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Auber, Daniel-François-Esprit · opera

Le Domino Noir

Le Domino Noir Auber, Daniel-François-Esprit · opera
Auber, Daniel-François-Esprit

Le Domino Noir

Full Libretto
Source
Ouverture
ACTE I
Un bal masqué dans les appartements de la reine. Le thtre reprsente un petit salon; deux portes latrales; deux au fond. Un canap sur le premier plan. Au fond, droite un des panneaux, une riche pendule. On entend dans le lointain un mouvement de bolro qui va toujours en augmentant
JULIANO
Pardonpaʁdɔ̃
,
monmɔ̃
cherʃɛʁ
amiami
...
j'ai
uneyn
danseusedɑ̃søz
quiki
m'attend
...
Viens-tu
dansdɑ̃
lala
sallesal
de
balbal
?
HORACE
Nonnɔ̃
,
j'aime
mieuxmjø
resterʁɛste
iciisi
.
JULIANO
Avecavɛk
elleɛl
?...
HORACE
Peut-tre
bienbjɛ̃
!
qui sort en riant
JULIANO
Alorsalɔʁ
,
bonnebɔn
chanceʃɑ̃s
seul
HORACE
Ilil
se
moquemɔk
de
moimwa
,
ete
ilil
a
raisonʁɛzɔ̃
!...
mais
c'est
qu'aujourd'hui
touttu
me
lala
rappelleʁapɛl
...
c'est
iciisi
...
qu'il
y
a
unœ̃
anɑ̃
,
cettesɛt
mmemadam
fte
,
dansdɑ̃
ce
petitpəti
salonsalɔ̃
...
jeʒə
l'ai
vuevy
apparatre
.
Apercevant Angle et Brigitte qui entrent, elles portent des masques et dominos
HORACE
Aha
!
cettesɛt
tailletaj
,
cettesɛt
tournuretuʁnyʁ
...
surtoutsyʁtu
...
ce
joliʒɔli
piedpje
!...
Brigitte
ANGLE
Touttu
estɛst
ilil
prpar
?
BRIGITTE
C'est
convenukɔ̃vny
,
c'est
ditdi
!
ANGLE
Lala
voiturevwatyʁ
minuitminɥi
nousnu
attendraatɑ̃dʁa
!...
sur le canap, part
HORACE
C'est
elleɛl
!
Brigitte
ANGLE
Ete
toitwa
,
songessɔ̃ʒ
y
bienbjɛ̃
!...
auo
rendezʁɑ̃de
vousvu
fidle
.
Dansdɑ̃
ce
salonsalɔ̃
minuitminɥi
!
BRIGITTE
minuitminɥi
!
HORACE
minuitminɥi
!
ANGLE
Unœ̃
instantɛ̃stɑ̃
de
retardʁətaʁ
,
ete
nousnu
serionssəʁjɔ̃
perduespɛʁdy
.
BRIGITTE
Jeʒə
le
sais
bienbjɛ̃
!
ANGLE
Ete
rienʁjɛ̃
que
d'y
penserpɑ̃se
me
fait
peurpœʁ
!
BRIGITTE
Allonsalɔ̃
,
madamemadam
,
allonsalɔ̃
,
dudy
cur
Ete
dansdɑ̃
lala
fouleful
confondueskɔ̃fɔ̃dy
enɑ̃
songeantsɔ̃ʒɑ̃
auo
plaisirpleziʁ
,
oublionsublijɔ̃
lala
frayeurfʁɛjœʁ
!
O
bellebɛl
soire
!
Momentmɔmɑ̃
enchanteurɑ̃ʃɑ̃tœʁ
!
Monmɔ̃
me
enivreɑ̃nivʁ
rve
le
bonheurbɔnœʁ
!
HORACE
O
doucedus
soire
!
Momentmɔmɑ̃
enchanteurɑ̃ʃɑ̃tœʁ
!
Monmɔ̃
me
enivreɑ̃nivʁ
renaitʁə.nɛtʁ
auo
bonheurbɔnœʁ
!
ANGLE
Nousnu
sommessɔm
seulessœl
!
regardant du ct du canap
BRIGITTE
Nonnɔ̃
!
unœ̃
cavalierkavalje
estɛst
l
quiki
nousnu
coute
!
remettant vivemenr son masque
ANGLE
O
cielsjɛl
!
Horace s'est tendu sur le canap, a ferm les yeux et foint de dormir au moment o Brigitte le regarde
BRIGITTE
Rassurezʁasyʁe
vousvu
,
madamemadam
,
Ilil
dortdɔʁ
!
ANGLE
Bienbjɛ̃
vraivʁɛ
?
BRIGITTE
Sanssɑ̃
doutedut
.
part, les yeux ferms
HORACE
Ete
sursyʁ
monmɔ̃
me
,
profondment
ilil
dormiradɔʁmiʁa
!
le regardant sous le nez
BRIGITTE
Ilil
n'est
vraimentvʁɛmɑ̃
paspa
mal'
!
Regardezʁəgaʁde
le
,
madamemadam
!
s'avanant
ANGLE
Aha
!
grandsgʁɑ̃
Dieuxdjø
!...
c'est
luilɥi
!
.
c'est
Horaceɔʁas
!
tonne
BRIGITTE
Horaceɔʁas
!...
ANGLE
Ehe
!
ouiwi
,
ce
jeuneʒœn
cavatier
quiki
nousnu
protogea
l'an
dernierdɛʁnje
.
BRIGITTE
C'est
possiblepɔsibl
...
ete
j'aime
le
croirekʁwaʁ
.
ANGLE
Quoikwa
!
tuty
ne
l'aurais
paspa
reconnuʁəkɔny
?
BRIGITTE
Nonnɔ̃
vraimentvʁɛmɑ̃
.
Jeʒə
n'ai
paspa
autantotɑ̃
de
mmoire
que
madamemadam
.
part
HORACE
Aha
!
c'est
charmantʃaʁmɑ̃
!
BRIGITTE
O
bellebɛl
soire
!
Momentmɔmɑ̃
enchanteurɑ̃ʃɑ̃tœʁ
!
Monmɔ̃
me
enivreɑ̃nivʁ
rve
le
bonheurbɔnœʁ
!
HORACE
O
doucedus
soire
!
Momentmɔmɑ̃
enchanteurɑ̃ʃɑ̃tœʁ
!
Monmɔ̃
me
enivreɑ̃nivʁ
renaitʁə.nɛtʁ
auo
bonheurbɔnœʁ
!
regardant du ct du salon
BRIGITTE
L'orchestre
a
donn
le
signalsiɲal
:
voicivwasi
qu'
danserdɑ̃se
l'on
commencekɔmɑ̃s
,
entronsɑ̃tʁɔ̃
dansdɑ̃
lala
sallesal
dudy
balbal
.
avec embarras, et regardant Horace
ANGLE
Paspa
maintenantmɛ̃tnɑ̃
.
BRIGITTE
Pourquoipuʁkwa
?
ANGLE
Jeʒə
pensepɑ̃s
qu'
lala
finfɛ̃
de
ia
contredansekɔ̃tʁədɑ̃s
onɔ̃
serasəʁa
moinsmwɛ̃
remarquesʁəmaʁk
...
attendonsatɑ̃dɔ̃
!
avec un peu d'impatience
BRIGITTE
Sisi
,
commekɔm
vousvu
voudrezvudʁe
;
mais
iciisi
nousnu
perdonspɛʁdɔ̃
unœ̃
tempstɑ̃
prcieux
.
ANGLE
Nonnɔ̃
,
mama
chre
.
lui montrant une porte
ANGLE
D'ici
l'on
voitvwa
trs
bienbjɛ̃
.
BRIGITTE
C'est
justeʒyst
.
part
HORACE
O
sortsɔʁ
prospre
!
s'approchant d'Horace pendant que Brigitte n'est occupe que de ce qui se passe dans la salle de bal
ANGLE
Aha
!
sisi
j'osais
...
Nonnɔ̃
...
nonnɔ̃
,
jamaisʒamɛ
!
Le
troubletʁubl
ete
lala
frayeurfʁɛjœʁ
dontdɔ̃
monmɔ̃
me
estɛst
atteinteatɛ̃t
me
disentdiz
que
j'ai
torttɔʁ
...
hlas
!
jeʒə
le
crainskʁɛ̃
bienbjɛ̃
.
Mais
...
mais
...
jeʒə
puispɥi
dudy
moinsmwɛ̃
le
regarderʁəgaʁde
sanssɑ̃
craintekʁɛ̃t
...
Ilil
dortdɔʁ
!
ilil
dortdɔʁ
!
ete
n'en
saurasoʁa
rienʁjɛ̃
!
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
...
jamaisʒamɛ
ilil
n'en
saurasoʁa
rienʁjɛ̃
!
BRIGITTE
Entendez-vousɑ̃.tɑ̃dʁ
ce
joliʒɔli
bolro
?
part et regardant Horace
ANGLE
Monmɔ̃
Dieudjø
!
ce
bruitbʁɥi
nouveaunuvo
vava
l'veiller
...
le
mauditmodi
bolro
!
Jeʒə
crainskʁɛ̃
qu'il
ne
s'veille
ces
accordsakɔʁ
joyeuxʒwajø
!
riant
BRIGITTE
Onɔ̃
diraitdiʁɛ
qu'il
sommeillesɔmɛj
,
ete
n'en
rve
que
rnieux
!
ANGLE
Nonnɔ̃
...
nonnɔ̃
...
quellekɛl
merveillemɛʁvɛj
!
Ilil
dortdɔʁ
...
ilil
dortdɔʁ
trs
bienbjɛ̃
!
Monmɔ̃
Dieudjø
!
fais
qu'il
sommeillesɔmɛj
ete
qu'i
!
n'entende
rienʁjɛ̃
.
Jeʒə
crainskʁɛ̃
qu'il
ne
s'veille
ces
accordsakɔʁ
joyeuxʒwajø
!
Ouiwi
,
touttu
me
le
conseillekɔ̃sej
,
fuyonsfɥijɔ̃
loinlwɛ̃
de
sesse
yeux
!
BRIGITTE
Aha
!
c'est
uneyn
merveillemɛʁvɛj
,
ete
jeʒə
n'y
conois
rienʁjɛ̃
;
vraimentvʁɛmɑ̃
,
quandkɑ̃
ilil
sommeillesɔmɛj
,
ce
monsieurməsjø
dortdɔʁ
trs
bienbjɛ̃
!
Bienbjɛ̃
loinlwɛ̃
qu'il
ne
s'veille
ces
accordsakɔʁ
joyeuxʒwajø
,
onɔ̃
diraitdiʁɛ
,
etc
.
sur le canap. soulevant sa tte de temps en temps
HORACE
Pendantpɑ̃dɑ̃
que
jeʒə
sommeillesɔmɛj
,
d'ici
jeʒə
voisvwa
trs
bienbjɛ̃
.
O
suavesɥav
merveillemɛʁvɛj
!
quelkɛl
bonheurbɔnœʁ
estɛst
le
mienmjɛ̃
!
Aha
!
loinlwɛ̃
que
jeʒə
m'veiiie
,
fermonsfɛʁmɔ̃
,
fermonsfɛʁmɔ̃
lesle
yeux
!
L'amour
me
le
conseillekɔ̃sej
:
dormonsdɔʁmɔ̃
pourpuʁ
tre
heureuxœʁø
!
Brigitte retourne la porte du bal, regarde le bolro et Angle se rapproche du canap
ANGLE
Aha
!
combienkɔ̃bjɛ̃
monmɔ̃
me
estɛst
muemy
!
sur le canap, foignant de rver
HORACE
toitwa
!....
toujourstuʒuʁ
toitwa
mama
charmanteʃaʁmɑ̃t
inconnueɛ̃.kɔ.ny
!
ANGLE
Enɑ̃
dormantdɔʁmɑ̃
ilil
pensepɑ̃s
moimwa
!
Nulnyl
sentimentsɑ̃timɑ̃
coupablekupabl
enɑ̃
ces
lieuxljø
ne
m'anime
ete
pourtantpuʁtɑ̃
y
resterʁɛste
estɛst
malmal
...
Jeʒə
le
senssɑ̃s
bienbjɛ̃
!
Mais
ce
bouquetbukɛ
...
jeʒə
puispɥi
le
luilɥi
laisserlɛse
sanssɑ̃
crimekʁim
.
Ilil
dortdɔʁ
!...
ilil
dortdɔʁ
!...
ilil
n'en
saurasoʁa
rienʁjɛ̃
!
Nonnɔ̃
!
i
!
n'en
saurasoʁa
jamaisʒamɛ
rienʁjɛ̃
!
Elle place son bouquet sur le canap ct d'Horace puis elle s'loigne vivement
ANGLE
Mauditmodi
bolro
!
BRIGITTE
Le
joliʒɔli
bolro
!
ANGLE
Ilil
vava
l'veiller
!
HORACE
Loinlwɛ̃
que
jeʒə
m'veille
,
fermonsfɛʁmɔ̃
lesle
yeux
.
ANGLE
Jeʒə
crainskʁɛ̃
qu'il
ne
s'veille
ces
accordsakɔʁ
joyeuxʒwajø
!
BRIGITTE
Onɔ̃
diraitdiʁɛ
qu'il
sommeillesɔmɛj
ete
n'en
rve
que
mieuxmjø
!
ANGLE
Ouiwi
,
touttu
me
le
conseillekɔ̃sej
,
fuyonsfɥijɔ̃
loinlwɛ̃
de
sesse
yeux
!
Jeʒə
crainskʁɛ̃
qu'il
ne
s'veille
ces
accordsakɔʁ
joyeuxʒwajø
!
Monmɔ̃
Dieudjø
!
fais
qu'il
sommeillesɔmɛj
ete
qu'il
n'entende
rienʁjɛ̃
!
BRIGITTE
Bienbjɛ̃
loinlwɛ̃
qu'il
ne
s'veille
ces
accordsakɔʁ
joyeuxʒwajø
,
Aha
!
c'est
uneyn
merveillemɛʁvɛj
,
ete
jeʒə
n'y
conois
rienʁjɛ̃
;
Onɔ̃
diraitdiʁɛ
qu'il
sommeillesɔmɛj
ete
n'en
rve
que
mieuxmjø
!
HORACE
Aha
!
loinlwɛ̃
que
jeʒə
m'veille
fermonsfɛʁmɔ̃
,
fermonsfɛʁmɔ̃
lesle
yeux
!
L'amour
me
le
conseillekɔ̃sej
:
dormonsdɔʁmɔ̃
pourpuʁ
tre
heureuxœʁø
!
Pendantpɑ̃dɑ̃
que
jeʒə
sommeillesɔmɛj
d'ici
jeʒə
voisvwa
trs
bienbjɛ̃
.
Prenant le bouquet qu'il cache dans son sein. Juliano entre de la salle du bal
JULIANO
Voil
le
plusply
joliʒɔli
bolro
que
j'ai
jamaisʒamɛ
dansdɑ̃
!
se levant brusquement et courant lui
HORACE
Monmɔ̃
cherʃɛʁ
amiami
!
ANGLE
Ilil
s'est
rveill
!
bas Juliano
HORACE
C'est
monmɔ̃
inconnueɛ̃.kɔ.ny
!
JULIANO
Tuty
croiskʁwa
?
HORACE
Certainementsɛʁtɛnmɑ̃
!
ete
jeʒə
meursmœʁ
d'envie
de
luilɥi
parlerpaʁle
,
mais
tanttɑ̃
qu'elle
serasəʁa
avecavɛk
sasa
compagnekɔ̃paɲ
JULIANO
C'est
dirediʁ
qu'il
faudraitfodʁɛ
l'loigner
.
On entend une contredanse.
JULIANO
Jeʒə
vais
l'inviter
danserdɑ̃se
Juliano s'approche de Brigitte
JULIANO
Beaubo
masquemask
,
voulezvule
vousvu
m'accepter
pourpuʁ
cavalierkavalje
?
BRIGITTE
Bienbjɛ̃
volontiersvɔlɔ̃tje
,
Monsieurməsjø
.
Ils sortent. Horace arrte Angle qui veut suivre Brigitte
HORACE
coutez
moimwa
Madamemadam
,
unœ̃
instantɛ̃stɑ̃
de
grce
.
ANGLE
Pourquoipuʁkwa
?
