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Fauré · song

Tristesse d'Olympio

Tristesse d'Olympio Fauré · song
SONG

Tristesse d'Olympio

text by Victor Hugo music by Fauré
Fauré

Tristesse d'Olympio

Full Lyrics
Source
Lesle
champsʃɑ̃
n'étaient
pointpwɛ̃
noirsnwaʁ
,
lesle
cieux
n'étaient
paspa
mornesmɔʁn
.
Nonnɔ̃
,
le
jourʒuʁ
rayonnaitʁɛjɔnɛ
dansdɑ̃
unœ̃
azurazyʁ
sanssɑ̃
bornesbɔʁn
Sursyʁ
lala
terretɛʁ
étenduetɑ̃dy
,
L'air
étaitetɛ
pleinplɛ̃
d'encens
ete
lesle
préspʁe
de
verduresvɛʁdyʁ
Quandkɑ̃
ilil
revitʁəvi
ces
lieuxljø
u
parpaʁ
tanttɑ̃
de
blessuresblesyʁ
Sonsɔ̃
coeur
s'est
répanduʁepɑ̃dy
!
L'automne
souriaitsuʁijɛ
;
lesle
coteauxkɔto
versvɛʁ
lala
plaineplɛn
Penchaientpɑ̃ʃɛ
leurslœʁ
boisbwa
charmantsʃaʁmɑ̃
quiki
jaunissaientʒonisɛ
à
peinepɛn
;
Le
cielsjɛl
étaitetɛ
dorédɔʁe
;
Ete
lesle
oiseauxwazo
,
tournéstuʁne
versvɛʁ
celuisəlɥi
que
touttu
nommenɔm
,
Disantdizɑ̃
peut-êtrepøtɛtʁ
à
Dieudjø
quelquekɛlkə
choseʃoz
de
l'homme
,
Chantaientʃɑ̃tɛ
leurlœʁ
chantʃɑ̃
sacrésakʁe
!
Ilil
voulutvuly
touttu
revoirʁəvwaʁ
,
l'étang
prèspʁɛ
de
lala
sourcesuʁs
,
Lala
masuremazyʁ
u
l'aumône
avaitavɛ
vidévide
leurlœʁ
boursebuʁs
,
Le
vieuxvjø
frênefʁɛn
pliéplije
,
Lesle
retraitesʁətʁɛt
d'amour
auo
fondfɔ̃
desde
boisbwa
perduespɛʁdy
,
L'arbre
u
dansdɑ̃
lesle
baisersbɛze
leurslœʁ
âmesam
confondueskɔ̃fɔ̃dy
Avaientavɛ
touttu
oubliéublije
!
Ilil
cherchaʃɛʁʃa
le
jardinʒaʁdɛ̃
,
lala
maisonmɛzɔ̃
isoléeizɔle
,
Lala
grillegʁij
d'où
l'oeil
plongeplɔ̃ʒ
enɑ̃
uneyn
obliqueɔblik
alléeale
,
Lesle
vergersvɛʁʒe
enɑ̃
talustaly
.
Pâlepal
,
ilil
marchaitmaʁʃɛ
.
-
Auo
bruitbʁɥi
de
sonsɔ̃
paspa
gravegʁav
ete
sombresɔ̃bʁ
,
Ilil
voyaitvwajɛ
à
chaqueʃak
arbreaʁbʁ
,
hélasʼelas
!
se
dresserdʁese
l'ombre
Desde
joursʒuʁ
quiki
ne
sontsɔ̃
plusply
!
Ilil
entendaitɑ̃tɑ̃dɛ
frémirfʁemiʁ
dansdɑ̃
lala
forêtfɔʁɛ
qu'il
aimeɛm
Ce
douxdu
ventvɑ̃
quiki
,
faisantfəzɑ̃
touttu
vibrervibʁe
enɑ̃
nous-même
,
Y
réveilleʁevɛj
l'amour
,
Ete
,
remuantʁəmɥɑ̃
le
chêneʃɛn
ouu
balançantbalɑ̃sɑ̃
lala
roseʁoz
,
Semblesɑ̃bl
l'âme
de
touttu
quiki
vava
sursyʁ
chaqueʃak
choseʃoz
Se
poserpoze
tourtuʁ
à
tourtuʁ
!
