courant, en poussant des cris et faisant des gestes désordonnés. Au milieu de leurs clameurs, on distingue de temps en temps le mot : Italie !
Le ruisseau grossit et devient une bruyante cascade. Plusieurs autres chutes d’ eau se forment sur divers points du rocher et mêlent leur bruit au fracas de la tempête. Les satyres et les sylvains exécutent avec les faunes des danses grotesques dans l’ obscurité. La foudre frappe un arbre, le brise et l’ enflamme. Les débris de l’ arbre tombent sur la scène. Les satyres, faunes et sylvains ramassent les branches enflammées, dansent en les tenant à la main, puis disparaissent avec les nymphes dans les profondeurs de la forêt. La tempête se calme. Les nuages s’ élèvent.
DEUXIÈME TABLEAU
Les jardins de Didon sur le bord de la mer. Le soleil se couche.
N° 30 – Récitatif
ANNA
Ditesdit
,
Narbal
,
quiki
causekoz
vosvo
alarmesalaʁm
?
Le
jourʒuʁ
quiki
terminatɛʁmina
lala
guerregɛʁ
ete
sesse
malheursmalœʁ
N
a-t-ila.t‿il
paspa
vuvy
brillerbʁije
lala
gloireglwaʁ
de
nosno
armesaʁm
?
Lesle
Tyriens
ne
sont-ils
paspa
vainqueursvɛ̃kœʁ
?
NARBAL
Pourpuʁ
nousnu
de
ce
côtékote
plusply
rienʁjɛ̃
n
estɛst
redoutableʁədutabl
;
Lesle
Numidesnymid
chassésʃase
dansdɑ̃
leurslœʁ
désertsdezɛʁ
de
sablesabl
,
Prèspʁɛ
de
nosno
mursmyʁ
ne
reparaîtrontʁəpaʁɛtʁɔ̃
paspa
;
Ete
le
glaiveglɛv
terribletɛʁibl
Dudy
hérosʼeʁo
invincibleɛ̃vɛ̃sibl
Nousnu
a
délivrésdelivʁe
d
Iarbas
.
Mais
Didondi.dɔ̃
maintenantmɛ̃tnɑ̃
oublieubli
Lesle
soinsswɛ̃
naguèrenagɛʁ
encoreɑ̃kɔʁ
à
sonsɔ̃
espritɛspʁi
sisi
chersʃɛʁ
;
Enɑ̃
chassesʃas
,
enɑ̃
festinsfɛstɛ̃
,
elleɛl
passepas
sasa
vievi
;
Lesle
travauxtʁavo
suspendussyspɑ̃dy
,
lesle
ateliersatəlje
désertsdezɛʁ
,
Le
séjourseʒuʁ
prolongépʁɔlɔ̃ʒe
dudy
Troyentʁwajɛ̃
à
Carthagekaʁtaʒ
Me
causentkoz
desde
soucissusi
que
le
peuplepœpl
partagepaʁtaʒ
.
ANNA
Ehe
!
ne
voyez-vousvwa.je.vu
paspa
,
Narbal
,
quky
elleɛl
l
aimeɛm
,
Ce
fierfje
guerriergɛʁje
,
ete
quky
ilil
ressentʁəsɑ̃
lui-mêmelɥimɛm
Pourpuʁ
mama
sœursœʁ
unœ̃
amouramuʁ
égalegal
?
NARBAL
Quoikwa
!
ANNA
De
l
ardeuraʁdœʁ
quiki
lesle
animeanim
Quelkɛl
malheurmalœʁ
craignez-vous
?
Didondi.dɔ̃
peut-elle
avoiravwaʁ
unœ̃
plusply
vaillantvajɑ̃
épouxepu
,
Carthagekaʁtaʒ
,
unœ̃
roiʁwa
plusply
magnanimemaɲanim
?
NARBAL
Mais
le
destindɛstɛ̃
impérieuxɛ̃peʁjø
Appelleapɛl
Énée
enɑ̃
Italieitali
!
ANNA
Uneyn
voixvwa
luilɥi
ditdi
:
Parspaʁ
!
uneyn
autreotʁ
voixvwa
luilɥi
criekʁi
:
Resteʁɛst
!
L
amouramuʁ
estɛst
le
plusply
grandgʁɑ̃
desde
dieuxdjø
.
N° 31 – Air, Cavatine et Duo
Air
NARBAL
De
quelskɛl
reversʁəvɛʁ
menaces-tu
Carthagekaʁtaʒ
,
Sombresɔ̃bʁ
aveniravniʁ
?
Jeʒə
voisvwa
sortirsɔʁtiʁ
De
sinistressinistʁ
éclairseklɛʁ
dudy
seinsɛ̃
de
tontɔ̃
nuagenɥaʒ
!
Jupiterʒypitɛʁ
!
dieudjø
de
l
hospitalitéɔspitalite
,
Enɑ̃
exerçantɛgzɛʁsɑ̃
lala
vertuveʁty
quiki
t
estɛst
chèreʃɛʁ
,
Avons-nous
doncdɔ̃k
,
avons-nous
méritémeʁite
Lesle
coupsku
de
tata
colèrekɔlɛʁ
?
Cavatine
ANNA
Vainevɛn
terreurtɛʁœʁ
!
Carthagekaʁtaʒ
estɛst
triomphantetʁijɔ̃fɑ̃t
!
Notrenɔtʁ
reineʁɛn
charmanteʃaʁmɑ̃t
Aimeɛm
unœ̃
hérosʼeʁo
vainqueurvɛ̃kœʁ
,
Uneyn
chaîneʃɛn
de
fleursflœʁ
lesle
enlaceɑ̃las
;
Bientôtbjɛ̃to
ilsil
vontvɔ̃
s
uniryniʁ
.
Telletɛl
estɛst
lala
menacemənas
Dudy
sombresɔ̃bʁ
aveniravniʁ
.
Air et Cavatine ensemble
N° 32 – Marche pour l’ entrée de la reine sur le thème du Chant National
Entrent Didon, Énée, Panthée, Iopas, Ascagne. Didon va s’ asseoir avec Anna sur une estrade, ayant Énée et Narbal auprès d’ elle.
N° 33 – Ballets
a) Pas des Almées
b) Danse des Esclaves
c) Pas d’ Esclaves nubiennes
ESCLAVES NUBIENNES
Haʼa
!
Haʼa
!
Amaloué
Midonaé
Faï
caraïmé
Deï
beraïmbé
Haʼa
!
Haʼa
!
La reine descend de l’ estrade et va s’ étendre à l’ avant-scène sur un lit de repos, de manière à présenter son profil gauche au spectateur. Énée debout d’ abord.
N° 34 – Scène et chant d’ Iopas
languissamment
DIDON
Assezase
,
mama
sœursœʁ
,
jeʒə
ne
souffresufʁ
quky
à
peinepɛn
Cettesɛt
fêtefɛt
importuneɛ̃pɔʁtyn
...
Sur un signe d’ Anna les danseurs se retirent
DIDON
Iopas
,
chante-nous
,
Sursyʁ
unœ̃
modemɔd
simplesɛ̃pl
ete
douxdu
,
Tontɔ̃
poèmepɔɛm
desde
champsʃɑ̃
.
IOPAS
A
l
ordreɔʁdʁ
de
lala
reineʁɛn
J
obéisɔbei
.
Un harpiste thébain vient se placer auprès d’ Iopas et accompagne son chant. Le costume du harpiste est le costume religieux égyptien.
IOPAS
Ô
blondeblɔ̃d
Cérèsse.ʁɛs
,
Quandkɑ̃
à
nosno
guérets
Tuty
rendsʁɑ̃
leurlœʁ
parurepaʁyʁ
De
fraîchefʁɛʃ
verdurevɛʁdyʁ
,
Que
d
heureuxœʁø
tuty
fais
!
Dudy
vieuxvjø
laboureurlabuʁœʁ
,
Dudy
jeuneʒœn
pasteurpastœʁ
,
Lala
reconnaissanceʁəkɔnɛsɑ̃s
Bénitbeni
l
abondanceabɔ̃dɑ̃s
Que
tuty
leurlœʁ
prometspʁɔmɛ
.
Ô
blondeblɔ̃d
Cérèsse.ʁɛs
,
Quandkɑ̃
à
nosno
guérets
Tuty
rendsʁɑ̃
leurlœʁ
parurepaʁyʁ
De
fraîchefʁɛʃ
verdurevɛʁdyʁ
,
Que
d
heureuxœʁø
tuty
fais
!
