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Cui, César · opera

Le Flibustier

Le Flibustier Cui, César · opera
Cui, César

Le Flibustier

Full Libretto
Source
OPÉRA-COMIQUE
A
gauchegoʃ
,
auo
premierpʁəmje
planplɑ̃
,
uneyn
grandegʁɑ̃d
tabletabl
massivemasiv
,
ete
prèspʁɛ
de
lala
tabletabl
,
desde
chaisesʃɛz
.
Devantdəvɑ̃
lala
fenêtrefnɛtʁ
,
unœ̃
fauteuilfotœj
.
ACTE PREMIER
SCÈNE PREMIÈRE
MARIE-ANNE
Auo
leverləve
dudy
rideauʁido
,
Marie-Annema.ʁi.an
estɛst
accroupieakʁupi
devantdəvɑ̃
l'âire
,
occupéeɔkype
à
fairefɛʁ
dudy
filetfilɛ
ete
,
de
tempstɑ̃
enɑ̃
tempstɑ̃
,
à
fourgonner
le
feu
soussu
lala
marmitemaʁmit
;
Janik
estɛst
prèspʁɛ
de
lala
fenêtrefnɛtʁ
ouverteuvɛʁt
,
facefas
auo
publicpyblik
,
ete
chanteʃɑ̃t
enɑ̃
travaillanttʁavajɑ̃
à
sonsɔ̃
métiermetje
de
dentelière
;
Legoëz
,
assisasi
de
l'autre
côtékote
de
lala
fenêtrefnɛtʁ
,
l'écoute
ete
touttu
à
lala
foisfwa
contemplekɔ̃tɑ̃pl
lala
mermɛʁ
.
JANIK
(
continuantkɔ̃tinɥɑ̃
sonsɔ̃
travailtʁavaj
ete
sasa
chansonʃɑ̃sɔ̃
.)
Ditdi
enɑ̃
pleurentplœʁ
lala
fillefij
dudy
roiʁwa
:
Ne
partezpaʁte
paspa
,
onɔ̃
vousvu
enɑ̃
suppliesypli
;
A
mama
couronnekuʁɔn
vousvu
aurezɔʁe
droitdʁwa
...
Mais
ilil
pensaitpɑ̃sɛ
à
sasa
miemi
,
Lon
lala
,
Mais
ilil
pensaitpɑ̃sɛ
à
sasa
miemi
.
Ete
commekɔm
alorsalɔʁ
soufflaitsuflɛ
le
suroit
,
Ete
que
sasa
nefnɛf
étaitetɛ
d'or
emplieɑ̃pli
,
Ilil
fitfi
soudainsudɛ̃
le
signesiɲ
de
croixkʁwa
,
Ete
mitmi
le
capkap
versvɛʁ
sasa
miemi
.
Lon
lala
,
Ete
mitmi
lala
capkap
versvɛʁ
sasa
miemi
.
Elle se lève en battant des mains joyeusement, et s'écrie:
MARIE-ANNE
Ete
voilàvwala
!
Tata
besognebəzɔɲ
estɛst
finiefini
?
JANIK
Enɑ̃
chantantʃɑ̃tɑ̃
,
Ouiwi
doncdɔ̃k
.
MARIE-ANNE
Bravebʁav
enfantɑ̃fɑ̃
!
JANIK
,
se
retournantʁətuʁnɑ̃
versvɛʁ
Legoëz
.
Mais
,
tuty
n'as
paspa
l'air
contentkɔ̃tɑ̃
,
Toitwa
,
grand-pèregʁɑ̃pɛʁ
?
Lui montrant son ouvrage.
MARIE-ANNE
Regardeʁəgaʁd
.
Uneyn
auneon
de
dentelledɑ̃tɛl
,
C'est
beaubo
,
pourtantpuʁtɑ̃
.
LEGOËZ
Damedam
,
ouiwi
;
mais
commentkɔmɑ̃
finit-elle
?
JANIK
,
unœ̃
peu
moqueusemɔkøz
.
Lala
dentelledɑ̃tɛl
?
Nonnɔ̃
paspa
.
Tata
chansonʃɑ̃sɔ̃
,
s'il
te
plaîtplɛ
.
Jeʒə
suissɥi
le
becbɛk
dansdɑ̃
l'eau
,
sanssɑ̃
le
dernierdɛʁnje
coupletkuplɛ
,
Ete
c'est
la
justementʒystəmɑ̃
qu'elle
estɛst
le
plusply
touchantetuʃɑ̃t
.
JANIK
Bahba
!
Tuty
lala
sais
parpaʁ
cœurkœʁ
;
toustu
lesle
joursʒuʁ
jeʒə
lala
chanteʃɑ̃t
.
LEGOËZ
Bienbjɛ̃
sûrsyʁ
,
que
jeʒə
lala
sais
!
C'est
moimwa
quiki
te
l'appris
.
Mais
,
passantpasɑ̃
parpaʁ
tata
bouchebuʃ
,
elleɛl
enɑ̃
a
plusply
de
prixpʁi
.
Qu'importe
que
depuisdəpɥi
longtempslɔ̃tɑ̃
jeʒə
lala
connaissekɔnɛs
!
Elleɛl
se
rajeunitʁaʒœni
,
mignonnemiɲɔn
,
à
tata
jeunesseʒœnɛs
;
Ete
quandkɑ̃
tuty
me
lala
disdi
avecavɛk
tata
doucedus
voixvwa
,
Jeʒə
croiskʁwa
que
jeʒə
l'entends
pourpuʁ
lala
premièrepʁəmjɛʁ
foisfwa
.
Achèveaʃɛv
.
Qu'advient-il
dudy
marinmaʁɛ̃
,
jeʒə
te
priepʁi
,
Ete
de
sonsɔ̃
grandgʁɑ̃
bateaubato
chargéʃaʁʒe
d'orfèvrerie
?
JANIK
Ete
sanssɑ̃
vouloirvulwaʁ
lala
fillefij
dudy
roiʁwa
,
Dessusdəsy
lesle
flotsflo
de
lala
mermɛʁ
jolieʒɔ.li
A
Saint-Malosɛ̃.ma.lo
s'en
revintʁəvɛ̃
touttu
droitdʁwa
,
u
l'attendait
sasa
miemi
,
Lon
lala
,
u
l'attendait
sasa
miemi
.
LEGOËZ
Ainsiɛ̃si
reviendra-t-il
,
touttu
droitdʁwa
versvɛʁ
Saint-Malosɛ̃.ma.lo
,
Luilɥi
que
nousnu
attendonsatɑ̃dɔ̃
,
le
gas
partipaʁti
sursyʁ
l'eau
.
Cherʃɛʁ
petit-filsptifis
,
dernierdɛʁnje
descendantdesɑ̃dɑ̃
de
mama
raceʁas
!
Avantavɑ̃
que
de
mourirmuʁiʁ
,
ilil
fautfo
que
jeʒə
l'embrasse
;
Ete
jeʒə
l'embrasserai
,
vois-tuvwa.ty
;
j'en
suissɥi
certainsɛʁtɛ̃
,
Nousnu
l'embrasserons
toustu
,
Janik
.
Unœ̃
beaubo
matinmatɛ̃
,
Ilil
nousnu
débarqueradebaʁkəʁa
de
sasa
nefnɛf
pavoiséepavwaze
,
Ete
cousinekuzin
Janik
deviendradəvjɛ̃dʁa
l'épousée
D'un
richeʁiʃ
capi
ainéɛ.ne
ete
d'un
vaillantvajɑ̃
garçongaʁsɔ̃
,
Fidèlefidɛl
ete
cousukuzy
d'or
,
commekɔm
dansdɑ̃
lala
chansonʃɑ̃sɔ̃
.
JANIK
Hélasʼelas
!
Voilàvwala
quinzekɛ̃z
ansɑ̃
qu'i
!
s'est
enɑ̃
alléale
moussemus
!
LEGOËZ
Ilil
n'en
qvait
que
dixdis
,
alorsalɔʁ
.
Quellekɛl
fimousse
De
fierfje
gaillardgajaʁ
!
Quelskɛl
veux
grandgʁɑ̃
ilil
guignaitgiɲɛ
le
flotflo
!
Commekɔm
ilil
promettaitpʁɔmɛtɛ
bienbjɛ̃
d'être
unœ̃
finfɛ̃
matelotmatlo
!
Qu'il
étaitetɛ
beaubo
,
Janik
!
Plusply
beaubo
que
tata
dentelledɑ̃tɛl
.
Rappelle-toiʁa.ple
.
MARIE-ANNE
Commentkɔmɑ̃
se
rappellerait-elle
?
Janik
avaitavɛ
quatrekatʁ
ansɑ̃
quandkɑ̃
le
cousinkuzɛ̃
partitpaʁti
.
LEGOËZ
C'et
,
mama
foifwa
,
vraivʁɛ
,
Quatrekatʁ
ansɑ̃
!
MARIE-ANNE
Luilɥi
,
dixdis
.
Pauvrepovʁ
petitpəti
!
JANIK
Voilàvwala
huitʼɥit
ansɑ̃
passéspase
,
grand-pèregʁɑ̃pɛʁ
,
que
nousnu
sommessɔm
Sanssɑ̃
nouvellesnuvɛl
.
LEGOËZ
Huitʼɥit
ansɑ̃
,
bellebɛl
affaireafɛʁ
!
Huitʼɥit
ansɑ̃
!
Bahba
!
Mais
onɔ̃
n'en
avaitavɛ
jamaisʒamɛ
,
moimwa
,
de
monmɔ̃
tempstɑ̃
,
Desde
nouvellesnuvɛl
!
Jeʒə
suissɥi
revenuʁəvəny
touttu
de
mêmemɛm
.
JANIK
Quiki
sait
s'il
pensepɑ̃s
à
nousnu
seulementsœlmɑ̃
ete
s'il
m'aime
?
LEGOËZ
N'en
doutedut
paspa
.
A
quoikwa
pourrait-il
bienbjɛ̃
penserpɑ̃se
?
MARIE-ANNEma.ʁi.an
,
à
Legoëz
Mais
enfinɑ̃fɛ̃
,
votrevɔtʁ
gas
reviendraitʁəvjɛ̃dʁɛ
,
Que
vousvu
ne
sauriezsoʁje
paspa
mêmemɛm
le
reconnaîtreʁəkɔnɛtʁ
.
Aussiosi
vraivʁɛ
que
le
jourʒuʁ
luitlɥiʁ
parpaʁ
cettesɛt
fenêtrefnɛtʁ
,
Jeʒə
le
reconnaîtraiʁəkɔnɛtʁɛ
,
monmɔ̃
gas
.
MARIE-ANNE
A
quoikwa
?
LEGOËZ
Commentkɔmɑ̃
,
A
quoikwa
?
Mais
à
tou
,
certe
,
ete
rienʁjɛ̃
qu'à
sonsɔ̃
gréementgʁemɑ̃
.
Paspa
roulantʁulɑ̃
,
cuirkɥiʁ
tannétane
,
le
bonnetbɔnɛ
sursyʁ
l'orielle
,
Le
...
MARIE-ANNE
Toustu
ces
matelotsmatlo
sontsɔ̃
d'allure
pareillepa.ʁɛj
.
LEGOËZ
L'air
d'un
bravebʁav
à
troistʁwa
brinsbʁɛ̃
,
hardiʼaʁdi
.
MARIE-ANNE
Toustu
enɑ̃
ontɔ̃
l'air
.
LEGOËZ
L'œil
clairklɛʁ
,
couleurkulœʁ
dudy
flotflo
.
MARIE-ANNE
Toustu
ilsil
ontɔ̃
cetsɛt
œilœj
clairklɛʁ
.
LEGOËZ
Enfinɑ̃fɛ̃
que
sais-je
,
moimwa
?
Mais
pourpuʁ
le
reconnaîtreʁəkɔnɛtʁ
,
J'en
suissɥi
sûrsyʁ
.
J'aurai
la
quelquekɛlkə
choseʃoz
enɑ̃
monmɔ̃
êtreɛtʁ
Quiki
me
crierakʁijəʁa
:
C'est
luilɥi
,
c'est
l'absent
revenuʁəvəny
!
JANIK
Ouiwi
,
grand-pèregʁɑ̃pɛʁ
.
Carkaʁ
moimwa
,
quiki
l'ai
sisi
peu
connukɔny
,
Jeʒə
le
reconnaîtraisʁəkɔnɛtʁɛ
aussiosi
.
LEGOËZ
Mais
ouiwi
,
fillettefijɛt
.
MARIE-ANNE
Plusply
avezave
d'espoir
ete
plusply
jeʒə
m'inquiète
.
Sisi
tristetʁist
estɛst
le
réveilʁevɛj
quandkɑ̃
le
rêveʁɛv
estɛst
troptʁo
beaubo
!
Montrant la mer.
MARIE-ANNE
Ilil
enɑ̃
estɛst
tanttɑ̃
restéʁɛste
dansdɑ̃
ce
mouvantmuvɑ̃
tombeautɔ̃bo
!
Lala
mermɛʁ
vousvu
a
touttu
prispʁi
.
Vosvo
toistwa
fillesfij
parpaʁ
elleɛl
onɔ̃
perdupɛʁdy
leurslœʁ
marismaʁi
.
Vousvu
aviezavje
quatrekatʁ
filsfis
;
toustu
ontɔ̃
péripeʁi
sursyʁ
elleɛl
.
Nulnyl
n'est
mortmɔʁ
dansdɑ̃
sonsɔ̃
litli
de
sasa
mortmɔʁ
naturellenatyʁɛl
.
Cettesɛt
mermɛʁ
,
malgrémalgʁe
touttu
,
votrevɔtʁ
cœurkœʁ
lala
bénitbeni
.
Quelkɛl
cœurkœʁ
avez-vous
doncdɔ̃k
,
ete
fait
de
quelkɛl
granitgʁanit
,
Que
vousvu
luilɥi
pardonnezpaʁdɔne
quandkɑ̃
mêmemɛm
,
vousvu
lesle
hommesɔm
?
Aha
!
Ce
n'est
paspa
ainsiɛ̃si
,
nousnu
autresotʁ
,
que
nousnu
sommessɔm
.
Monmɔ̃
cœurkœʁ
maternelmatɛʁnɛl
,
moimwa
,
rienʁjɛ̃
ne
l'a
consolékɔ̃sɔle
De
n'avoir
plusply
le
filsfis
que
lala
mermɛʁ
m'a
volévɔle
.
Ete
j'aurais
confiancekɔ̃fjɑ̃s
enɑ̃
elleɛl
?
Nonnɔ̃
,
aucuneokyn
.
Implacableɛ̃plakabl
,
à
jamaisʒamɛ
,
jeʒə
luilɥi
gardegaʁd
rancuneʁɑ̃kyn
.
Carkaʁ
jeʒə
lala
connaiskɔnɛ
troptʁo
,
lala
tueusetɥøz
d'enfants
,
Lala
gueusegøz
!
LEGOËZ
Taisez-vou
,
mama
brubʁy
.
Jeʒə
vousvu
défendsdefɑ̃
D'injurier
lala
mermɛʁ
.
Janik
,
elleɛl
extravagueɛk.stʁa.va.ɡe
;
N'écoute point. Vois-tu, quoi que fasse la vague,
LEGOËZ
C'est
le
nomnɔ̃
dudy
Seigneursɛɲœʁ
qu'elle
chanteʃɑ̃t
enɑ̃
passantpasɑ̃
,
Ete
quiconquekikɔ̃k
l'insulte
,
insulteɛ̃sylt
auo
Tout-Puissanttupɥisɑ̃
.
Que
parpaʁ
elleɛl
onɔ̃
prospèrepʁɔspɛʁ
ouu
pien
que
l'on
pâtissepatis
,
Nulnyl
n'a
le
droitdʁwa
de
mettremɛtʁ
enɑ̃
doutedut
sasa
justiceʒystis
.
Tout en pleurant ceux-là que prend le gouffre amer,
LEGOËZ
Ne
disdi
jamaisʒamɛ
dudy
malmal
de
Dieudjø
,
nini
de
lala
mermɛʁ
.
MARIE-ANNE
Pardonnez-moi
.
J'ai
troptʁo
parlépaʁle
.
J'ai
torttɔʁ
,
sanssɑ̃
doutedut
.
Mais
jeʒə
ne
puispɥi
l'aimer
,
puisquepɥiskə
jeʒə
lala
redouteʁədut
.
LEGOËZ
,
à
Janik
.
Ete
toitwa
,
fillettefijɛt
?
JANIK
Moimwa
,
grand-pèregʁɑ̃pɛʁ
,
jeʒə
te
croi
.
Ilil
fautfo
payerpɛje
sasa
dîmedim
à
lala
mermɛʁ
commekɔm
auo
roiʁwa
.
Orɔʁ
,
tuty
payaspɛja
tata
partpaʁ
,
ete
mêmemɛm
davantagedavɑ̃taʒ
,
Ete
lala
mermɛʁ
te
sedoit
dudy
bonheurbɔnœʁ
enɑ̃
partagepaʁtaʒ
.
LEGOËZ
Voilàvwala
parlerpaʁle
!
A Marie-Anne qui hausse les épaules.
LEGOËZ
Mama
brubʁy
,
sisi
celasəla
vousvu
chagrineʃagʁin
,
Tanttɑ̃
pispi
!
Mais
Janik
,
elleɛl
,
estɛst
de
raceʁas
marinemaʁin
.
Vousvu
,
vousvu
êtesɛt
terrienue
ete
fillesfij
de
terrientɛʁjɛ̃
;
A
l'amour
de
lala
mermɛʁ
vousvu
ne
comprenezkɔ̃pʁəne
rienʁjɛ̃
.
Ouiwi
doncdɔ̃k
!
Appelez-mois
vieuxvjø
foufu
sisi
bonbɔ̃
vousvu
semblesɑ̃bl
;
Soitswa
!
Mama
Janik
ete
moimwa
nousnu
seronssəʁɔ̃
fousfu
ensembleɑ̃sɑ̃bl
,
Ete
nousnu
l'espérerons
sanssɑ̃
nousnu
lasserlase
jamaisʒamɛ
,
Le
gas
quiki
reviendraʁəvjɛ̃dʁa
,
l'renant et tapotant la main de Janik.
LEGOËZ
Vava
,
jeʒə
te
le
prometspʁɔmɛ
,
Chantant avec enthousiasme.
LEGOËZ
u
l'attendait
sasa
miemi
,
Lon
lala
,
u
l'attendait
sasa
miemi
.
JANIK
,
l'embrassant
.
Bonbɔ̃
grand-pèregʁɑ̃pɛʁ
!
Quiki
sait
?
Tandistɑ̃di
que
nousnu
causonskozɔ̃
,
Ete
qu'à
lala
vieillevjɛj
mermɛʁ
vousvu
cherchezʃɛʁʃe
desde
raisonsʁɛzɔ̃
,
Qui sait s'il n'entre pas dans le port, vent arrière,
LEGOËZ
Le
bonnetbɔnɛ
à
lala
mainmɛ̃
,
enɑ̃
faisantfəzɑ̃
sasa
prièrepʁijɛʁ
?
Parlezpaʁle
,
lesle
femmesfam
!...
Moimwa
,
jeʒə
m'en
vais
sursyʁ
le
quai
,
Voirvwaʁ
,
commekɔm
toustu
lesle
joursʒuʁ
,
s'il
n'est
paspa
débarquédebaʁke
.
Il sort en reprenant ce refrain, qu'on l'entend fredonner encore dans la rue tandis qu'il s'éloigne.
LEGOËZ
u
l'attendait
sasa
miemi
,
Lon
lala
,
u
l'attendait
sasa
miemi
.
SCÈNE II
MARIE-ANNE
Ouiwi
,
commekɔm
toustu
le
joursʒuʁ
,
hélasʼelas
!
Ouiwi
,
vainementvɛnmɑ̃
Aussiosi
Janik
,
pourquoipuʁkwa
dansdɑ̃
cetsɛt
espoirɛspwaʁ
quiki
mentmɑ̃
L'entretenu
?
Pouquoi
partagerpaʁtaʒe
sasa
foliefɔli
?
JANIK
Parcepaʁs
que
sasa
vieillessevjejɛs
enɑ̃
estɛst
toutetut
embellieɑ̃beli
,
Qu'il
a
besoinbəzwɛ̃
de
croirekʁwaʁ
à
cert
espoire
sacrésakʁe
,
Ete
parcé
que
j'y
croiskʁwa
moi-mêmemwamɛm
.
MARIE-ANNE
Quize
ansɑ̃
d'absence
ete
huitʼɥit
sanssɑ̃
nouvellesnuvɛl
!
Tuty
rêvezʁɛve
.
JANIK
Rêverʁɛve
a
sonsɔ̃
bonheurbɔnœʁ
rendʁɑ̃
lesle
heuresœʁ
sisi
brêves
!
MARIE-ANNE
Tontɔ̃
bonheurbɔnœʁ
!...
Unœ̃
promispʁɔmi
que
toujourstuʒuʁ
onɔ̃
attendatɑ̃
,
Que
tuty
ne
connaiskɔnɛ
paspa
...
JANIK
Ete
que
j'aime
pourtantpuʁtɑ̃
.
Carkaʁ
jeʒə
me
le
figurefigyʁ
ete
le
voisvwa
,
le
cherʃɛʁ
êtreɛtʁ
,
Beaubo
,
bravebʁav
,
teltɛl
qu'il
estɛst
,
teltɛl
qu'il
doitdwa
reparaîtreʁəpaʁɛtʁ
;
Ete
dudy
retourʁətuʁ
certainsɛʁtɛ̃
quandkɑ̃
le
jourʒuʁ
auraoʁa
luilɥi
,
Ilil
trouveratʁuvəʁa
monmɔ̃
cœurkœʁ
fidéle
ete
pleinplɛ̃
de
luilɥi
.
MARIE-ANNEma.ʁi.an
,
lala
càlinant
.
Janik
,
voyonsvwajɔ̃
,
tuty
sais
pourtantpuʁtɑ̃
bienbjɛ̃
que
personnepɛʁsɔn
Ne
t'aime
autantotɑ̃
que
moimwa
.
Mais
,
réfléchisʁefleʃi
,
raisonneʁɛzɔn
.
Contrekɔ̃tʁ
toi-mêmetwamɛm
iciisi
monmɔ̃
amouramuʁ
te
défenddefɑ̃
.
Quoikwa
!
Jeʒə
t'immoterais
,
toitwa
,
monmɔ̃
uniqueynik
enfantɑ̃fɑ̃
,
A
cettesɛt
illusionilyzjɔ̃
vainementvɛnmɑ̃
poursuiviepuʁsɥivi
!
Dansdɑ̃
unœ̃
stérilesteʁil
espoirɛspwaʁ
tuty
passeraispasəʁɛ
tata
vievi
!
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
,
jeʒə
ne
veux
paspa
.
Ce
seraitsəʁɛ
inhumaininymɛ̃
.
Tuty
vasva
sursyʁ
teste
vingtvɛ̃
ansɑ̃
,
mama
Janik
,
ete
jeʒə
songesɔ̃ʒ
A
te
trouvertʁuve
,
parmipaʁmi
nosno
voisinsvwazɛ̃
,
unœ̃
mai
.
JANIK
,
desolée
.
Mama
mèremɛʁ
!
MARIE-ANNE
Ete
c'est
pourquoipuʁkwa
jeʒə
veux
tontɔ̃
cœurkœʁ
guérigeʁi
D'un
amouramuʁ
chimériqueʃimeʁik
ete
quiki
me
désespèredezɛspɛʁ
.
Disdi
que
tuty
ne
croiskʁwa
plusply
à
ce
rêveʁɛv
.
JANIK
Ete
grand-pèregʁɑ̃pɛʁ
?