HORACE
Jeʒə
vousvu
adoreadɔʁ
.
ANGLE
Mais
jeʒə
ne
suissɥi
paspa
librelibʁ
.
HORACE
Aha
!
N'en
parlezpaʁle
paspa
,
carkaʁ
de
douleurdulœʁ
jeʒə
mourraismuʁːɛ
,
mais
ditesdit
moimwa
quiki
vousvu
teste
?
ANGLE
Quiki
jeʒə
suissɥi
?
Uneyn
fe
,
unœ̃
bonbɔ̃
angeɑ̃ʒ
quiki
partoutpaʁtu
suitsɥi
vosvo
paspa
,
dontdɔ̃
l'amiti
jamaisʒamɛ
ne
changeʃɑ̃ʒ
,
que
l'on
trahittʁai
sanssɑ̃
qu'il
se
vengevɑ̃ʒ
,
ete
quiki
n'attend
paspa
mmemadam
,
hlas
unœ̃
amouramuʁ
qu'on
ne
luilɥi
doitdwa
paspa
!
Ouiwi
,
jeʒə
suissɥi
tontɔ̃
bonbɔ̃
angeɑ̃ʒ
tontɔ̃
conseii
,
tontɔ̃
gardiengaʁdjɛ̃
,
ete
monmɔ̃
cur
enɑ̃
changeʃɑ̃ʒ
de
toitwa
n'exige
rienʁjɛ̃
,
qu'un
bonheurbɔnœʁ
!...
unœ̃
seulsœl
!...
ete
c'est
le
tientjɛ̃
!
Vousvu
servantsɛʁvɑ̃
avecavɛk
zle
iciisi
basba
commekɔm
auxo
cieuxsjø
.
Sanssɑ̃
intrt
jeʒə
suissɥi
fidle
,
ete
lorsqu'auprs
d'une
autreotʁ
belie
l'hymen
auraoʁa
combl
vosvo
vux
,
l-bas
jeʒə
prieraipʁijəʁɛ
pourpuʁ
vousvu
deux
!..
Carkaʁ
jeʒə
suissɥi
tontɔ̃
bonbɔ̃
angeɑ̃ʒ
,
tontɔ̃
conseilkɔ̃sɛj
,
tontɔ̃
gardiengaʁdjɛ̃
,
etc.
Angle sort du salon tandis que Juliano rentre seul par une autre porte
HORACE
Elleɛl
estɛst
partiepaʁti
,
mais
j'avais
encoreɑ̃kɔʁ
uneyn
heureœʁ
passerpase
avecavɛk
elleɛl
,
carkaʁ
c'est
minuitminɥi
qu'elle
doitdwa
partirpaʁtiʁ
.
JULIANO
Enɑ̃
esɛ
tuty
bienbjɛ̃
srɛs.ɛʁ
?
HORACE
Ouiwi
Juliano
,
elleɛl
l'a
ditdi
devantdəvɑ̃
moimwa
...
sasa
compagnekɔ̃paɲ
:
toutestut
deux
se
sontsɔ̃
donn
rendez-vousʁɑ̃devu
iciisi
,
ete
quandkɑ̃
minuitminɥi
sonnerasɔnəʁa
cettesɛt
horIoge
,
jeʒə
lala
perdspɛʁ
pourpuʁ
jamaisʒamɛ
.
JULIANO
Allonsalɔ̃
doncdɔ̃k
...
nousnu
ne
pouvonspuvɔ̃
paspa
le
permettrepɛʁmɛtʁ
.
avanant l'aiguille de l'horloge, et la mettant minuit moins quelques
HORACE
Que
fais
tuty
doncdɔ̃k
?
JULIANO
Ehe
bienbjɛ̃
,
j'avance
pourpuʁ
elleɛl
l'heure
de
lala
retraiteʁətʁɛt
.
sortant de la salle du bal
BRIGITTE
Jeʒə
ne
l'aperois
paspa
...
JULIANO
Puis-jepɥi.ʒə
vousvu
rendreʁɑ̃dʁ
servicesɛʁvis
,
mama
bellebɛl
signora
?
BRIGITTE
Nonnɔ̃
monsieurməsjø
,
ce
n'est
paspa
vousvu
que
jeʒə
chercheʃɛʁʃ
.
JULIANO
Ete
quiki
doncdɔ̃k
?
Aha
,
unœ̃
dominodɔmino
noirnwaʁ
,
peut-tre
?
BRIGITTE
Vousvu
l'avez
vuvy
?
JULIANO
Ouiwi
,
lala
signora
tait
trs
agiteaʒit
,
puispɥi
regardantʁəgaʁdɑ̃
cettesɛt
horlogeɔʁlɔʒ
,
elleɛl
s'est
criekʁi
BRIGITTE
Aha
!
Minuitminɥi
!
aha
,
mais
ce
n'est
paspa
possiblepɔsibl
!
Ete
ce
dominodɔmino
,
cettesɛt
damedam
,
o
est-elle
?
Partie en courant!
BRIGITTE
Ete
sanssɑ̃
m'attendre
,
monmɔ̃
Dieudjø
!
Mais
c'est
impossibleɛ̃pɔsibl
!...
me
laisserlɛse
seulesœl
ainsiɛ̃si
...
sort
JULIANO
Vraimentvʁɛmɑ̃
charmanteʃaʁmɑ̃t
...
Aha
,
cettesɛt
aiguilleegɥij
qu'il
fautfo
ramenerʁamne
sursyʁ
sesse
paspa
.
faisant retourner l'aiguille onze heures
entrant et prenant Juliano part
ELFORT
Monmɔ̃
amiami
,
monmɔ̃
amiami
,
j'tais
tremblanttʁɑ̃blɑ̃
de
colre
...
mama
femmefam
tait
iciisi
!
JULIANO
Paspa
possiblepɔsibl
,
elleɛl
quiki
se
disaitdizɛ
malademalad
?
ELFORT
Ouiwi
,
jeʒə
l'avais
trouvetʁuv
iciisi
,
causantkozɑ̃
enɑ̃
tte
tte
avecavɛk
le
seigneursɛɲœʁ
Horaceɔʁas
de
Massarena
.
JULIANO
Horaceɔʁas
...
vousvu
vousvu
teste
abusaby
.
ELFORT
Attendezatɑ̃de
doncdɔ̃k
,
vousvu
savezsave
que
Miladymi.lɛ.di
tait
dudy
sangsɑ̃
desde
d'Olivars
.
JULIANO
Ete
bienbjɛ̃
?
ELFORT
Ehe
bienbjɛ̃
,
cettesɛt
inconnueɛ̃.kɔ.ny
,
ce
dominodɔmino
...
ilil
avaitavɛ
brod
sursyʁ
le
coinkwɛ̃
dudy
mouchoirmuʃwaʁ
elleɛl
...
Ies
armesaʁm
d'Olivars
.
JULIANO
Quelkɛl
clat
!
ELFORT
Alorsalɔʁ
,
j'attendrai
sonsɔ̃
retourʁətuʁ
,
ete
demaindəmɛ̃
,
ce
petitpəti
Horaceɔʁas
que
jeʒə
dtestais
...
Adieuadjø
...
jeʒə
parspaʁ
touttu
de
suitesɥit
.
Il part
seul
JULIANO
Cielsjɛl
...
commentkɔmɑ̃
lesle
sauversove
?
apercevant Horace
JULIANO
Aha
!
Arriveaʁiv
doncdɔ̃k
malheureuxmalœʁø
...
Ecoute
,
jeʒə
ne
te
feraifɛʁɛ
paspa
de
reprochesʁəpʁɔʃ
...
tuty
n'en
savaissavɛ
rienʁjɛ̃
...
HORACE
Que
veux
tuty
dirediʁ
?
JULIANO
Que
lala
beaut
mystrieuse
quiki
t'intrigue
depuisdəpɥi
unœ̃
anɑ̃
...
n'est
autreotʁ
que
Ladylɛdi
Elfort
.
avec dsespoir
HORACE
Nonnɔ̃
,
celasəla
n'est
paspa
,
celasəla
ne
peut
paspa
tre
.
JULIANO
coute
...
sonsɔ̃
marimaʁi
estɛst
furieuxfyʁjø
ete
comptekɔ̃t
lala
surprendresyʁpʁɑ̃dʁ
...
ilil
n'en
serasəʁa
rienʁjɛ̃
...
chercheʃɛʁʃ
miladymi.lɛ.di
...
moimwa
pendantpɑ̃dɑ̃
ce
tempstɑ̃
,
j'emmne
milordmilɔʁ
dansdɑ̃
mama
voiturevwatyʁ
...
jeʒə
vais
donnerdɔne
desde
ordresɔʁdʁ
monmɔ̃
cocherkɔʃe
,
quiki
nousnu
gareragaʁəʁa
...
nousnu
perdrapɛʁdʁa
...
nousnu
verseravɛʁsəʁa
,
s'il
le
fautfo
...
Adieuadjø
,
c'est
peut
tre
unœ̃
brasbʁa
casska
quiki
me
revientʁəvjɛ̃
.
Il sort
HORACE
Aha
,
jeʒə
n'en
puispɥi
revenirʁəvniʁ
...
c'est
lala
femmefam
de
milordmilɔʁ
.
rentrant seule
ANGLE
Horaceɔʁas
!
HORACE
Fuyezfɥije
,
madamemadam
,
touttu
estɛst
dcouvert
!
Le
comtekɔ̃t
Juliano
m'a
apprisapʁi
que
votrevɔtʁ
marimaʁi
savaitsavɛ
touttu
.
ANGLE
Monmɔ̃
marimaʁi
!
HORACE
Ouiwi
,
Lordlɔʁ
Elforf
.
Angle rit
HORACE
Vousvu
riezʁije
...
vousvu
osezoze
rireʁiʁ
.
ANGLE
Ouiwi
vraimentvʁɛmɑ̃
,
carkaʁ
jeʒə
vousvu
jureʒyʁ
,
monsieurməsjø
,
que
jeʒə
ne
suissɥi
paspa
mariemaʁi
,
ete
que
jeʒə
ne
l'ai
jamaisʒamɛ
t
.
HORACE
Ehe
bienbjɛ̃
signora
,
ilil
estɛst
uneyn
preuvepʁœv
quiki
ne
me
laisseraitlɛsəʁɛ
aucunokœ̃
doutedut
ANGLE
Ete
laquellelakɛl
?
HORACE
Ce
seraitsəʁɛ
d'accepter
rna
mainmɛ̃
.
ANGLE
Aha
,
Horaceɔʁas
,
jeʒə
le
voudraisvudʁɛ
,
que
jeʒə
ne
le
pourraispuʁɛ
paspa
...
HORACE
Ete
commentkɔmɑ̃
celasəla
?
Parlezpaʁle
,
quelkɛl
destindɛstɛ̃
estɛst
le
ntre
?
Quiki
nousnu
sparespaʁ
?
Estɛst
ce
le
rangʁɑ̃
ouu
lala
naissancenɛsɑ̃s
...
ANGLE
Ehe
!
nonnɔ̃
vraimentvʁɛmɑ̃
,
mama
naissancenɛsɑ̃s
galegal
lala
vtre
.
HORACE
Alorsalɔʁ
,
c'est
ia
fortunefɔʁtyn
!...
hlas
!...
Jeʒə
le
voisvwa
,
vousvu
n'en
avezave
paspa
.
Nini
moimwa
nonnɔ̃
plusply
!
Tanttɑ̃
mieuxmjø
,
tanttɑ̃
mieuxmjø
!
I'amour
tienttjɛ̃
lieuljø
de
celasəla
.
ANGLE
Ehe
!
nonnɔ̃
,
monsieurməsjø
,
jeʒə
suissɥi
richeʁiʃ
ete
beaucoupboku
!
HORACE
Quoikwa
!
lala
naissancenɛsɑ̃s
...
ANGLE
Ehe
,
vraimentvʁɛmɑ̃
,
ouiwi
,
HORACE
Ete
lala
richesseʁiʃɛs
...?
ANGLE
Ehe
!
vraimentvʁɛmɑ̃
,
ouiwi
HORACE
Chezʃe
elleɛl
touttu
estɛst
runi
!
Alorsalɔʁ
,
quelkɛl
obstacleɔpstakl
peut
natre
!
Prenezpʁəne
piti
de
mama
douleurdulœʁ
.
Faut-il
doncdɔ̃k
mourirmuʁiʁ
sanssɑ̃
connatre
ce
secretsəkʁɛ
quiki
fait
monmɔ̃
malheurmalœʁ
?
ANGELE
Quelkɛl
troubletʁubl
enɑ̃
monmɔ̃
me
vientvjɛ̃
de
natre
!
Aha
!
j'ai
piti
de
sasa
douleurdulœʁ
Mais
,
hlas
!
ilil
ne
peut
connatre
ie
secretsəkʁɛ
quiki
fait
monmɔ̃
malheurmalœʁ
.
HORACE
De
vousvu
,
hlas
!
que
puis-jepɥi.ʒə
attendreatɑ̃dʁ
?
ANGLE
Monmɔ̃
amiti
quiki
de
loinlwɛ̃
vousvu
suivrasɥivʁa
.
HORACE
Ete
d'un
amiami
,
de
l'ami
le
plusply
tendretɑ̃dʁ
rienʁjɛ̃
dsormais
ne
vousvu
rapprocheraʁapʁɔʃəʁa
.
soupirant
ANGLE
Aha
!
monmɔ̃
Dieudjø
,
nonnɔ̃
.
HORACE
Aha
!
jeʒə
vousvu
suppliesypli
!
qu'une
foisfwa
encoreɑ̃kɔʁ
dansdɑ̃
mama
vievi
jeʒə
puissepɥis
contemplerkɔ̃tɑ̃ple
vosvo
traitstʁɛ
.
Oho
!
que
cetsɛt
espoirɛspwaʁ
me
consolekɔ̃sɔl
...
uneyn
foisfwa
!...
uneyn
seulesœl
!
ANGLE
Ehe
bienbjɛ̃
!
jeʒə
le
prometspʁɔmɛ
.
HORACE
Vousvu
le
jurezʒyʁe
?
Vousvu
le
jurezʒyʁe
?
ANGLE
mama
parolepaʁɔl
jeʒə
ne
manquemɑ̃k
jamaisʒamɛ
.
HORACE
Vousvu
le
jurezʒyʁe
?
Vousvu
le
jurezʒyʁe
?
lui montrant la salle du bal
ANGLE
J'entends
lala
dansedɑ̃s
,
ete
parpaʁ
prudencepʁydɑ̃s
cessonssɛsɔ̃
,
monsieurməsjø
,
cetsɛt
entretienɑ̃tʁətjɛ̃
.
Le
balbal
commencekɔmɑ̃s
ete
de
lala
dansedɑ̃s
le
bruitbʁɥi
fait
qu'on
n'entend
plusply
rienʁjɛ̃
HORACE
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
,
lala
dansedɑ̃s
ne
peut
,
jeʒə
pensepɑ̃s
,
interrompreɛ̃tɛʁɔ̃pʁ
cetsɛt
entretienɑ̃tʁətjɛ̃
.
Malgr
lala
dansedɑ̃s
quiki
recommenceʁəkɔmɑ̃s
jeʒə
vousvu
entendsɑ̃tɑ̃
toujourstuʒuʁ
trs
bienbjɛ̃
.
ANGLE
Cessonssɛsɔ̃
cetsɛt
entretienɑ̃tʁətjɛ̃
,
monsieurməsjø
.
Profitezpʁɔfite
dudy
tempstɑ̃
,
dansdɑ̃
quelqueskɛlkə
instantsɛ̃stɑ̃
,
rves
de
plaisirpleziʁ
vontvɔ̃
s'vanouir
.
J'entends
lala
dansedɑ̃s
,
etc
.
HORACE
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
,
lala
dansedɑ̃s
,
etc
.
Ainsiɛ̃si
,
de
vousvu
revoirʁəvwaʁ
vousvu
me
laissezlɛse
l'espoir
?
ANGLE
Uneyn
foisfwa
...
jeʒə
l'ai
ditdi
.
HORACE
Ete
commentkɔmɑ̃
le
saurai-je
?
ANGLE
Le
bonbɔ̃
angeɑ̃ʒ
quiki
vousvu
protge
vousvu
l'apprendra
,
mais
d'ici
l
dudy
secretsəkʁɛ
...