Le
timidetimid
oiseauwazo
,
Le
folâtrefɔlatʁ
agneauaɲo
,
Desde
ventsvɑ̃
de
lala
plaineplɛn
Lala
suavesɥav
haleinealɛn
,
Chantentʃɑ̃t
teste
bienfaitsbjɛ̃fɛ
.
Fécondefekɔ̃d
Cérèsse.ʁɛs
Quandkɑ̃
à
nosno
guérets
Tuty
rendsʁɑ̃
leurlœʁ
parurepaʁyʁ
De
fraîchefʁɛʃ
verdurevɛʁdyʁ
,
Que
d
heureuxœʁø
tuty
fais
!
N° 35 – Récitatif et quintette
l’ interrompant
DIDON
Pardonnepaʁdɔn
,
Iopas
,
tata
voixvwa
mêmemɛm
,
Enɑ̃
monmɔ̃
inquiétudeɛ̃kjetyd
extrêmeɛkstʁɛm
,
Ne
peut
ce
soirswaʁ
me
captiverkaptive
...
allant s’ asseoir aux pieds de Didon
ÉNÉE
Chèreʃɛʁ
Didondi.dɔ̃
!
DIDON
Énée
,
Aha
!
daignezdeɲe
acheveraʃve
Le
récitʁesi
commencékɔmɑ̃se
De
votrevɔtʁ
longlɔ̃
voyagevwajaʒ
Ete
desde
malheursmalœʁ
de
Troietʁwa
.
Apprenez-moi le sort
DIDON
De
lala
bellebɛl
Andromaqueɑ̃dʁɔmak
...
ÉNÉE
Hélasʼelas
!
enɑ̃
esclavageɛsklavaʒ
Réduiteʁedɥit
paspa
Pyrrhus
,
Elleɛl
imploraitɛ̃plɔʁɛ
lala
mortmɔʁ
;
Mais
l
amouramuʁ
obstinéɔpstine
De
ce
princepʁɛ̃s
pourpuʁ
elleɛl
Sutsy
enfinɑ̃fɛ̃
lala
rendreʁɑ̃dʁ
infidèleɛ̃fidɛl
Auxo
plusply
chersʃɛʁ
souvenirssuvniʁ
...
Aprèsapʁɛ
de
longlɔ̃
refusʁəfy
,
Elleɛl
épousaepuza
Pyrrhus
.
DIDON
Quoikwa
!
lala
veuvevœv
d
Hectorɛk.tɔʁ
!
ÉNÉE
Sursyʁ
le
trônetʁon
d
Épire
Elleɛl
estɛst
ainsiɛ̃si
montéemɔ̃te
.
DIDON
Ô
pudeurpydœʁ
!
à part
DIDON
Touttu
conspirekɔ̃spiʁ
A
vaincrevɛ̃kʁ
mesme
remordsʁəmɔʁ
ete
monmɔ̃
cœurkœʁ
estɛst
absousap.su
.
Ascagne appuyé sur son arc et semblable à une statue de l’ Amour, se tient debout au côté gauche de la reine, Anna inclinée appuie son coude sur le dossier du lit de Didon. Auprès d’ Anna, Narbal et Iopas debout.
DIDON
Andromaqueɑ̃dʁɔmak
épouserepuze
l
assassinasasɛ̃
de
sonsɔ̃
pèrepɛʁ
,
Le
filsfis
dudy
meurtriermœʁtʁije
de
sonsɔ̃
illustreilystʁ
épouxepu
!
ÉNÉE
Elleɛl
aimeɛm
sonsɔ̃
vainqueurvɛ̃kœʁ
,
l
assassinasasɛ̃
de
sonsɔ̃
pèrepɛʁ
,
Le
filsfis
dudy
meurtriermœʁtʁije
de
sonsɔ̃
illustreilystʁ
épouxepu
.
DIDON
Touttu
conspirekɔ̃spiʁ
A
vaincrevɛ̃kʁ
mesme
remordsʁəmɔʁ
ete
monmɔ̃
cœurkœʁ
estɛst
absousap.su
.
Didon ayant le bras gauche posé sur l’ épaule d’ Ascagne, de façon que sa main pend devant la poitrine de l’ enfant, celui-ci retire en souriant du doigt de la reine l’ anneau de Sichée, que Didon lui reprend ensuite d’ un air distrait et qu’ elle oublie sur le lit de repos en se levant.
montrant Ascagne
ANNA
Voyezvwaje
,
Narbal
,
lala
mainmɛ̃
légèreleʒɛʁ
De
cetsɛt
enfantɑ̃fɑ̃
,
semblablesɑ̃blabl
à
Cupidonkypidɔ̃
,
Ravirʁaviʁ
doucementdusmɑ̃
à
Didondi.dɔ̃
L
anneauano
quky
elleɛl
révèreʁevɛʁ
.
IOPAS
ete
NARBAL
Voyezvwaje
,
Narbal
,
jeʒə
voisvwa
lala
mainmɛ̃
légèreleʒɛʁ
De
cetsɛt
enfantɑ̃fɑ̃
,
semblablesɑ̃blabl
à
Cupidonkypidɔ̃
,
Ravirʁaviʁ
doucementdusmɑ̃
à
Didondi.dɔ̃
L
anneauano
quky
elleɛl
révèreʁevɛʁ
.
rêvant
DIDON
Le
filsfis
dudy
meurtriermœʁtʁije
de
sonsɔ̃
illustreilystʁ
épouxepu
!...
Touttu
conspirekɔ̃spiʁ
A
vaincrevɛ̃kʁ
mesme
remordsʁəmɔʁ
ete
monmɔ̃
cœurkœʁ
estɛst
absousap.su
.
ÉNÉE
Didondi.dɔ̃
soupiresupiʁ
...
Mais
le
remordsʁəmɔʁ
s
enfuitɑ̃fɥi
,
ete
sonsɔ̃
cœurkœʁ
estɛst
absousap.su
!...
Didondi.dɔ̃
soupiresupiʁ
...
Mais
sonsɔ̃
cœurkœʁ
,
ouiwi
,
sonsɔ̃
cœurkœʁ
estɛst
absousap.su
.
ANNAa.na
,
IOPAS
ete
NARBAL
Touttu
conspirekɔ̃spiʁ
A
vaincrevɛ̃kʁ
sesse
remordsʁəmɔʁ
ete
sonsɔ̃
cœurkœʁ
estɛst
absousap.su
.
N° 36 – Récitatif et septuor
ÉNÉE
Mais
bannissonsbanisɔ̃
ces
tristestʁist
souvenirssuvniʁ
.
Il se lève
ÉNÉE
Nuitnɥi
splendidesplɑ̃did
ete
charmanteʃaʁmɑ̃t
!
Venezvəne
,
chèreʃɛʁ
Didondi.dɔ̃
,
respirerʁɛspiʁe
lesle
soupirssupiʁ
De
cettesɛt
brisebʁiz
caressantekaʁɛsɑ̃t
.
Didon se lève à son tour.
ÉNÉE
DIDONdi.dɔ̃
,
ÉNÉE
,
ASCAGNE
,
ANNAa.na
,
IOPAS
,
NARBAL
,
PANTHÉE
ete
LE
CHŒURkœʁ
Touttu
n
estɛst
que
paix
ete
charmeʃaʁm
autourotuʁ
de
nousnu
!
Lala
nuitnɥi
étendetɑ̃
sonsɔ̃
voilevwal
ete
lala
mermɛʁ
endormieɑ̃dɔʁmi
Murmuremyʁmyʁ
enɑ̃
sommeillantsɔmɛjɑ̃
lesle
accordsakɔʁ
lesle
plusply
douxdu
.
Tous les personnages, excepté Énée et Didon, se retirent peu à peu vers le fond du théâtre et finissent par disparaître tout à fait.
N° 37 – Duo
Clair de lune
DIDON
Nuitnɥi
d
ivresseivʁɛs
ete
d
extaseɛkstaz
infinieɛ̃.fi.ni
!
Blondeblɔ̃d
Phœbé
,
grandsgʁɑ̃
astresastʁ
de
sasa
courkuʁ
,
Versezvɛʁse
sursyʁ
nousnu
votrevɔtʁ
lueurlɥœʁ
béniebeni
;
Fleursflœʁ
desde
cieuxsjø
,
souriezsuʁije
à
l
immortelimɔʁtɛl
amouramuʁ
!