Penses-tu
le
guérirgeʁiʁ
aussiosi
,
le
pauvrepovʁ
vieuxvjø
,
Dudy
seulsœl
espoirɛspwaʁ
quiki
fait
sesderniers
ansɑ̃
joyeuxʒwajø
?
Tuty
sais
bienbjɛ̃
qu'il
mourraitmuʁːɛ
,
croyantkʁwajɑ̃
que
l'autre
estɛst
mortmɔʁ
.
Notrenɔtʁ
devoirdəvwaʁ
,
C'est
d'espérer
avecavɛk
le
grand-pèregʁɑ̃pɛʁ
ete
d'attendre
.
Ete
tuty
le
veux
ainsiɛ̃si
,
n'est-ce
paspa
?
Toitwa
sisi
tendretɑ̃dʁ
,
Sisi
bonnebɔn
!
Jure-moi
que
tuty
le
veux
ainsiɛ̃si
.
Tata
bouchebuʃ
diraitdiʁɛ
nonnɔ̃
que
tontɔ̃
cœurkœʁ
diraitdiʁɛ
sisi
.
L'enveloppant et la càlinant de plus en plus.
JANIK
C'est
juréʒyʁe
?
Plusply
de
doutedut
!
A
lala
mermɛʁ
plusply
d'injure
!
L
foifwa
,
lala
doucedus
,
foifwa
,
commekɔm
nousnu
!...
Allonsalɔ̃
,
jureʒyʁ
.
MARIE-ANNE
Ehe
,
bienbjɛ̃
!
Doncdɔ̃k
,
puisquepɥiskə
tuty
l'exiges
,
ouiwi
.
JANIK
Mercimɛʁsi
.
Grand-pèregʁɑ̃pɛʁ
heureaux
parpaʁ
nousnu
,
jeʒə
suissɥi
heureuseœʁøz
aussiosi
.
Une cloche lointaine conne l'Angélus.
JANIK
L'Angélus
!
Le deux femmes se signent et marmottent l'Ave Maria.
JANIK
Ete
mama
tâchetaʃ
à
reporterʁəpɔʁte
!
Bavardebavaʁd
Que
jeʒə
suissɥi
!
Est-ce
beaubo
,
mama
dentelledɑ̃tɛl
,
regardeʁəgaʁd
.
Auxo
armesaʁm
dudy
Grandgʁɑ̃
Roiʁwa
!
Ce
serasəʁa
remarquéʁəmaʁke
!
Adieuadjø
.
Se retournant sur le pas de la porte.
JANIK
Jeʒə
prendspʁɑ̃
grand-pèregʁɑ̃pɛʁ
enɑ̃
passantpasɑ̃
sursyʁ
le
quai
;
Carkaʁ
sanssɑ̃
celasəla
,
tuty
sais
,
à
clignerkliɲe
desde
paupièrespopjɛʁ
Vervɛʁ
le
largelaʁʒ
,
ilil
prendraitpʁɑ̃dʁɛ
racineʁasin
dansdɑ̃
lesle
pierrespjɛʁ
.
MARIE-ANNEma.ʁi.an
,
l'embrassant
.
Follefɔl
!
A
tantôttɑ̃to
,
mamanmamɑ̃
!
Ete
ne
profitepʁɔfit
paspa
D'être
seulesœl
pourpuʁ
voirvwaʁ
encorɑ̃.kɔʁ
dudy
noirnwaʁ
là-baslaba
.
Après avoir du geste désigné la mer, elle envoie un dernier baiser à Marie-Anne et se sauve en courant.
SCÈNE III
JANIK
MARIE-ANNEma.ʁi.an
,
seulesœl
,
prèspʁɛ
de
lala
fenêtrefnɛtʁ
.
Ouiwi
,
ouiwi
,
c'est
noirnwaʁ
,
la
basba
.
J'ai
promispʁɔmi
de
me
tairetɛʁ
;
Jeʒə
me
tairaitɛʁ
.
Mais
ilsil
ontɔ̃
beaubo
dirediʁ
,
lala
terretɛʁ
Vautvo
mieuxmjø
que
cettesɛt
choseʃoz
ete
sonsɔ̃
traîtretʁɛtʁ
horizonɔʁizɔ̃
.
Revenant vers l'âtre.
JANIK
Pauvrepovʁ
grand-pèregʁɑ̃pɛʁ
aussiosi
!
Lala
petitepətit
a
raisonʁɛzɔ̃
:
Ce
retourʁətuʁ
,
c'est
bienbjɛ̃
la
sonsɔ̃
uniqueynik
penséepɑ̃se
.
Ilil
mourraitmuʁːɛ
de
lala
mortmɔʁ
de
sonsɔ̃
gas
annoncéeanɔ̃se
;
Ete
douterdute
seulementsœlmɑ̃
dudy
rêveʁɛv
auquelokɛl
ilil
croitkʁwa
,
C'est
uneyn
cruanté
dontdɔ̃
jeʒə
n'ai
paspa
le
droitdʁwa
.
Ilil
futfy
sisi
bonbɔ̃
pourpuʁ
nousnu
,
pourpuʁ
Janik
orphelineɔʁfəlin
.
S remettant à faire du filet.
JANIK
A
lala
longuelɔ̃g
,
l'espoir
toujourstuʒuʁ
trompétʁɔ̃pe
déclinedeklin
.
Janik
n'a
que
vingtvɛ̃
ansɑ̃
.
Rienʁjɛ̃
ne
pressepʁɛs
.
Attendonsatɑ̃dɔ̃
.
Dieudjø
nousnu
enɑ̃
saurasoʁa
grégʁe
plusply
tardtaʁ
.
SCÈNE IV
MARIE-ANNE
A
lala
portepɔʁt
parpaʁ
paraîtpaʁɛ
Jacquemin
.
Tournuretuʁnyʁ
ete
costumekɔstym
de
matelotmatlo
bretonbʁətɔ̃
:
facefas
glabreglabʁ
,
longslɔ̃
cheveaux
flottantflɔtɑ̃
sursyʁ
lala
nuquenyk
ete
autourotuʁ
desde
tempestɑ̃p
,
vareusevaʁøz
,
grandsgʁɑ̃
basba
montantmɔ̃tɑ̃
à
micuisse
,
bonnetbɔnɛ
de
feutreføtʁ
à
lala
mainmɛ̃
,
l'air
embarrasséɑ̃baʁase
,
unœ̃
petitpəti
baluchonbalyʃɔ̃
soussu
le
brasbʁa
.
JACQUEMIN
Millemil
pardonspaʁdɔ̃
,
Mama
bonnebɔn
damedam
.
Au geste de surprise de Marie-Anne, presque effrayée.
JACQUEMIN
C'est
Jacquemin
qu'on
me
nommenɔm
.
MARIE-ANNE
Aha
!
JACQUEMIN
,
sursyʁ
le
paspa
de
lala
portepɔʁt
.
Est-ce
bienbjɛ̃
iciisi
lala
maisonmɛzɔ̃
dudy
bonhommebɔnɔm
.
Françoisfʁɑ̃swa
Legoëz
?
Ouiwi
.
JACQUEMIN
,
entrantɑ̃tʁɑ̃
unœ̃
peu
.
Pourrait-on
luilɥi
parlerpaʁle
?
Ouiwi
doncdɔ̃k
.
Lui offrant une chaise.
MARIE-ANNE
Remettez-vou
.
Ilil
vientvjɛ̃
de
s'en
allerale
;
Mais
ilil
serasəʁa
bientôtbjɛ̃to
de
retourʁətuʁ
.
Jeʒə
l'espère
.
JACQUEMIN
,
assisasi
uay.a
bordbɔʁ
de
sasa
chaiseʃɛz
.
Ilil
vava
toujourstuʒuʁ
bienbjɛ̃
?
Ouiwi
.
JACQUEMIN
Sasa
famillefamij
estɛst
prospèrepʁɔspɛʁ
?
MARIE-ANNE
Ouiwi
,
luilɥi
,
Janik
ete
moimwa
.
JACQUEMIN
Sonsɔ̃
petitpəti
gas
aussiosi
?
MARIE-ANNE
Pierrepjɛʁ
?
Aha
!
Nulnyl
n'en
sait
rienʁjɛ̃
.
JACQUEMIN
Ilil
n'est
doncdɔ̃k
paspa
iciisi
.
MARIE-ANNE
Nonnɔ̃
,
damedam
.
Ilil
estɛst
enɑ̃
mermɛʁ
.
JACQUEMIN
u
?
MARIE-ANNE
Sursyʁ
lesle
caravelleskaʁavɛl
Desde
flibustiersflibystje
,
ete
l'on
n'a
plusply
de
sesse
nouvellesnuvɛl
Depuisdəpɥi
huitʼɥit
ansɑ̃
.
JACQUEMIN
,
se
levantləvɑ̃
,
désespérédezɛspeʁe
.
Adieuadjø
,
Pierrepjɛʁ
,
monmɔ̃
pilotin
!
J'avais
unœ̃
doutedut
encorɑ̃.kɔʁ
.
Maintenantmɛ̃tnɑ̃
c'est
certainsɛʁtɛ̃
.
Que
dites-vous
?
JACQUEMIN
,
parlantpaʁlɑ̃
commekɔm
à
lui-mêmelɥimɛm
.
A
moinsmwɛ̃
...
Mais
nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
!
Unœ̃
corsairekɔʁsɛʁ
,
Avecavɛk
lesle
Espagnolsɛspaɲɔl
,
c'est
lala
règleʁɛgl
:
onɔ̃
luilɥi
serresɛʁ
Lala
cordekɔʁd
auo
couku
...
Grandgʁɑ̃
Dieudjø
!
Quoikwa
!
J'ai
malmal
entenduɑ̃tɑ̃dy
.
JACQUEMIN
Lasla
!
Nonnɔ̃
.
Flibustierflibystje
prispʁi
,
c'est
flibustierflibystje
pendupɑ̃dy
.
MARIE-ANNE
Voyonsvwajɔ̃
,
expliquez-vous
,
monsieurməsjø
,
jeʒə
vousvu
enɑ̃
priepʁi
.
JACQUEMIN
Voilàvwala
.
Nousnu
étionsetjɔ̃
deux
,
de
lala
mêmemɛm
patriepatʁi
:
Saint-Malosɛ̃.ma.lo
,
Saint-Servan
;
ete
l'on
nousnu
appelaitapəlɛ
Lesle
deux
frèresfʁɛʁ
bretonsbʁətɔ̃
,
carkaʁ
onɔ̃
se
ressemblaitʁəsɑ̃blɛ
Commekɔm
chaqueʃak
Bretonbʁətɔ̃
à
chaqueʃak
autreotʁ
ressembleʁəsɑ̃bl
;
Ete
lesle
joursʒuʁ
de
bataillebataj
onɔ̃
cognaitkɔɲɛ
durdyʁ
ensembleɑ̃sɑ̃bl
;
Ete
çasa
duradyʁa
cinqsɛ̃k
ansɑ̃
,
de
plusply
enɑ̃
plusply
amisami
.
Onɔ̃
parlaitpaʁlɛ
d'ici
,
damedam
,
ete
l'on
s'était
promispʁɔmi
Qu'après
lesle
septsɛt
ansɑ̃
pleinsplɛ̃
passéspase
commekɔm
de
justeʒyst
A
tenirtəniʁ
jusqu'au
beut
le
pactepakt
de
flibusteflibyst
,
S'il
n'en
restaitʁɛstɛ
plusply
qu'un
,
ilil
viendraitvjɛ̃dʁɛ
auo
payspei
Annonceranɔ̃se
le
trépastʁepa
de
l'autre
.
J'obéis
.
MARIE-ANNE
Mais
enɑ̃
êtes-vous
sûrsyʁ
?
JACQUEMIN
J'avais
unœ̃
espéranceɛspeʁɑ̃s
.
De
retrouverʁətʁuve
monmɔ̃
pierrepjɛʁ
enɑ̃
arrivantaʁivɑ̃
enɑ̃
Francefʁɑ̃s
,
Ete
jusqu'à
touttu
à
l'heure
encoreɑ̃kɔʁ
jeʒə
lai
cur
.
Jeʒə
ne
l'ai
paspa
vuvy
mortmɔʁ
.
Ilil
avaitavɛ
disparudispaʁy
.
C'était
unœ̃
soirswaʁ
,
voilàvwala
quatrekatʁ
ansɑ̃
,
devantdəvɑ̃
lala
radeʁad
De
Saint-Pierresɛ̃pjɛʁ
...
(
hélasʼelas
!
Ouiwi
,
le
nomnɔ̃
dudy
camaradekamaʁad
!)
Aha
!
Quelkɛl
combatkɔ̃ba
!
Jamaisʒamɛ
,
depuisdəpɥi
lesle
tempstɑ̃
jadisʒadis
,
Onɔ̃
n'a
vuvy
le
pareilpaʁɛj
,
jamaisʒamɛ
.
Unœ̃
contrekɔ̃tʁ
dixdis
!
Notrenɔtʁ
bateaubato
touttu
seulsœl
contrekɔ̃tʁ
uneyn
flotteflɔt
entièreɑ̃tjɛʁ
!
Ete
l'on
avaitavɛ
dudy
sangsɑ̃
jusqu'à
lala
jarretièreʒaʁtjɛʁ
.
Mais
quoikwa
!
Quandkɑ̃
notrenɔtʁ
pontpɔ̃
ne
futfy
plusply
qu'un
débrisdebʁi
,
Ilil
fallutfaly
bienbjɛ̃
cédersede
;
ete
le
bateaubato
futfy
prispʁi
.
Moimwa
,
jeʒə
passaipasɛ
pourpuʁ
mortmɔʁ
.
A
l'eau
!
Commentkɔmɑ̃
,
sursyʁ
terretɛʁ
,
Jeʒə
me
retrouvaiʁətʁuvɛ
,
seulsœl
ete
raniméʁanime
,
mystèremistɛʁ
!
Mais
luilɥi
,
luilɥi
,
jeʒə
l'ai
vuvy
,
sursyʁ
le
gaillardgajaʁ
d'avant
,
Entouréɑ̃tuʁe
d'Espagnols
,
tenanttənɑ̃
têtetɛt
,
ete
vivantvivɑ̃
.
Enɑ̃
tombanttɔ̃bɑ̃
jeʒə
pensaispɑ̃sɛ
:
«
Çasa
vava
bienbjɛ̃
;
ilil
lesle
chargeʃaʁʒ
;
Sursyʁ
unœ̃
boutbu
d'aviron
ilil
gagneragaɲəʁa
le
largelaʁʒ
Hélasʼelas
!
A
Saint-Dominguesɛ̃dɔmɛ̃g
onɔ̃
ne
le
revitʁəvi
plusply
.
Alorsalɔʁ
jeʒə
me
suissɥi
ditdi
:
«
Peut-êtrepøtɛtʁ
que
le
fluxfly
L'a
conduitkɔ̃dɥi
versvɛʁ
desde
gensʒɑ̃
quiki
retournaientʁətuʁnɛ
enɑ̃
Francefʁɑ̃s
Qu'il
y
restâtʁɛsta
depuisdəpɥi
,
j'en
eusy
de
lala
souffrancesufʁɑ̃s
.
Ilil
devaitdəvɛ
revenirʁəvniʁ
avecavɛk
nousnu
;
c'était
mieuxmjø
.
Cependantsəpɑ̃dɑ̃
jeʒə
songeaissɔ̃ʒɛ
:
«
Ilil
estɛst
là-baslaba
,
joyeuxʒwajø
,
Avecavɛk
sonsɔ̃
bonbɔ̃
grand-pèregʁɑ̃pɛʁ
ete
sasa
bellebɛl
cousinekuzin
.
Ilil
a
vuvy
mesme
parentspaʁɑ̃
,
carkaʁ
mama
villevil
estɛst
voisinevwazin
Ete
jeʒə
rentreʁɑ̃tʁ
,
ete
jeʒə
croiskʁwa
le
trouvertʁuve
,
ete
voilàvwala
:
Me
vieuxvjø
parentspaʁɑ̃
sontsɔ̃
mortsmɔʁ
,
ete
Pierrepjɛʁ
n'est
paspa
la
.
MARIE-ANNE
Aha
!
Le
pauvrepovʁ
grand-pèregʁɑ̃pɛʁ
,
hélasʼelas
!
Commentkɔmɑ̃
s'y
prendrepʁɑ̃dʁ
Pourpuʁ
luilɥi
dirediʁ
...?
Ete
pourtantpuʁtɑ̃
...
JACQUEMIN
D'autant
que
jeʒə
doisdwa
rendreʁɑ̃dʁ
A
quiki
de
droitdʁwa
,
ete
parpaʁ
conséquentkɔ̃sekɑ̃
à
l'ancien
,
Ce
qu'a
laissélɛse
le
gas
.
Ce
coffrekɔfʁ
étaitetɛ
le
siensjɛ̃
,
Ete
jeʒə
l'ai
repèché
parpaʁ
bonheurbɔnœʁ
à
mermɛʁ
bassebas
.
Il dèfait son baluchon et en tire un à un des objets.
JACQUEMIN
Dudy
lingelɛ̃ʒ
,
unœ̃
boujaron
fait
d'une
calebassekalbas
,
Unœ̃
brinbʁɛ̃
de
buisbɥi
bretonbʁətɔ̃
,
ete
ce
vieuxvjø
chapeletʃaplɛ
De
Saint-Malosɛ̃.ma.lo
,
voilàvwala
l'héritague
auo
completkɔ̃plɛ
.
MARIE-ANNEma.ʁi.an
,
considérantkɔ̃sideʁɑ̃
le
chapeletʃaplɛ
.
C'est
bienbjɛ̃
sonsɔ̃
chapeletʃaplɛ
.
Onɔ̃
enɑ̃
avaitavɛ
lala
pairepɛʁ
.
Ilil
emportaɑ̃pɔʁta
l'un
.
L'autre
estɛst
celuisəlɥi
dudy
grand-pèregʁɑ̃pɛʁ
.
L'ancien
auraoʁa
lesle
deux
maintenantmɛ̃tnɑ̃
.
MARIE-ANNE
Quelkɛl
métiermetje
!
Voirvwaʁ
de
sonsɔ̃
petit-filsptifis
unœ̃
grand-pèregʁɑ̃pɛʁ
héritiereʁitje
!
Sisi
ce
n'est
paspa
injusteɛ̃ʒyst
!
Montrant le poing à la mer.
MARIE-ANNE
Oho
!
Lala
mermɛʁ
inhumaineinymɛn
!
JACQUEMIN
Jeʒə
lala
reprendsʁəpʁɑ̃
pourtantpuʁtɑ̃
,
moimwa
,
dansdɑ̃
uneyn
semainesmɛn
.
Que
voulez-vous
!
Onɔ̃
estɛst
marinmaʁɛ̃
.
Tristetʁist
ouu
joyeuxʒwajø
.
C'est
encoreɑ̃kɔʁ
à
lala
mermɛʁ
qu'un
marinmaʁɛ̃
vitvi
le
mieuxmjø
.
Le
ventvɑ̃
soufflesufl
.
Adieuadjø
vat
!
Ete
voguevɔg
lala
flibusteflibyst
!
Pourtantpuʁtɑ̃
,
cettesɛt
fois-ci
...
Ce
quiki
me
tarabustetaʁabyst
,
C'est
d'apprendre
à
l'ancien
que
l'autre
trépassatʁepasa
.
Jeʒə
ne
sauraisoʁɛ
jamaisʒamɛ
commentkɔmɑ̃
luilɥi
dirediʁ
çasa
.
MARIE-ANNE
Bienbjɛ̃
sûrsyʁ
,
damedam
!
Çasa
vava
luilɥi
fairefɛʁ
uneyn
secoussesəkus
.
Ilil
enɑ̃
moura
.
JACQUEMIN
,
insinuantɛ̃sinɥɑ̃
ete
gênéʒɛne
.
Mais
vousvu
!...
Uneyn
femmefam
estɛst
plusply
doucedus
.
Elleɛl
trouvetʁuv
desde
moismwa
câlinskalɛ̃
ete
finsfɛ̃
voiliersvwalje
.
C'est
lâchelaʃ
,
n'est-ce
paspa
?
Mais
...,
sisi
vousvu
luilɥi
parliezpaʁlje
,
Pourpuʁ
commencerkɔmɑ̃se
,
unœ̃
peu
....
Le
premierpʁəmje
abordageabɔʁdaʒ
....,
Sanssɑ̃
luilɥi
dirediʁ
qu'on
l'a
hisséʼise
parpaʁ
unœ̃
cordagekɔʁdaʒ
,
Nini
mêmemɛm
qu'il
estɛst
mortmɔʁ
,
damedam
,
bienbjɛ̃
entenduɑ̃tɑ̃dy
;
Mais
commekɔm
quoikwa
voilàvwala
sonsɔ̃
bienbjɛ̃
,
qu'il
s'est
perdupɛʁdy
,
Qu'à
lala
bataillebataj
ilil
futfy
le
plusply
bravebʁav
desde
bravesbʁav
,
Qu'il
ne
resteʁɛst
plusply
rienʁjɛ̃
de
luilɥi
que
ces
épavesepav
,
Enfinɑ̃fɛ̃
,
ce
que
j'ai
ditdi
,
mais
mieuxmjø
,
ete
tendrementtɑ̃dʁəmɑ̃
,
Pourpuʁ
que
le
coupku
de
mermɛʁ
s'étale
enɑ̃
flotflo
dormantdɔʁmɑ̃
.
Ouiwi
,
ouiwi
,
jeʒə
tâcheraitaʃəʁɛ
.
J'arrangerai
l'histoire
.
JACQUEMIN
D'ailleurs
,
c'est
bienbjɛ̃
compriskɔ̃pʁi
:
lala
mortmɔʁ
n'est
paspa
notoirenɔtwaʁ
.
MARIE-ANNE
Sùre
,
quandkɑ̃
mêmemɛm
.
JACQUEMIN
Ouiwi
doncdɔ̃k
,
c'est
commekɔm
sisi
,
paspa
moinsmwɛ̃
.
MARIE-ANNEma.ʁi.an
,
montrantmɔ̃tʁɑ̃
lesle
objects
tiréstiʁe
dudy
baluchonbalyʃɔ̃
.
Puispɥi
,
lesle
objects
sonsɔ̃
la
,
quiki
serventsɛʁv
de
témoinstemwɛ̃
.
Mais
,
ne
lesle
montrezmɔ̃tʁe
pa
d'abord
.
MARIE-ANNEma.ʁi.an
,
lesle
enveloppantɑ̃vlɔpɑ̃
dansdɑ̃
le
filetfilɛ
.
Soyezswaje
sanssɑ̃
craintekʁɛ̃t
;
Jeʒə
lesle
découvriraidekuvʁiʁɛ
quandkɑ̃
j'y
seraisəʁɛ
contraintekɔ̃tʁɛ̃t
,
Paspa
avantavɑ̃
.
On entend des pas au dehors.
JACQUEMIN
Est-ce
luilɥi
?
J'entends
quelqu'un
marchermaʁʃe
Auo
basba
de
lala
rueʁy
.
Regardant au dehors.
JACQUEMIN
Ouiwi
.
Poussant Jacquemin vers la porte de gauche.
JACQUEMIN
Entrezɑ̃tʁe
la
vousvu
cacherkaʃe
.
A
vousvu
voirvwaʁ
sisi
tremblanttʁɑ̃blɑ̃
,
j'ai
peurpœʁ
qu'il
ne
comprennekɔ̃pʁɛn
.
Allezale
!
Elle l'enferme dans la chambre de gauche.
SCÈNE V
JACQUEMIN
MARIE-ANNEma.ʁi.an
,
seulesœl
.
