Auber, Daniel-François-Esprit
La Muette de Portici
Full Libretto
Source
ACTE PREMIER
CHOEUR DES JEUNES FILLES
Dudy
princepʁɛ̃s
,
objetɔbʒɛ
dedə
notrenɔtʁ
amouramuʁ
,
Chantonsʃɑ̃tɔ̃
l'heureuse
destinedɛstin
:
Lesle
flambeauxflɑ̃bo
d'hymne
Pourpuʁ
luilɥi
vontvɔ̃
brillerbʁije
enɑ̃
cesə
jourʒuʁ
.
ALPHONSE
Aha
!
cessɛ
criskʁi
d'allgresse
ete
cessɛ
chantsʃɑ̃
d'hymne
Jettentʒɛt
lelə
troubletʁubl
dansdɑ̃
monmɔ̃
cur
!
Elvire
,
quekə
j'adore
,
enɑ̃
vainvɛ̃
m'est
destinedɛstin
:
Lelə
remordsʁəmɔʁ
malgr
moimwa
sesə
mle
monmɔ̃
bonheurbɔnœʁ
.
AIR
O
toitwa
,
jeuneʒœn
victimeviktim
Dontdɔ̃
j'ai
trahitʁai
lala
foifwa
,
Jeʒə
voisvwa
avecavɛk
effroiefʁwa
Lelə
malheurmalœʁ
quiki
t'opprime
.
Fenella
,
cache-moi
Tontɔ̃
courrouxkuʁu
lgitime
;
Pourpuʁ
expierɛkspje
monmɔ̃
crimekʁim
,
Jeʒə
veilleraivɛjəʁɛ
sursyʁ
toitwa
.
Aha
!
cessɛ
criskʁi
d'allgresse
ete
cessɛ
chantsʃɑ̃
d'hymne
Jettentʒɛt
lelə
troubletʁubl
dansdɑ̃
monmɔ̃
cur
!
Elvire
,
quekə
j'adore
,
enɑ̃
vainvɛ̃
m'est
destinedɛstin
:
Lelə
remordsʁəmɔʁ
malgr
moimwa
sesə
mle
monmɔ̃
bonheurbɔnœʁ
.
en dehors
CHOEUR DES JEUNES FILLES
Dudy
princepʁɛ̃s
,
objetɔbʒɛ
dedə
notrenɔtʁ
amouramuʁ
,
Chantonsʃɑ̃tɔ̃
l'heureuse
destinedɛstin
:
Lesle
flambeauxflɑ̃bo
d'hymne
Pourpuʁ
luilɥi
vontvɔ̃
brillerbʁije
enɑ̃
cesə
jourʒuʁ
.
Alphonse, LORENZO
ALPHONSE
Lorenzo
,
jeʒə
tetə
voisvwa
;
rponds
,
amiami
fidle
,
Dedə
Fenella
sais-tusɛ.ty
quelkɛl
estɛst
lelə
sortsɔʁ
?
LORENZO
Seigneursɛɲœʁ
,
jeʒə
l'ignore
;
ete
monmɔ̃
zle
Tourtuʁ
dcouvrir
sasa
tracetʁas
a
faitfɛ
unœ̃
vainvɛ̃
effortefɔʁ
.
ALPHONSE
Dedə
mesme
coupableskupabl
feuxfø
,
suitesɥit
troptʁo
cruellekʁyɛl
!
Hlas
!
sonsɔ̃
malheurmalœʁ
estɛst
certainsɛʁtɛ̃
.
LORENZO
Quandkɑ̃
Naplesnapl
retentitʁətɑ̃ti
dudy
bruitbʁɥi
dedə
votrevɔtʁ
hymenimɛn
,
Quandkɑ̃
lala
jeuneʒœn
ete
charmanteʃaʁmɑ̃t
Elvire
Consentkɔ̃sɑ̃
vousvu
donnerdɔne
sasa
mainmɛ̃
,
Quelkɛl
intrt
enɑ̃
cesə
jourʒuʁ
vousvu
inspireɛ̃spiʁ
Lala
fillefij
d'un
pcheur
ete
sonsɔ̃
obscurɔpskyʁ
destindɛstɛ̃
?
ALPHONSE
Quelkɛl
intrt
?
...
lelə
remordsʁəmɔʁ
quiki
m'accable
.
J'ai
susy
m'en
fairefɛʁ
aimerɛme
enɑ̃
luilɥi
cachantkaʃɑ̃
monmɔ̃
nomnɔ̃
;
Ete
jeʒə
suissɥi
d'autant
plusply
coupablekupabl
,
Quekə
sonsɔ̃
destindɛstɛ̃
trange
ete
misrable
Rendʁɑ̃
plusply
facilefasil
encorɑ̃.kɔʁ
mama
lche
trahisontʁaizɔ̃
.
LORENZO
Qu'entends-je
?
ALPHONSE
Lala
parolepaʁɔl
sesse
lvres
ravieʁavi
Parpaʁ
unœ̃
horribleɔʁibl
vnement
,
Lala
livraitlivʁɛ
sanssɑ̃
dfense
l'infidle
amantamɑ̃
Dontdɔ̃
l'abandon
empoisonnaɑ̃pwazɔna
sasa
vievi
.
Aimableɛmabl
fillefij
,
alorsalɔʁ
jeʒə
t'ai
chrie
.
Dansdɑ̃
cessɛ
entretiensɑ̃tʁətjɛ̃
pleinsplɛ̃
d'attraits
,
O
nosno
curs
semblaientsɑ̃blɛ
sesə
confondrekɔ̃fɔ̃dʁ
,
Muettemɥɛt
,
hlas
!
tuty
m'entendais
:
Teste
yeuxjø
seulssœl
pouvaientpuvɛ
memə
rpondre
.
LORENZO
Dedə
cetsɛt
indigneɛ̃diɲ
amouramuʁ
vousvu
avezave
triomph
?
ALPHONSE
Cesə
n'est
paspa
mama
raisonʁɛzɔ̃
quiki
l'a
seulesœl
touff
:
J'oubliai
mama
victimeviktim
enɑ̃
adorantadɔʁɑ̃
Elvire
:
Elleɛl
pritpʁi
sursyʁ
mesme
senssɑ̃s
unœ̃
souverainsuvʁɛ̃
empireɑ̃piʁ
.
Maismɛ
nenə
soisswa
paspa
surprissyʁpʁi
qu'en
cesə
jourʒuʁ
fortun
,
O
l'amour
vava
m'unir
cellesɛl
quekə
j'adore
,
Amiami
,
lala
piti
parlepaʁl
encoreɑ̃kɔʁ
Pourpuʁ
cellesɛl
quekə
j'abandonnai
.
Depuisdəpɥi
unœ̃
moismwa
elleɛl
a
fuifɥi
mama
prsence
,
Ete
sasa
mortmɔʁ
...
LORENZO
cartezkaʁte
unœ̃
prsage
odieuxɔdjø
;
Peut-tre
votrevɔtʁ
pre
a
vouluvuly
,
parpaʁ
prudencepʁydɑ̃s
,
Lala
soustrairesustʁɛʁ
vosvo
yeuxjø
.
Vousvu
connaissezkɔnɛse
sonsɔ̃
humeurymœʁ
inflexibleɛ̃flɛksibl
,
A
sesse
sujetssyʒɛ
commekɔm
sonsɔ̃
filsfis
terribletɛʁibl
;
Vousvu
lelə
savezsave
,
onɔ̃
craintkʁɛ̃
quekə
sasa
rigueurʁigœʁ
Dedə
cesə
peuplepœpl
opprim
nenə
lasselas
lala
douleurdulœʁ
.
ALPHONSE
Maismɛ
dudy
cortge
quiki
s'avance
J'entends
djdidʒi
lesle
accentsaksɑ̃
solennelssɔlanɛl
.
Cherʃɛʁ
Lorenzo
,
dedə
lala
prudencepʁydɑ̃s
!
Viensvjɛ̃
rejoindreʁəʒwɛ̃dʁ
monmɔ̃
pre
ete
nousnu
suivresɥivʁ
auxo
autelsotɛl
.
Elvire, le Choeur, une Dame d'honneur.
Marche et cortge; Elvire parat entoure des jeunes filles espagnoles ses compagnes et de seigneurs napolitains. Des danses prcdent son arrive: de jeunes Napolitaines lui prsentent des fleurs.
CHOEUR DES JEUNES FILLES
Alphonseal.fɔ̃s
pouse
lala
plusply
bellebɛl
;
Ete
quandkɑ̃
lelə
cielsjɛl
formefɔʁm
leurslœʁ
nuds
,
Quekə
Naplesnapl
soumisesumiz
ete
fidle
Redoubleʁədubl
sesse
chantsʃɑ̃
ete
sesse
jeuxʒø
!
Rendonsʁɑ̃dɔ̃
hommageɔmaʒ
lala
plusply
bellebɛl
!
ELVIRE
Plaisirpleziʁ
dudy
rangʁɑ̃
suprme
,
clat
dedə
lala
grandeurgʁɑ̃dœʁ
,
Vousvu
n'tes
rienʁjɛ̃
auprs
dedə
monmɔ̃
bonheurbɔnœʁ
.
AIR
A
celuisəlɥi
quekə
j'aimais
c'est
l'hymen
quiki
m'engage
:
Dansdɑ̃
monmɔ̃
memə
ravieʁavi
o
rgne
sonsɔ̃
imageimaʒ
,
Est-ilɛ.t‿il
unœ̃
seulsœl
dsir
quiki
puissepɥis
tre
form
,
S'il
m'aime
autantotɑ̃
qu'il
estɛst
aim
?
O
momentmɔmɑ̃
enchanteurɑ̃ʃɑ̃tœʁ
!
Jeʒə
senssɑ̃s
battrebatʁ
monmɔ̃
cur
!
Pourpuʁ
mama
fidle
ardeuraʁdœʁ
,
Quelkɛl
jourʒuʁ
prospre
!
Plusply
dedə
mystre
:
Heureuseœʁøz
ete
fire
,
Jeʒə
puispɥi
parlerpaʁle
dedə
monmɔ̃
bonheurbɔnœʁ
.
Aux jeunes filles qui l'entourent
AIR
O
mesme
jeunesʒœn
amiesami
,
Mesme
compagneskɔ̃paɲ
joliesʒɔ.li
,
Sisi
chres
monmɔ̃
cur
!
Loinlwɛ̃
dedə
notrenɔtʁ
patriepatʁi
,
Vousvu
quiki
m'avez
suiviesɥivi
,
Partagezpaʁtaʒe
monmɔ̃
bonheurbɔnœʁ
!
O
momentmɔmɑ̃
enchanteurɑ̃ʃɑ̃tœʁ
!
Jeʒə
senssɑ̃s
battrebatʁ
monmɔ̃
cur
!
Pourpuʁ
mama
fidle
ardeuraʁdœʁ
,
Quelkɛl
jourʒuʁ
prospre
!
Plusply
dedə
mystre
:
Heureuseœʁøz
ete
fire
,
Jeʒə
puispɥi
parlerpaʁle
dedə
monmɔ̃
bonheurbɔnœʁ
.
Ete
vousvu
quekə
sursyʁ
mesme
paspa
,
pourpuʁ
cesə
lointainlwɛ̃tɛ̃
rivageʁivaʒ
,
L'Espagne
vitvi
partirpaʁtiʁ
,
Parpaʁ
vosvo
chantsʃɑ̃
,
parpaʁ
vosvo
jeuxʒø
,
desde
bordsbɔʁ
heureuxœʁø
dudy
Tagetaʒ
Rappelez-moi
lelə
souvenirsuvniʁ
.
Elvire s'assied entoure de sa cour.
Ballet
On excute plusieurs danses espagnoles et napolitaines. A la fin du ballet, on entend un grand bruit.
se levant
ELVIRE
Dansdɑ̃
cessɛ
jardinsʒaʁdɛ̃
quelkɛl
bruitbʁɥi
sesə
faitfɛ
entendreɑ̃tɑ̃dʁ
?
UNE DAME D'HONNEUR
C'est
uneyn
jeuneʒœn
fillefij
:
elleɛl
fuitfɥi
desde
soldatssɔlda
,
Accourtakuʁ
enɑ̃
cesə
palaispalɛ
ete
tendtɑ̃
versvɛʁ
vousvu
lesle
brasbʁa
.
Les Mmes; Fenella, poursuivie par Selva et par des Gardes.
Elle entre avec effroi; elle aperoit la princesse et court se jeter ses genoux.
ELVIRE
Quekə
voulez-vous
?
parlezpaʁle
.
Elle fait signe la princesse qu'elle ne peut parler, mais que rien n'galera sa reconnaissance; et, par ses gestes suppliants, elle la conjure de la drober aux poursuites de Selva.
la relevant
ELVIRE
Jeʒə
sauraisoʁɛ
tetə
dfendre
.
Quandkɑ̃
monmɔ̃
bonheurbɔnœʁ
estɛst
sisi
grandgʁɑ̃
aujourd'hui
,
Pourrais-je
auxo
malheureuxmalœʁø
refuserʁəfyze
monmɔ̃
appuiapɥi
?
Selva
ELVIRE
Quellekɛl
estɛst
doncdɔ̃k
cettesɛt
infortuneɛ̃fɔʁtyn
?
SELVA
Lala
fillefij
d'un
pcheur
.
L'ordre
dudy
vice-roivisʁwa
Depuisdəpɥi
unœ̃
moismwa
lala
tienttjɛ̃
emprisonneɑ̃pʁizɔn
;
Maismɛ
cesə
matinmatɛ̃
,
bravantbʁavɑ̃
uneyn
svre
loilwa
,
Elleɛl
a
brisbʁi
sesse
fersfɛʁ
.