Parpaʁ
uneyn
telletɛl
nuitnɥi
,
le
frontfʁɔ̃
ceintsɛ̃
de
cytisesitiz
,
Votrevɔtʁ
mèremɛʁ
Vénusvenys
suivitsɥivi
le
belbɛl
Anchise
Auxo
bosquetsbɔskɛ
de
l
Ida
.
ÉNÉE
Parpaʁ
uneyn
telletɛl
nuitnɥi
,
foufu
d
amouramuʁ
ete
de
joieʒwa
Troïlus
vintvɛ̃
attendreatɑ̃dʁ
auxo
piedspje
desde
mursmyʁ
de
Troietʁwa
Lala
bellebɛl
Cressida
.
DIDON
Nuitnɥi
d
ivresseivʁɛs
ete
d
extaseɛkstaz
infinieɛ̃.fi.ni
!
Blondeblɔ̃d
Phœbé
,
grandsgʁɑ̃
astresastʁ
de
sasa
courkuʁ
,
Versezvɛʁse
sursyʁ
nousnu
votrevɔtʁ
lueurlɥœʁ
béniebeni
;
Fleursflœʁ
desde
cieuxsjø
,
souriezsuʁije
à
l
immortelimɔʁtɛl
amouramuʁ
!
ÉNÉE
Parpaʁ
uneyn
telletɛl
nuitnɥi
lala
pudiquepydik
Dianedjan
Laissalɛsa
tombertɔ̃be
enfinɑ̃fɛ̃
sonsɔ̃
voilevwal
diaphanedjafan
Auxo
yeux
d
Endymion
.
DIDON
Parpaʁ
uneyn
telletɛl
nuitnɥi
le
filsfis
de
Cythérée
Accueillitakœji
froidementfʁwadmɑ̃
lala
tendressetɑ̃dʁɛs
enivréeɑ̃nivʁe
De
lala
reineʁɛn
Didondi.dɔ̃
!
ÉNÉE
Ete
dansdɑ̃
lala
mêmemɛm
nuitnɥi
hélasʼelas
!
l
injusteɛ̃ʒyst
reineʁɛn
,
Accusantakyzɑ̃
sonsɔ̃
amantamɑ̃
,
obtintɔptɛ̃
de
luilɥi
sanssɑ̃
peinepɛn
Le
plusply
tendretɑ̃dʁ
pardonpaʁdɔ̃
.
DIDON
Ô
nuitnɥi
d
ivresseivʁɛs
ete
d
extaseɛkstaz
infinieɛ̃.fi.ni
!
Blondeblɔ̃d
Phœbé
,
grandsgʁɑ̃
astresastʁ
de
sasa
courkuʁ
,
Versezvɛʁse
sursyʁ
nousnu
votrevɔtʁ
lueurlɥœʁ
béniebeni
;
Fleursflœʁ
desde
cieuxsjø
,
souriezsuʁije
à
l
immortelimɔʁtɛl
amouramuʁ
!
Ils marchent lentement vers le fond du théâtre en se tenant embrassés, puis ils disparaissent en chantant. Au moment où les deux amants qu’ on ne voit plus finissent leur Duo dans la coulisse, Mercure paraît subitement dans un rayon de la lune non loin d’ une colonne tronquée où sont appendues les armes d’ Énée. S’ approchant de la colonne, il frappe de son caducée deux coups sur le bouclier qui rend un son lugubre et prolongé.
d’ une voix grave, et étendant le bras du côté de la mer
MERCURE
Italieitali
!
Italieitali
!
Italieitali
!
Il disparaît.
ACTE CINQUIÈME
PREMIER TABLEAU
Le bord de la mer couvert de tentes troyennes. On voit les vaisseaux troyens dans le port. Il fait nuit. Un jeune matelot phrygien chante en se balançant au haut du mât d’ un navire. Deux sentinelles montent la garde devant les tentes au fond de la scène.
N° 38 – Chanson d’ Hylas
HYLAS
Vallonvalɔ̃
sonoresɔnɔʁ
,
u
dès
l
auroreɔʁɔʁ
Jeʒə
m
enɑ̃
allaisalɛ
chantantʃɑ̃tɑ̃
,
hélasʼelas
!
Soussu
teste
grandsgʁɑ̃
boisbwa
chantera-t-il
encoreɑ̃kɔʁ
,
Le
pauvrepovʁ
Hylas
?...
Bercebɛʁs
mollementmɔlmɑ̃
sursyʁ
tontɔ̃
seinsɛ̃
sublimesyblim
,
Ô
puissantepɥisɑ̃t
mermɛʁ
,
l
enfantɑ̃fɑ̃
de
Dindyme
!
Fraîchefʁɛʃ
raméeʁame
,
Retraiteʁətʁɛt
aiméeɛme
Contrekɔ̃tʁ
lesle
feux
dudy
jourʒuʁ
,
hélasʼelas
!
Quandkɑ̃
rendras-tu
tontɔ̃
ombreɔ̃bʁ
parfuméepaʁfyme
Auo
pauvrepovʁ
Hylas
?...
Bercebɛʁs
mollementmɔlmɑ̃
sursyʁ
tontɔ̃
seinsɛ̃
sublimesyblim
,
Ô
puissantepɥisɑ̃t
mermɛʁ
,
l
enfantɑ̃fɑ̃
de
Dindyme
!
Humbleœ̃bl
chaumièreʃomjɛʁ
u
de
mama
mèremɛʁ
Jeʒə
reçusʁəsy
lesle
adieuxa.djø
,
PREMIÈRE SENTINELLE
Ilil
rêveʁɛv
à
sonsɔ̃
payspei
...
DEUXIÈME SENTINELLE
Quky
ilil
ne
reverraʁəvɛʁa
paspa
.
HYLAS
Hélasʼelas
!
Reverra-t-il
tontɔ̃
heureuseœʁøz
misèremizɛʁ
,
Le
pauvrepovʁ
Hylas
?...
Bercebɛʁs
mollementmɔlmɑ̃
sursyʁ
tontɔ̃
seinsɛ̃
sublimesyblim
,
Ô
puissantepɥisɑ̃t
mermɛʁ
,
l
enfantɑ̃fɑ̃
...
Il s’ endort.
N° 39 – Récitatif et chœur
Entrent Panthée et les chefs troyens.
PANTHÉE
Préparezpʁepaʁe
touttu
,
ilil
fautfo
partirpaʁtiʁ
enfinɑ̃fɛ̃
.
Énée
enɑ̃
vainvɛ̃
Voitvwa
avecavɛk
désespoirdezɛspwaʁ
l
angoisseɑ̃gwas
de
lala
reineʁɛn
,
Lala
gloireglwaʁ
ete
le
devoirdəvwaʁ
saurontsoʁɔ̃
briserbʁize
sasa
chaîneʃɛn
Ete
sonsɔ̃
cœurkœʁ
serasəʁa
fortfɔʁ
auo
momentmɔmɑ̃
desde
adieuxa.djø
.
Chaqueʃak
jourʒuʁ
voitvwa
grandirgʁɑ̃diʁ
lala
colèrekɔlɛʁ
desde
dieuxdjø
.
Desde
signessiɲ
effrayantsefʁɛjɑ̃
déjàdeʒa
nousnu
avertissentavɛʁtis
;
Lala
mermɛʁ
,
lesle
montsmɔ̃
,
lesle
boisbwa
profondspʁɔfɔ̃
gémissentʒemis
;
Soussu
d
invisiblesɛ̃vizibl
coupsku
nosno
armesaʁm
retentissentʁətɑ̃tis
;
Commekɔm
dansdɑ̃
Troietʁwa
enɑ̃
lala
fatalefatal
nuitnɥi
,
Hectorɛk.tɔʁ
,
dontdɔ̃
l
œilœj
courroucékuʁuse
luitlɥiʁ
,
Enɑ̃
armesaʁm
apparaîtapaʁɛ
;
unœ̃
chœurkœʁ
d
ombresɔ̃bʁ
le
suitsɥi
;
Ete
ces
mortsmɔʁ
irritésiʁite
Lala
nuitnɥi
dernièredɛʁnjɛʁ
encoreɑ̃kɔʁ
ontɔ̃
criékʁije
troistʁwa
foisfwa
...
