Grétry, André
Richard Coeur de Lion
Full Libretto
Source
Sur un des côtés est une maison qui a l'apparence d une genttlhommière.
On en uoit la porte; un bane est de l'autre coté)
ACTE 1
Ouverture et introduction
(Pendant l'ouverture passent plusieurs paysans
avec leurs ouhis de travail sur leurs ripaules;
ils vent en veste et portent leurs habits.)
LE CHOEUR
Chantonsʃɑ̃tɔ̃
,
chansonsʃɑ̃sɔ̃
,
Célébronsselebʁɔ̃
cesə
bonbɔ̃
ménagemenaʒ
,
Chantonsʃɑ̃tɔ̃
,
chansonsʃɑ̃sɔ̃
,
Retournonsʁətuʁnɔ̃
dansdɑ̃
nosno
maisonsmɛzɔ̃
.
Quekə
lelə
vieuxvjø
Mathurin
Refaitʁə.fɛ
sonsɔ̃
mariagemaʁjaʒ
?
Lelə
falt
estɛst
certainsɛʁtɛ̃
,
Nousnu
danseronsdɑ̃səʁɔ̃
demaindəmɛ̃
,
Nousnu
boironsbwaʁɔ̃
dudy
bonbɔ̃
vinvɛ̃
.
COLETTE
Antonio
,
jeʒə
gagegaʒ
,
Enɑ̃
cesə
momentmɔmɑ̃
,
enɑ̃
cesə
momentmɔmɑ̃
,
Estɛst
bienbjɛ̃
loinlwɛ̃
dudy
villagevilaʒ
,
Aha
!
quelkɛl
cruelkʁyɛl
tourmenttuʁmɑ̃
!
LE CHOEUR
Colettekɔ.lɛt
,
aha
!
ctest
demaindəmɛ̃
Quekə
lelə
vieuxvjø
Mathurin
Refaitʁə.fɛ
sonsɔ̃
mariagemaʁjaʒ
;
Lelə
faitfɛ
estɛst
certainsɛʁtɛ̃
Fille, point de chagrin
LE CHOEUR
Nousnu
danseronsdɑ̃səʁɔ̃
demaindəmɛ̃
,
Nousnu
boironsbwaʁɔ̃
dudy
bonbɔ̃
vinvɛ̃
.
Vraimentvʁɛmɑ̃
,
ouiwi
,
c'est
demaindəmɛ̃
,
etc
.
Le vieux Mathurn entre avec sa femme.
MATHURIN
Commentkɔmɑ̃
,
c'est
demaindəmɛ̃
Quekə
tontɔ̃
vieuxvjø
Mathurin
Avecavɛk
toitwa
,
mama
femmefam
,
Sesə
remetʁəmɛ
enɑ̃
traintʁɛ̃
.
Aprèsapʁɛ
cinquantesɛ̃kɑ̃t
ansɑ̃
Ilil
estɛst
encorɑ̃.kɔʁ
tempstɑ̃
Dedə
sesə
montrermɔ̃tʁe
aiseɛz
Ete
d'être
contentskɔ̃tɑ̃
.
Chantonsʃɑ̃tɔ̃
,
célébronsselebʁɔ̃
cesə
bonbɔ̃
ménagemenaʒ
,
etc
.
LE CHOEUR
Chantonsʃɑ̃tɔ̃
,
chansonsʃɑ̃sɔ̃
,
etc
.
(Tout le monde sort. Blondel, feignant d'etre aveugle,
vêtu d'un grand manteau et portant un violon,
entre guidé par le joune Antonio.)
Scène 1
BLONDEL
Antonio
,
qutest
cesə
quekə
j'entends
?
J'entends
,
jeʒə
croiskʁwa
.
chanterʃɑ̃te
?
ANTONIO
Ouiwi
,
c'est
touttu
lelə
hameauʼamo
quiki
s'en
retourneʁətuʁn
chezʃe
luilɥi
aprèsapʁɛ
l'ouvrage
desde
champsʃɑ̃
:
lelə
soleilsɔlɛj
estɛst
couchékuʃe
.
BLONDEL
Oùu
suissɥi
jeʒə
iciisi
,
monmɔ̃
petitpəti
amiami
?
ANTONIO
Vousvu
n'êtes
paspa
loinlwɛ̃
d'un
châteauʃato
oùu
ilil
y
a
desde
tourstuʁ
,
desde
créneauxkʁeno
;
jeʒə
voisvwa
touttu
enɑ̃
hautʼo
unœ̃
soldatsɔlda
avecavɛk
sonsɔ̃
arbalèteaʁbalɛt
.
BLONDEL
Jeʒə
suds
bienbjɛ̃
lasla
ANTONIO
Teneztəne
,
asseyez
vousvu
sursyʁ
cettesɛt
pierrepjɛʁ
,
c'est
unœ̃
bane
.
BLONDEL
Aha
!
jeʒə
tetə
remercieʁəmɛʁsi
.
ANTONIO
C'est
unœ̃
bane
quiki
estɛst
vis
à
vis
lala
portepɔʁt
d'une
maisonmɛzɔ̃
quiki
paraitpaʁɛ
êtreɛtʁ
uneyn
fermefɛʁm
;
c'est
commekɔm
uneyn
maisonmɛzɔ̃
dedə
gentilhommeʒɑ̃tijɔm
.
BLONDEL
Ehe
bienbjɛ̃
,
monmɔ̃
amiami
,
vava
informerɛ̃fɔʁme
sisi
onɔ̃
peutpø
m'y
donnerdɔne
à
coucherkuʃe
pourpuʁ
cettesɛt
nuitnɥi
.
ANTONIO
Jeʒə
vousvu
retrouveraiʁətʁuvəʁɛ
làla
basba
.
BLONDEL
Aha
!
jeʒə
n'ai
paspa
envieɑ̃vi
d'en
sortirsɔʁtiʁ
;
quandkɑ̃
onɔ̃
nenə
voitvwa
paspa
,
onɔ̃
estɛst
bienbjɛ̃
forcéfɔʁse
dedə
resterʁɛste
oùu
onɔ̃
nousnu
ditdi
d'attendre
;
nenə
manquemɑ̃k
paspa
dedə
revenirʁəvniʁ
.
ANTONIO
Maismɛ
,
pèrepɛʁ
Blondel
,
j'ai
quelquekɛlkə
choseʃoz
à
vousvu
dirediʁ
.
BLONDEL
Quoikwa
?
ANTONIO
Aha
!
c'est
quekə
...
BLONDEL
Disdi
,
monmɔ̃
firs
,
qutest
cesə
quekə
c'est
?
ANTONIO
C'est
quekə
jeʒə
suds
bienbjɛ̃
fâchéfaʃe
;
jeʒə
nenə
pourraipuʁɛ
paspa
vousvu
conduirekɔ̃dɥiʁ
demaindəmɛ̃
.
BLONDEL
Héʼe
!
pourquoipuʁkwa
done
?
ANTONIO
C'est
quekə
jeʒə
suds
dedə
nocenɔs
:
monmɔ̃
grandgʁɑ̃
pèrepɛʁ
ete
mama
grandgʁɑ̃
mèremɛʁ
sesə
remarientʁəmaʁi
,
ete
monmɔ̃
petitpəti
fils
quiki
estɛst
leurlœʁ
frèreâ
€¦
BLONDEL
Tontɔ̃
petitpəti
fils
?
Tuty
asa
unœ̃
petitpəti
fils
?
ANTONIO
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
leurlœʁ
petitpəti
fils
quiki
estɛst
monmɔ̃
frèrefʁɛʁ
sesə
mariemaʁi
aussiosi
lelə
mèmemɛm
jourʒuʁ
dedə
leurlœʁ
remariaʁəmaʁja
Re
à
una
fillefij
dedə
cesə
cantonkɑ̃tɔ̃
.
BLONDEL
Ete
,
disdi
moimwa
,
elleɛl
nenə
demoureralt
paspa
dansdɑ̃
cesə
chateau
quekə
tuty
disdi
,
oùu
ilil
v
a
unœ̃
soldatsɔlda
auf
a
uneyn
arbalèteaʁbalɛt
?
ANTONIO
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
.
BLONDEL
Maismɛ
,
monmɔ̃
petitpəti
"
arson
,
demaindəmɛ̃
,
commentkɔmɑ̃
ferai
jeʒə
pourpuʁ
memə
conduirekɔ̃dɥiʁ
?
ANTONIO
Aha
!
jeʒə
vousvu
donneraidɔnəʁɛ
unœ̃
dedə
mesme
camaradeskamaʁad
ilil
estɛst
unœ̃
peupø
volagevɔlaʒ
,
maismɛ
jeʒə
vousvu
feral
venirvəniʁ
à
lala
nocenɔs
ete
vousvu
y
jouerezʒuʁe
dudy
violonvjɔlɔ̃
!
Aha
!
nenə
vousvu
embarrassezɑ̃baʁase
paspa
.
BLONDEL
Tuty
aimesɛm
done
bienbjɛ̃
denser
?
Air
ANTONIO
Lala
densedɑ̃s
ntest
paspa
cesə
quekə
j'aime
;
Maismɛ
c'est
lala
fillefij
à
Nicolasnikɔla
,
Lorsquelɔʁskə
jeʒə
lala
tienstjɛ̃
dansdɑ̃
mesme
blas
,
Alorsalɔʁ
monmɔ̃
plaisirpleziʁ
estɛst
extrêmeɛkstʁɛm
,
Jeʒə
lala
pressepʁɛs
conere
moimwa
mêmemɛm
Ete
puispɥi
nousnu
nousnu
parlors
touttu
paspa
!
Quekə
jeʒə
vousvu
plainsplɛ̃
,
vousvu
nenə
lala
verrezvɛʁe
paspa
!
parlé
BLONDEL
C'est
vraivʁɛ
,
monmɔ̃
firs
,
jeʒə
suds
bienbjɛ̃
à
plaindreplɛ̃dʁ
.
ANTONIO
Elleɛl
a
quinzekɛ̃z
ens
,
mod
,
j'en
aiɛ
seizesɛz
.
Aha
!
sisi
lala
mèremɛʁ
Nicolasnikɔla
N'était
paspa
tonjours
sursyʁ
nosno
paspa
!
Aha
bienbjɛ̃
quoiquekwakə
celë
déplaisedeplɛz
,
Auprèsopʁɛ
d'elle
jeʒə
suds
bienbjɛ̃
aiseɛz
,
Ete
pods
nousnu
nousnu
parlors
touttu
basba
!
Quekə
jeʒə
vousvu
plainsplɛ̃
,
vousvu
nenə
lala
verrezvɛʁe
paspa
!
BLONDEL
Continuekɔ̃tiny
,
jeʒə
croiskʁwa
lala
voirvwaʁ
.
ANTONIO
Vousvu
lala
voyezvwaje
!
Aha
!
vousvu
êtez
aveugleavœgl
!
BLONDEL
Ouiwi
,
ouiwi
!
ANTONIO
Qu'elle
estɛst
gentilleʒɑ̃tij
,
mama
bergèrebɛʁʒɛʁ
!
Quandkɑ̃
elleɛl
courtkuʁ
dansdɑ̃
lelə
vallonvalɔ̃
,
Oho
!
c'est
vraimentvʁɛmɑ̃
unœ̃
papillonpapijɔ̃
,
Sesse
piedspje
nenə
touchenttuʃ
paspa
lala
terretɛʁ
;
Jeʒə
l'attrape
,
quoiquekwakə
légèreleʒɛʁ
,
Ete
puispɥi
nousnu
nousnu
parlors
touttu
basba
!
Quekə
jeʒə
vousvu
plainsplɛ̃
,
vousvu
nenə
lala
verrezvɛʁe
paspa
!
BLONDEL
Vava
,
monmɔ̃
firs
,
vava
tonjours
voirvwaʁ
sisi
jeʒə
pourraipuʁɛ
trouvertʁuve
oùu
passerpase
cettesɛt
nuitnɥi
.
Antonio rentre dans la maison.
Scène 2
seul
BLONDEL
Ouiwi
,
voilàvwala
desde
tourstuʁ
,
voilàvwala
desde
fossésfose
,
desde
redoutesʁədut
;
c'est
bienbjɛ̃
làla
unœ̃
châteauʃato
fortfɔʁ
.
Onɔ̃
ditdi
quton
nenə
peutpø
enɑ̃
approcherapʁɔʃe
,
nousnu
verronsvɛʁɔ̃
,
lesle
guichetsgiʃɛ
dedə
cessɛ
tourstuʁ
s'ouvriront
peutpø
êtreɛtʁ
auxo
accentsaksɑ̃
dedə
l'amitié
.
Air
BLONDEL
O
Richardʁiʃaʁ
!
O
monmɔ̃
roiʁwa
!
L'univers
t'abandonne
.
Sursyʁ
lala
terretɛʁ
ilil
n'est
done
quekə
moimwa
Quiki
s'intéresse
à
tata
personnepɛʁsɔn
?
Moimwa
seol
dansdɑ̃
l'univers
Voudraisvudʁɛ
briserbʁize
teste
fersfɛʁ
Ete
touttu
lelə
resteʁɛst
ttabandonne
!
O
Richardʁiʃaʁ
,
etc
.
Ete
sasa
noblenɔbl
amieami
,
hélasʼelas
!
sonsɔ̃
coeurkœʁ
Doitdwa
êtreɛtʁ
navrénavʁe
dedə
douleurdulœʁ
!
Monarquesmɔnaʁk
,
cherchezʃɛʁʃe
,
cherchezʃɛʁʃe
desde
amisami
Nonnɔ̃
soussu
lesle
laurierslɔʁje
dedə
lala
gloireglwaʁ
,
Maismɛ
soussu
lesle
myrtesmiʁt
favorisfavɔʁi
Qu'offrent
lesle
fillesfij
dedə
Mémoirememwaʁ
.
Unœ̃
troubadourtʁubaduʁ
estɛst
touttu
amouramuʁ
,
Fidélitéfidelite
,
constancekɔ̃stɑ̃s
,
Ete
sanssɑ̃
espoirɛspwaʁ
drdɔk.tœʁ
récompenseʁekɔ̃pɑ̃s
!
O
Richardʁiʃaʁ
,
etc
.
Maismɛ
j'entends
dudy
bruitbʁɥi
.
Remettons
nousnu
ete
reprenonsʁəpʁənɔ̃
notrenɔtʁ
rôleʁol
!
Williams entre en scène tenant par l'oreille Guillot qui crie.
Scène 3
WILLIAMS
Jeʒə
ttapprendrai
à
porterpɔʁte
desde
lettreslɛtʁ
à
mama
fillefij
!
GUILLOT
C'est
dedə
lala
partpaʁ
dudy
gouverneurguvɛʁnœʁ
.
Quatuor
WILLIAMS
Quoikwa
!
dedə
lala
partpaʁ
dudy
gouverneurguvɛʁnœʁ
?