Lesle
feuillesfœj
quiki
gisaient
dansdɑ̃
le
boisbwa
solitairesɔlitɛʁ
,
S'efforçant
soussu
sesse
paspa
de
s'élever
de
terretɛʁ
,
Couraientkuʁɛ
dansdɑ̃
le
jardinʒaʁdɛ̃
;
Ainsiɛ̃si
,
parfoispaʁfwa
,
quandkɑ̃
l'âme
estɛst
tristetʁist
,
nosno
penséespɑ̃se
S'envolent
unœ̃
momentmɔmɑ̃
sursyʁ
leurslœʁ
ailesɛl
blesséesblɛse
,
Puispɥi
retombentʁətɔ̃b
soudainsudɛ̃
.
Ilil
contemplakɔ̃tɑ̃pla
longtempslɔ̃tɑ̃
lesle
formesfɔʁm
magnifiquesmaɲifik
Que
lala
naturenatyʁ
prendpʁɑ̃
dansdɑ̃
lesle
champsʃɑ̃
pacifiquespasifik
;
Ilil
rêvaʁɛva
jusqu'au
soirswaʁ
;
Touttu
le
jourʒuʁ
ilil
erraɛʁa
le
longlɔ̃
de
lala
ravineʁavin
,
Admirantadmiʁɑ̃
tourtuʁ
à
tourtuʁ
le
cielsjɛl
,
facefas
divinedivin
,
Le
laclak
,
divindivɛ̃
miroirmiʁwaʁ
!
Hélasʼelas
!
se
rappelantʁaplɑ̃
sesse
doucesdus
aventuresavɑ̃tyʁ
,
Regardantʁəgaʁdɑ̃
,
sanssɑ̃
entrerɑ̃tʁe
,
par-dessuspaʁdəsy
lesle
clôturesklotyʁ
,
Ainsiɛ̃si
qu'un
pariapaʁja
,
Ilil
erraɛʁa
touttu
le
jourʒuʁ
,
versvɛʁ
l'heure
u
lala
nuitnɥi
tombetɔ̃b
,
Ilil
se
sentitsɑ̃ti
le
coeur
tristetʁist
commekɔm
uneyn
tombetɔ̃b
,
Alorsalɔʁ
ilil
s'écria
:
"
O
douleurdulœʁ
!
j'ai
vouluvuly
,
moimwa
dontdɔ̃
l'âme
estɛst
troubléetʁuble
,
Savoirsavwaʁ
sisi
l'urne
encor
conservaitkɔ̃sɛʁvɛ
lala
liqueurlikœʁ
,
Ete
voirvwaʁ
ce
qu'avait
fait
cettesɛt
heureuseœʁøz
valléevale
De
touttu
ce
que
j'avais
laissélɛse
la
de
monmɔ̃
coeur
!
Que
peu
de
tempstɑ̃
suffit
pourpuʁ
changerʃɑ̃ʒe
toutestut
chosesʃoz
!
Naturenatyʁ
auo
frontfʁɔ̃
sereinsəʁɛ̃
,
commekɔm
vousvu
oubliezublije
!
Ete
commekɔm
vousvu
brisezbʁize
dansdɑ̃
vosvo
métamorphosesmetamɔʁfoz
Lesle
filsfis
mystérieuxmisteʁjø
u
nosno
coeurs
sontsɔ̃
liéslje
!
Nosno
chambresʃɑ̃bʁ
de
feuillagefœjaʒ
enɑ̃
halliersʼalje
sontsɔ̃
changéesʃɑ̃ʒe
!
L'arbre
u
futfy
notrenɔtʁ
chiffreʃifʁ
estɛst
mortmɔʁ
ouu
renverséʁɑ̃vɛʁse
;
Nosno
rosesʁoz
dansdɑ̃
l'enclos
ontɔ̃
étéete
ravagéesʁavaʒe
Parpaʁ
lesle
petitspəti
enfantsɑ̃fɑ̃
quiki
sautentsot
le
fosséfose
.