Le
jourʒuʁ
a
baissébɛse
peu
à
peu
versvɛʁ
le
milieumiljø
de
lala
scènesɛn
précédentepʁesedɑ̃t
,
ete
lala
nuitnɥi
continuekɔ̃tiny
à
venirvəniʁ
jusqu'à
lala
finfɛ̃
de
l'acte
.
Commentkɔmɑ̃
me
fairefɛʁ
uneyn
minemin
sereinesəʁɛn
,
Moi-mêmemwamɛm
?
J'ai
le
cœurkœʁ
sisi
grosgʁo
!
Mais
,
plusply
d'émoi
!
Soyonsswajɔ̃
bravebʁav
.
Jésusʒezy
,
Mariemaʁi
,
inspirez-moi
.
Parpaʁ
bonheurbɔnœʁ
,
le
jourʒuʁ
baissebɛs
.
Ainsiɛ̃si
sursyʁ
monmɔ̃
visagevizaʒ
Onɔ̃
liraliʁa
moinsmwɛ̃
d'abord
le
funèbrefynɛbʁ
presage
.
Tout en parlant, elle s'est assise sur un escabeau.
SCÈNE VI
MARIE-ANNE
LEGOËZ
,
entrantɑ̃tʁɑ̃
ete
allantalɑ̃
versvɛʁ
l'âtre
.
Oufuf
!
Jeʒə
sui
lasla
.
JANIK
,
entréeɑ̃tʁe
derrièredɛʁjɛʁ
luilɥi
.
Damedam
!
LEGOËZ
,
s'asseyant
dansdɑ̃
l'âtre
.
Oufuf
!
Que
c'est
bonbɔ̃
de
s'asseoir
!
Après un moment de silence.
MARIE-ANNE
Toujourstuʒuʁ
rienʁjɛ̃
!
Ce
n'est
paspa
encoreɑ̃kɔʁ
pourpuʁ
ce
soirswaʁ
.
Ce
serasəʁa
pourpuʁ
demaindəmɛ̃
,
après-demainapʁɛdmɛ̃
,
n'importe
!
L'espoir
qu'emporte
unœ̃
jourʒuʁ
,
unœ̃
autreotʁ
le
rapporteʁapɔʁt
.
Puispɥi
,
aussiosi
bienbjɛ̃
,
lala
mermɛʁ
estɛst
bourruebu.ʁy
aujourd'hui
.
MARIE-ANNEma.ʁi.an
,
sanssɑ̃
se
leverləve
.
Ete
sisi
l'on
vousvu
donnaitdɔnɛ
desde
nouvellesnuvɛl
de
luilɥi
!..
LEGOËZ
Dudy
gas
?...
vousvu
enɑ̃
avezave
?
Il court à elle.
MARIE-ANNE
Peut-êtrepøtɛtʁ
.
JANIK
,
lala
pressantpʁɛsɑ̃
.
Disdi
.
Oho
!
Vitevit
,
Vitevit
,
mamanmamɑ̃
.
LEGOËZ
,
impatientɛ̃pasjɑ̃
.
Ouiwi
.
A Marie-Anne qui détourne la tête.
MARIE-ANNE
Mais
...
votrevɔtʁ
regardʁəgaʁ
m'évite
.
Lesle
nouvellesnuvɛl
sontsɔ̃
doncdɔ̃k
mauvaisesmovɛz
?
MARIE-ANNEma.ʁi.an
,
le
voyantvwajɑ̃
chancelerʃɑ̃sle
.
Non, non point.
LEGOËZ
Aha
!
Jeʒə
respireʁɛspiʁ
!...
Alorsalɔʁ
?
JANIK
Disdi
!
Mais de point en point
MARIE-ANNE
Laissez-moi
vousvu
conterkɔ̃te
...
L'histoire
estɛst
longuelɔ̃g
.
JANIK
Abrègeabʁɛʒ
.
LEGOËZ
,
s'exaltant
.
Enfinɑ̃fɛ̃
,
ilil
vitvi
,
bienbjɛ̃
sûrsyʁ
ilil
vitvi
.
MARIE-ANNE
Que
vousvu
dirais-je
?
LEGOËZ
,
s'exaltant
de
plusply
enɑ̃
plusply
.
Pardieupaʁdjø
,
s'il
étaitetɛ
mortmɔʁ
,
sanssɑ̃
biaisbjɛ
superflussypɛʁfly
Vousvu
m'auriez
ditdi
:
«
Lala
choseʃoz
estɛst
lala
choseʃoz
.
Ilil
n'est
plusply
Mais
nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
!
Rendonsʁɑ̃dɔ̃
grâcegʁas
à
lala
bontébɔ̃te
divinedivin
.
Ilil
vitvi
!
JANIK
,
anxieuseɑ̃ksjøz
,
à
sasa
mèremɛʁ
.
Ouiwi
,
n'est-ce
paspa
?
MARIE-ANNEma.ʁi.an
,
trèstʁɛ
émuee.my
.
Ecoutez
...
LEGOËZ
,
à
Janik
,
enɑ̃
montrantmɔ̃tʁɑ̃
Marie-Annema.ʁi.an
.
Jeʒə
devinedəvin
.
Elleɛl
a
bonbɔ̃
cœurkœʁ
,
tuty
sais
,
Janik
;
elleɛl
a
jugéʒyʒe
Qu'un
bonheurbɔnœʁ
troptʁo
soudainsudɛ̃
me
rendraitʁɑ̃dʁɛ
foufu
,
que
j'ai
Le
chefʃɛf
prèspʁɛ
dudy
bonnetbɔnɛ
,
que
jeʒə
mourraismuʁːɛ
de
joieʒwa
Enɑ̃
le
voyantvwajɑ̃
!
Alorsalɔʁ
,
avantavɑ̃
que
jeʒə
le
voievwa
,
Elleɛl
veut
préparerpʁepaʁe
le
chocʃɔk
touttu
doucementdusmɑ̃
.
JANIK
,
qu'il
tienttjɛ̃
embrasséeɑ̃bʁase
.
C'est
celasəla
,
c'est
celasəla
.
Soisswa
bénibeni
,
Dieudjø
clémentklemɑ̃
Ilil
estɛst
revenuʁəvəny
.
Mais
...
JANIK
O
mama
mèremɛʁ
chérieʃeʁi
,
Quelkɛl
bonheurbɔnœʁ
!
MARIE-ANNE
Cependantsəpɑ̃dɑ̃
...
LEGOËZ
,
à
Marie-Annema.ʁi.an
.
Regardezʁəgaʁde
,
jeʒə
vousvu
priepʁi
;
Jeʒə
suissɥi
calmekalm
.
Sisi
j'ai
desde
larmeslaʁm
dansdɑ̃
lesle
yeux
,
Sisi
mesme
mainsmɛ̃
tremblenttʁɑ̃bl
,
c'est
parcepaʁs
que
jeʒə
suissɥi
vieuxvjø
.
Mais
jeʒə
suissɥi
fortfɔʁ
aussiosi
.
N'ayez
paspa
peurpœʁ
!
JANIK
,
quiki
a
découvertdekuvɛʁ
le
baluchonbalyʃɔ̃
cachékaʃe
soussu
le
filetfilɛ
.
Grand-pèregʁɑ̃pɛʁ
,
Tienstjɛ̃
!
Unœ̃
coffrekɔfʁ
!
Voilàvwala
desde
preuvespʁœv
,
çàsa
,
j'espère
.
MARIE-ANNEma.ʁi.an
,
à
partpaʁ
.
Commentkɔmɑ̃
fairefɛʁ
?
JANIK
,
à
Legoëz
quiki
considèrekɔ̃sidɛʁ
avecavɛk
elleɛl
lesle
objetsɔbʒɛ
.
Dudy
buisbɥi
!
LEGOËZ
Ete
monmɔ̃
vieuxvjø
chapeletʃaplɛ
!
Il le baise.
LEGOËZ
MARIE-ANNEma.ʁi.an
,
à
partpaʁ
,
regardantʁəgaʁdɑ̃
versvɛʁ
lala
gauchegoʃ
.
Ilil
fautfo
qu'il
disediz
,
luilɥi
,
lala
choseʃoz
commekɔm
elleɛl
estɛst
.
Avec un geste décidé, en allant vers la porte de gauche.
LEGOËZ
Ouiwi
!
LEGOËZ
,
lesle
brasbʁa
auo
cielsjɛl
.
J'aurai
doncdɔ̃k
sasa
mainmɛ̃
pourpuʁ
fermerfɛʁme
mama
paupièrepopjɛʁ
!
MARIE-ANNEma.ʁi.an
,
ouvrantuvʁɑ̃
lala
portepɔʁt
de
gauchegoʃ
,
à
Jacquemin
.
Venezvəne
;
vitevit
.
SCÈNE VII
LEGOËZ
Lesle
Mêmesmɛm
,
JACQUEMIN
JANIK, apercevant Jacquemin qui entre.
LEGOËZ
C'est
luilɥi
.
LEGOËZ
,
courantkuʁɑ̃
versvɛʁ
Jacquemin
.
Monmɔ̃
petitpəti
gas
,
monmɔ̃
Pierrepjɛʁ
,
Monmɔ̃
enfantɑ̃fɑ̃
!
MARIE-ANNEma.ʁi.an
,
stupéfaitestypefɛt
.
Dieudjø
!
JACQUEMIN
,
ne
sachantsaʃɑ̃
que
dirediʁ
.
Mais
...
MARIE-ANNEma.ʁi.an
,
basba
,
à
Jacquemin
.
Tanttɑ̃
pispi
!
Ditesdit
commekɔm
luilɥi
.
LEGOËZ
,
à
Jacquemin
.
Mais
embrasse-moi
doncdɔ̃k
.
Jeʒə
suissɥi
tontɔ̃
grand-pèregʁɑ̃pɛʁ
.
JACQUEMIN
,
enɑ̃
hésitantezitɑ̃
.
Ouiwi
,
Grand-pèregʁɑ̃pɛʁ
.
LEGOËZ
,
aprèsapʁɛ
l'avoir
longuementlɔ̃gmɑ̃
embrasséɑ̃bʁase
.
Ete
tuty
n'as
paspa
oubliéublije
,
j'imagine
,
Lala
petitepətit
Janik
,
tata
cousinekuzin
?
Il le pousse vers elle.
LEGOËZ
JACQUEMIN
,
prenantpʁənɑ̃
lala
mainmɛ̃
qu'elle
luilɥi
tendtɑ̃
.
Cousinekuzin
..
LEGOËZ
,
le
voyantvwajɑ̃
touttu
interditɛ̃tɛʁdi
.
Damedam
,
quandkɑ̃
tuty
partispaʁti
,
vousvu
n'étiez
paspa
bienbjɛ̃
grandsgʁɑ̃
L'un
nini
l'autre
,
heinʼɛ̃
?
Toitwa
,
dixdis
ansɑ̃
;
elleɛl
quatrekatʁ
ansɑ̃
.
Onɔ̃
poussepus
.
Onɔ̃
changeʃɑ̃ʒ
.
A
peinepɛn
onɔ̃
peut
se
reconnaitreʁə.kɔ.nɛtʁ
.
Commekɔm
te
voilàvwala
drudʁy
!
Viensvjɛ̃
prèspʁɛ
de
lala
fenêtrefnɛtʁ
,
Viensvjɛ̃
,
petitpəti
,
qu'a
loisirlwaziʁ
jeʒə
te
regardeʁəgaʁd
mieuxmjø
.
Il l'y conduit et le considère.
LEGOËZ
C'est
qu'à
présentpʁezɑ̃
,
sais-tusɛ.ty
,
jeʒə
n'ai
plusply
de
bonsbɔ̃
yeux
.
Touttu
de
mêmemɛm
,
c'est
bienbjɛ̃
monmɔ̃
gas
,
filsfis
de
vraisvʁɛ
hommesɔm
.
A
vingt-cinqvɛ̃tsɛ̃k
ansɑ̃
,
mama
brubʁy
,
voilàvwala
commekɔm
nousnu
sommessɔm
,
Nousnu
autresotʁ
!...
Seulementsœlmɑ̃
,
tuty
n'es
paspa
bienbjɛ̃
hardiʼaʁdi
.
Tuty
ne
disdi
rienʁjɛ̃
.
MARIE-ANNE
Ilil
estɛst
unœ̃
peu
commekɔm
étourdietuʁdi
.
Sonsɔ̃
arrivéeaʁive
!...
Ete
puispɥi
...
LEGOËZ
,
clignantkliɲɑ̃
de
l'œil
.
Janik
que
le
regardeʁəgaʁd
,
N'est-ce
paspa
?
Ete
moimwa
quiki
bavardebavaʁd
,
quiki
bavardebavaʁd
!
Aha
!
C'est
que
j'ai
besoinbəzwɛ̃
de
parlerpaʁle
,
moimwa
,
bonbɔ̃
Dieudjø
!
Jeʒə
voudraisvudʁɛ
dirediʁ
à
toustu
:
Jeʒə
l'ai
,
jeʒə
l'ai
,
monmɔ̃
fieufjø
!
JANIK
Grand-pèregʁɑ̃pɛʁ
,
à
nosno
voisinsvwazɛ̃
sisi
l'on
contaitkɔ̃tɛ
lala
choseʃoz
?
LEGOËZ
Ouiwi
doncdɔ̃k
.
Viensvjɛ̃
,
Pierrepjɛʁ
!
MARIE-ANNE
Nonnɔ̃
;
laissezlɛse
,
qu'il
se
reposeʁəpoz
.
Ilil
arrivaitaʁivɛ
à
piedpje
de
Granvilleɡʁɑ̃.vil
.
LEGOËZ
Enɑ̃
ce
sassas
,
Resons
.
MARIE-ANNE
Allez-ya.le.z‿i
,
vousvu
.
JACQUEMIN
Ouiwi
.
LEGOËZ
Tuty
le
veux
,
monmɔ̃
gas
.
Viensvjɛ̃
,
Janik
.
Lesle
amisami
ontɔ̃
droitdʁwa
à
notrenɔtʁ
fêtefɛt
.
Il sort en entrainant Janik.
SCÈNE VIII
MARIE-ANNE
JACQUEMIN
,
anéantianeɑ̃ti
.
Ete
,
puispɥi
,
commentkɔmɑ̃
sortirsɔʁtiʁ
de
la
?
L'erreur
estɛst
faitefɛt
.
Dirediʁ
lala
véritéveʁite
maintenantmɛ̃tnɑ̃
,
paspa
moyenmwajɛ̃
.
JACQUEMIN
Alorsalɔʁ
?
MARIE-ANNEma.ʁi.an
,
résolumentʁezɔlymɑ̃
.
Vousvu
repartezʁəpaʁte
quandkɑ̃
?
Dansdɑ̃
cinqsɛ̃k
,
sixsis
joursʒuʁ
.
MARIE-ANNE
Bienbjɛ̃
!
Ilil
faudrafodʁa
jusque-làʒyskla
respecterʁɛspɛkte
sasa
foliefɔli
.
Puispɥi
vousvu
prétexterezpʁetɛkstəʁe
unœ̃
pactepakt
quiki
vousvu
lieli
.
Ces
partes-là
,
pourpuʁ
unœ̃
vieuxvjø
marinmaʁɛ̃
,
sontsɔ̃
sacréssakʁe
.
Ilil
n'osera
rienʁjɛ̃
dirediʁ
,
ete
vousvu
repartirezʁəpaʁtiʁe
.
Mais
,
croyantkʁwajɑ̃
avoiravwaʁ
vuvy
sonsɔ̃
filsfis
,
l'âme
contentekɔ̃tɑ̃t
,
Ilil
vieilliravjejiʁa
,
tranquilletʁɑ̃kil
,
enɑ̃
sasa
nouvellenuvɛl
attenteatɑ̃t
,
Avecavɛk
votrevɔtʁ
mémoirememwaʁ
emplissantɑ̃plisɑ̃
lala
maisonmɛzɔ̃
.
JACQUEMIN
Jeʒə
ne
peux
paspa
,
vraimentvʁɛmɑ̃
.
C'est
uneyn
trahisontʁaizɔ̃
.
Quoikwa
,
trompertʁɔ̃pe
ce
bravebʁav
hommeɔm
ainsiɛ̃si
!
Luilɥi
fairefɛʁ
unœ̃
contekɔ̃t
...
MARIE-ANNE
Devantdəvɑ̃
Dieudjø
que
m'entend
,
jeʒə
prendspʁɑ̃
touttu
à
monmɔ̃
comptekɔ̃t
.
Ete
sisi
c'est
unœ̃
péchépeʃe
,
qu'il
retombeʁətɔ̃b
sursyʁ
moimwa
!
JACQUEMIN
Soitswa
!
J'obéirai
.
SCÈNE IX
JACQUEMIN
Lesle
Mêmesmɛm
,
LEGOËZ
,
JANIK
,
desde
pêcheurspɛʃœʁ
,
vieuxvjø
,
vieillesvjɛj
,
fillesfij
,
enfantsɑ̃fɑ̃
LEGOËZ
,
de
lala
portepɔʁt
,
enɑ̃
montrantmɔ̃tʁɑ̃
Jacquemin
,
à
unœ̃
vieuxvjø
pêcheurpɛʃœʁ
.
Tienstjɛ̃
,
regardeʁəgaʁd
.
LE VIEUX PÊCHEUR
C'est
Pierrepjɛʁ
.
Qu'il
estɛst
grandgʁɑ̃
!
UNE JEUNE FILLE
Commekɔm
ilil
a
bonnebɔn
grâcegʁas
!
LEGOËZ
,
auo
premierpʁəmje
vieuxvjø
pêcheurpɛʃœʁ
.
Unœ̃
vraivʁɛ
marinmaʁɛ̃
!
LE VIEUX PÊCHEUR
Ouiwi
doncdɔ̃k
.
A Jacquemin.
LE VIEUX PÊCHEUR
Viensvjɛ̃
çasa
,
que
jeʒə
t'embrasse
.
Aha
!
Jeʒə
t'ai
fait
sautersote
desde
foisfwa
sursyʁ
mesme
genouxʒənu
!
UN AUTRE VIEUX PÊCHEUR
Ete
moimwa
doncdɔ̃k
!
Ilil
étaitetɛ
toujourstuʒuʁ
fourréfuʁe
chezʃe
nousnu
!
LE VIEUX PÊCHEUR
Ilil
ne
nousnu
connaitkɔ.nɛtʁ
plusply
.
LEGOËZ
Damedam
!
Quinzekɛ̃z
ansɑ̃
d'absence
!
UNEyn
TRÈStʁɛ
VIEILLEvjɛj
FEMMEfam
,
appuyéeapɥije
sursyʁ
sasa
cannekan
.
Jeʒə
ne
l'ai
plusply
revuʁəvy
,
moimwa
,
depuisdəpɥi
sasa
naissancenɛsɑ̃s
;
Mais
c'était
déjàdeʒa
bienbjɛ̃
l
gaillardgajaʁ
que
voicivwasi
.
TOUStu
,
riantʁijɑ̃
.
Aha
!
Aha
!
LAla
JEUNEʒœn
FILLEfij
,
à
Janik
.
Disdi
doncdɔ̃k
,
Janik
,
veux-tu
changerʃɑ̃ʒe
?
JANIK
,
gaîmentgemɑ̃
.
Mercimɛʁsi
.
Enfantsɑ̃fɑ̃
,
fêtonsfɛtɔ̃
monmɔ̃
gas
enɑ̃
attendantatɑ̃dɑ̃
lesle
vôtresvotʁ
.
On entend des accords de biniou venant de la rue.
JANIK
Monmɔ̃
pèrepɛʁ
,
dansdɑ̃
lala
rueʁy
onɔ̃
entendɑ̃tɑ̃
lala
cadencekadɑ̃s
Desde
joueursʒwœʁ
de
binioubinju
.
Ilsil
onɔ̃
susy
lala
nouvellenuvɛl
ete
viennentvjɛ̃n
pourpuʁ
qu'on
dansedɑ̃s
.
LEGOËZ
Ehe
bienbjɛ̃
!
Dansezdɑ̃se
!
TOUS
You
!
You
!
Entrent les joueurs de biniou et l'on danse une sabotière.
ACTE DEUXIÈME
SCÈNE PREMIÈRE
Ils sont à table, achevant le repas de midi: le grand-père entre Janik et Jacquemin, et Maria-Anne près de sa fille.  Avec la famille, une dizaine d'amis sont à table, qui reprennent en chœur quelques répliques.
JACQUEMIN
Uneyn
autreotʁ
foisfwa
,
c'était
prèspʁɛ
de
lala
Guadeloupegwadlup
,
Avecavɛk
troistʁwa
bâtimentsbatimɑ̃
,
troistʁwa
,
dontdɔ̃
uneyn
chaloupeʃalup
,
Nousnu
avonsavɔ̃
déconfitdekɔ̃fi
(
ete
,
jeʒə
vousvu
enɑ̃
répondsʁepɔ̃
,
Bellementbɛlmɑ̃
)
douzeduz
nefsnɛf
,
jeʒə
disdi
douzeduz
,
à
troistʁwa
pontspɔ̃
.
LEGOËZ
,
cognantkɔɲɑ̃
lala
tabletabl
dudy
poingpwɛ̃
.
Aha
!
parpaʁ
exempleɛgzɑ̃pl
,
nonnɔ̃
!
la
,
le
gas
nousnu
enɑ̃
contekɔ̃t
.
Dudy
touttu
.
LEGOËZ
Ces
Espagnolsɛspaɲɔl
!
Ilsil
n'avaient
paspa
de
honteʼɔ̃t
!
Douzeduz
vaisseauxvɛso
,
quandkɑ̃
vousvu
,
vousvu
n'en
aviezavje
que
troistʁwa
!
JACQUEMIN
Troistʁwa
.
LEGOËZ
Ete
vousvu
lesle
avezave
battusbaty
?
JACQUEMIN
Unœ̃
peu
,
jeʒə
croiskʁwa
Toustu
tuéstɥe
!
MARIE-ANNEma.ʁi.an
ETe
JANIK
,
avecavɛk
unœ̃
mouvementmuvmɑ̃
d'effroi
.
Oho
!
Ce
sontsɔ̃
desde
âmesam
scélératesseleʁat
.
Songezsɔ̃ʒe
!
Nousnu
traitertʁɛte
,
nousnu
,
desde
marinsmaʁɛ̃
,
enɑ̃
piratespiʁat
!
Quiki
tombaittɔ̃bɛ
dansdɑ̃
leurslœʁ
mainsmɛ̃
vivantvivɑ̃
,
étaitetɛ
pendupɑ̃dy
.
Mais
c'était
,
commekɔm
onɔ̃
ditdi
,
malmal
prêtépʁɛte
,
bienbjɛ̃
renduʁɑ̃dy
;
Carkaʁ
de
leurlœʁ
douzeduz
nefsnɛf
,
ilil
n'en
restaʁɛsta
paspa
uneyn
,
Ete
lala
mermɛʁ
,
ce
soir-là
,
quoiqu'il
fitfi
clairklɛʁ
de
lunelyn
,
Futfy
rougeʁuʒ
ete
toutetut
enɑ̃
feu
commekɔm
auo
soleilsɔlɛj
couchantkuʃɑ̃
.
MARIE-ANNE
C'est
affreuxafʁø
.
JANIK
,
basba
,
à
sasa
mèremɛʁ
.
Touttu
de
mêmemɛm
,
ilil
n'a
paspa
l'air
méchantmeʃɑ̃
,
Regardeʁəgaʁd
.
LEGOËZ
Ete
lesle
Anglaisɑ̃glɛ
,
tuty
ne
m'en
parlespaʁl
guèregɛʁ
?