Sisi
j'apprends
aue
mama
fillefij
écouteekut
unœ̃
séducteursedyktœʁ
!...
GUILLOT
C'est
dedə
lala
partpaʁ
dudy
gouverneurguvɛʁnœʁ
,
Ilil
m'a
ditdi
dedə
luilɥi
remettreʁəmɛtʁ
Cettesɛt
lettrelɛtʁ
.
à part
BLONDEL
Aha
!
sisi
c'était
lelə
gouverneurguvɛʁnœʁ
,
Lelə
gouverneurguvɛʁnœʁ
dedə
cesə
châteauʃato
WILLIAMS
Vava
!
Mama
Laurettelɔ.ʁɛt
n'est
pointpwɛ̃
faitefɛt
Pourpuʁ
amuseramyze
lelə
gouverneurguvɛʁnœʁ
!
Sisi
tuty
reviensʁəvjɛ̃
,
c'est
faitfɛ
dedə
toitwa
!
Prendspʁɑ̃
gardegaʁd
à
toitwa
!
prendspʁɑ̃
gardegaʁd
à
toitwa
!
Disdi
luilɥi
quekə
mama
Laurettelɔ.ʁɛt
N'est point faite
WILLIAMS
Pourpuʁ
écouterekute
unœ̃
séducteursedyktœʁ
,
Ete
quekə
monsieurməsjø
lelə
gouverneurguvɛʁnœʁ
Memə
faitfɛ
beaucoupboku
troptʁo
d'honneur
!
GUILLOT
C'est
dedə
lala
partpaʁ
dudy
gouverneurguvɛʁnœʁ
.
IIdø
m'a
ditdi
dedə
lala
luilɥi
remettreʁəmɛtʁ
.
Cesə
n'est
nasnas
moimwa
.
Sisi
jeʒə
reviensʁəvjɛ̃
.
nonnɔ̃
.
sursyʁ
mama
foifwa
!
à part
BLONDEL
Aha
!
sisi
ctétait
lelə
gouverneurguvɛʁnœʁ
Dedə
cesə
châteauʃato
,
lelə
gouverneurguvɛʁnœʁ
!
C'est
dedə
lala
partpaʁ
dudy
gouverneurguvɛʁnœʁ
!
WILLIAMS
Ehe
!
quekə
memə
faitfɛ
tontɔ̃
gouverneurguvɛʁnœʁ
?
GUILLOT
Sisi
jh
reviensʁəvjɛ̃
,
nonnɔ̃
,
sursyʁ
mama
foifwa
!
BLONDEL
Sisi
jeʒə
aouvais
!
Aha
!
quelkɛl
bonheurbɔnœʁ
!
Nenə
frappezfʁape
paspa
!
pointpwɛ̃
dedə
débatsdeba
!
Mesme
bonsbɔ̃
amisami
,
lala
paixpɛ
!
WILLIAMS
Sisi
tuty
reviensʁəvjɛ̃
prendspʁɑ̃
gardegaʁd
à
toitwa
!
Ouiwi
,
sursyʁ
mama
foifwa
,
prendspʁɑ̃
gardegaʁd
à
toitwa
!
(Laurette entre; elle fait signe à Guillot de s'en aller.
Il se sauve. Williams dit à sa fille.)
WILLIAMS
Ete
sisi
jamaisʒamɛ
tuty
revoisʁəvwa
cesə
séducteursedyktœʁ
.
Tuty
sentirassɑ̃tiʁa
sisi
dansdɑ̃
monmɔ̃
brasbʁa
Ilil
estɛst
encoreɑ̃kɔʁ
quelquekɛlkə
vigueurvigœʁ
!
LAURETTE
Quiki
?
Moimwa
,
monmɔ̃
pèrepɛʁ
?
Jeʒə
nenə
voisvwa
pointpwɛ̃
lelə
gouverneurguvɛʁnœʁ
!
Aha
!
croyezkʁwaje
,
monmɔ̃
pèrepɛʁ
,
Quekə
jeʒə
feral
votrevɔtʁ
bonheurbɔnœʁ
!
WILLIAMS
Jeʒə
nenə
veuxvø
pointpwɛ̃
dedə
cesə
bonheurbɔnœʁ
!
Nenə
parlepaʁl
plusply
auo
seducteur
!
LAURETTE
Jeʒə
nenə
Veu
paspa
lelə
gouverneurguvɛʁnœʁ
!
BONDEL
Lala
paixpɛ
,
mesme
bonsbɔ̃
amisami
!
Lala
paixpɛ
dudy
cielsjɛl
,
soyezswaje
unisyni
!
Aha
!
sisi
c'était
lelə
gouverneurguvɛʁnœʁ
!
etc
.
WILLIAMS
Sisi
tuty
parlaispaʁlɛ
auo
séducteursedyktœʁ
,
Tuty
sentiraissɑ̃tiʁɛ
sisi
dansdɑ̃
monmɔ̃
brasbʁa
Ilil
estɛst
encorɑ̃.kɔʁ
quelquekɛlkə
vigueurvigœʁ
!
LAURETTE
Jeʒə
nenə
voisvwa
pointpwɛ̃
lelə
gouverneurguvɛʁnœʁ
!
Helas
,
monmɔ̃
pèrepɛʁ
,
hélasʼelas
!
BLONDEL
Pointpwɛ̃
dedə
débatsdeba
!
Nenə
frappezfʁape
paspa
!
etc
.
Scène 4
à Laurette
WILLIAMS
Rentrezʁɑ̃tʁe
dansdɑ̃
lala
maisonmɛzɔ̃
!
Laurette obéit.
Elle dit qu'elle ne l'à point vu et qutelle ne lui parle pas
WILLIAMS
ete
ilil
luilɥi
écritekʁi
!
Jeʒə
voudraisvudʁɛ
bienbjɛ̃
connaitrekɔ.nɛtʁ
cesə
quekə
ditdi
cettesɛt
lettrelɛtʁ
!
Ilsil
ontɔ̃
à
présentpʁezɑ̃
uneyn
manièremanjɛʁ
d'écrire
qu'on
nenə
peutpø
déchiffrerdeʃifʁe
.
Sisi
quelqu'un
cesə
vieillardvjɛjaʁ
n'est
dedə
cesə
payspei
ci
.
Bonhommebɔnɔm
,
savez
vousvu
lireliʁ
?
BLONDEL
Aha
!
ouiwi
,
jeʒə
saissɛ
lireliʁ
.
WILLIAMS
Ehe
bienbjɛ̃
lisez
moimwa
celasəla
!
BLONDEL
Aha
!
monmɔ̃
bonbɔ̃
Monsieurməsjø
,
jeʒə
suissɥi
aveugleavœgl
.
Cessɛ
méchantsmeʃɑ̃
Sarrasinssaʁazɛ̃
mtont
brûlébʁyle
lesle
yeuxjø
.
Maismɛ
nenə
vovez
vousvu
paspa
venirvəniʁ
unœ̃
petitpəti
garçongaʁsɔ̃
?
WILLIAMS
Ouiwi
.
BLONDEL
C'est
celuisəlɥi
quiki
memə
conduitkɔ̃dɥi
.
Ilil
saitsɛ
lireliʁ
ete
ilil
vousvu
liraliʁa
touttu
cesə
quekə
vousvu
voudrezvudʁe
.
Antonio
,
estɛst
cesə
toitwa
?
Antonio s'approche.
Scène 5
ANTONIO
Ouiwi
,
c'est
mod
,
pèrepɛʁ
Blondel
.
BLONDEL
Tuty
asa
étéete
bienbjɛ̃
longtempslɔ̃tɑ̃
.
ANTONIO
Aha
c
estɛst
quekə
jeʒə
I
aiɛ
trouvéetʁuve
ete
jeʒə
luilɥi
aiɛ
ditdi
unœ̃
petitpəti
motmo
.
BLONDEL
Tienstjɛ̃
ifsif
lala
lettrelɛtʁ
dedə
cesə
monsieurməsjø
quekə
voilàvwala
,
ete
lislis
bienbjɛ̃
hautʼo
ete
distinctementdistɛ̃ktəmɑ̃
.
Lislis
,
lislis
,
monmɔ̃
petitpəti
amiami
.
ANTONIO
"
Bellebɛl
Laurettelɔ.ʁɛt
..."
WILLIAMS
Bellebɛl
Laurettelɔ.ʁɛt
!
Voilàvwala
commekɔm
ilsil
leurlœʁ
fontfɔ̃
tournertuʁne
lala
têtetɛt
.
ANTONIO
"
Bellebɛl
Laurettelɔ.ʁɛt
,
monmɔ̃
cocur
nenə
peutpø
sesə
contenirkɔ̃tniʁ
dedə
lala
joieʒwa
qu'il
ressentʁəsɑ̃
parpaʁ
l'assurance
quekə
vousvu
memə
donnezdɔne
dedə
m'aimer
toujourstuʒuʁ
".
WILLIAMS
Aha
!
fillefij
indigneɛ̃diɲ
!
Elleɛl
l'aime
!
BLONDEL
Laissezlɛse
,
laissezlɛse
!
Continuekɔ̃tiny
!
ANTONIO
"
Sisi
lelə
prisonnierpʁizɔnje
quekə
ie
nenə
peuxpø
quitterkite
..."
WILLIAMS
Tanttɑ̃
mieuxmjø
!
à part
BLONDEL
Cesə
prisonnierpʁizɔnje
!
ANTONIO
"
Sesə
lelə
prisonnierpʁizɔnje
quekə
jeʒə
nenə
peuxpø
quitterkite
memə
permettaitpɛʁmɛtɛ
dedə
sortirsɔʁtiʁ
pendantpɑ̃dɑ̃
lelə
jourʒuʁ
,
j'irais
memə
jeterâ
€¦"
WILLIAMS
Fut
cesə
dansdɑ̃
lesle
fossésfose
dedə
tontɔ̃
châteauʃato
!
à part
BLONDEL
Quky
ilil
nenə
peutpø
quitterkite
!
Haut
BLONDEL
Lislis
toujourstuʒuʁ
.
ANTONIO
"
J'irais
memə
jeterʒəte
à
vosvo
piedspje
:
maismɛ
sisi
cettesɛt
nuitnɥi
..."
Ilil
y
a
làla
desde
motsmo
éffacés
.
BLONDEL
Ensuiteɑ̃sɥit
?
ANTONIO
Faitesfɛt
moimwa
dirediʁ
parpaʁ
quelqu'un
à
queuekø
heureœʁ
jeʒə
pourraispuʁɛ
vousvu
parlerpaʁle
.
Votrevɔtʁ
tendretɑ̃dʁ
,
fidèlefidɛl
amantamɑ̃
ete
constantkɔ̃stɑ̃
chevalierʃvalje
,
Florestanflɔ.ʁɛs.tɑ̃
."
WILLIAMS
Aha
!
damnationdanasjɔ̃
!
Goddamɡɔ.dam
!
BLONDEL
Goddamɡɔ.dam
!
Estɛst
cesə
quekə
vousvu
êtesɛt
Anglaisɑ̃glɛ
?
WILLIAMS
Aha
!
ouiwi
,
jeʒə
lelə
suds
.
BLONDEL
Vigoureuseviguʁøz
nationnasjɔ̃
!
Ete
commentkɔmɑ̃
estɛst
ilil
possiblepɔsibl
quekə
,
néne
onɔ̃
bravebʁav
Anglaisɑ̃glɛ
,
vousvu
soyezswaje
venuvəny
établiretabliʁ
dansdɑ̃
lelə
fondfɔ̃
dedə
l'Allemagne
er
dansdɑ̃
unœ̃
payspei
aussiosi
sauvagesovaʒ
quton
m'a
ditdi
qutil
étaitetɛ
?
WILLIAMS
Aha
!
ctest
troptʁo
longlɔ̃
à
vousvu
raconterʁakɔ̃te
.
Estɛst
cesə
quekə
nousnu
dépendonsdepɑ̃dɔ̃
dedə
nousnu
?
Ilil
nenə
fautfo
qu'une
circonstancesiʁkɔ̃stɑ̃s
pourpuʁ
nousnu
envoyerɑ̃vwaje
bienbjɛ̃
loinlwɛ̃
.
BLONDEL
Vousvu
avezave
raisonʁɛzɔ̃
,
carkaʁ
moimwa
jeʒə
suissɥi
dedə
l'Isle
dedə
Francefʁɑ̃s
,
ete
memə
voilàvwala
iciisi
.
Ete
dedə
queuekø
provincepʁɔvɛ̃s
d'Angleterre
êtes-vous
?
WILLIAMS
Dudy
Payspei
dedə
Gallesgal
.
BLONDEL
Vousvu
êtesɛt
dudy
Payspei
dedə
Gallesgal
!
Aha
!
sisi
j'avais
lala
jouissanceʒwisɑ̃s
dedə
mesme
yeuxjø
,
quekə
j'aurais
dudy
plaisirpleziʁ
à
vousvu
voirvwaʁ
!
Ete
commentkɔmɑ̃
avezave
vousvu
quittékite
cesə
bonbɔ̃
payspei
?
WILLIAMS
J'ai
étéete
à
lala
croisadekʁwazad
,
à
lala
Palestinepalɛstin
.
BLONDEL
A
lala
Palestinepalɛstin
!
Ete
moimwa
aussiosi
.
WILLIAMS
Avecavɛk
notrenɔtʁ
roiʁwa
Richardʁiʃaʁ
.
BLONDEL
Avecavɛk
notrenɔtʁ
rod
!
Ete
moimwa
dedə
mêmemɛm
.
WILLIAMS
Quandkɑ̃
jeʒə
suissɥi
revenuʁəvəny
dansdɑ̃
monmɔ̃
payspei
,
n'ai
jeʒə
paspa
trouvétʁuve
monmɔ̃
pèrepɛʁ
mortmɔʁ
.
BLONDEL
Ilil
étaitetɛ
peutpø
êtreɛtʁ
bienbjɛ̃
vieuxvjø
?
WILLIAMS
Aha
!
cesə
n'est
paspa
dedə
vieillessevjejɛs
;
ilil
avaitavɛ
étéete
tuétɥe
parpaʁ
unœ̃
gentilhommeʒɑ̃tijɔm
desde
environsɑ̃viʁɔ̃
,
purpyʁ
unœ̃
lapinlapɛ̃
qu'il
avaitavɛ
tuétɥe
sursyʁ
sesse
terrestɛʁ
.
J'apprends
celasəla
enɑ̃
arrivantaʁivɑ̃
;
jeʒə
courskuʁ
trouvertʁuve
cesə
gentilhommeʒɑ̃tijɔm
,
ete
j'ai
vengévɑ̃ʒe
lala
mortmɔʁ
dedə
monmɔ̃
pèrepɛʁ
parpaʁ
lala
siennesjɛn
.