LES OMBRES
Italieitali
!
Italieitali
!
Italieitali
!
PANTHÉE
Dieuxdjø
vengeursvɑ̃ʒœʁ
!
c
estɛst
leurlœʁ
voixvwa
!...
Nousnu
avonsavɔ̃
troptʁo
longtempslɔ̃tɑ̃
bravébʁave
l
ordreɔʁdʁ
célesteselɛst
;
Quittonskitɔ̃
sanssɑ̃
plusply
tardertaʁde
ce
rivageʁivaʒ
funestefynɛst
!
A
demaindəmɛ̃
!
à
demaindəmɛ̃
!
Préparonspʁepaʁɔ̃
touttu
,
ilil
fautfo
partirpaʁtiʁ
enfinɑ̃fɛ̃
.
Ils entrent dans les tentes.
N° 40 – Duo
Les deux soldats en sentinelle marchent, l’ un de droite à gauche, l’ autre de gauche à droite. Ils s’ arrêtent de temps en temps l’ un près de l’ autre vers le milieu du théâtre.
PREMIÈRE SENTINELLE
Parpaʁ
Bacchusbakys
!
ilsil
sontsɔ̃
fousfu
avecavɛk
leurlœʁ
Italieitali
!...
Jeʒə
n
aiɛ
rienʁjɛ̃
entenduɑ̃tɑ̃dy
.
DEUXIÈME SENTINELLE
Nini
moimwa
.
PREMIÈRE SENTINELLE
Lala
bellebɛl
vievi
,
Pourtantpuʁtɑ̃
,
quky
onɔ̃
mènemɛn
iciisi
!
DEUXIÈME SENTINELLE
Dansdɑ̃
plusply
d
uneyn
maisonmɛzɔ̃
Nousnu
trouvonstʁuvɔ̃
ete
bonbɔ̃
vinvɛ̃
ete
grassegʁas
venaisonvənɛzɔ̃
.
PREMIÈRE SENTINELLE
A
mama
bellebɛl
Carthaginoisekaʁtaʒinwaz
,
Jeʒə
puispɥi
déjàdeʒa
parlerpaʁle
phénicienfenisjɛ̃
.
DEUXIÈME SENTINELLE
Lala
miennemjɛn
comprendkɔ̃pʁɑ̃
le
Troyentʁwajɛ̃
,
M
obéitɔbei
sanssɑ̃
me
chercherʃɛʁʃe
noisenwaz
.
PREMIÈRE SENTINELLE
Lala
tiennetjɛn
comprendkɔ̃pʁɑ̃
le
Troyentʁwajɛ̃
?
DEUXIÈME SENTINELLE
M
obéitɔbei
sanssɑ̃
me
chercherʃɛʁʃe
noisenwaz
.
La femme n’ est point rude ici pour l’ étranger.
Non, la femme n’ est point rude ici pour l’ étranger.
PREMIÈRE SENTINELLE
Ete
l
onɔ̃
nousnu
veut
fairefɛʁ
changerʃɑ̃ʒe
Ces
douceursdusœʁ
contrekɔ̃tʁ
unœ̃
longlɔ̃
voyagevwajaʒ
!
DEUXIÈME SENTINELLE
Lesle
caresseskaʁɛs
de
l
orageɔʁaʒ
!
PREMIÈRE SENTINELLE
Lala
faimfɛ̃
.
DEUXIÈME SENTINELLE
Lala
soifswaf
.
PREMIÈRE SENTINELLE
Vingtvɛ̃
mauxmo
d
enferɑ̃fɛʁ
!
DEUXIÈME SENTINELLE
Ete
toustu
lesle
ennuisɑ̃nɥi
de
lala
mermɛʁ
!
PREMIÈRE SENTINELLE
Mauditemodit
foliefɔli
!
DEUXIÈME SENTINELLE
Pourpuʁ
cettesɛt
Italieitali
...
PREMIÈRE SENTINELLE
u
nousnu
devonsdəvɔ̃
jouirʒwiʁ
dudy
fruitfʁɥi
de
nosno
travauxtʁavo
...
ENSEMBLE
Enɑ̃
nousnu
faisantfəzɑ̃
rompreʁɔ̃pʁ
lesle
osɔs
!
DEUXIÈME SENTINELLE
Encorɑ̃.kɔʁ
pâtirpatiʁ
!
PREMIÈRE SENTINELLE
Encorɑ̃.kɔʁ
pâtirpatiʁ
!
Notrenɔtʁ
lotlo
estɛst
l
obéissanceɔbeisɑ̃s
.
DEUXIÈME SENTINELLE
Silencesilɑ̃s
!
Jeʒə
voisvwa
Énée
à
grandsgʁɑ̃
paspa
accourirakuʁiʁ
.
Les deux sentinelles s’ éloignent et disparaissent.
N° 41 – Récitatif mesuré et air
s’ avançant dans une grande agitation
ÉNÉE
Inutilesinytil
regretsʁəgʁɛ
!...
jeʒə
doisdwa
quitterkite
Carthagekaʁtaʒ
!
Didondi.dɔ̃
le
sait
...
sonsɔ̃
effroiefʁwa
,
sasa
stupeurstypœʁ
,
Enɑ̃
l
apprenantapʁənɑ̃
,
ontɔ̃
brisébʁize
monmɔ̃
couragekuʁaʒ
...
Mais
jeʒə
le
doisdwa
...
ilil
le
fautfo
!
Nonnɔ̃
,
jeʒə
ne
puispɥi
oublierublije
lala
pâleurpalœʁ
Frappantfʁapɑ̃
de
mortmɔʁ
sonsɔ̃
beaubo
visagevizaʒ
,
Sonsɔ̃
silencesilɑ̃s
obstinéɔpstine
,
sesse
yeux
Fixesfiks
ete
pleinsplɛ̃
d
unœ̃
feu
sombresɔ̃bʁ
...
Enɑ̃
vainvɛ̃
ai-je
parlépaʁle
desde
prodigespʁɔdiʒ
sanssɑ̃
nombrenɔ̃bʁ
Me
rappelantʁaplɑ̃
l
ordreɔʁdʁ
desde
dieuxdjø
,
Invoquéɛ̃vɔke
lala
grandeurgʁɑ̃dœʁ
de
mama
saintesɛ̃t
entrepriseɑ̃tʁəpʁiz
,
L
aveniravniʁ
de
monmɔ̃
filsfis
ete
le
sortsɔʁ
desde
Troyenstʁwajɛ̃
,
Lala
triomphaletʁijɔ̃fal
mortmɔʁ
parpaʁ
lesle
destinsdɛstɛ̃
promisepʁɔmiz
,
Pourpuʁ
couronnerkuʁɔne
mama
gloireglwaʁ
auxo
champsʃɑ̃
ausoniens
;
Rienʁjɛ̃
n
a
pupy
lala
touchertuʃe
;
sanssɑ̃
vaincrevɛ̃kʁ
sonsɔ̃
silencesilɑ̃s
J
aiɛ
fuifɥi
de
sonsɔ̃
regardʁəgaʁ
lala
terribletɛʁibl
éloquenceelɔkɑ̃s
.
Aha
!
quandkɑ̃
viendravjɛ̃dʁa
l
instantɛ̃stɑ̃
desde
suprêmessypʁɛm
adieuxa.djø
,
Heureœʁ
d
angoisseɑ̃gwas
ete
de
larmeslaʁm
baignéebeɲe
,
Commentkɔmɑ̃
subirsybiʁ
l
aspectaspɛ
affreuxafʁø
De
cettesɛt
douleurdulœʁ
indignéeɛ̃diɲe
?...
Lutterlyte
contrekɔ̃tʁ
moi-mêmemwamɛm
ete
contrekɔ̃tʁ
toitwa
,
Didondi.dɔ̃
!
Enɑ̃
déchirantdeʃiʁɑ̃
tontɔ̃
cœurkœʁ
implorerɛ̃plɔʁe
monmɔ̃
pardonpaʁdɔ̃
!
Enɑ̃
serai-je
capablekapabl
?...
Enɑ̃
unœ̃
dernierdɛʁnje
naufragenofʁaʒ
,
Aha
!
puissé-je
périrpeʁiʁ
,
sisi
jeʒə
quittaiskitɛ
Carthagekaʁtaʒ
Sanssɑ̃
te
revoirʁəvwaʁ
pourtantpuʁtɑ̃
!...