JACQUEMIN
Mais
c'est
auxo
Espagnolsɛspaɲɔl
que
nousnu
faisionsfɛzjɔ̃
lala
guerregɛʁ
.
LEGOËZ
Tanttɑ̃
pispi
!
J'aimerais
mieuxmjø
sisi
c'était
auxo
Anglaisɑ̃glɛ
.
JACQUEMIN
Nousnu
leurlœʁ
avonsavɔ̃
aussiosi
chantéʃɑ̃te
quelqueskɛlkə
coupletskuplɛ
A
l'occasion
.
LEGOËZ
Bonbɔ̃
!
Ete
saléssale
,
jeʒə
supposesypoz
?
JACQUEMIN
Ouiwi
.
LEGOËZ
Disdi
unœ̃
peu
.
JACQUEMIN
Mais
c'est
encorɑ̃.kɔʁ
lala
mêmemɛm
choseʃoz
:
Avecavɛk
le
flibustiersflibystje
,
c'est
toujourstuʒuʁ
auo
refrainʁəfʁɛ̃
L'autre
quiki
dansedɑ̃s
,
ete
nousnu
quiki
jouonsʒwɔ̃
dudy
crinerin
.
JANIK
,
basba
,
à
sasa
mèremɛʁ
.
Tuty
voisvwa
commekɔm
ilil
estɛst
gai
,
mama
mèremɛʁ
,
autantotɑ̃
que
bravebʁav
.
LEGOËZ
,
à
sasa
brubʁy
.
Marie-Annema.ʁi.an
,
allezale
doncdɔ̃k
nousnu
quérirkeʁiʁ
à
lala
cavekav
Dudy
vinvɛ̃
.
Marie-Anne se lève et se dirige vers la porte de gauche.  A Jacquemin:
JACQUEMIN
Çasa
fait
coulerkule
le
cidresidʁ
.
Mercimɛʁsi
,
nonnɔ̃
.
LEGOËZ
,
à
Marie-Annema.ʁi.an
quiki
s'est
arrêtéeaʁete
.
Allezale
quandkɑ̃
mêmemɛm
.
MARIE-ANNE
Ouiwi
,
ouiwi
.
Elle sort par la porte de gauche.
SCÈNE II
MARIE-ANNE
Lesle
Mêmesmɛm
,
moinsmwɛ̃
MARIE-ANNEma.ʁi.an
.
LEGOËZ
,
à
Jacquemin
.
C'est
unœ̃
vinvɛ̃
de
renomʁənɔ̃
.
Ilil
me
vientvjɛ̃
de
Bordeauxbɔʁdo
.
JACQUEMIN
Quandkɑ̃
ilil
viendraitvjɛ̃dʁɛ
de
Romeʁɔm
,
Il ne vaut point le cidre, âpre et fleurant la pomme.
JACQUEMIN
Aha
!
J'en
aiɛ
buby
,
là-baslaba
,
toutestut
sortessɔʁt
de
vinsvɛ̃
,
Prispʁi
sursyʁ
lesle
Espagnolsɛspaɲɔl
,
desde
plusply
vieuxvjø
,
desde
plusply
finsfɛ̃
,
Alicante
,
Xèrès
,
Portopɔʁto
;
que
sais-je
encoreɑ̃kɔʁ
!
Mais
nulnyl
,
de
quelquekɛlkə
nomnɔ̃
fameaux
qu'on
le
décoredekɔʁ
,
Ne
m'a
fait
oublierublije
lala
boissonbwasɔ̃
desde
aïeuxajø
,
Ce
bonbɔ̃
cidresidʁ
bretonbʁətɔ̃
,
raideʁɛd
auo
cœurkœʁ
,
clairklɛʁ
auxo
yeux
,
Quiki
vousvu
regaillardit
le
couragekuʁaʒ
ete
lala
minemin
,
Ete
quiki
,
lorsqu'un
rayonʁɛjɔ̃
de
soleilsɔlɛj
l'illumine
,
Ressembleʁəsɑ̃bl
auxo
cheveaux
d'or
desde
fillesfij
dudy
payspei
.
LEGOËZ
,
à
Janik
.
Te
voilàvwala
bouchebuʃ
béebe
ete
lesle
yeux
ébahisebai
,
Janik
!
Aha
!
Le
matinmatɛ̃
te
tienttjɛ̃
dansdɑ̃
sonsɔ̃
sillagesijaʒ
.
Onɔ̃
apprendapʁɑ̃
à
parlerpaʁle
,
vois-tuvwa.ty
,
quandkɑ̃
onɔ̃
voyagevwajaʒ
.
JANIK
,
rougissantʁuʒisɑ̃
.
Mais
,
grand-pèregʁɑ̃pɛʁ
,...
JACQUEMIN
,
troublétʁuble
.
Pardonpaʁdɔ̃
,
j'ai
troptʁo
parlépaʁle
.
Non point.
LEGOËZ
Toutestut
voilesvwal
dehorsdəɔʁ
!
Ne
chercheʃɛʁʃ
plusply
le
pointpwɛ̃
,
Tuty
l'as
trouvétʁuve
Navigne
auo
plusply
prèspʁɛ
sanssɑ̃
attendreatɑ̃dʁ
.
Le poussant du coude.
LEGOËZ
Vava
doncdɔ̃k
,
roucoule-lui
quelquekɛlkə
choseʃoz
de
tendretɑ̃dʁ
.
JACQUEMIN
,
trèstʁɛ
gênéʒɛne
ete
respectueuxʁɛspɛktɥø
,
à
Janik
.
Croyezkʁwaje
bienbjɛ̃
...
JANIK
,
mêmemɛm
jeuʒø
.
Jeʒə
vousvu
croiskʁwa
,
monmɔ̃
cousinkuzɛ̃
.
Sont-ils
fousfu
!
Aha
!
çasa
,
voulez-vous
bienbjɛ̃
ne
paspa
vousvu
dirediʁ
vousvu
!
Quelskɛl
drôlesdʁol
d'amoureux
,
touttu
confitskɔ̃fi
enɑ̃
vergognevɛʁgɔɲ
!
A Jacquemin.
LEGOËZ
De
monmɔ̃
tempstɑ̃
,
onɔ̃
mettaitmɛtɛ
plusply
d'âme
à
lala
besognebəzɔɲ
;
Ete
,
touttu
vieuxvjø
que
jeʒə
suissɥi
,
jeʒə
t'y
feraisfəʁɛ
quinaud
.
Benèt
,
vava
!
SCÈNE III
LEGOËZ
Lesle
Mêmesmɛm
,
MARIE-ANNEma.ʁi.an
.
MARIE-ANNEma.ʁi.an
,
rentrantʁɑ̃tʁɑ̃
avecavɛk
uneyn
bouteillebutɛj
.
Qu'avez-vous
?
Quoikwa
doncdɔ̃k
?
LEGOËZ
,
luilɥi
montrantmɔ̃tʁɑ̃
successivementsyksesivmɑ̃
Janik
ete
Jacquemin
.
Cetsɛt
airɛʁ
penaudpəno
,
Regardez-moi
,
le
nezne
baissébɛse
,
sanssɑ̃
rienʁjɛ̃
répondreʁepɔ̃dʁ
;
Ete
l'autre
quiki
rougitʁuʒi
commekɔm
unœ̃
coqkɔk
prêtpʁɛ
à
pondrepɔ̃dʁ
.
MARIE-ANNE
Mais
pourquoipuʁkwa
?
LEGOËZ
Parcepaʁs
qu'ils
ontɔ̃
peurpœʁ
de
se
choyerʃwaje
,
Que
jeʒə
leurlœʁ
disdi
de
rireʁiʁ
ete
de
se
tutoyertytwaje
,
Ete
qu'ils
trouventtʁuv
celasəla
trèstʁɛ
malmal
,
à
ce
qu'il
semblesɑ̃bl
.
Il débouche la bouteille et verse du vin.
MARIE-ANNE
Voilàvwala
sisi
peu
de
tempstɑ̃
,
vraimentvʁɛmɑ̃
,
qu'ils
sontsɔ̃
ensembleɑ̃sɑ̃bl
.
LEGOËZ
Ehe
!
bonbɔ̃
Dieudjø
!
sont-ils
paspa
unisyni
depuisdəpɥi
quinzekɛ̃z
ansɑ̃
!
Ete
quandkɑ̃
se
diront-ils
desde
motsmo
douxdu
ete
plaisantsplɛzɑ̃
,
Sisi
,
pourpuʁ
le
peu
de
joursʒuʁ
que
le
gas
resteʁɛst
à
terretɛʁ
,
L'un
ne
veut
pointpwɛ̃
parlerpaʁle
ete
l'autre
doitdwa
se
tairetɛʁ
?
lui montrant Janik, très émue.
LEGOËZ
Voyezvwaje
sasa
joueʒu
enɑ̃
floraisonflɔʁɛzɔ̃
.
Nest-ce
paspa
,
mama
Janik
,
que
le
vieuxvjø
a
raisonʁɛzɔ̃
,
Ete
que
lesle
motsmo
d'amour
,
malgrémalgʁe
tontɔ̃
airɛʁ
farouchefaʁuʃ
,
Ontɔ̃
besoinbəzwɛ̃
de
montermɔ̃te
de
tontɔ̃
cœurkœʁ
à
tata
bouchebuʃ
?
Ete
n'eût-on
que
troistʁwa
joursʒuʁ
à
s'aimer
,
ilil
estɛst
sagesaʒ
,
Quandkɑ̃
Dieudjø
veut
lesle
offrirɔfʁiʁ
,
de
lesle
prendrepʁɑ̃dʁ
auo
passagepasaʒ
.
Allonsalɔ̃
,
parlepaʁl
.
Ilil
n'est
paspa
à
tontɔ̃
goûtgu
,
doncdɔ̃k
,
monmɔ̃
gas
?
Beaubo
?
Fierfje
?
JANIK
,
baissantbɛsɑ̃
lesle
yeux
.
Jeʒə
ne
disdi
paspa
.
Commentkɔmɑ̃
!
Tuty
ne
disdi
paspa
!
Alorsalɔʁ
ilil
estɛst
vilainvilɛ̃
?
JANIK
Nonnɔ̃
,
damedam
.
LEGOËZ
Sanssɑ̃
couragekuʁaʒ
?
JANIK
Oho
!
nonnɔ̃
.
LEGOËZ
Mauvaismovɛ
marinmaʁɛ̃
renâclantʁənaklɑ̃
à
l'ouvrage
?
JANIK
Jeʒə
ne
croiskʁwa
paspa
.
LEGOËZ
Enfinɑ̃fɛ̃
,
quoikwa
!
Teltɛl
que
le
voicivwasi
.
Ilil
n'a
paspa
l'agrément
de
te
plaireplɛʁ
.
JANIK
,
naïvementnaivmɑ̃
.
Mais
sisi
.
LEGOËZ
,
triomphanttʁijɔ̃fɑ̃
.
Allonsalɔ̃
doncdɔ̃k
!
MARIE-ANNEma.ʁi.an
,
à
partpaʁ
.
Que
fait-il
?
LEGOËZ
,
à
Jacquemin
.
Ete
toitwa
,
lala
bouchebuʃ
closekloz
.
Tuty
ne
te
senssɑ̃s
paspa
la
pourpuʁ
elleɛl
quelquekɛlkə
choseʃoz
?
Elleɛl
n'a
paspa
bonbɔ̃
airɛʁ
,
bonbɔ̃
cœurkœʁ
,
l'esprit
subtilsyptil
,
Desde
yeux
?...
Aha
!
monmɔ̃
gaillardgajaʁ
,
commentkɔmɑ̃
te
lesle
faut-il
,
Sisi
devantdəvɑ̃
ces
yeux-là
,
plusply
clairsklɛʁ
que
desde
étoilesetwal
,
Tuty
n'as
paspa
l'âme
enɑ̃
fêtefɛt
ete
dudy
ventvɑ̃
dansdɑ̃
lesle
voilesvwal
?
MARIE-ANNE
Mais
...
LEGOËZ
Taisez-voustɛʁ
,
mama
brubʁy
.
MARIE-ANNE
Pourtantpuʁtɑ̃
...
LEGOËZ
Faitesfɛt
unœ̃
nezne
D'une
auneon
,
ilil
ne
m'en
chaut
.
C'est
vousvu
que
lesle
gênezʒɛne
,
Vousvu
voyezvwaje
bienbjɛ̃
.
MARIE-ANNE
Commentkɔmɑ̃
?
LEGOËZ
Ouiwi
,
vousvu
.
Ete
moimwa
de
mêmemɛm
.
Ilil
fautfo
êtreɛtʁ
à
deux
,
seulssœl
,
pourpuʁ
se
dirediʁ
:
jeʒə
t'aime
.
Tienstjɛ̃
!
jeʒə
n'ai
paspa
encorɑ̃.kɔʁ
fait
monmɔ̃
tourtuʁ
sursyʁ
le
quai
.
Allonsalɔ̃
!
Il se lève, et tous l'imitent.
LEGOËZ
Mais
j'ai
besoinbəzwɛ̃
d'être
unœ̃
brinbʁɛ̃
remorquéʁəmɔʁke
Aujourd'hui
.
Cidresidʁ
,
vinvɛ̃
,
le
touttu
sisi
délectabledelɛktabl
!
Prenant les bras de Marie-Anne.
LEGOËZ
Votrevɔtʁ
brasbʁa
.
MARIE-ANNEma.ʁi.an
,
montrantmɔ̃tʁɑ̃
lala
tabletabl
à
desservirdesɛʁviʁ
.
Mais
...
Ilsil
vontvɔ̃
débarrasserdebaʁase
lala
tabletabl
,
Laissezlɛse
.
MARIE-ANNE
Quoikwa
!
LEGOËZ
Venezvəne
doncdɔ̃k
!
MARIE-ANNEma.ʁi.an
,
voulantvulɑ̃
allerale
parlerpaʁle
à
Janik
.
Janik
...,
LEGOËZ
,
entrainantɑ̃.tʁɛ.ne
dehorsdəɔʁ
Marie-Annema.ʁi.an
.
Elleɛl
a
vingtvɛ̃
ansɑ̃
.
N'empêcuez
paspa
lesle
fleursflœʁ
de
pousserpuse
auo
printempspʁɛ̃tɑ̃
.
Ils sortent tous le deux.  Après le départ de Legoëz et de Marie-Anne, les amis chantent le chœur suivant, sur lequel ils sortent:
CHŒUR
Laissonslɛsɔ̃
à
nosno
amoureuxamuʁø
Touttu
le
tempstɑ̃
d'être
heureuxœʁø
.
Laissonslɛsɔ̃
le
timidetimid
amantamɑ̃
Se
hâterʼate
lentementlɑ̃tmɑ̃
.
Chacunʃakœ̃
fait
à
sasa
façonfasɔ̃
Sonsɔ̃
métiermetje
de
garçongaʁsɔ̃
.
L'un
estɛst
vifvif
ete
l'autre
estɛst
lentlɑ̃
.
L'autre
estɛst
souventsuvɑ̃
touttu
tremblanttʁɑ̃blɑ̃
.
Pour commencer l'un s'y prend bien
CHŒUR
Parpaʁ
unœ̃
fortfɔʁ
gravegʁav
entretienɑ̃tʁətjɛ̃
.
L'autre
pourpuʁ
touttu
bonimentbɔnimɑ̃
,
Marchemaʁʃ
auo
butby
crânementkʁanmɑ̃
.
Garegaʁ
!
monmɔ̃
belbɛl
amoureuxamuʁø
!
Ne
soisswa
paspa
sisi
peureuxpœʁø
!
Ohéɔe
!
Poussepus
de
l'avant
!
Bonbɔ̃
couragekuʁaʒ
ete
bonbɔ̃
ventvɑ̃
!
SCÈNE IV
JACQUEMIN
Ilsil
sontsɔ̃
chacunʃakœ̃
d'un
côtekot
de
lala
scènesɛn
,
parlantpaʁlɑ̃
à
partpaʁ
soiswa
,
tandistɑ̃di
que
Janik
dessertdesɛʁ
lala
tabletabl
ete
rangeʁɑ̃ʒ
lesle
objects
dansdɑ̃
le
buffetbyfɛ
.
JACQUEMIN
,
à
partpaʁ
,
enɑ̃
faisantfəzɑ̃
machinalementmaʃinalmɑ̃
dudy
filetfilɛ
.
Elleɛl
doitdwa
me
trouvertʁuve
stupidestypid
.
Mais
que
fairefɛʁ
?
Ilil
fallaitfalɛ
touttu
luilɥi
dirediʁ
.
Orɔʁ
,
lala
mamanmamɑ̃
préfèrepʁefɛʁ
Qu'elle
ne
sachesaʃ
paspa
que
nousnu
avonsavɔ̃
mentimɑ̃ti
.
Elleɛl
l'en
instruiraɛ̃stʁɥiʁa
quandkɑ̃
jeʒə
seraisəʁɛ
partipaʁti
,
Dit-elle
.
Enɑ̃
attendantatɑ̃dɑ̃
,
j'ai
l'air
d'un
Nicodèmeni.kɔ.dɛm
A
resterʁɛste
la
touttu
coikwa
,
sanssɑ̃
luilɥi
dirediʁ
:
jeʒə
t'aime
.
JANIK
,
à
partpaʁ
.
Pourpuʁ
unœ̃
bravebʁav
à
troistʁwa
brinsbʁɛ̃
,
batailleurbatajœʁ
sanssɑ̃
quartierkaʁtje
,
Monmɔ̃
Dieudjø
!
commekɔm
c'est
doncdɔ̃k
timidetimid
,
unœ̃
flibustierflibystje
!
Jeʒə
ne
peux
pourtantpuʁtɑ̃
paspa
luilɥi
parlerpaʁle
lala
premièrepʁəmjɛʁ
.
JACQUEMIN
,
à
partpaʁ
,
lala
regardantʁəgaʁdɑ̃
allerale
ete
venirvəniʁ
.
Qu'elle
estɛst
gentilleʒɑ̃tij
!
Quelskɛl
geaux
yeux
pleinsplɛ̃
de
lumièrelymjɛʁ
!
Commekɔm
j'aurais
bénibeni
le
cielsjɛl
à
deux
genouxʒənu
De
trouvertʁuve
lala
pareillepa.ʁɛj
enɑ̃
revenantʁəvnɑ̃
chezʃe
nousnu
!
Mais
nonnɔ̃
.
Jeʒə
n'étais
plusply
attenduatɑ̃dy
parpaʁ
personnepɛʁsɔn
.
Nini
parentspaʁɑ̃
,
nini
promisepʁɔmiz
,
hélasʼelas
!
JANIK
,
à
partpaʁ
.
Ilil
se
raisonneʁɛzɔn
:
Carkaʁ
lesle
vraisvʁɛ
amoureuxamuʁø
sontsɔ̃
lesle
plusply
hésitantsezitɑ̃
.
Ilil
vava
se
déciderdeside
.
Mais
ilil
y
met
le
tempstɑ̃
Touttu
de
mêmemɛm
.
Toussottant.
JACQUEMIN
Heum
!
heum
!
JACQUEMIN
,
à
partpaʁ
.
Monmɔ̃
silencesilɑ̃s
estɛst
étrangeetʁɑ̃ʒ
,
Jeʒə
le
voisvwa
bienbjɛ̃
.
Mais
quoikwa
?
Que
luilɥi
dirediʁ
?
O
cherʃɛʁ
angeɑ̃ʒ
,
Sisi
j'en
avaisavɛ
le
droitdʁwa
,
combienkɔ̃bjɛ̃
jeʒə
t'aimerais
!
JANIK
,
à
partpaʁ
.
Ilil
faudrafodʁa
que
ce
soitswa
moimwa
quiki
fassefəʁas
lesle
fraisfʁɛ
.
Aha
!
c'est
troptʁo
fortfɔʁ
!...
Enfinɑ̃fɛ̃
!...
A haute voix.
JACQUEMIN
Vousvu
ne
bavardezbavaʁde
guèresgɛʁ
,
Monmɔ̃
cousinkuzɛ̃
.
JACQUEMIN
,
à
voixvwa
étrangléeetʁɑ̃gle
.
Nonnɔ̃
.
JANIK
Tantôttɑ̃to
,
enɑ̃
racontantʁakɔ̃tɑ̃
vosvo
guerresgɛʁ
,
Vousvu
n'aviez
paspa
sisi
peurpœʁ
de
desserrerdeseʁe
lesle
dentsdɑ̃
.
JACQUEMIN
,
mêmemɛm
jeuʒø
.
Sanssɑ̃
doutedut
.
JANIK
,
deboutdəbu
sursyʁ
enɑ̃
escabeauɛskabo
,
prèspʁɛ
dudy
buffetbyfɛ
.
Aidez-moi
doncdɔ̃k
à
mettremɛtʁ
là-dedansladdɑ̃
.
Ces
platspla
.
Elle lui désigne deux grands plats restés sur la table près de l'âtre.
JANIK
Ilil
fautfo
s'apprendre
à
fairefɛʁ
le
ménagemenaʒ
.
JACQUEMIN
,
lesle
apportantapɔʁtɑ̃
,
ete
touttu
rougeʁuʒ
.
Voilàvwala
.
JANIK
,
toujourstuʒuʁ
perchéepɛʁʃe
sursyʁ
l'escabeau
.
Mais
qu'avez-vous
?
Vousvu
semblezsɑ̃ble
touttu
enɑ̃
nagenaʒ
.
Pourpuʁ
sisi
peu
!
Ce
n'est
paspa
bienbjɛ̃
lourdluʁ
,
voyonsvwajɔ̃
,
pourtantpuʁtɑ̃
!
JACQUEMIN
,
se
passantpasɑ̃
lala
mainmɛ̃
sursyʁ
le
frontfʁɔ̃
.
Le
cidresidʁ
,
peut-êtrepøtɛtʁ
.
JANIK
,
toujour
sursyʁ
l'escabeau
.
Oho
!
Onɔ̃
n'en
a
paspa
buby
tanttɑ̃
!
Ete
puispɥi
,
ilil
nono
doitdwa
paspa
donnerdɔne
sisi
tristetʁist
minemin
,
Puisqu'il
ressembleʁəsɑ̃bl
,
quandkɑ̃
le
soleilsɔlɛj
l'illumine
,
Auxo
cheveuxʃəvø
d'or
...
Elle saute à terre en s'appuyant sur l'épaule de Jacquemin.
JANIK
JACQUEMIN
,
vivementvivmɑ̃
.
C'est
vraivʁɛ
,
commekɔm
le
vôtresvotʁ
,
ouiwi
.
JANIK
,
rieuseʁijøz
.
Tienstjɛ̃
!
voilàvwala
lala
raisonʁɛzɔ̃
de
votrevɔtʁ
airɛʁ
éblouieblui
?
JACQUEMIN
Ouiwi
,
c'est
...
A part, avec douleur.
JACQUEMIN
Aha
!
ne
pouvoirpuvwaʁ
avoueravwe
que
jeʒə
l'aime
!
JANIK
Mais
vousvu
étiezetje
touttu
rougeʁuʒ
ete
vousvu
voicivwasi
touttu
blêmeblɛm
.
Pourquoipuʁkwa
?
JACQUEMIN
Jeʒə
nana
sais
paspa
.
JANIK
,
modestementmɔdɛstəmɑ̃
.
Peut
êtreɛtʁ
vousvu
trouveztʁuve
Que
jeʒə
vousvu
parlepaʁl
avecavɛk
desde
motsmo
peu
réservésʁezɛʁve
,
Que
jeʒə
suissɥi
curieusekyʁjøz
ete
bavardebavaʁd
?
Nonnɔ̃
,
certessɛʁt
.
JANIK
,
de
loinlwɛ̃
.