BLONDEL
Ainsiɛ̃si
voilàvwala
deuxdø
hommesɔm
tuéstɥe
pourpuʁ
unœ̃
lapinlapɛ̃
.
WILLIAMS
Celasəla
n'est
quekə
troptʁo
vraivʁɛ
.
BLONDEL
Enfinɑ̃fɛ̃
,
vousvu
vousvu
êtesɛt
enfoi
?
WILLIAMS
Ouiwi
,
avecavɛk
mama
fillefij
ete
mama
femmefam
quiki
estɛst
mortemɔʁt
depuisdəpɥi
,
ete
memə
voilàvwala
.
Lala
justiceʒystis
à
mangémɑ̃ʒe
monmɔ̃
châteauʃato
ete
monmɔ̃
fieffjɛf
,
ete
jeʒə
ntai
plusply
rienʁjɛ̃
làla
basba
qu'une
sentencesɑ̃tɑ̃s
dedə
mortmɔʁ
;
maismɛ
iciisi
jeʒə
nenə
lesle
crainskʁɛ̃
paspa
.
BLONDEL
Jeʒə
vousvu
demandedəmɑ̃d
bienbjɛ̃
pardonpaʁdɔ̃
dedə
toutestut
mesme
questionskɛstjɔ̃
.
WILLIAMS
Aha
!
ilil
nenə
memə
déplaîtdeplɛ
paspa
dedə
parlerpaʁle
dedə
touttu
celasəla
.
BLONDEL
Ete
à
lala
croisadekʁwazad
vousvu
avezave
done
connukɔny
lelə
bravebʁav
roiʁwa
Richardʁiʃaʁ
,
cesə
hérosʼeʁo
,
cesə
grandgʁɑ̃
hommeɔm
?
WILLIAMS
Ouiwi
,
puisquepɥiskə
j'ai
servisɛʁvi
soussu
luilɥi
.
BLONDEL
Ete
sanssɑ̃
douse
vousvu
avezave
...
WILLIAMS
Maismɛ
j'ai
affaireafɛʁ
.
(Il sort. Laurette paraît tandis qu'Antonio se retire
un peu plus loin pour manger un pain qu'il a tiré d'un bissac.)
Scène 6
LAURETTE
Aha
!
bonhommebɔnɔm
,
jeʒə
vousvu
enɑ̃
priepʁi
,
ditesdit
moimwa
cesə
quekə
vousvu
a
ditdi
monmɔ̃
pèrepɛʁ
?
BLONDEL
C'est
vousvu
quiki
êtesɛt
lala
bellebɛl
Laurettelɔ.ʁɛt
?
LAURETTE
Ouiwi
,
Monsieurməsjø
.
BLONDEL
Votrevɔtʁ
pèrepɛʁ
estɛst
fortfɔʁ
irritéiʁite
;
ilil
salt
cesə
quekə
contientkɔ̃tjɛ̃
lala
lettrelɛtʁ
dudy
chevalierʃvalje
Florestanflɔ.ʁɛs.tɑ̃
.
LAURETTE
Ouiwi
,
Florestanflɔ.ʁɛs.tɑ̃
,
c'est
sonsɔ̃
nomnɔ̃
.
Estɛst
cesə
qu'on
a
luly
lala
lettrelɛtʁ
à
monmɔ̃
pèrepɛʁ
?
BLONDEL
Nonnɔ̃
,
paspa
moimwa
,
jeʒə
suissɥi
aveugleavœgl
:
maismɛ
c'est
monmɔ̃
petitpəti
conducteurkɔ̃dyktœʁ
.
ANTONIO
Ouiwi
.
c'est
moimwa
;
maismɛ
estɛst
cesə
quekə
vousvu
nenə
memə
l'aviez
paspa
cit
.
dedə
lala
lireliʁ
?
LAURETTE
Onɔ̃
auraitɔʁɛ
bienbjɛ̃
dûdy
nenə
paspa
lelə
fairefɛʁ
!
BLONDEL
Ilil
l'aurait
faitfɛ
lireliʁ
parpaʁ
unœ̃
autreotʁ
.
LAURETTE
C'est
vraivʁɛ
.
Ete
quekə
disaitdizɛ
lala
lettrelɛtʁ
?
BLONDEL
Quekə
sanssɑ̃
lelə
prisonnierpʁizɔnje
qu'il
gardeâ
€¦
Ete
qu'est
cesə
quekə
c'est
quekə
cesə
prisonnierpʁizɔnje
?
LAURETTE
Onɔ̃
nenə
ditdi
paspa
cesə
qu'il
estɛst
.
BLONDEL
Quekə
sanssɑ̃
lelə
prisonnierpʁizɔnje
qu'il
gardegaʁd
,
ilil
viendraitvjɛ̃dʁɛ
sesə
jeterʒəte
à
vosvo
piedspje
.
LAURETTE
Pauvrepovʁ
chevalierʃvalje
.
BLONDEL
Maismɛ
quekə
cettesɛt
nuitnɥi
...
LAURETTE
Cettesɛt
nuitnɥi
!
Aha
!
lala
nuitnɥi
!
Elle soupire.
Air
LAURETTE
Jeʒə
crainskʁɛ̃
dedə
luilɥi
parlerpaʁle
lala
nuitnɥi
,
J'écoute
troptʁo
touttu
cesə
qu'il
ditdi
;
Ilil
memə
ditdi
:
"
Jeʒə
vousvu
aimeɛm
!"
Ete
jeʒə
senssɑ̃s
,
malgrémalgʁe
moimwa
,
Jeʒə
senssɑ̃s
monmɔ̃
coeurkœʁ
quiki
batba
,
quiki
batba
,
Jeʒə
nenə
saissɛ
pourquoipuʁkwa
.
Puis il prend ma main, il la presse
LAURETTE
Avecavɛk
tent
dedə
tendressetɑ̃dʁɛs
,
tent
dedə
tendressetɑ̃dʁɛs
Quekə
jeʒə
nenə
saissɛ
plusply
oùu
j'en
suissɥi
,
Jeʒə
veuxvø
lelə
fuirfɥiʁ
,
maismɛ
jeʒə
nenə
puispɥi
.
Aha
!
lala
nuitnɥi
,
lala
nuitnɥi
.
Pourquoipuʁkwa
luilɥi
parlerpaʁle
lala
nuitnɥi
!
J'écoute
troptʁo
touttu
cesə
qu'il
ditdi
,
Ilil
memə
ditdi
,
etc
.
BLONDEL
Vousvu
l'aimez
done
bienbjɛ̃
,
bellebɛl
Laurettelɔ.ʁɛt
?
LAURETTE
Ah'
monmɔ̃
Dieudjø
,
ouiwi
,
jeʒə
l'aime
bienbjɛ̃
!
BLONDEL
Enɑ̃
véritéveʁite
,
votrevɔtʁ
aveau
estɛst
sisi
naïfnaif
quekə
lelə
nenə
peuxpø
,
m'empêcher
dedə
vousvu
donnerdɔne
unœ̃
conseilkɔ̃sɛj
.
LAURETTE
Ditesdit
,
citessit
.
Jeʒə
nenə
saissɛ
iciisi
à
quiki
memə
confierkɔ̃fje
;
maismɛ
votrevɔtʁ
airɛʁ
,
votrevɔtʁ
âgeaʒ
,
ete
puispɥi
vousvu
nenə
pouvezpuve
memə
voirvwaʁ
,
touttu
celasəla
memə
donnedɔn
lala
hardiesseʼaʁdjɛs
dedə
vousvu
parlerpaʁle
,
ete
memə
faitfɛ
,
jeʒə
croiskʁwa
,
moms
rougirʁuʒiʁ
.
BLONDEL
Ehe
bienbjɛ̃
.,
bellebɛl
Laurettelɔ.ʁɛt
...
LAURETTE
Maismɛ
quiki
vousvu
a
ditdi
quekə
j'étais
bellebɛl
?
BLONDEL
Hélasʼelas
!
pourpuʁ
moimwa
,
pauvrepovʁ
aveugleavœgl
,
lala
beautébote
d'une
femmefam
estɛst
dansdɑ̃
lelə
charmeʃaʁm
,
dansdɑ̃
lala
douccur
dedə
sasa
voixvwa
.
LAURETTE
Ehe
bienbjɛ̃
?
BLONDEL
Jeʒə
vousvu
diraidiʁɛ
done
quekə
,
lorsquelɔʁskə
cessɛ
chevaliersʃvalje
,
cessɛ
yensjɛn
dedə
hauteʼot
conditionkɔ̃disjɔ̃
nenə
sesə
fontfɔ̃
quelquefoiskɛlkəfwa
aucunokœ̃
scrupuleskʁypyl
dedə
lala
trompertʁɔ̃pe
.
LAURETTE
Maismɛ
mama
noblessenɔblɛs
estɛst
égaleegal
à
lala
siennesjɛn
.
BLONDEL
Lelə
saitsɛ
ilil
?
LAURETTE
Bienbjɛ̃
sursyʁ
,
jeʒə
voudraisvudʁɛ
dirediʁ
à
monmɔ̃
pèrepɛʁ
lesle
intentionsɛ̃tɑ̃tjɔ̃
dudy
chevalierʃvalje
Florestanflɔ.ʁɛs.tɑ̃
.
BLONDEL
C'est
luilɥi
quiki
estɛst
lelə
gouverneurguvɛʁnœʁ
dedə
cesə
châteauʃato
?
LAURETTE
Ouiwi
!
BLONDEL
Ete
touttu
enɑ̃
attendantatɑ̃dɑ̃
cettesɛt
confiancekɔ̃fjɑ̃s
enɑ̃
votrevɔtʁ
pèrepɛʁ
,
vousvu
lelə
recevrezʁə.sə.vwaʁ
cettesɛt
nun'
.
Cettesɛt
nuitnɥi
!
Cesə
chevalierʃvalje
quekə
vousvu
aimezɛme
,
vousvu
luilɥi
parlerezpaʁləʁe
cettesɛt
nuitnɥi
!
Ecoutez
moimwa
,
cecisəsi
n'est
qutune
chansonnetteʃɑ̃sɔnɛt
.
Chanson
BLONDEL
Unœ̃
bandeaubɑ̃do
couvrekuvʁ
lesle
yeuxjø
Dudy
dieudjø
quiki
rendʁɑ̃
amoureuxamuʁø
.
Celasəla
nousnu
apprendapʁɑ̃
sanssɑ̃
doutedut
Quekə
cesə
petitpəti
dieudjø
badinbadɛ̃
N'est
jamaisʒamɛ
,
jamaisʒamɛ
plusply
malinmalɛ̃
Quekə
quandkɑ̃
ilil
n'y
voltvɔlt
gouttegut
.
LAURETTE
Redites
moimwa
s'il
vousvu
plaîtplɛ
Cesə
joliʒɔli
coupletkuplɛ
!
Aha
!
jeʒə
nenə
doisdwa
paspa
l'oublier
,
Jeʒə
veuxvø
lelə
dirediʁ
auo
chevalierʃvalje
.
BLONDEL
Trèstʁɛ
volontiersvɔlɔ̃tje
.
Ensemble
Un bandeau couvre les yeux, etc.
LAURETTE
Aha
!
voicivwasi
jeʒə
nenə
saissɛ
combienkɔ̃bjɛ̃
dedə
personnelpɛʁsɔnɛl
quiki
arriventaʁiv
,
desde
chevauxʃvo
,
desde
chariotsʃaʁjo
.
C'est
sanssɑ̃
douse
cettesɛt
damedam
quiki
descenddesɑ̃
iciisi
.
J'v
courskuʁ
.
BLONDEL
Ecoutez
done
.
bellebɛl
Laurettelɔ.ʁɛt
,
j'ai
quelquekɛlkə
choseʃoz
à
vousvu
dirediʁ
.
LAURETTE
Dedə
luilɥi
?
BLONDEL
Nonnɔ̃
.
LAURETTE
Ditesdit
done
viseviz
.
BLONDEL
Pourraipuʁɛ
jeʒə
passerpase
cettesɛt
nuitnɥi
ci
seulementsœlmɑ̃
dansdɑ̃
votrevɔtʁ
maisonmɛzɔ̃
?
LAURETTE
Nonnɔ̃
celasəla
nenə
sesə
peutpø
paspa
.
Monmɔ̃
pèrepɛʁ
,
à
lala
prièrepʁijɛʁ
d'un
ancienɑ̃sjɛ̃
amiami
,
a
cédésede
pourpuʁ
cettesɛt
nun'
seolement
sasa
maisonmɛzɔ̃
touttu
entièreɑ̃tjɛʁ
à
uneyn
grandegʁɑ̃d
damedam
ete
,
à
moinsmwɛ̃
qu'elle
nenə
lelə
permettepɛʁmɛt
,
nousnu
nenə
pouvonspuvɔ̃
paspa
disposerdispoze
dudy
plusply
petitpəti
endroitɑ̃dʁwa
.
Maismɛ
demaindəmɛ̃
...
adieuadjø
.
Elle sort.
BLONDEL
Allonsalɔ̃
,
prenonspʁənɔ̃
patiencepasjɑ̃s
,
Antonio
!
ANTONIO
Plaîtplɛ
ilil
?
BLONDEL
Vava
voirvwaʁ
s'il
n'y
a
paspa
d'autre
retraiteʁətʁɛt
auxo
environsɑ̃viʁɔ̃
.
ANTONIO
J'y
courskuʁ
.
(Antonio sort. Alors paraissent des yens de toutes sortes,
des domestiques des chevaliers.
Ils donnent le bras à Marguerite,
comtesse de Flandre et d'Artois.
Elle paraît descendre de son palefroi
et est accompagnée de femmes suivantes.
Elle a l'air de donner des ordres.)
Scène 7
BLONDEL
Cielsjɛl
!
Quekə
voisvwa
jeʒə
?
C'est
lala
comtessekɔ̃tɛs
dedə
Flandreflɑ̃dʁ
!
C'est
Margueritemaʁgəʁit
,
c'est
lelə
tendretɑ̃dʁ
el
malheureuxmalœʁø
objetɔbʒɛ
dedə
l'amour
dedə
l'infortuné
Richardʁiʃaʁ
!
Aha
!
j'accepte
lelə
présagepʁezaʒ
:
sasa
rencontreʁɑ̃kɔ̃tʁ
iciisi
nenə
peutpø
étre
qu'un
coupku
dudy
cielsjɛl
.
Sisi
lelə
roiʁwa
estɛst
iciisi
,
ete
sisi
cessɛ
tourstuʁ
luilɥi
serventsɛʁv
dedə
prisonpʁizɔ̃
...
Aha
!
dieuxdjø
!
Maismɛ
peutpø
êtreɛtʁ
memə
trompé
jeʒə
!...