Unœ̃
murmyʁ
clôt
lala
fontainefɔ̃tɛn
u
,
parpaʁ
l'heure
échaufféeeʃofe
,
Folâtrefɔlatʁ
,
elleɛl
buvaitbyvɛ
enɑ̃
descendantdesɑ̃dɑ̃
desde
boisbwa
;
Elleɛl
prenaitpʁənɛ
de
l'eau
dansdɑ̃
sasa
mainmɛ̃
,
doucedus
féefe
,
Ete
laissaitlɛsɛ
retomberʁətɔ̃be
desde
perlespɛʁl
de
sesse
doigtsdwa
!
Onɔ̃
a
pavépave
lala
routeʁut
âpreapʁ
ete
malmal
aplanieaplani
,
u
,
dansdɑ̃
le
sablesabl
purpyʁ
se
dessinantdesinɑ̃
sisi
bienbjɛ̃
,
Ete
de
sasa
petitesseptitɛs
étalantetalɑ̃
l'ironie
,
Sonsɔ̃
piedpje
charmantʃaʁmɑ̃
semblaitsɑ̃blɛ
rireʁiʁ
à
côtékote
dudy
mienmjɛ̃
!
Lala
bornebɔʁn
dudy
cheminʃmɛ̃
,
quiki
vitvi
desde
joursʒuʁ
sanssɑ̃
nombrenɔ̃bʁ
,
u
jadisʒadis
pourpuʁ
m'attendre
elleɛl
aimaitɛmɛ
à
s'asseoir
,
S'est
uséeyze
enɑ̃
heurtantʼœʁtɑ̃
,
lorsquelɔʁskə
lala
routeʁut
estɛst
sombresɔ̃bʁ
,
Lesle
grandsgʁɑ̃
charsʃaʁ
gémissantsʒemisɑ̃
quiki
reviennentʁəvjɛ̃n
le
soirswaʁ
.
Lala
forêtfɔʁɛ
iciisi
manquemɑ̃k
ete
la
s'est
agrandieagʁɑ̃di
.
De
touttu
ce
quiki
futfy
nousnu
presquepʁɛsk
rienʁjɛ̃
n'est
vivantvivɑ̃
;
Ete
,
commekɔm
unœ̃
tasta
de
cendresɑ̃dʁ
éteinteetɛ̃t
ete
refroidieʁəfʁwadi
,
L'amas
desde
souvenirssuvniʁ
se
dispersedispɛʁs
à
touttu
ventvɑ̃
!
N'existons-nous
doncdɔ̃k
plusply
?
Avons-nous
euy
notrenɔtʁ
heureœʁ
?
Rienʁjɛ̃
ne
lala
rendra-t-il
à
nosno
criskʁi
superflussypɛʁfly
?
L'air
joueʒu
avecavɛk
lala
branchebʁɑ̃ʃ
auo
momentmɔmɑ̃
u
jeʒə
pleureplœʁ
;
Mama
maisonmɛzɔ̃
me
regardeʁəgaʁd
ete
ne
me
connaîtkɔnɛ
plusply
.
D'autres
vontvɔ̃
maintenantmɛ̃tnɑ̃
passerpase
u
nousnu
passâmespasam
.
Nousnu
y
sommessɔm
venusvəny
,
d'autres
vontvɔ̃
y
venirvəniʁ
;
Ete
le
songesɔ̃ʒ
qu'avaient
ébauchéeboʃe
nosno
deux
âmesam
,
Ilsil
le
continuerontkɔ̃tinyʁɔ̃
sanssɑ̃
pouvoirpuvwaʁ
le
finirfiniʁ
!
Carkaʁ
personnepɛʁsɔn
ici-basisiba
ne
terminetɛʁmin
ete
n'achève
;
Lesle
pirespiʁ
desde
humainsymɛ̃
sontsɔ̃
commekɔm
lesle
meilleursmɛjœʁ
;
Nousnu
nousnu
réveillonsʁevɛjɔ̃
toustu
auo
mêmemɛm
endroitɑ̃dʁwa
dudy
rêveʁɛv
.
Touttu
commencekɔmɑ̃s
enɑ̃
ce
mondemɔ̃d
ete
touttu
finitfini
ailleursajœʁ
.