HORACE
Aha
!
jamaisʒamɛ
jeʒə
ne
parlepaʁl
personnepɛʁsɔn
.
ANGLE
Desde
faveursfavœʁ
qu'on
vousvu
donnedɔn
...
HORACE
Ouiwi
,
quandkɑ̃
l'on
me
donnedɔn
.
Mais
jusqu'
prsent
,
ete
vousvu
mmemadam
enɑ̃
effetefɛ
devezdəve
le
reconnattre
,
jeʒə
ne
peux
paspa
tre
discretdiskʁɛ
.
tendrement, et s'approchant d'elle
HORACE
Faitesfɛt
que
j'aie
auo
moinsmwɛ̃
quelquekɛlkə
mrite
l'tre
.
ANGLE
J'entends
lala
dansedɑ̃s
,
etc.
HORACE
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
,
lala
dansedɑ̃s
,
etc.
lls vont pour entrer dans la salle du bal droite, et la pendule de l'un des salons, on entend en dehors sonner minuit
s'arrtant
ANGLE
O
cielsjɛl
!
qu'entends-je
?
regardant l'horloge du fond
ANGLE
Ilil
me
semblesɑ̃bl
qu'il
n'est
paspa
encoreɑ̃kɔʁ
l'heure
...
ete
pourtantpuʁtɑ̃
c'est
minuitminɥi
quiki
dansdɑ̃
ce
salonsalɔ̃
retentitʁətɑ̃ti
.
voulant l'empcher d'entendre
HORACE
C'est
uneyn
erreurɛʁœʁ
..
entendant sonner dans le salon gauche
ANGLE
Ehe
!
nonnɔ̃
!...
HORACE
C'est
uneyn
erreurɛʁœʁ
...
entendant sonner dans un troisime salon
ANGLE
Encoreɑ̃kɔʁ
!...
aha
!
toustu
ensembleɑ̃sɑ̃bl
!
Aha
,
c'en
estɛst
fait
de
moimwa
!..
Jeʒə
meursmœʁ
d'effroi
!...
Ete
mama
compagnekɔ̃paɲ
,
hlas
!...
mama
compagnekɔ̃paɲ
fidle
o
lala
chercherʃɛʁʃe
?
o
doncdɔ̃k
est-elle
?
Commentkɔmɑ̃
lala
trouvertʁuve
prsent
?
avec embarras
HORACE
Elleɛl
estɛst
...
elleɛl
estɛst
partiepaʁti
.
ANGLE
O
cielsjɛl
!
sanssɑ̃
m'attendre
.
.
.
ete
commentkɔmɑ̃
?
de mme
HORACE
Parpaʁ
uneyn
ruseʁyz
dontdɔ̃
jeʒə
m'accuse
...
J'ai
susy
,
pourpuʁ
vousvu
gardergaʁde
,
!'
loigner
enɑ̃
secretsəkʁɛ
!
ANGLE
Aha
!
vousvu
m'avez
perduepɛʁdy
!
HORACE
O
monmɔ̃
Dieudjø
!
qu'ai-je
fait
?
ANGLEO
terreurtɛʁœʁ
quiki
m'accable
!
Qu'ai-je
fait
,
misrable
!
toustu
lesle
yeux
coupablekupabl
,
que
vais-je
devenirdəvniʁ
?
Qu'ai-je
fait
,
misrable
!
Que
rsoudre
ete
que
fairefɛʁ
?
Auo
chtiment
svre
n'en
ne
peut
me
soustrairesustʁɛʁ
,
jeʒə
n'ai
plusply
qu'
mourirmuʁiʁ
!
HORACE
O
terreurtɛʁœʁ
quiki
m'accable
!
Qu'ai-je
fait
,
miserable
!
C'est
moimwa
quiki
suissɥi
coupablekupabl
.
Commentkɔmɑ̃
lala
retenirʁətəniʁ
?
Que
rsoudre
ete
que
fairefɛʁ
?
sasa
justeʒyst
colre
rienʁjɛ̃
ne
peut
me
soustrairesustʁɛʁ
,
jeʒə
n'ai
plusply
qu'
mourirmuʁiʁ
!
Qu'
moimwa
dudy
moinsmwɛ̃
votrevɔtʁ
cur
se
confiekɔ̃fi
;
sisi
jeʒə
peux
rparer
mesme
tortstɔʁ
...
ANGLE
Jamaisʒamɛ
!...
jamaisʒamɛ
!...
HORACE
Aha
!
jeʒə
vousvu
enɑ̃
suppliesypli
...
Laissez-moi
parpaʁ
monmɔ̃
zle
expierɛkspje
mesme
forfaitsfɔʁfɛ
,
laissez-moi
vousvu
dfendre
ouu
dudy
moinsmwɛ̃
vousvu
conduirekɔ̃dɥiʁ
!
ANGLE
Nonnɔ̃
,
jeʒə
doisdwa
partirpaʁtiʁ
seulesœl
!...
la retenant
HORACE
Encoreɑ̃kɔʁ
quelqes
instantsɛ̃stɑ̃
!
ANGLE
Laissez-moi
m'loigner
,
ouu
devantdəvɑ̃
vousvu
j'expire
!
HORACE
Ehe
bienbjɛ̃
!
jeʒə
vousvu
suivraisɥivʁɛ
!
ANGLE
Nonnɔ̃
...
jeʒə
vousvu
le
dfends
.
Aha
!
vousvu
m'avez
perduepɛʁdy
!
HORACE
O
monmɔ̃
Dieudjø
,
qu'ai-je
fait
?
ANGLE
O
terreurtɛʁœʁ
quiki
m'accable
!
etc
.
HORACE
O
terreurtɛʁœʁ
quiki
m'accable
!
etc
.
Elle s'loigne malgr les efforts d'Horace pour la retenir. Arrive prs de la porte, d'un signe de la main, elle lui dfend de la suivre; Horace s'arrte. Elle remet son masque et s'loigne
seul
HORACE
Vousvu
le
voulezvule
cetsɛt
arrt
terribletɛʁibl
jeʒə
me
soumetssumɛ
j'obeirai
aprs un instant de combat intrieur
HORACE
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
,
c'est
impossibleɛ̃pɔsibl
Quoikwa
qu'il
arriveaʁiv
,
hlas
!
jeʒə
lala
suivraisɥivʁɛ
!
Il s'elance sur ses pas et disparat
ACTE II
La salle manger de Juliano. Au milieu, un brasero allum. Au fond, une porte, et dans un pan coup une croise donnant sur la rue. Deux portes droite, une gauche. Entre les portes, des armoires, des buffets; au fond une table sur laquelle le couvert est mis
JACINTHE
Uneyn
heureœʁ
dudy
matinmatɛ̃
ete
Dondɔ̃
Juliano
,
monmɔ̃
matre
,
n'est
paspa
encoreɑ̃kɔʁ
rentr
.
C'est
sonsɔ̃
habitudeabityd
:
ilil
ne
dortdɔʁ
jamaisʒamɛ
que
le
jourʒuʁ
...
ete
jeʒə
l'aime
autantotɑ̃
...
le
servicesɛʁvis
estɛst
bienbjɛ̃
plusply
agrable
ete
plusply
facilefasil
avecavɛk
unœ̃
matre
quiki
fermefɛʁm
toujourstuʒuʁ
lesle
yeux
!
Mais
lesle
matres
ne
s'inquitent
de
rienʁjɛ̃
,
ete
n'ont
aucunokœ̃
gardɡaʁ
,
le
mienmjɛ̃
surtoutsyʁtu
...
ete
qu'une
gouvernanteguvɛʁnɑ̃t
estɛst
plaindreplɛ̃dʁ
chezʃe
unœ̃
garon
,
quandkɑ̃
ilil
estɛst
jeuneʒœn
!
Quandkɑ̃
ilil
estɛst
vieuxvjø
,
c'est
autreotʁ
choseʃoz
!
S'il
estɛst
sursyʁ
terretɛʁ
unœ̃
emploiɑ̃plwa
,
selonsəlɔ̃
moimwa
,
quiki
doivedwav
plaireplɛʁ
,
c'est
de
servirsɛʁviʁ
ete
tenirtəniʁ
lala
maisonmɛzɔ̃
d'un
vieuxvjø
garon
...
Ouiwi
,
c'est
l
le
paradispaʁadi
.
L
nosno
avisavi
l'instant
sontsɔ̃
suivissɥivi
.
Parpaʁ
nousnu
berc
dorlot
,
ilil
nousnu
doitdwa
lala
sant
.
Notrenɔtʁ
forcefɔʁs
estɛst
sasa
faiblessefɛblɛs
ete
l'on
estɛst
damedam
ete
maitressemɛ.tʁɛs
.
Ouu
vieillevjɛj
dugne
ouu
tendronstɑ̃dʁɔ̃
,
quiki
voulonsvulɔ̃
rgner
sanssɑ̃
cessesɛs
,
pourpuʁ
centsɑ̃
raisonsʁɛzɔ̃
choisissonsʃwazisɔ̃
lala
maisonmɛzɔ̃
d'un
vieuxvjø
garon
.
Sasa
gouvernanteguvɛʁnɑ̃t
estɛst
sonsɔ̃
bienbjɛ̃
,
sonsɔ̃
soutiensutjɛ̃
,
ete
le
rgne
.
Pourpuʁ
elleɛl
ilil
estɛst
indulgentɛ̃dylʒɑ̃
trs
galantgalɑ̃
ete
complaisantkɔ̃plɛzɑ̃
.
Elleɛl
auraoʁa
chezʃe
monseigneurmɔ̃sɛɲœʁ
lesle
clefskle
de
touttu
ete
mmemadam
de
sonsɔ̃
cur
.
Fidle
de
sonsɔ̃
vivantvivɑ̃
,
ilil
l'est
parpaʁ
testamenttɛstamɑ̃
,
o
brillebʁij
,
c'est
lala
coutumekutym
uneyn
tendressetɑ̃dʁɛs
posthumepɔstym
Ouu
vieillevjɛj
dugne
ouu
tendronstɑ̃dʁɔ̃
,
etc
.
Ete
demaindəmɛ̃
quandkɑ̃
mama
nicenis
Insille
arriveraaʁivəʁa
j'aurai
grandgʁɑ̃
soinswɛ̃
de
lala
surveillersyʁvɛje
...
Ete
Gil
Perez
ne
vientvjɛ̃
paspa
allant la fentre du fond
JACINTHE
Que
vois-je
!
Uneyn
figurefigyʁ
noirenwaʁ
,
noirenwaʁ
!
Jeʒə
meursmœʁ
d'effroi
Dansdɑ̃
lala
nuitnɥi
de
Nol
soupersupe
avecavɛk
!'
conome
d'un
couventkuvɑ̃
c'est
grandgʁɑ̃
pch
.
On frappe la porte
JACINTHE
Dieudjø
justeʒyst
!
quelqu'un
frappefʁap
!
On frappe encore. Elle ouvre la porte
JACINTHE
Aha
!
Misricorde
,
le
diabledjabl
!
en domino et en masque
ANGLE
Silencesilɑ̃s
!
tant son masque
ANGLE
C'est
uneyn
pauvrepovʁ
femmefam
quiki
a
plusply
peurpœʁ
que
vousvu
.
Jeʒə
sorssɔʁ
dudy
balbal
,
ete
ne
puispɥi
paspa
rentrerʁɑ̃tʁe
chezʃe
moimwa
.
Dehorsdəɔʁ
ilil
neigenɛʒ
...
uneyn
lumire
!...
J'ai
frapp
.
Voicivwasi
de
l'or
!
Cachez-moi
vitevit
!
JACINTHE
Mais
que
dirai-je
monmɔ̃
matre
?
ANGLE
Quelkɛl
ge
a
t
ilil
?
JACINTHE
Vingtvɛ̃
cinqsɛ̃k
ansɑ̃
;
ete
avecavɛk
desde
amisami
ilil
vientvjɛ̃
pourpuʁ
soupersupe
.
ANGLE
S'ils
me
voyaientvwajɛ
ainsiɛ̃si
!...
On entend de la rue une marche militaire
ANGLE
Qu'est
ce
doncdɔ̃k
?
JACINTHE
Uneyn
patrouillepatʁuj
quiki
passepas
soussu
nosno
fentres
;
c'est
pourpuʁ
lala
sret
de
lala
villevil
.
Ilsil
arrtent
toules
lesle
personnespɛʁsɔn
suspectessyspɛkt
qu'ils
rencontrentʁɑ̃kɔ̃tʁ
...
part
ANGLE
C'en
estɛst
fait
de
moimwa
!
haut Jacinthe
ANGLE
Jeʒə
resteʁɛst
...
jeʒə
resteʁɛst
...
mais
ce
dominodɔmino
,
vava
m'exposer
leurslœʁ
questionskɛstjɔ̃
.
JACINTHE
Ilil
m'est
bienbjɛ̃
facilefasil
de
vousvu
y
soustrairesustʁɛʁ
.
Mama
nicenis
Insille
,
uneyn
Aragonaisea.ʁa.ɡɔ.nɛ
,
vientvjɛ̃
dudy
payspei
pourpuʁ
tre
servantesɛʁvɑ̃t
.
J'ai
djdidʒi
reuʁa.vwaʁ
sasa
mallemal
sisi
a
peut
vousvu
convenirkɔ̃vniʁ
.
Habilleabij
ainsiɛ̃si
,
monmɔ̃
matre
ete
sesse
amisami
vousvu
apercevrontapɛʁsəvʁɔ̃
sanssɑ̃
seulementsœlmɑ̃
fairefɛʁ
attentionatɑ̃sjɔ̃
vousvu
...
enfinɑ̃fɛ̃
,
sisi
toutefoistutfwa
c'est
possiblepɔsibl
...
On frappe la porte
ANGLE
Onɔ̃
vientvjɛ̃
...
silencesilɑ̃s
.
JACINTHE
Entrezɑ̃tʁe
vitevit
ete
que
Notrenɔtʁ
Damedam
de
Lorettelɔ.ʁɛt
vousvu
protge
.
Angle entre dans la chambre droite
JACINTHE
Gil
Perez
enfinɑ̃fɛ̃
arriveaʁiv
!
GIL PEREZ
Plusply
tt
c'tait
impossibleɛ̃pɔsibl
.
JACINTHE
Revenezʁəvəne
plusply
tardtaʁ
,
de
grce
!
GIL PEREZ
Que
voulezvule
vousvu
que
jeʒə
fassefəʁas
?
JACINTHE
C'est
que
le
comtekɔ̃t
Juliano
vientvjɛ̃
soupersupe
iciisi
ce
soirswaʁ
.
GIL PEREZ
Jeʒə
peux
resterʁɛste
l
enɑ̃
sommesɔm
;
sachezsaʃe
que
jeʒə
suissɥi
votrevɔtʁ
hommeɔm
,
jeʒə
cuisinekɥizin
!
JACINTHE
Quellekɛl
surprisesyʁpʁiz
!
GIL PEREZ
Employ
dansdɑ̃
uneyn
glise
,
j'tais
chefʃɛf
parpaʁ
excellenceɛkselɑ̃s
.
hcher
,
couperkupe
...
JACINTHE
Onɔ̃
commencekɔmɑ̃s
!
GIL PEREZ
Couronskuʁɔ̃
vitevit
dansdɑ̃
lala
cuisinekɥizin
!
Le
tempstɑ̃
pressepʁɛs
,
j'imagine
.
Il entre dans la cuisine pendant que Jacinthe va ouvrir la porte du fond. Juliano et plusieurs de ses amis entrent
GIL PEREZ
JULIANO
ete
SESse
AMISami
Rveillons
,
rveillons
l'amour
ete
lesle
bellesbɛl
,
rveillons
lesle
marismaʁi
promptspʁɔ̃
s'endormir
,
rveillons
touttu
jusqu'au
dsir
,
rveillons
!'
amouramuʁ
ete
lesle
bellesbɛl
,
rveillons
lesle
marismaʁi
promptspʁɔ̃
s'endormir
,
rveillons
lesle
amantsamɑ̃
fidles
,
rveillons
touttu
jusqu'au
dsir
!
Lala
nuitnɥi
estɛst
!'
instantɛ̃stɑ̃
dudy
plaisirpleziʁ
!
Viveviv
!
a
nuitnɥi
ete
le
plaisirpleziʁ
!