Dites-moi
,
monmɔ̃
cousinkuzɛ̃
,
pendantpɑ̃dɑ̃
lesle
nuitsnɥi
désertesdezɛʁt
,
Là-baslaba
,
quandkɑ̃
vousvu
étiezetje
à
lala
barrebaʁ
touttu
seulsœl
,
A
quoikwa
pensiez-vous
?
Mais
...
auo
payspei
...,
à
l'aïeul
,
Auo
vieuxvjø
cielsjɛl
de
Bretagnebʁətaɲ
...,
à
lala
maisonmɛzɔ̃
laisséelɛse
...
JANIK
Ete
...
c'est
touttu
?
JACQUEMIN
,
aprèsapʁɛ
unœ̃
silencesilɑ̃s
.
Ouiwi
.
Jamaisʒamɛ
à
votrevɔtʁ
fiancéefijɑ̃se
?
JACQUEMIN
,
d'un
airɛʁ
contraintkɔ̃tʁɛ̃
.
Sisi
,
sisi
,
bienbjɛ̃
sûrsyʁ
.
JANIK
,
se
rapprochantʁapʁɔʃɑ̃
unœ̃
peu
.
Ete
vousvu
n'entendiez
paspa
,
souventsuvɑ̃
,
Lala
chansonʃɑ̃sɔ̃
que
le
soirswaʁ
elleɛl
chantaitʃɑ̃tɛ
auo
ventvɑ̃
,
Luilɥi
confiantkɔ̃fjɑ̃
sonsɔ̃
cœurkœʁ
avecavɛk
sasa
ritournelleʁituʁnɛl
Afinafɛ̃
qu'il
lesle
portâtpɔʁta
jusqu'à
vousvu
sursyʁ
sonsɔ̃
aileɛl
?
JACQUEMIN
,
de
plusply
enɑ̃
plusply
troublétʁuble
.
Janik
!...
JANIK
,
se
rapprochantʁapʁɔʃɑ̃
encoreɑ̃kɔʁ
.
Ete
le
matinmatɛ̃
,
quandkɑ̃
le
jourʒuʁ
arrivaitaʁivɛ
,
N'avez-vous
jamaisʒamɛ
luly
lesle
motsmo
qu'elle
écrivaitekʁivɛ
Sursyʁ
lesle
nuagesnɥaʒ
blancsblɑ̃
commekɔm
sonsɔ̃
espéranceɛspeʁɑ̃s
Que
s'en
allaientalɛ
versvɛʁ
vousvu
ete
quiki
venaientvənɛ
de
Francefʁɑ̃s
?
JACQUEMIN
Janik
,
ne
parlezpaʁle
paspa
ainsiɛ̃si
,
nonnɔ̃
,
parpaʁ
pitiépitje
!
JANIK
Jeʒə
ne
fais
rienʁjɛ̃
de
malmal
.
C'est
de
notrenɔtʁ
amitiéamitje
Que
jeʒə
parlepaʁl
.
Lala
choseʃoz
estɛst
toutetut
naturellenatyʁɛl
.
JACQUEMIN
,
se
sauvantsovɑ̃
d'elle
,
à
partpaʁ
.
Aha
!
l'aimer
n'était
rienʁjɛ̃
!
Mais
êtreɛtʁ
aiméɛme
parpaʁ
elleɛl
!
Pourquoipuʁkwa
me
fuyez-vous
?
Que
dites-vous
touttu
basba
?
Monmɔ̃
cousinkuzɛ̃
!...
Pierrepjɛʁ
!
Voyant qu'il s'éloigne encore davantage.
JANIK
Hélasʼelas
!
Pierrepjɛʁ
!
Se laissant tomber désespérée sur une chaise.
JANIK
Ilil
ne
m'aime
paspa
.
JACQUEMIN
Mademoisellemadmwazɛl
...
Oho
!
mais
,
pardonpaʁdɔ̃
.
Jeʒə
me
retireʁətiʁ
.
Jeʒə
crainskʁɛ̃
...
JANIK
,
le
retenantʁətənɑ̃
d'un
regardʁəgaʁ
suppliantsyplijɑ̃
.
Pourpuʁ
m'infliger
unœ̃
sisi
cruelkʁyɛl
martyremaʁ.tiʁ
Que
vousvu
ai-je
doncdɔ̃k
fait
?
Quoikwa
,
depuisdəpɥi
sisi
longtempslɔ̃tɑ̃
C'est
à
luilɥi
que
jeʒə
rêveʁɛv
ete
c'est
luilɥi
que
j'attends
!
Aha
!
fillesfij
de
marinsmaʁɛ̃
,
quelkɛl
destindɛstɛ̃
que
le
nôtrenotʁ
!
Onɔ̃
nousnu
oublieubli
ainsiɛ̃si
.
Douloureusement et timidement.
JACQUEMIN
N'est-ce
paspa
?
JACQUEMIN
,
résolumentʁezɔlymɑ̃
.
Pourpuʁ
çasa
nonnɔ̃
,
personnepɛʁsɔn
autreotʁ
.
JANIK
Vraimentvʁɛmɑ̃
?
JACQUEMIN
Personnepɛʁsɔn
autreotʁ
,
Janik
,
jeʒə
vousvu
enɑ̃
fais
sermentsɛʁmɑ̃
.
JANIK
Alorsalɔʁ
?...
Alorsalɔʁ
,
Janik
vousvu
déplaitde.plɛʁ
?
JACQUEMIN
,
à
partpaʁ
.
O
souffrancesufʁɑ̃s
!
Faut-il
lala
laisserlɛse
croirekʁwaʁ
à
monmɔ̃
indifférenceɛ̃difeʁɑ̃s
,
Quandkɑ̃
jeʒə
l'aime
,
quandkɑ̃
la
,
d'un
seulsœl
motmo
,
jeʒə
pourraispuʁɛ
!...
Mais
jeʒə
ne
le
doisdwa
paspa
.
A voix haute avec courage et tristesse.
JANIK
Ecoutez
bienbjɛ̃
.
Aprèsapʁɛ
Monmɔ̃
départdepaʁ
vousvu
saurezsoʁe
qu'il
m'était
impossibleɛ̃pɔsibl
De
vousvu
dirediʁ
pourquoipuʁkwa
j'ai
l'air
d'être
insensibleɛ̃sɑ̃sibl
...
JANIK
,
joyeuseʒwajøz
.
Vousvu
ne
l'êtes
doncdɔ̃k
paspa
?
JACQUEMIN
,
effrayéefʁɛje
.
Grandgʁɑ̃
Dieudjø
!
J'en
aiɛ
troptʁo
ditdi
.
JANIK
,
touttu
à
fait
ravieʁavi
.
Ilil
m'aime
!...
Vousvu
m'aimez
!
JACQUEMIN
,
désespérédezɛspeʁe
.
Aha
!
jeʒə
suissɥi
unœ̃
banditbɑ̃di
,
Unœ̃
misérablemizeʁabl
!
Quoikwa
?
que
dites-vous
?
JACQUEMIN
Unœ̃
drôledʁol
!
Abuserabyze
d'une
erreurɛʁœʁ
!
Jouerʒwe
l'infàme
rôleʁol
D'un
coquinkɔkɛ̃
quiki
se
laisselɛs
aimerɛme
soussu
unœ̃
fauxfo
nomnɔ̃
!
C'est
lâchelaʃ
.
C'est
affreuxafʁø
.
Jeʒə
ne
veux
paspa
,
nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
.
JANIK
,
épouvantéeepuvɑ̃te
.
Jeʒə
ne
vousvu
comprendskɔ̃pʁɑ̃
paspa
.
Quelkɛl
accèsaksɛ
de
foliefɔli
?...
JACQUEMIN
,
d'une
voixvwa
haletanteʼaltɑ̃t
.
Ne
me
condamnezkɔ̃dane
paspa
,
vousvu
,
jeʒə
vousvu
enɑ̃
suppliesypli
!
Car ce n'est point ma faute.  Il fallait bien mentir
JACQUEMIN
pourpuʁ
le
grand-pèregʁɑ̃pɛʁ
.
Ete
puispɥi
,
jeʒə
devaisdəvɛ
repartirʁəpaʁtiʁ
Dansdɑ̃
cinqsɛ̃k
joursʒuʁ
.
Lala
choseʃoz
enfinɑ̃fɛ̃
futfy
décidéedeside
Sisi
vitevit
,
que
jeʒə
dusdy
obéirɔbeiʁ
sanssɑ̃
remord
....
Pouvait-on
dirediʁ
auo
vieuxvjø
que
sonsɔ̃
gas
étaitetɛ
mortmɔʁ
?
JANIK
Cielsjɛl
!
Mortmɔʁ
!...
Mais
alorsalɔʁ
,
vousvu
!...
Unœ̃
étrangeretʁɑ̃ʒe
!...
Surprendresyʁpʁɑ̃dʁ
Mesme
aveuxa.vø
!
Elle se cache la tête dans ses mains.
JACQUEMIN
Aha
!
jeʒə
sais
que
jeʒə
doisdwa
vousvu
le
rendreʁɑ̃dʁ
;
Ete
vousvu
avezave
bienbjɛ̃
vuvy
touttu
monmɔ̃
cœurkœʁ
révoltéʁevɔlte
Contrekɔ̃tʁ
ce
volvɔl
,
commiskɔmi
malgrémalgʁe
mama
volontévɔlɔ̃te
.
Oho
!
dites-moi
que
vousvu
m'en
croyezkʁwaje
incapableɛ̃kapabl
,
Que
ce
crimekʁim
,
dontdɔ̃
seulsœl
le
hasardʼazaʁ
estɛst
coupablekupabl
,
Vousvu
n'en
accusezakyze
paspa
le
pauvrepovʁ
Jacquemin
,
Ete
que
vousvu
consentezkɔ̃sɑ̃te
à
luilɥi
serrersɛʁe
lala
mainmɛ̃
,
Carkaʁ
c'est
lala
mainmɛ̃
d'un
bonbɔ̃
garçongaʁsɔ̃
,
dignediɲ
d'estime
,
Qui d'un sort malchanceux, comme vous, fut victime,
JACQUEMIN
Mais
quiki
vautvo
qu'on
enɑ̃
gardegaʁd
unœ̃
loyallwajal
souvenirsuvniʁ
Quandkɑ̃
ilil
serasəʁa
partipaʁti
pourpuʁ
ne
plusply
revenirʁəvniʁ
.
JANIK
,
prenantpʁənɑ̃
lala
mainmɛ̃
qu'il
luilɥi
a
tenduetɑ̃dy
.
Jeʒə
ne
vousvu
enɑ̃
veux
paspa
,
nonnɔ̃
.
Accablée.
JACQUEMIN
Mais
jeʒə
vousvu
enɑ̃
priepʁi
,
Laissez-moi
seulesœl
.
J'ai
l'âme
toutetut
meurtire
.
Elle tombe assise en pleurant.
JACQUEMIN
Dudy
calmekalm
!
S'il
allaitalɛ
rentrerʁɑ̃tʁe
à
lala
maisonmɛzɔ̃
,
L'ancien
comprendraitkɔ̃pʁɑ̃dʁɛ
touttu
.
JANIK
,
se
ressaisissantʁəsezisɑ̃
unœ̃
peu
.
Ouiwi
,
vousvu
avezave
raisonʁɛzɔ̃
.
Allezale
le
retrouverʁətʁuve
,
vousvu
.
Bercezbɛʁse
sasa
chimèreʃimɛʁ
,
Ilil
le
fautfo
...
Ne
laissezlɛse
rienʁjɛ̃
voirvwaʁ
...
Priezpʁije
mama
mèremɛʁ
De
venirvəniʁ
prèspʁɛ
de
moimwa
,
sisi
c'est
possiblepɔsibl
,
unœ̃
peu
.
Dites-le
luilɥi
touttu
basba
,
n'est-ce
paspa
.
Eclatant en sanglot.
JACQUEMIN
Aha
!
monmɔ̃
Dieudjø
!
JACQUEMIN
,
voulantvulɑ̃
s'approcher
pourpuʁ
lala
consolerkɔ̃sɔle
.
Mais
...
JANIK
Allezale
.
Jeʒə
seraisəʁɛ
plusply
fortefɔʁt
touttu
à
l'heure
.
Elle se rejette contre la table, la face dans ses mains.
JANIK
JACQUEMIN
,
dudy
seuilsœj
,
lala
contemplantkɔ̃tɑ̃plɑ̃
.
Heureuxœʁø
lesle
mortsmɔʁ
quiki
sontsɔ̃
aimésɛme
,
carkaʁ
onɔ̃
lesle
pleureplœʁ
!
Il sort désespéré, tandis qu'ell reste immobile, à sangloter toute seule.
SCÈNE V
JANIK
JANIK
,
seulesœl
,
se
redressantʁədʁɛsɑ̃
brusquementbʁyskəmɑ̃
.
Voyonsvwajɔ̃
,
ce
que
j'éprouve
estɛst
malmal
.
C'est
insenséɛ̃sɑ̃se
.
C'est
criminelkʁiminɛl
.
Monmɔ̃
Pierrepjɛʁ
estɛst
mortmɔʁ
,
monmɔ̃
fiancéfijɑ̃se
;
Ete
ce
n'est
paspa
sasa
mortmɔʁ
quiki
fait
coulerkule
mesme
larmeslaʁm
.
Nonnɔ̃
,
toutestut
mesme
rancœursʁɑ̃.kœʁ
ete
toutestut
mesme
alarmesalaʁm
Sontsɔ̃
pourpuʁ
l'autre
.
Onɔ̃
plutôtplyto
(
jeʒə
suissɥi
follefɔl
,
vraimentvʁɛmɑ̃
!)
Cetsɛt
autreotʁ
,
unœ̃
étrangeretʁɑ̃ʒe
,
ilil
me
semblesɑ̃bl
qu'il
mentmɑ̃
Quandkɑ̃
ilil
ditdi
que
ce
n'est
paspa
Pierrepjɛʁ
qu'il
se
nommenɔm
.
Jeʒə
le
voyaisvwajɛ
pareilpaʁɛj
à
luilɥi
,
le
fierfje
jeuneʒœn
hommeɔm
Que
j'ai
fidèlementfidɛlmɑ̃
sisi
longtempslɔ̃tɑ̃
attenduatɑ̃dy
.
Commentkɔmɑ̃
croirekʁwaʁ
,
l'ayant
trouvétʁuve
,
qu'il
estɛst
perdupɛʁdy
?
Enɑ̃
vainvɛ̃
jeʒə
fais
effortefɔʁ
à
distinguerdistɛ̃ge
moi-mêmemwamɛm
L'un
de
l'autre
.
Ilil
n'est
qu'un
,
luilɥi
que
j'aime
ete
quiki
m'aime
.
Teltɛl
jeʒə
l'avais
rêvéʁɛve
,
teltɛl
ilil
estɛst
revenuʁəvəny
.
Ilil
n'est
paspa
mortmɔʁ
.
Ilil
vitvi
!
Carkaʁ
jeʒə
l'ai
reconnuʁəkɔny
.
Aha
!
jeʒə
n'ai
pourtantpuʁtɑ̃
paspa
uneyn
âmeam
de
parjurepaʁʒyʁ
.
Saintesɛ̃t
Viergevjɛʁʒ
,
à
mesme
vœux
jeʒə
ne
fais
paspa
injureɛ̃ʒyʁ
,
Ete
jeʒə
tienstjɛ̃
bravementbʁavmɑ̃
touttu
ce
que
prometspʁɔmɛ
,
Puisqu'en
l'aimant
ainsiɛ̃si
,
c'est
Pierrepjɛʁ
que
j'aimais
.
SCÈNE VI
MARIE-ANNE
MARIE-ANNEma.ʁi.an
,
entrantɑ̃tʁɑ̃
vitevit
.
Janik
!
JANIK
,
se
jetantʒətɑ̃
dansdɑ̃
lesle
pras
de
sasa
mèremɛʁ
.
Mama
mèremɛʁ
!
Ilil
t'a
touttu
ditdi
,
jeʒə
le
devinedəvin
.
JANIK
Ouiwi
,
touttu
.
MARIE-ANNE
Ce
pauvrepovʁ
Pierrepjɛʁ
!
Hélasʼelas
!
lala
mainmɛ̃
divinedivin
Auraoʁa
jusqu'à
lala
finfɛ̃
étéete
duredyʁ
pourpuʁ
nousnu
.
Mais
,
commekɔm
ditdi
grand-pèregʁɑ̃pɛʁ
,
ilil
fautfo
à
deux
genouxʒənu
,
Sanssɑ̃
se
plaindreplɛ̃dʁ
,
accepteraksɛpte
toustu
lesle
mauxmo
qu'elle
envoieɑ̃vwa
.
Bienbjɛ̃
heureuxœʁø
qu'on
nousnu
laisselɛs
encoreɑ̃kɔʁ
cettesɛt
joieʒwa
D'épargner
auo
vieillardvjɛjaʁ
le
coupku
dontdɔ̃
ilil
mourraitmuʁːɛ
!
JANIK
,
tristementtʁistəmɑ̃
.
Pourquoipuʁkwa
ne
m'as-tu
paspa
contié
ce
secretsəkʁɛ
Touttu
de
suitesɥit
?
Pourquoipuʁkwa
m'avoir
aussiosi
trompéetʁɔ̃pe
?
Jeʒə
craignaiskʁɛɲɛ
que
dudy
coupku
tuty
ne
fussesfys
frappéefʁape
Toi-mêmetwamɛm
.
Touttu
celasəla
s'est
fait
sisi
brusquementbʁyskəmɑ̃
!
Tontɔ̃
bonheurbɔnœʁ
futfy
sisi
vifvif
dansdɑ̃
le
premierpʁəmje
momentmɔmɑ̃
!
Te
confierkɔ̃fje
lala
choseʃoz
alorsalɔʁ
,
c'était
te
rendreʁɑ̃dʁ
Sisi
tristetʁist
!
Ete
le
grand-pèregʁɑ̃pɛʁ
ainsiɛ̃si
pouvaitpuvɛ
l'apprendre
.
JANIK
Tuty
cruskʁy
bienbjɛ̃
fairefɛʁ
,
hélasʼelas
!
Ete
tuty
fisfi
malmal
,
mama
mèremɛʁ
.
Aprèsapʁɛ
tanttɑ̃
de
bonheurbɔnœʁ
mama
peinepɛn
estɛst
plusply
amèrea.mɛʁ
.
éclatant
JANIK
Aha
!
c'est
tata
fautefot
,
Mama
mèremɛʁ
!
Que
veux-tu
?
J'ai
crukʁy
que
c'était
luilɥi
,
Ete
jeʒə
l'aime
à
présentpʁezɑ̃
.
MARIE-ANNE
Quiki
?
Jacquemin
?
JANIK
Mais
ouiwi
.
Jeʒə
n'ai
fait
qu'obéir
à
monmɔ̃
sermentsɛʁmɑ̃
tenutəny
.
MARIE-ANNE
Pardonne-moi
,
Janik
.
J'ai
manquémɑ̃ke
de
prudencepʁydɑ̃s
,
C'est
vraivʁɛ
.
Se détachant d'elle, et à part.
MARIE-ANNE
Mais
,
aprèsapʁɛ
touttu
,
quiki
sait
?
Lala
Providencepʁɔvidɑ̃s
A
de
secretssəkʁɛ
dètours
ete
ne
fait
rienʁjɛ̃
enɑ̃
vainvɛ̃
.
Quiki
sait
sisi
ce
n'est
pointpwɛ̃
parpaʁ
unœ̃
ordreɔʁdʁ
divindivɛ̃
?...
Revenant à Janik.
MARIE-ANNE
Ilil
t'aime
,
n'est-ce
paspa
?
JANIK
J'en
aiɛ
lala
certitudesɛʁtityd
.
Ilil
ne
me
l'a
paspa
ditdi
:
mais
touttu
,
sonsɔ̃
attitudeatityd
,
Sasa
peurpœʁ
,
sasa
voixvwa
tremblantetʁɑ̃blɑ̃t
ete
sonsɔ̃
regardʁəgaʁ
troublétʁuble
,
Ete
jusqu'à
sonsɔ̃
silencesilɑ̃s
enfinɑ̃fɛ̃
,
touttu
m'a
parlépaʁle
.
Ilil
m'aime
d'un
amouramuʁ
profondpʁɔfɔ̃
,
sincèresɛ̃sɛʁ
ete
tendretɑ̃dʁ
;
Ete
plusply
ilil
s'est
gardégaʁde
de
lala
laisserlɛse
entendreɑ̃tɑ̃dʁ
,
Plusply
jeʒə
l'aime
.
Sisi
tuty
savaissavɛ
commekɔm
ilil
estɛst
grandgʁɑ̃
,
Généreuxʒeneʁø
,
bonbɔ̃
,
loyallwajal
,
bravebʁav
,
ete
commekɔm
ilil
comprendkɔ̃pʁɑ̃
Touttu
ce
que
nousnu
faisonsfɛzɔ̃
pourpuʁ
le
pauvrepovʁ
grand-pèregʁɑ̃pɛʁ
,
Ete
commekɔm
ilil
l'aimerait
!...
Mais
qu'est-ce
que
j'espère
?
Jeʒə
suissɥi
follefɔl
.
MARIE-ANNE
Nonnɔ̃
paspa
.
JANIK
Quoikwa
?
Que
dis-tu
?
MARIE-ANNE
Mama
Janik
,
tontɔ̃
bonheurbɔnœʁ
evant
touttu
,
ilil
le
fautfo
.
Sisi
jeʒə
l'accepte
ainsiɛ̃si
,
que
Dieudjø
me
le
pardonnepaʁdɔn
!
Mais
ilil
semblesɑ̃bl
que
c'est
sasa
mainmɛ̃
quiki
te
le
donnedɔn
.
Ilil
nousnu
le
doitdwa
,
vois-tuvwa.ty
,
pourpuʁ
payerpɛje
tanttɑ̃
de
mortsmɔʁ
.
Vava
,
mama
fillefij
,
tuty
peux
lala
cueillirkœjiʁ
sanssɑ̃
remordsʁəmɔʁ
,
Lala
fleurflœʁ
d'espoir
parpaʁ
Dieudjø
lui-mêmelɥimɛm
ensemencéeɑ̃səmɑ̃se
.
Avecavɛk
l'homme
que
veut
tontɔ̃
cœurkœʁ
,
soisswa
fiancéefijɑ̃se
.
JANIK
,
ravieʁavi
.
Oho
!
mèremɛʁ
!...
Mais
commentkɔmɑ̃
?...
Bonbɔ̃
,
n'aie
aucunokœ̃
émoiemwa
.
J'arrangerai
.
SCÈNE VII
MARIE-ANNE
Lesle
Mêmemɛm
,
PIERREpjɛʁ
PIERREpjɛʁ
,
enɑ̃
costumekɔstym
de
chercheurʃɛʁʃœʁ
d'or
,
culottekylɔt
ete
guétres
dudy
cuirkɥiʁ
,
grandgʁɑ̃
sombrerosɔ̃bʁeʁo
à
lala
mainmɛ̃
.
Bonjourbɔ̃ʒuʁ
,
lala
famillefamij
!
C'est
moimwa
.
Grandgʁɑ̃
Dieudjø
!
JANIK
,
épouvantéeepuvɑ̃te
Quiki
,
luilɥi
?
PIERRE
Moimwa
,
doncdɔ̃k
.
JANIK
,
à
sasa
mèremɛʁ
.
Qu'est-ce
que
veut
cetsɛt
hommeɔm
.
Mama
mèremɛʁ
?
PIERREpjɛʁ
,
s'avançant
versvɛʁ
Janik
.
N'est-ce
paspa
Janik
,
vousvu
,
qu'on
vousvu
nommenɔm
?
JANIK
Ouiwi
,
mais
...