Fenella
ELVIRE
Quelkɛl
peutpø
tre
tontɔ̃
crimekʁim
?
Elle rpond qu'elle n'est point coupable; elle en atteste le ciel.
ELVIRE
Quiki
troublatʁubla
tontɔ̃
reposʁəpo
?
Elle fait signe que l'amour s'empara de son cur, et qu'il a caus tous ses maux.
ELVIRE
Hlas
!
pauvrepovʁ
victimeviktim
!
Jeʒə
tetə
comprendskɔ̃pʁɑ̃
:
l'amour
a
susy
touchertuʃe
tontɔ̃
cur
.
Maismɛ
dedə
teste
mauxmo
quelkɛl
estɛst
l'auteur
?
Elle fait signe qu'elle l'ignore; mais il jurait qu'il l'aimait, il la pressait contre son cur; puis montrant l'charpe qui l'entoure, elle fait entendre qu'elle l'a reue de lui.
ELVIRE
Cettesɛt
charpe
,
ilil
tetə
l'a
donnedɔn
!
Elle soupire et fait signe que oui.
ELVIRE
Maismɛ
dansdɑ̃
cessɛ
lieuxljø
quiki
t'a
doncdɔ̃k
entrane
!
Elle dsigne Selva: il est venu l'arrter, malgr ses larmes et ses prires. Faisant le geste de tourner une clef et de fermer des verrous, elle exprime qu'on la plongea dans un cachot. L elle priait, triste, pensive, plonge dans la douleur, quand tout coup l'ide lui vint de se soustraire l'esclavage. Montrant la fentre, elle fait signe qu'elle a attach des draps, qu'elle s'est laiss glisser jusqu' terre, qu'elle a remerci le ciel. Mais elle a entendu le qui-vive de la sentinelle; on l'a mise en joue; elle s'est sauve travers le jardin, a aperu la princesse, et est venue se jeter ses pieds.
ELVIRE
Quekə
sesse
gestesʒɛst
parlantspaʁlɑ̃
ontɔ̃
dedə
grce
ete
dedə
charmesʃaʁm
!
Jeuneʒœn
fillefij
!
sche
teste
larmeslaʁm
,
Jeʒə
veuxvø
lelə
protger
auprs
dedə
monmɔ̃
pouxpu
;
Dedə
tata
douleurdulœʁ
jeʒə
seraisəʁɛ
l'interprte
.
Elle lui tmoigne sa reconnaissance.
sortant de la chapelle
LORENZO
Voicivwasi
dedə
votrevɔtʁ
hymenimɛn
lala
pompepɔ̃p
quiki
s'apprte
,
Princessepʁɛ̃sɛs
,
ete
dansdɑ̃
lelə
templetɑ̃pl
onɔ̃
n'attend
plusply
quekə
vousvu
.
La marche commence; Elvire et tout le cortge entrent dans la chapelle. Selva place diffrents postes de soldats qui empchent la peuple d'avancer.
CHOEUR DES JEUNES FILLES
O
Dieudjø
puissantpɥisɑ̃
!
Dieudjø
tutlaire
!
Dudy
hautʼo
desde
cieuxsjø
Entendsɑ̃tɑ̃
nosno
vux
!
Le peuple se presse l'entre du pristyle, et regarde dans l'intrieur du temple la crmonie qui est cense commencer.
Elle se lve sur la pointe des pieds, et fait aussi ses efforts pour voir, mais la foule l'en empche.
CHOEUR DES JEUNES FILLES
Dieudjø
puissantpɥisɑ̃
!
Dieudjø
tutlaire
!
Nousnu
t'implorons
genouxʒənu
.
Tout le monde se met genoux.
Elle se met aussi genoux.
CHOEUR DES JEUNES FILLES
Daignedeɲ
exaucerɛgzose
notrenɔtʁ
prire
,
Ete
bnis
cessɛ
heureuxœʁø
pouxpu
!
Dieudjø
tutlaire
!
regardant
SELVA
O
quelkɛl
spectaclespɛktakl
augusteogyst
ete
solennelsɔlanɛl
!
Cesə
couplekupl
heureuxœʁø
s'avance
versvɛʁ
l'autel
.
Dansdɑ̃
leurslœʁ
regardsʁəgaʁ
quellekɛl
tendressetɑ̃dʁɛs
brillebʁij
!
Elle regarde pendant que tout le monde est genoux, et ses gestes expriment la surprise et la douleur; elle ne peut en croire ses yeux, et s'lance vers le pristyle.
LE CHOEUR DE SOLDATS
Maismɛ
quekə
veutvø
cettesɛt
jeuneʒœn
fillefij
?
Loinlwɛ̃
dudy
templetɑ̃pl
retirez-vous
:
Dudy
vice-roivisʁwa
redoutezʁədute
lelə
courrouxkuʁu
.
Elle les supplie de la laisser passer: il y va de son repos, de son bonheur. Elle se dsespre de ne pouvoir parler, de ne pouvoir expliquer ce qui l'intresse si vivement.
Ensemble
LE CHOEUR DE SOLDATS
Jeuneʒœn
fillefij
,
n'approchez
paspa
!
Loinlwɛ̃
dedə
cessɛ
lieuxljø
portezpɔʁte
vosvo
paspa
.
bas Fenella
LE CHOEUR DU PEUPLE
Jeuneʒœn
fillefij
n'approchez
paspa
!
Craignezkʁɛɲe
cessɛ
farouchesfaʁuʃ
soldatssɔlda
.
Elle redouble ses instances, se tord les mains de dsespoir. Il faut absolument qu'elle voie le prince: c'est elle qui est son pouse; c'est elle qu'il a donn sa foi. Elle veut pntrer dans le temple pour interrompre la crmonie.
SELVA
Pourpuʁ
prixpʁi
dedə
tanttɑ̃
d'audace
,
Craignezkʁɛɲe
qu'on
nenə
vousvu
chasseʃas
Dedə
cessɛ
lieuxljø
rvrs
,
auo
profanepʁɔfan
interditsɛ̃tɛʁdi
!
Elle les supplie encore.
regardant dans la chapelle
LE CHOEUR DU PEUPLE
Ilsil
sontsɔ̃
unisyni
!
Elle pousse un cri, et tombe sur un sige, dans le plus grand dsespoir.
Les Mmes; Alphonse, donnant la main Elvire, et entour de tous les Seigneurs de la Cour.
Finale
CHOEUR DES JEUNES FILLES
Quelkɛl
bonheurbɔnœʁ
!
quellekɛl
ivresseivʁɛs
Parpaʁ
nosno
chantsʃɑ̃
d'allgresse
Clbrons
enɑ̃
cesə
jourʒuʁ
Ete
l'hymen
ete
l'amour
.
Alphonse
ELVIRE
Jeʒə
veuxvø
quekə
cettesɛt
journe
Commencekɔmɑ̃s
parpaʁ
desde
bienfaitsbjɛ̃fɛ
;
Ete
jeʒə
voisvwa
uneyn
infortuneɛ̃fɔʁtyn
Quiki
prs
dedə
vousvu
demandedəmɑ̃d
accs
.
Allant Fenella qu'elle prend par la main.
ELVIRE
Approchez-vous
.
Sasa
mainmɛ̃
estɛst
tremblantetʁɑ̃blɑ̃t
ete
glaceglas
Alphonse
ELVIRE
Parpaʁ
unœ̃
perfidepɛʁfid
amantamɑ̃
elleɛl
futfy
offenseɔfɑ̃s
,
Ete
contrekɔ̃tʁ
unœ̃
sducteur
ete
parjurepaʁʒyʁ
ete
cruelkʁyɛl
,
Elleɛl
vientvjɛ̃
implorerɛ̃plɔʁe
votrevɔtʁ
justiceʒystis
.
la regardant
ALPHONSE
O
cielsjɛl
!
Ensemble
ELVIRE
Quelkɛl
estɛst
doncdɔ̃k
cesə
mystre
?
Parlezpaʁle
,
rpondez-moi
.
Dieudjø
!
quelkɛl
soupon
m'claire
Ete
memə
glaceglas
d'effroi
!
ALPHONSE
O
funestefynɛst
mystre
!
C'est
elleɛl
quekə
jeʒə
voi
!
Pourpuʁ
finirfiniʁ
mama
misre
,
O
terretɛʁ
,
entr'ouvre-toi
!
CHOEUR DES JEUNES FILLES
Quellekɛl
estɛst
cettesɛt
trangre
Qu'en
cessɛ
lieuxljø
j'aperoi
!
Quelkɛl
estɛst
doncdɔ̃k
cesə
mystre
Quiki
lesle
glaceglas
d'effroi
?
allant Fenella
ELVIRE
Rendezʁɑ̃de
lelə
calmekalm
monmɔ̃
cur
perdupɛʁdy
;
Alphonseal.fɔ̃s
vousvu
est-ilɛ.t‿il
connukɔny
?
File rpond oui.
ALPHONSE
Lelə
regretʁəgʁɛ
memə
dchire
ete
lelə
remordsʁəmɔʁ
m'accable
.
ELVIRE
Achevezaʃəve
...
j'ai
frmi
!
Elle continue, et dit par ses gestes: Celui qui m'a trompe celui qui m'a donn cette charpe, celui qui m'a trahie ...
ELVIRE
Ehe
bienbjɛ̃
!
cesə
coupablekupabl
?
Elle montre Alphonse de la main.
ELVIRE
C'est
luilɥi
?
Ensemble
ALPHONSE
Ouiwi
,
teltɛl
estɛst
cesə
mystre
;
Ouiwi
,
j'ai
trahitʁai
mama
foifwa
.
Pourpuʁ
finirfiniʁ
mama
misre
,
O
terretɛʁ
,
entr'ouvre-toi
!
ELVIRE
Voil
doncdɔ̃k
cesə
mystre
Quiki
memə
glaceglas
d'effroi
.
Unœ̃
jourʒuʁ
affreuxafʁø
m'claire
!
Touttu
estɛst
finifini
pourpuʁ
moimwa
!
CHOEUR DES JEUNES FILLES
O
funestefynɛst
mystre
Quiki
lesle
glaceglas
d'effroi
!
C'est
pourpuʁ
cettesɛt
trangre
Qu'il
a
trahitʁai
sasa
foifwa
.
montrant Fenella
LE CHOEUR DE SOLDATS
Amisami
,
punissonspynisɔ̃
cellesɛl
audaceodas
,
Ete
quekə
sesse
pleursplœʁ
nenə
nousnu
dsarment
paspa
!
ELVIRE
Qu'on
l'pargne
;
jeʒə
luilɥi
faisfɛ
grce
!
Non, non, n'arrtez point ses pas.
Elle regarde avec garement Alphonse et Elvire, et s'enfuit, au milieu du peuple qui lui ouvre un passage. On la voit disparatre travers la colonnade du fond.
Ensemble
LE CHOEUR DE SOLDATS
Partonspaʁtɔ̃
,
couronskuʁɔ̃
,
suivonssɥivɔ̃
sesse
paspa
,
Amisami
,
punissonspynisɔ̃
cettesɛt
audaceodas
.
ELVIRE
ete
LElə
PEUPLEpœpl
Non, non, n'arrtez point ses pas,
LE CHOEUR DE SOLDATS
Qu'on
l'pargne
,
jeʒə
luilɥi
faisfɛ
grce
.
ALPHONSE
Terretɛʁ
,
entr'ouvre-toi
soussu
mesme
paspa
!
Je ne mrite point de grce.
ACTE DEUXIME
Un site pittoresque aux environs de Naples. Dans le fond la mer. Des pcheurs sont occups prparer leurs filets et leurs nacelles; d'autres se livrent diffrents jeux.
Masaniello, Borella, Pcheurs.
CHOEUR DES JEUNES FILLES
Amisami
,
lelə
soleilsɔlɛj
vava
paratre
,
Livrons-nous
desde
soinsswɛ̃
nouveauxnuvo
;
Employonsɑ̃plwajɔ̃
bienbjɛ̃
lelə
jourʒuʁ
quiki
vava
renatre
,
Ete
parpaʁ
lesle
jeuxʒø
gayons
nosno
travauxtʁavo
.
UN PCHEUR
Masaniello
parat
:
quelkɛl
airɛʁ
sombresɔ̃bʁ
ete
sauvagesovaʒ
!
Quiki
l'afflige
?
BORELLA
Notrenɔtʁ
esclavageɛsklavaʒ
.
Masaniello
BORELLA
Salutsaly
notrenɔtʁ
chefʃɛf
!
MASANIELLO
Salutsaly
,
chersʃɛʁ
compagnonskɔ̃paɲɔ̃
!
BORELLA
Viensvjɛ̃
animeranime
nosno
jeuxʒø
parpaʁ
teste
chansonsʃɑ̃sɔ̃
.
part
MASANIELLO
Pitro
nenə
revientʁəvjɛ̃
paspa
.
BORELLA
Plusply
dedə
sombresɔ̃bʁ
nuagenɥaʒ
!
Teste
refrainsʁəfʁɛ̃
nousnu
donnentdɔn
dudy
cur
;
Ete
,
tuty
lelə
saissɛ
,
ilil
nousnu
fautfo
dudy
couragekuʁaʒ
.
MASANIELLO
Ehe
bienbjɛ̃
!
rptez
doncdɔ̃k
lelə
refrainʁəfʁɛ̃
dudy
pcheur
,
Ete
comprenezkɔ̃pʁəne
bienbjɛ̃
sonsɔ̃
langagelɑ̃gaʒ
.
CHOEUR DES JEUNES FILLES
coutons
bienbjɛ̃
lelə
refrainʁəfʁɛ̃
dudy
pcheur
.