Voyonsvwajɔ̃
,
sisi
vraimentvʁɛmɑ̃
C'est
elleɛl
Sisi
c'est
Margueritemaʁgəʁit
,
sonsɔ̃
âmeam
nenə
pourrapuʁa
sesə
refuserʁəfyze
auxo
doucesdus
impressionsɛ̃pʁesjɔ̃
d'un
airɛʁ
qu'en
desde
tempstɑ̃
bienheureuxbjɛ̃nøʁø
sonsɔ̃
amantamɑ̃
a
faitfɛ
pourpuʁ
elleɛl
.
(Il joue cet air sur son violon. Dès les premières phrases,
Marguerite s'arrête, écoute, s'approche.)
LA COMTESSE
Oho
cielsjɛl
!
qu'entends
jeʒə
?...
Bonhommebɔnɔm
,
quiki
peutpø
vousvu
avoiravwaʁ
apprisapʁi
l'air
quekə
vousvu
jouezʒwe
sisi
bienbjɛ̃
sursyʁ
votrevɔtʁ
violonvjɔlɔ̃
?
BLONDEL
Madamemadam
jeʒə
l'ai
apprisapʁi
d'un
bravebʁav
écoyer
quiki
venaitvənɛ
dedə
lala
Terretɛʁ
Sainte
ete
quiki
,
disair
ilil
,
l'avait
entenduɑ̃tɑ̃dy
chanterʃɑ̃te
auo
roiʁwa
Richardʁiʃaʁ
.
LA COMTESSE
Ilil
vousvu
a
ditdi
lala
véritéveʁite
.
BLONDEL
Maismɛ
,
Madamemadam
,
vousvu
quiki
avezave
lala
voixvwa
d'un
angeɑ̃ʒ
,
n'êtes-vous
paspa
cettesɛt
grandegʁɑ̃d
damedam
quiki
doitdwa
occuperɔkype
lala
maisonmɛzɔ̃
qu'on
m'a
ditdi
êtreɛtʁ
iciisi
touttu
prèspʁɛ
?
LA COMTESSE
Ouiwi
,
bonhommebɔnɔm
BLONDEL
Ayezaje
pitiépitje
,
jeʒə
vousvu
priepʁi
,
d'un
pauvrepovʁ
aveugleavœgl
ete
permettez
luilɥi
d'y
passerpase
cettesɛt
nuitnɥi
,
dansdɑ̃
lelə
lieuljø
oùu
ilil
n'incommodera
paspa
.
LA COMTESSE
Aha
!
jeʒə
lelə
veuxvø
bienbjɛ̃
,
pourvupuʁvy
quekə
vousvu
répetiez
plusieursplyzjœʁ
foisfwa
l'air
quekə
vousvu
venezvəne
dedə
jouerʒwe
.
BLONDEL
Aha
!
tent
qu'il
vousvu
plairaplɛʁa
!
à sa suivante
LA COMTESSE
Béatrixbe.a.tʁiks
,
jeʒə
vousvu
recommandeʁəkɔmɑ̃d
cesə
bonbɔ̃
vieillardvjɛjaʁ
.
(Williams donne la main à Marguerite et la coniait dans sa maison.
Blondelse met à jouerplusieursfois ce merneairavec des variations.
Pendant ce temps, tout le begage se décharge,
des yeus de la comtesse vont et viennent.
On dresse une grande table à la porte, on y met du vin et des verres.)
Scène 8
à Blondel
UN PREMIER DOMESTIQUE
Allonsalɔ̃
,
bonhommebɔnɔm
,
mettezmɛte
vousvu
làla
,
vousvu
boirezbwaʁe
unœ̃
coupku
avecavɛk
nousnu
.
BLONDEL
Antonio
!
ANTONIO
Memə
voilàvwala
!
Blondel lui donne son verre plein.
BLONDEL
Tienstjɛ̃
,
boisbwa
,
monmɔ̃
firs
,
boisbwa
.
On verse à Blondel un second vere, et il dit, après avoir bu
BLONDEL
Enɑ̃
vousvu
remerciantʁəmɛʁsjɑ̃
,
mesme
amisami
,
maismɛ
jeʒə
veuxvø
payerpɛje
monmɔ̃
écoteko
.
UN DOMESTIQUE
Héʼe
!
commentkɔmɑ̃
çàsa
?
BLONDEL
Enɑ̃
vousdisant
unechanson
ete
vousvu
ferezfɛʁe
choruskɔʁys
.
UN AUTRE DOMESTIQUE
Allonsalɔ̃
,
c'est
unœ̃
bonbɔ̃
vivantvivɑ̃
.
Couragekuʁaʒ
,
pèrepɛʁ
!
Chansonʃɑ̃sɔ̃
BLONDEL
Quekə
lelə
sultansyltɑ̃
Saladin
Rassembleʁasɑ̃bl
dansdɑ̃
sonsɔ̃
jardinʒaʁdɛ̃
Unœ̃
troupeautʁupo
dedə
jouvencellesʒuvɑ̃sɛl
,
Toutestut
jeuneʒœn
,
toutestut
bellesbɛl
,
Pourpuʁ
s'amuser
lelə
matinmatɛ̃
:
C'est
bienbjɛ̃
!
C'est
bienbjɛ̃
!
Celasəla
nenə
nousnu
blesseblɛs
enɑ̃
rienʁjɛ̃
!
Moimwa
,
jeʒə
pensepɑ̃s
commekɔm
Grégoiregʁegwaʁ
,
J'aime
mieuxmjø
boirebwaʁ
,
j'aime
mieuxmjø
boirebwaʁ
!
TOUS
Moimwa
,
jeʒə
pensepɑ̃s
commekɔm
Grégoiregʁegwaʁ
J'aime
mieuxmjø
boirebwaʁ
,
j'aime
mieuxmjø
boirebwaʁ
!
Moimwa
,
jeʒə
pensepɑ̃s
commekɔm
Grégoiregʁegwaʁ
J'aime
mieuxmjø
boirebwaʁ
,
j'aime
mieuxmjø
boirebwaʁ
!
BLONDEL
Qu'un
Seigneursɛɲœʁ
,
qu'un
hautʼo
baronbaʁɔ̃
Vendevɑ̃d
jusqu'à
sonsɔ̃
donjondɔ̃ʒɔ̃
Pourpuʁ
allerale
à
lala
croisadekʁwazad
,
Ete
qu'il
laisselɛs
sasa
camaradekamaʁad
Dansdɑ̃
lesle
mainsmɛ̃
desde
yensjɛn
dedə
bienbjɛ̃
!
C'est
bienbjɛ̃
,
c'est
bienbjɛ̃
!
Celasəla
nenə
nousnu
blesseblɛs
enɑ̃
rienʁjɛ̃
.
Moimwa
jeʒə
pensepɑ̃s
commekɔm
Grégoiregʁegwaʁ
,
J'aime
mieuxmjø
boirebwaʁ
,
j'aime
mieuxmjø
boirebwaʁ
!
TOUS
Moimwa
,
jeʒə
pensepɑ̃s
commekɔm
Grégoiregʁegwaʁ
,
J'aime
mieuxmjø
boirebwaʁ
,
j'aime
mieuxmjø
boirebwaʁ
!
UN OFFICIER DE LA COMTESSE
Voyezvwaje
à
finirfiniʁ
.
Voilàvwala
Madamemadam
quiki
vava
sesə
retlrer
aans
sonsɔ̃
appartementapaʁtəmɑ̃
.
UN DOMESTIQUE
Encoreɑ̃kɔʁ
unœ̃
coupletkuplɛ
,
pèrepɛʁ
!
BLONDEL
Quekə
lelə
vaillantvajɑ̃
roiʁwa
Richardʁiʃaʁ
Ailleaj
courirkuʁiʁ
mainsmɛ̃
hasardʼazaʁ
Pourpuʁ
allerale
loinlwɛ̃
d'Angleterre
Conquérirkɔ̃keʁiʁ
uneyn
autreotʁ
terretɛʁ
Dansdɑ̃
lelə
payspei
d'un
païenpajɛ̃
,
C'est
bienbjɛ̃
,
c'est
bienbjɛ̃
!
Celasəla
nenə
nousnu
blesseblɛs
enɑ̃
rienʁjɛ̃
!
Molmɔl
,
lelə
pensepɑ̃s
commekɔm
Grégoiregʁegwaʁ
,
ENTR'ACTE
L'inrérieur
d'un
châteauʃato
fortfɔʁ
(Sur le devant est une terrasse, elle est entourée de grilles de fer
et disposée de facon que Richard, lorsqutil y est,
ne paisse voir lefond du thédtre, lequel représente un fossé,
revêtu extérieurement diun parapet,
c'est sur la terras se que parait Richard
et ctest sur le parapet que Blondel est vu.
Le théâtre est peu éclairé, surtout au fond;
il s'éclaire par degrés. L'aurore se lève après le crépuscule.
Pendant la marche, des soldats paraissent sur la terrasse,
d'autres sortent du chadieau for pourfaire le tour des ramparts.)
Scène 1
Ronde de nuit
Florestan et le roi Richard paraissent sur la terrasse.
FLORESTAN
L'aurore
vava
sesə
leverləve
,
profitez
enɑ̃
,
siresiʁ
,
pourpuʁ
votrevɔtʁ
santésɑ̃te
;
dansdɑ̃
uneyn
heureœʁ
onɔ̃
sasa
vava
vousvu
renfermerʁɑ̃fɛʁme
.
RICHARD
Florestanflɔ.ʁɛs.tɑ̃
!
FLORESTAN
Siresiʁ
!
RICHARD
Votrevɔtʁ
fortunefɔʁtyn
estɛst
dansdɑ̃
vosvo
mainsmɛ̃
.
FLORESTAN
Jeʒə
lelə
saissɛ
,
siresiʁ
,
maismɛ
monmɔ̃
honneurâ
€¦
RICHARD
Pourpuʁ
unœ̃
traîtretʁɛtʁ
!
FLORESTAN
Pourpuʁ
unœ̃
traîtretʁɛtʁ
!
S'il
l'était
,
siresiʁ
,
jeʒə
nenə
lelə
serviraissɛʁviʁɛ
paspa
.
RICHARD
Maismɛ
Florestanflɔ.ʁɛs.tɑ̃
(Florestan fait une révérence respectueuse,
ne répond rien et sort)
Scène 2
seul
RICHARD
Aha
,
grandgʁɑ̃
Dieudjø
!
Quelkɛl
funestefynɛst
coupku
dudy
sortsɔʁ
!
Couvertkuvɛʁ
dedə
laurierslɔʁje
cueilliskœ.ji
dansdɑ̃
lala
Palestinepalɛstin
,
auo
milieumiljø
dedə
mama
gloireglwaʁ
,
dansdɑ̃
lala
vigueurvigœʁ
dedə
l'âge
,
êtreɛtʁ
obscurémentɔpskyʁemɑ̃
contuné
commekɔm
lelə
dern
~
er
desde
hommesɔm
,
dansdɑ̃
lelə
fondfɔ̃
d
uneyn
prisonpʁizɔ̃
.
Il se lève.
Air
RICHARD
Sisi
l'univers
entierɑ̃tje
m'oublie
,
S'il
fautfo
passerpase
iciisi
mama
vievi
,
Quky
sertsɛʁ
mama
gloireglwaʁ
,
mama
valeurvalœʁ
?
Il regarde un portrait de Marguerite.
RICHARD
Doucedus
imageimaʒ
dedə
monmɔ̃
amieami
,
Viensvjɛ̃
calmerkalme
,
consolerkɔ̃sɔle
monmɔ̃
coeurkœʁ
,
Viensvjɛ̃
,
viensvjɛ̃
!
Unœ̃
instantɛ̃stɑ̃
suspendssyspɑ̃
mama
douleurdulœʁ
.
Dull
my
painpɛ̃
forfɔʁ
a
momentmɔmɑ̃
.
Sisi
touttu
memə
fun'
dansdɑ̃
monmɔ̃
malheurmalœʁ
,
O
mortmɔʁ
,
viensvjɛ̃
terminertɛʁmine
mama
peinepɛn
,
Sisi
l'espoir
fuitfɥi
dedə
monmɔ̃
coeurkœʁ
,
O
mortmɔʁ
,
viensvjɛ̃
briserbʁize
mama
chaineʃɛn
!
Nonnɔ̃
,
pourpuʁ
moimwa
plusply
dedə
bonheurbɔnœʁ
!
Sisi
l'univers
entierɑ̃tje
mtoublie
etc
.
O
souvenirsuvniʁ
dedə
mama
puissancepɥisɑ̃s
,
Crois-tu
raimer
mama
constancekɔ̃stɑ̃s
Nonnɔ̃
tuty
redoublesʁədubl
monmɔ̃
malheurmalœʁ
!
O
mortmɔʁ
,
viensvjɛ̃
,
viensvjɛ̃
terminertɛʁmine
mama
peinepɛn
,
Viensvjɛ̃
,
viensvjɛ̃
briserbʁize
mama
chaineʃɛn
,
L'esperance
a
fuifɥi
dedə
monmɔ̃
coeurkœʁ
!
(Richard se rassied; il est le coude appuyé sur une saillie de pierre
et paraft abime dans le plus profond chagnn;
sa tête est en partie cachée par sa main.
Blondel et Antonio paraissent au fond.)
Scène 3
BLONDEL
Antonio
arrêtons
nousnu
iciisi
;
j'aime
à
respirerʁɛspiʁe
cetsɛt
airɛʁ
fraisfʁɛ
ete
purpyʁ
quiki
annonceanɔ̃s
ete
accompagneakɔ̃paɲ
lelə
leverləve
dedə
l'aurore
.
Oùu
suissɥi
jeʒə
,
à
présentpʁezɑ̃
?
ANTONIO
Prèspʁɛ
dudy
parapetpaʁapɛ
dedə
cettesɛt
forteressefɔʁtəʁɛs
,
oùu
vousvu
m'avez
ditdi
dedə
vousvu
menerməne
.
BLONDEL
C'est
bienbjɛ̃
.
Il semble tâter le parapet pour monter dessus.
ANTONIO
Aha
!
nenə
montezmɔ̃te
paspa
dessusdəsy
cesə
parapetpaʁapɛ
.
BLONDEL
Aha
!
jeʒə
n'en
aiɛ
paspa
d'envie
!
Tienstjɛ̃
,
monmɔ̃
firs
,
voilàvwala
dedə
l'argent
,
vava
nousnu
chercherʃɛʁʃe
quelquekɛlkə
choseʃoz
pourpuʁ
déjouner
.
ANTONIO
Aha
!
vousvu
memə
donnezdɔne
troptʁo
.
BLONDEL
Lelə
resteʁɛst
serasəʁa
pourpuʁ
toitwa
.
ANTONIO
Enɑ̃
vousvu
remerciantʁəmɛʁsjɑ̃
.
Il part.