Ouiwi
,
d'autres
à
leurlœʁ
tourtuʁ
viendrontvjɛ̃dʁɔ̃
,
coupleskupl
sanssɑ̃
tachetaʃ
,
Puiserpɥize
dansdɑ̃
cetsɛt
asileazil
heureuxœʁø
,
calmekalm
,
enchantéɑ̃ʃɑ̃te
,
Touttu
ce
que
lala
naturenatyʁ
à
l'amour
quiki
se
cachekaʃ
Mêlemel
de
rêverieʁɛvʁi
ete
de
solennitésɔlanite
!
D'autres
aurontɔʁɔ̃
nosno
champsʃɑ̃
,
nosno
sentierssɑ̃tje
,
nosno
retraitesʁətʁɛt
;
Tontɔ̃
boisbwa
,
mama
bien-aiméebjɛ̃neme
,
estɛst
à
desde
inconnusɛ̃kɔny
.
D'autres
femmesfam
viendrontvjɛ̃dʁɔ̃
,
baigneusesbɛɲøz
indiscrètes
,
Troublertʁuble
le
flotflo
sacrésakʁe
qu'ont
touchétuʃe
teste
piedspje
nusny
!
Quoikwa
doncdɔ̃k
!
c'est
vainementvɛnmɑ̃
qu'ici
nousnu
nousnu
aimâmesɛmam
!
Rienʁjɛ̃
ne
nousnu
resteraʁɛstəʁa
de
ces
coteauxkɔto
fleurisflœʁi
u
nousnu
fondionsfɔ̃djɔ̃
notrenɔtʁ
êtreɛtʁ
enɑ̃
y
mêlantmelɑ̃
nosno
flammesflam
!
L'impassible
naturenatyʁ
a
déjàdeʒa
touttu
reprisʁəpʁi
.
Oho
!
dites-moi
,
ravinsʁavɛ̃
,
fraisfʁɛ
ruisseauxʁɥiso
,
treillestʁɛj
mûresmyʁ
,
Rameauxʁamo
chargésʃaʁʒe
de
nidsni
,
grottesgʁɔt
,
forêtsfɔʁɛ
,
buissonsbɥisɔ̃
.
Est-ce
que
vousvu
ferezfɛʁe
pourpuʁ
d'autres
vosvo
murmuresmyʁmyʁ
?
Est-ce
que
vousvu
direzdiʁe
à
d'autres
vosvo
chansonsʃɑ̃sɔ̃
?
Nousnu
vousvu
comprenionskɔ̃pʁənjɔ̃
tanttɑ̃
!
douxdu
,
attentifsatɑ̃tif
,
austèresostɛʁ
,
Toustu
nosno
échoseko
s'ouvraient
sisi
bienbjɛ̃
à
votrevɔtʁ
voixvwa
!
Ete
nousnu
prêtionspʁɛtjɔ̃
sisi
bienbjɛ̃
,
sanssɑ̃
troublertʁuble
vosvo
mystèresmistɛʁ
,
L'oreille
auxo
motsmo
profondspʁɔfɔ̃
que
vousvu
ditesdit
parfoispaʁfwa
!
Répondezʁepɔ̃de
,
vallonvalɔ̃
purpyʁ
,
répondezʁepɔ̃de
,
solitudesɔlityd
,
O
naturenatyʁ
abritéeabʁite
enɑ̃
ce
désertdezɛʁ
sisi
beaubo
,
Lorsquelɔʁskə
nousnu
dormironsdɔʁmiʁɔ̃
toustu
deux
dansdɑ̃
l'attitude
Que
donnedɔn
auxo
mortsmɔʁ
pensifspɑ̃sif
lala
formefɔʁm
dudy
tombeautɔ̃bo
,
Est-ce
que
vousvu
serezsəʁe
à
ce
pointpwɛ̃
insensibleɛ̃sɑ̃sibl
De
nousnu
savoirsavwaʁ
couchéskuʃe
,
mortsmɔʁ
avecavɛk
nosno
amoursamuʁ
,
Ete
de
continuerkɔ̃tinɥe
votrevɔtʁ
fêtefɛt
paisiblepezibl
,
Ete
de
toujourstuʒuʁ
souriresuʁiʁ
ete
de
chanterʃɑ̃te
toujourstuʒuʁ
?