JULIANO
Qu'en
sonsɔ̃
litli
lala
raisonʁɛzɔ̃
sommeillesɔmɛj
verrevɛʁ
enɑ̃
mainmɛ̃
tabletabl
jeʒə
veillevɛj
ete
me
consolekɔ̃sɔl
desde
amoursamuʁ
!
Lesle
bellesbɛl
nuitsnɥi
fontfɔ̃
lesle
beauxbo
joursʒuʁ
!
JULIANO
ete
SESse
AMISami
Rvei
!!
ons
,
rvei
!!
ons
!'
amouramuʁ
ete
lesle
beiles
!
etc
.
part
JULIANO
Touttu
s'arrange
auo
mieuxmjø
,
sursyʁ
monmɔ̃
me
!
Ete
Lordlɔʁ
Elfort
enɑ̃
sonsɔ̃
logislɔʒi
,
enɑ̃
rentrantʁɑ̃tʁɑ̃
,
a
trouv
sasa
femmefam
...
Ilil
estɛst
unœ̃
dieudjø
pourpuʁ
lesle
marismaʁi
!...
Dudy
resteʁɛst
ilil
vava
venirvəniʁ
.
haut
JULIANO
Ete
toitwa
,
bellebɛl
Jacintheʒasɛ̃t
,
soigneswaɲ
lesle
apprts
dudy
festinfɛstɛ̃
!
Quiki
manquemɑ̃k
encoreɑ̃kɔʁ
?
LES AMIS
Horaceɔʁas
!
JULIANO
Ouiwi
...
mesme
amisami
,
soyezswaje
sanssɑ̃
craintekʁɛ̃t
Lesle
amoureuxamuʁø
n'ont
jamaisʒamɛ
faimfɛ̃
!
JULIANO
ete
SESse
AMISami
Rveillons
,
rveillons
!'
amouramuʁ
ete
lesle
bellesbɛl
!
etc
.
Angle entre, pousse par Jacinthe, elle est habille en paysanne aragonaise
JULIANO
Oue
vois-je
?
quelkɛl
minaisminɛ
charmantʃaʁmɑ̃
!
LES AMIS
Quellekɛl
estɛst
doncdɔ̃k
cettesɛt
bellebɛl
enfantɑ̃fɑ̃
?
aux autres
JACINTHE
C'est
mama
nicenis
!
Ouiwi
,
jeʒə
suissɥi
sasa
tantetɑ̃t
!
Juliano
JACINTHE
Vousvu
savezsave
que
nousnu
l'attendions
!
JULIANO
ete
SESse
AMISami
C'est
uneyn
admirableadmiʁabl
servantesɛʁvɑ̃t
pourpuʁ
unœ̃
mnage
de
garonsgaʁɔ̃
!
faisant la rvrence
ANGLE
Aha
!
mesme
seigneurssɛɲœʁ
,
c'est
troptʁo
d'honneur
.
bas Jacinthe
ANGLE
Aha
!
J'ai
bienbjɛ̃
peurpœʁ
!
aha
!
j'ai
grandgʁɑ̃
peurpœʁ
!
bas Angle
JACINTHE
Allonsalɔ̃
!
couragekuʁaʒ
,
couragekuʁaʒ
!
JULIANO
Sonsɔ̃
nomnɔ̃
?
Sonsɔ̃
nomnɔ̃
?
JACINTHE
Insille
!
JULIANO
ete
SESse
AMISami
Lala
bellebɛl
fillefij
,
qu'e
!!
e
estɛst
gentilleʒɑ̃tij
,
ete
qu'Insille
offreɔfʁ
d'attraits
!
Quoiqu'ignorante
,
elleɛl
m'enchante
,
ete
pourpuʁ
servantesɛʁvɑ̃t
jeʒə
lala
prendraispʁɑ̃dʁɛ
!
JULIANO
D'o
venezvəne
vousvu
,
mama
chre
?
ANGLE
J'arrivons
dudy
payspei
!
JULIANO
Ete
que
savezsave
vousvu
fairefɛʁ
?
ANGLE
J'n'ons
jamaisʒamɛ
rienʁjɛ̃
apprisapʁi
!
JULIANO
D'une
me
gnreuse
nousnu
vousvu
formeronsfɔʁməʁɔ̃
toustu
!
regardant Jacinthe
ANGLE
Aha
!
Jeʒə
fusfy
bienbjɛ̃
heureuseœʁøz
dipouvoir
entrerɑ̃tʁe
chezʃe
vousvu
!
Dansdɑ̃
cettesɛt
maisonmɛzɔ̃
que
j'honore
...
faisant la rvrence
ANGLE
d'tre
admiseadmiz
estɛst
unœ̃
grandgʁɑ̃
plaisirpleziʁ
.
part
ANGLE
Mais
j'en
auraiɔʁɛ
bienbjɛ̃
plusply
encoreɑ̃kɔʁ
sitt
que
j'en
pourraipuʁɛ
sortirsɔʁtiʁ
!
JULIANO
Pourpuʁ
servantesɛʁvɑ̃t
onɔ̃
lala
prendraitpʁɑ̃dʁɛ
!
LES AMIS
Que
de
grce
!
que
d'attraits
!
JULIANO
Vousvu
teste
doucedus
ete
sagesaʒ
?
ANGLE
Chacunʃakœ̃
vousvu
le
diradiʁa
!
lui prenant la main
JULIANO
Vousvu
n'tes
pointpwɛ̃
sauvagesovaʒ
?
ANGLE
Sauvage'
qu'est
qu'c'est
qu'a
?
JULIANO
Enɑ̃
fidle
servantesɛʁvɑ̃t
,
iciisi
vousvu
resterezʁɛstəʁe
.
ANGLE
Sisi
jeʒə
vousvu
mcontente
...
damdam
!
vousvu
me
renverrezʁɑ̃vəʁe
!
Carkaʁ
dansdɑ̃
cettesɛt
maisonmɛzɔ̃
que
j'honore
,
faisant la rvrence
ANGLE
demeurerdəmœʁe
estɛst
unœ̃
grandgʁɑ̃
plaisirpleziʁ
!
part
ANGLE
Mais
j'en
auraiɔʁɛ
bienbjɛ̃
plusply
encoreɑ̃kɔʁ
,
sitt
que
j'en
pourraipuʁɛ
sortirsɔʁtiʁ
!
JACINTHE
Pourpuʁ
servantesɛʁvɑ̃t
onɔ̃
lala
prendraitpʁɑ̃dʁɛ
!
JULIANO
Offre-t-elle
assezase
d'attraits
!
se mettant entre eux et s'adressant Angle
JACINTHE
Allonsalɔ̃
!
c'est
troptʁo
jaserʒaze
!
Ouiwi
...
finissonsfinisɔ̃
,
de
grce
!
Ilil
fautfo
qu'ici
!
e
servicesɛʁvis
se
fassefəʁas
!
JULIANO
C'est
justeʒyst
!
Apporteapɔʁt
nousnu
Xrs
ete
Malagamalaga
!
Angle, qu 'elle prend par le bras
JACINTHE
A
!
lons
!
descendonsdesɑ̃dɔ̃
!
a
cavekav
!
effraye
ANGLE
A
lala
cavekav
!...
JACINTHE
Jeʒə
voisvwa
qu'e
!!
e
n'est
paspa
troptʁo
bravebʁav
!
LES AMIS
Chacunʃakœ̃
de
nousnu
!'
escorteraɛskɔʁtəʁa
!
JACINTHE
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
,
messieursme.sjø
;
jeʒə
suissɥi
plusply
bravebʁav
,
sasa
tantetɑ̃t
!'
accompagneraakɔ̃paɲəʁa
!
Allonsalɔ̃
!...
venezvəne
chercherʃɛʁʃe
...
Xrs
ete
Malagamalaga
!
JULIANO
ete
SESse
AMISami
Lala
bellebɛl
fillefij
,
qu'elle
estɛst
gentilleʒɑ̃tij
,
ete
qu'Insi
!!
e
offreɔfʁ
d'attraits
!
Quoiqu'ignorante
,
elleɛl
m'enchante
,
ete
pourpuʁ
servantesɛʁvɑ̃t
jeʒə
lala
prendraispʁɑ̃dʁɛ
!
ANGLE
Insille
,
lala
pauvrepovʁ
fillefij
,
Insille
lesle
sduirait
!
Quoiqu'ignorante
,
jeʒə
lesle
enchanteɑ̃ʃɑ̃t
;
ete
pourpuʁ
servantesɛʁvɑ̃t
onɔ̃
me
prendraitpʁɑ̃dʁɛ
!
JACINTHE
Elleɛl
estɛst
charmanteʃaʁmɑ̃t
,
ete
ravissanteʁavisɑ̃t
,
ete
pourpuʁ
sasa
tantetɑ̃t
onɔ̃
me
prendraitpʁɑ̃dʁɛ
.
Lala
bellebɛl
fillefij
,
qu'elle
estɛst
gentilleʒɑ̃tij
!
Ouiwi
,
Insille
lesle
sduirait
!
Jacinthe sort en emmenant Angle par la porte qui mne dans l'intrieur de la maison. Au mme instant Horace entre et aperoit Angle, il pousse un cri et reste immobile de surprise.
HORACE
Aha
!
Lala
voil
!
apercevant Horace
ANGLE
C'est
luilɥi
!
Horace
JULIANO
Ehe
bienbjɛ̃
!
qu'as
tuty
doncdɔ̃k
?
commekɔm
tuty
regardesʁəgaʁd
notrenɔtʁ
jeuneʒœn
servantesɛʁvɑ̃t
HORACE
Aha
!
c'est
uneyn
servantesɛʁvɑ̃t
?
JULIANO
Uneyn
Aragonaisea.ʁa.ɡɔ.nɛ
,
Ia
nicenis
de
Jacintheʒasɛ̃t
.
HORACE
Ete
...
tuty
lala
connaiskɔnɛ
?
JULIANO
Certainementsɛʁtɛnmɑ̃
,
ete
ces
messieursme.sjø
aussiosi
.
HORACE
Allonsalɔ̃
,
jeʒə
deviensdəvjɛ̃
foufu
...
jeʒə
perdspɛʁ
lala
tte
!
Une cloche sonne
JULIANO
tabletabl
,
messieursme.sjø
,
tabletabl
Tous s'asseyent
JULIANO
Tuty
pensepɑ̃s
lala
demoiselledəmwazɛl
?
HORACE
Ouiwi
,
jeʒə
brle
pourpuʁ
e
!!
e
,
devantdəvɑ̃
mesme
yeux
ete
dansdɑ̃
monmɔ̃
cur
,
partoutpaʁtu
elleɛl
estɛst
prsnte
.
Angle, qui l'coute avec motion, laisse tomber une asslette qul se casse
ANGLE
O
cielsjɛl
!
JACINTHE
Commekɔm
elleɛl
estɛst
maladroitemaladʁwat
!
JULIANO
a
n'a
paspa
d'importance
,
mais
lala
pnitence
demandedəmɑ̃d
uneyn
chansonʃɑ̃sɔ̃
quiki
provientpʁɔvjɛ̃
de
!'
Aragona.ʁa.ɡɔ̃
.
ANGLE
Ehe
bienbjɛ̃
,
jeʒə
chanteraiʃɑ̃təʁɛ
,
jeʒə
chanteraiʃɑ̃təʁɛ
Lala
bellebɛl
Ins
fait
flors
;
elleɛl
a
desde
attraitsatʁɛ
,
desde
vertusveʁty
;
ete
,
bienbjɛ̃
plusply
,
elleɛl
a
desde
cusky
.
Toustu
ies
garonsgaʁɔ̃
,
brunsbʁœ̃
ouu
blondsblɔ̃
,
luilɥi
fontfɔ̃
lesle
yeux
douxdu
:
quiki
de
nousnu
voulezvule
vousvu
prendrepʁɑ̃dʁ
pourpuʁ
pouxpu
?
Est-ce
unœ̃
richeʁiʃ
fermierfɛʁmje
?
Est-ce
unœ̃
galantgalɑ̃
muletie
,
ouu
bienbjɛ̃
unœ̃
alguazilal.ɡwa.zil
?
Celuisəlɥi
l
vousvu
convient-il
?
Tra
,
lala
,
tra
,
lala
...
Nonnɔ̃
,
monmɔ̃
cur
incivilɛ̃sivil
,
Tra
,
lala
,
tra
,
lala
...
refuseʁəfyz
l'alguazil
,
Tra
,
lala
,
tra
,
lala
...
L'alcade
vousvu
plat-il
?
Tra
,
lala
,
tra
,
lala
...
Ft
ce
unœ̃
corrgidor
,
jeʒə
le
refuseʁəfyz
encorɑ̃.kɔʁ
.
Quiki
voulez-vous
,
bellebɛl
auxo
yeux
douxdu
?
Rpondez
,
nousnu
vousvu
aimonsɛmɔ̃
toustu
.
Pourpuʁ
pouxpu
,
dites-nous
,
quiki
prendrez-vous
?
L'amoureux
que
jeʒə
veux
c'est
celuisəlɥi
quiki
dansedɑ̃s
le
mieuxmjø
.
JACINTHE
Aha
!
quelkɛl
sonsɔ̃
de
voixvwa
enchanteurɑ̃ʃɑ̃tœʁ
!
Mama
nicenis
me
fait
de
l'honneur
!
Ete
djdidʒi
leurlœʁ
cur
amoureuxamuʁø
s'enflamme
auo
feu
de
sesse
beauxbo
yeux
!
HORACE
C'est
bienbjɛ̃
sonsɔ̃
regardʁəgaʁ
enchanteurɑ̃ʃɑ̃tœʁ
Mais
ce
costumekɔstym
!...
est-ce
uneyn
erreurɛʁœʁ
?
Ete
que
dois-je
croirekʁwaʁ
enɑ̃
ces
lieuxljø
,
ouu
de
monmɔ̃
cur
,
ouu
de
mesme
yeux
?
JULIANO
ete
SESse
AMISami
Que
de
grce
!
que
de
candeurkɑ̃dœʁ
!
C'est
unœ̃
morceaumɔʁso
de
grandgʁɑ̃
seigneursɛɲœʁ
,
ete
djdidʒi
monmɔ̃
cur
amoureuxamuʁø
s'enflamme
auo
feu
de
sesse
beauxbo
yeux
!
ANGLE
Dsdeɛs
ce
momentmɔmɑ̃
,
chaqueʃak
amantamɑ̃
se
met-il
promptementpʁɔ̃tmɑ̃
danserdɑ̃se
,
balancerbalɑ̃se
,
passerpase
,
repasserʁəpase
,
ete
,
castagnetteskastaɲɛt
enɑ̃
avantavɑ̃
,
chaqueʃak
prtendant
s'exerait
ete
donnaitdɔnɛ
le
signalsiɲal
dudy
balbal
.
Le
muletiermyltje
Pedro
possdait
le
bolro
,
ete
l'alcade
djdidʒi
,
brillaitbʁijɛ
dansdɑ̃
lala
cachucha
;
Tra
,
lala
,
tra
,
lala
...
Messieursme.sjø
,
ce
n'est
paspa
a
;
Tra
,
lala
,
tra
,
lala
...
Ete
,
pendantpɑ̃dɑ̃
ce
tempstɑ̃
l
,
Tra
,
lala
,
tra
,
lala
...
le
jeuneʒœn
ete
beaubo
Joset
,
Tra
,
lala
,
tra
,
lala
...
de
loinlwɛ̃
lala
regardaitʁəgaʁdɛ
;
ete
,
de
traverstʁavɛʁ
dansaitdɑ̃sɛ
,
carkaʁ
ilil
l'aimait
...
Bellebɛl
auxo
yeux
douxdu
,
ce
beaubo
balbal
nousnu
runit
toustu
;
quiki
de
nousnu
voulez-vous
prendrepʁɑ̃dʁ
pourpuʁ
pouxpu
?
Le
danseurdɑ̃sœʁ
que
jeʒə
veux
:
c'est
celuisəlɥi
quiki
m'aime
le
mieuxmjø
.
Ouiwi
,
Joset
,
jeʒə
te
veux
,
carkaʁ
c'est
toitwa
quiki
m'aime
le
mieuxmjø
.
JACINTHE
Aha
!
quelkɛl
sonsɔ̃
de
voixvwa
enchanteurɑ̃ʃɑ̃tœʁ
,
etc.