BLONDEL
Quandkɑ̃
tuty
serassəʁa
revenuʁəvəny
,
nousnu
ironsiʁɔ̃
nousnu
promenerpʁɔmne
.
Sanssɑ̃
doutedut
quekə
lesle
campagneskɑ̃paɲ
ventvɑ̃
aussiosi
bellesbɛl
quekə
jeʒə
lesle
aiɛ
vuesvy
autrefoisotʁəfwa
,
à
défautdefo
dedə
mesme
yeuxjø
,
jeʒə
memə
platspla
à
l'imaginer
.
Tuty
nenə
répondsʁepɔ̃
paspa
?
Aha
!
ilil
estɛst
partipaʁti
?
Il monte et s'arrange sur le parapet.
Scène 4
RICHARD
Uneyn
annéeane
!
Uneyn
annéeane
entièreɑ̃tjɛʁ
sesə
passepas
sanssɑ̃
quekə
jeʒə
reçoiveʁə.sə.vwaʁ
aucuneokyn
consolationkɔ̃sɔlasjɔ̃
ete
jeʒə
nenə
prévoispʁevwa
aucunokœ̃
termetɛʁm
auo
malheurmalœʁ
quiki
m'accable
.
BLONDEL
S'il
estɛst
iciisi
,
lelə
calmekalm
dudy
matinmatɛ̃
,
lelə
silencesilɑ̃s
quiki
règneʁɛɲ
dansdɑ̃
cessɛ
leux
laisseralɛsəʁa
sanssɑ̃
doutedut
pénétrerpenetʁe
mama
voixvwa
juasqu'au
fondfɔ̃
dedə
sasa
retraiteʁətʁɛt
.
Héʼe
!
S'il
estɛst
iciisi
,
peut-il
n'étre
paspa
frappéfʁape
d'une
romanceʁɔmɑ̃s
qu'autrefois
l'amour
luilɥi
a
inspiréɛ̃spiʁe
?
Auteurotœʁ
;
amoureuxamuʁø
ete
malheureuxmalœʁø
!
Quekə
dedə
raisonsʁɛzɔ̃
pourpuʁ
s'en
souvenirsuvniʁ
!
RICHARD
Trônetʁon
,
grandeursgʁɑ̃dœʁ
souverainesuvʁɛn
puissancepɥisɑ̃s
!
Vousvu
nenə
pouvezpuve
done
rienʁjɛ̃
contrekɔ̃tʁ
uneyn
telletɛl
infortuneɛ̃fɔʁtyn
?
Ete
Margueritemaʁgəʁit
?
Margueritemaʁgəʁit
!
(Pendant qu'il parle,
Blonlel parait accorler son violon presqu'en sourline,
akin lefaire sentir qu'il est très loin.
Il commence à jouer lors 1u mot "Marguertte".)
RICHARD
Quelskɛl
sonssɔ̃
!
O
cielsjɛl
!
Est-ilɛ.t‿il
possiblepɔsibl
qu'un
j'ai
faitfɛ
pourpuʁ
elleɛl
aitɛ
passépase
jusqu'ici
?
Ecoutons
!
Duo
BLONDEL
Uneyn
fièvrefjɛvʁ
brûlantebʁylɑ̃t
Unœ̃
jourʒuʁ
memə
terrassaitâ
€¦
RICHARD
Quelskɛl
accentsaksɑ̃
!
Quellekɛl
voixvwa
!
â
€¦
Jeʒə
lala
connaiskɔnɛ
!
BLONDEL
Ete
dedə
monmɔ̃
corpskɔʁ
chassaitʃasɛ
Monmɔ̃
âmeam
languissantelɑ̃gisɑ̃t
;
Mama
damedam
approcheapʁɔʃ
dedə
monmɔ̃
litli
(Pendant ce couplet Richard marque tous les degrés de surprise,
de joie et d'espérance et se pre'pare à dire le refrain.)
RICHARD
Unœ̃
regardʁəgaʁ
dedə
mama
bellebɛl
Blondel s'arrete et écoute.
RICHARD
Faitfɛ
dansdɑ̃
monmɔ̃
tendretɑ̃dʁ
coeurkœʁ
A
lala
peinepɛn
cruellekʁyɛl
Succédersyksede
lala
bonheurbɔnœʁ
.
(Pendant ce refrain Blondel marque la joie la plus viue,
il est prêt à se trouver mal de saisissement.)
BLONDEL
Dansdɑ̃
uneyn
tourtuʁ
obscureɔp.skyʁ
Unœ̃
roiʁwa
puissantpɥisɑ̃
languitlɑ̃gi
;
Sonsɔ̃
serviteursɛʁvitœʁ
gémitʒemi
Dedə
sasa
tristetʁist
aventureavɑ̃tyʁ
.
RICHARD
Cielsjɛl
!
C'est
Blondel
!
Sisi
Margueritemaʁgəʁit
étaitetɛ
iciisi
,
Jeʒə
m'écrierais
:
plusply
dedə
soucisusi
!
Unœ̃
regardʁəgaʁ
dedə
mama
bellebɛl
Faitfɛ
dansdɑ̃
monmɔ̃
tendretɑ̃dʁ
coeurkœʁ
A
lala
peinepɛn
cruellekʁyɛl
Succédersyksede
lelə
bonheurbɔnœʁ
.
BLONDEL
Unœ̃
regardʁəgaʁ
dedə
sasa
bellebɛl
Faitfɛ
dansdɑ̃
sonsɔ̃
tendretɑ̃dʁ
cocur
A
lala
peinepɛn
cruellekʁyɛl
Succédersyksede
lelə
bonheurbɔnœʁ
.
(Blondel joue le refrain; il danse,
il saute et exprime sa joie par l'air qu'il joue sur son violon.
Les soldats entendent le violon de Blondel;
ils sortent et viennent à lui. Grand roulement d e tambour
à 1'interieur de la forteresse.
Le gouverneur fait rentrer le roi.
La porte de la terrasse se ferme. Des soldats s'emparent de Blondel;
ils le font passer par une poterne et entrer dans les fortifications;
il finit par se retrouver à l'avantscène.)
Scène 5
Choeur
LES SOLDATS
Saissɛ
tuty
,
connaiskɔnɛ
tuty
Quiki
peutpø
t'avoir
réponduʁepɔ̃dy
?
Répondsʁepɔ̃
vitevit
!
Répondsʁepɔ̃
vitevit
!
Aha
!
quekə
tuty
n'en
esɛ
paspa
quittekit
!
Répondsʁepɔ̃
,
répondsʁepɔ̃
,
répondsʁepɔ̃
!
Quiki
peutpø
t'avoir
réponduʁepɔ̃dy
?
feignant d'avoir peur
BLONDEL
Aha
!
sanssɑ̃
douse
quelquekɛlkə
passantpasɑ̃
Quekə
divertissaitdivɛʁtisɛ
monmɔ̃
chantʃɑ̃
!
LES SOLDATS
Vitevit
enɑ̃
prisonpʁizɔ̃
!
Làla
,
tuty
dùas
tata
chansonʃɑ̃sɔ̃
!
Messieurs, point de colèrt,
BLONDEL
Ayezaje
pitiépitje
dedə
mama
misèremizɛʁ
!
Lesle
Sarrasinsaʁazɛ̃
furieuxfyʁjø
Dedə
lala
lumièrelymjɛʁ
desde
cieuxsjø
Ontɔ̃
privépʁive
mesme
pauvrespovʁ
yeuxjø
!
LES SOLDATS
Tanttɑ̃
mieuxmjø
pourpuʁ
toitwa
tent
mieuxmjø
,
Tuty
périraispeʁiʁɛ
dansdɑ̃
cessɛ
lieuxljø
Sisi
tuty
portals
dedə
bonsbɔ̃
yeuxjø
!
Enɑ̃
prisonpʁizɔ̃
,
vitevit
enɑ̃
prisonpʁizɔ̃
,
etc
.
avec plus de fermeté
BLONDEL
Aha
!
messieursme.sjø
,
attendezatɑ̃de
done
!
Jeʒə
veuxvø
parlerpaʁle
à
Monseigneurmɔ̃sɛɲœʁ
,
A
Monseigneurmɔ̃sɛɲœʁ
lelə
gouverneurguvɛʁnœʁ
,
Pourpuʁ
unœ̃
avisavi
importantɛ̃pɔʁtɑ̃
Qu'il
doitdwa
savoirsavwaʁ
à
['
instantɛ̃stɑ̃
!
Un officier Paraît.
à l'officier
LES SOLDATS
Ilil
veutvø
parlerpaʁle
à
Monseigneurmɔ̃sɛɲœʁ
,
A
Monseigneurmɔ̃sɛɲœʁ
lelə
gouverneurguvɛʁnœʁ
!
BLONDEL
Pourpuʁ
unœ̃
avisavi
importantɛ̃pɔʁtɑ̃
Qu'il
doitdwa
savoirsavwaʁ
à
l'instant
!
LES SOLDATS
Tuty
vasva
parlerpaʁle
à
Monseigneurmɔ̃sɛɲœʁ
,
A
Monseigneurmɔ̃sɛɲœʁ
lelə
gouverneurguvɛʁnœʁ
,
Puisquepɥiskə
l'avis
importantɛ̃pɔʁtɑ̃
Doitdwa
êtreɛtʁ
susy
à
l'instant
!
Voicivwasi
Monseigneurmɔ̃sɛɲœʁ
!
Maismɛ
prendspʁɑ̃
gardegaʁd
à
toitwa
!
Tuty
périraispeʁiʁɛ
,
sisi
tuty
trompaistʁɔ̃pɛ
,
Sisi
tuty
mentaismɑ̃tɛ
auo
gouverneurguvɛʁnœʁ
!
Voicivwasi
Monseigneurmɔ̃sɛɲœʁ
!
(Le gouverneur entre avec l'officier
qui a été l avertir.)
LES SOLDATS
Maismɛ
prendspʁɑ̃
gardegaʁd
à
toitwa
,
etc
.
Scène 6
UN SOLDAT
Voicivwasi
monsieurməsjø
lelə
gouverneurguvɛʁnœʁ
.
BLONDEL
Oùu
estɛst
ilil
monsieurməsjø
lelə
gouverneurguvɛʁnœʁ
?
FLORESTAN
Memə
voilàvwala
!
BLONDEL
Dedə
quelkɛl
côtékote
?
Oùu
estɛst
ilil
?
FLORESTAN
Iciisi
!
BLONDEL
J'ai
unœ̃
avisavi
importantɛ̃pɔʁtɑ̃
à
luilɥi
donnerdɔne
.
FLORESTAN
Ehe
bienbjɛ̃
!
dedə
quoikwa
s'agit
ilil
?
Mais ne cherche point à mentir, ni à m'amuser,
FLORESTAN
carkaʁ
à
l'instant
tuty
perdraispɛʁdʁɛ
lala
vievi
.
BLONDEL
Aha
!
monsieurməsjø
!
C'est
êtreɛtʁ
déjàdeʒa
mortmɔʁ
à
moitiémwatje
quekə
d'avoir
perdupɛʁdy
lala
vuevy
.
Ehe
!
Commentkɔmɑ̃
unœ̃
pauvrepovʁ
aveugleavœgl
pourrait-il
prétendrepʁetɑ̃dʁ
à
vousvu
trompertʁɔ̃pe
?
FLORESTAN
Ehe
bienbjɛ̃
!
Parlepaʁl
!
BLONDEL
Etes
vousvu
seulsœl
?
FLORESTAN
Ouiwi
.
Retirez
vousvu
,
vousvu
autresotʁ
!
Les soldats se retirent dans le fond.
BLONDEL
Monsieurməsjø
,
c'est
quekə
lala
bellebɛl
Laurettelɔ.ʁɛt
...
FLORESTAN
Parlepaʁl
basba
.
BLONDEL
C'est
quekə
lala
bellebɛl
Laurettelɔ.ʁɛt
m'a
luly
lala
lettrelɛtʁ
quekə
vousvu
luilɥi
avezave
écriteekʁit
afinafɛ̃
quekə
vousvu
vissiezvisje
quekə
jeʒə
suds
envoyéɑ̃vwaje
parpaʁ
elleɛl
;
orɔʁ
,
vousvu
y
citessit
quekə
vousvu
vousvu
jetezʒəte
à
sesse
piedspje
,
ete
vousvu
luilɥi
demandezdəmɑ̃de
unœ̃
rendezʁɑ̃de
vousvu
pourpuʁ
cettesɛt
nuitnɥi
.
FLORESTAN
Ehe
bienbjɛ̃
,
monmɔ̃
amiami
?
BLONDEL
Ehe
bienbjɛ̃
,
monsieurməsjø
,
elleɛl
m'a
ditdi
dedə
vousvu
dirediʁ
quekə
vousvu
pourriezpuʁje
venirvəniʁ
à
ltheure
quekə
vousvu
voudriezvudʁje
.
FLORESTAN
Commentkɔmɑ̃
,
à
l'heure
,
quekə
jeʒə
voudraisvudʁɛ
?
BLONDEL
Ilil
y
a
chezʃe
sonsɔ̃
pèrepɛʁ
uneyn
damedam
dedə
hautʼo
paragepa.ʁaʒ
quiki
,
pourpuʁ
célébrerselebʁe
lala
joieʒwa
d'une
nouvellenuvɛl
intéressanteɛ̃teʁɛsɑ̃t
,
y
donnedɔn
toutetut
lala
nun'
à
denser
,
à
boirebwaʁ
,
mangermɑ̃ʒe
ete
rireʁiʁ
,
ete
vousvu
pourriezpuʁje
y
venirvəniʁ
soussu
quelquekɛlkə
prétextepʁetɛkst
Alorsalɔʁ
lala
bellebɛl
Laurettelɔ.ʁɛt
trouveratʁuvəʁa
tonjours
bienbjɛ̃
l'occasion
dedə
vousvu
dùe
quelquekɛlkə
petitepətit
choseʃoz
.
FLORESTAN
C'est
done
pourpuʁ
memə
parlerpaʁle
quekə
tuty
asa
chantéʃɑ̃te
?
BLONDEL
C'est
pourpuʁ
êtreɛtʁ
menéməne
versvɛʁ
vousvu
quekə
j'ai
faitfɛ
touttu
cesə
bruitbʁɥi
avecavɛk
monmɔ̃
violonvjɔlɔ̃
.
FLORESTAN
Ilil
n'y
a
paspa
dedə
maltmalt
Disdi
luilɥi
quekə
j'irai
.
Maismɛ
,
sesə
servirsɛʁviʁ
d'un
aveugleavœgl
pourpuʁ
fairefɛʁ
uneyn
commissionkɔmisjɔ̃
!
Aha
!
elleɛl
estɛst
charmanteʃaʁmɑ̃t
!
Vava
t'en
.
BLONDEL
Maismɛ
,
Monsieurməsjø
lelə
gouverneurguvɛʁnœʁ
!