Barcarolle
I
Amisami
,
lala
matinematin
estɛst
bellebɛl
,
Sursyʁ
lelə
rivageʁivaʒ
assemblez-vous
;
Montezmɔ̃te
gament
votrevɔtʁ
nacellenasɛl
,
Ete
desde
ventsvɑ̃
bravezbʁave
lelə
courrouxkuʁu
.
Conduiskɔ̃dɥi
tata
barquebaʁk
avecavɛk
prudencepʁydɑ̃s
,
Parlepaʁl
basba
,
pcheur
,
parlepaʁl
basba
;
Jette tes filets en silence;
I
Lala
proiepʁwa
au-devantodvɑ̃
d'eux
s'lance
.
Parlepaʁl
basba
,
pcheur
,
parlepaʁl
basba
;
Lelə
roiʁwa
desde
mersmɛʁ
nenə
t'chappera
paspa
.
CHOEUR DES JEUNES FILLES
Conduiskɔ̃dɥi
tata
barquebaʁk
avecavɛk
prudencepʁydɑ̃s
,
Lelə
roiʁwa
desde
mersmɛʁ
nenə
t'chappera
paspa
.
II
L'heure
viendravjɛ̃dʁa
,
sachonssaʃɔ̃
l'attendre
,
Plusply
tardtaʁ
nousnu
sauronssoʁɔ̃
lala
saisirseziʁ
.
Lelə
couragekuʁaʒ
faitfɛ
entreprendreɑ̃tʁəpʁɑ̃dʁ
,
Maismɛ
l'adresse
faitfɛ
russir
.
Conduiskɔ̃dɥi
tata
barquebaʁk
avecavɛk
prudencepʁydɑ̃s
;
Parlepaʁl
basba
,
pcheur
,
parlepaʁl
basba
,
Jette tes filets en silence:
II
Lala
proiepʁwa
au-devantodvɑ̃
d'eux
s'lance
;
Parlepaʁl
basba
,
pcheur
,
parlepaʁl
basba
,
Lelə
roiʁwa
desde
mersmɛʁ
nenə
t'chappera
paspa
.
CHOEUR DES JEUNES FILLES
Conduiskɔ̃dɥi
tata
barquebaʁk
avecavɛk
prudencepʁydɑ̃s
,
Lelə
roiʁwa
desde
mersmɛʁ
nenə
t'chappera
paspa
.
Les Mmes; Pietro.
MASANIELLO
Maismɛ
j'aperois
Pietro
;
cielsjɛl
!
quekə
va-t-il
m'apprendre
?
Le prenant part, et l'amenant au bord du thtre pendant que les pcheurs s'loignent et retournent leurs travaux.
MASANIELLO
Personnepɛʁsɔn
iciisi
nenə
connat
monmɔ̃
malheurmalœʁ
:
Jeʒə
nenə
l'ai
confi
qu'
l'ami
lelə
plusply
tendretɑ̃dʁ
.
Parlepaʁl
,
as-tu
dcouvert
lelə
destindɛstɛ̃
dedə
mama
sursyʁ
?
De Fenella le sort est encore un mystre;
PIETRO
Vainementvɛnmɑ̃
j'ai
cherch
lala
tracetʁas
dedə
sesse
paspa
;
Sanssɑ̃
doutedut
unœ̃
ravisseurʁavisœʁ
...
MASANIELLO
O
rageʁaʒ
!
ete
moimwa
sonsɔ̃
frre
,
Jeʒə
n'ai
pupy
lala
sauversove
!
Maismɛ
dedə
telstɛl
attentatsatɑ̃ta
Recevrontʁə.sə.vwaʁ
lala
finfɛ̃
leurlœʁ
justeʒyst
rcompense
.
PIETRO
Quekə
tetə
reste-il
?
MASANIELLO
Lala
vengeancevɑ̃ʒɑ̃s
!
DUO
MASANIELLO
ete
PIETRO
Mieuxmjø
vautvo
mourirmuʁiʁ
quekə
resterʁɛste
misrable
!
Pourpuʁ
unœ̃
esclaveɛsklav
est-ilɛ.t‿il
quelquekɛlkə
dangerdɑ̃ʒe
?
Tombetɔ̃b
lelə
jougʒu
quiki
nousnu
accableakabl
.
Ete
soussu
nosno
coupsku
prissepʁis
l'tranger
!
Amouramuʁ
sacr
dedə
lala
patriepatʁi
,
Rends-nous
l'audace
ete
lala
fiert
;
A
monmɔ̃
payspei
jeʒə
doisdwa
lala
vievi
;
Ilil
memə
devradəvʁa
sasa
libert
.
MASANIELLO
Memə
suivras-tu
?
PIETRO
Jeʒə
m'attache
teste
paspa
,
Jeʒə
veuxvø
tetə
suivresɥivʁ
lala
mortmɔʁ
...
MASANIELLO
A
lala
gloireglwaʁ
!
PIETRO
Soyonsswajɔ̃
unisyni
parpaʁ
lelə
mmemadam
trpas
.
MASANIELLO
Ouu
couronns
parpaʁ
lala
mmemadam
victoireviktwaʁ
.
MASANIELLO
ete
PIETRO
Mieuxmjø
vautvo
mourirmuʁiʁ
quekə
resterʁɛste
misrable
!
Pourpuʁ
unœ̃
esclaveɛsklav
est-ilɛ.t‿il
quelquekɛlkə
dangerdɑ̃ʒe
?
Tombetɔ̃b
lelə
jougʒu
quiki
nousnu
accableakabl
,
Ete
soussu
nosno
coupsku
prissepʁis
l'tranger
!
Songesɔ̃ʒ
auo
pouvoirpuvwaʁ
dontdɔ̃
l'abus
nousnu
opprimeɔpʁim
,
Songesɔ̃ʒ
mama
sursyʁ
arracheaʁaʃ
mesme
brasbʁa
!
PIETRO
D'un
sducteur
peut-tre
elleɛl
estɛst
victimeviktim
?
MASANIELLO
Aha
!
quelkɛl
qu'il
soitswa
,
jeʒə
jureʒyʁ
sonsɔ̃
trpas
!
MASANIELLO
ete
PIETRO
Mieuxmjø
vautvo
mourirmuʁiʁ
quekə
resterʁɛste
misrable
!
Pourpuʁ
unœ̃
esclaveɛsklav
est-ilɛ.t‿il
quelquekɛlkə
dangerdɑ̃ʒe
?
Tombetɔ̃b
lelə
jougʒu
quiki
nousnu
accableakabl
,
Ete
soussu
nosno
coupsku
prissepʁis
l'tranger
!
Amouramuʁ
sacr
dedə
lala
patriepatʁi
.
Rends-nous
l'audace
ete
lala
fiert
;
A
monmɔ̃
payspei
jeʒə
doisdwa
lala
vievi
;
Ilil
memə
devradəvʁa
sasa
libert
.
En ce moment Fenella parat sur le haut du rocher; elle regarde la mer, en mesure la profondeur, et semble prte s'y prcipiter.
Les Mmes; Fenella.
MASANIELLO
Quekə
vois-je
?
Fenella
!
Quoikwa
!
mama
sursyʁ
enɑ̃
cessɛ
lieuxljø
!
Elle tourne la tte ce cri, aperoit son frre, et descend vivement les rochers.
Pitro
MASANIELLO
Lelə
cielsjɛl
nousnu
entendaitɑ̃tɑ̃dɛ
,
ilil
exauceɛgzos
nosno
vux
!
Elle est descendue et a t se jeter dans les bras de son frre.
MASANIELLO
Jeʒə
n'ose
encoreɑ̃kɔʁ
enɑ̃
croirekʁwaʁ
mama
tendressetɑ̃dʁɛs
!
Est-ce
bienbjɛ̃
toitwa
quekə
dansdɑ̃
mesme
brasbʁa
jeʒə
pressepʁɛs
?
Quelkɛl
motifmɔtif
inconnuɛ̃kɔny
tetə
sp-ara
dedə
moimwa
?
Elle lui fait signe qu'elle le lui dira, mais lui seul.
Pietro s'loigne.
Masaniello, Fenella.
MASANIELLO
Ehe
bienbjɛ̃
!
nousnu
voil
seulssœl
.
FENELLA
Elleɛl
luilɥi
exprimeɛkspʁim
sonsɔ̃
dsespoir
,
ete
luilɥi
avoueavu
quekə
sasa
premire
intentionɛ̃tɑ̃sjɔ̃
taittɛ
dedə
sesə
prcipiter
dansdɑ̃
lala
mermɛʁ
ete
d'y
mettremɛtʁ
finfɛ̃
sonsɔ̃
existenceɛgzistɑ̃s
.
MASANIELLO
Attenteratɑ̃te
tata
vievi
!
Grandgʁɑ̃
Dieudjø
!
Mais elle n'a pas voulu mourir avant de le revoir, de l'embrasser, de recevoir son pardon.
MASANIELLO
Tontɔ̃
pardonpaʁdɔ̃
!
ete
pourquoipuʁkwa
?
Elle lui fait entendre qu'elle ne mrite plus sa tendresse; elle lui peint ses remords ... Elle s'est donne un perfide.
MASANIELLO
O
cielsjɛl
!
unœ̃
sducteur
!
...
Qu'il
craignekʁɛɲ
mama
furiefyʁi
!
Rienʁjɛ̃
nenə
peutpø
lelə
soustrairesustʁɛʁ
monmɔ̃
ressentimentʁəsɑ̃timɑ̃
!
Elle lui fait signe qu'il devait tre son poux, qu'il le lui avait jur la face du ciel, qu'elle a cru son serment.
MASANIELLO
Cesə
lche
,
quelkɛl
est-ilɛ.t‿il
?
Unœ̃
Espagnolɛspaɲɔl
,
peut-tre
?
Elle rpond oui; mais elle ne veut pas le faire connatre; malgr son crime elle l'aime encore, et pour l'pouser il est d'un rang trop lev.
MASANIELLO
Qu'importe
,
ilil
tiendratjɛ̃dʁa
sonsɔ̃
sermentsɛʁmɑ̃
;
Fenella
,
jeʒə
veuxvø
lelə
connatre
.
Elle lui rpond que c'est inutile, qu'il n'est plus d'esprance, qu'il s'est uni une autre.
MASANIELLO
Ehe
bienbjɛ̃
doncdɔ̃k
!
malgr
toitwa
,
jeʒə
puniraipyniʁɛ
lelə
tratre
!
Ouiwi
,
quekə
cesə
jourʒuʁ
memə
soitswa
ouu
nonnɔ̃
fatalfatal
,
Ilil
fautfo
armeraʁme
lelə
peuplepœpl
ete
donnerdɔne
lelə
signalsiɲal
.
Enɑ̃
vainvɛ̃
tuty
veuxvø
calmerkalme
lelə
courrouxkuʁu
quiki
memə
guidegid
,
Jeʒə
sauraisoʁɛ
malgr
toitwa
dcouvrir
lelə
perfidepɛʁfid
.
Elle cherche inutilement calmer son frre, et s'attache lui au moment o il court appeler ses compagnons.
Masaniello, Borella, Fenella, Pcheurs.
Finale
appelant les pcheurs
MASANIELLO
Venezvəne
,
amisami
,
venezvəne
partagerpaʁtaʒe
mesme
transportstʁɑ̃spɔʁ
:
Contrekɔ̃tʁ
nosno
ennemisɛnmi
unissonsynisɔ̃
nosno
effortsefɔʁ
.
Lelə
vice-roivisʁwa
,
doublantdublɑ̃
notrenɔtʁ
misre
,
Lve
unœ̃
nouvelnuvɛl
impt
sursyʁ
cessɛ
fruitsfʁɥi
dedə
lala
terretɛʁ
,
Cesə
prixpʁi
dedə
nosno
sueurssɥœʁ
qu'il
aimeɛm
voirvwaʁ
coulerkule
!
BORELLA
Ete
lelə
peuplepœpl
sesə
taittɛ
?
MASANIELLO
Ilil
estɛst
lasla
dedə
sesə
plaindreplɛ̃dʁ
!
BORELLA
S'armera-t-il
,
luilɥi
quiki
n'ose
parlerpaʁle
?
MASANIELLO
Oseoz
touttu
quandkɑ̃
ilil
a
touttu
craindrekʁɛ̃dʁ
;
Ete
c'est
nosno
tyranstiʁɑ̃
aujourd'hui
dedə
tremblertʁɑ̃ble
!
Chacunʃakœ̃
cessɛ
cruelskʁyɛl
doitdwa
comptekɔ̃t
d'une
offenseɔfɑ̃s
;
Ete
moimwa
plusply
quekə
vousvu
toustu
!
Couronskuʁɔ̃
lala
vengeancevɑ̃ʒɑ̃s
!
CHOEUR DES JEUNES FILLES
Nousnu
partageonspaʁtaʒɔ̃
tontɔ̃
fierfje
ressentimentʁəsɑ̃timɑ̃
;
Dedə
t'obir
nousnu
faisonsfɛzɔ̃
lelə
sermentsɛʁmɑ̃
!
MASANIELLO
Dudy
silencesilɑ̃s
,
dedə
lala
prudencepʁydɑ̃s
,
Ete
lelə
cielsjɛl
nousnu
protgera
!
Toitwa
,
monmɔ̃
cherʃɛʁ
Borella
,
Observeɔpsɛʁv
bienbjɛ̃
cessɛ
rivesʁiv
.
Les femmes et les enfants entrent en scne. Sur un geste do Masaniello Fenella va rejoindre ses compagnes.