HORACE
C'est
bienbjɛ̃
sonsɔ̃
regardʁəgaʁ
enchanteurɑ̃ʃɑ̃tœʁ
,
etc.
HORACE
JULIANO
ete
SESse
AMISami
Que
de
grce
!
que
de
candeurkɑ̃dœʁ
,
etc.
Jacinthe sort un instant
HORACE
JULIANO
ete
SESse
AMISami
voyant sortir Jacinthe, et entourant Angle
HORACE
Jeʒə
n'y
tienstjɛ̃
plusply
!
I
Nonnɔ̃
.
nonnɔ̃
vraimentvʁɛmɑ̃
,
monmɔ̃
cur
amoureuxamuʁø
s'enflamme
auo
feu
de
teste
beauxbo
yeux
.
se dfendant
ANGLE
Aha
!
finissezfinise
,
de
grce
!
Aha
!
jeʒə
frmis
de
leurlœʁ
audaceodas
!
seul, et regardant Angle
HORACE
Commentkɔmɑ̃
,
serait-ce
elleɛl
enɑ̃
ces
lieuxljø
?
Nonnɔ̃
,
ce
n'est
paspa
!...
c'est
impossibleɛ̃pɔsibl
!
JULIANO
ete
SESse
AMISami
entourant Angle
HORACE
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
vraimentvʁɛmɑ̃
,
allonsalɔ̃
,
ne
soisswa
paspa
inflexibleɛ̃flɛksibl
!
De
l'un
de
nousnu
daignedeɲ
accepteraksɛpte
lala
foifwa
!
Rienʁjɛ̃
qu'un
baiserbɛze
,
unœ̃
seulsœl
...
se dfendant
ANGLE
Laissez-moi
!
Aha
,
laissez-moi
!
Oho
de
grce
,
O
monmɔ̃
dieudjø
!
poussant un cri, s'chappe de leurs mains et se prcipite dans les bras d'Horace
ANGLE
Aha
!...
dfendez-moi
!
part, avec joie
HORACE
C'est
elleɛl
!
rentrant; d'un air svre
JACINTHE
Ehe
bienbjɛ̃
!
que
vois-je
?
JULIANO
ete
SESse
AMISami
s'arrtant
JACINTHE
C'est
lala
tantetɑ̃t
!
De
lala
dugne
craignonskʁɛɲɔ̃
lala
colre
imposanteɛ̃pozɑ̃t
.
Dansdɑ̃
le
salonsalɔ̃
le
punchpœnʃ
estɛst
l
quiki
vousvu
attendatɑ̃
.
JULIANO
Ete
lesle
tablestabl
de
jeuʒø
?
JACINTHE
Touttu
estɛst
prt
.
faisant signe de passer dans le salon
JULIANO
C'est
charmantʃaʁmɑ̃
!
Messieursme.sjø
,
le
punchpœnʃ
estɛst
l
quiki
vousvu
attendatɑ̃
.
HORACE
Ouiwi
,
ouiwi
c'est
elleɛl
que
dansdɑ̃
ces
lieuxljø
l'amour
offreɔfʁ
encoreɑ̃kɔʁ
mesme
yeux
!
ANGLE
Monmɔ̃
dieudjø
,
jeʒə
te
rendsʁɑ̃
grce
!
JULIANO
ete
SESse
AMISami
De
cetsɛt
argusaʁgys
fuyonsfɥijɔ̃
!
esɛ
yeux
,
pourpuʁ
touchertuʃe
sonsɔ̃
cur
plusply
tardtaʁ
nousnu
seronssəʁɔ̃
plusply
heureuxœʁø
!
Angle
JACINTHE
Nonnɔ̃
,
ne
craignezkʁɛɲe
rienʁjɛ̃
tanttɑ̃
que
vousvu
serezsəʁe
soussu
mesme
yeux
!
Mais
voyezvwaje
doncdɔ̃k
ces
grandsgʁɑ̃
seigneurssɛɲœʁ
quellekɛl
indcence
!
quelleskɛl
mursmyʁ
!
lls entrent dans le salon. Horace et Angle restent
s'approchant d'elle timidement
HORACE
Madamemadam
ANGLE
Qu'est
ce
que
c'est
,
Monsieurməsjø
?
Voulezvule
vousvu
dudy
Xrs
ouu
dudy
Malagamalaga
?
Elle lui offre un verre
tonn
HORACE
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
,
ce
n'est
paspa
possiblepɔsibl
!
Jeʒə
vousvu
aiɛ
reconnueʁəkɔny
.
ANGLE
Qu'est
ce
que
vousvu
ditesdit
?
HORACE
Nulnyl
besoinbəzwɛ̃
de
prtendre
,
Madamemadam
,
jeʒə
vousvu
aimeɛm
.
On frappe. Il va voir
HORACE
C'est
Lordlɔʁ
Elfort
!
ANGLE
Cielsjɛl
!
Que
vais-je
fairefɛʁ
?
HORACE
O
monmɔ̃
dieudjø
,
quellekɛl
dveine
.
ANGLE
Ilil
vava
me
reconnatre
,
Jeʒə
vousvu
enɑ̃
suppliesypli
!
HORACE
Entrezɑ̃tʁe
,
jeʒə
vousvu
enɑ̃
priepʁi
.
Angle entre dans la chambre de Jacinthe, droite. Jullano sort du salon
JULIANO
Quelkɛl
vacarmevakaʁm
,
quiki
fait
ce
bruitbʁɥi
?
ELFORT
Horaceɔʁas
,
encoreɑ̃kɔʁ
Horaceɔʁas
!
HORACE
Qu'y
a
t
ilil
?
ELFORT
Uneyn
gentilleʒɑ̃tij
ballerinebalʁin
que
jeʒə
chercheʃɛʁʃ
,
quiki
me
fuitfɥi
maintenantmɛ̃tnɑ̃
,
pourtantpuʁtɑ̃
de
soupersupe
avecavɛk
moimwa
elleɛl
m'avait
promispʁɔmi
.
a part
HORACE
Sisi
c'tait
elleɛl
,
quellekɛl
horreurɔʁœʁ
!
Jeʒə
lala
tueraityʁɛ
!
JULIANO
Milordmilɔʁ
Horaceɔʁas
,
troptʁo
vitevit
le
tempstɑ̃
passepas
.
Frivolesfʁivɔl
ete
joyeuxʒwajø
nousnu
nousnu
verronns
auxo
jeuxʒø
.
Onɔ̃
attendatɑ̃
tata
prsence
.
lls entrent dans le salon
sortant de la cuisine et portant un panier de provisions et un bougeoir, qu'il pose sur une petite table prs de la porte droite
GIL PEREZ
Nousnu
allonsalɔ̃
avoiravwaʁ
,
grce
Dieudjø
,
bonbɔ̃
soupersupe
ainsiɛ̃si
que
bonbɔ̃
feu
!
Prudemmentpʁydamɑ̃
j'ai
mismi
enɑ̃
rserve
lesle
meilleursmɛjœʁ
vinsvɛ̃
,
lesle
meilleursmɛjœʁ
platspla
.
Pourpuʁ
sesse
lusly
le
cielsjɛl
conservekɔ̃sɛʁv
lesle
morceauxmɔʁso
lesle
plusply
dlicats
!
Deo
gratias
!
Nosno
matres
ontɔ̃
soup
trs
bienbjɛ̃
,
chacunʃakœ̃
sonsɔ̃
tourtuʁ
,
voicivwasi
le
mienmjɛ̃
!
Ete
puispɥi
de
mama
futurefy.tyʁ
femmefam
contemplantkɔ̃tɑ̃plɑ̃
lesle
chastesʃast
appasapa
,
le
pieuxpjø
amouramuʁ
quiki
m'enflamme
enɑ̃
tierstjɛʁ
serasəʁa
dansdɑ̃
le
repasʁəpa
!
Deo
gratias
!
s'approchant de la chambre de Jacinthe
GIL PEREZ
Voicivwasi
sasa
chambreʃɑ̃bʁ
!...
Aha
!
lala
portepɔʁt
enɑ̃
estɛst
closekloz
...
commekɔm
jeʒə
l'avais
ditdi
!
Mais
sursyʁ
moimwa
prudemmentpʁydamɑ̃
j'ai
l'autre
clefkle
...
tirant de sa poche un trousseau de clefs qu'il examine
GIL PEREZ
C'est
elleɛl
,
jeʒə
supposesypoz
!
Carkaʁ
,
avecavɛk
cellessɛl
dudy
couventkuvɑ̃
n'allons
paspa
lala
confondrekɔ̃fɔ̃dʁ
!...
s 'approchant
GIL PEREZ
O
quelkɛl
heureuxœʁø
instantɛ̃stɑ̃
!
Amouramuʁ
!
amouramuʁ
!
amouramuʁ
!
Que
tontɔ̃
flambeauflɑ̃bo
m'claire
!
Au moment d'entrer dans la chambre de Jacinthe, dont il vient d'ouvrir la porte, Angle parait devant lui, couverte de son domino et de son masque noir.
tendant la main vers lui et grossissant sa voix
ANGLE
Tmraire
!
Impieɛ̃pi
!!...
o
vas-tu
?
tremblant et laissant tomber son bougeoir
GIL PEREZ
Monmɔ̃
Dieudjø
!...
monmɔ̃
bonbɔ̃
Dieudjø
!
Qu'ai-je
vuvy
?
Qu'ai-je
vuvy
?
Noirnwaʁ
fantme
,
que
me
veux-tu
?
que
me
veux-tu
?
part, gaiement
ANGLE
L'espoir
enɑ̃
moimwa
se
glasse
enɑ̃
voyantvwajɑ̃
sonsɔ̃
effroiefʁwa
;
Ilil
trembletʁɑ̃bl
!...
Dieudjø
propicepʁɔpis
,
iciisi
protge-moi
!
tombant genoux
GIL PEREZ
Toustu
mesme
membresmɑ̃bʁ
frmissent
de
surprisesyʁpʁiz
ete
d'effroi
;
ete
mesme
genouxʒənu
flchissent
,
monmɔ̃
Dieudjø
,
protge-moi
!
s'approchant de Perez qui est genoux et n'ose lever la tte
ANGLE
Toitwa
!...
Gil
Perez
!
part
GIL PEREZ
Ilil
sait
monmɔ̃
nomnɔ̃
!
ANGLE
Portierpɔʁtje
dudy
couventkuvɑ̃
!
GIL PEREZ
C'est
moi-mme
.
ANGLE
Intendantɛ̃tɑ̃dɑ̃
,
voleurvɔlœʁ
ete
friponfʁipɔ̃
.
GIL PEREZ
C'est
moimwa
!
ANGLE
Dpose
l'instant
mmemadam
lesle
saintessɛ̃t
clefskle
que
tuty
ne
peux
porterpɔʁte
,
ouu
jeʒə
lancelɑ̃s
sursyʁ
toitwa
l'ternel
anathme
!
lui prsentant le trousseau
GIL PEREZ
Lesle
voicivwasi
,
lesle
voicivwasi
...
que
Satansatɑ̃
n'aille
paspa
m'emporter
!
ANGLE
L'espoir
enɑ̃
moimwa
se
glisseglis
enɑ̃
voyantvwajɑ̃
sonsɔ̃
effroiefʁwa
;
etc
.
GIL PEREZ
Toustu
mesme
membresmɑ̃bʁ
frmissent
de
surprisesyʁpʁiz
ete
d'effroi
;
etc
Angle lui ordonne sur un premier signe de se lever; sur un second, de se diriger vers la chambre de Jacinthe; sur un troisime d'y entrer; Perez obit en tremblant.
entendant du bruit
ANGLE
Aha
!
monmɔ̃
Dieudjø
!
quiki
vientvjɛ̃
l
?
Elle se prcipite vivement derrire la porte qui ouvre en dehors et dont le battant la cache aux yeux du spectateur
sortant de la porte du fond, tenant sous le bras un panier de vin et voyant la porte de sa chambre qui est reste ouverte
JACINTHE
Ehe
,
quoikwa
!
Perez
m'attend
djdidʒi
!
Elle entre dans la chambre, et Angle, qui tait derrire la porte, la referme et retire la clef
ANGLE
L'heure
,
lala
nuitnɥi
,
touttu
m'est
propicepʁɔpis
!
Dudy
couragekuʁaʒ
...
ne
tremblonstʁɑ̃blɔ̃
paspa
!
Viergevjɛʁʒ
saintesɛ̃t
,
mama
protectricepʁɔtɛktʁis
,
inspireɛ̃spiʁ
moimwa
,
guidegid
mesme
paspa
!
Elle sort de la maison par la porte du fond, Horace sort doucement du salon, il marche sur la pointe des pieds, et dans I'obscurit se dirige ttons vers la chambre de Jacinthe
HORACE
Amouramuʁ
,
viensvjɛ̃
finirfiniʁ
monmɔ̃
supplicesyplis
ete
prs
d'elle
guidergide
mesme
paspa
.
L'heure
,
lala
nuitnɥi
,
touttu
m'est
propicepʁɔpis
,
jeʒə
vais
lala
voirvwaʁ
,
ne
tremblonstʁɑ̃blɔ̃
paspa
,
etc.
HORACE
Amouramuʁ
,
viensvjɛ̃
finirfiniʁ
monmɔ̃
supplicesyplis
,
etc
.
Juliano, Lord Elfort et tous les jeunes gens sortent de la porte du salon
HORACE
JULIANO
,
LORDlɔʁ
ELFORT
ete
LESle
AMISami
gai et demi voix
HORACE
Lala
bonnebɔn
affaireafɛʁ
!
Silencesilɑ̃s
,
amiami
!
Avecavɛk
mystre
ilil
estɛst
sortisɔʁti
.
Rendez-vousʁɑ̃devu
tendretɑ̃dʁ
iciisi
l'attend
,
ilil
fautfo
surprendresyʁpʁɑ̃dʁ
le
conqurant
!
Horace, avec la clef qu'il a dans sa poche, a ouvert la porte droite, est entr un instant dans la chambre et en ressort dans l'obscurit, tenant Jacinthe par la main
HORACE
Venezvəne
,
venezvəne
,
madamemadam
venezvəne
,
n'ayez
plusply
de
plainteplɛ̃t
!
se laissant entrainer
JACINTHE
Qu'est-ce
que
a
veut
dirediʁ
?
HORACE
votrevɔtʁ
chevalierʃvalje
,
votrevɔtʁ
dfenseur
,
ilil
fautfo
vousvu
confierkɔ̃fje
,
ete
vousvu
fairefɛʁ
connatre
!
Juliano est entr dans le salon, et en ressont tenant un flambeau plusieurs branches. L thtre redevient clair
HORACE
Aha
!
Grandgʁɑ̃
Dieudjø
JULIANO
,
LORDlɔʁ
ELFORT
ete
LESle
AMISami
C'est
Jacintheʒasɛ̃t
!
Lala
bonnebɔn
affaireafɛʁ
!
Viveviv
jamaisʒamɛ
ete
lala
douairire
ete
sesse
attraitsatʁɛ
!
Quiki
pourraitpuʁɛ
croirekʁwaʁ
teltɛl
dvoment
?
Honneurɔnœʁ
ete
gloireglwaʁ
auo
conqurant
!
L'trange
affaireafɛʁ
!
Que
vois-je
,
hlas
!
Ete
quelkɛl
mystre
suitsɥi
doncdɔ̃k
mesme
paspa
?
Dansdɑ̃
mama
mmoire
touttu
se
confondkɔ̃fɔ̃
.
Jeʒə
n'ose
croirekʁwaʁ
sasa
trahisontʁaizɔ̃
!
JACINTHE
L'trange
affaireafɛʁ
!
Qu'ont-ils
doncdɔ̃k
toustu
?
Lala
choseʃoz
estɛst
claireklɛʁ
,
onɔ̃
ritʁi
de
nousnu
!
Fairefɛʁ
mama
gloireglwaʁ
pareilpaʁɛj
affrontafʁɔ̃
!
Jeʒə
n'ose
croirekʁwaʁ
leurlœʁ
soupon
!
montrant la chambre
HORACE
Elleɛl
tait
l
pourtantpuʁtɑ̃
...
elleɛl
y
doitdwa
encoreɑ̃kɔʁ
tre
!
JULIANO
,
LORDlɔʁ
ELFORT
ete
LESle
AMISami
Lala
bonnebɔn
affaireafɛʁ
...
etc.