Monsieurməsjø
lelə
gouverneurguvɛʁnœʁ
!
FLORESTAN
Ehe
bienbjɛ̃
?
BLONDEL
Aha
!
vousvu
voilàvwala
dedə
cesə
côtékote
làla
?
Pourpuʁ
qu'on
nenə
soupconne
rienʁjɛ̃
dedə
mama
missionmisjɔ̃
,
grondez
moimwa
bienbjɛ̃
fortfɔʁ
ete
renvoyezʁɑ̃vwaje
moimwa
.
FLORESTAN
Tuty
asa
raisonʁɛzɔ̃
.
Cesə
drôledʁol
a
dedə
l'esprit
!
Finale
BLONDEL
Aha
!
Monseigneurmɔ̃sɛɲœʁ
!
FLORESTAN
Pourpuʁ
lelə
peupø
quekə
tuty
m'as
ditdi
Fallait
ilil
fairefɛʁ
cesə
bruitbʁɥi
?
BLONDEL
Lesle
soldatssɔlda
ontɔ̃
faitfɛ
cesə
bruitbʁɥi
!
FLORESTAN
Témérairetemeʁɛʁ
,
témérairetemeʁɛʁ
!
Tuty
devraisdəvʁɛ
tetə
fairefɛʁ
!
N'insulte
paspa
lala
garrison
!
Tuty
devraisdəvʁɛ
êtreɛtʁ
enɑ̃
prisonpʁizɔ̃
!
BLONDEL
Ayezaje
pitiépitje
dedə
mama
misèremizɛʁ
!
Messieursme.sjø
,
pardonpaʁdɔ̃
!
Moimwa
,
quekə
j'insulte
lala
garrison
!
Antonio parait.
ANTONIO
Aha
!
messieursme.sjø
,
ayezaje
pitiépitje
dedə
sesə
misèremizɛʁ
!
Lesle
Sarrasinsaʁazɛ̃
furieuxfyʁjø
Dedə
lala
lumièrelymjɛʁ
desde
cieuxsjø
Ontɔ̃
privépʁive
sesse
pauvrespovʁ
yeuxjø
!
LES SOLDATS
Tanttɑ̃
mieuxmjø
pourpuʁ
toitwa
,
tent
mieuxmjø
!
Tuty
périraispeʁiʁɛ
dansdɑ̃
cessɛ
lieuxljø
,
Sisi
tuty
portals
dedə
bonsbɔ̃
yeuxjø
!
pleurant
ANTONIO
Ayezaje
pitiépitje
dedə
sasa
misèremizɛʁ
!
à Antonio
BLONDEL
Nenə
pleureplœʁ
paspa
!
Viensvjɛ̃
,
conduis
moimwa
!
Messieursme.sjø
,
croyezkʁwaje
moimwa
,
Iciisi
,
sisi
jamaisʒamɛ
jeʒə
revenaisʁəvənɛ
,
Jeʒə
memə
soumetssumɛ
à
votrevɔtʁ
foifwa
.
LES SOLDATS
Vava
,
retireʁətiʁ
toitwa
!
Maismɛ
prendspʁɑ̃
gardegaʁd
à
toitwa
!
Iciisi
,
sisi
jamaisʒamɛ
tuty
revenaisʁəvənɛ
,
Tuty
périraispeʁiʁɛ
,
outawt
,
sursyʁ
mama
foifwa
!
sanglotant
ANTONIO
Aha
!
Aha
!
Aha
!
Messieursme.sjø
,
pardonpaʁdɔ̃
!
BLONDEL
Nenə
pleureplœʁ
paspa
,
etc
.
LES SOLDSTS
Vava
,
retireʁətiʁ
toitwa
,
etc
.
(Blondel s'en va en repassant la poterne avec son guide;
les soldats et le gouverneur repartent
par la porte qui a servi 1'entrée.)
ACTE 3
LES SOLDSTS
Uneyn
sallesal
dedə
lala
maisonmɛzɔ̃
dedə
Williamswi.ljamz
Scène I
(Blondel est en scène avec Charles et Urbain,
deux hommes de la comtesse.)
Trio
BLONDEL
Ilil
fautfo
,
ilil
fautfo
quekə
jeʒə
luilɥi
parlepaʁl
,
Monmɔ̃
cherʃɛʁ
Urbainyʁbɛ̃
,
monmɔ̃
amiami
Charlesʃaʁl
.
avec humeur
URBAIN
Ilil
fautfo
!
Ilil
fautfo
!
BLONDEL
Monmɔ̃
cherʃɛʁ
Urbainyʁbɛ̃
!
URBAIN
Ilil
fautfo
!
Ilil
fautfo
!
BLONDEL
Monmɔ̃
amiami
Charlesʃaʁl
!
URBAIN
Vousvu
nenə
pouvezpuve
luilɥi
dirediʁ
unœ̃
moimwa
,
Sortezsɔʁte
auo
plusply
tôtto
!
Nousnu
allonsalɔ̃
partirpaʁtiʁ
à
l'instant
!
BLONDEL
Cielsjɛl
!
Cielsjɛl
!
quoikwa
,
dansdɑ̃
l'instant
?
URBAIN
Ouiwi
,
dansdɑ̃
l'instant
!
BLONDEL
Monmɔ̃
cherʃɛʁ
Urbainyʁbɛ̃
,
monmɔ̃
amiami
Charlesʃaʁl
!
Il fouille dans ses poches.
BLONDEL
Voicivwasi
dedə
l'or
!
Quekə
jeʒə
luilɥi
parlepaʁl
à
l'instant
!
à part
URBAIN
Dedə
l'or
!
BLONDEL
Maismɛ
dansdɑ̃
l'instant
quekə
jeʒə
luilɥi
parlepaʁl
,
Monmɔ̃
cherʃɛʁ
Urbainyʁbɛ̃
,
monmɔ̃
amiami
Charlesʃaʁl
!
URBAIN
Attendezatɑ̃de
!
Maismɛ
commentkɔmɑ̃
?
Les deux domestiques se consultant.
URBAIN
Maismɛ
à
lala
damedam
dedə
compagniekɔ̃paɲi
Nousnu
pourrionspuʁjɔ̃
dirediʁ
sonsɔ̃
envieɑ̃vi
!
à Blondel
URBAIN
C'est
dansdɑ̃
l'instant
?
BLONDEL
Oho
!
dansdɑ̃
l'instant
!
URBAIN
Dansdɑ̃
cetsɛt
instantɛ̃stɑ̃
?
BLONDEL
Dansdɑ̃
cetsɛt
instantɛ̃stɑ̃
!
Monmɔ̃
cherʃɛʁ
Urbainyʁbɛ̃
,
monmɔ̃
amiami
Charlesʃaʁl
,
Dansdɑ̃
cetsɛt
instantɛ̃stɑ̃
quekə
jeʒə
luilɥi
parlepaʁl
!
Luilɥi
dirediʁ
unœ̃
motmo
,
jeʒə
suds
contentkɔ̃tɑ̃
,
Maismɛ
auo
plusply
tôtto
!
Pourvupuʁvy
quekə
jeʒə
luilɥi
disediz
unœ̃
motmo
etc
.
URBAIN
Ilil
fautfo
qu'il
luilɥi
parlepaʁl
à
l'instant
!
Touttu
auo
plusply
tôtto
!
Vousvu
serezsəʁe
contentkɔ̃tɑ̃
Vousvu
allezale
luilɥi
dirediʁ
unœ̃
motmo
!
Scène 2
(La dame de compagnie amve avant la comtesse et ses chevaliers;
les deux hommes qui étaient avec Blondel vont lui parler
et elle avec eux. Blondel sort.
La comtesse parait avec une autre dame de compagnie,
Williams et le Sénéchal )
LA COMTESSE
Siresiʁ
Williamswi.ljamz
,
jeʒə
nenə
peuxpø
troptʁo
vousvu
remercierʁəmɛʁsje
dudy
gracieuxgʁasjø
accueilakœj
quekə
j'ai
re
,
cuky
chse.aʃ
"
z
vousvu
.
WILLIAMS
Madamemadam
,
quekə
nenə
pois
jeʒə
vousvu
y
retenirʁətəniʁ
plusply
longtempslɔ̃tɑ̃
.
LA COMTESSE
Celasəla
nenə
peutpø
êtreɛtʁ
.
LE SÉNÉCHAL
Madamemadam
,
touttu
serasəʁa
bientôtbjɛ̃to
prêtpʁɛ
pourpuʁ
votrevɔtʁ
départdepaʁ
.
LA COMTESSE
Aha
!
chevalierʃvalje
!
Cesə
soirswaʁ
assignee
lelə
termetɛʁm
à
notrenɔtʁ
voyagevwajaʒ
;
qu'il
mten
coûtekut
dedə
vousvu
dirediʁ
cesə
quiki
vava
lala
terminertɛʁmine
!
LE SÉNÉCHAL
Quoikwa
done
,
Madamemadam
?
LA COMTESSE
Jeʒə
vaisvɛ
consacrerkɔ̃sakʁe
mesme
joursʒuʁ
à
uneyn
retraiteʁətʁɛt
éternelleetɛʁnɛl
.
LE SÉNÉCHAL
Vousvu
,
Madamemadam
?
LA COMTESSE
Unœ̃
longlɔ̃
chagrinʃagʁɛ̃
memə
rendʁɑ̃
incapableɛ̃kapabl
dedə
m'occuper
dudy
bonheurbɔnœʁ
dedə
mesme
sujetssyʒɛ
;
jeʒə
vats
,
chevalierʃvalje
,
fairefɛʁ
ajouteraʒute
quelqueskɛlkə
motsmo
à
cetsɛt
écritekʁi
;
vousvu
lelə
remettrezʁəmɛtʁe
auxo
Etatse.ta
assemblésasɑ̃ble
.
Cesə
ventvɑ̃
mesme
volontésvɔlɔ̃te
.
Sa suivante Béatrix paraît.
Scène 3
BÉATRIX
Madamemadam
!
LA COMTESSE
Quekə
voulez
vousvu
?
BÉATRIX
Cesə
bonhommebɔnɔm
a
quiki
vousvu
avezave
permispɛʁmi
dedə
passerpase
lala
nuitnɥi
dansdɑ̃
cesə
logislɔʒi
,
ete
quiki
n'est
plusply
aveugleâ
€¦
LA COMTESSE
Ehe
bienbjɛ̃
?
BÉATRIX
Ilil
demandedəmɑ̃d
l'honneur
dedə
vousvu
êtreɛtʁ
présentepʁezɑ̃t
.
LA COMTESSE
Quekə
veutvø
ilil
?
BÉATRIX
Jeʒə
luilɥi
aiɛ
ditdi
quekə
Madamemadam
étaitetɛ
bienbjɛ̃
tristetʁist
ilil
m'a
réponduʁepɔ̃dy
:
sisi
jeʒə
luilɥi
parlepaʁl
,
jeʒə
lala
rendraiʁɑ̃dʁɛ
bienbjɛ̃
gaieɡɛ
.
LA COMTESSE
Qu'il
paraissepaʁɛs
!
Peutpø
êtreɛtʁ
a
t
ilil
apprisapʁi
cettesɛt
complaintekɔ̃plɛ̃t
dedə
lala
bouchebuʃ
mêmemɛm
dedə
Richardʁiʃaʁ
.
Peutpø
êtreɛtʁ
...
Blondel paraît. Tout le monde s'éloigne sauf Béatrix
LA COMTESSE
Ehe
blen
,
bonhommebɔnɔm
,
onɔ̃
ditdi
quekə
vousvu
demandezdəmɑ̃de
à
m'être
présentépʁezɑ̃te
?
BLONDEL
Ouiwi
,
Madamemadam
.
Maismɛ
qu'il
estɛst
difficiledifisil
d'approcher
lesle
grandsgʁɑ̃
,
mêmemɛm
pourpuʁ
leurlœʁ
rendreʁɑ̃dʁ
servicesɛʁvis
.
LA COMTESSE
Quiki
étaitetɛ
celuisəlɥi
quiki
vousvu
a
apprisapʁi
cesə
quekə
vousvu
chantiezʃɑ̃tje
sisi
bienbjɛ̃
touttu
à
l'heure
,
ete
enɑ̃
quelkɛl
lieuljø
dedə
lala
terretɛʁ
cettesɛt
complaintekɔ̃plɛ̃t
vousvu
a
t
elleɛl
étéete
connuekɔny
?
BLONDEL
Jeʒə
nenə
peuxpø
lelə
dirediʁ
qutà
vousvu
.
Béatrix se retire.
LA COMTESSE
Hierijɛʁ
,
vousvu
étiezetje
aveugleavœgl
.
BLONDEL
Ouiwi
,
madamemadam
,
maismɛ
jeʒə
nenə
lelə
suds
plusply
ete
queueskø
grâcesgʁas
ntaije
pointpwɛ̃
à
rendreʁɑ̃dʁ
auo
cielsjɛl
puisqu'il
memə
faitfɛ
jouirʒwiʁ
dedə
lala
présencepʁezɑ̃s
dedə
Madamemadam
Margueritemaʁgəʁit
,
Comtessekɔ̃tɛs
dedə
Flandreflɑ̃dʁ
ete
d'Artois
.
LA COMTESSE
Cielsjɛl
!
Vousvu
memə
connaissezkɔnɛse
.
BLONDEL
Ouiwi
,
Madamemadam
,
ete
raconnaissez
Blondel
.
LA COMTESSE
Quoikwa
!
c'est
vousvu
Blondel
?
Vousvu
étiezetje
avecavɛk
lelə
rod
,
oùu
l'avez
vousvu
laissélɛse
?
BLONDEL
Lelə
roiʁwa
,
lelə
roiʁwa
quekə
jeʒə
cherchaisʃɛʁʃɛ
depots
unœ̃
anɑ̃
,
lelə
roiʁwa
,
Madamemadam
estɛst
à
centsɑ̃
paspa
d'ici
.
LA COMTESSE
Lelə
roiʁwa
!
BLONDEL
Ilil
estɛst
prisonnierpʁizɔnje
dansdɑ̃
cesə
châteauʃato
quekə
vousvu
voyezvwaje
dedə
vosvo
fenêtresfnɛtʁ
,
carkaʁ
,
sanssɑ̃
lelə
voirvwaʁ
,
jeʒə
luilɥi
aiɛ
parlépaʁle
cesə
matinmatɛ̃
.
LA COMTESSE
Aha
!
Dieudjø
!
Aha
!
Blondel
!
Chevaliersʃvalje
!
BLONDEL
Madamemadam
,
qutallez
vousvu
dirediʁ
?
LA COMTESSE
Qu'ai
jeʒə
à
craindrekʁɛ̃dʁ
?