PIERRE
Ehe
bienbjɛ̃
!
pourquoipuʁkwa
ces
airsɛʁ
épouvantésepuvɑ̃te
Jeʒə
suissɥi
suissɥi
votrevɔtʁ
cousinkuzɛ̃
,
Pierrepjɛʁ
.
JANIK
Oho
!
nonnɔ̃
.
Vousvu
mentéz
.
PIERRE
Aha
!
Parpaʁ
exempleɛgzɑ̃pl
,
sisi
jeʒə
mensmɑ̃
,
que
Dieudjø
me
damnedan
!
Regardez-moi
,
voyonsvwajɔ̃
,
mama
tantetɑ̃t
Marie-Annema.ʁi.an
.
JANIK
O
mama
mèremɛʁ
,
dis-moi
que
c'est
unœ̃
étrangeretʁɑ̃ʒe
,
Jeʒə
t'en
priepʁi
.
PIERRE
Enɑ̃
quinzekɛ̃z
ansɑ̃
d'absence
onɔ̃
peut
changerʃɑ̃ʒe
.
D'ailleurs
,
quandkɑ̃
jeʒə
partispaʁti
,
Janik
étaitetɛ
gaminegamin
.
Mais
vousvu
,
mama
tantetɑ̃t
,
vousvu
!
MARIE-ANNE
Ouiwi
,
plusply
jeʒə
l'examine
...
PIERRE
Vousvu
me
reconnaissezʁəkɔnɛse
!
Quellekɛl
estɛst
doncdɔ̃k
lala
raisonʁɛzɔ̃
De
m'accueillir
commekɔm
unœ̃
intrusɛ̃tʁy
dansdɑ̃
mama
maisonmɛzɔ̃
?
MARIE-ANNE
Pardonpaʁdɔ̃
!
Jeʒə
vousvu
diraidiʁɛ
lala
choseʃoz
touttu
à
l'heure
.
JANIK
Mais
c'est
doncdɔ̃k
vraivʁɛ
!
Elle pleure.
JANIK
Monmɔ̃
Dieudjø
!
qu'ai-je
fait
?
PIERRE
Elleɛl
pleureplœʁ
!
Commentkɔmɑ̃
!
Quandkɑ̃
jeʒə
reviensʁəvjɛ̃
enfinɑ̃fɛ̃
,
richeʁiʃ
ete
joyeuxʒwajø
,
Avecavɛk
de
l'or
pourpuʁ
vousvu
ete
pourpuʁ
le
pauvrepovʁ
vieuxvjø
.
u
doncdɔ̃k
est-ilɛ.t‿il
,
monmɔ̃
bravebʁav
ancienɑ̃sjɛ̃
,
que
jeʒə
l'embrasse
?
Celui-làsə.lɥi.la
n'est
paspa
hommeɔm
à
renierʁənje
sasa
raceʁas
;
Ete
s'il
pleureplœʁ
,
luilɥi
quiki
m'aimait
sisi
tendrementtɑ̃dʁəmɑ̃
,
Ce
serasəʁa
dansdɑ̃
mesme
brasbʁa
ete
de
ravissementʁavismɑ̃
.
JANIK
,
à
partpaʁ
.
Hélasʼelas
!
Combienkɔ̃bjɛ̃
jeʒə
suissɥi
enversɑ̃vɛʁ
luilɥi
criminellekʁiminɛl
!
MARIE-ANNE
Écoutezekute
,
Pierrepjɛʁ
.
Parpaʁ
lala
justiceʒystis
éternelleetɛʁnɛl
Jeʒə
vousvu
jureʒyʁ
que
sisi
nosno
cœurskœʁ
semblentsɑ̃bl
navrésnavʁe
...
Mais
quandkɑ̃
vousvu
saurezsoʁe
touttu
,
vousvu
nousnu
pardonnerezpaʁdɔnəʁe
.
La hasard a tout fait.  Le crime n'est point nôtre.
PIERRE
Quelkɛl
crimekʁim
?
MARIE-ANNE
Voicivwasi
.
JANIK
,
quiki
s'était
reculéeʁəkyle
jusqu'à
lala
fenêtrefnɛtʁ
.
Cielsjɛl
!
le
grand-pèregʁɑ̃pɛʁ
!
Se cachant la face dans le mains.
MARIE-ANNE
Avecavɛk
l'autre
!
PIERREpjɛʁ
,
se
dirigeantdiʁiʒɑ̃
versvɛʁ
lala
portepɔʁt
.
Grand-pèregʁɑ̃pɛʁ
...
MARIE-ANNEma.ʁi.an
,
le
retenantʁətənɑ̃
.
Taisez-voustɛʁ
,
que
jeʒə
luilɥi
parlepaʁl
avantavɑ̃
.
Parpaʁ
pitiépitje
!
SCÈNE VIII
MARIE-ANNE
Lesle
Mêmesmɛm
,
LEGOËZ
,
puispɥi
JACQUEMIN
LEGOËZ
,
dès
le
seuilsœj
.
Tienstjɛ̃
,
quelkɛl
estɛst
cetsɛt
hommeɔm
?
JACQUEMIN
,
entréɑ̃tʁe
derrièredɛʁjɛʁ
luilɥi
,
apercevantapɛʁsəvɑ̃
Pierrepjɛʁ
.
Toitwa
,
vivantvivɑ̃
!
Courant pour se jeter dans les bras de Pierre.
MARIE-ANNE
Aha
!
que
jeʒə
suissɥi
contentkɔ̃tɑ̃
de
te
revoirʁəvwaʁ
,
monmɔ̃
bravebʁav
!
PIERREpjɛʁ
,
l'arrêtant
dudy
gesteʒɛst
.
Pardonpaʁdɔ̃
!
D'un
peu
plusply
loinlwɛ̃
.
JACQUEMIN
Qu'as-tu
doncdɔ̃k
?
Cetsɛt
airɛʁ
gravegʁav
?
Il lui tend la main que Pierre ne prend pas.
PIERRE
Jeʒə
devinedəvin
.
JACQUEMIN
Commentkɔmɑ̃
!
Me
refuserʁəfyze
lala
mainmɛ̃
!
PIERRE
Jeʒə
ne
lala
serresɛʁ
paspa
auxo
traîtrestʁɛtʁ
,
Jacquemin
.
LEGOËZ
,
quiki
a
écoutéekute
jusque-làʒyskla
sanssɑ̃
comprendrekɔ̃pʁɑ̃dʁ
.
Jacquemin
!
Que
dit-il
?
MARRIE ANNE
Monmɔ̃
Dieudjø
!
JACQUEMIN
Mais
...
PIERRE
C'est
infâmeɛ̃fam
.
Jeʒə
comprendskɔ̃pʁɑ̃
.
Ilil
a
dy
vousvu
dirediʁ
...
JACQUEMIN
Sursyʁ
monmɔ̃
âmeam
,
Jeʒə
te
fais
sermentsɛʁmɑ̃
,
Pierrepjɛʁ
...
LEGOËZ
Aha
!
çasa
,
vousvu
êtesɛt
fousfu
!
Montrant Jacquemin.
LEGOËZ
Luilɥi
,
Pierrepjɛʁ
!
De
quiki
doncdɔ̃k
se
moque-t-on
?
PIERREpjɛʁ
,
terribletɛʁibl
.
De
vousvu
.
Ouiwi
,
grand-pèregʁɑ̃pɛʁ
,
de
vousvu
qu'a
trompétʁɔ̃pe
cettesɛt
engeanceɑ̃ʒɑ̃s
.
Mais
voicivwasi
votrevɔtʁ
gas
pourpuʁ
enɑ̃
tirertiʁe
vengeancevɑ̃ʒɑ̃s
.
Vousvu
?
PIERRE
Ouiwi
.
LEGOËZ
,
se
ruantʁɥɑ̃
versvɛʁ
Jacquemin
ete
luilɥi
montrantmɔ̃tʁɑ̃
Pierrepjɛʁ
.
C'est
luilɥi
monmɔ̃
gas
?
JACQUEMIN
Ouiwi
,
c'est
luilɥi
.
LEGOËZ
Mais
alorsalɔʁ
.
Toitwa
!
Toitwa
!
JANIK
,
suppliantesyplijɑ̃t
.
Grand-pèregʁɑ̃pɛʁ
!
MARIE-ANNE
Onɔ̃
vava
touttu
vousvu
dirediʁ
.
LEGOËZ
,
à
Jacquemin
,
d'une
voixvwa
terribletɛʁibl
.
Dehorsdəɔʁ
!
Va-t'en
!
JACQUEMIN
Ecoutez-moi
.
LEGOËZ
Va-t'en
sanssɑ̃
plusply
attendreatɑ̃dʁ
,
Misérablemizeʁabl
!
JACQUEMIN
Entendezɑ̃tɑ̃de
...
LEGOËZ
Jeʒə
ne
veux
rienʁjɛ̃
endendre
.
PIERRE
M'avoir
volévɔle
monmɔ̃
nomnɔ̃
!
LEGOËZ
Monmɔ̃
cœurkœʁ
!...
PIERRE
C'est
unœ̃
banditbɑ̃di
.
JACQUEMIN
,
se
révoltantʁevɔltɑ̃
.
Aha
!
cependantsəpɑ̃dɑ̃
...
LEGOËZ
Va-t'en
,
te
dis-je
,
ete
soisswa
mauditmodi
!
MARIE-ANNEma.ʁi.an
,
courantkuʁɑ̃
à
Legoëz
.
Souffrezsufʁe
pourtantpuʁtɑ̃
que
moimwa
...
Nonnɔ̃
!
Sasa
fourbefuʁb
estɛst
troptʁo
claireklɛʁ
.
MARIE-ANNEma.ʁi.an
,
à
Jacquemin
,
basba
.
Partezpaʁte
!
Nousnu
calmeronskalməʁɔ̃
ensuiteɑ̃sɥit
sasa
colèrekɔlɛʁ
.
JACQUEMIN
M'en
allerale
commekɔm
unœ̃
gueux
jetéʒəte
sursyʁ
le
cheminʃmɛ̃
!
Oho
!
nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
!
JANIK
,
allantalɑ̃
à
luilɥi
ete
sanssɑ̃
êtreɛtʁ
entendueɑ̃tɑ̃dy
desde
autresotʁ
.
Vava
,
c'est
toitwa
que
j'aime
,
Jacquemin
.
JANIK
ETe
MARIE-ANNEma.ʁi.an
,
à
Jacquemin
.
Obéisɔbei
!
c'est
Janik
quiki
le
réclameʁeklam
.
Pensepɑ̃s
doncdɔ̃k
à
ce
qu'elle
t'a
ditdi
.
Certessɛʁt
,
tuty
n'es
paspa
unœ̃
banditbɑ̃di
.
A
toitwa
seulsœl
,
pauvrepovʁ
mauditmodi
,
Estɛst
sonsɔ̃
âmeam
.
Jeʒə
feraifɛʁɛ
ce
que
sasa
voixvwa
réclameʁeklam
Puisquepɥiskə
aprèsapʁɛ
teut
jeʒə
suissɥi
innocentinɔsɑ̃
,
Qu'importe
de
partirpaʁtiʁ
à
présentpʁezɑ̃
,
De
fuirfɥiʁ
,
chasséʃase
,
mauditmodi
!
J'ai
sonsɔ̃
âmeam
.
PIERRE
Se
jouerʒwe
d'un
vieillardvjɛjaʁ
!
Abuserabyze
sonsɔ̃
âmeam
!
Mentirmɑ̃tiʁ
commekɔm
unœ̃
traîtretʁɛtʁ
,
unœ̃
piratepiʁat
,
unœ̃
banditbɑ̃di
!
Vava
,
sorssɔʁ
,
soisswa
mauditmodi
!
Sorssɔʁ
,
infâmeɛ̃fam
!
ACTE TROISIÈME
SCÈNE PREMIÈRE
MARIE-ANNE
Auo
leverləve
dudy
rideauʁido
,
Legoëz
,
Janik
ete
Marie-Annema.ʁi.an
sontsɔ̃
dansdɑ̃
lala
mêmemɛm
attitudeatityd
qu'au
débutdeby
dudy
premierpʁəmje
acteakt
.
Pierrepjɛʁ
se
promènepʁɔmɛn
de
longlɔ̃
enɑ̃
largelaʁʒ
.
LEGOËZ
,
regardantʁəgaʁdɑ̃
lala
mermɛʁ
,
puispɥi
lesle
gensʒɑ̃
.
Unœ̃
fameuxfamø
tempstɑ̃
!
Lala
mermɛʁ
auo
largelaʁʒ
estɛst
unœ̃
peu
grisegʁiz
;
Mais
c'est
bonbɔ̃
pourpuʁ
lala
pêchepɛʃ
,
avecavɛk
deux
doigtsdwa
de
brisebʁiz
.
Voyant qu'on se tait, à part.
MARIE-ANNE
Allonsalɔ̃
,
j'ai
beaubo
parlerpaʁle
,
personnepɛʁsɔn
ne
répondʁepɔ̃
.
Cargaisonkaʁgɛzɔ̃
de
muetsmɥɛ
!
Motusmɔtys
dansdɑ̃
l'entrepont
.
A haute voix.
MARIE-ANNE
Aha
!
çàsa
,
vousvu
avezave
doncdɔ̃k
bienbjɛ̃
peurpœʁ
d'user
vosvo
langueslɑ̃g
,
Vousvu
autresotʁ
?
A Pierre.
MARIE-ANNE
Toitwa
,
tuty
vasva
,
la
,
tuty
roulesʁul
,
tuty
tanguestɑ̃g
!
Ehe
!
bonbɔ̃
Dieudjø
!
file-moi
dudy
câblekabl
à
tontɔ̃
bossoirbɔ.swaʁ
,
Et jette l'ancre, c'est-à-dire viens t'asseoir.
A Janik, qui s'absorbe dans son travail de dentelière.
MARIE-ANNE
Ete
toitwa
,
fillettefijɛt
,
tuty
te
crèveskʁɛv
lesle
prunellespʁynɛl
Sursyʁ
tontɔ̃
travailtʁavaj
.
Auo
moinsmwɛ̃
,
chanteʃɑ̃t
desde
ritournellesʁituʁnɛl
,
Commekɔm
autrefoisotʁəfwa
.
JANIK
Jeʒə
n'ai
plusply
le
cœurkœʁ
auxo
chansonsʃɑ̃sɔ̃
.
LEGOËZ
Mais
enfinɑ̃fɛ̃
,
toustu
,
à
quoikwa
pensez-vous
?
JANIK
,
timidementtimidmɑ̃
.
Nousnu
pensonspɑ̃sɔ̃
...
MARIE-ANNE
Auo
pauvrepovʁ
diabledjabl
.
LEGOËZ
Encorɑ̃.kɔʁ
!
C'est
doncdɔ̃k
uneyn
gageuregaʒyʁ
!
Vouloirvulwaʁ
que
ce
forbanfɔʁbɑ̃
,
ce
gueux
...
JANIK
Puisqu'on
te
jureʒyʁ
Qu'il
étaitetɛ
innocentinɔsɑ̃
.
LEGOËZ
Innocentinɔsɑ̃
!
C'est
troptʁo
fortfɔʁ
.
MARIE-ANNE
J'ai
racontéʁakɔ̃te
lala
choseʃoz
à
Pierrepjɛʁ
,
ete
sanssɑ̃
effortefɔʁ
Ilil
a
compriskɔ̃pʁi
.
PIERRE
C'est
vraivʁɛ
.
Lala
seulesœl
destinéedɛstine
Futfy
coupablekupabl
.
JANIK
,
à
sonsɔ̃
grand-pèregʁɑ̃pɛʁ
.
Tuty
voisvwa
!
LEGOËZ
,
se
levantləvɑ̃
.
Tuty
n'es
qu'une
obstinéeɔpstine
.
A Marie-Anne qui fait un geste.
PIERRE
Vousvu
aussiosi
.
Quantkɑ̃
à
Pierrepjɛʁ
,
ilil
estɛst
troptʁo
bonbɔ̃
,
vraimentvʁɛmɑ̃
.
Coupant la parole à tous qui veulent insister.
PIERRE
Nonnɔ̃
,
laissez-moi
tranquilletʁɑ̃kil
avecavɛk
ce
garnementgaʁnəmɑ̃
.
Jeʒə
l'ai
chasséʃase
,
mauditmodi
.
Ilil
a
ce
qu'il
méritemeʁit
.
Tanttɑ̃
plusply
onɔ̃
le
défenddefɑ̃
,
tanttɑ̃
plusply
celasəla
m'irrite
.
Ete
sisi
vousvu
ne
pouvezpuve
parlerpaʁle
que
de
celasəla
,
Ehe
bienbjɛ̃
!
vousvu
faitesfɛt
mieuxmjø
de
vousvu
tairetɛʁ
,
voilàvwala
!
A son tour il se met à marcher en long et en large, au milieu du silence général; puis, s'arrêtant soudain.
PIERRE
Bonbɔ̃
!
maintenantmɛ̃tnɑ̃
,
c'est
moimwa
lala
barquebaʁk
démarréedemaʁe
Quiki
vava
de
longlɔ̃
enɑ̃
largelaʁʒ
auo
grégʁe
de
lala
maréemaʁe
!
Ete
jeʒə
viensvjɛ̃
!
Ete
jeʒə
vireviʁ
!...
Aha
!
c'est
troptʁo
bêtebɛt
,
aussiosi
!
Pestepɛst
soitswa
dudy
coquinkɔkɛ̃
quiki
nousnu
met
enɑ̃
soucisusi
Quandkɑ̃
nousnu
devrionsdəvʁjɔ̃
toustu
avoiravwaʁ
le
cœurkœʁ
enɑ̃
fêtefɛt
!
Quoikwa
!
L'absent
nousnu
arriveaʁiv
,
avecavɛk
fortunefɔʁtyn
faitefɛt
,
Commekɔm
dansdɑ̃
tata
chansonʃɑ̃sɔ̃
,
heinʼɛ̃
!
Janik
,
tuty
m'entends
!
Nousnu
n'aurions
plusply
qu'à
rireʁiʁ
ete
prendrepʁɑ̃dʁ
dudy
bonbɔ̃
tempstɑ̃
;
Luilɥi
,
boirebwaʁ
à
sesse
amoursamuʁ
,
ete
nousnu
,
à
sasa
vaillancevajɑ̃s
;
Ete
nousnu
nousnu
regardonsʁəgaʁdɔ̃
enɑ̃
vraisvʁɛ
chiensʃjɛ̃
de
faïencefajɑ̃s
.
Dirediʁ
que
c'est
sasa
fautefot
,
à
ce
voleurvɔlœʁ
de
nomnɔ̃
!
Ete
l'on
veut
qu'à
présentpʁezɑ̃
jeʒə
luilɥi
pardonnepaʁdɔn
!...
Oho
!
nonnɔ̃
!
Ete
l'espérer
,
c'est
lala
démencedemɑ̃s
desde
démencesdemɑ̃s
.
Carkaʁ
jeʒə
prétendspʁetɑ̃
...
JANIK
Tuty
voisvwa
,
c'est
toitwa
quiki
recommencesʁəkɔmɑ̃s
.
LEGOËZ
Ehe
bienbjɛ̃
!
J'ai
torttɔʁ
.
Parlonspaʁlɔ̃
d'autre
choseʃoz
,
enɑ̃
effetefɛ
.
Tienstjɛ̃
,
redisʁədi
nousnu
plutôtplyto
,
toitwa
,
commentkɔmɑ̃
ilil
se
fait
Que
tuty
cherchasʃɛʁʃa
fortunefɔʁtyn
auxo
minesmin
dudy
Mexiquemɛksik
,
Ete
que
,
partipaʁti
marinmaʁɛ̃
,
tuty
nousnu
reviensʁəvjɛ̃
...
caciquekasik
?
PIERRE
Jeʒə
vognais
sursyʁ
unœ̃
boutbu
d'aviron
,
quandkɑ̃
passapasa
Ce
navirenaviʁ
anglaisɑ̃glɛ
.
LEGOËZ
Honɔ̃
!
Jeʒə
n'aime
paspa
bienbjɛ̃
çasa
,
Anglaisɑ̃glɛ
!
PIERRE
Ilil
m'a
sauvésove
lala
vievi
.
LEGOËZ
Ouiwi
,
jeʒə
l'accorde
.
N'importe
!
Ces
Anglaisɑ̃glɛ
,
gensʒɑ̃
de
sacsak
ete
de
cordekɔʁd
.
PIERRE
Enfinɑ̃fɛ̃
,
Anglaisɑ̃glɛ
ouu
nonnɔ̃
,
ilsil
m'avaient
repêchéʁəpɛʃe
.
C'étaient
desde
chercheursʃɛʁʃœʁ
d'or
.
Avecavɛk
euxø
j'ai
cherchéʃɛʁʃe
.
Uneyn
vievi
à
nomnɔ̃
grégʁe
,
vaillantevajɑ̃t
,
aventureuseavɑ̃tyʁøz
,
Librelibʁ
surtoutsyʁtu
.
Jeʒə
n'en
sais
paspa
de
plusply
heureuseœʁøz
.
Unœ̃
payspei
!
Dudy
nouveaunuvo
partoutpaʁtu
,
à
chaqueʃak
paspa
!
Ete
desde
rochersʁɔʃe
!
Unœ̃
solsɔl
...
LEGOËZ
Ilil
ne
me
plairaitplɛʁɛ
paspa
.
Desde
rochersʁɔʃe
!
Desde
rochersʁɔʃe
!
Se
peut-il
qu'on
préfèrepʁefɛʁ
Desde
rochersʁɔʃe
Montrant la mer.
LEGOËZ
à
çasa
?
PIERRE
Mais
...
LEGOËZ
L'eau
,
voilàvwala
monmɔ̃
affaireafɛʁ
.
Ete
teste
montagnesmɔ̃taɲ
,
peuh
!
PIERRE
Avecavɛk
desde
minesmin
d'or
.
MARIE-ANNE
C'est
la
que
vousvu
avezave
découvertdekuvɛʁ
le
trésortʁezɔʁ
?
PIERRE
Oho
!
découvertdekuvɛʁ
!
Aprèsapʁɛ
quatrekatʁ
ansɑ̃
de
duredyʁ
peinepɛn
.
LEGOËZ
Mais
aussiosi
,
Lesle
gagnergaɲe
enɑ̃
fouillantfujɑ̃
soussu
lala
terretɛʁ
,
mercimɛʁsi
!
Salesal
métiermetje
!
PIERRE
Jeʒə
ne
disdi
paspa
;
mais
quandkɑ̃
vousvu
verrezvɛʁe
cettesɛt
terretɛʁ
,
Sonsɔ̃
beaubo
cielsjɛl
,
lala
prairiepʁeʁi
immenseimɑ̃s
ete
solitairesɔlitɛʁ
,
Ete
lesle
viergesvjɛʁʒ
forêtsfɔʁɛ
quiki
descendentdesɑ̃d
desde
montsmɔ̃
,
Ete
l'air
librelibʁ
qu'on
y
respireʁɛspiʁ
à
pleinsplɛ̃
poumonspumɔ̃
,
Ete
l'espace
sanssɑ̃
bornebɔʁn
ouvertuvɛʁ
devantdəvɑ̃
lala
marchemaʁʃ
,
Quandkɑ̃
vousvu
y
régnerezʁe.ɲe
commekɔm
unœ̃
roiʁwa
patriarchepatʁijaʁʃ
,
Peut-êtrepøtɛtʁ
cependantsəpɑ̃dɑ̃
trouverez-vous
aussiosi
Qu'on
y
peut
vivrevivʁ
à
l'aise
,
ete
mêmemɛm
mieuxmjø
qu'ici
.
LEGOËZ
Mieuxmjø
qu'ici
!...