MASANIELLO
Quekə
cessɛ
enfantsɑ̃fɑ̃
,
quekə
cessɛ
femmesfam
craintiveskʁɛ̃tiv
Nenə
sachentsaʃ
rienʁjɛ̃
dedə
nosno
secretssəkʁɛ
,
Ete
,
pourpuʁ
mieuxmjø
cacherkaʃe
nosno
projetspʁɔʒɛ
,
Chantonsʃɑ̃tɔ̃
gament
lala
barcarole
,
Charmonsʃaʁmɔ̃
ainsiɛ̃si
nosno
courtskuʁ
loisirslwaziʁ
.
L'amour
s'enfuit
,
lelə
tempstɑ̃
s'envole
;
Lelə
tempstɑ̃
emporteɑ̃pɔʁt
nosno
plaisirspleziʁ
Commekɔm
lesle
flotsflo
notrenɔtʁ
gondolegɔ̃dɔl
.
CHOEUR DES JEUNES FILLES
Chantonsʃɑ̃tɔ̃
gament
lala
barcarole
,
Charmonsʃaʁmɔ̃
ainsiɛ̃si
nosno
courtskuʁ
loisirslwaziʁ
.
L'amour
s'enfuit
,
lelə
tempstɑ̃
s'envole
;
Lelə
tempstɑ̃
emporteɑ̃pɔʁt
nosno
plaisirspleziʁ
Commekɔm
lesle
flotsflo
notrenɔtʁ
gondolegɔ̃dɔl
.
Les Mmes; Pietro.
MASANIELLO
Quekə
veux-tu
?
voix basse
PIETRO
Dedə
soldatssɔlda
unœ̃
corpskɔʁ
nombreuxnɔ̃bʁø
s'avance
,
Ete
dedə
Naple
nosno
paspa
ilsil
fermentfɛʁmɑ̃
lelə
cheminʃmɛ̃
.
BORELLA
Ouiwi
,
desde
tambourstɑ̃buʁ
annonant
leurlœʁ
prsence
J'entends
lelə
roulementʁulmɑ̃
lointainlwɛ̃tɛ̃
.
MASANIELLO
Nenə
craignezkʁɛɲe
pointpwɛ̃
,
tromponstʁɔ̃pɔ̃
leurlœʁ
surveillancesyʁvɛjɑ̃s
Enɑ̃
rptant
notrenɔtʁ
refrainʁəfʁɛ̃
.
CHOEUR DES JEUNES FILLES
Chantonsʃɑ̃tɔ̃
gament
lala
barcarole
,
Charmonsʃaʁmɔ̃
ainsiɛ̃si
nosno
courtskuʁ
loisirslwaziʁ
;
L'amour
s'enfuit
,
lelə
tempstɑ̃
s'envole
;
Lelə
tempstɑ̃
emporteɑ̃pɔʁt
nosno
plaisirspleziʁ
Commekɔm
lesle
flotsflo
notrenɔtʁ
gondolegɔ̃dɔl
.
voix basse Borella
MASANIELLO
Pourpuʁ
cacherkaʃe
desde
poignardspwaɲaʁ
disposezdispoze
vosvo
filetsfilɛ
.
de mme quelques autres
PIETRO
Parmipaʁmi
sesse
fruitsfʁɥi
quekə
chacunʃakœ̃
cachekaʃ
uneyn
armeaʁm
.
de mme
MASANIELLO
Soulevez-vous
auo
premierpʁəmje
crikʁi
d'alarme
,
Auo
premierpʁəmje
signalsiɲal
soyezswaje
prts
.
voix basse
CHOEUR DES JEUNES FILLES
A
Naple
!
Naple
!
auo
premierpʁəmje
crikʁi
d'alarme
,
Pourpuʁ
combattrekɔ̃batʁ
nousnu
seronssəʁɔ̃
prts
.
Tout cela se dit voix basse, tandis que les jeunes filles reprennent en chur.
CHOEUR DES JEUNES FILLES
Chantonsʃɑ̃tɔ̃
gament
lala
barcarole
,
Charmonsʃaʁmɔ̃
ainsiɛ̃si
nosno
courtskuʁ
loisirslwaziʁ
;
L'amour
s'enfuit
,
lelə
tempstɑ̃
s'envole
;
Lelə
tempstɑ̃
emporteɑ̃pɔʁt
nosno
plaisirspleziʁ
Commekɔm
lesle
flotsflo
notrenɔtʁ
gondolegɔ̃dɔl
.
Les uns reprennent leurs filets, et les autres montent sur les nacelles; les femmes placent des paniers de fruits sur leur tte; tous s'loignent et disparaissent en rptant le refrain.
ACTE TROISIME
PREMIER TABLEAU
Un appartement du palais.
Alphonse, Elvire.
ALPHONSE
N'esprez
paspa
memə
fuirfɥiʁ
,
jeʒə
nenə
vousvu
quittekit
paspa
.
ELVIRE
Nonnɔ̃
,
laissez-moi
,
n'arrtez
pointpwɛ̃
mesme
paspa
.
ALPHONSE
coutez
,
jeʒə
vousvu
enɑ̃
suppliesypli
:
Quekə
lelə
nud
quiki
nousnu
lieli
M'obtienne
auo
moinsmwɛ̃
cettesɛt
faveurfavœʁ
!
ELVIRE
Nonnɔ̃
,
jamaisʒamɛ
!
Vousvu
m'avez
trahietʁai
,
Ete
votrevɔtʁ
perfidiepɛʁfidi
A
portpɔʁ
lala
mortmɔʁ
dansdɑ̃
monmɔ̃
cur
.
ALPHONSE
Quelqueskɛlkə
tortstɔʁ
dontdɔ̃
jeʒə
soisswa
coupablekupabl
,
Jeʒə
flchirais
votrevɔtʁ
rigueurʁigœʁ
,
Sisi
dudy
dsespoir
quiki
m'accable
Vousvu
pouviezpuvje
connatre
l'horreur
.
ELVIRE
pargnez-vous
unœ̃
teltɛl
parjurepaʁʒyʁ
:
Dedə
moimwa
vousvu
n'entendrez
,
hlas
!
Aucunokœ̃
reprocheʁəpʁɔʃ
,
aucunokœ̃
murmuremyʁmyʁ
;
Jeʒə
parspaʁ
...
n'arrtez
pointpwɛ̃
mesme
paspa
!
Ensemble
ALPHONSE
Enɑ̃
horreurɔʁœʁ
vousvu
,
moi-mme
,
J'ai
faitfɛ
,
ete
jeʒə
doisdwa
m'en
punirpyniʁ
,
Lelə
malheurmalœʁ
dedə
touttu
cesə
quekə
j'aime
.
Ilil
nenə
memə
resteʁɛst
qu'
mourirmuʁiʁ
.
ELVIRE
Aha
!
jeʒə
n'accuse
quekə
moi-mme
;
Dedə
monmɔ̃
amouramuʁ
jeʒə
doisdwa
rougirʁuʒiʁ
.
Pourpuʁ
toujourstuʒuʁ
,
hlas
!
jeʒə
vousvu
aimeɛm
!
Ete
pourpuʁ
toujourstuʒuʁ
jeʒə
doisdwa
vousvu
fuirfɥiʁ
.
ALPHONSE
Elvire
,
sisi
jeʒə
fusfy
coupablekupabl
,
Dudy
moinsmwɛ̃
cesə
n'est
paspa
enversɑ̃vɛʁ
toitwa
.
ELVIRE
Fuyezfɥije
,
Alphonseal.fɔ̃s
,
pargnez-moi
;
Cessezsɛse
unœ̃
entretienɑ̃tʁətjɛ̃
coupablekupabl
.
ALPHONSE
Voisvwa
lelə
dsespoir
quiki
m'accable
:
Aha
!
jetteʒɛt
unœ̃
seulsœl
regardʁəgaʁ
sursyʁ
moimwa
!
ELVIRE
Nonnɔ̃
,
vousvu
avezave
brisbʁi
nosno
chanes
.
ALPHONSE
Voisvwa
tontɔ̃
amantamɑ̃
,
voisvwa
tontɔ̃
pouxpu
.
ELVIRE
Luilɥi
seulsœl
causekoz
toutestut
mesme
peinespɛn
.
ALPHONSE
Ilil
vava
mourirmuʁiʁ
teste
genouxʒənu
.
ELVIRE
Alphonseal.fɔ̃s
!
ALPHONSE
Elvire
!
ELVIRE
Jeʒə
pardonnepaʁdɔn
.
Monmɔ̃
faiblefɛbl
cur
parlepaʁl
pourpuʁ
toitwa
.
ALPHONSE
Auo
bonheurbɔnœʁ
monmɔ̃
cur
s'abandonne
!
ELVIRE
Ete
jeʒə
m'abandonne
tata
foifwa
.
ALPHONSEal.fɔ̃s
ete
ELVIRE
O
momentmɔmɑ̃
pleinplɛ̃
dedə
charmesʃaʁm
!
Toustu
nosno
mauxmo
sontsɔ̃
Finisfini
;
Jeʒə
senssɑ̃s
coulerkule
desde
larmeslaʁm
Dedə
mesme
yeuxjø
attendrisatɑ̃dʁi
.
Maismɛ
cettesɛt
jeuneʒœn
infortuneɛ̃fɔʁtyn
,
Jeʒə
doisdwa
veillervɛje
sursyʁ
sonsɔ̃
destindɛstɛ̃
.
Alphonseal.fɔ̃s
,
ordonnezɔʁdɔne
quekə
soudainsudɛ̃
Prs
dedə
sasa
souverainesuvʁɛn
elleɛl
soitswa
amene
.
ALPHONSE
Vosvo
dsirs
serontsəʁɔ̃
satisfaitssatisfɛ
.
A Selva qui entre.
ALPHONSE
Courezkuʁe
,
Selva
,
cherchezʃɛʁʃe
lala
fugitivefyʒitiv
Quiki
futfy
votrevɔtʁ
captivekaptiv
Ete
qu'elle
soitswa
parpaʁ
vousvu
conduitekɔ̃dɥit
enɑ̃
cesə
palaispalɛ
.
Ils sortent.
La grande place du march de Naples. On voit arriver, en dansant, des jeunes filles portant sur leurs ttes des corbeilles de fleurs ou de fruits; des pcheurs et des paysans arrivent apportant leurs denres. Le march s'ouvre: les fleurs et les fruits s'lvent en tages de chaque ct.
Fenella, Jeunes Filles, Pcheurs, Villageois, Habitants de Naples.
Pendant que des jeunes filles et des jeunes garons se livrent la danse, des habitants de Naples, suivis de leurs intendants ou de leurs porteurs (facchini) passent dans les alles du march, marchandent, achtent. Plusieurs lazzaroni, qui ils donnent des pices de monnaie ou des paniers de fruits, tmoignent leur joie et se joignent aux danseurs.
Pendant ce temps, Fenella est entre avec celles de ses compagnes qu'on a vues au second acte; elles se placent sur le devant du thtre, et ont devant elles de paniers de fruits.
Elle est triste, pensive et ne prend aucune part ce qui se passe autour d'elle; de temps en temps seulement elle se lve et regarde si elle ne verra pas paratre son frre ou quelqu'un de la cour.
Choeur Du March
CHOEUR DES JEUNES FILLES
Auo
march
quiki
vientvjɛ̃
dedə
s'ouvrir
,
Venezvəne
,
htez-vous
d'accourir
:
Voil
desde
fleursflœʁ
,
voil
desde
fruitsfʁɥi
,
Raisinsʁɛzɛ̃
vermeilsvɛʁmɛj
,
limonslimɔ̃
exquisɛkski
,
Orangesɔʁɑ̃ʒ
finesfin
dedə
Mta
,
Rosolio
,
vinvɛ̃
dedə
Sommasɔma
,
C'est
moimwa
quiki
veuxvø
vousvu
lesle
offrirɔfʁiʁ
:
Venezvəne
,
htez-vous
d'accourir
!
UN PCHEUR
Venezvəne
,
adressez-vousa.dʁɛ.se
auo
pcheur
dedə
Mysne
.
UN MARCHAND
Macaronimakaʁɔni
parfaitpaʁfɛ
!
venezvəne
,
prenezpʁəne
chezʃe
moimwa
.
UNE MARCHANDE DE FRUITS
Jeʒə
vendsvɑ̃
desde
fruitsfʁɥi
auo
vice-roivisʁwa
.
UNE MARCHANDE DE FLEURS
Jeʒə
vendsvɑ̃
desde
bouquetsbukɛ
lala
reineʁɛn
.
CHOEUR DES JEUNES FILLES
Auo
march
quiki
vientvjɛ̃
dedə
s'ouvrir
,
Venezvəne
,
htez-vous
d'accourir
,
Voil
desde
fleursflœʁ
,
voil
desde
fruitsfʁɥi
,
Raisinsʁɛzɛ̃
vermeilsvɛʁmɛj
,
limonslimɔ̃
exquisɛkski
,
Orangesɔʁɑ̃ʒ
finesfin
dedə
Mta
,
Rosolio
,
vinvɛ̃
dedə
Sommasɔma
,
C'est
moimwa
quiki
veuxvø
vousvu
lesle
offrirɔfʁiʁ
:
Venezvəne
,
htez-vous
d'accourir
.
Ballet. Tarentelle.
Les Mmes; Selva, Plusieurs Soldats qui se rpandent dans le march.
Finale
Elle aperoit Selva. Trompe par son uniforme, elle le regarde d'abord avec curiosit; mais elle le reconnat, fait un geste d'effroi, se rassied et tche de lui cacher sa figure.
Pendant que la danse continue, il parcourt les diffrents groupes des jeunes filles et les regarde attentivement; arriv prs de Fenella, il fait un geste de surprise.
SELVA
Nonnɔ̃
,
jeʒə
nenə
memə
trompetʁɔ̃p
paspa
,
C'est
bienbjɛ̃
elleɛl
!
...
A
moimwa
,
soldatssɔlda
!