Est-ce
que
,
nousnu
sentantsɑ̃tɑ̃
errerɛʁe
dansdɑ̃
vosvo
retraitesʁətʁɛt
,
Fantômesfɑ̃tom
reconnusʁəkɔny
parpaʁ
vosvo
montsmɔ̃
ete
vosvo
boisbwa
,
Vousvu
ne
nousnu
direzdiʁe
paspa
de
ces
chosesʃoz
secrètessəkʁɛt
Qu'on
ditdi
enɑ̃
revoyantʁəvwajɑ̃
desde
amisami
d'autrefois
?
Est-ce
que
vousvu
pourrezpuʁe
,
sanssɑ̃
tristessetʁistɛs
ete
sanssɑ̃
plainteplɛ̃t
,
Voirvwaʁ
nosno
ombresɔ̃bʁ
flotterflɔte
u
marchèrentmaʁʃɛʁ
nosno
paspa
,
Ete
lala
voirvwaʁ
m'entraîner
,
dansdɑ̃
uneyn
mornemɔʁn
étreinteetʁɛ̃t
,
Versvɛʁ
quelquekɛlkə
sourcesuʁs
enɑ̃
pleursplœʁ
quiki
sanglotesɑ̃glɔt
touttu
basba
?
Ete
s'il
estɛst
quelquekɛlkə
partpaʁ
,
dansdɑ̃
l'ombre
u
rienʁjɛ̃
ne
veillevɛj
,
Deux
amantsamɑ̃
soussu
vosvo
fleursflœʁ
abritantabʁitɑ̃
leurslœʁ
transportstʁɑ̃spɔʁ
,
Ne
leurlœʁ
irez-vous
paspa
murmurermyʁmyʁe
à
l'oreille
:
-
Vousvu
quiki
vivezvive
,
donnezdɔne
uneyn
penséepɑ̃se
auxo
mortsmɔʁ
!
Dieudjø
nousnu
prêtepʁɛt
unœ̃
momentmɔmɑ̃
lesle
préspʁe
ete
lesle
fontainesfɔ̃tɛn
,
Lesle
grandsgʁɑ̃
boisbwa
frissonnantsfʁisɔnɑ̃
,
lesle
rocsʁɔk
profondspʁɔfɔ̃
ete
sourdssuʁ
Ete
lesle
cieux
azurésazyʁe
ete
lesle
lacsla
ete
lesle
plainesplɛn
,
Pourpuʁ
y
mettremɛtʁ
nosno
coeurs
,
nosno
rêvesʁɛv
,
nosno
amoursamuʁ
;
Puispɥi
ilil
nousnu
lesle
retireʁətiʁ
.
Ilil
soufflesufl
notrenɔtʁ
flammeflam
;
Ilil
plongeplɔ̃ʒ
dansdɑ̃
lala
nuitnɥi
l'antre
u
nousnu
rayonnonsʁɛjɔnɔ̃
;
Ete
ditdi
à
lala
valléevale
,
u
s'imprima
notrenɔtʁ
âmeam
,
D'effacer
notrenɔtʁ
tracetʁas
ete
d'oublier
nosno
nomsnɔ̃
.
Ehe
bienbjɛ̃
!
oubliez-nous
,
maisonmɛzɔ̃
,
jardinʒaʁdɛ̃
,
ombragesɔ̃bʁaʒ
!
Herbeɛʁb
,
useyz
notrenɔtʁ
seuilsœj
!
ronceʁɔ̃s
,
cachekaʃ
nosno
paspa
!
Chantezʃɑ̃te
,
oiseauxwazo
!
ruisseauxʁɥiso
,
coulezkule
!
croissez
,
feuillagesfœjaʒ
!
Ceux
que
vousvu
oubliezublije
ne
vousvu
oublierontublijəʁɔ̃
paspa
.
Carkaʁ
vousvu
êtesɛt
pourpuʁ
nousnu
l'ombre
de
l'amour
mêmemɛm
!
Vousvu
êtesɛt
l'oasis
qu'on
rencontreʁɑ̃kɔ̃tʁ
enɑ̃
cheminʃmɛ̃
!