JACINTHE
L'trange
affaireafɛʁ
...
etc.
Horace entre la chambre et ressort en tenant Gil Perez par la main
JACINTHE
JULIANO
,
LORDlɔʁ
ELFORT
ete
LESle
AMISami
Unœ̃
hommeɔm
!
Juliano
JACINTHE
Gil
Perez
,
que
vousvu
devezdəve
connatre
,
unœ̃
cuisinierkɥizinje
de
grandgʁɑ̃
talenttalɑ̃
,
quiki
venaitvənɛ
pourpuʁ
m'aider
pourpuʁ
le
soupersupe
!
souriant
JULIANO
Vraimentvʁɛmɑ̃
!
Iciisi
,
dansdɑ̃
tontɔ̃
appartementapaʁtəmɑ̃
!
part
HORACE
Oho
honeste
disprce
!
JULIANO
Ete
quelkɛl
destindɛstɛ̃
fetal
poursuitpuʁsɥi
ce
pauvrepovʁ
Horaceɔʁas
mmemadam
auprs
de
Jacintheʒasɛ̃t
,
ilil
rencontreʁɑ̃kɔ̃tʁ
unœ̃
rivalʁival
!
Lala
bonnebɔn
affaireafɛʁ
!
Viveviv
jamaisʒamɛ
ete
lala
douairire
ete
sesse
attraitsatʁɛ
!
Quiki
pourraitpuʁɛ
croirekʁwaʁ
teltɛl
dvoment
?
Honneurɔnœʁ
ete
gloireglwaʁ
auo
conqurant
!
LES AMIS
L'trange
affaireafɛʁ
...
etc.
JACINTHE
L'trange
affaireafɛʁ
...
etc.
GIL PEREZ
L'trange
affaireafɛʁ
!
Jeʒə
trembletʁɑ̃bl
,
hlas
!
Lala
choseʃoz
estɛst
claireklɛʁ
,
c'est
Satanas
!
Figurefigyʁ
noirenwaʁ
auo
frontfʁɔ̃
cornukɔʁny
,
jeʒə
n'ose
croirekʁwaʁ
ce
que
j'ai
vuvy
!
qui, pendant la hn de cet ensemble, est entr dans la chambre de Jacinthe, en ressort en ce moment
HORACE
Partiepaʁti
!...
hlas
!
partiepaʁti
!...
elleɛl
n'est
plusply
iciisi
...
Ete
cettesɛt
foisfwa
encorɑ̃.kɔʁ
loinlwɛ̃
de
nousnu
elleɛl
a
fuifɥi
!
JULIANO
Ehe
!
quiki
doncdɔ̃k
?
HORACE
Faut-il
vousvu
le
dirediʁ
?
L'esprit
folletfɔlɛ
,
le
sylphesilf
...
Ouu
plutt
le
dmon
quiki
me
trompetʁɔ̃p
,
m'abuse
ete
ritʁi
de
monmɔ̃
martyremaʁ.tiʁ
!
JULIANO
Tontɔ̃
inconnueɛ̃.kɔ.ny
...
HORACE
Ehe
!
ouiwi
!
jeʒə
l'ai
vuevy
...
JULIANO
Allonsalɔ̃
doncdɔ̃k
!
HORACE
Iciisi
mmemadam
...
l'instant
...
c'est
cettesɛt
jeuneʒœn
fillefij
quiki
nousnu
servaitsɛʁvɛ
tabletabl
.
JULIANO
Insille
!
Lala
nicenis
de
Jacintheʒasɛ̃t
...
Jacinthe
JULIANO
Entends-tu
!
secouant la tte
JACINTHE
J'entends
bienbjɛ̃
.
JULIANO
Ete
que
dis-tu
?
JACINTHE
Jeʒə
disdi
que
le
seigneursɛɲœʁ
Horaceɔʁas
pourraitpuʁɛ
avoiravwaʁ
raisonʁɛzɔ̃
!
HORACE
Parlepaʁl
!
achve
de
grce
!
Quelkɛl
!
e
est-elle
?
JACINTHE
Jeʒə
n'en
sais
rienʁjɛ̃
.
JULIANO
Elleɛl
n'est
paspa
tata
nicenis
?
JACINTHE
Monmɔ̃
Dieudjø
,
nonnɔ̃
!
JULIANO
Ete
ne
vientvjɛ̃
paspa
dudy
payspei
?
JACINTHE
Monmɔ̃
Dieudjø
,
nonnɔ̃
!
JULIANO
Tuty
ne
l'as
paspa
vuevy
avantavɑ̃
?
JACINTHE
Monmɔ̃
Dieudjø
,
nonnɔ̃
!
Nonnɔ̃
,
centsɑ̃
foisfwa
,
nonnɔ̃
!
Jeʒə
ne
connaiskɔnɛ
nini
sonsɔ̃
rangʁɑ̃
nini
sonsɔ̃
nomnɔ̃
!
Juliano
HORACE
Tuty
le
voisvwa
bienbjɛ̃
,
monmɔ̃
cherʃɛʁ
,
c'est
unœ̃
dmon
!
JULIANO
Unœ̃
dmon
!
JULIANO
,
LORDlɔʁ
Elfort
,
LESle
AMISami
Grandgʁɑ̃
Dieudjø
!
quellekɛl
aventureavɑ̃tyʁ
!
C'est
charmantʃaʁmɑ̃
,
jeʒə
le
jureʒyʁ
!
Quoikwa
!
soussu
cettesɛt
figurefigyʁ
se
cachaitkaʃɛ
unœ̃
dmon
!
Mais
lutinelytin
ouu
sylphidesilfid
,
que
le
dpit
nousnu
guidegid
,
pourpuʁ
trouvertʁuve
!
a
perfidepɛʁfid
,
parcouronspaʁkuʁɔ̃
tata
maisonmɛzɔ̃
!
JACINTHEʒasɛ̃t
,
HORACEɔʁas
ete
GIL
PEREZ
Aha
!
pareillepa.ʁɛj
aventureavɑ̃tyʁ
me
confondkɔ̃fɔ̃
,
jeʒə
le
jureʒyʁ
!
Sonsɔ̃
me
ete
sasa
figurefigyʁ
sontsɔ̃
cellessɛl
d'un
dmon
!
Mais
,
lutinelytin
ouu
sylphidesilfid
,
que
le
dpit
nousnu
guidegid
,
pourpuʁ
trouvertʁuve
lala
perfidepɛʁfid
,
parcouronspaʁkuʁɔ̃
lala
maisonmɛzɔ̃
!
JACINTHE
Soussu
l'aspect
d'une
richeʁiʃ
damedam
l'esprit
malinmalɛ̃
m'est
apparuapaʁy
!
JULIANO
Puispɥi
,
soussu
lesle
traitstʁɛ
d'une
gentilleʒɑ̃tij
femmefam
,
a
tabletabl
,
iciisi
,
nousnu
l'avons
vuvy
!
GIL PEREZ
Ete
moimwa
,
j'en
jureʒyʁ
sursyʁ
monmɔ̃
me
soussu
lesle
traitstʁɛ
d'un
fantme
auo
frontfʁɔ̃
noirnwaʁ
ete
cornukɔʁny
,
jeʒə
l'ai
vuevy
,
de
mesme
deux
yeux
vuevy
!
Juliano
HORACE
Ehe
bienbjɛ̃
,
monmɔ̃
cherʃɛʁ
,
qu'en
dis-tu
?
riant
JULIANO
Jeʒə
disdi
...
jeʒə
disdi
...
JULIANO
,
LORDlɔʁ
Elfort
LESle
AMISami
L'tonnante
aventur
!
C'est
charmantʃaʁmɑ̃
,
jeʒə
le
jureʒyʁ
!
Quoikwa
!
soussu
cettesɛt
figurefigyʁ
se
cachaitkaʃɛ
unœ̃
dmon
!
Mais
lutinelytin
ouu
sy
!
phide
que
le
dpit
nousnu
guidegid
,
pourpuʁ
trouvertʁuve
lala
penfide
,
parcouronspaʁkuʁɔ̃
tata
maisonmɛzɔ̃
!
veillonsvɛjɔ̃
!
rveillons
!
Parcouronspaʁkuʁɔ̃
lala
maisonmɛzɔ̃
!
JACINTHEʒasɛ̃t
,
HORACEɔʁas
ete
GIL
PEREZ
Aha
!
pareillepa.ʁɛj
aventureavɑ̃tyʁ
me
confondkɔ̃fɔ̃
,
jeʒə
le
jureʒyʁ
!
Sonsɔ̃
me
ete
sasa
figurefigyʁ
sontsɔ̃
cellessɛl
d'un
dmon
!
Mais
,
lutinelytin
ouu
sylphidesilfid
,
que
le
dpit
nousnu
guidegid
,
pourpuʁ
trouvertʁuve
lala
perfidepɛʁfid
,
parcouronspaʁkuʁɔ̃
lala
maisonmɛzɔ̃
,
Rveillons
!
rveillons
!
Parcouronspaʁkuʁɔ̃
lala
maisonmɛzɔ̃
!
Jacinthe et les valets des jeunes seigneurs ont apport plusieurs flambeaux, chacun en prend un, et tous sortent en dsordre et avec grand bruit par les diffrentes portes de l'appartement
ACTE III
Le parloir d'un couvent en Espagne. Au fond deux portes conduisant dans les cours du monastre.
A gauche, et sur le premier plan, la cellule de l'abbesse. A droite du spectateur, sur le premier plan,
une petite porte qui conduit au jardin; du mme ct, sur le second plan, une large travoe qui donne sur l'intrieur de la chapelle
seule
BRIGITTE
J'ai
beaubo
essayereseje
de
rciter
mesme
prires
c'est
impossibleɛ̃pɔsibl
...
jeʒə
suissɥi
troptʁo
inquite
...
sursyʁ
Angleɑ̃gl
n'est
paspa
encoreɑ̃kɔʁ
de
retourʁətuʁ
auo
couventkuvɑ̃
Pauvrepovʁ
Angleɑ̃gl
,
mais
qu'est
elleɛl
devenuedəvəny
?
Lala
futurefy.tyʁ
abbesseabɛs
desde
Annonciades
obligeɔbliʒ
de
dcoucher
ete
perduepɛʁdy
dansdɑ̃
lesle
ruesʁy
de
Madridmadʁid
!...
quelkɛl
scandaleskɑ̃dal
!...
Sisi
encoreɑ̃kɔʁ
jeʒə
pouvaispuvɛ
ce
matinmatɛ̃
cacherkaʃe
sonsɔ̃
absenceapsɑ̃s
...
mais
iciisi
ilil
n'y
a
que
desde
femmesfam
..
pispi
encoreɑ̃kɔʁ
,
desde
nonnesnɔn
...
ete
toutestut
ces
demoisellesdəmwazɛl
sontsɔ̃
sisi
curieuseskyʁjøz
sisi
indiscrtes
sisi
bavardesbavaʁd
...
Onɔ̃
n'a
paspa
d'ide
de
celasəla
dansdɑ̃
le
mondemɔ̃d
!
Auo
rfectoire
,
lala
prire
,
mmemadam
enɑ̃
rcitant
sonsɔ̃
rosaireʁozɛʁ
onɔ̃
jaseʒaz
,
onɔ̃
jaseʒaz
tanttɑ̃
,
hlas
,
que
lala
clocheklɔʃ
ne
s'entend
paspa
.
Ete
,
s'il
fautfo
parlerpaʁle
sanssɑ̃
rienʁjɛ̃
dirediʁ
,
sursyʁ
le
prochainpʁɔʃɛ̃
s'il
fautfo
mdire
,
savezsave
vousvu
o
celasəla
s'apprend
?
C'est
auo
couventkuvɑ̃
.
Mesme
demoisellesdəmwazɛl
qu'on
trouvetʁuv
lesle
meilleursmɛjœʁ
modles
,
ouiwi
,
c'est
auo
couventkuvɑ̃
qu'en
peu
de
tempstɑ̃
celasəla
s'apprend
.
Humbleœ̃bl
ete
lesle
paupires
baissesbɛs
,
jamaisʒamɛ
de
mauvaisesmovɛz
pensespɑ̃s
mais
avantavɑ̃
d'entrer
auo
parloirpaʁlwaʁ
,
on jette un coup d'ii au miroir.
BRIGITTE
Sisi
vousvu
voulezvule
,
jeuneʒœn
fillettefijɛt
,
tre
lala
foisfwa
prudepʁyd
ete
coquettekɔkɛt
,
savez-voussɛ.ty
o
celasəla
s'apprend
?
C'est
auo
couventkuvɑ̃
.
Mesme
demoisellesdəmwazɛl
qu'on
trouvetʁuv
lesle
meilleursmɛjœʁ
modles
,
ouiwi
,
c'est
auo
couventkuvɑ̃
que
toustu
lesle
tempstɑ̃
celasəla
s'apprend
.
la saluant en entrant
URSULE
Aveave
,
mama
sursyʁ
!
BRIGITTE
Aveave
sursyʁ
Ursuleyʁ.syl
!
Vousvu
voicivwasi
leve
de
bonbɔ̃
matinmatɛ̃
!
URSULE
J'avais
parlerpaʁle
sursyʁ
Angleɑ̃gl
.
BRIGITTE
notrenɔtʁ
jeuneʒœn
Abbesseabɛs
?
URSULE
Oho
,
elleɛl
ne
l'est
Paspa
encoreɑ̃kɔʁ
.
BRIGITTE
Aujourd'hui
mmemadam
...
dsdeɛs
qu'elle
auraoʁa
prispʁi
le
voilevwal
.
URSULE
Sisi
elleɛl
le
prendpʁɑ̃
!
BRIGITTE
Ete
quiki
s'y
opposeraɔpozəʁa
?
URSULE
Moimwa
peut
tre
!
Angleɑ̃gl
d'Olivars
estɛst
cousinekuzin
de
lala
reineʁɛn
,
onɔ̃
lala
nommenɔm
lala
plusply
richeʁiʃ
abbayeabei
de
Madridmadʁid
...
avantavɑ̃
l'ge
ete
avantavɑ̃
qu'elle
n'ait
prononc
sesse
vux
!
L'injustice
me
rvolte
ete
jeʒə
ne
voisvwa
l
dedansdədɑ̃
que
l'intrt
dudy
cielsjɛl
ete
dudy
couventkuvɑ̃
.
BRIGITTE
Ete
le
dsir
d'tre
abbesseabɛs
.
URSULE
Ete
quandkɑ̃
ce
seraitsəʁɛ
Est-
ce
qu'elle
n'est
paspa
dansdɑ̃
sonsɔ̃
appartementapaʁtəmɑ̃
?
BRIGITTE
E
!
le
ne
reoit
personnepɛʁsɔn
.
URSULE
Encoreɑ̃kɔʁ
!
BRIGITTE
Elleɛl
a
lala
migrainemigʁɛn
.
URSULE
Commekɔm
lesle
grandesgʁɑ̃d
damesdam
!
On frappe la porte du jardin
URSULE
Quiki
vientvjɛ̃
l
?
BRIGITTE
Sisi
c'tait
elleɛl
!
URSULE
Ouvrezuvʁe
doncdɔ̃k
...
ouvrezuvʁe
vitevit
.
BRIGITTE
Jeʒə
n'ai
paspa
lala
clefkle
,
jeʒə
l'ai
remiseʁəmiz
dansdɑ̃
lala
paneteriepa.nə.t(ə).ʁi
avecavɛk
lesle
autresotʁ
.
URSULE
Jeʒə
vais
!
a
prendrepʁɑ̃dʁ
.
part
BRIGITTE
Vava
..
tuty
!
a
chercherasʃɛʁʃəʁa
longtempslɔ̃tɑ̃
...
haut
BRIGITTE
Jeʒə
vousvu
suissɥi
,
mama
chre
sursyʁ
!...
Elles sortent par la porte au fond. Angle entre, ouvre la porte droite. Elle est en domino noir, ple en se soutenant peine
ANGLE
Jeʒə
suissɥi
sauvesov
enfinɑ̃fɛ̃
!...
le
jourʒuʁ
allaitalɛ
cloreklɔʁ
,
ete
l'on
ne
m'a
paspa
vuevy
.
se jetant sur un fauteuil
ANGLE
Aha
!
respironsʁɛspiʁɔ̃
unœ̃
peu
.
se levant brusquement
ANGLE
Qu'entends-je
,
monmɔ̃
Dieudjø
!