Sanssɑ̃
lala
voirvwaʁ
?
lâchetélaʃte
!
Méprismepʁi
desde
droitsdʁwa
sacréssakʁe
de
l
hospitalitéɔspitalite
!
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
reineʁɛn
adoréeadɔʁe
,
Âmeam
sublimesyblim
ete
parpaʁ
moimwa
déchiréedeʃiʁe
,
Bienfaitricebjɛ̃fɛtʁis
desde
miensmjɛ̃
!
Nonnɔ̃
,
jeʒə
veux
te
revoirʁəvwaʁ
,
Uneyn
dernièredɛʁnjɛʁ
foisfwa
presserpʁese
teste
mainsmɛ̃
tremblantestʁɑ̃blɑ̃t
,
Arroseraʁoze
teste
genouxʒənu
de
mesme
larmeslaʁm
brûlantesbʁylɑ̃t
,
Dussé-je
êtreɛtʁ
brisébʁize
parpaʁ
unœ̃
teltɛl
désespoirdezɛspwaʁ
.
N° 42 – Scène
CHŒUR
Énée
!...
ÉNÉE
Encorɑ̃.kɔʁ
ces
voixvwa
!
Les quatre spectres voilés paraissent successivement, l’ un à l’ entrée des coulisses à gauche du spectateur, l’ autre à l’ entrée des coulisses à droite, les deux autres au fond du théâtre. Au-dessus de la tête de chacun d’ eux brille une couronne de petites flammes pâles.
ÉNÉE
De
lala
sombresɔ̃bʁ
demeuredəmœʁ
,
Messagermesaʒe
menaçantmənasɑ̃
,
quiki
doncdɔ̃k
t
a
fait
sortirsɔʁtiʁ
?...
visible
LE SPECTRE DE PRIAM
Tata
faiblessefɛblɛs
ete
tata
gloireglwaʁ
...
ÉNÉE
Aha
!
jeʒə
voudraisvudʁɛ
mourirmuʁiʁ
!
LE SPECTRE DE PRIAM
Plusply
de
retardsʁətaʁ
!
invisible
LE SPECTRE DE CHORÈBE
Paspa
unœ̃
jourʒuʁ
!
invisibles
CASSANDRE
Paspa
uneyn
heureœʁ
!
levant son voile devant les yeux d’ Énée
LE SPECTRE DE PRIAM
Jeʒə
suissɥi
Priampʁi.jam
!...
ilil
fautfo
vivrevivʁ
ete
partirpaʁtiʁ
!
Sa couronne s’ éteint, il disparaît. Énée, s’ élançant éperdu vers le côté droit de la scène, y rencontre le spectre de Chorèbe.
levant son voile
LE SPECTRE DE CHORÈBE
Jeʒə
suissɥi
Chorèbe
!
Ilil
fautfo
partirpaʁtiʁ
ete
vaincrevɛ̃kʁ
!
Sa couronne s’ éteint, il disparaît. Énée, reculant vers le fond du théâtre, y rencontre les deux autres spectres. Cassandre a le bras gauche appuyé sur l’ épaule d’ Hector. Hector est armé de pied en cap.
les reconnaissant au moment où ils se dévoilent
ÉNÉE
Hectorɛk.tɔʁ
!
dieuxdjø
de
l
Érèbe
!...
Cassandrekasɑ̃dʁ
!...
LESle
SPECTRESspɛktʁ
DE
CASSANDREkasɑ̃dʁ
ete
D
HECTORɛk.tɔʁ
Ilil
fautfo
vaincrevɛ̃kʁ
ete
fonderfɔ̃de
!...
Leurs couronnes s’ éteignent, ils disparaissen.
ÉNÉE
Jeʒə
doisdwa
cédersede
A
vosvo
ordresɔʁdʁ
impitoyablesɛ̃pitwajabl
!
J
obéisɔbei
,
j
obéisɔbei
,
spectresspɛktʁ
inexorablesinɛgzɔʁabl
!
Jeʒə
suissɥi
barbarebaʁbaʁ
,
ingratɛ̃gʁa
;
vousvu
l
ordonnezɔʁdɔne
,
grandsgʁɑ̃
dieuxdjø
!
Ete
j
immoleimɔl
Didondi.dɔ̃
,
enɑ̃
détournantdetuʁnɑ̃
lesle
yeux
!
N° 43 – Scène et chœur
passant devant les tentes
ÉNÉE
Deboutdəbu
,
Troyenstʁwajɛ̃
,
éveillez-vous
,
alertealɛʁt
!
Le
ventvɑ̃
estɛst
bonbɔ̃
,
lala
mermɛʁ
nousnu
estɛst
ouverteuvɛʁt
!
Éveillez-vous
!
Ilil
fautfo
partirpaʁtiʁ
avantavɑ̃
le
leverləve
dudy
soleilsɔlɛj
!
dans les tentes
LES TROYENS
Alertealɛʁt
!...
entendez-vousɑ̃.tɑ̃dʁ
,
amisami
,
lala
voixvwa
d
Énée
?...
Ils sortent des tentes
LES TROYENS
Donnezdɔne
partoutpaʁtu
le
signalsiɲal
dudy
réveilʁevɛj
...
à un chef
ÉNÉE
Vava
,
courskuʁ
,
portepɔʁt
cetsɛt
ordreɔʁdʁ
à
l
oreilleɔʁɛj
étonnéeetɔne
D
Ascagne
:
Quky
ilil
se
lèvelɛv
ete
quky
ilil
se
rendeʁɑ̃d
à
bordbɔʁ
!
Avantavɑ̃
le
jourʒuʁ
ilil
fautfo
quitterkite
le
portpɔʁ
.
Mama
tâchetaʃ
,
jusqu
auo
boutbu
,
grandsgʁɑ̃
dieuxdjø
,
serasəʁa
remplieʁɑ̃pli
,
Alertealɛʁt
,
amisami
!
profitonspʁɔfitɔ̃
desde
instantsɛ̃stɑ̃
!
Coupezkupe
lesle
câbleskabl
,
ilil
estɛst
tempstɑ̃
!
Enɑ̃
mermɛʁ
!
enɑ̃
mermɛʁ
!
Italieitali
!
Italieitali
!
CHŒUR
Voicivwasi
le
jourʒuʁ
,
profitonspʁɔfitɔ̃
desde
instantsɛ̃stɑ̃
!
Couponskupɔ̃
lesle
câbleskabl
,
ilil
estɛst
tempstɑ̃
!
Enɑ̃
mermɛʁ
!
enɑ̃
mermɛʁ
!
Italieitali
!
Italieitali
!
se tournant du côté du palais de Didon
ÉNÉE
A
toitwa
monmɔ̃
âmeam
!
Adieuadjø
!
dignediɲ
de
tontɔ̃
pardonpaʁdɔ̃
,
Jeʒə
parspaʁ
,
noblenɔbl
Didondi.dɔ̃
!
L
impatientɛ̃pasjɑ̃
destindɛstɛ̃
m
appelleapɛl
;
Pourpuʁ
lala
mortmɔʁ
desde
hérosʼeʁo
,
jeʒə
te
suissɥi
infidèleɛ̃fidɛl
.
Tous se précipitent hors de la scène dans diverses directions, comme pour faire des préparatifs de départ. On voit les vaisseaux commencer à se mettre en mouvement. Éclairs et tonnerre lointain.
N° 44 – Duo et chœur
DIDON
Erranteɛʁɑ̃t
sursyʁ
teste
paspa
,
Soussu
lala
foudrefudʁ
quiki
grondegʁɔ̃d
,
J
aiɛ
vouluvuly
voirvwaʁ
,
jeʒə
voisvwa
ete
ne
croiskʁwa
paspa
...
Tuty
préparespʁepaʁ
tata
fuitefɥit
?
ÉNÉE
Enɑ̃
mama
douleurdulœʁ
profondepʁɔfɔ̃d
,
Chèreʃɛʁ
Didondi.dɔ̃
,
épargnez-moi
!
DIDON
Tuty
parspaʁ
?
tuty
parspaʁ
?
Sanssɑ̃
remordsʁəmɔʁ
!
Quoikwa
!
Dédaigneuxdedɛɲø
dudy
sceptresɛptʁ
de
Libyelibi
,
Enɑ̃
m
arrachantaʁaʃɑ̃
le
cœurkœʁ
tuty
courskuʁ
enɑ̃
Italieitali
!