Cesə
ventvɑ̃
mesme
chevaliersʃvalje
,
touttu
attachésataʃe
à
mod
,
à
mama
personnepɛʁsɔn
,
ete
Siresiʁ
Williamswi.ljamz
estɛst
Anglaisɑ̃glɛ
.
Les chevaliers, Williams et Béatrix se rapprochent.
Ensemble
BLONDEL
Ouiwi
chevaliersʃvalje
,
ouiwi
cesə
rempartʁɑ̃paʁ
Tienttjɛ̃
prisonnierpʁizɔnje
lelə
roiʁwa
Richardʁiʃaʁ
.
LE CHOEUR
Quekə
ditesdit
vousvu
?
Lelə
roiʁwa
Richardʁiʃaʁ
?
Quiki
vousvu
l'a
ditdi
?
Parpaʁ
quelkɛl
hasardʼazaʁ
?
Commentkɔmɑ̃
savez
vousvu
cesə
mystèremistɛʁ
?
LA COMTESSE
Commentkɔmɑ̃
savez
vousvu
cesə
mystèremistɛʁ
?
Aha
!
grandgʁɑ̃
Dieudjø
!
monmɔ̃
coeurkœʁ
sesə
serresɛʁ
!
BLONDEL
Parpaʁ
moimwa
quiki
soussu
cetsɛt
habitabi
vilvil
M'en
suds
approchéapʁɔʃe
sanssɑ̃
périlpeʁil
!
Sasa
voixvwa
a
pénétrépenetʁe
monmɔ̃
âmeam
,
Jeʒə
lala
connaiskɔnɛ
,
ouiwi
,
ouiwi
,
Madamemadam
.
Ouiwi
,
chevaliersʃvalje
,
ouiwi
cesə
rempartʁɑ̃paʁ
Tienttjɛ̃
prisonnierpʁizɔnje
lelə
roiʁwa
Richardʁiʃaʁ
!
LE CHOEUR
Cielsjɛl
!
Cielsjɛl
!
Lelə
roiʁwa
Richardʁiʃaʁ
!
LA COMTESSE
Aha
!
s'il
estɛst
vraivʁɛ
,
quelkɛl
jourʒuʁ
prospèrepʁɔspɛʁ
!
Aha
,
grandgʁɑ̃
Dieudjø
!
monmɔ̃
cocur
sesə
serresɛʁ
Dedə
joieʒwa
ete
dedə
saisissementsezismɑ̃
!
TOUS
Aha
!
grandgʁɑ̃
Dieudjø
!
quelkɛl
événementevɛnmɑ̃
!
Travaillonstʁavajɔ̃
à
sasa
délivrancedelivʁɑ̃s
!
LE CHOEUR
Marchonsmaʁʃɔ̃
,
marchonsmaʁʃɔ̃
,
marchonsmaʁʃɔ̃
!
BLONDEL
Pointpwɛ̃
dtimprudence
!
LA COMTESSE
Quekə
fairefɛʁ
pourpuʁ
sasa
délivrancedelivʁɑ̃s
?
Aha
!
Blondel
!
LE CHOEUR
Blondel
!
Blondel
!
Ouiwi
,
c'est
Blondel
!
Aha
!
cherʃɛʁ
Blondel
!
Aha
!
quelkɛl
bonheurbɔnœʁ
!
Quelkɛl
coupku
dudy
cielsjɛl
!
C'est
notrenɔtʁ
amiami
Blondel
!
LA COMTESSE
Travaillonstʁavajɔ̃
à
sasa
délivrancedelivʁɑ̃s
!
Aha
!
Blondel
!
Monmɔ̃
cherʃɛʁ
Blondel
!
Cielsjɛl
!
Quelkɛl
coupku
dudy
cielsjɛl
!
BLONDEL
Travaillonstʁavajɔ̃
à
sasa
délivrancedelivʁɑ̃s
Ete
nenə
parlors
pointpwɛ̃
dedə
Blondel
!
C'est
votrevɔtʁ
amiami
Blondel
!
Scène 5
LA COMTESSE
Ah'
chevahers
!
Aha
!
siresiʁ
Williamswi.ljamz
ete
vousvu
Blondel
,
mo cher Blondel, voyez entre vous ce qu'il convlent
LA COMTESSE
dedə
fairefɛʁ
pourpuʁ
délivrerdelivʁe
lelə
rod
;
lala
joieʒwa
,
lala
surprisesyʁpʁiz
,
cettesɛt
nouve
e
m'a
saisiesezi
dedə
manièremanjɛʁ
quekə
jeʒə
nenə
peuxpø
jouirʒwiʁ
dedə
mama
reflexion
.
Servez
vousvu
dedə
touttu
monmɔ̃
pouvoirpuvwaʁ
,
c'est
dedə
moimwa
c'est
dedə
monmɔ̃
bonheurbɔnœʁ
quekə
vousvu
allezale
vousvu
occuperɔkype
.
Elle sort en s'appuyant sur les bras de ses femmes.
Scène 6
BLONDEL
Chevaliersʃvalje
,
siresiʁ
Williamswi.ljamz
,
lelə
tempstɑ̃
estɛst
précieuxpʁesjø
.
Voyonsvwajɔ̃
quelskɛl
ventvɑ̃
lesle
moyensmwajɛ̃
quiki
s'offrent
a
nousnu
pourpuʁ
délivrerdelivʁe
Richardʁiʃaʁ
.
Sachonssaʃɔ̃
d'abord
quelkɛl
estɛst
l'homme
quiki
lelə
gardegaʁd
.
Williamswi.ljamz
quelkɛl
hommeɔm
estɛst
cesə
quekə
gouverneurguvɛʁnœʁ
?
Lelə
connaissezkɔnɛse
vousvu
?
WILLIAMS
Quekə
troptʁo
!
BLONDEL
L'intérêt
peutpø
ilil
quelquekɛlkə
choseʃoz
sursyʁ
luilɥi
?
WILLIAMS
Nonnɔ̃
.
BLONDEL
Ete
lala
craintekʁɛ̃t
?
WILLIAMS
Encoreɑ̃kɔʁ
bienbjɛ̃
moinsmwɛ̃
.
BLONDEL
Nini
l'intérêt
,
nini
lala
craintekʁɛ̃t
?
C'est
unœ̃
hommeɔm
bienbjɛ̃
rareʁaʁ
.
Ecoutez
chevaliersʃvalje
ete
vousvu
Williamswi.ljamz
,
voicivwasi
monmɔ̃
avisavi
lelə
gouverneurguvɛʁnœʁ
vava
venirvəniʁ
parlerpaʁle
à
votrevɔtʁ
fillefij
.
WILLIAMS
Parlerpaʁle
à
mama
fillefij
?
BLONDEL
Ouiwi
,
ilil
salt
quekə
cesə
soirswaʁ
vousvu
donnezdɔne
unœ̃
teal
,
uneyn
fêtefɛt
.
WILLIAMS
Moimwa
?
BLONDEL
Ouiwi
,
vousvu
!
Ete
faitesfɛt
touttu
préparerpʁepaʁe
à
l'instant
pourpuʁ
recevoirʁəsəvwaʁ
iciisi
lesle
bonnesbɔn
yensjɛn
desde
nocesnɔs
quiki
s'amusent
iciisi
prèspʁɛ
ete
quekə
j'ai
prévenuspʁevəny
dedə
votrevɔtʁ
partpaʁ
.
WILLIAMS
Desde
nocesnɔs
!
Unœ̃
balbal
!
Ilil
saitsɛ
quekə
jeʒə
donneraisdɔnəʁɛ
uneyn
fêtefɛt
!
Ete
dedə
quiki
auraitɔʁɛ
ilil
pupy
lelə
savoirsavwaʁ
?
BLONDEL
Dedə
moimwa
.
WILLIAMS
Dedə
vousvu
?
Commentkɔmɑ̃
celasəla
sesə
peutpø
ilil
?
BLONDEL
Enfinɑ̃fɛ̃
,
ilil
lelə
saitsɛ
jeʒə
vousvu
lelə
diraidiʁɛ
.
Maismɛ
nenə
perdonspɛʁdɔ̃
paspa
unœ̃
instantɛ̃stɑ̃
.
Ilil
viendravjɛ̃dʁa
iciisi
dansdɑ̃
l'espoir
quekə
cettesɛt
fêtefɛt
luilɥi
donneradɔnəʁa
lesle
moyensmwajɛ̃
dedə
parlerpaʁle
à
lala
bellebɛl
Laurettelɔ.ʁɛt
.
WILLIAMS
Aha
!
qu'il
luilɥi
parlepaʁl
!
BLONDEL
Ouiwi
,
ilil
luilɥi
parlerapaʁləʁa
,
maismɛ
qu'aussitôt
ilil
soitswa
entouréɑ̃tuʁe
desde
officiersɔfisje
dedə
lala
princessepʁɛ̃sɛs
!
Qu'il
soitswa
sommésɔme
dedə
rendreʁɑ̃dʁ
lelə
rod
!
S'il
refuseʁəfyz
,
alorsalɔʁ
lala
forcefɔʁs
!
LE SÉNÉCHAL
Ouiwi
,
lala
forcefɔʁs
!
Armons
nousnu
,
forsons
lelə
châteauʃato
!
WILLIAMS
Forcons
lelə
châteauʃato
?
Ete
quekə
peuventpœv
vingtvɛ̃
ouu
trentetʁɑ̃t
hommesɔm
armésaʁme
senlement
dedə
lanceslɑ̃s
ete
d'épées
contrekɔ̃tʁ
centsɑ̃
hommesɔm
dedə
garrison
placésplase
dansdɑ̃
unœ̃
châteauʃato
fortfɔʁ
?
LE SÉNÉCHAL
Vingtvɛ̃
ouu
trentetʁɑ̃t
hommesɔm
ete
lesle
soldatssɔlda
quiki
jusqutici
ontɔ̃
servisɛʁvi
d'escorte
à
Margueritemaʁgəʁit
ete
quiki
ventvɑ̃
dansdɑ̃
lala
forêtfɔʁɛ
voisinevwazin
,
enɑ̃
attendentatɑ̃d
notrenɔtʁ
retourʁətuʁ
.
Jeʒə
vaisvɛ
lesle
fairefɛʁ
avanceravɑ̃se
.
Ete
quekə
nenə
peuventpœv
lala
valeurvalœʁ
,
notrenɔtʁ
exempleɛgzɑ̃pl
ete
lelə
désirdeziʁ
dedə
délivrerdelivʁe
lelə
roiʁwa
?
BLONDEL
Aha
!
Sénéchalseneʃal
,
vousvu
memə
rendezʁɑ̃de
lala
vievi
!
Estɛst
ilil
quelqutun
dedə
nousnu
quiki
nenə
sesə
sacrifiesakʁifi
pourpuʁ
uneyn
sisi
bellebɛl
causekoz
?
Williamswi.ljamz
.
Richardʁiʃaʁ
estɛst
dansdɑ̃
lesle
fersfɛʁ
ete
vousvu
êtesɛt
Anglaisɑ̃glɛ
!
WILLIAMS
Ouu
lelə
délivrerdelivʁe
,
ouu
mourirmuʁiʁ
!
BLONDEL
Sénéchalseneʃal
faitesfɛt
promptementpʁɔ̃tmɑ̃
avanceravɑ̃se
votrevɔtʁ
escorteɛskɔʁt
,
faitesfɛt
armeraʁme
toustu
vosvo
chevaliersʃvalje
,
quekə
Florestanflɔ.ʁɛs.tɑ̃
soitswa
arrêtéaʁete
ete
dèsdɛ
quekə
nosno
yensjɛn
serontsəʁɔ̃
auo
piedpje
desde
muraillesmyʁaj
,
lelə
signalsiɲal
dedə
l'assaut
!
J'ai
remarquéʁəmaʁke
unœ̃
endroitɑ̃dʁwa
faiblefɛbl
,
oùu
à
l'aide
desde
travailleurstʁavajœʁ
j'espère
fairefɛʁ
brèchebʁɛʃ
ete
montrermɔ̃tʁe
à
nosno
amisami
lelə
cheminʃmɛ̃
dedə
lala
victoireviktwaʁ
.
Enɑ̃
attendantatɑ̃dɑ̃
,
Williamswi.ljamz
,
faitesfɛt
touttu
préparerpʁepaʁe
iciisi
pourpuʁ
lala
dansedɑ̃s
.
Williams et les chevaliers sortent.
Scène 7
seul
BLONDEL
Sisi
l'amitié
lala
plusply
purepyʁ
,
sisi
l'ardeur
lala
plusply
viveviv
peuventpœv
inspirerɛ̃spiʁe
unœ̃
cocur
tendretɑ̃dʁ
ete
sensiblesɑ̃sibl
,
quekə
nenə
doisdwa
jeʒə
paspa
attendreatɑ̃dʁ
desde
motifsmɔtif
quiki
m'enflamment
?
Williams revient avec des serviteurs et Laurette.
Scène 8
aux garçons
WILLIAMS
Préparezpʁepaʁe
touttu
iciisi
,
rangezʁɑ̃ʒe
cettesɛt
tabletabl
,
enlevezɑ̃ləve
lesle
meublesmœbl
quiki
peuventpœv
embarrasserɑ̃baʁase
!
LAURETTE
Estɛst
cesə
quton
vava
danserdɑ̃se
?
WILLIAMS
Ouiwi
,
mama
fillefij
,
mama
chèreʃɛʁ
fillefij
.
LAURETTE
Mama
chèreʃɛʁ
fire
!
Aha
!
monmɔ̃
pèrepɛʁ
ntest
plusply
enɑ̃
colèrekɔlɛʁ
!
Onɔ̃
vava
danserdɑ̃se
!
Aha
!
sisi
lelə
chevalierʃvalje
lelə
savaitsavɛ
,
peutpø
êtreɛtʁ
pourrait
ilâ
€¦
WILLIAMS
Allonsalɔ̃
,
aideɛd
nousnu
à
préparerpʁepaʁe
cettesɛt
sallesal
,
nousnu
allonsalɔ̃
denser
.
Les garçons rangent les meub1es et préparent la salle.
WILLIAMS
Mettezmɛte
encoreɑ̃kɔʁ
iciisi
desde
lumièreslymjɛʁ
.
Triotʁijo
(Blondel fait signe à Laurette d'approcher:
elle marque son étonnement, voyant qu'il n'est plus aveugle.)
BLONDEL
Lelə
gouverneurguvɛʁnœʁ
pendantpɑ̃dɑ̃
lala
densedɑ̃s
Viendravjɛ̃dʁa
sesə
rendreʁɑ̃dʁ
dansdɑ̃
cessɛ
lieuxljø
.
LAURETTE
Aha
!
quelkɛl
bonheurbɔnœʁ
!
Quekə
sasa
présencepʁezɑ̃s
Pourpuʁ
moimwa
doitdwa
embellirɑ̃beliʁ
cessɛ
lieuxljø
!