Qu'
l'instant
mmemadam
onɔ̃
memə
suivesɥiv
!
Elle se lve pouvante et court se rfugier au milieu de ses compagnes; par ses gestes elle les supplie de la protger.
LE CHOEUR DE FEMMES
Cielsjɛl
!
onɔ̃
veutvø
l'emmener
captivekaptiv
!
Qu'a-t-elle
faitfɛ
?
SELVA
ete
LESle
SOLDATSsɔlda
Qu'
l'instant
onɔ̃
nousnu
suivesɥiv
!
On entrane Fenella.
Ensemble
LE CHOEUR DE FEMMES
Aha
!
contrekɔ̃tʁ
l'tranger
n'est-il
pointpwɛ̃
dedə
recoursʁəkuʁ
?
Quiki
viendravjɛ̃dʁa
doncdɔ̃k
sonsɔ̃
secourssəkuʁ
SELVA
ete
LESle
SOLDATSsɔlda
Pointpwɛ̃
dedə
murmuremyʁmyʁ
,
ilil
y
vava
dedə
vosvo
joursʒuʁ
!
Selva et les soldats sont au moment d'emmener Fenella, quand au milieu du march paraissent Masaniello, Pietro et quelques pcheurs.
Les Mmes; Masaniello, Pietro, Pcheurs.
MASANIELLO
O
lala
conduisez-vous
?
SELVA
Quelkɛl
es-tu
?
Quekə
t'importe
?
MASANIELLO
Sais-tusɛ.ty
qu'elle
estɛst
mama
sursyʁ
?
SELVA
Rebelleʁəbɛl
,
loigne-toi
;
Obis
sanssɑ̃
murmuremyʁmyʁ
auxo
ordresɔʁdʁ
dedə
tontɔ̃
roiʁwa
.
tirant son poignard
MASANIELLO
Crainskʁɛ̃
lala
fureurfyʁœʁ
quiki
memə
transportetʁɑ̃spɔʁt
faisant signe un soldat
SELVA
Arrachez-lui
cesə
ferfɛʁ
dontdɔ̃
ilil
oseoz
s'armer
!
poignardant le soldat
MASANIELLO
Levez-vous
,
compagnonskɔ̃paɲɔ̃
!
onɔ̃
veutvø
nousnu
opprimerɔpʁime
!
Unœ̃
lche
,
unœ̃
mercenairemɛʁsənɛʁ
Osaoza
porterpɔʁte
sursyʁ
moimwa
sonsɔ̃
insolenteɛ̃sɔlɑ̃t
mainmɛ̃
;
Ilil
n'est
plusply
,
ete
lelə
tmraire
Dedə
lala
tombetɔ̃b
auxo
tyranstiʁɑ̃
vientvjɛ̃
d'ouvrir
lelə
cheminʃmɛ̃
.
SELVA
Trembleztʁɑ̃ble
!
jeʒə
puniraipyniʁɛ
lesle
tratres
.
MASANIELLO
Vava
dirediʁ
auxo
trangers
quekə
tuty
nommesnɔm
teste
matres
,
Quekə
nousnu
foulonsfulɔ̃
auxo
piedspje
leurlœʁ
pouvoirpuvwaʁ
inhumaininymɛ̃
.
N'insulte
plusply
,
toitwa
quiki
nousnu
bravesbʁav
,
A
desde
mauxmo
troptʁo
longtempslɔ̃tɑ̃
souffertssufɛʁ
.
Tuty
croiskʁwa
parlerpaʁle
desde
esclavesɛsklav
,
Ete
nousnu
avonsavɔ̃
brisbʁi
nosno
fersfɛʁ
.
CHOEUR DES JEUNES FILLES
Nonnɔ̃
,
plusply
d'oppresseurs
,
plusply
d'esclaves
,
Combattonskɔ̃batɔ̃
pourpuʁ
briserbʁize
nosno
fersfɛʁ
.
Tous les paysans, qui taient rests assis, se lvent en tirant leurs armes, et en un instant Selva et ses soldats sont entours et dsarms.
CHOEUR DES JEUNES FILLES
Couronskuʁɔ̃
lala
vengeancevɑ̃ʒɑ̃s
!
Desde
armesaʁm
,
desde
flambeauxflɑ̃bo
!
Ete
quekə
notrenɔtʁ
vaillancevajɑ̃s
Mettemɛt
unœ̃
termetɛʁm
nosno
mauxmo
!
Ils agitent leurs armes, et vont pour sortir.
les arrtant
MASANIELLO
Invoquonsɛ̃vɔkɔ̃
dudy
Trs-Haut
lala
faveurfavœʁ
tutlaire
:
A
genouxʒənu
,
guerriersgɛʁje
,
genouxʒənu
!
Dieudjø
nousnu
jugeʒyʒ
:
quekə
sasa
colre
Auxo
combatskɔ̃ba
marchemaʁʃ
devantdəvɑ̃
nousnu
!
Le peuple se prosterne.
MASANIELLO
Saintsɛ̃
bienheureuxbjɛ̃nøʁø
,
dontdɔ̃
lala
divinedivin
imageimaʒ
Dedə
nosno
enfantsɑ̃fɑ̃
protge
lesle
berceauxbɛʁso
,
Toitwa
quiki
nousnu
rendsʁɑ̃
lala
forcefɔʁs
ete
lelə
couragekuʁaʒ
,
Toitwa
quiki
soutienssutjɛ̃
lelə
pauvrepovʁ
enɑ̃
sesse
travauxtʁavo
,
Tuty
nousnu
voisvwa
toustu
A
teste
genouxʒənu
!
Soisswa
avecavɛk
nousnu
,
Protge-nous
!
Saintsɛ̃
bienheureuxbjɛ̃nøʁø
,
dontdɔ̃
lala
divinedivin
imageimaʒ
Dedə
nosno
enfantsɑ̃fɑ̃
protge
lesle
berceauxbɛʁso
,
Toitwa
quiki
nousnu
rendsʁɑ̃
lala
forcefɔʁs
ete
lelə
couragekuʁaʒ
,
Faisfɛ
aujourd'hui
pourpuʁ
nousnu
desde
miraclesmiʁakl
nouveauxnuvo
.
On entend le roulement du tambour et le bruit du tocsin.
MASANIELLO
L'airain
s'agite
ete
vosvo
armesaʁm
sontsɔ̃
prtes
;
Assuronsasyʁɔ̃
doncdɔ̃k
parpaʁ
nosno
sanglantssɑ̃glɑ̃
travauxtʁavo
,
Ouu
desde
vainqueursvɛ̃kœʁ
lesle
laurierslɔʁje
nosno
ttes
,
Ouu
desde
martyrsmaʁtiʁ
lala
palmepalm
nosno
tombeauxtɔ̃bo
!
CHOEUR GNRAL
Marchonsmaʁʃɔ̃
!
desde
armesaʁm
!
desde
flambeauxflɑ̃bo
!
PIETRO
Lelə
templetɑ̃pl
nenə
pourrapuʁa
dfendre
Lelə
sangsɑ̃
impurɛ̃pyʁ
dedə
nosno
bourreauxbuʁo
;
Parpaʁ
torrentstɔʁɑ̃
ilil
fautfo
lelə
rpandre
!
CHOEUR GNRAL
Marchonsmaʁʃɔ̃
!
desde
armesaʁm
!
desde
flambeauxflɑ̃bo
!
PIETRO
Ilsil
n'auront
dansdɑ̃
leurlœʁ
villevil
enɑ̃
cendresɑ̃dʁ
D'autre
asileazil
quekə
leurslœʁ
tombeauxtɔ̃bo
.
CHOEUR GNRAL
Marchonsmaʁʃɔ̃
!
desde
armesaʁm
!
desde
flambeauxflɑ̃bo
!
Ils se partagent des armes et courent des torches la main; les femmes les excitent la lueur de l'incendie.
ACTE QUATRIME
PREMIER TABLEAU
L'intrieur de la cabane de MASANIELLO Le fond en est ferm par une voile de vaisseau. A droite, une chaise et une table; gauche, une natte qui sert de lit MASANIELLO
Masaniello, assis, Le Marquis De Colonne, Un Magistrat, Le Chef De La Justice, et Les Principaux Habitants de Naples, debout et groups autour de MASANIELLO
s'adressant Masaniello
CHOEUR DES JEUNES FILLES
coute
nosno
voixvwa
suppliantessyplijɑ̃t
!
Laisse-toi
flchir
parpaʁ
nosno
pleursplœʁ
,
Ete
dsarme
lesle
mainsmɛ̃
sanglantessɑ̃glɑ̃t
Desde
ministresministʁ
dedə
teste
fureursfyʁœʁ
.
UN MAGISTRAT
Seigneursɛɲœʁ
!
MASANIELLO
Cesə
titretitʁ
estɛst
uneyn
offenseɔfɑ̃s
.
LE MARQUIS
Chefʃɛf
dudy
peuplepœpl
!
MASANIELLO
Ouiwi
,
cruelskʁyɛl
!
ouiwi
,
sonsɔ̃
chefʃɛf
,
sonsɔ̃
vengeurvɑ̃ʒœʁ
!
Monmɔ̃
rgne
doitdwa
durerdyʁe
autantotɑ̃
quekə
sasa
vengeancevɑ̃ʒɑ̃s
.
Vousvu
vivantsvivɑ̃
,
jeʒə
suissɥi
roiʁwa
;
vousvu
mortsmɔʁ
,
simplesɛ̃pl
pcheur
:
Monmɔ̃
rgne
serasəʁa
courtkuʁ
.
LE CHEF DE LA JUSTICE
Grce
!
quekə
lala
clmence
Touchetuʃ
unœ̃
peuplepœpl
inhumaininymɛ̃
ete
sourdsuʁ
nosno
accentsaksɑ̃
!
MASANIELLO
Entendiez-vous
sesse
criskʁi
quandkɑ̃
vousvu
tiez
puissantspɥisɑ̃
?
Vousvu
l'crasiez
soussu
votrevɔtʁ
tyrannietiʁani
:
Dedə
lala
siennesjɛn
mesme
piedspje
subissezsybise
doncdɔ̃k
lala
loilwa
.
LE MARQUIS
Nousnu
t'offrons
nosno
trsors
,
accorde-nous
lala
vievi
!
MASANIELLO
Quekə
pouvez-vous
m'offrir
quiki
nenə
soitswa
paspa
moimwa
?
Cessɛ
trsors
,
jeʒə
lelə
saissɛ
,
sontsɔ̃
lelə
fruitfʁɥi
dedə
nosno
peinespɛn
:
Ilil
n'importe
,
reprenez-les
.
Sisi
jeʒə
memə
suissɥi
arm
,
c'est
pourpuʁ
briserbʁize
nosno
chanes
,
Ete
nonnɔ̃
pourpuʁ
pillerpije
vosvo
palaispalɛ
.
CHOEUR DES JEUNES FILLES
coute
nosno
voixvwa
suppliantessyplijɑ̃t
,
Laisse-toi
flchir
parpaʁ
nosno
pleursplœʁ
.
MASANIELLO
Nonnɔ̃
.
CHOEUR DES JEUNES FILLES
Dsarme
lesle
mainsmɛ̃
sanglantessɑ̃glɑ̃t
Desde
ministresministʁ
dedə
teste
fureursfyʁœʁ
!
MASANIELLO
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
.
CHOEUR DES JEUNES FILLES
Quekə
lala
piti
retienneʁətjɛn
Tontɔ̃
glaiveglɛv
suspendusyspɑ̃dy
sursyʁ
nousnu
.
pargne
notrenɔtʁ
tte
.
MASANIELLO
coutez
:
vosvo
coupsku
,
Sisi
j'eusse
t
vaincuvɛ̃ky
,
j'aurais
offertɔfɛʁ
lala
miennemjɛn
...
Maismɛ
vousvu
m'implorez
genouxʒənu
,
Vousvu
demandezdəmɑ̃de
lala
vievi
;
allonsalɔ̃
,
jeʒə
vousvu
lala
donnedɔn
.
Pontifespɔ̃tif
,
magistratsmaʒistʁa
,
princespʁɛ̃s
,
relevez-vous
!
Masaniello
,
lelə
pcheur
,
vousvu
pardonnepaʁdɔn
.
Laissez-moi
.
Ils sortent.
seul
MASANIELLO
N'coutant
quekə
mama
justeʒyst
fureurfyʁœʁ
,
J'aurais
peut-tre
d
lesle
punirpyniʁ
dedə
leurslœʁ
crimeskʁim
;
Maismɛ
cesə
meurtremœʁtʁ
sanssɑ̃
fruitfʁɥi
ete
souill
leurlœʁ
vainqueurvɛ̃kœʁ
!
Nosno
soldatssɔlda
furieuxfyʁjø
ontɔ̃
faitfɛ
troptʁo
dedə
victimesviktim
...
Jeʒə
nenə
saissɛ
quelkɛl
dgot
s'empare
dedə
monmɔ̃
cur
.
Lesle
lches
!
ilsil
dormaientdɔʁmɛ
courbs
soussu
leurslœʁ
entravesɑ̃tʁav
;
J'ai
ditdi
:
rveillez-vous
!
jeʒə
lesle
aiɛ
dlivrs
,
Ete
dedə
sangsɑ̃
aussitt
ilsil
sesə
sontsɔ̃
enivrs
:
Mama
victoireviktwaʁ
enɑ̃
tyranstiʁɑ̃
a
chang
cessɛ
esclavesɛsklav
!
AIR
O
Dieudjø
!
toitwa
quiki
m'as
destindɛstɛ̃
A
remplirʁɑ̃pliʁ
cesə
sanglantsɑ̃glɑ̃
officeɔfis
,
Pourpuʁ
acheveraʃve
lelə
sacrificesakʁifis
,
Grandgʁɑ̃
Dieudjø
!
quekə
nenə
m'as-tu
donn
Leurlœʁ
inexorableinɛgzɔʁabl
justiceʒystis
!