ÉNÉE
J
aiɛ
troptʁo
tardétaʁde
...
desde
dieuxdjø
lesle
ordresɔʁdʁ
souverainssuvʁɛ̃
...
DIDON
Ilil
partpaʁ
!...
ilil
suitsɥi
lala
voixvwa
d
implacablesɛ̃plakabl
destinsdɛstɛ̃
,
Sanssɑ̃
écouterekute
lala
miennemjɛn
!
à
sesse
lâcheslaʃ
dédainsdedɛ̃
Ilil
me
voitvwa
exposerɛkspoze
mama
douleurdulœʁ
surhumainesyʁymɛn
,
Elle voit un groupe de Troyens sourire en la regardant.
DIDON
Ete
mama
beautébote
de
reineʁɛn
Auxo
riresʁiʁ
insolentsɛ̃sɔlɑ̃
de
ces
ingratsɛ̃gʁa
Troyenstʁwajɛ̃
!...
ÉNÉE
Didondi.dɔ̃
!
DIDON
Sanssɑ̃
quky
à
l
aspectaspɛ
d
uneyn
telletɛl
misèremizɛʁ
Lala
pitiépitje
d
uneyn
larmelaʁm
humecteymɛkt
sasa
paupièrepopjɛʁ
!
Tuty
parspaʁ
?
Nonnɔ̃
!
ce
n
estɛst
paspa
Vénusvenys
quiki
t
enfantaɑ̃fɑ̃ta
,
Quelquekɛlkə
louveluv
hideuseʼidøz
auxo
forêtsfɔʁɛ
t
allaitaaleta
!
ÉNÉE
Ô
reineʁɛn
,
quandkɑ̃
à
vousvu
se
dévouadevwa
monmɔ̃
âmeam
,
Elleɛl
subitsybi
lala
loilwa
d
unœ̃
immortelimɔʁtɛl
amouramuʁ
,
Ete
jusqu
auo
dernierdɛʁnje
jourʒuʁ
Monmɔ̃
cœurkœʁ
vivravivʁa
de
cettesɛt
flammeflam
...
DIDON
Tais-toitɛʁ
!
rienʁjɛ̃
ne
t
arrêteaʁet
;
Lala
mortmɔʁ
quiki
planeplan
sursyʁ
mama
têtetɛt
,
Mama
honteʼɔ̃t
,
monmɔ̃
amouramuʁ
,
notrenɔtʁ
hymenimɛn
commencékɔmɑ̃se
,
Monmɔ̃
nomnɔ̃
dudy
livrelivʁ
d
orɔʁ
dès
ce
jourʒuʁ
effacéefase
!
Encorɑ̃.kɔʁ
,
sisi
de
tata
foifwa
,
j
avaisavɛ
unœ̃
tendretɑ̃dʁ
gagegaʒ
,
Ouiwi
,
sisi
d
unœ̃
filsfis
d
Énée
Le
fierfje
ete
douxdu
visagevizaʒ
Me
rappelantʁaplɑ̃
teste
traitstʁɛ
,
souriaitsuʁijɛ
sursyʁ
monmɔ̃
seinsɛ̃
,
Jeʒə
seraissəʁɛ
moinsmwɛ̃
abandonnéeabɑ̃dɔne
...
ÉNÉE
Jeʒə
vousvu
aimeɛm
,
Didondi.dɔ̃
:
grâcegʁas
!
l
ordreɔʁdʁ
divindivɛ̃
Pouvaitpuvɛ
seulsœl
emporterɑ̃pɔʁte
lala
cruellekʁyɛl
victoireviktwaʁ
.
On entend la fanfare de la marche troyenne.
DIDON
A
ce
chantʃɑ̃
de
triomphetʁijɔ̃f
u
rayonneʁɛjɔn
tata
gloireglwaʁ
,
Jeʒə
te
voisvwa
tressaillirtʁesajiʁ
!
Tuty
parspaʁ
?
ÉNÉE
Jeʒə
doisdwa
partirpaʁtiʁ
...
DIDON
Tuty
parspaʁ
?
ÉNÉE
Mais
pourpuʁ
mourirmuʁiʁ
,
Obéissantɔbeisɑ̃
auxo
dieuxdjø
,
Jeʒə
parspaʁ
ete
jeʒə
vousvu
aimeɛm
!
DIDON
Ne
soisswa
plusply
longtempslɔ̃tɑ̃
parpaʁ
mesme
criskʁi
arrêtéaʁete
,
Monstremɔ̃stʁ
de
piétépjete
!
Vava
doncdɔ̃k
,
vava
!
jeʒə
maudismo.di
ete
teste
dieuxdjø
ete
toi-mêmetwamɛm
!
Elle sort. Des groupes de soldats troyens occupés des préparatifs du départ passent et se dirigent vers les vaisseaux.
ÉNÉE
Italieitali
!
Ascagne arrive conduit par un chef troyen. Énée monte sur un vaisseau.
DEUXIÈME TABLEAU
Un appartement de Didon. Le jour se lève.
N° 45 – Scène
DIDON
Vava
,
mama
sœursœʁ
,
l
implorerɛ̃plɔʁe
De
monmɔ̃
âmeam
abattueabaty
L
orgueilɔʁgœj
a
fuifɥi
.
Vava
!
ce
départdepaʁ
me
tuety
Ete
jeʒə
le
voisvwa
se
préparerpʁepaʁe
.
ANNA
Hélasʼelas
!
moimwa
seulesœl
fusfy
coupablekupabl
,
Enɑ̃
vousvu
encourageantɑ̃kuʁaʒɑ̃
à
formerfɔʁme
d
autresotʁ
nœudsnœd
.
Peut-on
lutterlyte
contrekɔ̃tʁ
lesle
dieuxdjø
?...
Sonsɔ̃
départdepaʁ
estɛst
inévitableinevitabl
,
Ete
pourtantpuʁtɑ̃
ilil
vousvu
aimeɛm
.
DIDON
Ilil
m
aimeɛm
!
nonnɔ̃
!
nonnɔ̃
!
sonsɔ̃
cœurkœʁ
estɛst
glacéglase
!
Aha
!
jeʒə
connaiskɔnɛ
l
amouramuʁ
,
ete
sisi
Jupiterʒypitɛʁ
mêmemɛm
M
eûty
défendudefɑ̃dy
d
aimerɛme
,
monmɔ̃
amouramuʁ
insenséɛ̃sɑ̃se
De
Jupiterʒypitɛʁ
braveraitbʁavəʁɛ
l
anathèmeanatɛm
.
Mais
vava
,
mama
sœursœʁ
,
allezale
,
Narbal
,
le
suppliersyplije
Pourpuʁ
quky
ilil
m
accordeakɔʁd
encoreɑ̃kɔʁ
Quelqueskɛlkə
joursʒuʁ
seulementsœlmɑ̃
.
Humblementœ̃bləmɑ̃
jeʒə
l
imploreɛ̃plɔʁ
:
Ce
que
j
aiɛ
fait
pourpuʁ
luilɥi
,
pourra-t-il
l
oublierublije
,
Ete
repoussera-t-il
cettesɛt
instanceɛ̃stɑ̃s
suprêmesypʁɛm
De
vousvu
,
sagesaʒ
Narbal
,
de
toitwa
,
mama
sœursœʁ
,
quky
ilil
aimeɛm
?...
N° 46 – Scène
au loin derrière la scène
CHŒUR
Enɑ̃
mermɛʁ
,
voyezvwaje
!
sixsis
vaisseauxvɛso
!
septsɛt
!
neufnœf
!
dixdis
!
entrant
IOPAS
Lesle
Troyenstʁwajɛ̃
sontsɔ̃
partispaʁti
!
DIDON
Quky
entends-je
?
IOPAS
Avantavɑ̃
l
auroreɔʁɔʁ
Leurlœʁ
flotteflɔt
étaitetɛ
enɑ̃
mermɛʁ
,
onɔ̃
l
aperçoitapɛʁswa
encoreɑ̃kɔʁ
!
DIDON
Dieuxdjø
immortelsimɔʁtɛl
!
ilil
partpaʁ
!
Armez-vous
,
Tyriens
!
Carthaginoiskaʁtaʒinwa
,
courezkuʁe
,
poursuivezpuʁsɥive
lesle
Troyenstʁwajɛ̃
!