Nonnɔ̃
,
rienʁjɛ̃
...
j'y
croyaiskʁwajɛ
tre
encoreɑ̃kɔʁ
.
Elle se lve et jette sur le fauteuil qu'elle vient de quitter le trousseau de clefs qu'elle tenait la main
ANGLE
Aha
!
quellekɛl
nuitnɥi
!
Le
moindremwɛ̃dʁ
bruitbʁɥi
me
troubletʁubl
ete
m'interdit
!
Ete
jeʒə
m'arrte
,
hlas
chaqueʃak
paspa
.
Soudainsudɛ̃
j'entends
de
lourdsluʁ
fusilsfyzi
auo
loinlwɛ̃
relentissants
...
ete
puispɥi
Quiki
viveviv
?
Hol
!
Quiki
marchemaʁʃ
l
?
Ce
sontsɔ̃
desde
soldatssɔlda
unœ̃
peu
grisgʁi
parpaʁ
unœ̃
sergentsɛʁʒɑ̃
ivreivʁ
conduitskɔ̃dɥi
.
Soussu
unœ̃
sombresɔ̃bʁ
portailpɔʁtaj
soudainsudɛ̃
jeʒə
me
blottisblɔti
,
ete
grce
monmɔ̃
dominodɔmino
noirnwaʁ
onɔ̃
passepas
sanssɑ̃
m'apercevoir
.
Tandistɑ̃di
que
moimwa
,
droitedʁwat
,
immobileimɔbil
ete
mourantemuʁɑ̃t
d'effroi
,
enɑ̃
monmɔ̃
cur
jeʒə
priaispʁijɛ
,
ete
jeʒə
disaisdizɛ
:
O
monmɔ̃
Dieudjø
!
Dieudjø
puissantpɥisɑ̃
sauvesov
moimwa
de
touttu
accidentaksidɑ̃
,
sauvesov
l'honneur
dudy
couventkuvɑ̃
!
Enɑ̃
cetsɛt
instantɛ̃stɑ̃
,
passepas
enɑ̃
chantantʃɑ̃tɑ̃
unœ̃
jeuneʒœn
tudiant
!
Le
voleurvɔlœʁ
ce
bruitbʁɥi
soudainsudɛ̃
s'enfuit
.
Monmɔ̃
dfenseur
s'approche
alors--
Calmezkalme
votrevɔtʁ
frayeurfʁɛjœʁ
,
jeʒə
ne
vousvu
quittekit
paspa
,
prenezpʁəne
monmɔ̃
brasbʁa
.
-Non
,
nonnɔ̃
,
monsieurməsjø
,
seulesœl
j'irai
...
-Non
,
signora
,
bonbɔ̃
gr
,
malgr
,
jusqu'en
votrevɔtʁ
logislɔʒi
jeʒə
vousvu
escorteraiɛskɔʁtəʁɛ
.
-Non
,
nonnɔ̃
,
cessezsɛse
de
me
presserpʁese
.
-Calmez-vous
...
jeʒə
vais
vousvu
laisserlɛse
.
Mais
unœ̃
baiserbɛze
,
unœ̃
seulsœl
baiserbɛze
!
Commentkɔmɑ̃
le
refuserʁəfyze
?
Unœ̃
baiserbɛze
...
jeʒə
le
veux
...
Ilil
enɑ̃
pritpʁi
deux
!
Ete
pendantpɑ̃dɑ̃
ce
momentmɔmɑ̃
,
O
monmɔ̃
Dieudjø
,
disais-je
enɑ̃
tremblanttʁɑ̃blɑ̃
,
sauvesov
l'honneur
dudy
couventkuvɑ̃
!
Mais
jeʒə
suissɥi
,
grce
auo
cielsjɛl
,
l'abri
de
l'orage
;
ete
jeʒə
n'ai
plusply
rienʁjɛ̃
craindrekʁɛ̃dʁ
enɑ̃
ce
pieuxpjø
rduit
,
ete
jeʒə
ne
sais
pourtantpuʁtɑ̃
quellekɛl
fatalefatal
imageimaʒ
jusqu'au
piedpje
dudy
saintsɛ̃
lieuljø
m'agite
ete
me
poursuitpuʁsɥi
.
Flammeflam
vengeressevɑ̃ʒʁɛs
,
tourmenttuʁmɑ̃
quiki
m'oppresse
,
amouramuʁ
quiki
sanssɑ̃
espoirɛspwaʁ
me
laisselɛs
,
tuty
voisvwa
mama
faiblessefɛblɛs
,
hlas
pauvrepovʁ
abbesseabɛs
,
devantdəvɑ̃
toitwa
monmɔ̃
pouvoirpuvwaʁ
s'abaisse
.
Rendsʁɑ̃
monmɔ̃
cur
le
calmekalm
ete
lala
paix
,
toitwa
qu'hlas
autrefoisotʁəfwa
jeʒə
bravaisbʁavɛ
.
Flammeflam
vengeressevɑ̃ʒʁɛs
,
etc
.
Commentkɔmɑ̃
le
fuirfɥiʁ
ete
le
bannir-
le
moyenmwajɛ̃
,
aha
monmɔ̃
Dieudjø
,
jeʒə
l'ignore
.
Jeʒə
veux
iciisi
l'oublier
,
ouiwi
,
jeʒə
le
veux
,
ete
jeʒə
le
voisvwa
encoreɑ̃kɔʁ
.
Flammeflam
vengeressevɑ̃ʒʁɛs
,
etc
.
Amouramuʁ
,
vava
tten
pourpuʁ
jamaisʒamɛ
.
rentrant par la porte du fond qu'elle referme
BRIGITTE
C'est
vousvu
,
madamemadam
!
Mais
quiki
doncdɔ̃k
vousvu
a
ouvertuvɛʁ
lala
portepɔʁt
dudy
couventkuvɑ̃
?
montrant le trousseau de clefs qu'elle a jet sur le fauteuil
ANGLE
Jeʒə
te
le
diraidiʁɛ
.
BRIGITTE
Le
trousseautʁuso
de
clefskle
de
Gil
Perez
,
le
conciergekɔ̃sjɛʁʒ
.
commentkɔmɑ̃
estɛst
ilil
entr
entreɑ̃tʁ
vosvo
mainsmɛ̃
?
ANGLE
C'est
uneyn
longuelɔ̃g
histoireistwaʁ
BRIGITTE
Ete
aujourd'hui
mmemadam
,
o
vousvu
devezdəve
prendrepʁɑ̃dʁ
le
voilevwal
!
ANGLE
Aha
,
ces
vux
que
jeʒə
vais
prononcerpʁɔnɔ̃se
ferontfɛʁɔ̃
maintenantmɛ̃tnɑ̃
le
malheurmalœʁ
de
mama
vievi
.
BRIGITTE
Mais
refusezʁəfyze
.
ANGLE
Est-ce
que
c'est
possiblepɔsibl
,
quandkɑ̃
lala
reineʁɛn
l'ordonne
.
Ilil
fautfo
se
soumettresumɛtʁ
sasa
destinedɛstin
,
aujourd'hui
,
touttu
serasəʁa
finifini
pourpuʁ
moimwa
!
BRIGITTE
Pauvrepovʁ
abbesseabɛs
!
Onɔ̃
vientvjɛ̃
,
partezpaʁte
vitevit
.
Angle rentre dans son appartement gauche
entrant, vif et babillard
CHOEUR DE NONNES
Aha
!
quelkɛl
malheurmalœʁ
pourpuʁ
nousnu
!
Mama
chre
sursyʁ
,
combienkɔ̃bjɛ̃
,
hlas
,
monmɔ̃
cur
partagepaʁtaʒ
sasa
douleurdulœʁ
!
Pourpuʁ
calmerkalme
sonsɔ̃
tourmenttuʁmɑ̃
ilil
nousnu
fautfo
sursyʁ
le
champʃɑ̃
prierpʁije
dvotement
toustu
lesle
saintssɛ̃
dudy
couventkuvɑ̃
.
Mais
avantavɑ̃
touttu
,
le
fait
estɛst
ilil
certainsɛʁtɛ̃
?
Quoikwa
,
madamemadam
l'abbesse
a
depuisdəpɥi
ce
matinmatɛ̃
uneyn
migrainemigʁɛn
affreuseafʁøz
!
Oho
,
le
cielsjɛl
complaisantkɔ̃plɛzɑ̃
devraitdəvʁɛ
de
pareilspaʁɛj
mauxmo
prserver
le
couventkuvɑ̃
!
BRIGITTE
Quiki
vousvu
a
ditdi
celasəla
?
LES NONNES
Vraimentvʁɛmɑ̃
,
c'est
notrenɔtʁ
chre
sursyʁ
Ursuleyʁ.syl
!
part
BRIGITTE
C'est
parpaʁ
elleɛl
,
dansdɑ̃
le
couventkuvɑ̃
,
que
chaqueʃak
nouvellenuvɛl
circulesiʁkyl
.
haut
BRIGITTE
Mais
calmezkalme
vousvu
,
celasəla
vava
mieuxmjø
.
LES NONNES
Celasəla
vava
mieuxmjø
!...
Aha
!
quellekɛl
ivresseivʁɛs
!
Aujourd'hui
madamemadam
l'abbesse
pourrapuʁa
doncdɔ̃k
prononcerpʁɔnɔ̃se
sesse
vux
?
Aha
!
lala
bellebɛl
crmonie
!
Que
!
beaubo
spectaclespɛktakl
,
quelkɛl
beaubo
jourʒuʁ
!
Chezʃe
nousnu
,
o
toujourstuʒuʁ
onɔ̃
s'ennuie
,
nousnu
auronsɔʁɔ̃
lala
villevil
ete
lala
courkuʁ
!
Ete
puispɥi
ensuiteɑ̃sɥit
auo
rfectoire
unœ̃
grandgʁɑ̃
repasʁəpa
.
Mesme
chres
surssyʁ
.
unœ̃
grandgʁɑ̃
repasʁəpa
.
BRIGITTE
C'est
tonnanttɔnɑ̃
,
ete
,
d'honneur
,
onɔ̃
ne
pourraitpuʁɛ
croirekʁwaʁ
commekɔm
onɔ̃
estɛst
gourmandeguʁmɑ̃d
auo
couventkuvɑ̃
!
LES NONNES
Aha
!
quelkɛl
bonheurbɔnœʁ
pourpuʁ
nousnu
,
mama
chre
sursyʁ
.
Quoikwa
!
le
cielsjɛl
protecteurpʁɔtɛktœʁ
dissipedisip
sasa
douleurdulœʁ
!
D'un
miraclemiʁakl
aussiosi
grandgʁɑ̃
ilil
fautfo
dvotement
remercierʁəmɛʁsje
le
cielsjɛl
ete
lesle
saintssɛ̃
dudy
couventkuvɑ̃
.
Ilil
estɛst
doncdɔ̃k
vraivʁɛ
?
Le
fait
estɛst
bienbjɛ̃
certainsɛʁtɛ̃
!
Cettesɛt
affreuseafʁøz
migrainemigʁɛn
a
disparudispaʁy
soudainsudɛ̃
!
Le
cielsjɛl
nousnu
!
e
devaitdəvɛ
,
ouiwi
,
le
cielsjɛl
bienfaisantbjɛ̃fəzɑ̃
devraitdəvʁɛ
de
pareilspaʁɛj
mauxmo
prserver
le
couventkuvɑ̃
.
Ursule entre par le fond. On frappe la porte droite
URSULE
Quoikwa
!
vousvu
n'entendez
paspa
qu'ici
l'on
frappefʁap
encoreɑ̃kɔʁ
?
LES NONNES
Ete
lala
clefkle
?
la leur donnant
BRIGITTE
Lala
voicivwasi
.
URSULE
basba
Brigittebʁi.ʒit
Vousvu
quiki
ne
l'aviez
paspa
?
d'un air naif
BRIGITTE
Touttu
l'heure
,
mama
chre
,
jeʒə
l'ai
retrouveʁətʁuv
.
part, d'un air de dliance
URSULE
Aha
!
LES NONNES
Commentkɔmɑ̃
,
c'est
lala
tourire
!
Quiki
doncdɔ̃k
l'amne
?
entrant par la porte droite, que l'on vient d'ouvrir
LA TOURIRE
Onɔ̃
le
saurasoʁa
.
Ete
sursyʁ
unœ̃
fait
auquelokɛl
votrevɔtʁ
honneurɔnœʁ
s'intresse
Jeʒə
viensvjɛ̃
pourpuʁ
consulterkɔ̃sylte
madamemadam
notrenɔtʁ
abbesseabɛs
.
part
URSULE
Onɔ̃
ne
peut
lala
voirvwaʁ
.
Ete
celasəla
cachekaʃ
encoreɑ̃kɔʁ
unœ̃
mystre
.
BRIGITTE
Teneztəne
,
lala
voil
!
Angle sort de son appartement. Elle porte le costume d'abbesse
ANGLE
Mesme
chres
surssyʁ
,
mesme
surssyʁ
,
que
l'allgresse
ete
lala
paix
rgnent
dansdɑ̃
vosvo
curs
,
que
Dieudjø
vousvu
protge
sanssɑ̃
cessesɛs
ete
vousvu
comblekɔ̃bl
de
sesse
faveursfavœʁ
!
Que
Dieudjø
vousvu
protge
sanssɑ̃
cessesɛs
ete
vousvu
comblekɔ̃bl
de
sesse
faveursfavœʁ
!
part
URSULE
Qu'elle
estɛst
heureuseœʁøz
d'tre
abbesseabɛs
!
Mais
toto
s'obtient
parpaʁ
lala
faveurfavœʁ
,
ete
bientt
,
grce
monmɔ̃
adresseadʁɛs
,
j'aurai
peut-tre
ce
bonheurbɔnœʁ
.
BRIGITTE
Qu'elle
estɛst
gentilleʒɑ̃tij
,
notrenɔtʁ
abbesseabɛs
!
Qu'elle
a
de
grce
ete
de
douceurdusœʁ
!
Avecavɛk
elleɛl
rgnent
sanssɑ̃
cessesɛs
ia
doucedus
paix
ete
ie
bonheurbɔnœʁ
.
allant Angle
URSULE
Aha
!
madamemadam
,
combienkɔ̃bjɛ̃
j'tais
inquite
...
Commentkɔmɑ̃
avez-vous
doncdɔ̃k
pass
lala
nuitnɥi
!
regardant Brigitte
ANGLE
Fortfɔʁ
bienbjɛ̃
.
Uneyn
nuitnɥi
assezase
agiteaʒit
;
mais
ce
matinmatɛ̃
ce
n'est
plusply
rienʁjɛ̃
.
URSULE
Quelkɛl
bonheurbɔnœʁ
!
la tourire qui s'avance
ANGLE
Ehe
bienbjɛ̃
!
qu'est
ce
?
LA TOURIRE
Hlas
!
dansdɑ̃
ces
saintssɛ̃
lieuxljø
jeʒə
n'avais
jamaisʒamɛ
vuvy
scandaleskɑ̃dal
de
lala
sortesɔʁt
...
Le
portierpɔʁtje
dudy
couventkuvɑ̃
quiki
se
trouvetʁuv
lala
portepɔʁt
.
URSULE
Passerpase
lala
nuitnɥi
dehorsdəɔʁ
,
c'est
unœ̃
scandaleskɑ̃dal
affreuxafʁø
.
Compromettrekɔ̃pʁɔmɛtʁ
ce
pointpwɛ̃
lala
maisonmɛzɔ̃
!
Unœ̃
teltɛl
vnement
jamaisʒamɛ
jusqu'
prsent
n'aff
!
igea
le
couventkuvɑ̃
.
LES NONNES
Aha
!
quellekɛl
horreurɔʁœʁ
,
m
a
isis
voyezvwaje
dodo
n
c
,
mama
s
u
r
,
compromettrekɔ̃pʁɔmɛtʁ
ce
pointpwɛ̃
lala
maisonmɛzɔ̃
dudy
seigneursɛɲœʁ
!
Aha
!
quelkɛl
scandaleskɑ̃dal
affreuxafʁø
!
Unœ̃
teltɛl
vnement
jamaisʒamɛ
jusqu'
prsent
n'affligea
le
couventkuvɑ̃
.