Vousvu
êtesɛt
,
ô
vallonvalɔ̃
,
lala
retraiteʁətʁɛt
suprêmesypʁɛm
u
nousnu
avonsavɔ̃
pleuréplœʁe
nousnu
tenanttənɑ̃
parpaʁ
lala
mainmɛ̃
!
Toutestut
lesle
passionspasjɔ̃
s'éloignent
avecavɛk
l'âge
,
L'une
emportantɑ̃pɔʁtɑ̃
sonsɔ̃
masquemask
ete
l'autre
sonsɔ̃
couteaukuto
,
Commekɔm
unœ̃
essaimesɛ̃
chantantʃɑ̃tɑ̃
d'histrions
enɑ̃
voyagevwajaʒ
Dontdɔ̃
le
groupegʁup
décroît
derrièredɛʁjɛʁ
le
coteaukɔto
.
Mais
toitwa
,
rienʁjɛ̃
ne
t'efface
,
amouramuʁ
!
toitwa
quiki
nousnu
charmesʃaʁm
,
Toitwa
quiki
,
torchetɔʁʃ
ouu
flambeauflɑ̃bo
,
luislɥi
dansdɑ̃
notrenɔtʁ
brouillardbʁujaʁ
!
Tuty
nousnu
tienstjɛ̃
parpaʁ
lala
joieʒwa
,
ete
surtoutsyʁtu
parpaʁ
lesle
larmeslaʁm
.
Jeuneʒœn
hommeɔm
onɔ̃
te
mauditmodi
,
onɔ̃
t'adore
vieillardvjɛjaʁ
.
Dansdɑ̃
ces
joursʒuʁ
u
lala
têtetɛt
auo
poidspwa
desde
ansɑ̃
s'incline
,
u
l'homme
,
sanssɑ̃
projetspʁɔʒɛ
,
sanssɑ̃
butby
,
sanssɑ̃
visionsvizjɔ̃
,
Sentsɑ̃
qu'il
n'est
déjàdeʒa
plusply
qu'une
tombetɔ̃b
enɑ̃
ruineʁɥin
u
gisent
sesse
vertusveʁty
ete
sesse
illusionsilyzjɔ̃
;
Quandkɑ̃
notrenɔtʁ
âmeam
enɑ̃
rêvantʁɛvɑ̃
descenddesɑ̃
dansdɑ̃
nosno
entraillesɑ̃tʁaj
,
Comptantkɔ̃tɑ̃
dansdɑ̃
notrenɔtʁ
coeur
,
qu'enfin
lala
glaceglas
atteintatɛ̃
,
Commekɔm
onɔ̃
comptekɔ̃t
lesle
mortsmɔʁ
sursyʁ
unœ̃
champʃɑ̃
de
bataillesbataj
,
Chaqueʃak
douleurdulœʁ
tombéetɔ̃be
ete
chaqueʃak
songesɔ̃ʒ
éteintetɛ̃
,
Commekɔm
quelqu'un
quiki
chercheʃɛʁʃ
enɑ̃
tenanttənɑ̃
uneyn
lampelɑ̃p
,
Loinlwɛ̃
desde
objetsɔbʒɛ
réelsʁeɛl
,
loinlwɛ̃
dudy
mondemɔ̃d
rieurʁijœʁ
,
Elleɛl
arriveaʁiv
à
paspa
lentslɑ̃
parpaʁ
uneyn
obscure
rampeʁɑ̃p
Jusqu'au
fondfɔ̃
désolédezɔle
dudy
gouffregufʁ
intérieurɛ̃teʁjœʁ
;
Ete
la
,
dansdɑ̃
cettesɛt
nuitnɥi
qu'aucun
rayonʁɛjɔ̃
n'étoile
,
L'âme
,
enɑ̃
unœ̃
repliʁəpli
sombresɔ̃bʁ
u
touttu
semblesɑ̃bl
finirfiniʁ
,
Sentsɑ̃
quelquekɛlkə
choseʃoz
encor
palpiterpalpite
soussu
unœ̃
voilevwal
...
C'est
toitwa
quiki
dorsdɔʁ
dansdɑ̃
l'ombre
,
ô
sacrésakʁe
souvenirsuvniʁ
!
"
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