Courbez-vous
sursyʁ
lesle
ramesʁam
,
Volezvɔle
sursyʁ
lesle
eauxo
,
Lancezlɑ̃se
desde
flammesflam
,
Brûlezbʁyle
leurslœʁ
vaisseauxvɛso
!
Que
lala
villevil
entièreɑ̃tjɛʁ
...
Que
dis-je
?...
impuissanteɛ̃pɥisɑ̃t
fureurfyʁœʁ
!
Subissybi
tontɔ̃
sortsɔʁ
ete
désespèredezɛspɛʁ
,
Dévoredevɔʁ
tata
douleurdulœʁ
,
Ô
malheureusemalœʁøz
!
Ete
voilàvwala
doncdɔ̃k
lala
foifwa
de
cettesɛt
âmeam
pieusepjøz
!
J
offraisɔfʁɛ
unœ̃
trônetʁon
!...
Aha
!
jeʒə
devaisdəvɛ
alorsalɔʁ
Exterminerɛkstɛʁmine
lala
raceʁas
vagabondevagabɔ̃d
De
ces
mauditsmodi
,
ete
disperserdispɛʁse
sursyʁ
l
ondeɔ̃d
Lesle
débrisdebʁi
de
leurslœʁ
corpskɔʁ
!
C
estɛst
alorsalɔʁ
quky
ilil
fallaitfalɛ
prévoirpʁevwaʁ
leurlœʁ
perfidiepɛʁfidi
,
Livrerlivʁe
leurlœʁ
flotteflɔt
à
l
incendieɛ̃sɑ̃di
,
Ete
me
vengervɑ̃ʒe
d
Énée
ete
luilɥi
servirsɛʁviʁ
enfinɑ̃fɛ̃
Lesle
membresmɑ̃bʁ
de
sonsɔ̃
filsfis
enɑ̃
unœ̃
hideuxʼidø
festinfɛstɛ̃
!
A
moimwa
,
dieuxdjø
desde
enfersɑ̃fɛʁ
!
l
Olympeɔlɛ̃p
estɛst
inflexibleɛ̃flɛksibl
!...
Aidez-moi
!
que
parpaʁ
vousvu
monmɔ̃
cœurkœʁ
soitswa
enflamméɑ̃flame
D
uneyn
haineʼɛn
terribletɛʁibl
Pourpuʁ
ce
fugitiffyʒitif
que
j
aimaiɛmɛ
!
Dudy
prêtrepʁɛtʁ
de
Plutonplytɔ̃
,
quky
onɔ̃
réclameʁeklam
l
officeɔfis
!
Pourpuʁ
apaiserapɛze
mesme
douloureuxduluʁø
transportstʁɑ̃spɔʁ
,
A
l
instantɛ̃stɑ̃
mêmemɛm
offronsɔfʁɔ̃
unœ̃
sacrificesakʁifis
Auxo
sombressɔ̃bʁ
déitésdeite
de
l
empireɑ̃piʁ
desde
mortsmɔʁ
!
Quky
onɔ̃
élèveelɛv
unœ̃
bûcherbyʃe
!
Que
lesle
donsdɔ̃
dudy
perfidepɛʁfid
Ete
ceux
que
jeʒə
luilɥi
fisfi
,
Dansdɑ̃
lala
flammeflam
lividelivid
,
Souvenirssuvniʁ
détestésdetɛste
,
disparaissentdispaʁɛs
!...
Sortezsɔʁte
!
à Anna
NARBAL
Sonsɔ̃
regardʁəgaʁ
m
épouvanteepuvɑ̃t
,
ô
princessepʁɛ̃sɛs
,
restezʁɛste
!
DIDON
Annaa.na
,
suivezsɥive
Narbal
.
ANNA
Que
mama
sœursœʁ
me
pardonnepaʁdɔn
!
DIDON
Jeʒə
suissɥi
reineʁɛn
ete
j
ordonneɔʁdɔn
;
Laissez-moi
seulesœl
,
Annaa.na
.
Anna, Narbal et Iopas sortent.
N° 47 – Monologue
Didon parcourt la scène en s’ arrachant les cheveux, se frappant la poitrine et poussant des cris inarticulés.
DIDON
Aha
!
Aha
!
Elle s’ arrête brusquement.
DIDON
Jeʒə
vais
mourirmuʁiʁ
...
Dansdɑ̃
mama
douleurdulœʁ
immenseimɑ̃s
submergéesybmɛʁʒe
Ete
mourirmuʁiʁ
nonnɔ̃
vengéevɑ̃ʒe
!...
Mouronsmuʁɔ̃
pourtantpuʁtɑ̃
!
ouiwi
,
puisse-t-il
frémirfʁemiʁ
A
lala
lueurlɥœʁ
lointainelwɛ̃tɛn
de
lala
flammeflam
de
monmɔ̃
bûcherbyʃe
!
S
ilil
resteʁɛst
dansdɑ̃
sonsɔ̃
âmeam
quelquekɛlkə
choseʃoz
d
humainymɛ̃
,
Peut-êtrepøtɛtʁ
ilil
pleureraplœʁəʁa
sursyʁ
monmɔ̃
affreuxafʁø
destindɛstɛ̃
.
Luilɥi
,
me
pleurerplœʁe
!...
Énée
!...
Énée
!...
Oho
!
monmɔ̃
âmeam
te
suitsɥi
,
A
sonsɔ̃
amouramuʁ
enchaînéeɑ̃ʃene
,
Esclaveɛsklav
,
elleɛl
l
emporteɑ̃pɔʁt
enɑ̃
l
éternelleetɛʁnɛl
nuitnɥi
...
Vénusvenys
!
rends-moi
tontɔ̃
filsfis
!...
Inutileinytil
prièrepʁijɛʁ
D
unœ̃
cœurkœʁ
quiki
se
déchiredeʃiʁ
!...
A
lala
mortmɔʁ
touttu
entièreɑ̃tjɛʁ
Didondi.dɔ̃
n
attendatɑ̃
plusply
rienʁjɛ̃
que
de
lala
mortmɔʁ
.
N° 48 – Air
DIDON
Adieuadjø
,
fièrefjɛʁ
citésite
,
quky
unœ̃
généreuxʒeneʁø
effortefɔʁ
Sisi
promptementpʁɔ̃tmɑ̃
élevaeləva
florissanteflɔʁisɑ̃t
;
Mama
tendretɑ̃dʁ
sœursœʁ
quiki
me
suivissɥivi
erranteɛʁɑ̃t
,
Adieuadjø
,
monmɔ̃
peuplepœpl
,
adieuadjø
;
adieuadjø
,
rivageʁivaʒ
vénéréveneʁe
,
Toitwa
quiki
jadisʒadis
m
accueillisakœji
suppliantesyplijɑ̃t
;
Adieuadjø
,
beaubo
cielsjɛl
d
Afriqueafʁik
,
astresastʁ
que
j
admiraiadmiʁɛ
Auxo
nuitsnɥi
d
ivresseivʁɛs
ete
d
extaseɛkstaz
infinieɛ̃.fi.ni
;
Jeʒə
ne
vousvu
verraivɛʁɛ
plusply
,
mama
carrièrekaʁjɛʁ
estɛst
finiefini
!...
Elle sort à pas lents.
TROISIÈME TABLEAU
N° 49 – Cérémonie funèbre
Une partie des jardins de Didon, sur le bord de la mer. Un vaste bûcher est élevé; on y monte par les gradins latéraux. Sur la plate-forme du bûcher sont placés un lit, une toge, un casque, une épée avec son baudrier, et un buste d’ Énée.
Entrent les Prêtres de Pluton, revêtus de costumes funèbres, ils viennent processionnellement se grouper auprès de deux autels où brillent des flammes verdâtres, puis Anna, Narbal, et enfin Didon voilée et couronnée de feuillage. Pendant la première partie du chœur des prêtres, Anna, s’ approchant de sa sœur, lui dénoue sa chevelure et lui ôte le cothurne de son pied gauche.
CHŒUR DE PRÊTRES DE PLUTON
Dieuxdjø
de
l
oubliubli
,
dieuxdjø
dudy
Ténare
,
Auo
cœurkœʁ
blesséblese
rendezʁɑ̃de
lala
forcefɔʁs
ete
le
reposʁəpo
!