N'adouciras-tu
pointpwɛ̃
teste
arrts
rigoureuxʁiguʁø
?
Nenə
pourrai-je
flchir
cessɛ
tigrestigʁ
inflexiblesɛ̃flɛksibl
?
Rends-moi
,
pourpuʁ
t'obir
,
rends-moi
cruelkʁyɛl
commekɔm
euxø
,
Dieudjø
puissantpɥisɑ̃
!
ouu
rends-les
sensiblessɑ̃sibl
!
Ete
cependantsəpɑ̃dɑ̃
pourpuʁ
euxø
monmɔ̃
cur
estɛst
alarm
.
Lelə
vice-roivisʁwa
,
quekə
poursuivaitpuʁsɥivɛ
leurlœʁ
rageʁaʒ
,
Auxo
mursmyʁ
dedə
Chteau-Neuf
estɛst
encoreɑ̃kɔʁ
enferm
.
Ilil
fautfo
,
parpaʁ
unœ̃
assautaso
,
consommerkɔ̃sɔme
notrenɔtʁ
ouvrageuvʁaʒ
.
Masaniello, Fenella, abattus et chancelante.
MASANIELLO
Quekə
vois-je
?
Fenella
!
quellekɛl
horribleɔʁibl
pleurplœʁ
!
Nousnu
venonsvənɔ̃
,
mama
sursyʁ
!
dedə
vengervɑ̃ʒe
tontɔ̃
outrageutʁaʒ
.
Quiki
peutpø
encoreɑ̃kɔʁ
exciterɛksite
tata
douleurdulœʁ
?
Elle lui peint le dsordre de Naples.
MASANIELLO
J'ai
vouluvuly
,
maismɛ
enɑ̃
vainvɛ̃
,
mettremɛtʁ
unœ̃
termetɛʁm
auo
carnagekaʁnaʒ
.
Elle lui reprsente, par ses gestes, les horreurs auxquelles la ville est livre, le pillage, le meurtre, l'incendie.
MASANIELLO
Ouiwi
,
desde
torchestɔʁʃ
enɑ̃
feufø
dvorant
lesle
palaispalɛ
,
Desde
enfantsɑ̃fɑ̃
touffs
sursyʁ
lelə
seinsɛ̃
dedə
leurslœʁ
mres
,
Desde
frres
frapps
parpaʁ
leurslœʁ
frres
,
Ouiwi
,
desde
forfaitsfɔʁfɛ
ontɔ̃
punipyni
desde
forfaitsfɔʁfɛ
!
Maismɛ
,
tuty
lelə
saissɛ
,
jeʒə
n'en
suissɥi
paspa
coupablekupabl
.
Viensvjɛ̃
dansdɑ̃
mesme
brasbʁa
,
dissipedisip
tontɔ̃
effroiefʁwa
.
Elle lui fait entendre qu'elle ne peut rsister la fatigue.
MASANIELLO
Fermefɛʁm
teste
yeuxjø
,
lala
fatiguefatig
t'accable
:
Reposeʁəpoz
enɑ̃
paixpɛ
,
jeʒə
veilleraivɛjəʁɛ
sursyʁ
toitwa
.
AIR DU SOMMEIL
Dudy
pauvrepovʁ
seulsœl
amiami
fidle
,
Descendsdesɑ̃
mama
voixvwa
quiki
t'appelle
,
Sommeilsɔmɛj
,
descendsdesɑ̃
dudy
hautʼo
desde
cieuxsjø
!
Dedə
sonsɔ̃
cur
bannisbani
lesle
alarmesalaʁm
;
Qu'un
songesɔ̃ʒ
heureuxœʁø
sche
lesle
larmeslaʁm
Quiki
tombenttɔ̃b
encorɑ̃.kɔʁ
dedə
sesse
yeuxjø
.
Elle s'endort sur le lit gauche.
MASANIELLO
Unœ̃
douxdu
sommeilsɔmɛj
apaiseapɛz
sasa
souffrancesufʁɑ̃s
;
Maismɛ
onɔ̃
vientvjɛ̃
.
Les Mmes; Pietro, Pcheurs.
MASANIELLO
C'est
Pitro
...
Quekə
voulez-vous
dedə
moimwa
?
PIETRO
Nosno
compagnonskɔ̃paɲɔ̃
nousnu
dputent
versvɛʁ
toitwa
.
MASANIELLO
Ehe
bienbjɛ̃
!
quekə
veutvø
monmɔ̃
peuplepœpl
?
PIETRO
Ilil
demandedəmɑ̃d
vengeancevɑ̃ʒɑ̃s
.
CHOEUR DES JEUNES FILLES
A
nosno
sermentssɛʁmɑ̃
L'honneur
t'engage
;
Plusply
d'esclavage
,
Plusply
dedə
tyranstiʁɑ̃
!
Pendant ce chur, elle s'veille et coute.
MASANIELLO
Calmez-vous
,
amisami
:
quelkɛl
dlire
A
desde
meurtresmœʁtʁ
nouveauxnuvo
semblesɑ̃bl
pousserpuse
vosvo
brasbʁa
?
PIETRO
Lelə
filsfis
dudy
vice-roivisʁwa
sesə
drobe
auo
trpas
:
Notrenɔtʁ
salutsaly
communkɔmœ̃
exigeɛgziʒ
qu'il
expireɛkspiʁ
!
Ilil
a
prs
dedə
cessɛ
lieuxljø
portpɔʁ
sesse
paspa
errantsɛʁɑ̃
.
part
Elle exprime les craintes les plus vives.
MASANIELLO
Ehe
!
n'est-ce
paspa
assezase
dedə
chasserʃase
nosno
tyranstiʁɑ̃
?
Faut-il
lesle
immolerimɔle
?
PIETRO
Ouiwi
,
nousnu
voulonsvulɔ̃
sasa
tte
!
MASANIELLO
Aha
!
quekə
lala
piti
vousvu
arrte
!
PIETRO
ete
LElə
CHOEURkœʁ
A
nosno
sermentssɛʁmɑ̃
,
L'honneur
t'engage
;
Plusply
d'esclavage
,
Plusply
dedə
tyranstiʁɑ̃
!
Silencesilɑ̃s
!
coutez-moi
!
troptʁo
dedə
sangsɑ̃
,
dedə
carnagekaʁnaʒ
,
Ontɔ̃
signalsiɲal
votrevɔtʁ
fureurfyʁœʁ
:
Jeʒə
sauraisoʁɛ
mettremɛtʁ
unœ̃
termetɛʁm
cettesɛt
aveugleavœgl
rageʁaʒ
.
PIETRO
Tuty
voudraisvudʁɛ
vainementvɛnmɑ̃
enchaner
notrenɔtʁ
ardeuraʁdœʁ
.
Tuty
nousnu
trahistʁai
!
...
MASANIELLO
Parlezpaʁle
plusply
basba
...
Mama
sursyʁ
...
Elle a pris part la scne, et au moment o Masaniello parle d'elle, elle affecte de dormir profondment.
PIETRO
Elleɛl
reposeʁəpoz
.
MASANIELLO
Elleɛl
peutpø
nousnu
entendreɑ̃tɑ̃dʁ
.
PIETRO
Ehe
bienbjɛ̃
!
entronsɑ̃tʁɔ̃
,
suis-nous
sanssɑ̃
plusply
attendreatɑ̃dʁ
.
CHOEUR DES JEUNES FILLES
A
nosno
sermentssɛʁmɑ̃
L'honneur
t'engage
;
Plusply
d'esclavage
,
Plusply
dedə
tyranstiʁɑ̃
!
Ils entrent dans l'intrieur de la chaumire.
seule
Elle a tout entendu, elle frmit: mille sentiments confus l'agitent: le danger d'Alphonse, le souvenir de sa trahison. On frappe la porte de la chaumire: Fenella s'effraie, elle hsite; on frappe de nouveau: elle se dcide ouvrir, reconnat Alphonse et cache sa figure dans ses mains.
Fenella, Alphonse, Elvire, enveloppe dans un manteau, la tte couverte d'un voile noir.
ALPHONSE
Aha
!
quiki
quekə
vousvu
soyezswaje
,
accueillezakœje
mama
prire
,
Ete
drobez-nous
lala
mortmɔʁ
.
Cielsjɛl
!
quekə
vois-je
?
c'est
elleɛl
!
O
justiceʒystis
svre
!
Elleɛl
estɛst
matresse
dedə
monmɔ̃
sortsɔʁ
!
Elle recule avec effroi, lui fait entendre que jamais un crime ne reste impuni, lui reproche sa trahison.
ALPHONSE
Ouiwi
,
j'ai
mrit
tata
colre
.
Soisswa
justeʒyst
,
abandonneabɑ̃dɔn
leurslœʁ
brasbʁa
Lelə
perfidepɛʁfid
quiki
t'a
trahietʁai
!
Lesle
meurtriersmœʁtʁije
sontsɔ̃
sursyʁ
mesme
paspa
,
Venge-toi
,
tuty
lelə
peuxpø
.
En mettant le doigt sur sa bouche, elle lui fait signe qu'on peut les entendre, et l'entrane rapidement de l'autre ct du thtre, en lui montrant la porte par laquelle les pcheurs viennent de sortir.
ALPHONSE
Aha
!
quekə
parpaʁ
monmɔ̃
trpas
Tata
vengeancevɑ̃ʒɑ̃s
soitswa
assouvieasuvi
!
Maismɛ
lelə
destindɛstɛ̃
d'une
autreotʁ
monmɔ̃
sortsɔʁ
estɛst
lili
;
Pourpuʁ
uneyn
autreotʁ
quekə
moimwa
j'implore
tata
piti
!
Prendspʁɑ̃
mesme
joursʒuʁ
,
pargne
sasa
vievi
!
Elle jette un regard sur Elvire, court vers elle, entr'ouvre son manteau, lui arrache le voile qui couvre son visage, s'loigne d'elle avec colre, et semble dire: Voil donc celle que tu m'as profre, et tu veux que je l'pargne!
ELVIRE
Fenella
,
sauvezsove
monmɔ̃
pouxpu
!
Elle n'est plus matresse d'elle-mme et n'coute que sa jalousie. Elle aurait sauv Alphonse, mais elle veut perdre sa rivale. Dj elle a fait un pas vers la porte de la cabane o les pcheurs sont rassembls.
l'arrtant par la main
ELVIRE
Vousvu
,
nousnu
trahirtʁaiʁ
!
quelkɛl
transporttʁɑ̃spɔʁ
vousvu
entrane
?
Nenə
nousnu
repoussezʁəpuse
paspa
,
c'est
votrevɔtʁ
souverainesuvʁɛn
Quiki
vousvu
demandedəmɑ̃d
asileazil
ete
trembletʁɑ̃bl
devantdəvɑ̃
vousvu
.
Son cur passe tour tour de la vengeance la piti: elle s'arrte entre Alphonse et Elvire.
ELVIRE
Arbitreaʁbitʁ
d'une
vievi
Quiki
vava
m'tre
ravieʁavi
,
A
mama
voixvwa
quiki
suppliesypli
Laissez-vous
attendriratɑ̃dʁiʁ
.
Du sort qui nous opprime
ALPHONSE
Quekə
jeʒə
soisswa
seulsœl
victimeviktim
!
Seulsœl
j'ai
commiskɔmi
lelə
crimekʁim
Dontdɔ̃
tuty
veuxvø
lala
punirpyniʁ
.
Elle s'est laiss toucher la voix d'Elvire; et comme frappe de la voir si belle, elle retire brusquement sa main, que la princesse tenait dans les siennes.
ELVIRE
Dansdɑ̃
vosvo
mauxmo
,
fillefij
infortuneɛ̃fɔʁtyn
,
Mama
bont
futfy
votrevɔtʁ
recoursʁəkuʁ
;
Ete
moimwa
,
dansdɑ̃
lala
mmemadam
journe
,
Jeʒə
viensvjɛ̃
implorerɛ̃plɔʁe
vosvo
secourssəkuʁ
.
Jeʒə
prispʁi
piti
dedə
vosvo
alarmesalaʁm
Lorsquelɔʁskə
jeʒə
visvis
coulerkule
vosvo
larmeslaʁm
;
Mesme
larmeslaʁm
coulentkul
devantdəvɑ̃
vousvu
;
Jeʒə
vousvu
visvis
,
pourpuʁ
fuirfɥiʁ
votrevɔtʁ
chane
,
Tombertɔ̃be
auxo
piedspje
dedə
voirevwaʁ
reineʁɛn
,
Votrevɔtʁ
reineʁɛn
estɛst
vosvo
genouxʒənu
!
Elle ne peut vaincre son motion; elle les repousse encore, mais faiblement, et se dtourne pour cacher ses pleurs qu'elle veut touffer.
Alphonse et Elvire, qui s'aperoivent de l'impression qu'elle prouve, |se rapprochent d'elle et redoublent leurs instances avec un accent plus touchant.
Ensemble
Du sort qui nous opprime
ALPHONSE
Quekə
jeʒə
soisswa
seulsœl
victimeviktim
!
Seulsœl
j'ai
commiskɔmi
lelə
crimekʁim
Dontdɔ̃
tuty
veuxvø
lala
punirpyniʁ
.
ELVIRE
Arbitreaʁbitʁ
d'une
vievi
Quiki
vava
m'tre
ravieʁavi
,
A
mama
voixvwa
quiki
suppliesypli
Laissez-vous
attendriratɑ̃dʁiʁ
.