N'en
parlonspaʁlɔ̃
paspa
,
carkaʁ
dudy
soirswaʁ
auo
matinmatɛ̃
,
sanssɑ̃
y
penserpɑ̃se
onɔ̃
jaseʒaz
auxo
dpens
dudy
prochainpʁɔʃɛ̃
.
Cettesɛt
foisfwa
taisonstɛʁ
nousnu
,
mesme
surssyʁ
!
C'est
plusply
prudentpʁydɑ̃
pourpuʁ
sauversove
notrenɔtʁ
honneurɔnœʁ
.
ete
celuisəlɥi
dudy
couventkuvɑ̃
.
ANGLE
Unœ̃
instantɛ̃stɑ̃
...
unœ̃
instantɛ̃stɑ̃
...
ayonsajɔ̃
de
l'indulgence
.
Quelquekɛlkə
foisfwa
,
mesme
surssyʁ
,
onɔ̃
ne
peut
rentrerʁɑ̃tʁe
aussitt
qu'on
le
veut
.
part
ANGLE
Jeʒə
le
sais
!
la tourire
ANGLE
Que
dit-il
enfinɑ̃fɛ̃
pourpuʁ
sasa
dfense
?
LA TOURIRE
Parpaʁ
desde
brigandsbʁigɑ̃
,
hierijɛʁ
soirswaʁ
arrt
...
part
ANGLE
Aha
!
commekɔm
ilil
mentmɑ̃
!
LA TOURIRE
...
parpaʁ
euxø
enchan
,
garrott
...
part
ANGLE
Aha
!
commekɔm
ilil
mentmɑ̃
!
LA TOURIRE
...
ete
de
touttu
sonsɔ̃
argentaʁʒɑ̃
,
ete
de
sesse
clefskle
,
dpouill
.
part
ANGLE
Commekɔm
ilil
mentmɑ̃
!
regardant les clefs qu'elle a prises
BRIGITTE
Lesle
voicivwasi
!
vivement et voix basse
ANGLE
Cachekaʃ
lesle
!
haut et les yeux fixs sur les clefs
ANGLE
Jeʒə
voisvwa
bienbjɛ̃
qu'au
couventkuvɑ̃
ilil
ne
pouvaitpuvɛ
rentrerʁɑ̃tʁe
...
ete
qu'il
fautfo
qu'on
pardonnepaʁdɔn
.
URSULE
Aha
!
que
!
horreurɔʁœʁ
...
C'est
scandaleuxskɑ̃dalø
Elleɛl
estɛst
troptʁo
bonnebɔn
...
Unœ̃
teltɛl
vnement
,
etc
.
LES NONNES
Aha
!
quellekɛl
horreurɔʁœʁ
,
mais
voyezvwaje
doncdɔ̃k
,
mama
sursyʁ
,
compromettrekɔ̃pʁɔmɛtʁ
ce
pointpwɛ̃
lala
maisonmɛzɔ̃
dudy
seigneursɛɲœʁ
!
etc
.
part
ANGLE
Que
le
cielsjɛl
me
pardonnepaʁdɔn
!
LA TOURIRE
Ce
n'est
paspa
touttu
encoreɑ̃kɔʁ
,
ete
voil
qu'au
parloirpaʁlwaʁ
,
unœ̃
cavalierkavalje
demandedəmɑ̃d
voirvwaʁ
Madamemadam
notrenɔtʁ
abbesseabɛs
.
ANGLE
Impossibleɛ̃pɔsibl
cettesɛt
heureœʁ
.
Voicivwasi
matinesmatin
,
ete
djdidʒi
nousnu
sommessɔm
enɑ̃
retardʁətaʁ
...
Sonsɔ̃
nomnɔ̃
?
Horaceɔʁas
!
O
cielsjɛl
!
Que
dansdɑ̃
cettesɛt
demeuredəmœʁ
,
i
!
nousnu
attendeatɑ̃d
!...
URSULE
Ehe
!
mais
,
ce
nomnɔ̃
l
,
Madamemadam
semblesɑ̃bl
bienbjɛ̃
muemy
.
ANGLE
Quiki
,
moimwa
?
nonnɔ̃
paspa
...
part
ANGLE
M'aurait
onɔ̃
reconnueʁəkɔny
?
faisant un pas
ANGLE
Ete
saurait-il
?
LES NONNES
Lesle
clochesklɔʃ
argentinesaʁʒɑ̃tin
pourpuʁ
nousnu
sonnentsɔn
matinesmatin
Allonsalɔ̃
d'un
cur
ferventfɛʁvɑ̃
prierpʁije
pourpuʁ
le
couventkuvɑ̃
!
URSULE
Madamemadam
,
voicivwasi
matinesmatin
,
ete
djdidʒi
nousnu
sommessɔm
enɑ̃
retardʁətaʁ
.
avec impatience
BRIGITTE
Ehe
!
monmɔ̃
Dieudjø
,
I'on
y
vava
.
ANGLE
M'aurait-on
reconnueʁəkɔny
?
URSULE
Elleɛl
semblesɑ̃bl
bienbjɛ̃
muemy
.
LES NONNES
Lesle
clochesklɔʃ
argentinesaʁʒɑ̃tin
pourpuʁ
nousnu
sonnentsɔn
matinesmatin
,
etc
.
Elles dfilent toutes par les portes du fond, que l'on referme, et la tourire, qui Angle a parl bas, reste la dernire
LA TOURIRE
Entrezɑ̃tʁe
,
entrezɑ̃tʁe
,
seigneursɛɲœʁ
cavalierkavalje
.
Horace entre de la porte droite
LA TOURIRE
Madamemadam
lala
suprieure
vousvu
priepʁi
de
l'attendre
dansdɑ̃
ce
parloirpaʁlwaʁ
...
enɑ̃
ce
momentmɔmɑ̃
nousnu
sommessɔm
toutestut
matinesmatin
!
Dieudjø
vousvu
gardegaʁd
,
monmɔ̃
frre
.
Elle sort, on entend le son de l'orgue dans la chapelle
HORACE
ces
accordsakɔʁ
religieuxʁəliʒjø
,
le
calmekalm
renat
dansdɑ̃
monmɔ̃
me
.
Fillesfij
dudy
cielsjɛl
,
vousvu
qu'un
saintsɛ̃
zle
enflammeɑ̃flam
,
vosvo
pieuxpjø
accentsaksɑ̃
jeʒə
veux
mler
mesme
vux
.
Avecavɛk
ellesɛl
prionspʁijɔ̃
.
Il se lve et s'approche de la trave droite qui donne sur la chapelle. Il s'agenouille sur une chaise qui est contre la trave.
chantant en dehors
ANGLE
Heureuxœʁø
quiki
ne
respireʁɛspiʁ
que
pourpuʁ
suivresɥivʁ
tata
!
oi
,
monmɔ̃
Dieudjø
,
soussu
tontɔ̃
empireɑ̃piʁ
ramʁam
ete
notrenɔtʁ
foifwa
.
Que
tontɔ̃
amouramuʁ
m'enflamme
,
ete
viennevjɛn
rendreʁɑ̃dʁ
,
Seigneursɛɲœʁ
,
le
bonheurbɔnœʁ
monmɔ̃
me
ete
le
calmekalm
monmɔ̃
cur
.
qui pendant ce cantique a montr la plus grande motion
HORACE
Aha
!
quelkɛl
troubie
de
moimwa
s'empare
!
De
surprisesyʁpʁiz
ete
d'effroi
touttu
monmɔ̃
sangsɑ̃
s'est
glac
!
C'est
elleɛl
encorɑ̃.kɔʁ
!
c'est
elleɛl
!
Aha
!
mama
raisonʁɛzɔ̃
s'gare
.
Fillesfij
dudy
cielsjɛl
,
priezpʁije
pourpuʁ
unœ̃
pauvrepovʁ
insens
LE CHUR
Que
tontɔ̃
amouramuʁ
l'enflamme
,
prendspʁɑ̃
piti
dudy
pcheur
!
Rendsʁɑ̃
lala
paix
sonsɔ̃
me
ete
le
calmekalm
sonsɔ̃
cur
.
ANGLE
Lesle
amoursamuʁ
de
lala
terretɛʁ
ontɔ̃
bienbjɛ̃
vitevit
pass
;
leurlœʁ
bonheurbɔnœʁ
phmre
c'est
bientt
clipsklip
;
mais
quandkɑ̃
tuty
nousnu
enflammesɑ̃flam
,
toitwa
seulsœl
donnesdɔn
,
Seigneursɛɲœʁ
,
le
bonheurbɔnœʁ
nosno
mesme
ete
lala
paix
nosno
curs
.
HORACE
Aha
!
quelkɛl
troubletʁubl
de
moimwa
s'empare
!
De
surprisesyʁpʁiz
ete
d'effroi
,
etc.
LE CHUR
Que
tontɔ̃
amouramuʁ
l'enflamme
,
prendspʁɑ̃
piti
dudy
pcheur
!
etc.
ANGLE
Toitwa
seulsœl
donnesdɔn
,
Seigneursɛɲœʁ
,
le
bonheurbɔnœʁ
nosno
rnes
ete
lala
paix
nosno
coeurskœʁ
.
entrant par la porte du fond
BRIGITTE
Madamemadam
l'abbesse
!
Angle paratt: elle est enveloppe dans son voile. Brigitte sort
ANGLE
Seigneursɛɲœʁ
Horaceɔʁas
de
Massarena
,
onɔ̃
m'a
ditdi
que
vousvu
demandezdəmɑ̃de
me
parlerpaʁle
...
HORACE
Ouiwi
,
mama
sursyʁ
...
d'une
affaireafɛʁ
trs
importanteɛ̃pɔʁtɑ̃t
.
M
.
le
ducdyk
de
Sansan
Lucar
me
destinaitdɛstinɛ
sasa
fillefij
enɑ̃
mariagemaʁjaʒ
...
Mais
ce
mariagemaʁjaʒ
estɛst
impossibleɛ̃pɔsibl
.
ANGLE
Que
ditesdit
vousvu
?
HORACE
Ilil
ne
peut
plusply
avoiravwaʁ
lieuljø
,
parcepaʁs
qu'il
enɑ̃
estɛst
uneyn
autreotʁ
que
j'aime
ete
que
j'aimerai
toutetut
mama
vievi
.
part
ANGLE
Aha
,
monmɔ̃
Dieudjø
!
entrant
URSULE
Madamemadam
,
voicivwasi
djdidʒi
le
comtekɔ̃t
Juliano
,
lordlɔʁ
ete
ladylɛdi
Elfort
ete
puispɥi
M
de
Sansan
Lucar
ete
desde
seigneurssɛɲœʁ
de
lala
courkuʁ
quiki
arriventaʁiv
pourpuʁ
lala
crmonie
ANGLE
O
ciei
!...
URSULE
Monmɔ̃
oncleɔ̃kl
dondɔ̃
Gregorio
m'a
ditdi
de
vousvu
remettreʁəmɛtʁ
cettesɛt
ordonnanceɔʁdɔnɑ̃s
quiki
estɛst
scellesel
desde
armesaʁm
de
Sasa
Majest
.
ANGLE
Donnezdɔne
!
part
URSULE
Jeʒə
veux
tre
tmoin
de
sonsɔ̃
dpit
...
pourpuʁ
allerale
le
conterkɔ̃te
touttu
le
couventkuvɑ̃
.
cartant un instant son voile pour lire la lettre
ANGLE
Dieudjø
!
Que
vois-je
!
Elle s'enfuit
reconnaissant Angle
HORACE
Aha
!...
URSULE
Elleɛl
sait
touttu
.
Elle sort en courant
HORACE
C'est
monmɔ̃
inconnueɛ̃.kɔ.ny
c'est
monmɔ̃
dominodɔmino
noirnwaʁ
...
c'est
lala
servantesɛʁvɑ̃t
aragonaisea.ʁa.ɡɔ.nɛ
...
c'est
Insille
,
l'abbesse
...
Nonnɔ̃
...
elleɛl
a
prispʁi
sasa
robeʁɔb
,
eile
a
prispʁi
sesse
traitstʁɛ
...
mais
,
ce
n'est
paspa
elleɛl
!
Entrent Lord et Lady Eltont, Juliano, seigneurs de la cour. Puis Brigitte, Ursule, la tourire et toutes les nonnes. Les nonnes entrent par les portes du fond, et se rangent en demi cercle au fond du thtre; derrire elles, les dames et seigneurs de la cour; Angle, habille en blanc et voile, sort de son appartement, et se place au milieu du thtre; Ursule ct d'elle.
ANGLE
Mesme
surssyʁ
,
mesme
chres
surssyʁ
,
notrenɔtʁ
augusteogyst
souverainesuvʁɛn
lala
reineʁɛn
ne
veut
paspa
que
jeʒə
soisswa
votrevɔtʁ
abbesseabɛs
.
a part
URSULE
Quelkɛl
bonheurbɔnœʁ
!
ANGLE
Ete
parpaʁ
sonsɔ̃
ordreɔʁdʁ
exprs
,
sursyʁ
Ursuleyʁ.syl
jeʒə
remetsʁəmɛ
ce
titretitʁ
ete
le
pouvoirpuvwaʁ
suprme
.
LES NONNES
Aha
!
quelkɛl
malheurmalœʁ
!
Aha
!
quelskɛl
regretsʁəgʁɛ
!
Pendant que parle Angle, Horace tmoigne la plus grande motion. Il veut aller elle. Juliano, qui est plus prs de lui, le retient.
ANGLE
Ilil
fautfo
vousvu
quitterkite
pourpuʁ
jamaisʒamɛ
,
carkaʁ
onɔ̃
m'ordonne
aujourd'hui
mmemadam
d'avoir
choisirʃwaziʁ
unœ̃
pouxpu
.
s'approchant d'Angle
LORD ELFORT
Aha
!
quellekɛl
tyrannietiʁani
extrme
!
Ce
n'tait
paspa
ainsiɛ̃si
chezʃe
nousnu
,
onɔ̃
tait
librelibʁ
...
s'avanant vers Horace
ANGLE
Ete
cetsɛt
pouxpu
,
voulezvule
vousvu
l'tre
,
Horaceɔʁas
,
voulezvule
vousvu
?
Pendant cette phrase de chant Brigitte, qui est derrire Angle, a retir peu peu son voile. Horace lve les yeux, reconnait les traits d'Angle, pousse un cri et tombe ses genoux
HORACE
Aha
!
C'est
elleɛl
,
toujourstuʒuʁ
elleɛl
!
O
momentmɔmɑ̃
troptʁo
heureuxœʁø
!
Dmon
,
angeɑ̃ʒ
ouu
mortellemɔʁtɛl
,
ne
fuyezfɥije
plusply
mesme
yeux
!
etc.
ANGLE
Ce
n'est
qu'une
mortellemɔʁtɛl
quiki
veut
vousvu
rendreʁɑ̃dʁ
heureuxœʁø
,
ete
d'un
amantamɑ̃
fidle
rcompenser
lesle
feux
!
etc.
TOUS
C'est
elleɛl
,
c'est
bienbjɛ̃
elleɛl
quiki
veut
le
rendreʁɑ̃dʁ
heureuxœʁø
!
O
surprisesyʁpʁiz
nouvellenuvɛl
quiki
vientvjɛ̃
charmerʃaʁme
sesse
yeux
!
etc.
HORACE
De
monmɔ̃
bonheurbɔnœʁ
jeʒə
doutedut
encorɑ̃.kɔʁ
moimwa
mmemadam
!
Aprs
lesle
changementsʃɑ̃ʒmɑ̃
qu'
chaqueʃak
instantɛ̃stɑ̃
j'ai
vusvy
,
changementsʃɑ̃ʒmɑ̃
bizarresbizaʁ
ete
confuskɔ̃fy
.
ANGLE
Qu'un
motmo
peut
expliquerɛksplike
Horaceɔʁas
,
jeʒə
vousvu
aimeɛm
!
HORACE
Aha
!
maintenantmɛ̃tnɑ̃
,
ne
changezʃɑ̃ʒe
plusply
!
C'est
elleɛl
,
toujourstuʒuʁ
elleɛl
,
etc.
ANGLE
Ce
n'est
qu'une
mortellemɔʁtɛl
,
etc.
TOUS
C'est
elleɛl
,
toujourstuʒuʁ
elleɛl
,
etc.
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