Tuty
l'entends
,
Janik
?
JANIK
J'entends
,
grand-pèregʁɑ̃pɛʁ
.
LEGOËZ
,
à
Pierrepjɛʁ
.
Ete
tuty
veux
nousnu
menerməne
la
basba
?
PIERRE
Mais
,
jeʒə
l'espère
.
LEGOËZ
Diabledjabl
!
A
cetsɛt
espoir-là
jeʒə
n'avais
pointpwɛ̃
songésɔ̃ʒe
.
Tontɔ̃
diantredjɑ̃tʁ
de
coinkwɛ̃
,
Est-ce
que
c'est
touttu
prèspʁɛ
de
lala
mermɛʁ
?
PIERRE
nonnɔ̃
.
LEGOËZ
Bienbjɛ̃
loinlwɛ̃
?
PIERRE
Vingtvɛ̃
joursʒuʁ
.
LEGOËZ
Oho
!
oho
!
Plusply
loinlwɛ̃
qu'aucun
bourgbuʁ
de
Bretagnebʁətaɲ
.
Alorsalɔʁ
,
mêmemɛm
dudy
plusply
finfɛ̃
hautʼo
de
lala
montagnemɔ̃taɲ
,
Onɔ̃
ne
lala
voitvwa
paspa
?
PIERRE
Quiki
?
LEGOËZ
Lala
mermɛʁ
.
PIERRE
Nonnɔ̃
.
LEGOËZ
Tristetʁist
endroitɑ̃dʁwa
!
Heinʼɛ̃
,
Janik
?
JANIK
Certe
.
LEGOËZ
Ete
quandkɑ̃
ilil
ventevɑ̃t
dudy
noroit
,
Ete
que
le
pleinplɛ̃
dudy
flotflo
vientvjɛ̃
desde
côteskot
anglaisesɑ̃glɛz
,
Onɔ̃
ne
l'entend
jamaisʒamɛ
sabordersabɔʁde
lesle
falaisesfalɛz
?
PIERRE
Mais
nonnɔ̃
.
LEGOËZ
Ete
quandkɑ̃
,
avecavɛk
sesse
pavillonspavijɔ̃
flottantsflɔtɑ̃
,
Rentreʁɑ̃tʁ
auo
portpɔʁ
unœ̃
bateaubato
partipaʁti
depuisdəpɥi
longtempslɔ̃tɑ̃
,
Onɔ̃
ne
vava
paspa
auo
quai
tont
enɑ̃
joyeuxʒwajø
tapagetapaʒ
Voirvwaʁ
sisi
l'on
reconnaîtʁəkɔnɛ
sonsɔ̃
gas
dansdɑ̃
l'équipage
?
PIERRE
Nonnɔ̃
,
bienbjɛ̃
sûrsyʁ
.
JANIK
,
regardantʁəgaʁdɑ̃
le
cielsjɛl
ete
commekɔm
se
parlantpaʁlɑ̃
à
elle-mêmeɛlmɛm
.
Ete
le
soirswaʁ
,
quandkɑ̃
le
soleilsɔlɛj
descenddesɑ̃
,
u
doncdɔ̃k
te
mires-tu
,
beaubo
nuagenɥaʒ
,
enɑ̃
passat
,
Goëlandɡɔ.e.lɑ̃
fatiguéfatige
quiki
sursyʁ
l'onde
sommeillessɔmɛj
,
Berçantbɛʁsɑ̃
tontɔ̃
ventrevɑ̃tʁ
d'or
ete
teste
ailesɛl
vermeillesvɛʁ.mɛj
?
PIERREpjɛʁ
,
unœ̃
peu
ironiqueiʁɔnik
.
Mais
,
cousinekuzin
,
pourpuʁ
vosvo
beauxbo
nuagesnɥaʒ
errantsɛʁɑ̃
,
Permettezpɛʁmɛte
,
nousnu
avonsavɔ̃
de
grandsgʁɑ̃
fleuvesflœv
,
sisi
grandsgʁɑ̃
Qu'on
ne
distinguedistɛ̃g
rienʁjɛ̃
de
l'une
à
l'autre
riveʁiv
.
LEGOËZ
Lesle
fleuvesflœv
!
Ouiwi
,
jeʒə
sais
.
Çasa
coulekul
à
lala
dérivedeʁiv
.
Sanssɑ̃
doutedut
,
c'est
de
l'eau
;
de
l'eau
quiki
marchemaʁʃ
;
mais
Elleɛl
s'en
vava
tonjours
ete
ne
revientʁəvjɛ̃
jamaisʒamɛ
.
Ce
n'est
paspa
commekɔm
iciisi
.
Lala
maréemaʁe
estɛst
fidèlefidɛl
.
Elleɛl
a
beaubo
s'en
allerale
auo
diabledjabl
,
onɔ̃
estɛst
sûrsyʁ
d'elle
.
Auo
revoirʁəvwaʁ
!
Auo
revoirʁəvwaʁ
!
dit-elle
enɑ̃
se
sauvantsovɑ̃
.
Carkaʁ
elleɛl
parlepaʁl
.
Carkaʁ
c'est
quelqu'un
de
vivantvivɑ̃
.
Ete
touttu
ce
qu'elle
criekʁi
,
ete
touttu
ce
qu'elle
chanteʃɑ̃t
,
Lala
mermɛʁ
,
selonsəlɔ̃
qu'elle
estɛst
d'humeur
doucedus
ouu
méchantemeʃɑ̃t
!
Ete
toustu
le
souvenirssuvniʁ
desde
amisami
d'autrefois
,
Dontdɔ̃
lala
voixvwa
de
sesse
flotsflo
a
l'air
d'être
lala
voixvwa
!
Ete
lesle
beauxbo
joursʒuʁ
vécusveky
sursyʁ
elleɛl
à
pleinesplɛn
voilesvwal
!
Ete
lesle
nuitsnɥi
u
l'on
croitkʁwa
cinglersɛ̃gle
versvɛʁ
lesle
étoilesetwal
!
Aha
!
monmɔ̃
Pierrepjɛʁ
,
monmɔ̃
gas
,
touttu
çasa
,
ce
n'est
doncdɔ̃k
rienʁjɛ̃
?
Mauditmodi
soitswa
le
payspei
quiki
t'a
renduʁɑ̃dy
terrientɛʁjɛ̃
!
Ilil
peut
êtreɛtʁ
pleinplɛ̃
d'or
;
jeʒə
n'en
aiɛ
paspa
envieɑ̃vi
.
Certessɛʁt
,
jeʒə
n'irai
paspa
y
terminertɛʁmine
mama
vievi
.
Tuty
veux
nousnu
rendreʁɑ̃dʁ
heureuxœʁø
ete
jeʒə
t'en
remercieʁəmɛʁsi
.
Pardonpaʁdɔ̃
,
sisi
jeʒə
te
fais
de
lala
peinepɛn
.
Mais
ne
plusply
voirvwaʁ
lala
mermɛʁ
,
jeʒə
ne
peux
paspa
.
Pourpuʁ
moimwa
,
touttu
ventvɑ̃
quiki
vientvjɛ̃
de
terretɛʁ
estɛst
mauvaismovɛ
ventvɑ̃
Unœ̃
vraivʁɛ
marinmaʁɛ̃
,
çasa
meurtmœʁ
sursyʁ
lala
mermɛʁ
,
Montrant la fenêtre.
LEGOËZ
ouu
devantdəvɑ̃
.
Voyant Pierre attristé et lui parlant d'un air attendri.
LEGOËZ
Tuty
veux
nousnu
rendreʁɑ̃dʁ
heureuxœʁø
;
ete
jeʒə
t'en
remercieʁəmɛʁsi
.
Seulementsœlmɑ̃
...
Enfinɑ̃fɛ̃
,
quoikwa
!
Lala
choseʃoz
estɛst
éclaircieeklɛʁsi
.
Pardonpaʁdɔ̃
sisi
jeʒə
t'ai
fait
de
lala
peinepɛn
,
monmɔ̃
gas
;
Mais
ne
plusply
voirvwaʁ
lala
mermɛʁ
...
jamaisʒamɛ
,
jeʒə
ne
peux
paspa
.
PIERRE
Nousnu
enɑ̃
reparleronsʁəpaʁləʁɔ̃
.
LEGOËZ
Soitswa
!
Mais
j'ai
monmɔ̃
idéeide
.
Cabochekabɔʃ
de
Bretonbʁətɔ̃
,
cabochekabɔʃ
décidéedeside
!
Aha
!
quelkɛl
malheurmalœʁ
,
que
tuty
ne
soisswa
plusply
bonbɔ̃
marinmaʁɛ̃
!
Nonnɔ̃
,
regardeʁəgaʁd
!
Janik
enɑ̃
a
l'air
touttu
chagrinʃagʁɛ̃
.
Ehe
!
damedam
,
que
veux-tu
?
C'est
qu'elle
me
ressembleʁəsɑ̃bl
.
Renierʁənje
lala
mermɛʁ
!
Prenant Pierre par le bras.
LEGOËZ
Tienstjɛ̃
!
Allonsalɔ̃
lala
voirvwaʁ
ensembleɑ̃sɑ̃bl
.
PIERRE
Allonsalɔ̃
!
LEGOËZ
,
à
Janik
.
Ilil
faudrafodʁa
bienbjɛ̃
qu'il
cèdesɛd
.
Ne
crainskʁɛ̃
rienʁjɛ̃
.
Janik
ne
serasəʁa
paspa
lala
femmefam
d'un
terrientɛʁjɛ̃
.
Sortent Legoëz et Pierre.
SCÈNE II
MARIE-ANNE
Janik
,
pourquoipuʁkwa
n'as-tu
rienʁjɛ̃
ditdi
auo
cousinkuzɛ̃
Pierrepjɛʁ
?
JANIK
,
soupirantsupiʁɑ̃
.
Aha
!
pourquoipuʁkwa
?
Cependantsəpɑ̃dɑ̃
,
ilil
a
jointʒwɛ̃
sasa
prièrepʁijɛʁ
,
A
lala
nôtrenotʁ
enɑ̃
faveurfavœʁ
dudy
pauvrepovʁ
Jacquemin
.
JANIK
Ouiwi
,
sanssɑ̃
doutedut
.
J'ai
torttɔʁ
,
j'en
suissɥi
persuadéepɛʁsɥade
.
Mais
quoikwa
!
Jeʒə
ne
peux
paspa
me
fairefɛʁ
à
cettesɛt
idèe
:
Aimerɛme
l'autre
ete
paraîtrepaʁɛtʁ
aimableɛmabl
à
celui-cisəlɥisi
.
MARIE-ANNE
C'est
tontɔ̃
cousinkuzɛ̃
.
Ilil
estɛst
loyallwajal
ete
bravebʁav
aussiosi
.
JANIK
J'en
convienskɔ̃vjɛ̃
.
MARIE-ANNE
Ce
n'est
paspa
horreurɔʁœʁ
qu'il
doitdwa
te
fairefɛʁ
;
C'est
pitiépitje
.
JANIK
Soitswa
!
Mais
c'est
l'autre
que
jeʒə
préfèrepʁefɛʁ
.
MARIE-ANNE
Songesɔ̃ʒ
qu'étant
rivauxʁivo
ilsil
vontvɔ̃
êtreɛtʁ
ennemisɛnmi
.
JANIK
Rivauxʁivo
!
Commentkɔmɑ̃
celasəla
?
Moimwa
,
jeʒə
n'ai
rienʁjɛ̃
promispʁɔmi
Qu'à
Jacquemin
.
Luilɥi
seulsœl
ilil
a
mama
foifwa
juréeʒyʁe
.
Luilɥi
seulsœl
...
MARIE-ANNE
Pierrepjɛʁ
a
desde
droitsdʁwa
.
JANIK
O
mama
mèremɛʁ
adoréeadɔʁe
,
Ne
parlepaʁl
paspa
ainsiɛ̃si
!
C'est
Dieudjø
lui-mêmelɥimɛm
quiki
voulutvuly
me
donnerdɔne
Jacquemin
;
Tuty
le
croyaiskʁwajɛ
hierijɛʁ
,
ô
mama
mèremɛʁ
chérieʃeʁi
,
Crois-le
commekɔm
hierijɛʁ
,
jeʒə
t'en
suppliesypli
.
En l'embrassant.
MARIE-ANNE
Hélasʼelas
!
C'est
tontɔ̃
désirdeziʁ
;
mais
grand-pèregʁɑ̃pɛʁ
a
le
siensjɛ̃
.
SCÈNE III
MARIE-ANNE
Lesle
Mêmesmɛm
,
JACQUEMIN
JACQUEMIN
,
paraissantpaʁɛsɑ̃
à
lala
portepɔʁt
.
Excusezɛkskyze
.
Vousvu
!
JACQUEMIN
,
à
lala
foisfwa
trèstʁɛ
humbleœ̃bl
ete
trèstʁɛ
fierfje
.
C'est
moimwa
...
J'ai
vuvy
sortirsɔʁtiʁ
l'ancien
Avecavɛk
le
gas
.
Alorsalɔʁ
...
J'étais
dansdɑ̃
lala
ruelleʁɥɛl
,
A
guettergete
.
Ilsil
ne
m'ont
paspa
vuvy
...
Quellekɛl
cruellekʁyɛl
Ete
duredyʁ
choseʃoz
,
allezale
,
pourpuʁ
unœ̃
bravebʁav
garçongaʁsɔ̃
,
De
sentirsɑ̃tiʁ
desde
amisami
croirekʁwaʁ
à
sasa
trahisontʁaizɔ̃
Ete
de
ne
paspa
pouvoirpuvwaʁ
leurlœʁ
crierkʁije
:
C'est
injusteɛ̃ʒyst
!
Aha
!
j'ai
connukɔny
desde
joursʒuʁ
mauvaismovɛ
dansdɑ̃
lala
flibusteflibyst
;
Mais
paspa
de
plusply
mauvaismovɛ
,
vraivʁɛ
Dieudjø
!
que
celui-cisəlɥisi
.
Ete
c'est
pourquoipuʁkwa
j'ai
prispʁi
le
droitdʁwa
d'entrer
iciisi
,
Pourpuʁ
vousvu
demanderdəmɑ̃de
...
Mais
,
pardonnez-moi
sisi
j'ose
Exigerɛgziʒe
ainsiɛ̃si
...
Avec décision.
MARIE-ANNE
Brefbʁɛf
,
leurlœʁ
a-t-on
ditdi
lala
choseʃoz
?
A
Pierrepjɛʁ
,
ouiwi
.
JACQUEMIN
Mais
l'ancien
?
JANIK
Ilil
n'entend
paspa
raisonsʁɛzɔ̃
.
JACQUEMIN
,
trèstʁɛ
fermefɛʁm
.
Jeʒə
reux
qu'on
l'en
instruiseɛ̃stʁɥiz
aussiosi
.
JANIK
,
avecavɛk
unœ̃
nuancenɥɑ̃s
de
reprocheʁəpʁɔʃ
.
Nousnu
y
faisonsfɛzɔ̃
Toustu
nosno
effortsefɔʁ
.
D'ailleurs
,
plusply
tôtto
,
plusply
tardtaʁ
,
qu'importe
?
Mama
parolepaʁɔl
d'hier
,
auo
seuilsœj
de
cettesɛt
portepɔʁt
,
Doitdwa
vousvu
donnerdɔne
le
cœurkœʁ
d'attendre
,
Jacquemin
.
JACQUEMIN
,
avecavɛk
effortefɔʁ
.
C'est
que
,
jeʒə
doisdwa
vousvu
dirediʁ
aussiosi
...
Jeʒə
parspaʁ
demaindəmɛ̃
.
Vousvu
partepaʁt
!
Ete
pourquoipuʁkwa
?
JACQUEMIN
Parcepaʁs
que
...
Damedam
,
enɑ̃
sommesɔm
,
Parcepaʁs
que
,
simplementsɛ̃pləmɑ̃
,
jeʒə
suissɥi
unœ̃
honnêteɔnɛt
hommeɔm
.
JANIK
Commentkɔmɑ̃
,
aprèsapʁɛ
l'aveu
...?
JACQUEMIN
Cetsɛt
aveuavø
,
justementʒystəmɑ̃
,
J'ai
réfléchiʁefleʃi
.
Mercimɛʁsi
de
ce
bonbɔ̃
movement
!
Onɔ̃
m'accusait
à
fauxfo
,
ete
d'un
crimekʁim
effroyableefʁwajabl
;
Bravebʁav
,
vousvu
avezave
euy
pitiépitje
dudy
pauvrepovʁ
diabledjabl
;
Alorsalɔʁ
vousvu
avezave
ditdi
,
pourpuʁ
calmerkalme
mama
douleurdulœʁ
...
Mais
sisi
j'en
abusaisabyzɛ
,
jeʒə
seraissəʁɛ
unœ̃
voleurvɔlœʁ
.
MARIE-ANNE
Vousvu
êtesɛt
unœ̃
vaillantvajɑ̃
garçongaʁsɔ̃
.
JANIK
Mais
,
voyonsvwajɔ̃
,
mèremɛʁ
,
Ilil
se
trompetʁɔ̃p
,
ilil
se
forgefɔʁʒ
uneyn
horribleɔʁibl
chimèreʃimɛʁ
,
Tuty
le
sais
bienbjɛ̃
.
Ce
n'est
paspa
vraivʁɛ
.
Toitwa
,
parle-lui
,
Ce
qu'hier
jeʒə
pensaispɑ̃sɛ
,
jeʒə
le
pensepɑ̃s
aujourd'hui
.
JACQUEMIN
,
suppliantsyplijɑ̃
.
Janik
!
JANIK
,
toujourstuʒuʁ
à
sasa
mèremɛʁ
.
Ilil
n'ose
paspa
me
croirekʁwaʁ
;
mais
toi-mêmetwamɛm
Dis-lui
doncdɔ̃k
qu'il
le
doitdwa
,
ete
que
tuty
veux
qu'il
m'aime
.
Voulant courir à lui.
JANIK
Jacquemin
!
MARIE-ANNEma.ʁi.an
,
s'interposant
.
Jacquemin
,
vousvu
avezave
entenduɑ̃tɑ̃dy
.
JACQUEMIN
Oho
!
pardonpaʁdɔ̃
!
J'ai
malmal
fait
de
venirvəniʁ
.
J'aurais
dy
M'embarquer
,
fuirfɥiʁ
ainsiɛ̃si
qu'un
passantpasɑ̃
qu'on
oublieubli
.
Carkaʁ
cetsɛt
amouramuʁ
,
Janik
,
c'est
crimekʁim
ete
c'est
foliefɔli
.
Ecoutez-moi
.
J'ai
peurpœʁ
de
vousvu
peinerpɛne
vraimentvʁɛmɑ̃
.
Jeʒə
voudraisvudʁɛ
m'expliquer
ete
jeʒə
ne
sais
commentkɔmɑ̃
.
Ouiwi
,
jeʒə
vousvu
aimeɛm
,
ete
dudy
plusply
profondpʁɔfɔ̃
de
monmɔ̃
âmeam
;
Mais
quoikwa
!
Rienʁjɛ̃
que
de
vousvu
l'avouer
,
c'est
infâmeɛ̃fam
,
Puisquepɥiskə
Pierrepjɛʁ
estɛst
vivantvivɑ̃
,
luilɥi
,
votrevɔtʁ
fiancéfijɑ̃se
,
Monmɔ̃
amiami
.
Teneztəne
,
jeʒə
vousvu
fais
jugeʒyʒ
.
Que
votrevɔtʁ
loyautélwajote
,
Janik
,
soitswa
monmɔ̃
refugeʁəfyʒ
.
Ditesdit
,
ditesdit
vous-mêmevumɛm
...
JANIK
,
éperduee.pɛʁ.dy
.
Oho
!
nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
,
parpaʁ
pitiépitje
.
Ditesdit
que
jeʒə
ne
peux
trahirtʁaiʁ
cettesɛt
amitiéamitje
,
Que
vousvu
m'estimez
troptʁo
pourpuʁ
m'en
croirekʁwaʁ
capablekapabl
,
Ete
que
sisi
jeʒə
cédaissedɛ
à
notrenɔtʁ
amouramuʁ
coupablekupabl
,
Vousvu
me
jugeriezʒyʒəʁje
lâchelaʃ
ete
ne
m'aimeriez
plusply
.
JANIK
,
à
sasa
mèremɛʁ
.
Mais
cetsɛt
amouramuʁ
,
c'est
toitwa
preque
que
le
voulusvuly
,
Mama
mêre
;
devantdəvɑ̃
toitwa
voicivwasi
qu'on
le
réprouveʁepʁuv
,
Ete
tuty
ne
répondsʁepɔ̃
rienʁjɛ̃
!
MARIE-ANNE
Que
répondreʁepɔ̃dʁ
?
Jeʒə
trouvetʁuv
Qu'il
a
raisonʁɛzɔ̃
.
JANIK
Hélasʼelas
!
Mais
jeʒə
l'aime
,
pourant
.
JACQUEMIN
,
essayantesejɑ̃
d'être
calmekalm
.
O
Janik
,
j'ai
besoinbəzwɛ̃
de
couragekuʁaʒ
enɑ̃
partantpaʁtɑ̃
,
Ete
pourpuʁ
que
jeʒə
soisswa
fortfɔʁ
,
vous-mêmevumɛm
soyezswaje
fortefɔʁt
.
Que
ce
soitswa
unœ̃
vaillantvajɑ̃
souvenirsuvniʁ
que
j'emporte
!
Quiki
sait
!
Peut-êtrepøtɛtʁ
unœ̃
jourʒuʁ
nousnu
pourronspuʁɔ̃
nousnu
revoirʁəvwaʁ
Fiersfje
d'avoir
bravementbʁavmɑ̃
rempliʁɑ̃pli
notrenɔtʁ
devoirdəvwaʁ
Enɑ̃
luilɥi
sacrifiantsakʁifjɑ̃
unœ̃
espoirɛspwaʁ
éphémèreefemɛʁ
;
Carkaʁ
vousvu
serezsəʁe
heureuseœʁøz
alorsalɔʁ
,
ete
...
JANIK
,
éclatanteklatɑ̃
enɑ̃
sanglotssɑ̃glo
dansdɑ̃
lesle
brasbʁa
de
sasa
mèremɛʁ
.
Hoʼo
!
mama
mèremɛʁ
!
JACQUEMIN
,
lala
voixvwa
déjàdeʒa
pleineplɛn
de
larmeslaʁm
.
Janik
,
ne
pleurezplœʁe
paspa
ainsiɛ̃si
.
JANIK
,
redoublantʁədublɑ̃
.
Monmɔ̃
Dieudjø
!
monmɔ̃
Dieudjø
!
JACQUEMIN
Mama
Janik
!
Crevant en sanglots à son tour.
JACQUEMIN
Mais
moi-mêmemwamɛm
!
S'essuyant brutalement les yeux.
JACQUEMIN
Oho
!
nonnɔ̃
!
Se sauvant comme un fou.
JACQUEMIN
Adieuadjø
!
Adieuadjø
!
SCÈNE IV
JACQUEMIN
Lesle
Mêmesmɛm
,
PIERREpjɛʁ
Auo
momentmɔmɑ̃
u
Jacquemin
vava
sortirsɔʁtiʁ
,
Pierrepjɛʁ
arriveaʁiv
ete
luilɥi
barrebaʁ
lala
portepɔʁt
.
PIERRE
Ehe
bienbjɛ̃
!
Jacquemin
!
JANIK
Luilɥi
!
PIERRE
Quoikwa
doncdɔ̃k
?
u
vas-tu
,
frèrefʁɛʁ
?
JACQUEMIN
,
affoléafɔle
.