Elle ne peut rsister leurs prires; elle fait un violent effort sur elle-mme, saisit leurs mains, et jure de les sauver ou de mourir avec eux.
On entend du bruit; Masaniello sort de la porte droite; Alphonse saisit son pe.
Les Mmes; Masaniello
MASANIELLO
Desde
trangers
dansdɑ̃
mama
chaumire
!
Quekə
cherchez-vousʃɛʁ.ʃe
?
Elle fait signe son frre qu'ils sont proscrits, qu'ils cherchent un asile, qu'elle leur a promis son appui.
ALPHONSE
Errantɛʁɑ̃
dansdɑ̃
l'ombre
dedə
lala
nuitnɥi
,
Nousnu
n'avons
plusply
d'espoir
;
lelə
peuplepœpl
nousnu
poursuitpuʁsɥi
,
Ete
nousnu
fuyonsfɥijɔ̃
sasa
fureurfyʁœʁ
meurtrire
.
MASANIELLO
A
cettesɛt
portepɔʁt
hospitalire
Jamaisʒamɛ
unœ̃
malheureuxmalœʁø
n'a
frapp
vainementvɛnmɑ̃
.
Ouiwi
,
quelkɛl
quekə
soitswa
lelə
sangsɑ̃
dontdɔ̃
cettesɛt
armeaʁm
estɛst
trempetʁɑ̃p
,
Entrezɑ̃tʁe
,
jeʒə
vousvu
reois
;
ete
,
mieuxmjø
quekə
votrevɔtʁ
pepɔ.lje.ti.lɛn
,
L'hospitalit
vousvu
dfend
.
Elle exprime sa joie, et par ses gestes semble dire: Ne craignez rien, vous voil sauvs; mon frre rpond de votre vie.
Les Mmes; Pietro, Borella, Quelques Conjures.
PIETRO
Parpaʁ
lelə
peuplepœpl
conduitskɔ̃dɥi
,
marchantmaʁʃɑ̃
d'un
paspa
dociledɔsil
,
Lesle
magistratsmaʒistʁa
napolitainsnapɔlitɛ̃
Viennentvjɛ̃n
dposer
dansdɑ̃
teste
mainsmɛ̃
Lesle
clefskle
desde
portespɔʁt
dedə
lala
villevil
.
Apercevant Alphonse.
PIETRO
Quekə
vois-je
?
justeʒyst
cielsjɛl
!
lelə
filsfis
dudy
vice-roivisʁwa
!
MASANIELLO
Quekə
memə
dis-tu
,
Pitro
?
PIETRO
Lui-mme
estɛst
devantdəvɑ̃
toitwa
!
Ensemble
MASANIELLO
Jeʒə
senssɑ̃s
qu'en
sasa
prsence
Lesle
tortstɔʁ
dedə
sasa
naissancenɛsɑ̃s
Rveillent
monmɔ̃
courrouxkuʁu
.
Maismɛ
,
plusply
fortfɔʁ
quekə
lala
haineʼɛn
,
Lelə
sermentsɛʁmɑ̃
quiki
m'enchane
Lelə
drobe
leurslœʁ
coupsku
.
PIETRO
Dudy
transporttʁɑ̃spɔʁ
quiki
m'anime
Ilil
serasəʁa
lala
victimeviktim
:
Qu'il
craignekʁɛɲ
monmɔ̃
courrouxkuʁu
!
Unœ̃
hasardʼazaʁ
favorablefavɔʁabl
Permetpɛʁmɛ
quekə
lelə
coupablekupabl
Tombetɔ̃b
enfinɑ̃fɛ̃
soussu
nosno
coupsku
.
ALPHONSE
Funestefynɛst
destinedɛstin
!
Aha
!
qu'une
infortuneɛ̃fɔʁtyn
chappe
leurlœʁ
courrouxkuʁu
!
S'ils
pargnent
sasa
vievi
,
Jeʒə
bravebʁav
leurlœʁ
furiefyʁi
;
Monmɔ̃
sortsɔʁ
memə
serasəʁa
douxdu
.
ELVIRE
J'attends
avecavɛk
constancekɔ̃stɑ̃s
L'arrt
dedə
leurlœʁ
vengeancevɑ̃ʒɑ̃s
Quiki
doitdwa
memə
joindreʒwɛ̃dʁ
vousvu
.
Lelə
pril
nousnu
rassembleʁasɑ̃bl
:
Sisi
nousnu
mouronsmuʁɔ̃
ensembleɑ̃sɑ̃bl
,
Monmɔ̃
sortsɔʁ
memə
serasəʁa
douxdu
.
PIETRO
ete
LElə
CHOEURkœʁ
Ouiwi
,
c'est
luilɥi
quekə
lelə
cielsjɛl
livrelivʁ
notrenɔtʁ
courrouxkuʁu
.
Ouiwi
,
tuty
nousnu
l'as
promispʁɔmi
;
qu'il
tombetɔ̃b
soussu
nosno
coupsku
.
Pitro
ALPHONSE
Farouchefaʁuʃ
meurtriermœʁtʁije
,
jeʒə
bravebʁav
tontɔ̃
courrouxkuʁu
;
Viensvjɛ̃
memə
donnerdɔne
lala
mortmɔʁ
ouu
tombertɔ̃be
soussu
mesme
coupsku
.
Ils lvent tous sur Alphonse leurs poignards.
Elle se jette entre eux et Alphonse, puis elle court son frre, et par ses gestes elle lui dit: Il tait sans asile, sans dfense, il est venu en suppliant vous demander un asile; vous le lui avez accord, vous l'avez reu sous votre toit, vous lui avez jur protection, et vous le laisseriez immoler! Ces murs seraient teints do son sang!
Fenella
MASANIELLO
Sasa
confiancekɔ̃fjɑ̃s
enɑ̃
moimwa
nenə
serasəʁa
paspa
trompetʁɔ̃p
!
Jeʒə
memə
rappelleʁapɛl
monmɔ̃
sermentsɛʁmɑ̃
;
Alphonse
MASANIELLO
Ete
mieuxmjø
quekə
tontɔ̃
pepɔ.lje.ti.lɛn
,
L'hospitalit
tetə
dfend
,
Qu'on
respecteʁɛspɛkt
sesse
joursʒuʁ
!
PIETRO
ete
LElə
CHOEURkœʁ
Nousnu
avonsavɔ̃
tontɔ̃
sermentsɛʁmɑ̃
,
Ete
sasa
vievi
estɛst
nousnu
.
D'o
vousvu
vientvjɛ̃
tanttɑ̃
d'audace
?
Qu'on
sesə
taisetɛz
!
PIETRO
ete
LElə
CHOEURkœʁ
Tyrantiʁɑ̃
,
crainskʁɛ̃
monmɔ̃
justeʒyst
transporttʁɑ̃spɔʁ
!
Jeʒə
suissɥi
tyrantiʁɑ̃
pourpuʁ
fairefɛʁ
grce
,
Commekɔm
toitwa
pourpuʁ
donnerdɔne
lala
mortmɔʁ
.
Elvire, et Alphonse
MASANIELLO
Partezpaʁte
,
nenə
craignezkʁɛɲe
rienʁjɛ̃
.
Borella
MASANIELLO
Montemɔ̃t
sursyʁ
mama
nacellenasɛl
:
Auxo
mursmyʁ
dedə
Chteau-Neuf
conduis-les
,
soisswa
fidle
:
Courskuʁ
,
Borella
,
tuty
rponds
dedə
leurlœʁ
sortsɔʁ
.
PIETRO
ete
LElə
CHOEURkœʁ
Tyrantiʁɑ̃
,
crainskʁɛ̃
monmɔ̃
justeʒyst
transporttʁɑ̃spɔʁ
!
saisissant une hache
MASANIELLO
Pourpuʁ
marchermaʁʃe
sursyʁ
leurlœʁ
tracetʁas
,
Sisi
dedə
franchirfʁɑ̃ʃiʁ
lelə
seuilsœj
unœ̃
dedə
vousvu
a
l'audace
,
Ilil
tombetɔ̃b
soussu
cesə
brasbʁa
vengeurvɑ̃ʒœʁ
.
PIETRO
ete
LElə
CHOEURkœʁ
voix basse
MASANIELLO
N'avons-nous
faitfɛ
quekə
changerʃɑ̃ʒe
d'oppresseur
?
Tous ouvrent un passage Alphonse et Elvire qui s'loignent en regardant Fenella.
Le fond de la cabane, qui tait ferm par une voile da navire, s'ouvre en ce moment. On aperoit les principaux habitants de Naples apportant Masaniello les clefs de la ville. Le cortge porte des palmes et des couronnes.
Fenella, Masaniello, Pietro.
Marche et Choeur
Napolitaines et Pcheurs.
NAPOLITAINS
Honneurɔnœʁ
,
honneurɔnœʁ
ete
gloireglwaʁ
!
Clbrons
cesə
hros
!
Onɔ̃
luilɥi
doitdwa
lala
victoireviktwaʁ
,
Lala
paixpɛ
ete
lelə
reposʁəpo
.
PIETRO
ete
LESle
CONJURS
Dedə
lelə
frapperfʁape
j'aurai
lala
gloireglwaʁ
:
Ilil
nenə
mrite
plusply
dedə
marchermaʁʃe
dansdɑ̃
nosno
rangsʁɑ̃
,
Dudy
hautʼo
dedə
sonsɔ̃
charʃaʁ
dedə
victoireviktwaʁ
Qu'il
tombetɔ̃b
commekɔm
nosno
tyranstiʁɑ̃
!
On prsente Masaniello les clefs de la ville, on le revt d'un manteau magnifique, et on lui amne un cheval, sur lequel on l'invite monter.
MASANIELLO
Adieuadjø
doncdɔ̃k
,
mama
chaumire
!
adieuadjø
,
sjour
tranquilletʁɑ̃kil
!
Jeʒə
t'abandonne
pourpuʁ
jamaisʒamɛ
.
Bonheurbɔnœʁ
quekə
j'ai
got
dansdɑ̃
cesə
modestemɔdɛst
asileazil
,
Memə
suivras-tu
dansdɑ̃
unœ̃
palaispalɛ
?
Ensemble
NAPOLITAINS
Honneurɔnœʁ
,
honneurɔnœʁ
ete
gloireglwaʁ
Clbrons
cesə
hros
!
Onɔ̃
luilɥi
doitdwa
lala
victoireviktwaʁ
.
Lala
paixpɛ
ete
lelə
reposʁəpo
.
PIETRO
ete
LESle
CONJURS
Dedə
lelə
frapperfʁape
j'aurai
lala
gloireglwaʁ
:
Ilil
nenə
mrite
plusply
dedə
marchermaʁʃe
dansdɑ̃
nosno
rangsʁɑ̃
:
Auo
milieumiljø
desde
chantsʃɑ̃
dedə
victoireviktwaʁ
,
Qu'il
tombetɔ̃b
commekɔm
nosno
tyranstiʁɑ̃
!
Masaniello est mont sur un cheval au milieu du peuple qui se presse autour de lui, et il est environn de danses.
Pendant ce temps, Pietro et les conjurs le menacent de leurs poignards.
Fenella, qui est prs de Pietro, l'examine avec crainte, et pendant que le cortge s'empresse autour de son frre, ses regards inquiets s'lvent vers le ciel et semblent prier pour lui.
ACTE CINQUIME
Le vestibule du palais du vice-roi. A gauche, un large escalier en pierre conduisant une terrasse. Au fond, dans le lointain, le sommet du Vsuve.
Pietro, Pcheurs, Jeunes Filles du Peuple.
Ils sortent de l'appartement gauche, qui est celui du festin. C'est la fin d'une orgie: ils tiennent la main des coupes, des vases remplis de vin; d'autres tiennent des guitares.
un guitare la main
I
Voyezvwaje
dudy
hautʼo
dedə
cessɛ
rivagesʁivaʒ
Cesə
frle
esquifɛskif
voguervɔge
sursyʁ
lala
mermɛʁ
enɑ̃
fureurfyʁœʁ
!
Lesle
ventsvɑ̃
,
lesle
flotsflo
ete
lesle
oragesɔʁaʒ
Menacentmənas
d'engloutir
lelə
malheureuxmalœʁø
pcheur
.
Maismɛ
lala
Madonemadɔn
saintesɛ̃t
a
guid
l'quipage
:
Parpaʁ
elleɛl
protgs
,
nousnu
revoyonsʁəvwajɔ̃
lelə
bordbɔʁ
.
Plusply
dedə
craintekʁɛ̃t
,
plusply
d'orage
!
Notrenɔtʁ
barquebaʁk
a
touch
lelə
portpɔʁ
.
CHOEUR DES JEUNES FILLES
Buvonsbyvɔ̃
!
lala
barquebaʁk
estɛst
dansdɑ̃
lelə
portpɔʁ
.
bas Pietro
UN PCHEUR
Dedə
cesə
nouveaunuvo
tyrantiʁɑ̃
as-tu
brisbʁi
lesle
chanes
?
de mme
PIETRO
Ouiwi
,
j'ai
dedə
notrenɔtʁ
chefʃɛf
punipyni
lala
trahisontʁaizɔ̃
.
Montrant gauche la salle du festin.
PIETRO
Ete
parpaʁ
mesme
soinsswɛ̃
,
unœ̃
rapideʁapid
poisonpwazɔ̃
Djdidʒi
circulesiʁkyl
dansdɑ̃
sesse
veinesvɛn
.
II
Parfoispaʁfwa
,
lelə
soirswaʁ
sursyʁ
cettesɛt
plageplaʒ
,
Desde
piratespiʁat
cruelskʁyɛl
,
lala
terreurtɛʁœʁ
dedə
cessɛ
mersmɛʁ
,
Ivresivʁ
dedə
sangsɑ̃
ete
dedə
pillagepijaʒ
,
Attendentatɑ̃d
lelə
pcheur
pourpuʁ
luilɥi
donnerdɔne
desde
fersfɛʁ
.