à Williams
Nous n'avons point de mystère
BLONDEL
Jeʒə
luilɥi
disaisdizɛ
quekə
mesme
yeuxjø
Revoyaientʁəvwajɛ
enfinɑ̃fɛ̃
lesle
cieuxsjø
!
Nous n'avons point de mystère,
LAURETTE
Héʼe
!
nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
monmɔ̃
pèrepɛʁ
Cesə
bonhommebɔnɔm
doitdwa
vousvu
plaireplɛʁ
.
BLONDEL
Jeʒə
luilɥi
disaisdizɛ
quekə
mesme
yeuxjø
...
Nousnu
n'avons
pointpwɛ̃
dedə
mystèremistɛʁ
!
WILLIAMS
Parlezpaʁle
sanssɑ̃
mystèremistɛʁ
!
Aha
!
cesə
bonhommebɔnɔm
a
susy
memə
plaireplɛʁ
!
il sort
à Blondel
LAURETTE
Estɛst
ilil
bienbjɛ̃
sûrsyʁ
dedə
mama
tendressetɑ̃dʁɛs
?
Memə
serasəʁa
t
ilil
tonjours
constantkɔ̃stɑ̃
?
BLONDEL
Sisi
vousvu
aviezavje
vuvy
sonsɔ̃
ivresseivʁɛs
!
LAURETTE
Sonsɔ̃
ivresseivʁɛs
!
Aha
!
cherʃɛʁ
amantamɑ̃
!
Monmɔ̃
coeurkœʁ
serasəʁa
tonjours
constantkɔ̃stɑ̃
!
BLONDEL
Sonsɔ̃
coeurkœʁ
serasəʁa
tonjours
constantkɔ̃stɑ̃
!
(Williams revient et se met entre eux.
Laurette reste interdite.)
WILLIAMS
Parlezpaʁle
parlezpaʁle
sanssɑ̃
mystèremistɛʁ
!
Cesə
bonhommebɔnɔm
a
susy
memə
plaireplɛʁ
!
LAURETTE
Héʼe
,
nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
,
monmɔ̃
pèrepɛʁ
,
Nous ntavons point de mystère,
LAURETTE
Ilil
memə
disaitdizɛ
quekə
sesse
yeuxjø
Revoyaientʁəvwajɛ
enfinɑ̃fɛ̃
lesle
cieuxsjø
!
Ouiwi
,
monmɔ̃
pèrepɛʁ
,
ouiwi
,
monmɔ̃
pèrepɛʁ
WILLIAMS
Ilil
tetə
disaitdizɛ
quekə
sassas
yeuxjø
Revoyaientʁəvwajɛ
enfinɑ̃fɛ̃
lala
lumièrelymjɛʁ
,
etc
.
BLONDEL
Jeʒə
luilɥi
disaisdizɛ
quekə
mesme
yeuxjø
etc
.
Peutpø
onɔ̃
avoiravwaʁ
unœ̃
mystèremistɛʁ
Pourpuʁ
sonsɔ̃
pèrepɛʁ
?
Les paysans de la noce arrivent.
Ronde et Choeur
UN PAYSAN
Ete
ziczik
ete
ziczik
ete
zoc
Ete
fricfʁik
ete
fricfʁik
ete
frocfʁɔk
,
Quandkɑ̃
lesle
boeufsbœf
vontvɔ̃
deuxdø
à
deuxdø
,
Lelə
labouragelabuʁaʒ
enɑ̃
vava
mieuxmjø
.
LE CHOEUR
Quandkɑ̃
lesle
boenfs
vontvɔ̃
deuxdø
à
deuxdø
,
Lala
labouragelabuʁaʒ
enɑ̃
vava
mieuxmjø
.
UN PAYSAN
Sanssɑ̃
bergerbɛʁʒe
sisi
lala
bergèrebɛʁʒɛʁ
Estɛst
enɑ̃
unœ̃
lieuljø
solitairesɔlitɛʁ
,
Touttu
pourpuʁ
elleɛl
estɛst
ennuyeuxɑ̃nɥijø
;
Maismɛ
sisi
lelə
bergerbɛʁʒe
Sylvandre
Auprèsopʁɛ
d'elle
vientvjɛ̃
sesə
rendreʁɑ̃dʁ
,
Touttu
s'anime
alentouralɑ̃tuʁ
d'eux
.
Ete
ziczik
etc
.
LE CHOEUR
Quandkɑ̃
lesle
boeufsbœf
etc
.
UN PAYSAN
Qu'en
ditesdit
vousvu
mama
commèrekɔmɛʁ
?
Ete
qu'en
pensez
vousvu
,
monmɔ̃
compere
?
Rienʁjɛ̃
nenə
sesə
faitfɛ
bienbjɛ̃
qu'a
deuxdø
;
Lesle
habitantsabitɑ̃
dedə
lala
terretɛʁ
Mama
foifwa
nenə
dureraientdyʁəʁɛ
guèregɛʁ
S'ils ne disaient pas entre eux:
UN PAYSAN
Ete
ziczik
etc
.
LE CHOEUR
Quandkɑ̃
lesle
boeufsbœf
,
etc
Dances
(On danse. Pendant la danse le gouverneur para~t;
il salue Williams et s'approche ensuite de Laurette.
On entend successivement une contredanse
et un air très vif pour valser.
Pendant la dernière retnse de cette danse,
on entend un roulement de tambour;
Florestan veut sortir; Williams
et les off ciers de Marguerite mettent le sabre à la main.)
FLORESTAN
Quelkɛl
estɛst
cesə
bruitbʁɥi
?
WILLIAMS
Jeʒə
vousvu
arrêteaʁet
!
FLORESTAN
Vousvu
?
WILLIAMS
Moimwa
!
FLORESTAN
Qu'osez
vousvu
fairefɛʁ
?
Dieudjø
,
queuekø
trahisontʁaizɔ̃
!
Choeurkœʁ
WILLIAMS
Quekə
Richardʁiʃaʁ
à
l'instant
Soitswa
remisʁəmi
dansdɑ̃
nosno
mainsmɛ̃
!
FLORESTAN
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
,
jamaisʒamɛ
sesse
destinsdɛstɛ̃
Nenə
serontsəʁɔ̃
dansdɑ̃
vosvo
mainsmɛ̃
!
WILLIAMS
Songezsɔ̃ʒe
quekə
dansdɑ̃
nosno
mainsmɛ̃
,
Nousnu
tenonstənɔ̃
vosvo
destinedɛstin
!
(Les chevaliers emmenent Florestan:
Williams sort du côté opposé )
Les alentours du château fort
Combat
(Les troupes de Marguerite paraissent
pour donner I assaut à la forteresse;
Blondel et Williams encouragent les assié geants;
les assiégés reçoivent un renfort et repoussent I attaque avec avantage.
Blondel alors jette son habit d avou ale et,
sous celui que couvrait sa casaque, il se met à la tête des pionniers,
il les place et leur fait athquer I en droit faible dont il a parlé.
L'assaut continue.
On voi' paraitre sur le haut de la forteresse Richard qui, sans armes,
fait les plus grands efforts pour se débarrasser de trots hommes armés.
Dans cet instant la muraille tombe avec fracas.
Blondel monte à la brèche, court auprès du rod,
perce un des soldats lui arrache son sabre;
le roi s'en saisit: ils mettent en fuite les soldats qui s'opposent à eux.
Blondel se jette aux genoux de Richard qui l'embrasse.
Les assiégeants arborent le drapeau de Marguerite.)
LE CHOEUR
Viveviv
Richardʁiʃaʁ
!
Viveviv
Richardʁiʃaʁ
!
Marchemaʁʃ
(Marguente paraît suivie de ses femmes et de tout le peuple;
elle voit Richard délivré de ses ennemis et conduit parBlondel;
elle tombeé vanouie, soutenue par ses femmes.
Florestan est conduit aux pieds du roi par le Sénécbal et Williams.
Richard prend l'épée du gouverneur, présentée par le Sénéchal,
et la lui rend. Puis il s'approche de Marguente.)
Final
RICHARD
O
mama
chèreʃɛʁ
Comtessekɔ̃tɛs
,
O
douxdu
objetɔbʒɛ
dedə
toutetut
mama
tendressetɑ̃dʁɛs
!
revenant à elle
LA COMTESSE
Aha
!
Richardʁiʃaʁ
!
O
monmɔ̃
roiʁwa
!
Aha
!
Dieuxdjø
!
BLONDEL
A
lala
tendressetɑ̃dʁɛs
Jeʒə
doisdwa
cesə
momentmɔmɑ̃
heureuxœʁø
!
LA COMTESSE
C'est
à
Blondel
,
c'est
à
sonsɔ̃
coeurkœʁ
Qu'en
cesə
jourʒuʁ
nousnu
devonsdəvɔ̃
lelə
bonheurbɔnœʁ
!
C'est
l'amour
ete
l'amitié
,
ouiwi
,
C'est
l'amour
ete
l'amitié
Quiki
fontfɔ̃
monmɔ̃
bonheurbɔnœʁ
!
Quelkɛl
plusply
beaubo
jourʒuʁ
!
embrassant Blondel
RICHARD
C'est
à
tontɔ̃
coeurkœʁ
Qu'en
cesə
jourʒuʁ
jeʒə
doisdwa
lelə
bonheurbɔnœʁ
!
C'est
l'amour
ete
l'amitié
,
ouiwi
,
C'est
l'amour
ete
l'amitié
Quiki
fontfɔ̃
monmɔ̃
bonheurbɔnœʁ
Monmɔ̃
bonheurbɔnœʁ
suprêmesypʁɛm
!
BLONDEL
C'est
l'amour
,
ouiwi
,
C'est
l'amour
ete
l'amitié
Quiki
fontfɔ̃
sonsɔ̃
bonheurbɔnœʁ
!
Quelkɛl
plusply
beaubo
jourʒuʁ
!
TOUS
Aha
!
quelkɛl
bonheurbɔnœʁ
suprêmesypʁɛm
Nousnu
éprouvonsepʁuvɔ̃
enɑ̃
cesə
jourʒuʁ
!
LA COMTESSE
,
Richardʁiʃaʁ
ete
Blondel
Nonnɔ̃
l'éclat
dudy
diamantdjamɑ̃
Nenə
vautvo
paspa
unœ̃
sisi
beaubo
jourʒuʁ
!
Aha
!
quelkɛl
bonheurbɔnœʁ
suprêmesypʁɛm
!
Richardʁiʃaʁ
m'est
renduʁɑ̃dy
dansdɑ̃
cesə
jourʒuʁ
!
RICHARD
Aha
!
quelkɛl
bonheurbɔnœʁ
suprêmesypʁɛm
!
Richardʁiʃaʁ
délivrédelivʁe
parpaʁ
l'amour
!
BLONDEL
Quekə
lelə
bonheurbɔnœʁ
l'accompagne
sanssɑ̃
cessesɛs
!
Aha
!
quelkɛl
plaisirpleziʁ
,
quellekɛl
ivresseivʁɛs
!
C'est
monmɔ̃
/
unœ̃
roiʁwa
,
ouiwi
,
roiʁwa
luilɥi
mêmemɛm
Quiki
paraitpaʁɛ
dansdɑ̃
cesə
séjourseʒuʁ
!
à Florestan et Laurette
LA COMTESSE
Soyezswaje
mama
récompenseʁekɔ̃pɑ̃s
!
Heureuxœʁø
amantsamɑ̃
,
jeʒə
vousvu
unisyni
.
LE CHOEUR
Heureuxœʁø
amantsamɑ̃
!
RICHARD
C'est
l'amitié
fidèlefidɛl
Quiki
finitfini
monmɔ̃
malheurmalœʁ
;
Qu'une
amouramuʁ
éternelleetɛʁnɛl
Assureasyʁ
ron
/
monmɔ̃
bonheurbɔnœʁ
!
Aha
!
quelkɛl
bonheurbɔnœʁ
,
quellekɛl
doucedus
ivresseivʁɛs
!
BLONDEL
Pourpuʁ
unœ̃
sujetsyʒɛ
fidèlefidɛl
Estɛst
ilil
plusply
grandgʁɑ̃
bonheurbɔnœʁ
,
Quandkɑ̃
ilil
voitvwa
quekə
sonsɔ̃
zèlezɛl
Finitfini
votrevɔtʁ
malheurmalœʁ
Quekə
lelə
bonheurbɔnœʁ
l'accompagne
sanssɑ̃
cessesɛs
Aha
!
quelkɛl
plaisirpleziʁ
,
quellekɛl
ivresseivʁɛs
!
LE CHOEUR
Quekə
lelə
bonheurbɔnœʁ
l'accompagne
sanssɑ̃
cessesɛs
!
Aha
quelkɛl
plaisirpleziʁ
,
quellekɛl
ivresseivʁɛs
!
C'est
unœ̃
roiʁwa
,
ouiwi
c'est
luilɥi
méme
Quiki
paraitpaʁɛ
dansdɑ̃
cesə
sojour
!
Aha
!
quelkɛl
bonheurbɔnœʁ
,
quelkɛl
plusply
beaubo
jourʒuʁ
!
LA COMTESSE
Richardʁiʃaʁ
m'est
renduʁɑ̃dy
dansdɑ̃
cesə
jourʒuʁ
C
estɛst
monmɔ̃
roiʁwa
,
ouiwi
,
c'est
monmɔ̃
roiʁwa
Quiki
paraîtpaʁɛ
dansdɑ̃
cesə
sojour
!
Aha
!
quelkɛl
bonheurbɔnœʁ
,
quelkɛl
plusply
beaubo
jourʒuʁ
!
Laurettelɔ.ʁɛt
,
Antonio
,
Florestun
ete
Williamswi.ljamz
C'est
unœ̃
roiʁwa
,
ouiwi
,
c'est
luilɥi
mêmemɛm
Quiki
paraitpaʁɛ
dansdɑ̃
cesə
sojour
!
Aha
quelkɛl
bonheurbɔnœʁ
!
quelkɛl
plusply
beaubo
jourʒuʁ
!
RICHARD
Richardʁiʃaʁ
,
délivrédelivʁe
parpaʁ
l'amour
!
C'est
unœ̃
roiʁwa
,
ouiwi
c'est
unœ̃
roiʁwa
Quiki
vousvu
doitdwa
unœ̃
sisi
beaubo
jourʒuʁ
!
Aha
!
quelkɛl
bonheurbɔnœʁ
,
quelkɛl
plusply
beaubo
jourʒuʁ
!
BLONDEL
C'est
unœ̃
roiʁwa
,
ouiwi
,
c'est
luilɥi
mêmemɛm
Quiki
paraîtpaʁɛ
dansdɑ̃
cesə
séjourseʒuʁ
!
Aha
!
quelkɛl
bonheurbɔnœʁ
,
quelkɛl
plusply
beaubo
jourʒuʁ
!