Jeʒə
m'en
vais
,
jeʒə
m'en
vais
,
tuty
voisvwa
.
Resteʁɛst
,
auo
contrairekɔ̃tʁɛʁ
.
Resteʁɛst
,
jeʒə
te
cherchaisʃɛʁʃɛ
.
JACQUEMIN
Tuty
me
cherchaisʃɛʁʃɛ
!
Pourquoipuʁkwa
?
PIERRE
Pourpuʁ
te
dirediʁ
:
j'ai
torttɔʁ
,
carkaʁ
j'ai
doutè
de
toitwa
.
Mais
grand-pèregʁɑ̃pɛʁ
à
présentpʁezɑ̃
connaîtkɔnɛ
toutetut
l'histoire
,
Ete
combienkɔ̃bjɛ̃
tontɔ̃
mensongemɑ̃sɔ̃ʒ
,
amiami
,
futfy
méritoiremeʁitwaʁ
;
Ete
tuty
serassəʁa
traitétʁɛte
parpaʁ
nousnu
toustu
désormaisdezɔʁmɛ
Commekɔm
monmɔ̃
frèrefʁɛʁ
.
JACQUEMIN
Moimwa
,
tontɔ̃
frèrefʁɛʁ
!
Oho
!
plusply
jamaisʒamɛ
!
PIERRE
Quoikwa
!
Tuty
refusesʁəfyz
?
JACQUEMIN
,
sombresɔ̃bʁ
.
Ouiwi
.
PIERREpjɛʁ
,
voyantvwajɑ̃
touttu
le
mondemɔ̃d
atterréateʁe
.
Mais
,
qu'avez
vousvu
,
mama
tantetɑ̃t
?
Ete
vousvu
?
Pourquoipuʁkwa
Janik
est-elle
sanglotante
?
Pourquoipuʁkwa
vousvu
laisez-vous
?
Pourquoipuʁkwa
cetsɛt
airɛʁ
navrénavʁe
?
Un grand silence.
JANIK
Ehe
bienbjɛ̃
!
puisqu'il
le
fautfo
,
c'est
moimwa
quiki
parleraipaʁləʁɛ
.
Je ne veux point garder un secret qui m'opprime.
JANIK
C'est
à
vousvu
le
cacherkaʃe
qu'il
deviendraitdəvjɛ̃dʁɛ
unœ̃
crimekʁim
.
Mais
nousnu
ne
sommessɔm
paspa
coupableskupabl
,
nonnɔ̃
,
vraimentvʁɛmɑ̃
.
Carkaʁ
nousnu
n'avons
paspa
crukʁy
malmal
fairefɛʁ
enɑ̃
nousnu
aimantɛmɑ̃
.
PIERRE
Vousvu
vousvu
aimezɛme
!
JACQUEMIN
Grandgʁɑ̃
Dieudjø
!
MARIE-ANNEma.ʁi.an
,
à
Janik
.
Qu'as-tu-dit
?
Quellekɛl
fautefot
!
PIERRE
Laissezlɛse
!
Elleɛl
a
raisonʁɛzɔ̃
de
parlerpaʁle
à
voixvwa
hauteʼot
.
Entre gens comme nous, tout dire est un devoir;
PIERRE
Ete
cetsɛt
amouramuʁ
,
j'avais
le
droitdʁwa
de
le
savoirsavwaʁ
.
JANIK
Mais
j'ai
le
droitdʁwa
aussiosi
de
vousvu
fairefɛʁ
connaîtrekɔnɛtʁ
Commentkɔmɑ̃
à
cetsɛt
amouramuʁ
s'est
donnédɔne
touttu
monmɔ̃
êtreɛtʁ
,
Ete
sanssɑ̃
que
votrevɔtʁ
cœurkœʁ
enɑ̃
puissepɥis
êtreɛtʁ
offenséɔfɑ̃se
.
Quandkɑ̃
jeʒə
le
visvis
,
ce
futfy
pourpuʁ
moimwa
le
fiancéfijɑ̃se
,
L'absent
,
teltɛl
que
l'avait
rêvéʁɛve
mama
longuelɔ̃g
attenteatɑ̃t
;
Ete
plusply
jeʒə
l'aimai
,
plusply
jeʒə
vousvu
étaisetɛ
constantekɔ̃stɑ̃t
.
PIERRE
Soitswa
!
Mais
luilɥi
,
luilɥi
!
Souffrirsufʁiʁ
qu'on
l'aime
soussu
monmɔ̃
nomnɔ̃
!
Celasəla
,
jeʒə
ne
peux
paspa
le
luilɥi
pardonnerpaʁdɔne
,
nonnɔ̃
!
Ne
le
défendezdefɑ̃de
plusply
.
Sasa
honteʼɔ̃t
s'en
accroîta.kʁwatʁ
.
Aha
!
c'est
de
vousvu
aimerɛme
qu'il
n'avait
paspa
le
droitdʁwa
.
Ete
de
celasəla
surtoutsyʁtu
,
Jacquemin
,
jeʒə
t'accuse
.
Le
voilàvwala
,
le
vraivʁɛ
crimekʁim
,
ete
quiki
n'a
paspa
d'excuse
,
Ete
que
rienʁjɛ̃
n'absout
,
rienʁjɛ̃
,
paspa
mêmemɛm
tontɔ̃
remord
.
Quoikwa
!
Tontɔ̃
amiami
,
tontɔ̃
vieilvjɛj
amiami
,
tuty
le
croiskʁwa
mortmɔʁ
;
Ete
tuty
viensvjɛ̃
,
ete
tuty
voisvwa
sasa
promisepʁɔmiz
,
ete
tuty
l'aimes
,
Sanssɑ̃
respectʁɛspɛ
pourpuʁ
celuisəlɥi
que
roulentʁul
lese
flotsflo
blêmesblɛm
,
Pauvrepovʁ
êtreɛtʁ
à
l'abandon
souffletésufləte
parpaʁ
le
ventvɑ̃
!
Quoikwa
!
Tuty
ne
t'es
paspa
ditdi
,
mêmemɛm
:
«
Ete
s'il
estɛst
vivantvivɑ̃
!
S'il
rentreʁɑ̃tʁ
enɑ̃
sasa
maisonmɛzɔ̃
,
s'il
voitvwa
lala
tabletabl
misemiz
,
S'il
exigeɛgziʒ
sasa
partpaʁ
!...
s'il
aimeɛm
sasa
promisepʁɔmiz
JACQUEMIN
Mais
...
PIERRE
Enfinɑ̃fɛ̃
,
quoikwa
!
Sisi
nousnu
sommessɔm
deux
à
l'aimer
!
JACQUEMIN
Tuty
l'aimes
?...
Pardonpaʁdɔ̃
!
JANIK
,
à
sasa
mèremɛʁ
.
Dieudjø
!
Que
va-t-il
réclamerʁeklame
?
MARIE-ANNEma.ʁi.an
,
lala
consolantkɔ̃sɔlɑ̃
.
Mama
Janik
!
PIERRE
Que
jeʒə
l'aime
ouu
nonnɔ̃
,
c'est
monmɔ̃
affaireafɛʁ
.
Qu'importe
,
auo
resteʁɛst
?
Carkaʁ
c'est
toitwa
qu'elle
préfèrepʁefɛʁ
.
Mais
sisi
j'en
doisdwa
souffrirsufʁiʁ
,
n'en
prenezpʁəne
paspa
d'émoi
.
Le
deuildœj
de
monmɔ̃
bonheurbɔnœʁ
ne
regardeʁəgaʁd
que
moimwa
.
Lala
seulesœl
choseʃoz
iciisi
que
jeʒə
disediz
ete
maintiennemɛ̃tjɛn
,
C'est
qu'à
monmɔ̃
amitiéamitje
tuty
fisfi
faillirfajiʁ
lala
tiennetjɛn
,
C'est
que
,
lesle
souvenirssuvniʁ
dontdɔ̃
nousnu
éetions
liéslje
,
Tontɔ̃
mauvaismovɛ
cœurkœʁ
lesle
a
làchement
oubliésublije
.
Jacquemin
,
Jacquemin
,
jeʒə
t'ai
connukɔny
sisi
bravebʁav
!
Ete
tuty
t'es
conduitkɔ̃dɥi
la
commekɔm
unœ̃
pilleurpijœʁ
d'épave
,
ete
nonnɔ̃
paspa
mêmemɛm
encorɑ̃.kɔʁ
,
mais
commekɔm
unœ̃
aigrefinɛgʁəfɛ̃
,
Commekɔm
unœ̃
voleurvɔlœʁ
,
commekɔm
unœ̃
...
JACQUEMIN
,
éclatanteklatɑ̃
.
Aha
!
c'est
troptʁo
,
à
lala
finfɛ̃
.
J'étouffe
.
Jeʒə
ne
peux
subirsybiʁ
unœ̃
teltɛl
outrageutʁaʒ
.
Jeʒə
n'ai
paspa
méritémeʁite
...
la
,
devantdəvɑ̃
elleɛl
!...
O
rageʁaʒ
!
Tienstjɛ̃
,
sortonssɔʁtɔ̃
!
Battons-nous
plutôtplyto
!
Egorgeons-nous
!
Soitswa
!
MARIE-ANNE, se jetant entre eux.
PIERRE
Pierrepjɛʁ
!
JANIK
,
mêmemɛm
jeuʒø
.
Jacquemin
,
jeʒə
t'en
priepʁi
à
genouxʒənu
.
MARIE-ANNEma.ʁi.an
,
à
Pierrepjɛʁ
.
Jeʒə
vais
vousvu
dirediʁ
...
JANIK
,
mêmemɛm
jeuʒø
.
Moimwa
,
Pierrepjɛʁ
,
voicivwasi
lala
choseʃoz
...
JACQUEMIN
A
quoikwa
bonbɔ̃
luilɥi
parlerpaʁle
,
vousvu
deux
,
puisqu'il
supposesypoz
Que
jeʒə
suissɥi
lâchelaʃ
ete
traîtretʁɛtʁ
,
ouiwi
,
moimwa
,
sonsɔ̃
Jacquemin
.
Moimwa
quiki
jadisʒadis
deux
foisfwa
l'ai
sauvésove
de
mama
mainmɛ̃
,
Moimwa
,
quiki
luilɥi
doisdwa
aussiosi
lala
vievi
à
troistʁwa
reprisesʁəpʁiz
!
Et c'est moi cependant qu'à ce point tu méprises,
JACQUEMIN
De
croirekʁwaʁ
que
j'ai
pupy
trahirtʁaiʁ
notrenɔtʁ
amitiéamitje
!
Aha
!
tuty
ne
m'a
paspa
vuvy
,
jeʒə
t'aurais
fait
pitiépitje
,
Quandkɑ̃
j'ai
compriskɔ̃pʁi
soudainsudɛ̃
que
naissaitnɛtʁ
dansdɑ̃
monmɔ̃
âmeam
Cetsɛt
amouramuʁ
,
quandkɑ̃
j'ai
ditdi
à
Janik
:
C'est
infâmeɛ̃fam
!
Quandkɑ̃
jeʒə
l'ai
de
monmɔ̃
cœurkœʁ
arrachéaʁaʃe
sanssɑ̃
mercimɛʁsi
.
Ouiwi
,
dansdɑ̃
l'instant
,
monmɔ̃
Pierrepjɛʁ
,
u
tuty
rentraisʁɑ̃tʁɛ
iciisi
,
Parpaʁ
unœ̃
suprêmesypʁɛm
effortefɔʁ
à
te
resterʁɛste
fidèlefidɛl
,
Bravementbʁavmɑ̃
,
pourpuʁ
jamaisʒamɛ
,
jeʒə
m'enfuyais
loinlwɛ̃
d'elle
;
Ete
tuty
n'as
paspa
le
droitdʁwa
de
m'insulter
autantotɑ̃
,
Carkaʁ
jeʒə
suissɥi
aiméɛme
,
j'aime
,
ete
jeʒə
m'en
vais
pourtantpuʁtɑ̃
.
SCÈNE V
JACQUEMIN
Lesle
Mêmesmɛm
,
LEGOËZ
LEGOËZ
,
dudy
seuilsœj
,
sanssɑ̃
voirvwaʁ
encoreɑ̃kɔʁ
Jacquemin
.
Enfinɑ̃fɛ̃
,
te
voilàvwala
doncdɔ̃k
.
Jeʒə
te
trouvetʁuv
,
monmɔ̃
Pierrepjɛʁ
.
Tuty
me
laisseslɛs
là-baslaba
,
le
dosdo
contrekɔ̃tʁ
lala
pierrepjɛʁ
,
Auo
soleilsɔlɛj
,
soussu
couleurkulœʁ
de
fairefɛʁ
lesle
centsɑ̃
paspa
,
Ete
tuty
courskuʁ
...
Apercevant Jacquemin.
JACQUEMIN
Aha
!
pardonpaʁdɔ̃
.
Jeʒə
ne
vousvu
voyaisvwajɛ
paspa
.
Vousvu
êtesɛt
doncdɔ̃k
rentréʁɑ̃tʁe
chezʃe
nousnu
,
vousvu
,
mauvaismovɛ
drôledʁol
?...
C'est-à-dire
,
nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
.
Pierrepjɛʁ
m'a
ditdi
quelkɛl
rôleʁol
Le
hasardʼazaʁ
a
jouéʒwe
dansdɑ̃
touttu
ce
branle-basbʁɑ̃lba
,
Ete
que
dudy
resteʁɛst
...
Brefbʁɛf
,
jeʒə
ne
vousvu
enɑ̃
veux
paspa
.
JACQUEMIN
,
luilɥi
prenantpʁənɑ̃
lala
mainmɛ̃
.
Oho
!
mercimɛʁsi
.
LEGOËZ
,
luilɥi
offrantɔfʁɑ̃
l'autre
mainmɛ̃
.
Vousvu
pouvezpuve
,
pardieupaʁdjø
,
prendrepʁɑ̃dʁ
lala
pairepɛʁ
.
Réfléchissant brusquement.
JACQUEMIN
Quoiquekwakə
,
aprèsapʁɛ
touttu
,
me
dirediʁ
ainsiɛ̃si
bonjourbɔ̃ʒuʁ
,
grand-pèregʁɑ̃pɛʁ
Quandkɑ̃
onɔ̃
n'est
paspa
monmɔ̃
gas
,
celasəla
ne
se
fait
pointpwɛ̃
.
JANIK
Mais
ilil
ne
l'a
paspa
fait
.
LEGOËZ
Mais
à
brûle-pourpointbʁylpuʁpwɛ̃
.
Ehe
!
jeʒə
le
voisvwa
encorɑ̃.kɔʁ
,
l'autre
soirswaʁ
,
quandkɑ̃
ilil
entreɑ̃tʁ
,
Enɑ̃
me
disantdizɑ̃
:
Bonjourbɔ̃ʒuʁ
,
grand-pèregʁɑ̃pɛʁ
!...
Mais
que
diantredjɑ̃tʁ
,
Jeʒə
ne
m'y
seraissəʁɛ
paspa
trompétʁɔ̃pe
sisi
touttu
d'abord
Ilil
ne
m'eût
ditdi
:
Bonjourbɔ̃ʒuʁ
,
grand-pèregʁɑ̃pɛʁ
.
JANIK
C'est
troptʁo
fortfɔʁ
.
LEGOËZ
Ouiwi
doncdɔ̃k
,
c'est
fortfɔʁ
.
Entrerɑ̃tʁe
hardimentʼaʁdimɑ̃
parpaʁ
mama
portepɔʁt
Ete
me
dirediʁ
...
JANIK
C'est
toitwa
...
MARIE-ANNE
Laisselɛs
,
Janik
.
Qu'importe
?
Ilil
n'en
estɛst
paspa
moinsmwɛ̃
vraivʁɛ
que
c'est
unœ̃
bravebʁav
gas
,
Allezale
,
grand-pèregʁɑ̃pɛʁ
.
JANIK
Oho
!
ouiwi
,
vois-tuvwa.ty
.
LEGOËZ
Mais
,
j'en
fais
caska
.
MARIE-ANNE
Ete
généreax
!...
JANIK
Ete
bonbɔ̃
!...
MARIE-ANNE
Sisi
vou
saviezsavje
!...
JANIK
Ecoute
!...
LEGOËZ
Aha
!
sisi
vousvu
êtesɛt
deux
à
me
larguerlaʁge
l'écoute
,
Tenons-noustə.niʁ
droitdʁwa
.
Lesle
motsmo
vontvɔ̃
pleuvoirpløvwaʁ
commekɔm
unœ̃
graingʁɛ̃
.
JACQUEMIN
Mama
seulesœl
qualitékalite
,
c'est
d'être
unœ̃
bonbɔ̃
marinmaʁɛ̃
.
LEGOËZ
Aha
!
aha
!
Çasa
quiki
me
plaitplɛʁ
,
monmɔ̃
amiami
.
Mais
,
auo
resteʁɛst
,
Jeʒə
m'en
doutaisdutɛ
.
Sonsɔ̃
paspa
d'aplomb
,
sasa
voixvwa
,
sonsɔ̃
gesteʒɛst
,
Sasa
façonfasɔ̃
d'être
gai
quandkɑ̃
ilil
parlepaʁl
dudy
flotflo
!...
Celasəla
crèvekʁɛv
lesle
yeux
,
qu'il
estɛst
finfɛ̃
matelotmatlo
.
JANIK
,
trèstʁɛ
vivementvivmɑ̃
.
N'est-ce
paspa
,
grand-pèregʁɑ̃pɛʁ
?
Ouais
!
Mâtinmatɛ̃
,
quelkɛl
museaumyzo
roseʁoz
!
Est-ce
que
?...
Échangeant un regard avec Marie-Anne.
LEGOËZ
Diabledjabl
!
Auo
fondfɔ̃
,
j'y
suissɥi
pourpuʁ
quelquekɛlkə
choseʃoz
.
A
l'abordage
,
c'est
moimwa
quiki
lesle
aiɛ
lancéslɑ̃se
.
Commekɔm
ilsil
auraientɔʁɛ
étéete
gentilsʒɑ̃ti
enɑ̃
fiancésfijɑ̃se
!
A Janik, haut.
LEGOËZ
Tuty
luilɥi
trouvestʁuv
bonbɔ̃
airɛʁ
,
heinʼɛ̃
?
JANIK
,
rougissantʁuʒisɑ̃
.
Ouiwi
,
l'air
douxdu
ete
gravegʁav
.
Gravegʁav
...
ete
douxdu
,
tuty
l'as
ditdi
,
fillettefijɛt
.
A Jacquemin.
LEGOËZ
Alorsalɔʁ
,
monmɔ̃
bravebʁav
,
Tuty
l'aimes
,
toitwa
,
lala
mermɛʁ
,
tuty
l'aimes
?
JACQUEMIN
Ouiwi
,
mama
foifwa
!
LEGOËZ
Aha
!
pourquoipuʁkwa
monmɔ̃
garçongaʁsɔ̃
n'est-il
paspa
commekɔm
toitwa
?
Pouquoi
s'est
ilil
là-baslaba
prispʁi
d'amour
pourpuʁ
lala
terretɛʁ
?
PIERREpjɛʁ
,
se
levantləvɑ̃
de
l'escabeau
u
ilil
s'était
assisasi
à
réfléchirʁefleʃiʁ
devantdəvɑ̃
l'âtre
.
Nonnɔ̃
,
jeʒə
n'y
peux
tenirtəniʁ
;
c'est
troptʁo
longtempslɔ̃tɑ̃
me
tairetɛʁ
.
il court à la porte.
LEGOËZ
Amisami
,
voisinsvwazɛ̃
,
venezvəne
!
Toustu
!
Venezvəne
!
LES AMIS
Que
veux-tu
?
TOUS
Que
va-t-il
dirediʁ
?
PIERRE
Qu'hommage
qoit
renduʁɑ̃dy
parpaʁ
toustu
à
lala
vertuveʁty
!
JANIK
De
peurpœʁ
monmɔ̃
âmeam
estɛst
remplié
.
PIERRE
Pardonne-moi
,
frèrefʁɛʁ
,
jeʒə
t'en
suppliesypli
,
Sisi
jeʒə
t'ai
touttu
à
l'heure
outragéutʁaʒe
sanssɑ̃
raisonʁɛzɔ̃
.
Pardonnepaʁdɔn
ete
resteʁɛst
,
amiami
.
Resteʁɛst
enɑ̃
cettesɛt
maisonmɛzɔ̃
u
tontɔ̃
départdepaʁ
feraitfəʁɛ
répandreʁepɑ̃dʁ
troptʁo
de
larmeslaʁm
.
Restes-y
prèspʁɛ
de
moimwa
,
tontɔ̃
vieuxvjø
compagnonkɔ̃paɲɔ̃
d'armes
;
Prèspʁɛ
dudy
grand-pèregʁɑ̃pɛʁ
,
dontdɔ̃
l'espoir
auraoʁa
fleuriflœʁi
;
Carkaʁ
Janik
n'aura
paspa
unœ̃
terrientɛʁjɛ̃
pourpuʁ
marimaʁi
;
J'avais
desde
droitsdʁwa
sursyʁ
elleɛl
,
ete
jeʒə
lesle
abandonneabɑ̃dɔn
.
Montrant Jacquemin.
PIERRE
Le
marimaʁi
qu'elle
avaitavɛ
rêvéʁɛve
,
jeʒə
le
luilɥi
donnedɔn
.
JACQUEMIN
Quoikwa
!
Pierrepjɛʁ
,
ilil
se
pourraitpuʁɛ
,
vraimentvʁɛmɑ̃
...!
JANIK
Pierrepjɛʁ
,
oho
!
mercimɛʁsi
!
LEGOËZ
Marie-Annema.ʁi.an
,
ete
vousvu
toustu
,
que
lala
leçonləsɔ̃
vousvu
rendeʁɑ̃d
Pieuxpjø
enversɑ̃vɛʁ
lala
mermɛʁ
,
bonnebɔn
autantotɑ̃
qu'elle
estɛst
grandegʁɑ̃d
.
Nulnyl
ne
doitdwa
luilɥi
tenirtəniʁ
desde
propospʁɔpo
hasardeuxʼazaʁdø
.
J'espérais
unœ̃
seulsœl
gas
.
Lala
mermɛʁ
nousnu
enɑ̃
rendʁɑ̃
deux
.
Que
parpaʁ
elleɛl
onɔ̃
prospèrepʁɔspɛʁ
ouu
pien
que
l'on
pâtissepatis
,
Nulnyl
n'a
le
droitdʁwa
de
mettremɛtʁ
enɑ̃
doutedut
sasa
justiceʒystis
.
Tout en pleurant ceux-là que prend le gouffre amer,
LEGOËZ
Ne
disdi
jamaisʒamɛ
dudy
malmal
de
Dieudjø
,
nini
de
lala
mermɛʁ
.
JANIK, MARIE-ANNE, JACQUEMIN, PIERRE, ET VOISINS
LEGOËZ
Nulnyl
ne
doitdwa
luilɥi
tenirtəniʁ
desde
propospʁɔpo
hasardeuxʼazaʁdø
.
Ilil
avaitavɛ
unœ̃
seulsœl
gas
.
Lala
mermɛʁ
luilɥi
enɑ̃
rendʁɑ̃
deux
.
TOUS
Que
parpaʁ
elleɛl
onɔ̃
prospèrepʁɔspɛʁ
ouu
pien
que
l'on
pâtissepatis
,
Nulnyl
n'a
le
droitdʁwa
de
mettremɛtʁ
enɑ̃
doutedut
sasa
justiceʒystis
.
Tout en pleurant ceux-là que prend le gouffre amer,
TOUS
Ne
disdi
jamaisʒamɛ
dudy
malmal
de
Dieudjø
,
nini
de
lala
mermɛʁ
.
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