Maismɛ
lala
Madonemadɔn
saintesɛ̃t
a
guid
l'quipage
,
Parpaʁ
elleɛl
protgs
,
nousnu
revoyonsʁəvwajɔ̃
lelə
bordbɔʁ
.
Plusply
dedə
craintekʁɛ̃t
,
plusply
d'orage
!
Notrenɔtʁ
barquebaʁk
a
touch
lelə
portpɔʁ
.
CHOEUR DES JEUNES FILLES
Buvonsbyvɔ̃
!
lala
barquebaʁk
estɛst
dansdɑ̃
lelə
portpɔʁ
.
PIETRO
Onɔ̃
vientvjɛ̃
!
silencesilɑ̃s
,
amisami
!
Les Mmes; Borella, sortant de l'appartement gauche.
Finale
PIETRO
Quellekɛl
frayeurfʁɛjœʁ
t'agite
,
Borella
?
BORELLA
Compagnonskɔ̃paɲɔ̃
,
armez-vous
,
ouu
trembleztʁɑ̃ble
!
Dedə
nombreuxnɔ̃bʁø
bataillonsbatajɔ̃
qu'Alphonse
a
rassembls
Marchentmaʁʃ
versvɛʁ
cesə
palaispalɛ
,
ilsil
s'avancent
...
PIETRO
O
rageʁaʒ
!
BORELLA
Lelə
cielsjɛl
mmemadam
parat
combattrekɔ̃batʁ
contrekɔ̃tʁ
nousnu
.
Dedə
quelquekɛlkə
grandgʁɑ̃
malheurmalœʁ
troptʁo
sinistresinistʁ
prsage
,
Lesle
sourdssuʁ
mugissementsmyʒismɑ̃
dudy
Vsuve
enɑ̃
courrouxkuʁu
Dedə
cesə
peuplepœpl
crdule
ontɔ̃
glac
lelə
couragekuʁaʒ
.
LE CHOEUR DE PCHEURS
D'un
justeʒyst
chtiment
quiki
peutpø
nousnu
prserver
?
Masaniello
peutpø
seulsœl
arrter
leurlœʁ
furiefyʁi
.
LE CHOEUR DES FEMMES
Masaniello
peutpø
encorɑ̃.kɔʁ
nousnu
sauversove
.
montrant la porte gauche
BORELLA
N'y
comptezkɔ̃te
plusply
!
CHOEUR DES JEUNES FILLES
O
cielsjɛl
!
ilil
a
perdupɛʁdy
lala
vievi
!
BORELLA
Nonnɔ̃
,
ilil
respireʁɛspiʁ
encorɑ̃.kɔʁ
;
maismɛ
,
sourdsuʁ
nosno
accentsaksɑ̃
,
Jeʒə
nenə
saissɛ
quelkɛl
dlire
a
matris
sesse
senssɑ̃s
.
PIETRO
C'est
Dieudjø
quiki
l'a
frapp
.
BORELLA
Tantt
,
sombresɔ̃bʁ
ete
farouchefaʁuʃ
,
Ilil
sesə
croitkʁwa
entourɑ̃.tuʁ
dedə
mourantsmuʁɑ̃
ete
dedə
mortsmɔʁ
;
Tantt
,
lelə
souriresuʁiʁ
lala
bouchebuʃ
,
Ilil
chanteʃɑ̃t
ete
croitkʁwa
guidergide
sasa
barquebaʁk
sursyʁ
nosno
bordsbɔʁ
.
LE CHUR
Misrable
Pietro
,
tuty
mourrasmuʁːa
s'il
expireɛkspiʁ
!
PIETRO
Nonnɔ̃
,
sasa
raisonʁɛzɔ̃
sursyʁ
luilɥi
reprendraʁəpʁɑ̃dʁa
sonsɔ̃
empireɑ̃piʁ
.
Ilil
vientvjɛ̃
!
ilil
vientvjɛ̃
!
Les Mmes; Masaniello.
La dsordre de ses vtements annonce le trouble de
ses esprits.
MASANIELLO
Couronskuʁɔ̃
,
punissonspynisɔ̃
nosno
bourreauxbuʁo
!
Voil
lelə
sangsɑ̃
qu'il
fautfo
rpandre
;
Rduisons
leurlœʁ
palaispalɛ
enɑ̃
cendresɑ̃dʁ
;
Couronskuʁɔ̃
!
desde
armesaʁm
,
desde
flambeauxflɑ̃bo
!
PIETRO
Reviensʁəvjɛ̃
toitwa
!
lui prenant la main
MASANIELLO
Parlepaʁl
basba
,
pcheur
,
parlepaʁl
basba
:
Jette tes filets en silence.
CHOEUR DES JEUNES FILLES
Viensvjɛ̃
,
marchonsmaʁʃɔ̃
,
viensvjɛ̃
,
guidegid
nosno
paspa
.
MASANIELLO
Lala
proiepʁwa
auo
devantdəvɑ̃
d'eux
s'lance
.
Parlepaʁl
basba
,
pcheur
,
parlepaʁl
basba
;
Lelə
roiʁwa
desde
mersmɛʁ
nenə
t'chappera
paspa
.
PIETRO
Sais-tusɛ.ty
quelkɛl
pril
nousnu
menacemənas
?
Voicivwasi
nosno
ennemisɛnmi
,
maismɛ
guidegid
notrenɔtʁ
audaceodas
,
Soisswa
notrenɔtʁ
chefʃɛf
!
Paraispaʁɛ
,
ilsil
fuirontfɥiʁɔ̃
devantdəvɑ̃
toitwa
.
Partonspaʁtɔ̃
!
MASANIELLO
Ouiwi
,
ouiwi
,
partonspaʁtɔ̃
!
PIETRO
ete
LElə
CHOEURkœʁ
C'est
l'honneur
quiki
t'appelle
.
d'un air riant
MASANIELLO
Partonspaʁtɔ̃
,
lala
matinematin
estɛst
bellebɛl
;
Venezvəne
,
amisami
,
venezvəne
toustu
avecavɛk
moimwa
!
...
En ce moment le ciel s'obscurcit, et le Vsuve, qu'on aperoit de loin, commence jeter quelques flammes.
MASANIELLO
Chantonsʃɑ̃tɔ̃
gament
lala
barcarole
,
Charmonsʃaʁmɔ̃
ainsiɛ̃si
nosno
courtskuʁ
loisirslwaziʁ
.
CHOEUR DES JEUNES FILLES
Mortelsmɔʁtɛl
dlais
!
vainsvɛ̃
souvenirssuvniʁ
!
MASANIELLO
L'amour
s'enfuit
,
lelə
tempstɑ̃
s'envole
.
CHOEUR DES JEUNES FILLES
Sisi
vousvu
tardeztaʁde
onɔ̃
nousnu
immoleimɔl
!
MASANIELLO
Lelə
tempstɑ̃
emporteɑ̃pɔʁt
nosno
plaisirspleziʁ
Commekɔm
lesle
flotsflo
notrenɔtʁ
gondolegɔ̃dɔl
.
Les Mmes; Fenella.
Elle court Masaniello. Elle lui explique que les soldats du vice-roi s'avancent en bon ordre, enseignes dployes, et que les tambours battent aux champs. Devant eux les lazzaroni se sont enfuis effrays; les uns ont jet leurs armes, les autres, genoux, ont demand la vie. Elle entrane Masaniello vers la fentre du palais ... Les voil, ils avancent; ils ont jur qu'aucun de vous n'chapperait.
Masaniello
PIETRO
Tuty
lelə
voisvwa
,
leurlœʁ
fureurfyʁœʁ
nousnu
dvoue
auo
trpas
?
revenant un peu lui, et serrant Fenella contre son cur.
MASANIELLO
Mama
Fenella
!
mama
sursyʁ
!
quiki
causekoz
teste
alarmesalaʁm
?
PIETRO
Nosno
tyranstiʁɑ̃
!
...
quekə
cesə
motmo
tetə
rappelleʁapɛl
auxo
combatskɔ̃ba
!
MASANIELLO
Qu'entends-je
?
PIETRO
Cesə
sontsɔ̃
euxø
.
MASANIELLO
Ehe
!
quiki
doncdɔ̃k
?
PIETRO
Leurslœʁ
soldatssɔlda
!
CHOEUR DES JEUNES FILLES
Nosno
tyranstiʁɑ̃
!
MASANIELLO
Sesə
peut-il
?
CHOEUR DES JEUNES FILLES
Ouiwi
,
nosno
tyranstiʁɑ̃
!
revenant lui
MASANIELLO
Mesme
armesaʁm
!
l'entranant
CHOEUR DES JEUNES FILLES
Victoireviktwaʁ
!
ilil
vava
guidergide
nosno
paspa
;
Plusply
dedə
discordesdiskɔʁd
,
plusply
d'alarmes
!
Victoireviktwaʁ
!
ilil
vava
guidergide
nosno
paspa
!
Ils sortent tous l'pe la main en entranant Masaniello, qui recommande Borella de rester prs de sa sur et de veiller sur elle.
seule
Quelque temps elle suit son frre des yeux. Elle revient sur le bord du thtre, et prie pour que le ciel le protge. C'est |tout ce qu'elle demande, car pour elle il n'y a plus d'espoir de bonheur.. Elle regarde encore cette charpe qu'Alphonse lui a donne; elle veut s'en sparer, elle ne peut s'y rsoudre: elle la regarde, la couvre de baisers; elle entend marcher et la cache ... C'est Elvire, c'est sa rivale qui entre ple et en dsordre; Fenella court elle: Comment vous trouvez-vous seule en ces lieux? d'o venez-vous?
Fenella, Elvire, Borella.
ELVIRE
N'approchez
paspa
!
lelə
meurtremœʁtʁ
ete
l'incendie
Dvastent
cesə
palaispalɛ
;
venezvəne
,
fuyonsfɥijɔ̃
cessɛ
lieuxljø
.
Elle n'a rien craindre; elle veut rester.
ELVIRE
Entendez-vousɑ̃.tɑ̃dʁ
lesle
criskʁi
dontdɔ̃
ilsil
frappentfʁap
lesle
cieuxsjø
?
Jeʒə
voisvwa
lelə
ferfɛʁ
sanglantsɑ̃glɑ̃
quiki
menaait
mama
vievi
,
J'allais
prir
!
...
unœ̃
mortelmɔʁtɛl
gnreux
,
Votrevɔtʁ
frre
lui-mme
a
tromp
leurlœʁ
furiefyʁi
.
BORELLA
Masaniello
!
grandsgʁɑ̃
dieuxdjø
!
Ilil
a
doncdɔ̃k
triomph
?
Lelə
destindɛstɛ̃
sesə
prononcepʁɔnɔ̃s
!
coutez
...
ilil
revientʁəvjɛ̃
...
qu'ai-je
vuvy
?
c'est
Alphonseal.fɔ̃s
!
Les Mmes; Alphonse, Suite.
Elle court lui, et lui demande o est Masaniello.
ALPHONSE
Votrevɔtʁ
frre
!
...
douleurdulœʁ
!
regretsʁəgʁɛ
ternels
!
Ilil
combattaitkɔ̃batɛ
encorɑ̃.kɔʁ
...
Hlas
!
cessɛ
cruelskʁyɛl
Ilil
voulutvuly
pargner
unœ̃
crimekʁim
.
Prte
prir
,
Elvire
embrassaitɑ̃bʁasɛ
sesse
genouxʒənu
...
Ilil
a
sauv
sesse
joursʒuʁ
,
ete
lelə
peuplepœpl
enɑ̃
courrouxkuʁu
...
BORELLA
Ilil
enɑ̃
taittɛ
l'idole
.
ALPHONSE
Ilil
enɑ̃
estɛst
lala
victimeviktim
.
Elle coute ce rcit, en tremblant et tombe moiti vanouie entre les bras de Borella, qui la soutient.
ALPHONSE
Ete
jeʒə
n'ai
pupy
lelə
secourirsəkuʁiʁ
!
Jeʒə
l'ai
veng
dudy
moinsmwɛ̃
:
nosno
bataillonsbatajɔ̃
fidles
Ontɔ̃
auo
loinlwɛ̃
dispers
cessɛ
hordesʼɔʁd
dedə
rebellesʁəbɛl
.
Masaniello
n'est
plusply
...
ilsil
nenə
saventsav
quekə
fuirfɥiʁ
.
Elle sort peu peu de son vanouissement, aperoit Alphonse auprs d'Elvire, se relve, jette sur Alphonse un dernier regard de regret et de tendresse et unit sa main celle d'Elvire; puis elle s'lance rapidement vers l'escalier qui est au fond du thtre. Surpris de ce brusque dpart, Alphonse et Elvire e retournent pour lui adresser un dernier adieu. En ce moment le Vsuve commence jeter des tourbillons de flamme et de fume, et Fenella, parvenue au haut de la terrasse, contemple cet effrayant spectacle. Elle s'arrte, et dtache son charpe, la jette du ct d'Alphonse, lve les yeux au ciel et se prcipite dans l'abme.
Alphonse et Elvire poussent un cri d'effroi. Mais au mme instant le Vsuve mugit avec plus de fureur; du cratre du volcan la lave enflamme se prcipite.
Le peuple pouvant se prosterne.
CHOEUR DES JEUNES FILLES
Grce
pourpuʁ
notrenɔtʁ
crimekʁim
!
Grandgʁɑ̃
Dieudjø
!
protge-nous
!
Ete
quekə
cettesɛt
victimeviktim
Suffisesy.fiʁ
tontɔ̃
courrouxkuʁu
!