Desde
profondeurspʁɔfɔ̃dœʁ
dudy
noirnwaʁ
Tartaretaʁtaʁ
Entendez-nous
,
Hécatee.kat
,
Érèbe
,
ete
toitwa
Chaoskao
!
étendant le bras droit du côté de la mer
ANNA ET NARBAL
S
ilil
fautfo
enfinɑ̃fɛ̃
quky
Énée
abordeabɔʁd
enɑ̃
Italieitali
,
Quky
ilil
y
trouvetʁuv
unœ̃
obscurɔpskyʁ
trépastʁepa
!
Que
le
peuplepœpl
latinlatɛ̃
à
l
ombrienɔ̃bʁijɛ̃
s
allieali
Pourpuʁ
arrêteraʁete
sesse
paspa
!
Percépɛʁse
d
unœ̃
traittʁɛ
vulgairevylgɛʁ
enɑ̃
lala
mêléemele
ardenteaʁ.dɑ̃
,
Quky
ilil
resteʁɛst
abandonnéabɑ̃dɔne
sursyʁ
l
arèneaʁɛn
sanglantesɑ̃glɑ̃t
,
Pourpuʁ
servirsɛʁviʁ
de
pâturepatyʁ
auxo
dévorantsdevɔʁɑ̃
oiseauxwazo
!
Entendez-nous
,
Hécatee.kat
,
Érèbe
,
ete
toitwa
Chaoskao
!
NARBAL
Dieuxdjø
de
l
oubliubli
,
dieuxdjø
dudy
Ténare
,
Auo
cœurkœʁ
blesséblese
rendezʁɑ̃de
lala
forcefɔʁs
ete
le
reposʁəpo
!
Desde
profondeurspʁɔfɔ̃dœʁ
dudy
noirnwaʁ
Tartaretaʁtaʁ
Entendez-nous
,
Hécatee.kat
,
Érèbe
,
ete
toitwa
Chaoskao
!
N° 50 – Scène
parlant comme en songe
DIDON
Plutonplytɔ̃
...
semblesɑ̃bl
m
êtreɛtʁ
propicepʁɔpis
...
Enɑ̃
ce
cruelkʁyɛl
instantɛ̃stɑ̃
...
Narbal
...
mama
sœursœʁ
C
enɑ̃
estɛst
fait
...
achevonsaʃəvɔ̃
le
pieuxpjø
sacrificesakʁifis
...
Jeʒə
senssɑ̃s
rentrerʁɑ̃tʁe
le
calmekalm
...
dansdɑ̃
monmɔ̃
cœurkœʁ
.
Deux prêtres portant le premier autel s’ avancent de gauche à droite, deux autres portant le second s’ avancent de droite à gauche et font en se croisant ainsi le tour du bûcher. Didon, le pied gauche nu, les cheveux épars, après avoir déposé sur l’ un des autels sa couronne de feuillage, le suit d’ un pas saccadé. Pendant ce mouvement processionnel, Anna est à genoux à droite de la scène et Narbal à gauche. Entre eux le grand-prêtre de Pluton, debout, étend, en la tenant des deux mains, la fourche plutonique vers le bûcher. Enfin, saisi d’ une énergie convulsive, Didon monte d’ un pas rapide les degrés du bûcher. Parvenue au sommet, elle saisit la toge d’ Énée, détache le voile brodé d’ or qui couvre sa tête, et les jetant l’ une et l’ autre sur le bûcher, elle dit:
DIDON
D
unœ̃
malheureuxmalœʁø
amouramuʁ
,
funestesfynɛst
gagesgaʒ
,
Dansdɑ̃
lala
flammeflam
emportezɑ̃pɔʁte
avecavɛk
vousvu
mesme
chagrinsʃagʁɛ̃
!
Elle considère les armes d’ Énée
DIDON
Aha
!
Elle se prosterne sur le lit, qu’ elle embrasse avec des sanglots convulsifs. Elle se relève et prenant l’ épée elle dit d’ un ton prophétique:
DIDON
Monmɔ̃
souvenirsuvniʁ
vivravivʁa
parmipaʁmi
lesle
âges
.
Monmɔ̃
peuplepœpl
accompliraakɔ̃pliʁa
d
héroïqueseʁɔik
destinsdɛstɛ̃
.
Unœ̃
jourʒuʁ
sursyʁ
lala
terretɛʁ
africaineafʁikɛn
,
Ilil
naîtranɛtʁ
de
mama
cendresɑ̃dʁ
unœ̃
glorieuxglɔʁjø
vengeurvɑ̃ʒœʁ
...
J
entendsɑ̃tɑ̃
déjàdeʒa
tonnertɔne
sonsɔ̃
nomnɔ̃
vainqueurvɛ̃kœʁ
.
Annibal
!
Annibal
!
d
orgueilɔʁgœj
monmɔ̃
âmeam
estɛst
pleineplɛn
!
Plusply
de
souvenirssuvniʁ
amersamɛʁ
!
C
estɛst
ainsiɛ̃si
quky
ilil
convientkɔ̃vjɛ̃
de
descendredesɑ̃dʁ
auxo
enfersɑ̃fɛʁ
!
Elle tire l’ épée du fourreau, se frappe et tombe sur le lit.
N° 51 – Chœur
TOUS
Aha
!
auo
secourssəkuʁ
!
auo
secourssəkuʁ
!
lala
reineʁɛn
s
estɛst
frappéefʁape
!
Narbal sort comme pour aller chercher du secours
derrière la scène et accourant
CHŒUR
Quelskɛl
criskʁi
!
aha
!
dansdɑ̃
sonsɔ̃
sangsɑ̃
trempéetʁɑ̃pe
Lala
reineʁɛn
meurtmœʁ
!
Narbal rentre, le grand chœur entre en scène
CHŒUR
Est-ilɛ.t‿il
vraivʁɛ
?
jourʒuʁ
d
horreurɔʁœʁ
!
malheurmalœʁ
!
se relevant appuyée sur son coude
DIDON
Aha
!
Elle retombe.
sur le bûcher
ANNA
Mama
sœursœʁ
!
Didon se relève.
DIDON
Aha
!...
Elle lève les yeux au ciel et retombe gémissant.
ANNA
C
estɛst
moimwa
,
C
estɛst
tata
sœursœʁ
quiki
t
appelleapɛl
...
se relevant à demi
DIDON
Aha
!
Desde
destinsdɛstɛ̃
ennemisɛnmi
...
implacableɛ̃plakabl
fureurfyʁœʁ
...
Carthagekaʁtaʒ
périrapeʁiʁa
!
N° 52 – Imprécation
On voit dans une gloire lointaine le Capitole romain au fronton duquel brille ce mot: ROMA. Devant le Capitole défilent des légions et un empereur entouré d’ une cour de poètes et d’ artistes. Pendant cette apothéose, invisible aux Carthaginois, on entend au loin la Marche troyenne transmise aux Romains par la tradition et devenue leur chant de triomphe.
DIDON
Romeʁɔm
...
Romeʁɔm
...
immortelleimɔʁtɛl
!
Elle retombe, et meurt. Anna tombe évanouie à côté d’ elle. Le peuple de Carthage, s’ avançant vers l’ avant-scène et tournant le dos au bûcher, lance son imprécation, premier cri de guerre punique, contrastant par sa fureur avec la solennité de la Marche triomphale.
CHŒUR
Haineʼɛn
éternelleetɛʁnɛl
à
lala
raceʁas
d
Énée
!
Quky
uneyn
guerregɛʁ
acharnéeaʃaʁne
Précipitepʁesipit
à
jamaisʒamɛ
nosno
filsfis
contrekɔ̃tʁ
sesse
filsfis
!
Que
parpaʁ
nosno
vaisseauxvɛso
assaillisa.sa.jiʁ
Leurslœʁ
vaisseauxvɛso
dansdɑ̃
lala
mermɛʁ
profondepʁɔfɔ̃d
Périssentpeʁis
abîmésabime
!
Que
sursyʁ
lala
terretɛʁ
ete
l
ondeɔ̃d
Nosno
derniersdɛʁnje
descendantsdesɑ̃dɑ̃
,
contrekɔ̃tʁ
euxø
toujourstuʒuʁ
armésaʁme
,
De
leurlœʁ
massacremasakʁ
,
unœ̃
jourʒuʁ
,
épouvantentepuvɑ̃t
le
mondemɔ̃d
!
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